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Exposé sous thème :

Année universitaire : 2010-2011


LE LIVRE

Titre : Méthodes des sciences sociales 11e éd

Auteur : Madeleine Grawitz

Langue d'origine : Français

Date approximative de première publication : Date de parution mars 2002

Nombre de pages : 1019

Editeur : DALLOZ

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L’AUTEUR

Madeleine Grawitz (1911-2008)

Madeleine Grawitz, professeur émérite à l'Université de Paris I, est licenciée ès lettres


(philosophie), agrégée de droit public, fondateur et directeur honoraire de l'Institut de
formation syndicale de l'Université Lyon II.

Elle est l'auteur d'un autre ouvrage aux Editions Dalloz : Lexique des sciences sociales.

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TABLE DES MATIERES

SCIENCE ET SCIENCES SOCIALES

Le problème de la connaissance
L'évolution de la réflexion scientifique
L'évolution des sciences sociales
Les différentes sciences sociales

LA LOGIQUE DE LA RECHERCHE DANS LES SCIENCES SOCIALES


Les conflits de méthodes
Les exigences de la recherche
Les niveaux de la recherche
L'utilisation des mathématiques
Théorie et recherche dans les sciences sociales

LES TECHNIQUES AU SERVICE DES SCIENCES SOCIALES


Mises en garde, précisions, classifications
Que cherche-t-on et comment ? Etapes communes à tous les types d'enquête

LES TECHNIQUES DOCUMENTAIRES


Les sources de documentation
Les méthodes et techniques d'étude de documents

LES TECHNIQUES VIVANTES


Les techniques de rapports individuels
Les techniques d'études de collectivités et de groupes

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RESUME

Les sciences sociales, par opposition aux sciences dites « dures », ont souffert de
l’instabilité de la méthodologie, de la recherche constante de la meilleure façon d’appréhender
leur terrain d’étude : l’homme, le corps social. Après une rapide histoire des sciences,
l’ouvrage aborde les diverses sciences sociales, les problèmes qu’elles soulèvent (qualitatif,
quantitatif, clinique, expérimental, etc...), les diverses méthodes (fonctionnalisme,
systématisme, etc) proposées pour l’étude des faits sociaux, les instruments techniques dont
disposent les chercheurs : techniques vivantes (interview, tests), techniques documentaires
(analyse de contenu). Une part importante est consacrée aux divers types d’enquêtes et
précautions à prendre à chacune de leurs étapes. Enfin sont abordés les moyens d’intervention
pour prévenir ou tenter de résoudre les conflits.

Pour M.Grawitz, la connaissance suscite une réflexion à séparer le sujet connaissant de l’objet
à connaître et bien comprendre le lien qui les uni.

Pour elle, afin de bien mener cette réflexion, il faut d’abord définir son angle de vision selon
les choix effectués. C'est-à-dire en fonction du terme à privilégier : l’objet ou le sujet de la
connaissance, la matière ou la conscience et de la on distingue les deux courant à savoir le
matérialisme et l’idéalisme.

Madeleine GRAWITZ a également essayé de rappeler l’ensemble des conditions politiques,


économiques et sociales qui ont caractérisé chaque époque de l’histoire des découvertes de la
science. Elle a aussi tenté de dégager les progrès de la méthode scientifiques en passant par
les oeuvres des philosophes qui ont marqué les grandes étapes de la réflexion scientifique

En ce qui concerne l’évolution des sciences sociales, Madeleine Grawitz a rappelé que dans
l’antiquité, les mêmes philosophes s’intéressaient sous le nom de sciences, à la philosophie, à
la physique et aux mathématiques mais les trois domaines pouvaient se distinguer par leurs
objets. Il en est autrement des sciences sociales, où se mêlent considérations politiques,
sociales et philosophiques, alors que les sciences naturelles sont nées de l’expérience pratique
journalière. Pour l’auteur, les sciences sociales se développent des crises. Il est difficile de
mesurer l’influence de la vie sur la pensé psychologique ou sociologique dit l’auteur qui pour

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lui, la réflexion sur la société commence par des considérations sur la politique.Pour Grawitz,
l’équilibre détermine les formes gouvernementales.

