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EPIGRAPHIE

INMEMORIUM
DEDICACE
AVANT-PROPOS
0. INTRODUCTION GENERALE
0.1. ETAT DE LA QUESTION
0.2. PROBLÉMATIQUE
0.3. HYPOTHESE
0.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET
0.5. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
0.6. METHODES ET TECHNIQUES UTILISES
0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS GENERALES
SECTION I. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASES
I.1. DEFINITION DE L'ENTREPRISE
I.2. DEFINITION DE LA GESTION
I.3. DEFINITION DE L'AUDIT INTERNE
SECTION II. APPROCHE THEORIQUE SUR L'AUDIT INTERNE ET
LA GESTION DES ENTREPRISES
A. L'AUDIT INTE
A.1. EVOLUTION DE L'AUDIT INTERNE
Ø ASPECT HISTORIQUE
Ø LE PROGRES DE LA NOTION D'AUDIT
A.2. OBJECTIFS, CHAMP D'APPLICATION ET TYPOLOGIE DE
L'AUDIT INTERNE
Ø OBJECTIFS,
Ø CHAMP D'ACTION
Ø TYPOLOGIE
A.3. FONCTIONS ET RESPONSABILITES DE L'AUDIT INTERNE
Ø L'AUDIT INTERNE S'APPLIQUE A TOUTES LES
ORGANISATIONS
Ø L'AUDIT INTERNE S'APPLIQUE A TOUTES LES FONCTIONS
§ LA FONCTION COMMERCIALE ET LOGITIQUE
§ LA FONCTION FABRICATION OU DE PRODUCTION
§ LA FONCTION D'AUDIT
§ LA FONCTION MANAGERIALE
A.4. LES MOYENS DE PREUVE EN MATIERES D'AUDIT INTERNE
A.5. POSITIONNEMENT DE LA FONCTION
- AUDIT INTERNE ET AUDIT EXTERNE
- AUDIT INTERNE ET LE CONSEIL OU CONSULTANT EXTERNE
- L'AUDIT INTERNE ET L'INSPECTION
- AUDIT INTERNE ET CONTRÔLE DE GESTION
A.6. CONDUITE D'UNE MISSION D'AUDIT INTERNE
A.6.1. PHASE DE PRÉPARATION
§ PRISE DE CONNAISSANCE DU DOMAINE AUDITE;
§ IDENTIFICATION DES RISQUES ;
§ DEFINITIONS DE LA MISSION.
A.6.2. PHASE DE REALISATION
§ REUNION D'OUVERTURE;
§ LE PROGRAMME D'AUDIT ;
§ LE TRAVAIL SUR LE TERRAIN.
A.6.3. PHASE DE CONCLUSION
§ PROJET DE RAPPORT D'AUDIT;
§ LE RAPPORT D'AUDIT;
§ REUNION DE CLOTURE.
A. LA GESTION DES ENTREPRISES
CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DE LA SOCIETE
NATIONALE DE CHEMINS DE FER DU CONGO
SECTION I. HISTORIQUE DE LA SNCC
SECTION II. SITUATION GEOGRAPHIQUE
SECTION III. IMPORTANCE
SECTION IV. OBJET SOCIAL ET NATURE JURIDIQUE
SECTION V. ORGANISATION
SECTION VI. ORGANIGRAMME
SECTION VII. IMPLANTATION DE L'AUDIT INTERNE
SECTION VIII. ORGANIGRANISATION ET FONCTIONNEMENT DU
SERVICE D'AUDIT INTERNE DE LA S.N.C.C.
CHAPITRE TROISIEME : PROBLEMATIQUE DE L'AUDIT
INTERNE DANS LA GESTION DE LA SOCIETE NATIONALE DE
CHEMINS DE FER DU CONGO
SECTION I. COUVERTURE DE CONTRÔLE INTERNE DANS LES
DIFFÉRENTS SERVICES DE L'ENTREPRISE
SECTION II. NOMBRE DE VISITE D'AUDIT
SECTION III. NOMBRE DE RECOMMANDATION
SECTION IV. PERTINENCE DES RECOMMANDATIONS
SECTION V. ACCEPTATION DES RAPPORTS D'AUDIT
SECTION VI. APPLICATION DES RECOMMANDATIONS
CONCLUSION GENENERALE
BIBLIOGRAPHIE
TABLE DE MATIERE

In memorium
A toi mon très cher père N'LEMVO WA MADUDA DESIR que la mort a
arrachée inopinément à notre destin, tu devrais être vivant pour recevoir cet
honneur qui est le tiens, mais hélas : la mort t'a arraché si tôt.
@ N'LEMVO DEDENGITY Alain Riche Epigraphe
« Va vers la fourni, paresseux ; considère ses voies et deviens sage. Elle n'a
ni chef, ni inspecteur, ni maître ; elle prépare en été sa nourriture, qu'elle
amasse pendant la moisson de quoi manger.
Psaume
« Que celui à qui l'on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui
qui l'enseigne »
Galates 6 :6

Dédicace
A l'Eternel, le Dieu tout puissant ta bénédiction et ta main qui m'ont
toujours soutenues depuis mon enfance jusqu'à la réalisation de ce travail.
Tu m'as toujours épargnée des plans du méchant. Que la gloire te soit
rendue.
A toi ma mère chérie, LUKOMBO BILONGO ANTHOINNETTE, voici le
fruit de tes multiples efforts sacrifices fournis à mon endroit. Que le très
haut vous comble de bénédiction !
A toi ma tendre épouse RUTH NGOMA jadis, maintenant et pour toujours
RUTH N'LEMVO cet oeuvre est la notre, servira ainsi à notre progéniture ;
A toi mon Frère SIMON MAMBU NKENDA ainsi qu'à MAMI ALINE
MAMBU KEBUA pour tout le soutien consentis à mon égard sans lequel
nous ne serions pas parvenu a c'est fin. Que le Dieu du ciel récompense !
A la grande famille N'LEMVO, voilà qu'aujourd'hui un grand rêve vient
d'être concrétisé en mémoire de notre défunt père ! Que ce travail soit un
modèle de cette lutte, patience, endurance et de ténacité devant l'épreuve
pour vous servir d'impérative à la persévérance et à l'espoir dans la vie.
A vous tous dont les noms ne sont pas cités, je dédie ce modeste travail.
@ N'LEMVO DEDENGITY Alain Riche
Avant-propos
Nous voici arrivé à la fin de notre deuxième cycle d'études supérieur et
universitaire à l'institut supérieur de commerce et au seuil de notre vie
professionnelle.
Comme Il en est parfois difficile d'exprimer de vive voix, sa joie lorsqu'on
franchie une importante course de la vie. Il serait ingrat de passer sous
silence les noms des personnes ayant contribué d'une manière ou d'une
autre à la réalisation de ce travail de mémoire.
Nous présentons nos remerciements au professeur et C C .......
respectivement Directeur et co-directeur qui, en dépit de leurs multiples
occupations, ont bien voulu assumé avec tout dévouement et de rigueur
scientifique la direction de ce mémoire. Qu'il veille bien trouver ici
l'expression de notre profonde gratitude.
Un vibrant hommage à nos professeurs, chefs de travaux et assistants de
L'Institut supérieur de commerce en général et ceux de la faculté de science
économique en particulier qui nous ont élevé dans un berceau scientifique
au sortir duquel nous nous trouvons un bagage intellectuel rempli.
A tous les hommes de bonne volonté et bonne foi nous vous disons merci.
@ N'LEMVO DEDENGITY Alain Riche

