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  Droit communautaire   

 
 

      
 

 
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Université Marien NGOUABI                                                            République du CONGO 

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        Faculté de Droit                                                                          

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Département de Droit Public 

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Niveau : Licence III 

Option : Etudes Internationale et Communautaire 

Matière : Droit Communautaire 

THEME 1 : HISTOIRE DE LA CREATION DES COMMUNAUTES 
EUROPEENNES 
 

Sujet : Commentaire de texte 

Extrait de la déclaration de Robert SCHUMAN du 9 mai 1950 
 

Elaboré par l’étudiant  NDOUNDOU MAKOKA Rudolph Guelor 

Année académique : 2008‐2009 

 
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Tentative de Plan 

I‐/ La volonté de la sauvegarde de la paix 

A‐/ La « contribution d’une Europe organisée et vivante » 

B‐/ L’ « opposition séculaire  de  la France et de l’Allemagne » 

II‐/ Du volontarisme au dynamisme continue d’extension de l’Europe 

A‐/ La création d’une organisation d’intégration économique 

B‐/ L’ « organisation ouverte à d’autres pays d’Europe » 

Tentative d’introduction 

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la construction de l’Europe s’est imposée afin 
d’assurer la reconstruction économique et de gommer les terribles traces laissées par le 
conflit d’un point de vue matériel ou économique; d’affirmer l’attachement des Etats 
européens, au moins de l’Europe occidentale, à la démocratie et d’en proclamer les valeurs; 
et, enfin, d’institutionnaliser une solidarité militaire dans le contexte de la guerre froide. 
C’est dans ce cadre d’idée que s’inscrit l’extrait de déclaration de Robert SCHUMAN du 9 mai 
1950. Robert SCHUMAN, homme politique français né en 1886 et est décédé en 1963. 
Ancien ministres français des affaires Etrangères de 1948 à 1953, il est à l’origine du plan qui 
a donné naissance à la communauté européenne du charbon et de l’acier. 

Ce texte de nature politique est subdivisé en cinq (5) paragraphes  se rattachant ainsi à deux 
grandes idées secondaires dont l’idée principale porte sur la construction progressive de 
l’Europe. Ce texte nous intéresse particulièrement dans la pratique en ce qu’il a permis de 
mettre fin au conflit franco‐allemand et la réunification économique de l’Europe. Le 
problème que pose l’auteur dans ce texte est : le souci majeur de la construction d’une 
Europe brisée  et la volonté manifeste de réunifier la France et l’Allemagne autour d’un 
organe supranational dans le domaine économique. 

L’idée  de Robert SCHUMAN sur la reconstruction de l’Europe nous amène à constater, dans 
un premier volet, la volonté de la sauvegarde de la paix (I), et, dans un second volet, nous 
analyserons  ensemble du volontarisme au dynamisme d’extension continue de l’Europe (II).  

 
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I‐/ La Volonté de la sauvegarde de la paix mondiale 

Comme nous avons su le dire d’entrée de jeu qu’à la sortie de la deuxième guerre mondiale, 
l’Europe en général est complètement affaiblie  et plus particulièrement les Etats de la Triple 
Alliance (les Alliés). La France est annexée par l’Allemagne le 22 juin 1940. L’entrée des 
Etats‐Unis dans la deuxième guerre mondiale entraine la victoire farouche des Alliés. Ce qui 
a pour conséquence le partage de l’Allemagne en deux blocs (socialiste et capitaliste). Ce 
n’est alors qu’avec la libération de la France  en 1944 qu’il a fallu partir sur des bases plus 
solides afin de consolider l’économie française en face de la montée en force des Etats‐Unis 
et de la Russie.  Mais pour y aboutir, il était impérieux que l’Europe soit au préalable 
« organisée et vivante » (A). A cela, il faut à tout prix mettre un terme à l’ « opposition 
séculaire » entre la France et l’Allemagne (B). 