Madeleine Grawitz a, par ailleurs, présenté, dans son ouvrage, un ensemble d’auteurs ayant
porté un changement à la façon de penser en étant influencés par des facteurs philosophiques
et religieux.

Madeleine Grawitz a, aussi, présenté un débat sur la sociologie. Elle a commencé par
une définition de la sociologie dans laquelle elle présente la sociologie comme l’étude de la
réalité sociale, les préoccupations philosophiques sur la nature de la société, ou morale sur les
moyens de l’améliorer.

Ainsi Madeleine Grawitz présente deux orientations déjà signalées dans l’évolution des
sciences de la nature. En effet la sociologie se développe comme une lutte, une juxtaposition
ou une conciliation entre deux tendances préexistantes et opposées :

Une pensé théorique et une recherche pratique, souvent inspirée par une volonté réformatrice.
L’une ou l’autre domine, suivent les périodes et les pays. A l’empirisme des anglo-saxons
s’oppose l’idéalisme allemand et le rationalisme français. Les tendances peuvent même se
manifester suivent des dosages différents chez le même individu. Les premiers sociologues :
saint Simon, Compte, Durkheim, tout en poursuivent des buts scientifiques demeurent des
utopistes ou des réformateurs.

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SYNTHESE

D’après Michel Wieviorka, la recherche en sciences sociales est destinée à produire des
connaissances, et en tout premier lieu à apporter son éclairage sur les grands problèmes du
monde contemporain. Le succès même de sciences Humaines, qui en diffuse avec constance
les résultats, est là pour nous dire qu’elle répond aux attentes d’un public large et diversifié :
spécialistes, enseignants et étudiants, travailleurs sociaux, responsables associatifs, syndicaux
et politiques, etc., sans parler des honnêtes gens soucieux, simplement, d’accéder à la
connaissance.

Mais la recherche en sciences sociales n’est pas un long fleuve tranquille. Elle peut passer par
des périodes de doute, de remise en cause, voire de crise, quand les modes d’approche
disponibles s’avèrent usés, ou inadéquats, sans qu’en soient proposés d’autres, mieux adaptés.
Elle doit en permanence s’interroger sur ses limites, sur ses relations avec d’autres champs du
savoir, sur son apport à la cité ; elle est aussi sous tension du fait des diverses écoles qui y
cohabitent, mais parfois aussi s’affrontent.

Aujourd’hui les sciences sociales ne sont pas en crise, en tous cas, il s’agit pour elles de tenir
leur rang dans la production du savoir et des idées.

Elles sont par contre engagées dans une formidable mutation, au fil de laquelle les outils
théoriques et les orientations d’hier laissent au moins en partie la place à d’autre. Cela ne veut
pas dire que les méthodes des sciences sociales sont dépassée, mais au contraire, elles
resteront toujours des outils d’actualité que les chercheurs vont utiliser jusqu’à preuve de
contraire, tout de même les méthodes des sciences sociales ont des rôles, des objectifs, des
missions, c’est d’encadrer le travail sociologique des chercheurs, mais ça n’empêche pas de se
demander quant même sur la portée et la valeur de ces finalités et quelles sont les techniques
qu’elles offrent pour les chercheurs pour mener à bien leur quête et recherche empirique
tantôt au sein des groupements que vis-à-vis des simples individus ? Nous allons répondre à
cette question durant notre développement concernant le contenu de ce livre tout en espérant
que notre tentative de formulation de cette fiche de lecture pourra nous aider à élucider
quelques éléments de réponse pour bien comprendre la vraie valeur de ce livre et sa réelle
portée pour nous en tant qu’étudiants chercheurs et scientifiques.

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Il faut signaler que Mme Grawitz a débuté sa discussion par une élucidation de quelques
principes concernant le travail sociologique qui est loin d’être facile et qu’il fait toujours
appel aux techniciens avec une présence de la rigueur et de la réflexion nécessaire à
l’application de toutes les techniques et que ces conditions ne seront remplies que par des
exécutants consciencieux après avoir entamé un apprentissage rigoureux, sans oublier qu’il y
a toujours un objectif derrière chaque recherche empirique.