INTRODUCTION
Le monde des organisations publiques et privées à l'heure actuelle est en
perpétuelle turbulence ou l'évaluation des risques constitue un défi majeur
du management. Autre fois, le manager s'est limité à l'intégration de
l'homme pour le bon fonctionnement de l'entreprise mais de nos jours, vu la
modification de l'environnement socio-économique, les entreprises ont
connu une fragilisation au point où elles ne sont plus à même de faire face
aux réalités économiques.
Cette situation a suscité l'attention du manager, au delà de l'intégration de
l'homme dans la poursuite du maintien et de l'épanouissement de
l'entreprise, ce dernier fait appel aux notions d'audit interne.
A cet effet, l'audit interne qui est une fonction à la disposition de
l'organisation dans une entreprise ayant comme but d'examiner, d'apprécier
le bon fonctionnement, la cohérence et l'efficacité du contrôle interne,
palliera ainsi à l'incertitude du manager.
0. ETAT DE LA QUESTION
L'état de la question est une étape qui consiste à rechercher l'hypothèse de
travail par l'examen des recherches antérieures sur un phénomène donné.
Sous cet angle, l'état de la question est un préalable pour l'élaboration d'un
travail de mémoire car, il va lui attribuer un cachet spécial conformément à
son aspect pour le domaine sous étudié.
C'est ainsi que nous avions eu la prétention de consulter certains travaux
des mémoires d'audit interne et de contrôle interne dans l'intention de
rendre notre démarcation plus apparente.
Sur ce, nous avons passé en revue les mémoires de :
1° MWAMBA KANONGE, dans son travail de mémoire intitulé « Les
enjeux du contrôle interne dans la réalisation de la recette d'une entreprise
publique, cas de la Société nationale de chemins de fer de 1993 - 2003 ; ce
dernier s'est beaucoup plus appesanti sur l'étude de la pratique du contrôle
interne au sein de ladite entreprise. Par là, il a pu relever certaines
irrégularités et lacunes du fonctionnement du système du contrôle interne
qui ne présentent pas une fiabilité dans la réalisation des recettes. Il en suit
que cette fonction ne contribue pas à l'atteinte des objectifs que s'assigne la
Société nationale de chemins pendant la période de la crise. Par ailleurs, il
est à noter que le dysfonctionnement du contrôle interne dans l'activité déjà
précitée se traduit par la régularité de mêmes phénomènes à plus d'une fois
tels que :
- La fréquence de la fraude, des erreurs et des détournements,
- Les écarts remarquables entre les prévisions et les réalisations des recettes
dans le cadre de contrôle de gestion,
- Les différences significatives au niveau des recettes présentées par les
diverses sources de l'entreprise.
2° ANTONY D'SOUZA : a démontré que le contrôle est le premier facteur
qui influence l'étude de style de leadership, d'un cadre de Direction de
l'étude sur la grille de leadership qui comprend :
- Le leadership orienté vers les relations,
- Le leadership d'équipe,
- Le leadership pratique et
- Le leadership médiocre.
3° KALAMB MUMAKA : a parlé de l'audit interne dans la gestion d'un
établissement d'enseignement public, cas de L'Université de Lubumbashi.
Pour elle, ses investigations ont porté sur la contribution de la pratique de
l'audit interne au sein de ladite institution tant sur la performance de la
gestion qu'aussi sur les normes et règles régissant son fonctionnement.
Après investigation, elle décela certaines irrégularités sur le plan
organisationnel et fonctionnel nuisant au bon fonctionnement de
l'établissement ; entre autre :
- Manque de certaines pièces justificatives interne et externe,
- Constatation des écarts après rapprochements des données provenant de
différentes sources de l'établissement,
- Bref, une faiblesse à haut niveau de l'outil de contrôle interne.
Dans le même ordre d'idée, notre préoccupation majeure s'attellera sur la
pratique et le fonctionnement de l'audit interne au sein de la Société
Nationale de chemins de fer du Congo.
1. PROBLEMATIQUE
Au terme de deux années complémentaires au cycle de licence en sciences
commerciales et financières à L'Institut supérieur de commerce de
Lubumbashi, chaque étudiant finaliste présente un travail de mémoire de
fin de second cycle sur la gestion d'un problème quelconque relatif à la
société. C'est ainsi, qu'à la lumière du climat socio- économique actuel,
caractérisé par la croissance démographique, technologique et autre ayant
toujours une double incidence sur la vue de l'entreprise soit à son avantage
ou à son désavantage.
Ces dernières ont suscité l'attention des décideurs de toujours intégrer au
premier plan le mécanisme d'une bonne gestion permettant d'avoir des
résultats adéquats. En pratique, nous devons reconnaître que souvent les
causes de la non fiabilité des informations financières ou comptables, de la
stagnation et de la faillite survenant dans les entreprises sont fonction de
l'inexistence ou d'inefficacité des dispositifs permettant d'évaluer les
processus du management des risques, de contrôle et de gouvernement de
l'entreprise pouvant proposer l'amélioration et contribuant ainsi à créer la
valeur ajoutée au sein de l'entreprise.
Ne voulant pas nous baser sur des spéculations sans fondement scientifique,
nous allons passer en revue certaines questions auxquelles nous essayerons
de répondre :
- Existe-il un service d'audit interne au sein de la Société Nationale de
chemins de fer du Congo ?
- Qu'elle est l'étendue de sa couverture ?
- Contribue t-elle à l'amélioration de sa gestion ?
Hormis ces préoccupations, qui constituent l'ossature de cette étude,
d'autres aspects de problème méritent d'être examinés, mais nous nous
efforcerons de répondre aux préoccupations énoncées ci-dessus.
2. HYPOTHESE
Le Professeur MULUMBATI, dans son manuel de sociologie générale,
définit l'hypothèse de recherche comme une proposition de réponse aux
questions que l'on se pose à propos de l'objet de la recherche, formulée en
termes tels que l'observation et l'analyse puisse fournir une réponse.(1(*))
Au regard des questions que nous avons soulevées dans notre
problématique nous pouvons provisoirement avancer :
Qu'une entreprise qui se veut sérieuse, désire assurer son maintien, sa
stabilité et garantir ainsi son épanouissement doit non seulement se
préoccuper d'une dotation en moyen matériel mais doit aussi faire appel aux
notions de bonne gouvernance par l'intégration de service d'audit interne au
sein de leur entreprise tel est notre hypothèse.
3. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Ayant opté pour la formation en sciences commerciales et financières
option comptabilité, il nous a semblé intéressant pour sanctionner la fin de
notre cycle de licence, d'élaborer un travail lié à ce domaine en vue
d'approfondir et d'affirmer nos connaissances acquises tout au long de notre
cursus universitaire. Sur ce, nous étions donc animés de faire une étude sur
la problématique de l'audit interne au sein de la Société Nationale de
chemins de fer du Congo afin d'évaluer la cohérence et l'efficacité du
contrôle interne en son sein.
L'intérêt du sujet prend sa source à la valeur que reconnaissent les
différentes entreprises du monde à l'égard de l'apport d'audit interne dans la
réalisation de ces fonctions malgré l'influence accrue du risque dans
l'environnement tant socio-économique que politique devenu de plus en
plus difficile à maîtriser.
4. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
Dans un domaine de science, on ne peut estimer aborder un sujet de
recherche d'une manière exhaustive ou exclusive. Par souci de précision et
de concession il est impérieux, de circonscrire cette étude dans les limites
du temps et de l'espace bien définis. Dans l'espace, notre étude couvre
l'espace des activités de la Société Nationale de chemins de fer du Congo
pour une période de 5 ans soit de 2003 à 2007.
5. METHODES ET TECHNIQUES UTILISES
Toute recherche suppose une méthode et un ensemble de techniques
d'investigations.
a. METHODES
R. PINTO et M. GRAWITZ pensent que la méthode est un ensemble
d'opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre
les vérités qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie.
Eu égard aux objectifs poursuivis et aux hypothèses que ce travail se
propose de vérifier, il a été nécessaire de faire usage des méthodes
suivantes :
· METHODE HISTORIQUE
Cette méthode est basée sur les faits historiques. Elle recherche la genèse
des faits ou des situations étudiées, leurs antécédents et leurs successions ou
leurs évolutions dans le temps pour mieux comprendre et expliquer les faits
et les situations actuelles. (2(*))
Le recours à cette méthode se justifie par le fait que pour comprendre la
structure fonctionnelle actuelle de l'audit interne ses qualités et ses défauts,
il est utile de jeter un regard dans le passé, comprendre les difficultés dans
les effets de la gestion ou les réalisations gestionnaires, et les efforts
déployés pour surmonter les dites difficultés afin d'expliquer l'efficacité de
l'Audit interne au sein de la Société Nationale de chemins de fer du Congo.
· METHODE DEDUCTIVE
La méthode déductive ou méthode hypothético-déductive est la méthode
scientifique qui consiste à formuler une hypothèse afin d'en déduire des
conséquences observables futures (prédiction) - mais également passées
(rétro diction) - permettant d'en déterminer la validité.
b. TECHNIQUES
Les techniques sont des procédés opératoires, rigoureux, bien définis,
susceptibles d'être appliqués à nouveau dans les mêmes conditions adaptées
au genre des problèmes ou des phénomènes en cause. (3(*))
En ce qui concerne ce travail, nous avons utilisé les techniques
documentaires, l'observation directe, l'interview libre et l'Internet.
· LA TECHNIQUE DOCUMENTAIRE
Cette dernière nous a renvoyé à la lecture des ouvrages, des articles, des
textes officiels, des notes de cours et autres documents se rapportant à notre
sujet d'étude.
· LA TECHNIQUE D'OBSERVATION DIRECTE
L'observation directe nous a permis d'observer directement le fait que nous
étudions pendant que nous enquêtions.
· LA TECHNIQUE D'INTERVIEW ET L'INTERNET
L'utilisation de l'interview libre dans le cadre de cette étude se justifie par le
fait des entretiens exploratoires que nous avons eus avec certains agents et
cadres de la Société Nationale de chemins de fer du Congo et de collecter
les renseignements auprès d'eux. En effet l'interview a écarté les zones
d'ombres sur nos propres observations. Par le biais de l'Internet nous avons
pu télécharger quelques documents utiles à notre étude.
6. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Pour des raisons de commodité analytique et d'efficacité dans la recherche,
nous avons subdivisé notre travail en trois chapitres, hormis l'introduction
et la conclusion générale.
Le premier chapitre traite des considérations générales et comprend deux
sections ; l'une définissant les concepts clés pour fixer nos lecteurs et l'autre
traitera de l'approche théorique de l'audit interne ainsi que de la gestion des
entreprises.
Le second chapitre présente le cadre de notre investigation qui est la
Société Nationale de chemins de fer du Congo. Et enfin, le troisième
chapitre et dernier chapitre portera ainsi, sur la problématique de l'audit
interne au sein de ladite Société.

Chapitre Premier

CONSIDERATIONS
GENERALES

SECTION I. DEFINITION DES CONCEPTS


DE BASES
Selon MERTON, une recherche consciente de ses besoins ne peut passer
outre à la nécessité de clarifier ; car, une exigence essentielle de la
recherche est que les concepts soient définis avec une clarté suffisante pour
lui permettre de progresser. (4(*))
Professeur BUSHABU, quant à lui, confirme que la communication entre
l'auteur et le lecteur ne peut être possible que si le premier utilise un code
accessible par le second.
Dans cette optique de permettre une lecture aisée de notre travail et éviter
des interprétations contradictoires, nous avons jugé important de procéder
par la définition des concepts clés autour desquelles gravitera notre
démarche scientifique.

I.1. DEFINITION DE L'ENTREPRISE

Le mot Entreprise a été défini par plusieurs auteurs et présente plusieurs


significations. Néanmoins, nous pouvons retenir de façon générale qu'une
entreprise est une entité ou un organisme financièrement indépendant
produisant pour le marché des biens et services en vue de la satisfaction des
besoins des consommateurs et dans un but lucratif.(5(*)) Nous pouvons
cependant, souligner trois aspects essentiels dans cette définition :
a. L'entreprise produit : c'est-à-dire, qu'elle crée ou transforme des biens ou
services susceptibles de satisfaire les besoins des individus et d'autres
entreprises de la place ou des collectivités diverses.
b. L'entreprise produit pour le marché : c'est-à-dire, que toute sa production
a comme destination le marché afin de répondre à la demande. (6(*))
c. L'entreprise est financièrement indépendante : en ce sens, elle produit et
vend de sa propre autorité, sous sa responsabilité, à ses risques car dans la
transformation le principe de « qui perd perd » est fort fréquent.