A‐/ La contribution d’une Europe organisée et vivante 

L’auteur ne s’attarde pas sur des mots fabulateurs et abstraits, mais, plutôt, sur un esprit 
logique et concret. Le sentiment premier qui accable, l’auteur, est celui de la relance de 
l’économie française. Mais devant la menace et la violence de l’après guerre, la peur et 
l’hésitation qui nourrissent encore le ventre des politiques, l’on constate une certaine peur à 
faire des promesses ou de prendre des engagements irrationnels sans fondement. C’est ainsi 
que l’auteur commence par cette phrase : « […] La paix mondiale ne saurait être 
sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. »  À cet 
effet, l’auteur conscient des « dangers qui menacent » l’Europe, décide de faire appel à 
l’esprit « créateur » des dirigeants européens. En effet, face à la coexistence pacifique entre 
la Russie et les États‐Unis, la menace de la guerre était imminente. Et bien que l’ONU ait vu 
le jour en 1945, mais la peur de son inefficacité, à l’instar de la SDN, de pouvoir maintenir la 
paix était évidente. Pour Robert SCHUMAN, en sus de l’ONU, l’Europe doit être solide et 
créer  une organisation qui soit en mesure de « sauvegarder » cette paix au moyen d’une 
cohabitation pacifique entre les pays de l’Europe. Particulièrement entre la France et 
l’Allemagne. 

B‐/ L’ « opposition séculaire » entre la France et l’Allemagne 

L’auteur, dans le texte, rappel l’histoire tragique qui a fait tache d’huile dans les rapports 
entre la France et l’Allemagne. En effet, rappelant que le conflit franco‐allemand a débuté en 
1870 et a pris fin en 1871. Le conflit qui au départ opposait la France à la Prusse, a été une 
affaire personnelle pour les Etats allemands. Cette guerre a eu pour conséquence la perte 
pour la France des territoires d’Alsace‐Lorraine, qui se trouvent dès lors au centre du 
contentieux franco‐allemand jusqu’en 1914. L’idéal  pour Robert Schuman, en tant que 
ministre des Affaires Etrangères  de l’Etat  français, était de mettre fin à cette interminable 
rivalité. A cela, il fait allusion à une « solidarité de fait » en consolidant la base des relations 
de ces deux pays « dans une construction d’ensemble » comme il ajoute. La formule 
évoquée par l’auteur selon laquelle : « l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une 
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construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une 
solidarité de fait » constituait pour l’Europe la plateforme décisive sur laquelle des vrais 
engagements et décisions allaient se prendre. Pour ce faire, l’auteur précise qu’il faille 
procéder par des « réalisations concrètes » et non spéculatrices, prometteuses ou encore 
abstraites ; comme le disait ainsi Paul Henri SPAAK dans son discours du 9 mars 1953, en 
tant que Président de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), 
que : « c’est parce que j’ai eu, au cours de ces quinze jours, le sentiment profond et, croyez‐
moi, le sentiment amer, que j’ai voulu reprendre toute ma liberté, ma place au milieu des 
vrais combattants de l’Europe pour leur dire : « hâtons‐nous, nous perdons du terrain ; les 
choses que nous aurions encore pu faire  il y a un an ou deux, nous ne pouvons déjà plus les 
faire aujourd’hui ; parce qu’on commence à se méfier de nous et qu’on parle de notre 
impuissance, il n’y a vraiment plus un moment à perdre si nous voulons nous sauver. » De là, 
nous pourrons être tenté de déduire la volonté pragmatique qu’animait déjà les politiques 
européens à vouloir changer la situation de l’Europe afin de changer sa vision devant la face 
du monde. Et, selon Robert Schuman, ce changement ne peut aboutir que lorsque 
« l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée ». Ainsi, l’on parlera 
d’une véritable intégration de l’économie européenne et de sa montée en puissance.  

II‐/ Du volontarisme au dynamisme d’extension de l’Europe 

Pour bannir la guerre et instaurer des relations pacifiques entre les Etats, l’auteur  s’investit 
corps et âme afin d’aboutir à ce qu’il appelle par « solidarité de fait » en proposant la 
création d’une organisation d’intégration économique (A) entre la France et l’Allemagne, 
d’une part ; et de donner la possibilité à d’autres Etats  européens d’intégrer l’organisation 
(B), d’autre part. 