En effet, notre travail sociologique nous oblige à rester neutre même si cette condition
demeure à vocation chimérique tout en choisissant les techniques adéquate pour notre
recherche même cela suppose plus ou moins long sans négliger les limites de chaque
technique. Pour cela, il importe de faire une nuance de précision de terminologie que ça soit
une enquête ou recherche, ces deux techniques même qu’elles ont des dénominateurs
communs à vocation sociologique, chacune d’entre elle garde un caractère particulier, car la
recherche nécessite la réponse à des question, recouvre une notion d’expérimentation,
d’observation, quant à l’enquête, elle demeure la touche d’excellence réservée aux sciences
humaine, car c’est une quêtes d’informations orales, cela met en évidence un spécimen des
techniques qui regroupe à par l’étude des documents la plupart des techniques à savoir
l’observation directe des phénomènes sociaux, ces techniques vue leur diversification,
obligent le chercheur à tenter de les classifier.

Cela met en évidence que les recherches en sciences sociales sont orientées vers ce que
l’individu pense, éprouve, ce dont il se croit capable, ses opinions et ses attitudes qui
composent de sa personnalité en tant qu’élément d’interaction avec son milieu social, ses
motivations, ses besoins et désirs.

Mais la vie en collective ne présente à l’observateur des types de groupements définis, mais
une gamme complexe, mobile de type représentant des caractéristiques variée, qui se mêlent
plus ou moins, cela suppose une catégorisation des groupes ; groupements importants et
groupe restreints dans ces derniers, comporte d’une part l’étude des individus, personnalité,
attitude, opinion en fonction de leur nature et de leur dimension. Ces problèmes nés du
groupe, dans le groupe, ne peuvent être étudiés que par des techniques de groupe.

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Donc, si le chercheur va entamer sa recherche sociologique au sein du groupe, cala va
nécessiter une adaptation des techniques conçues pour les groupes, rien qu’aussi standardisé
que les tests et les mesures d’attitudes, aussi distingue-t-on le plus souvent les techniques de
groupes à savoir ; observation sur terrain ; observation participative, sociodrame, techniques
d’observation de bale et le groupe de discussion, au contraire des techniques vivantes pour
l’étude des individus, rien que des interviews et questionnaires individuels.

Il faut dire quand même que ces techniques étant penchés sur des être humains soulèvent
quelques inconvénients et des limites pour cela d’autres éléments seront utiles pour combler le
vide qu’engendrent les techniques des groupes et des individus ; à savoir les techniques
documentaires qui offrent un avantage d’être un matériau objectif en ce sens que s’il soulève
des interprétations différentes, il est de même pour tous et ne change pas. En effet, Madeleine
Grawitz distingue entre documents officiels et documents privés sous forme d’archives
publiques que ça soit archive centrale ou locale, tout de même elles constituent une mine de
renseignements mais présentant pour le chercheur une grande difficulté car beaucoup de
documents ne sont pas conservés plus de quelques années, quant aux archives privées, elles
sont sous forme de documentations de syndicats ; partis ; groupes de pression ; les
statistiques ; établissements de statistiques.

Mais dans une recherche empirique, la détermination de la population oblige à mettre en


œuvre une technique de sondages adaptée à l’étude des populations nombreuses et
suffisamment fractionnées. Toutefois, la méthode de sondage offre des grands avantages, car
elle permet d’étudier les domaines hors d’atteinte des recensements et statistiques
administrative, de ce fait, on distingue un sondage empirique, sondage par grappe, sondage
stratifié, l’échantillon maitre,… et que chacune d’entre ces techniques à sa part de qualités et
de défauts. Ce qui est évident, c’est qu’à chaque type d’enquête, il y a toujours des étapes
standardisées et valables tout en débutant avec une préparation intellectuelle pour construire
l’idée de l’enquête, en passant par un établissement de l’objectif de l’enquête et une
construction de l’objet ; tracer les limites de l’enquête, choisir le nombre de variables, établir
une pré-enquête ; revenir aux travaux antérieurs de la bibliographie et des documents ainsi
faire appel à des renseignements ; des recommandations ; autorisation et information, et enfin
une budgétisation d’enquête. De même cela va nous référer à parler à propos de la phase
terminale de la recherche, une analyse et interprétation des résultats de l’enquête s’avère
nécessaire, car elle fait appel à la rigueur, plus de compétence, réagir aux problèmes car une