I.2. DEFINITION DE LA GESTION

La gestion peut être définie comme : un


système, un processus, un acte ou un art :
Quel que soit le nom, c'est une nécessité.
Quand on demande aux gens de donner
une définition du mot gestion et de ses
composantes et d'expliquer leur
importance, on obtient toutes sortes de
descriptions, explications et définitions
différentes. Mais pratiquement tout le
monde convient que la gestion est une
nécessité.
La gestion concerne tous les aspects : depuis l'organisation d'une journée de
travail jusqu'à la planification stratégique à long terme dont le but est
d'aider les organisations et les programmes à atteindre leurs objectifs. La
gestion signifie que l'on doit élaborer des plans et des programmes, les
orienter, les contrôler, en parler, les évaluer et faire des rapports sur eux.
Ces plans et programmes comprennent des tâches complexes qui
aboutissent à la production d'un bien ou d'un service. On doit communiquer
avec le personnel et le superviser, planifier et mettre en oeuvre les activités,
suivre les progrès réalisés vers les objectifs et utiliser de façon productive
les ressources humaines, financières et matérielles et en rendre compte. Les
organisations ne peuvent, par conséquent, bien fonctionner sans dirigeants
compétents, et en fait, en leur absence, les organisations sont souvent
paralysées ou chaotiques.
La gestion est définie comme une action d'administrer, d'assurer, la
rentabilité d'une entreprise ; aussi la gestion est une discipline qui étudie
l'organisation et le fonctionnement des unités économiques. (7(*))

I.3. DEFINITION DE L'AUDIT INTERNE

L'audit interne est une activité indépendante et obligatoire qui donne à une
organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui
apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur
ajoutée. Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par
une approche systématique et méthodique, ses processus de management
des risques, de contrôle, et de gouvernement d'entreprise, et en faisant des
propositions pour renforcer leur efficacité. (8(*) )
Selon GERMOND et BERANAULT, l'audit interne « est un examen
technique rigoureux et constructif auquel procède un professionnel
compétent et indépendant en vue d'exprimer une opinion motivée sur la
qualité et la fiabilité de l'information financière présentée par une entreprise
au regard de l'obligation qui lui est faite, de donner en toutes circonstances,
dans le respect des règles de droit et des principes comptables en vigueur,
une image fidèle de son patrimoine, de sa situation financière et de ses
résultats ». (9(*))

SECTION II. APPROCHE THEORIQUE


SUR L'AUDIT INTERNE ET LA GESTION
DES ENTREPRISES
A. L'AUDIT INTERNE
A.1. EVOLUTION DE L'AUDIT INTERNE
Ø ASPECT HISTORIQUE
Au début du moyen âge, les sumériens ont ressenti une nécessité de
contrôle de la comptabilité des agents. (10(*)) Ce système de contrôle par
recoupement consiste à comparer une information qui est parvenue de deux
sources d'enregistrements indépendantes.
Mais le mot « audit » ne s'est apparu que sous l'empire romain et plus
spécifiquement dés le 3ème siècle avant Jésus Christ (11(*)), où il était d'un sens
plus large.
Etymologiquement, le terme « audit » d'origine latine « auditus » signifie
audition. Des questeurs, qui étaient des fonctionnaires du Trésor, sont
chargés de cette mission. Ils étaient tenus de rendre compte oralement
devant une assemblée composée « d'auditeurs »qui approuvait par la suite
les comptes.
Ultérieurement, ce contrôle s'est développé suite aux efforts des anglais. De
même ses objectifs, qui se sont axés principalement à la détection de
fraude, progressivement vers la recherche d'erreurs puis à la publication
d'opinion sur la validité des états financiers, enfin sur leur régularité et
sincérité.
Ce n'est qu'au XIXème siècle que les législateurs ont institué le contrôle des
sociétés par des agents externes en raison du :
Développement de l'industrie, le commerce, les banques, les assurances...
La charge qui pèse sur l'auditeur reconnu en tant que garant des détenteurs
de capitaux à l'égard des abus des gestionnaires.
Dés le début du XXème siècle et avec la crise de 1929 due à une mauvaise
divulgation de l'information fiable, un accroissement des besoins du monde
des affaires en audit s'est accru.
Aux Etats Unis, et suite à cette crise, les sociétés cotées sont obligées de
pratiquer l'audit par des membres de l'AICPA.
La République Démocratique du Congo fait partie de l'Union Francophone
de l'Audit Interne - UFAI - en qualité de membres titulaires au même titre
que la Belgique, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Congo Brazzaville,
Côte d'Ivoire, France, Haïti, Liban, Luxembourg, Madagascar, Mali, Maroc
Sénégal, Suisse, Tunisie, depuis sa fondation en 1988 à l'initiative de
l'IFACI ; ayant pour vocation de promouvoir et de développer la pratique
professionnelle de l'audit interne dans les pays totalement ou partiellement
d'expression française, en regroupant les associations d'auditeurs internes
de ces pays.
Notons qu'au niveau national qu'international, la révision comptable,
devenue audit, fait l'objet de travaux constants (12(*)) qui débouchent
essentiellement sur les normes internationales d'audit : les ISA.
De nos jours l'audit est une discipline transversale au centre des
préoccupations des managers.
En ce sens, et face à une variété des besoins, l'audit s'élargissait à d'autres
domaines qui se sont révélés nécessaires avec l'évolution et la
généralisation de nouveaux moyens de traitements de l'information (13(*))
Ø LE PROGRES DE LA NOTION D'AUDIT
L'audit s'est limité autour de l'audit comptable du commissariat aux
comptes avec pour objectif la certification des états financiers.
Mais, il s'est apparu rapidement que les missions d'audit peuvent être utiles
à plusieurs utilisateurs des états financiers ; d'où le besoin à un recours à
l'audit contractuel et à l'audit interne se fît ressentir.
L'intervention de l'auditeur pour contrôler les états financiers peut être
imposée par la loi, c'est la forme la plus traditionnelle de l'audit qui est
pratiquée par le commissaire aux comptes et qu'on la nomme « l'audit
légal » ou « révision légale des comptes ».
Mais le contrôle de l'information peut être demandé par un tiers intéressé ou
un membre de l'entreprise, et dans ce cas la relation entre le prescripteur et
l'auditeur devient contractuelle ou conventionnelle. Tel est le cas d'un
dirigeant qui souhaite connaître la qualité des états financiers produits par
son entreprise, ou un futur actionnaire qui demande un audit comptable de
l'entreprise avant d'acheter des actions ou des parts sociales.
Le caractère contractuel conféré ainsi à la mission d'audit en étend
considérablement le domaine initial, et modifie le cadre des relations entre
auditeur et prescripteur, ou auditeur et audité.
D'autre part, l'importance du volume d'informations comptables et
financières fait augmenter le risque d'erreurs et d'omissions, et par
conséquent un coût élevé d'un contrôle approfondi externe. D'où les
entreprises ont progressivement mis en place des services internes, chargés
d'effectuer des missions de contrôle comparables à celles qu'effectuent les
auditeurs comptables externes.
« L'audit interne est la révision périodique des instruments dont dispose une
entreprise pour contrôler et gérer une entreprise » (14(*) )
Avec le développement de l'audit interne, les entreprises perçurent l'intérêt
que présenterait pour elles l'expression d'une opinion sur des informations
autres que l'information comptable et financière. Chaque fonction de
l'entreprisse, chaque type d'opérations et à la limite chaque information
devient ainsi un objet potentiel d'audit. Citons par exemple, l'audit des
achats, l'audit de la production, l'audit social, l'audit informatique, etc.
Cependant, les travaux dans les différents domaines d'audit sont très
inégalement avancés. Certains recouvrent déjà une réalité pratique, comme
l'audit social ; d'autres en revanche font figure de possibles
développements.
En d'autres termes, le concept d'audit connaît aujourd'hui une grande
fortune même si, globalement, la réflexion sur les extensions possibles de
l'audit avance plus rapidement que les travaux en vue de la mise en oeuvre
de ces missions.
En matière d'audit comptable, les critères utilisés sont bien connus.
L'opinion de l'auditeur doit être exprimée en termes de régularité et de
sincérité des états financiers. Dans une perspective d'utilisation de l'audit à
des fins de gestion, le critère « d'efficacité » fût récemment mis en
évidence.
Pour mieux illustrer le progrès de l'audit, nous présentons ci-dessous un
tableau synthèse du progrès de l'audit interne.
TABLEAU N° 1 SYNTHESE DU PROGRES DE L'AUDIT (15(*))

PERIODE PRESCRIPTEU AUDITEURS OBJECTIFD DE


R DE L'AUDIT L'AUDIT

1. 200 ROIS, CLERCS OU PUNIR LES


AVANT EMPEREURS, ECRIVAIN VOLEUR S POUR
JESUS EGLISE ET LES
CHRIST L'ETAT DETOURNEMENT
DES FONDS
PROT2GER DE
PATRIMOINE

REPRIMER LES
ETAT,
FRAUDES ET
TRIBUNAUX
2. 1700 A PUNIR LES
COMMERCIAUX COMPTABLES
1850 FRAUDEURS.
ET
PROTEGER LE
ACTIONNAIRE
PATRIMOINE.

EVITER LES
FRAUDES ET LES
PROFESSIONNE ERREURS
3. 1900 A ETAT ET L DE ATTESTER LA
19140 ACTIONNAIRES COMPTABILITE FIABILITE DES
OU JURISTES ETATS
FINANCIERS
HISTORIQUES.

EVITER LES
FRAUDES ET LES
PROFESSIONNE ERREURS
4. 1900 A ETAT ET L D'AUDIT ET ATTESTER LA
1940 ACTIONNAIRES DE FIABILITE DES
COMPTABILITE ETATS
FINANCIERS
HISTORIQUES.