A‐/ La création d’une organisation d’intégration économique européenne 

En proposant ces idées dans son discours au Quai d’Orsay, l’auteur proposait des bases 
solides  et concrètes qui vont constituer, plus tard, l’un des plus importants piliers  de la 
[future union européenne]. Conscient que l’Europe, à la sortie de la guerre, ne pouvait se 
construire aussitôt et de surcroît dans tous les domaines que nécessite le développement  
étatique, il propose donc l’idée de partir sur un postulat économique en ce sens qu’il affirme 
que : « Dans ce but, le gouvernement français propose de porter immédiatement l’action sur 
un point  limité mais décisif ». Force est donc de constater la circonscription faite par 
l’auteur, en réduisant l’imbroglio institutionnel en un seul secteur mais qui soit « limité » et 
« décisif ». L’auteur, par ces mots, met fin à la spéculation longtemps observée en Europe. 
Aussi, c’est dans cette perspective qu’est scellé le rapprochement franco‐allemand grâce au 
plan Schuman, un traité mis au point avec Jean MONNET, visant à placer les ressources du 
charbon et de l’acier « sous une Haute autorité commune » c’est‐à‐dire, un organisme 
supranational. 

 
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B‐/ L’ « organisation ouverte à d’autres pays d’Europe » 

Le but premier de l’auteur dans ce texte était de un terme au conflit franco‐allemand qui 
faisait, comme nous avons su le dire en amont, tache d’huile dans les rapports de ceux‐ci. 
C’est en cela que pour concrétiser son idéal, il débute par la consolidation de ces deux Etats 
tout en sachant que politiquement ce serait un échec total, d’où la proposition d’un projet 
concis, d’ailleurs comme il le dit lui‐même « limité » et « décisif ». Il propose, à cet effet, de 
« placer l’ensemble de la production franco‐allemande de charbon et de l’acier sous une 
Haute autorité commune » qui aura pour fonctions principales : le contrôle de la production, 
la régulation des prix de produits sur le marché, la création d’un marché commun en passant 
par une union économique et douanière unique. Ayant en sa créance, l’idée selon laquelle 
l’Europe ne peut pas se développer qu’avec deux Etats, Schuman donne l’ouverture à 
d’autres pays européens de pouvoir intégrer l’organisme pour favoriser, ainsi, l’émergence 
d’une puissance économique européenne. Par‐là, il laisse la possibilité à d’autres Etats 
désireux d’intégrer l’organisme de participer à ce que Jean MONNET appelait déjà : « les 
États‐Unis d’Europe ». C’est alors qu’on est passé de l’Europe de deux à l’Europe de six par la 
signature, le 18 avril 1951, du traité de Paris instituant la communauté européenne du 
charbon et de l’acier (C.E.C.A.) par : l’Italie, Les Pays‐Bas, la Belgique, l’Allemagne, La France 
et le Luxembourg. Dix ans plus tard, c’est‐à‐dire le 10 mai 1960, Robert Schuman déclarait ce 
qui suit : « Il a fallu onze mois d’un labeur acharné, fourni par une centaine d’hommes 
appartenant à six délégations, pour élaborer et signer un traité de six nations, traité qui 
n’avait pas de précédent, à aucun moment et dans aucun domaine. » Ce traité qui instituait 
la communauté européenne de charbon et de l’acier n’avait qu’une durée de 50 ans. Elle 
était entrée en vigueur le 1er janvier 1952 et avait pris fin le 1er janvier 2002 au profit de 
l’union européenne (l’U.E.). 

En définitive, cet extrait de texte de Robert Schuman de part sa structure, nous démontre la 
volonté des Etats, à la sortie de guerre (2ème Guerre Mondiale), de sauvegarder la paix au 
sens large du terme. Pour ce faire, la création d’une organisation qui s’articulera autour 
d’ « un point limité et décisif » comme l’auteur l’a d’emblée évoqué, constituait un pas 
énorme dans le règlement du conflit franco‐allemand. A travers donc cette initiative ô 
combien louable, de l’auteur ! Force est de constater que plusieurs organismes régionaux et 
sous‐régionaux ont également vu le jour. Bien que n’ayant pas épuisé toute l’économie du 
texte de Robert Schuman, nous pouvons dire qu’il est d’une importance capitale et dire sans 
abuser des mots, que ce texte constitue l’acte fondamental de l’actuelle Union européenne.