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analyse se diffère d’une autre sur le plan d’enquête type qualitatif et quantifié. Au contraire,
des techniques de rapport avec le groupe d’individus, les techniques vivantes relevant des
techniques des rapports individuels forment un élément incontournable à savoir l’interview
(entretien) car c’est un procédé d’investigation scientifique, utilisant un processus de
communication verbale pour recueillir des informations en relation avec le but fixé.

Il faut préciser que l’enquêteur dans cette phase doit s’investir d’une panoplie de techniques et
stratégies dont il use pour supprimer les facteurs négatifs et renforcer les forces positives de
l’enquêté ( politesse, sympathie,…) ; le motiver ainsi entretenir avec lui dans un lieu où il se
sent calme, c’est valable pour le questionnaire car il offre une réflexion et élimine le facteur
de perturbation chez l’enquêteur est avant tout un compromis,, toutefois, le questionnaire doit
obéir à des exigences majeurs, résidant dans le fait de trouver des questions performé, ainsi
procéder à des questions directes et indirectes, et quand l’enquêteur devrait adapter des
questions ouvertes ou fermée, une fois que la première étape (phase préliminaire de
détermination de l’objectif) est achevé, la phase d’analyse et d’interprétation des données
s’avère ultime car elle suppose des vérifications des comptes rendues pour les analyser et en
tirer des conclusions, ici les enquêteurs doivent comparer les résultats de leurs enquêtes ( on
parle ici de fidélité) ainsi d’expérimentation, supposant l’explication des analyses par des
techniques et instruments du sociologue, l’analyse abouti à une hypothèse, la validité de cette
hypothèse dépend de la façon dont elle résout le problème, l’expérimentation, la preuve de la
vérité ou de la fausseté de l’hypothèse à travers des simulations ( mixtes, sur ordinateur).

Les méthodes de recherche en sciences humaines sont des procédures définies qui sont
utilisées en vue de développer la connaissance scientifique des phénomènes humains. La
méthodologie de sciences humaines est l’étude de ces procédures. La connaissance
scientifique se caractérise par la rigueur de ses raisonnements – mathématiques ou logiques –
et par la précision de ces observations empiriques.

La méthodologie joue un grand rôle en science (autant dans les sciences humaines et les
sciences sociales que dans les sciences pures), car elle est le fruit d’une longue tradition de
recherche et définit la manière scientifique d’étudier les phénomènes. Le doute et l’incertitude
que peuvent susciter des questions créent un malaise que l’être humain cherche à surmonter
par la croyance. Généralement, nous nous contentons des réponses que nous fournissent la
tradition, notamment religieuse, les personnes plus expérimentées que nous ou les experts
dans un domaine donné.

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Quelquefois, nous réfléchissons sur nos propres expériences pour en tirer des conclusions
personnelles. D’autres fois nous consultons des ouvrages savants, comme des encyclopédies
ou des monographies, et nous considérons les conclusions des experts comme des vérités.
Ainsi, le doute et l’incertitude s’apaisent. Cependant, ces méthodes pour établir notre
croyance en quelque chose sont souvent fautives, incomplètes ou défectueuses. Il peut
s’avérer que les moyens que nous avons adoptés pour trouver une réponse étaient inadéquats.

Ainsi, les Grecs de l’Antiquité croyaient que la foudre était l’expression de la colère de Zeus ;
aujourd’hui les météorologues nous apprennent qu’il s’agit plutôt de phénomènes électriques
nés de la collision entre les nuages. L’église catholique a condamné Galilée parce qu’il
prétendait que la « Terre était ronde et tournait autour du soleil ». Aujourd’hui nous savons
que Galilée avait raison, que la Terre n’a jamais été plate et qu’elle n’a jamais été le centre de
l’univers. Les gens qui ont cru ces choses se trompaient.