ATTESTE LA
PROFESSIONNE SINCERITE ET LE
ETAT,
5. 1940 A L D'AUDIT ET REGULARITE DES
BANQUES ET
1970 DE ETATS
ACTIONNAIRE
COMPTABILITE FINANCIERS
HISTORIQUES ;

ATTESTE LA
QUALITE DU
PROFESSIONNE CONTROLE
L D'AUDIT ET INTERNE ET LE
6. 1970 A ETAT, ET
DE RESPECT DES
1990 ACTIONNAIRES
COMPTABILITE NORMES
ET DE CONSEIL COMPTABLES ET
NORMES
D'AUDITS

7. A ETAT, TIERS ET PROFESSIONNE ATTESTE L'IMAGE


PARTIR ACTIONNAIRES L D'AUDIT ET FIDELE DES
DE 1990 DU CONSEIL COMPTES ET LA
QUALITE DU
CONTROLE
INTERNE DANS LE
RESPECTDES
NORMES.
PRODUCTION
A.2. AUDIT ET NOTIONS VOISINES
Ø Audit et Contrôle
Le terme contrôle est fréquemment associé à celui d'audit. La différence
entre les deux notions peut s'expliquer par référence à la théorie des
ensembles puisque la mise en oeuvre de l'audit implique de procéder à
différents contrôles.
L'audit englobe ainsi l'ensemble de procédures et techniques de contrôle
constituant l'examen approfondi par un professionnel et reposant sur une
méthodologie.
Le contrôle se présente donc comme un outil d'audit. Néanmoins, ce dernier
comprend une opinion qui est le résultat des contrôles.
Ø Audit et Conseil
La distinction entre audit et conseil ne peut s'opérer que par une analyse
préalable caractère de la mission qui est dévolue à l'auditeur, et du lien
entre auditeur et audité ; Si la mission est d'origine légale, telle que celle du
CAC, l'audit ne peut pas en principe déboucher sur le conseil.
Le CAC ne peut en aucun cas devenir un conseiller permanent, ni recevoir
des honoraires spécifiques pour ses avis et conseils.
Si en revanche le lien entre auditeur et audité est contractuel, l'audit peut
déboucher sur le conseil.
Toute fois, l'audit ne peut pas être assimilé au conseil du fait que ce dernier
n'est qu'un complément facultatif d'un travail préalable d'audit et dont
l'aboutissement réside dans l'expression d'une opinion.
Ø Audit et Révision
La divergence entre audit et révision impose de revenir au domaine
d'application le plus répandu de l'audit et de la comptabilité pour s'en rendre
compte que la révision comptable est l'appellation ancienne de l'audit
comptable.
M. Raffegeau indiquait à propos de cette question que le terme « révision
des comptes » est trop souvent perçu « comme une pratique à objet restreint
dépourvue des aspects flatteurs de l'audit mais que les décalages techniques
s'estompent et qu'il convient d'utiliser de manière équivalente les termes de
''réviseur'', de ''contrôleur des comptes'' ou d'auditeur'' ». (16(*))
Certes que même si l'audit est largement synonyme de révision comptable,
il se détache commodément du contexte comptable auquel la révision reste
d'avantage lié.
A.3. OBJECTIFS, CHAMP D'ACTION ET TYPOLOGIE DE L'AUDIT
INTERNE
Ø Objectifs
De nombreux auteurs proposent de classer les objectifs de l'audit interne en
trois niveaux selon qu'ils intéressent la régularité et /ou la conformité aux
règles et aux procédures, l'efficacité des choix effectués dans l'entreprise ou
la pertinence de la politique générale de l'entreprise.
o La régularité:
A ce niveau, l'auditeur interne s'attache à vérifier que:
- Les instructions de la direction générale et les dispositions légales et
réglementaires sont appliquées correctement,
- Les opérations de l'entreprise sont régulières,
- Les procédures et les structures de l'entreprise fonctionnement de façon
normale et qu'elles produisent des informations fiables,
- Le système de contrôle interne remplit sa mission sans défaillance.
Cet audit de régularité peut aussi s'appeler "audit de conformité": les
juristes distinguent que dans le premier cas on observe la régularité par
rapport aux règles internes de l'entreprise et dans le second cas la
conformité avec les dispositions légales et réglementaires. Mais dans les
deux cas, la démarche est la même: comparer la réalité avec le référentiel
proposé.
C'est donc par rapport à un référentiel que l'auditeur interne est appelé à se
prononcer sur le degré de régularité ou de conformité de l'entreprise et de
ses entités opérationnelles et fonctionnelles aux instructions internes et aux
dispositions légales et réglementaires, il informera les responsables de toute
sorte de déviations ou de distorsions. Il va en analyser les causes, en
évaluer les conséquences et enfin; proposer des solutions pour réduire
l'écart entre la règle et la réalité. Cette démarche, toujours essentielle pour
un auditeur interne, s'est doublée d'une approche nouvelle, l'audit
d'efficacité.
o L'efficacité :
A ce niveau, l'auditeur interne ne se contente pas uniquement de vérifier la
régularité, conformité de l'entreprise aux référentiels internes et externes,
mais il se prononce sur la qualité de ses réalisations en terme d'efficience et
d'efficacité.
L'auditeur cherche ici un écart entre les résultats et les objectifs, c'est à dire
un écart entre le but choisi et l'effet produit, (17(*)) mais aussi "le pourquoi"
de cet écart et le "comment" réduire.
o La pertinence :
La pertinence est une affaire de la direction générale puisqu'elle est tenue à
vérifier la mesure dans laquelle les choix faits aboutiront effectivement aux
effets recherchés (18(*)).
L'auditeur interne s'intéresse donc, à ce niveau, à l'entreprise prise dans son
ensemble afin de se prononcer sur:
- la cohérence entre les structures, les moyens et les objectifs fixés par
l'entreprise ;
- La qualité des orientations de la direction générale, la pertinence va être
exprimée comme l'écart entre le résultat que l'on veut obtenir et la capacité
des moyens retenus à y parvenir.
Il faut noter qu'à chaque niveau d'objectif correspond un type d'audit interne
à savoir:
- l'audit comptable et financier ;
- l'audit opérationnel ;
- l'audit de management ou direction.
Ø Champ D'application De L'audit Interne
Le champ d'action de l'Audit Interne s'est fortement élargi depuis son
adoption en France dans les années 1960 : Issu du contrôle comptable et
financier, il recouvre de nos jours une conception beaucoup plus large et
plus riche, répondant aux exigences croissantes de la gestion de plus en
plus complexe des organisations. L'Audit Interne apporte sa contribution à
l'ensemble d'activités de l'organisation car dans chaque domaine (financier,
administratif, informatique, sécurité, industriel, commercial ou social),
diriger, c'est toujours planifier les tâches, organiser les responsabilités,
conduire les opérations et en contrôler la marche. L'auditeur interne a ainsi
une fonction d'assistance au management et il combine les rôles d'auditeur
et de consultant.
Le champ d'application d'une mission d'audit peut varier de façon
significative en fonction de deux éléments : l'objet et la fonction. (19(*))
a. L'objet
Celui va permettre de distinguer les missions spécifiques des missions
générales. Les premiers portent sur un point précis en un lieu déterminé ;
par contre les seconds dits générales ne connaissent aucune limite
géographique (frontière)
b. La fonction
Autre critère qui peut bien évidement se marie avec le précédent, on parle
alors des missions unifonctionnelles ou des missions plurifonctionnelles.
b.1. La mission unifonctionnelle, cette dernière ne concerne qu'une seule
fonction, qu'elle soit spécifique ou générale.
b.2. La mission plurifonctionnelle, celle où l'auditeur est concerné par
plusieurs fonctions au cours d'une même mission.
Du domaine couvert par la mission de l'audit interne. La mission de l'audit
interne couvre tous les domaines de gestions. L'audit interne doit avoir
accès sans limitation, aux documents et données relatifs à la gestion.
Dans le cadre des missions d'assurance l'auditeur interne procède à une
évaluation objective en vue de formuler en toute indépendance une opinion
ou des conclusions sur un processus, système ou tout autre sujet. (20(*))
Ø Typologie
o l'audit comptable et financier
La définition même de l'audit suppose la possibilité d'apprécier une réalité
par comparaison à une norme.
Dans le cadre d'audit comptable et financier, la réalité étant les informations
produites par l'entreprise, la norme étant les règles, les lois, les méthodes
d'enregistrement et les instructions de la direction générale.
En effet, l'audit financier et comptable s'intéresse aux actions ayant une
incidence sur la préservation du patrimoine, les saisies, les traitements
comptables et l'information financière publiée par l'entreprise. (21(*))
L'action de l'auditeur interne concerne, entre autre, l'appréciation de
l'évaluation du contrôle interne comptable mise en place par l'entreprise
dans le but de se prononcer sur la fiabilité, la régularité et la sincérité de
l'information comptable et financière produite par l'entreprise.
o L'audit opérationnel
L'audit opérationnel est une évaluation périodique, continue et
indépendante de toutes les opérations de l'organisation en vue d'aider les
gestionnaires à améliorer le rendement de leurs unités administratives; et ce
par l'appréciation objective des opérations et la formulation des
recommandations appropriées.
L'audit opérationnel comprend l'analyse et l'évaluation des éléments de la
gestion (planification, organisation, direction et contrôle), c'est à dire, les
objectifs et les plans, les responsabilités, les structures organisationnelles,
les politiques et procédures, les systèmes et méthodes, les contrôles, et les
ressources humaines et physiques.
Dans l'audit opérationnel il s'agit d'auditer "la réalité (les opérations)" au
lieu de "l'image" que la comptabilité en donne. L'idée est donc d'auditer la
réalité plutôt que sa description comptable, afin de permettre à l'entreprise
de pouvoir affronter la compétition avec les meilleurs atouts.
* On appelle contrôle interne, en matière de comptabilité, le choix et la
mise en oeuvre de méthodes ainsi que de moyens matériels et humains
adaptés au cas de l'entreprise qui soient à même de prévenir sans retard les
différentes irrégularités possible (intentionnelles ou non intentionnelles)
o L'audit de direction ou management
La notation de l'audit de management reste confuse: pour les uns, il ne se
conçoit que sous forme de synthèse de divers audits opérationnels.
Pour d'autres, l'audit de direction est ce que ferait un président s'il avait le
temps et les techniques pour faire sur tous les aspects de la gestion d'une
entreprise.
Mais quoi qu'il en soit il ne s'agit pas d'auditer la direction générale en
portant un quelconque jugement sur ses options stratégiques et politiques.
"En aucun cas, l'auditeur ne peut s'intéresser au fond des choses: ce ne sont
pas ses objectifs et il n'a pas la compétence pour le faire. Il faut donc dire et
répéter que l'existante d'un service d'audit interne n'altère en rien la liberté
de choix et de décision des directions générales. En revanche, observer les
choix et les décisions, les comparer, les mesurer dans leurs conséquences et
attirer l'attention sur les risques ou les incohérences relèvent bien de l'audit
interne".
L'audit du management nécessite donc un grand professionnalisme, une
bonne connaissance de l'entreprise et une autorité suffisante pour être
écoutée des responsables quant aux recommandations susceptibles d'être
formulées dans ce domaine.
A.4. LES MOYENS DE PREUVE EN MATIERES D'AUDIT INTERNE
A.4.1. MATERIALITE DES FAITS EVIDENTS OU SINGFICATIFS
L'expression de l'opinion de l'auditeur porte sur les états financiers
considérés dans leur ensemble. Il résulte de ceci que l'auditeur doit base son
opinion sur des faits matériels ayant une importance et pouvant apporter
des modifications notables aux résultats comptables.
Cela revient à dire qu'un élément (transaction ou une écriture) n'est
considéré comme significatif que lorsque son existence, sa mauvaise
évaluation ou son omission affectent la sincérité et la régularité des états
financiers.
A.4.2. QUANTITE ET QUALITE DES FAITS EVIDENTS
Une règle des normes relatives à l'exécution du travail d'audit dit ceci :
« L'auditeur doit rassembler par l'inspection, l'observation, les
investigations et les confirmations, une justification positive suffisante pour
servir de base raisonnable à l'expression d'une opinion sur les états
financiers qu'il examine »
En matière de comptabilité, certains faits sont plus probants que d'autres.
Un procès-verbal de situation de caisse contresigné par le caissier et plus
positif qu'une simple phrase de l'auditeur disant que la caisse a été trouvée
exacte. Un état de rapprochement bancaire est plus probant qu'une simple
déclaration statuant qu'il existe une concordance parfaite entre l'extrait
bancaire et le compte « banque »
A.4.3. TYPES DE FAITS EVIDENTS
Les faits les plus importants qui doivent retenir l'attention de l'auditeur
peuvent être présentés comme suit :
1. le contrôle interne
2. les preuves physiques
3. les journaux et les comptes
4. les comparaisons et ratio
5. les vérifications arithmétiques
6. les preuves orales
Dans les lignes qui suivi, nous allons essayer d'expliquer certains de ce faits
en vue d'éclairer nous différentes interlocuteur.
A.4.3.1. Le contrôle interne comme moyen de preuve
Un système de contrôle interne instauré au sein d'une entreprise est un signe
d'une bonne gestion comptable. Il laisse supposer que les données
comptables contenues dans les états financiers sont fiables. Une erreur et
vite découverte grâce à l'efficacité du système de contrôle interne qui
consiste en une série de vérification permanentes et en cascade de données
comptables d'un agent à un autre.
Le système de contrôle interne tel qu'il est organisé dans l'entreprise
constitue pour l'auditeur un moyen de preuve de fiabilité des données
figurant sur les états financiers. En effet, l'étude et l'appréciation de ce
contrôle interne ainsi que l'application qui est le faite des procédures et
instructions internes permettent à l'auditeur de se faire une idée exacte sur
les informations comptables publiées par les dirigeants de l'entreprise.
A.4.3.2. Les preuves physique comme moyen de preuve
L'inspection et le comptage de certains éléments d'actif sont la meilleure
preuve de leur existence. Les espèces en caisse doivent être comptées. Les
effets à recevoir comme les stocks de marchandises doivent aussi être
comptés. L'existence d'une valeur immobilisée est constatée par une
inspection sur place.
Ce pendant le comptage comme l'inspection constituent souvent des
moyens de preuve trompeurs. En effet, lorsque la caisse contient des
espèces et des titres valant espèce rien ne permet de dire avec exactitude
que chaque titre représente une valeur réelle. L'existence d'un immeuble ou
d'un matériel ne prouve pas nécessairement de son appartenance à
l'entreprise.
De plus, il y a l'épineuse question de la qualité des biens examinés. Si
l'auditeur peut facilement compter les espèces et les titres ou les stocks et
les immeubles, il ne lui est pas possible de se convaincre de la qualité de
chaque bien contrôlé. Quelle que soit son expérience, il ne peut se dire
expert en toutes matières.
En résumé, les preuves physiques concernant essentiellement l'inspection et
le comptage de certains éléments d'actif. Il importe cependant de ne pas
limiter à contrôler leur existence physique mais de donner de l'importance à
leur appartenance.
A.4.3.3. Les journaux et les comptes comme moyen de preuve
Les preuves les plus fréquentes rencontrées par les auditeurs sont sans
conteste les documents. La valeur d'un document comme moyen de preuve
dépend de son origine. En effet, les documents comptables peuvent être
d'origine interne (journal, chèque, virement) ou externe (facture, reçu, ...).
A.4.3.4. Les comparaisons et ratio comme moyen de preuve
La comparaison entre les chiffres des années précédentes et celle encours
représente pour l'auditeur un moyen de contrôle efficace ; qui va lui
permettre de déceler certain incompatibilité dans les valeurs présentes dans
les états financiers. Ce irrégularité devront être contrôlés jusqu'à entière
satisfaction.

A.5. POSITIONNEMENT DE LA FONCTION


- L'AUDIT INTERNE ET L'INSPECTION
Dans certaines entreprises, le service de l'audit interne est appelé à tort,
Inspection Générale, Service de Contrôle. Bien que les deux (auditeurs
internes et inspecteurs) soient tous deux travailleurs dans l'entreprise, sur le
plan théorique et même pratique, il y en a nette différence entre eux :
· L'inspecteur est chargé est de contrôler la bonne application des règles et
directions appliquées par les exécutants.
· L'inspecteur a le pouvoir de faire sanctionner tandis que l'auditeur interne
ne s'occupe pas de cela.
· L'inspecteur n'a pas la qualité d'apprécier les règles et principes directives
de l'entreprise tandis que l'auditeur interne les examine, critique les règles
et directives et propose leur amélioration.
· L'inspecteur fait le contrôle exhaustif ; l'auditeur interne ne regarde pas les
choses exhaustivement ; il passe par les méthodes aléatoires.
· L'inspecteur peut faire sa mission, soit de lui-même ou soit à la demande
de l'hiérarchie, tandis que l'auditeur interne doit recevoir le mandat de la
direction.
- AUDIT INTERNE ET CONTROLE DE GESTION
Il y a encore peu de temps, nombreux étaient ceux qui discernaient mal la
frontière entre les deux Fonctions. Une des causes tient sans doute au fait
qu'elles ont suivi des évolutions comparables.
De même que l'Audit Interne est passé du simple contrôle comptable à
l'assistance au management dans la maîtrise des opérations, de même le
contrôle de gestion est passé de la simple analyse des coûts au contrôle
budgétaire puis à un véritable pilotage de l'entreprise.
« Progressivement l'audit interne et le contrôle de gestion dépassent l'état
de simple direction fonctionnelle au profit d'une aide à l'optimisation de
l'entreprise. »(22(*))
Si la définition a varié dans le temps partant d'un processus budgétaire pour
atteindre une gestion par objectif, le contrôle de gestion reste caractériser
par deux éléments :

· L'espace vital de la fonction est le système d'information de gestion,

· Elle est au service de la performance.


Ces deux caractéristiques permettent d'identifier ressemblances, différences
et complémentarités.
1er Les ressemblances

· L'une et l'autre Fonctions s'intéressent à toutes les activités de l'entreprise


et ont donc un caractère universel.

· Comme l'auditeur interne, le contrôleur de gestion n'est pas un


opérationnel : il attire l'attention, recommande, propose mais n'a pas de
pouvoir opérationnel.

· Les deux fonctions sont relativement récentes et encore en pleine période


d'évolution d'où la multiplication des interrogations et des incertitudes. (23(*))

· L'une et l'autre bénéficient généralement d'un rattachement hiérarchique


préservant leur indépendance et leur autonomie, c'est-à-dire au plus haut
niveau de l'entreprise.
Mais les différences sont suffisamment importantes pour permettre de les
identifier et de les distinguer.
2èmé Les différences
Elles sont essentielles :

Quant aux On connaît les objectifs de l'Audit Interne, qui visent à


mieux maîtriser les activités par un diagnostic des
dispositifs de contrôle interne. Le contrôleur de gestion
va s'intéresser plus à l'information qu'aux systèmes et
procédures ; défini au sens le plus large, on peut dire que
son rôle est de veiller au maintien de grands équilibres de
l'entreprise (achats - ventes - stocks - investissements...)
en attirant l'attention sur les déviations réalisées ou
prévisibles et en recommandant les dispositions à
prendre pour restaurer la situation.
Pour ce faire, il est le concepteur du système
d'information de l'entreprise et contribue à la définition
des structures, actions totalement antinomiques avec
l'Audit Interne.
objectifs Ces responsabilités sont affirmées par l'Association
Nationale des
Directeurs financiers et Contrôleurs de gestion (DFCG) :

· concevoir le système d'information,

· contribuer à la conception de la structure de l'entreprise


sur la base d'une décentralisation efficace de l'autorité,

· faire fonctionner correctement le système d'information,

· effectuer les études économiques et les coordonner.

Quant au Si les deux Fonctions ont un champ d'application


champ couvrant l'ensemble d'activités, celles-ci ne sont pas
d'application considérées de la même façon. S'intéressant
essentiellement aux résultats, réels ou prévisionnels, le
contrôleur de gestion prendra en compte tout ce qui est
chiffré ou chiffrable. L'auditeur interne va aller au-delà
de cette dimension et cela est particulièrement
perceptible dans des domaines comme la sécurité, la
qualité, les relations sociales, l'environnement, etc.

Quant à la Alors que l'auditeur effectue des missions diverses tout


périodicité au long de l'année selon une périodicité définie en
fonction du risque, le contrôleur de gestion a une activité
largement dépendante des résultats de l'entreprise et de la
périodicité du reporting. On peut ajouter que « son
activité est souvent bousculée par les priorités de la
direction générale », alors que l'activité de l'auditeur
interne est planifiée et systématisée.

Quant aux La méthodologie de l'audit interne, analysée dans la


méthodes de troisième partie, est spécifique à la Fonction. Les
travail méthodes de travail du contrôleur de gestion sont, elles
aussi, originales et ne se confondent pas avec les
précédentes : elles s'appuient sur les informations des
opérationnels (prévisions et réalisations) et sont
largement analytiques et déductives.

3èmé Les complémentarités

· Dans toutes ses interventions l'Audit Interne apporte une contribution au


Contrôle de gestion : le contrôle de gestion est d'autant plus efficace qu'il
reçoit des informations élaborées et transmises dans un système de Contrôle
interne fiable et validé par l'Audit Interne : l'audit interne va apporter au
contrôle de gestion cette garantie sur la qualité de l'information. Comme les
autres fonctions, il peut et doit être audité : les indicateurs de gestion
prévisionnels qu'il utilise sont-ils adéquats ? Les informations qui lui
parviennent sont-elles exhaustives ? Les cohérences entre les grands
équilibres sont-elles respectées ? Le contrôleur de gestion a-t-il l'oreille des
décideurs ?
Autant de questions que se pose l'Auditeur Interne pour juger si le
contrôleur de gestion a une bonne maîtrise de son activité. Certes, le choix
d'un référentiel rend cette démarche difficile, mais ce ne peut être un
prétexte pour l'éluder (éviter avec adresse).
En sus de cette évaluation d'audit périodique, les Rapports d'Audit interne
peuvent et doivent donner au Contrôleur de gestion des informations
pertinentes pour lui permettre de juger du bon fonctionnement des
processus, en cohérence avec les procédures prévues.