Des méthodes scientifiques : Pourquoi ?

Les méthodes habituelles que nous utilisons pour fonder nos croyances sont bien peu
convaincantes. La tradition peut être juste, mais elle peut aussi être fondée sur une longue
série d’erreurs et d’illusions répétées de génération en génération. Même les personnes
d’expérience peuvent se tromper ou être limitées par leurs préjugés, leurs valeurs ou leur
subjectivité. Les gens qui se sont opposées à Galilée étaient de grands experts et les meilleurs
savants de leur époque ; pourtant ils étaient dans l’erreur. Pour ce qui est des expériences
personnelles, vous savez très bien qu’elles sont toujours limités et très subjectives, et donc
qu’elles ne sont pas fiables. Tout ce que les livres ou les médias véhiculent n’est pas
nécessairement démontré et peut même se révéler tout à fait faux. I faut donc se méfier de ces
différentes sources de connaissances, même si elles sont souvent pratiques dans la vie
quotidienne.

Nous considérons des tas de choses douteuses ou improbantes comme vraies : c’est ce
problème que la méthode scientifique essaie de résoudre. Evidemment, toutes les questions ne
peuvent pas être résolues scientifiquement, et ce n’est pas là la prétention des vrais savants.
Les questions métaphysiques, comme la question de l’au-delà et de l’existence de Dieu ou
celle de la nature du bien et des raisons de la souffrance humaine, ne sont pas sujettes à un
traitement scientifique en raison de leur nature même.

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Les scientifiques laissent ces questions aux philosophes, même s’il leur arrive souvent de faire
des observations intéressantes dans ce domaine de réflexion. Ce pendant, il y a un nombre
défini de questions qui peuvent être abordées avec la méthode scientifique.

Cette méthode se distingue par le fait que ses résultats sont reproductibles, fiables et souvent
très instructifs et très solides. Sa puissance et son utilité ne sont plus à démontrer, nous en
connaissons tous des exemples convaincants : le développement de l’informatique, la
découverte du VIH à l’origine du Sida, l’étude des effets négatifs de la pollution sur notre
environnement, etc. Depuis plus d’un siècle maintenant, la méthode scientifique a été adoptée
par la plupart des chercheurs en sciences humaines et on compte désormais de grandes
découvertes en psychologie, en histoire, en sociologie, en linguistique et dans toutes les autres
branches des sciences humaines.

La force de la méthode scientifique repose essentiellement sur ses qualités propres. On peut
en dénombrer huit :

1 – Le caractère exhaustif et rigoureux des descriptions et des classifications. En science, les


descriptions doivent être systématiques et complètes. La classification des éléments doit se
faire sur une base logique et objective.

2 – Le caractère systématique et exact des observations : les observations ne doivent rien


laisser au hasard et se dérouler de manière ordonnée et complète. Elles doivent être le fait de
nombreux observateurs indépendants les uns des autres.

3- La reproductibilité des expériences : Les expériences doivent être menées et décrites de


manière rigoureuse de façon à ce que le plus haut degré possible d’objectivité soit atteint.
Toute expérience doit être décrite de manière à pouvoir être reproduite et vérifiée.
L’objectivité est la capacité de reconnaître ce qui est réel, indépendamment de tout préjugé et
de toute interprétation personnelle. C’est le contraire de la subjectivité. Etre objectif, c’est
demeurer neutre, impartial devant les faits.

4 – La rigueur des concepts : Les concepts utilisés doivent être définis de manière rigoureuse,
sans aucune équivoque, ou tout le moins de la manière la plus exacte possible.

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5- La logique des raisonnements : Les raisonnements, qu’ils soient inductifs, déductifs ou
probabilistes, doivent être parfaitement clairs et doivent obéir aux lois de la logique :

* Un raisonnement inductif est un raisonnement basé sur un très grand nombre de cas ou
d’observations, qui permet ainsi une généralisation.