· De la même façon et inversement l'Audit Interne va trouver auprès du


contrôleur de gestion des informations qui vont être autant de clignotants
susceptibles d'attirer l'attention des auditeurs sur des points de faiblesse à
prendre en compte dans les missions d'audit.
On peut donc dire qu'au-delà des complémentarités il existe une véritable
synergie entre les deux fonctions pour le bien commun de l'entreprise et
sans pour autant qu'on puisse les confondre. Il n'est donc pas inexact de dire
que les fonctions exercent l'une sur l'autre des contrôles réciproques.
ILLUSTRATION
Comment concevoir les rôles respectifs de l'auditeur interne et du
contrôleur de gestion dans le fonctionnement du magasin de pièces de
rechange d'une usine importante ?

· Le contrôleur de gestion surveille en permanence le niveau des stocks de


matériel :
Ø il optimise les stocks mini, stocks maxi et rotation des pièces.
Ø il organise la collecte des informations lui permettant de mesurer les
écarts prévisions/réalité et d'élaborer de nouvelles estimations.
Ø il veille à la compatibilité entre les niveaux de stocks et les processus
amont (achats/trésorerie) et aval (entretien/budgets).
Ø il dialogue avec les responsables pour leur fournir l'information
indispensable et envisager les mesures à prendre.
· L'auditeur interne effectue des missions périodiques (en fonction du
risque) et vérifie ponctuellement :
Ø que les dispositifs mis en place permettent une bonne maîtrise de la
gestion par le responsable du magasin.
Ø quelles sont les dispositions à prendre pour améliorer les interventions
du Contrôleur de Gestion (qualité et exhaustivité des informations
reçues/données, mise en oeuvre des recommandations, déséquilibres non
détectés, etc.).
Ø que l'organisation permet aux parties concernées d'optimiser au mieux
la gestion des pièces de rechange
A.5. CONDUITE D'UNE MISSION D'AUDIT INTERNE
Une mission d'audit interne peut être cernée au niveau de 3 phases (24(*)) :
- Phase de préparation
- Phase de réalisation
- Phase de conclusion
A.5.1. PHASE DE PRÉPARATION
Toute mission d'audit s'ouvre par un ordre de mission, cet ordre formalise le
mandat donné par la direction générale à l'audit interne.
L'intervention d'audit commence par la phase de préparation. Cette phase
est centrée sur la détection des faiblesses dont l'examen sera l'objet de la
phase de réalisation.
Cette phase exige des auditeurs une capacité importante de lecture,
d'attention et d'apprentissage en dehors de toute routine. Elle sollicite à
apprendre et à comprendre, elle exige également une bonne connaissance
de l'entreprise car il faut savoir où trouver la bonne information et à qui le
demander. Au niveau de cette phase, l'auditeur doit passer par les étapes
suivantes (25(*)):
§ PRISE DE CONNAISSANCE DU DOMAINE AUDITE
L'auditeur doit apprendre son sujet, connaître de près le domaine à auditer,
le découper en simple activité auditable afin que le travail soit facile,
simple et précis. Cette phase est aussi appelée plan d'approche. L'auditeur
doit planifier la phase de prise de connaissance et prévoir le ou les moyens
les plus adéquats pour acquérir le savoir nécessaire à la réalisation de sa
mission (interview, document...)
Le travail se résume en 3 thèmes :
· L'organisation à auditer : Il s'agit de l'organisation des hommes d'ou
l'utilité de l'organigramme, formation des hommes et répartition des tâches.
· Les objectifs et l'environnement : Ces deux éléments constituent un des
aspects essentiels à assimiler par l'auditeur avant le début de sa mission.
Bien connaître les objectifs de la fonction à auditer, les contraintes et les
points forts dont doivent tenir compte les responsables vont permettre à
l'auditeur d'avoir une vue d'ensemble de l'unité et de ses problèmes.
· Les techniques de travail : L'auditeur doit avoir une bonne connaissance
des techniques de travail utilisées depuis le tableau de bord et ses
composantes utilisées par le responsable, jusqu'aux méthodes techniques et
de gestion qui permettent à l'unité de fonctionner. La connaissance des
techniques implique la connaissance des contrôles existants, laquelle va
permettre de développer ultérieurement le questionnaire du contrôle
interne.
§ IDENTIFICATION DES RISQUES
Il s'agit essentiellement de savoir où se situent les risques et non de les
analyser dans le détail de leurs causes et conséquences. C'est à ce niveau
qu'on procède au découpage du sujet audité en unités de base élémentaires
qui correspondent à des opérations concrètes et précises. Si l'on n'a pas la
possibilité de procéder à un découpage séquentiel c'est à dire suivant l'ordre
chronologique des opérations (réception, demande d'achat, traitement
demande, passation commande, réception marchandise....). On procède à un
découpage logique; mais le principe reste le même qui consiste à isoler les
unités élémentaires observables.
Pour chacune de ces rubriques, on identifie les points de contrôle interne
sans se livrer à aucun test, ni à aucune validation on regarde simplement
s'ils sont convenablement documentés. C'est à ce niveau donc qu'on détecte
les points de contrôle dont le risque et potentiel.
§ DEFINITIONS DE LA MISSION
C'est à dire à l'analyse des risques déjà détectés qu'on va définir les
objectifs de la mission.
a) Objectifs généraux: Il s'agit de s'assurer des éléments suivants dans le
domaine audité: Sécurité des actifs, Fiabilité des informations, Respect des
règles et directives, Optimisation des ressources.
b) Objectifs spécifiques: Il s'agit de préciser de façon concrète les
différentes les différents points de contrôle qui vont être testés par l'auditeur
qui tous contribuent à la réalisation des objectifs généraux et qui tous se
rapportent aux zones à risques ultérieurement identifiés. C'est à dire de ce
découpage des objectifs spécifiques, lui même issu de l'identification des
risques, que l'auditeur interne construit les grandes lignes du questionnaire
de contrôle interne.
Pendant cette phase les moyens utilisés par l'auditeur interne sont en
général, le questionnaire de prise de connaissance, les documents à jour, les
procédures de travail, les rapports et comptes rendus du service à auditer.
A.5.2. PHASE DE REALISATION
§ REUNION D'OUVERTURE
Pendant la phase précédente, l'auditeur fixe les objectifs de la mission, c'est
ce qui constitue le rapport d'orientation. La phase de réalisation débute par
une réunion d'ouverture dans laquelle l'auditeur et l'audité examinent le
rapport d'orientation. Ainsi les auditeurs annoncent au préalable et sans
ambiguïté ce qu'ils ont l'intention de faire. Au cours de cette lecture
commune, les auditeurs vont solliciter les avis des audités; ces derniers ne
manquent pas de faire des observations mais la décision finale de prendre
ou non en compte les avis des audités reviennent aux auditeurs.
§ LE PROGRAMME D'AUDIT
On l'appelle aussi « programme de vérification » ou encore « planning des
réalisations »; quelle que soit sa dénomination, il s'agit du document interne
au service dans lequel on va procéder à la détermination et à la répartition
des tâches. Ce programme d'audit est établi par l'équipe en charge de la
mission et en général au cours d'un bref retour dans les bureaux du service.
C'est un programme où sont définis; le planning de travail, les points de
départ des questionnaires du contrôle interne, le suivi du travail et la
documentation.
§ LE TRAVAIL SUR LE TERRAIN
La démarche que l'auditeur doit suivre à ce niveau doit être définie avec
précision:
1°. La démarche logique:
· L'auditeur procède à un découpage séquentiel ou logique des opérations,
nécessaire à l'identification des risques.
· A partir de cette identification des risques, l'auditeur défini ses objectifs
"rapport d'orientation" et établi un programme de travail.
· Pour chacun des points du contrôle interne, il se pose si jugé nécessaires
les questions: qui, quoi, où, quand et comment ?
· Il répond à ces questions et c'est la phase terrain qui nous intéresse en
réalisant des tests avec l'aide des outils qui sont à sa disposition
(questionnaire du contrôle interne, interview, etc....)
· Chaque dysfonctionnement, chaque anomalie donne lieu à l'établissement
d'une feuille de révélation des problèmes apparents (FRAP) et donc à une
analyse causale qui va permettre:
* D'identifier le ou les dispositifs de contrôle interne qui présentent des
faiblesses sur ce point particulier,
* De recommander les notifications à apporter et pour y porter remède
* L'addition de tous ces constats met en valeur la qualité du contrôle interne
de l'unité ou du système ou de processus audité.
2°. Les tests:
Le premier des tests que l'auditeur va réaliser c'est l'observation immédiate.
Il s'agit des observations physiques de toute nature. Au niveau de cette
observation, l'auditeur prend en compte les alias relatifs au moment où il
effectue son observation, maintenir les faits observés dans leur contexte.
Cette observation permet à l'auditeur de compléter le questionnaire du
contrôle interne déjà établi et la gamme des tests individuels que l'on
s'apprête à réaliser.
Le second type des tests est celui des tests individuels. Ces tests sont
réalisés en fonction des zones à risque antérieurement définis et du
questionnaire du contrôle interne. On choisi un processus ou un ensemble
d'opérations pour voir la façon dont les choses se passent et comment elles
sont maîtrisées. Or, quel que soit l'outil utilisé les tests doivent toujours
répondre à un nombre de conditions:
* Les questions posées doivent être précises, une question vague ne peut
fournir qu'une réponse vague et générale.
* Il faut savoir choisir les outils opportuns (questionnaire, interview...)
* Il faut savoir interpréter les résultats des tests ce qui est d'autant plus
facile que l'objectif a été défini avec précision.
* Tout test doit faire l'objet d'une feuille de révélation des problèmes
apparents (FRAP) dans le cas ou le test révèle un des fonctionnements.
A.5.3. PHASE DE CONCLUSION
§ PROJET DE RAPPORT D'AUDIT
Il est constitué par l'ensemble des (FRAP) que l'on a pris le soin de classer
d'une façon logique et par ordre d'importance. Il présent la totalité des
constats, assortis des causes, conséquences et recommandations. En effet
par les FRAP, l'auditeur s'est accordé à chaque instant sur l'interprétation
des faits observés et les recommandations. Maintenant il faut prendre du
recule décider ce qu'il va écrire et l'organiser.
Cette synthèse est effectuée en ne reprenant que le problème de chaque
(FRAP) en les réordonnant sans modifier l'énoncé puis en rajoutant des
titres de regroupement. Le document auquel on abouti est les projets de
rapport d'audit.
§ LE RAPPORT D'AUDIT
C'est un rapport qui est adressé aux principaux responsables concernés et à
la direction, les conclusions de l'audit concernant la capacité de
l'organisation audité à accomplir sa mission en mettant l'accent sur le
dysfonctionnement afin de développer les actions de progrès.
C'est le document le plus important émis par l'audit, et qui engage le
responsable de l'audit. C'est un rapport complet, conclusif, écrit, final.
Il constitue le point culminant de la mission et sert à déclencher les
réflexions de la direction générale et les actions du progrès des
responsables.
Ce rapport respecte un certain nombre de principes :
o Il doit être présenté aux responsables audités à l'état de projet, puis
discutés avec eux et si possible accepté avant diffusion définitive ;
o Il doit être structuré et formulé pour ses lecteurs, et donc comporter une
partie détaillée et une synthèse ;
o Il doit être objectif, clair, concis, utile et le plus convaincant possible ;
o Il doit être revu par un comité de lecture interne au service audit ;
o La diffusion du rapport doit être effectuée le plus rapidement possible.
§ REUNION DE CLOTURE.
Les personnes qui ont participé à la réunion d'ouverture, participent
également à la réunion de clôture, lesquelles après s'être entendues sur ce
que les auditeurs avaient l'intention de faire (réunion d'ouverture), va
s'entendre ce qu'ils ont fait. On va donc retrouver l'audité, ces
collaborateurs, sa hiérarchie autour de l'équipe de la mission d'audit. A
l'ordre du jour; l'examen du projet du rapport d'audit qui est distribué à
chaque participant quelques jours avant la réunion - si possible - pour ne
permettre la lecture, cet examen se fait à partir d'une présentation réalisée
par les auditeurs, elle permet de régler les contestations éventuelles et de
valider le travail des auditeurs.
B. LA GESTION DES ENTREPRISES
A tout instant de son existence, l'entreprise doit respecter des obligations
fiscales et administratives. A cela s'ajoute une gestion rigoureuse de ses
finances. Aucune entreprise n'est à l'abri d'un besoin de financement, d'un
contrôle fiscal ou d'une erreur administrative.
Le terme gestion comme nous l'avons défini dans la section précédente
comme étant une action d'administrer, d'assurer, la rentabilité d'une
entreprise ; aussi la gestion est une discipline qui étudie l'organisation et le
fonctionnement des unités économiques. En parlant de la gestion des
entreprises, nous faisons plus allusion à l'aspect managériale qu'un
entrepreneur pourra intégrer au sein de l'entité où il oeuvre ; Ainsi donc,
pour une bonne gestion au sein d'une entité, il convient d'appliquer
l'ensemble des méthodes de Management dédiées aux diverses composantes
de l'entreprise :
· Les ressources humaines
· Les finances
· Les services comptables
· les services commerciaux
· Les services techniques
· Les services d'audit
· Etc.

Chapitre Deuxième

PRESENTATION DE LA
SOCIETE NATIONALE DE
CHEMINS DE FER DU
CONGO
INTRODUCTION
Dans ce chapitre, il serait question de faire la description de l'entreprise
faisant l'objet de notre investigation à savoir la société National des
Chemins de fer du Congo.

SECTION I. HISTORIQUE DE LA S.N.C.C.


(26(*))
La Société Nationale des Chemins de Fer du Congo (SNCC), entreprise à
caractère industriel et commercial dotée de la personnalité juridique, a été
créée par la Loi n° 74/027 du 2 décembre 1974 modifié et complété par les
décrets n° 0050 du 07 novembre 1995 et 070/2002 du 24/06/2002.
Elle est régie par les dispositions de la loi n° 78/002 du 6 janvier 1978
portant dispositions générales applicables aux entreprises publiques, et par
l'Ordonnance n° 78/207 du 5 mai 1978 portant statut de la société, modifié
par le décret n° 0050 du 07 novembre 1995. Elle a connu les étapes
suivantes :
· 1902: Création de la Compagnie de Chemins de Fer du Katanga (C.F.K.)
· 1906: Constitution de la Compagnie de Chemins de Fer du Bas-Congo au
Katanga (B.C.K.)
· 1927: Création de la Société de Chemins de Fer Léopoldville-Katanga-
Dilolo (L.K.D.)
· 1952: Fusion du L.K.D. et du C.F.K. pour constituer la Compagnie de
Chemins de Fer du Katanga-Dilolo-Léopolville (K.D.L.)
· 1961: Subdivision du B.C.K. en Ancienne Compagnie B.C.K. de droit
Belge et en Nouvelle Compagnie B.C.K. de droit Congolais.
· 1970: Reprise de toutes les activités de la Nouvelle B.C.K. par la Société
Congolaise K.D.L. devenue Compagnie de Chemins de Fer Kinshasa-
Dilolo-Lubumbashi.
· 1974: Fusion des Sociétés de Chemins de Fer K.D.L., C.F.L, (Office
Congolais des Chemins de Fer des Grands Lacs), C.V.Z. (Chemins de Fer
Vicinaux du Zaïre), C.F.M.K. (Chemin de Fer Matadi-Kinshasa) et C.F.M.
(Chemins de Fer de Mayombe) en Société Nationale des Chemins de Fer
Zaïrois (S.N.C.Z.)
· 1991: Dissolution de la S.N.C.Z., création de la S.N.C.Z. / Holding et des
filiales O.C.S. (Office des Chemins de Fer du Sud), SFE (Société des
Chemins de Fer de l'Est) et C.F.U. (Office des Chemins de Fer des
UELES).
· 1995: En novembre 1995, dissolution de la SNCC/Holding et de ses
filiales et signature d'un accord cadre cédant l'exploitation des Chemins de
Fer à une Société privée dénommée SIZARAIL, laquelle a été dissoute en
1997.
· 1997: Reprise de toutes les activités par la SNCC.

SECTION II. SITUATION


GEOGRAPHIQUE
La Direction Générale de la Société Nationale des chemins de fer du
Congo, en sigle, S.N.C.C. se situe au n° 115, place de la gare en plein
centre de la commune de Lubumbashi, ville de Lubumbashi également,
dans la province du Katanga en République Démocratique du Congo.

SECTION III. IMPORTANCE


La République Démocratique du Congo (RDC), étant sémi-enclavée et ne
possédant qu'une seule ouverture directe sur la mer par son port de Matadi,
s'est dotée des chemins de fer, complétés par des voies navigables, en vue
d'assurer le transport des minerais, des produits agricoles, des personnes et
leurs biens ainsi que tout le trafic d'import & export. Pour l'heure, les
chemins de fer congolais se trouvent intégrés par la SNCC au sein du
macro-système ferroviaire d'Afrique Australe dans l'effort global du
développement des échanges interafricains.

SECTION IV. OBJET SOCIAL ET NATURE


JURIDIQUE
a. Objet social
Cette entreprise a pour objet :
Ø l'étude, la construction et l'exploitation des chemins de fer à lui
concéder ;
Ø l'exploitation des services de transport par route et voie d'eau qui lui sont
concédées ;
Ø l'exploitation des ports dont la gestion lui est confiée ;
Ø l'exploitation de tous les services connexes et accessoires aux activités
citées ci-dessus.
b. Nature juridique
La Société Nationale de chemins de fer du Congo est un établissement
public commercial doté d'une personnalité juridique et placée sous la tutelle
du ministère de transport et communication.

SECTION V. ORGANISATION DE LA
SOCIETE NATIONALE DE CHEMINS DE
FER

A. REGIONS ET CIRCONSCRIPTION
D'EXPLOITATION
La Société nationale de chemins de fer du Congo est une entreprise
publique, industrielle et commerciale, dont le siège social est implanté à
Lubumbashi, elle est organisée autour de 5 régions et d'une circonscription
d'exploitation qui sont :
ü La Région du Sud (siège à LIKASI),
ü La Région Centre (siège à KAMINA),
ü La Région Nord (siège à KANANGA),
ü La Région Est (siège à KALEMIE),
ü La Région Nord-Est (siège à KINDU) ; ainsi que la Circonscription
d'Exploitation de LUBUMBASHI

B. PORTS FLUVIAUX ET LACUSTRES


La Société nationale de chemins de fer du Congo exploite les principaux
ports fluviaux et lacustres ci-après :
ü Le Port Fluvial d'ILEBO : maillon de la voie nationale allant de Sakania-
frontière à Matadi en passant par Kinshasa, est un important point de transit
des produits miniers de la GECAMINES et des produits agricoles du
KASAI vers KINSHASA d'une part et des produits manufacturés de
KINSHASA vers le KASAI, le KATANGA, le MANIEMA et le KIVU
d'autre part ;
ü Le Port lacustre de KALEMIE : assurant la liaison entre KIGOMA
(TANZANIE), KALUNDU (RDC) et BUJUMBURA (BURUNDI) et entre
MOBA (RDC) et MPULUNGU (ZAMBIE) ;
ü Le Port fluvial de KISANGANI (Rive gauche) : principal point
d'embarquement vers et en provenance de l'Est du pays ;
ü Les ports fluviaux de KINDU et UBUNDU : deux ports assurant les
relais des trafics sur le réseau rail-fleuve entre KINDU-UBUNDU et
KISANGANI.

C. UN RESEAU INTERCONNECTE
OUVERT AU TRAFIC INTERNATIONAL
Pour ce faire, la SNCC se sert des 4 voies de sortie ci-après :
ü La voie du Sud à SAKANIA où la SNCC est interconnectée aux chemins
de fer de la ZAMBIE, du ZIMBABWE, de l'AFRIQUE du SUD et du
MOBAMBIQUE, atteignant les grands ports de l'Afrique Australe
(Maputo, Beira, Durban, Est London et Port Elisabeth).
ü La voie de l'OUEST à DILOLO où la SNCC est en liaison avec le chemin
de fer de BENGUELA (CFB) en ANGOLA jusqu'au port maritime de
LOBITO sur l'océan Atlantique.
ü La voie de l'Est à KALEMIE où, en passant par le Lac TANGANIKA,
elle est reliée au s de fer de la TANZANIE, accédant ainsi au port maritime
de DAR-ES-SALAAM sur l'Océan Indien.
ü La voie nationale à ILEBO, port de la SNCC sur la rivière Kasaï, où elle
est rattachée au port international de MATADI (vers l'embouchure du
fleuve Congo sur l'Océan Atlantique), en passant par les biefs navigables de
la rivière Kasaï et du fleuve Congo et par le tronçon ferroviaire
KINSHASA-MATADI.