*Un raisonnement déductif est un raisonnement logique par lequel on tire une conclusion
nécessaire à partir de prémisses.

* Un raisonnement probabiliste est un raisonnement sur les probabilités et comportant une


certaine marge d’erreur, par exemple 5% .

6 – La fiabilité des théories : les théories qui expliquent les phénomènes en faisant intervenir
des facteurs ou des causes particulières doivent être faillibles, c'est-à-dire qu’elles doivent
avoir des conséquences concrètes qu’on peut potentiellement observer et qui vont permettre
de confirmer ou d’infirmer les théories en question. Les théories qui sont compatibles avec
n’importe quels faits et ne prédisent rien de précis ne sont d’aucune utilité.

7 – Le caractère provisoire des conclusions : Toute conclusion scientifique, aussi ferme soit
elle, doit être considérée comme vraie jusqu’à ce qu’on ait prouvé le contraire ou qu’on
dispose d’une meilleure explication, plus exacte ou plus complète. Il n’ ya pas de vérité
définitive ni de vérité absolue en science.

8 – La probité des chercheurs : Les chercheurs ne doivent jamais fausser ou modifier leurs
résultats afin de les rendre conformes à leurs théories ou à leurs hypothèses. Ils doivent se
soumettre volontiers à toute vérification extérieure au besoin. Quels que soient ses résultats –
que l’hypothèse de recherche soit confirmée, infirmée ou reformulée -, toute recherche
scientifique aboutit à l’obligation d’entreprendre de nouvelles recherches. Ainsi, la recherche
scientifique est-elle par définition un cycle sans fin.

Chaque recherche suscitant un ou plusieurs questionnements nouveaux. Ce processus est


indépendant des individus particuliers. Il se peut qu’une recherche donne naissance à un
nouveau sujet de recherche qui sera étudié bien des années plus tard ou à des milliers de
kilomètres du lieu où la recherche a d’abord été faite.

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Ce caractère impersonnel de la recherche scientifique lui permet de progresser grâce à
l’universalité de ses méthodes à travers des générations de chercheurs, indépendamment des
frontières. La recherche en sciences humaines prend différentes formes. Selon l »objectif
poursuivi, les connaissances acquises dans un certain domaine, l’objet étudié, une recherche
prendra une forme plus théorique ou appliquée, elle utilisera une méthode historique ou se
tournera vers l’expérimentation en laboratoire, etc.

Une véritable recherche combine souvent plusieurs de ces formes. On peut cependant faire
quelques distinctions qui permettent de définir les différentes approches :

- La recherche appliquée a pour objet d’élaborer des applications pratiques à partir des
connaissances scientifiques actuelles.

- La recherche action est une forme de recherche appliquée qui a pour but de comprendre et
d’intervenir dans un certain milieu social.

- La recherche conceptuelle ou théorique est l’étude de différentes théories en vue de définir


ou de clarifier un concept, de proposer de nouveaux concepts ou d’amender ces théories à
partir des mêmes données que celles qui ont été utilisées pour les élaborer.

- La recherche empirique consiste plutôt à réunir de nouvelles données, à recueillir de


nouveaux faits ayant pour objet de répondre à une question de recherche particulière.

- La recherche quantitative aborde les phénomènes à l’aide d’instruments de quantification et


traite les données chiffrées obtenues à l’aide de modèles statistiques.

- La recherche qualitative approche les phénomènes de manière systématique mais non


quantitative. Elle utilise des techniques spécifiques de cueillette et de traitement de données,
comme l’entrevue, l’analyse de cas ou l’observation participative.

- La recherche descriptive a pour objet de répertorier et de décrire systématiquement un


certain ordre de phénomènes, d’établir des groupements de données et des classifications.

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- La recherche explicative a pour objet de rechercher des causes, des principes ou des lois qui
permettent de rendre compte des phénomènes.

- La recherche de terrain se déroule dans un milieu social normal, dans une institution ou un
territoire donné où les chercheurs ne contrôlent pas les variables impliquées.

- La recherche en laboratoire se déroule dans un milieu artificiel où les chercheurs peuvent


contrôler un certain nombre de variables.

Démarche à suivre

1 – Une fois notre sujet choisi définissez le problème de recherche.

2- formuler la question et l’hypothèse (solution présumée au problème de recherche).

3- Choisir les instruments et définissez le plan d’expérience. (Nous tiendrons pour


équivalentes les expressions « Plan d’expérience » et « devis de recherche », même si dans
les faits tous les devis de recherche ne comportent pas nécessairement d’expérience au sens
strict du terme. Ainsi le terme « expérience » dans l’expression « plan d’expérience » doit
être compris comme incluant les observations, les expérimentations, les enquêtes historiques,
l’analyse de corpus, etc.

Pour simplifier l’exposé, nous entendrons par un plan d’expérience la manière particulière et
structurée par laquelle la réalité sera étudiée. C’est une expression générique qui ne renvoie
pas exclusivement aux expérimentations.

4 – Procéder aux observations, à l’expérimentation ou aux autres formes d’enquête prévues.

5 – Consigner les résultants.

6 – Analyser les résultats.

La rigueur scientifique est un idéal qui est très difficile à atteindre ? Cela est vrai en sciences
de la nature et encore vrai en sciences humaines. Il y a différentes raisons à cela. D’abord, il y

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a des limites éthiques à ce qui peut être entrepris comme recherches avec des êtres humains.
On ne peut nuire d’aucune manière à des êtres humains, ni les tromper.

Ensuite, on doit considérer le fait que l’être humain est certainement l’objet le plus complexe
de la nature, et donc celui dont l’étude est la plus difficile.

Troisièmement, il faut considérer le fait que les êtres humains ne sont pas transparents : on ne
peut pas étudier leurs pensées intimes, par exemple : de plus ils attribuent des significations à
leurs actes, différentes de celles que les scientifiques pourraient proposer.

Quatrièmement, les chercheurs eux-mêmes sont humains et donc ont des intérêts et des partis
pris liés à leur objet d’étude ; il leur est très difficile de garder la neutralité et l’objectivité
nécessaires en bien des circonstances.

Finalement, on ne doit pas oublier que les sciences humaines sont relativement jeunes par
rapport aux sciences de la nature.

Toutes ces raisons font que les sciences humaines sont des disciplines complexes et que les
recherches qu’on y mène sont très exigeantes. Il est donc essentiel d’avoir une connaissance
approfondie des règles de la méthode scientifique, et de chercher à les appliquer avec le plus
de rigueur possible.

Comment peut-on éviter certains biais ?

Le principe du simple’ aveugle vise à prémunir les chercheurs contre certains biais au cours
d’une recherche. Ce principe ordonne que les sujets de l’expérience ne sachent pas s’ils sont
soumis à un traitement ou non : par exemple, s’ils reçoivent un médicament donné ou s’il
s’agit d’un placebo. En outre, il est préférable que les sujets ne sachent pas exactement ce que
les chercheurs veulent déterminer, qu’ils ne connaissent pas précisément leurs hypothèses de
travail ou leurs attentes, car ils pourraient être tentés d’y répondre par des comportements
artificiels.
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Pour conclure, il faut dire que les sciences sociales diffusent des leçons qui consistent à aider
l’individu à chercher à s’identifier selon le contexte de son époque, car en fin de compte, les
sciences sociales sont faite pour révéler et élucider l’état psychologique d’une population,
d’une génération et de son progrès mental et sa vision de future en tant qu’un élément
d’interaction et d’interdépendance avec son milieu.

Cet ouvrage est entièrement enrichissant car il nous offre un savoir sans précédent en la
matière des méthodes des sciences sociales et nous initialise à apprendre une démarche
scientifique à l’égard des phénomènes sociaux qui nous intéressent en tant que chercheurs et
de les mettre à l’index. Toutefois, nous comptons que cet ouvrage va nous aider à être une
première piste à suivre pour franchir l’univers d’étude des phénomènes sociaux grâce aux
méthodes des sciences sociales.

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