D. PATRIMOINE ET ORGANISATION
FINANCIERE DE LA S.N.C.C
PATRIMOINE DE LA S.N.C.C
Le patrimoine de la S.N.C.C est constitué de tous les biens, droits et
obligations qui lui sont reconnus. L'entreprise possède :
v A l'actif : les valeurs immobilières et circulantes,
v Au passif : les éléments de la situation nette, les subventions
d'équipement et des provisions pertes et charges, les dettes à long, moyens
et court terme, le patrimoine s'accroît avec les apports ultérieurs que l'Etat
pourra lui consentir
ORGANISATION FINANCIERE
Les statuts propres de la S.N.C.C. déterminent les règles de son
organisation financière, notamment celles ayant trait à la dotation ou au
budget, à la comptabilité aux comptes annuels.
L'exercice financier de la S.N.C.C commence le 1er janvier et se termine le
31 décembre de la même année. Les comptes de la S.N.C.C doivent être
tenus conformément aux à la législation en vigueur.
Le conseil d'administration est chargé d'établir un état des prévisions et des
recettes pour l'exercice à venir.
Le budget de la S.N.C.C est composé de budget d'exploitation et celui
d'investissement.
- Le budget d'exploitation de la S.N.C.C comprend :
EN RECETTE : les ressources d'exploitation et les ressources diverses
accidentelles.
EN DEPENSES : les dépenses d'exploitation et des charges du personnel
les charges fiscales, et toute les autres charges financières.
- Le budget d'investissement de la S.N.C.C comprend :
EN DEPENSES : les frais d'acquisition, de renouvellement ou de
développement des immobilisations affectés aux activités professionnelles,
les frais d'acquisition des immobilisations de toute nature non destinés à
être affectés à ces activités (immeubles d'habitations, ...)
EN RECETTE : les ressources prévues pour faire face à ces dépenses
notamment les apports de l'Etat les emprunts l'excédant des recettes
d'exploitation sur les dépenses de même nature et les revenues divers, les
prélèvements sur les avoir placés, les cessions des biens, etc.
La comptabilité est organisée de manière à être tenue conformément aux
lois et usages de commerce pour permettre :
- De connaître et de contrôler les opérations des charges et pertes, des
produit et profits ;
- De connaître la situation patrimoniale de l'entreprise,
De calculer le coût et le rendement des différentes lignes d'exploitation.
CONSEIL D'ADMINISTRTION
P.DG.
COMITE DE GESTION
REGION DU SUD
REGION DU NORD
REGION DU CENTRE
REGION EST
REGION LUBUMBASHI
REGION N - E
D.T.A
D MAT
D1AP
DVT
D.E.T
D. GESTION LOG
S.R.G
DAP
D.IN.F
D.S.G.
SECRETARIAT D.G
CTR. GEN
AUDIT INTER.
CIRN
OCPTE
D.R.D/P
D. PLAN
DRD
D.T.R.P
D.CIAL
D.A.A
D.G.P.
D. MEDICAL
D.O.F
DIV. INSP RH
DIV. SOCIALE
D.FI.A
OCPTE
D. INSP. FIN
D. TRESORER
DXP
DXA
D.AD
DFI
D.D.K
D. POC
D.TCC
SECTION VI. ORGANIGRAMME DE LA S.N.C.C
Source : Département Organisation Et Formation

SECTION VII. IMPLANTATION DE


L'AUDIT INTERNE
L'audit interne au sein de la Société Nationale des Chemins de fer du
Congo, fut implanté vers les années 1975 par le pouvoir public dans le but
de fournir à la Direction Générale un nouvel outil de gestion adéquat
pouvant lui permettre de contrôler efficacement l'ensemble de ces activités
rependu presque dans toute l'étendu de la République Démocratique du
congo.

SECTION VIII. ORGANIGRANISATION


ET FONCTIONNEMENT DU SERVICE
D'AUDIT INTERNE DE LA S.N.C.C.
L'audit dans une organisation tant sur le plan national qu'international se
structure de la même façon. Elle est reste généralement attaché
hiérarchiquement à la Direction Générale donc dépend directement de cette
dernière. Par ailleurs, elle fonctionne de façon parallèle face aux autres
fonctions de l'entreprise.
La S.N.C.C notre cible se conforme à cette pratique et en voici son
organisation et fonctionnement.
VIII.1 Organisation de l'audit interne au sein de la S.N.C.C
A la S.N.C.C., l'Audit interne forme avec le contrôle général une Direction
dont l'audit Interne est un Département qui à son tour est subdivisé en deux
Divisions dont l'Audit Financier et comptable d'une part et l'Audit
Opérationnel d'autre part.
En voici l'organigramme structurelle :
A.D.G.
D.GC. & A.I.
D.A.I.
D.C.I.
S.A.E.T.
S.A.M.
S.A.F.
S.A.C.
D.A.F.C.
D.A.O.

Source : Département d'Audit Interne


· A.D.G : Administrateur Délégué général
· D.G.C.A.I : Direction du Contrôle Général Et Audit Interne
· D.A.I : Département d'Audit Interne
· D.C.I : Département de Contrôle Interne
· D.A.F.C : Division d'Audit Financier et Comptable
· D.A.O : Division d'Audit Opérationnel
· S.A.F : Service d'Audit Financier
· S.A.C : Service d'Audit Comptable
· S.A.E.T : Service d'Audit Expertise et Technique
· S.A.M : Service d'Audit Management

PROBLEMATIQUE DE
L'AUDIT INTERNE DANS
LA GESTION DE LA S.N.C.C

Chapitre Troisième
INTRODUCTION
Pour mieux cerner la quintessence de notre travail, nous allons partir de la
couverture du contrôle interne opérée dans les différents services de ladite
firme jusqu'à aboutir à l'application de certaines recommandations
suggérées par le service d'audit interne pendant leur visite dans les
différents services de l'entreprise.

SECTION I. COUVERTURE DE
CONTRÔLE INTERNE DANS LES
DIFFÉRENTS SERVICES DE
L'ENTREPRISE
Vu l'immensité du réseau existant au sein de la Société Nationale des
Chemins de fer du Congo, S.N.C.C en sigle, pour bien mener ses actions, le
service d'Audit interne se réfère à un programme nommé : «Programme
d'action d'audit interne » qui lui permet de couvrir toutes les fonctions
existantes en son sein au moyen de mécanismes des préventions de risque
de fraudes et erreurs.
En pratique, ce programme susmentionné est présenté sous forme d'un
tableau ayant sept colonnes dont voici la présentation :

N° ACTIO OBJECTI DUREE COU NOMBR OBSERVATI


D'ORD NS A FS A D'ACTIO T E ONS
RE MENER ATTEIND NS D'ACTIO
RE NS

De ce fait, pour mieux appréhender la couverture des actions menées par le


service d'audit interne au sein de la S.N.C.C, nous allons prendre le
référentiel du programme d'actions effectuées en 2007.
Ledit programme se présente comme suit :
TABLEAU N 1
PROGRAMME D'ACTIONS DU SERVICE D'AUDIT INTERNE ( 27(*))

N° DIRECTION A NOMBRE NOMBRE DE COUT


D'ORDRE AUDITER D'ACTIONS ROTATIONS EN
USD

1 DIRECTION 2 4 _
GENERALE

2 DIRECTION 11 21 _
ADMINISTRATIVE

3 DIRECTION 8 24 2 220,
FINANCIERE 00

4 DIRECTION 6 8 _
TECHNIQUE

5 DIRECTION 31 59 50 002,
EXPLOITATION 00

6 SECRETARIAT 7 12 _
GENERAL

7 DEPARTEMENT 2 2 _
POLICE ET
CONTENTIEUX

8 DEPARTEMENT DE 2 2 2 562,
KINSHASA 00

TOTAL 69 132 54 784,


00

COMMENTAIRE
En analysant ce tableau, nous relevons ce qui suit :
Ø Le nombre d'actions varie d'une direction à une autre, mais toujours est-il
que l'accent a été mis plus sur la Direction Exploitation que sur d'autres
directions. C'est pourquoi il importe de signaler que la direction
Exploitation avait pratiquement trente et une actions sur les soixante-neuf
menées pendant l'année 2007.
Ø Le nombre de rotations intervenues tout au long de cette même année
2007 varie de deux à cinquante et neuf rotations par direction, mais c'est
toujours la Direction Exploitation qui était plus visée, suivie des celles
financière et Administrative.
Cette situation s'explique par le fait que l'exploitation, c'est-à-dire transport
et commercial constituent l'objet social même de cette entreprise. Voilà la
raison pour laquelle nous sommes amené à dire que l'accent est plus mis sur
cette Direction Exploitation par rapport aux autres.
Ø Tenant compte de la colonne de coût, la Direction Exploitation prend
50 000,00 dollars sur les 54 784,00 car la S.N.C.C a des services qui sont
éparpillés sur presque toute l'étendue du pays et les auditeurs sont appelés à
effectuer des descentes sur terrain. Par contre pour les autres services,
puisque les installations sont sur place, n'occasionnent presque pas le coût.

SECTION II. NOMBRE DE VISITES


D'AUDIT
Il est toujours impérieux de signaler que le nombre de visites du service
d'audit dans un département ou service quelconque explique la valeur ou la
considération apportée à ce dernier. Vu l'étendue de la couverture du
service d'Audit interne au sein de la S.N.C.C, nous pensons qu'il s'avère
indispensable d'analyser uniquement les actions menées au niveau de la
Direction financière durant les cinq dernières années.
Il sied de signaler que les activités de l'audit interne à la S.N.C.C sont
regroupées en deux branches ; d'une part celles dites permanentes et d'autre
part celles ponctuelles.
ACTIVITES PERMENANTES :
· Assurer la vérification de l'application de l'ensemble du dispositif de
contrôle mis en place par la Direction Générale.
· Analyser et apprécier pour le compte de la Direction Générale en vue
d'actions correctives éventuelles, les dispositions de contrôle en vigueur
dans divers secteurs d'activités de la S.N.C.C pour assurer l'intégrité du
patrimoine, la sincérité de l'information et l'entretien de l'efficacité des
systèmes.
· Assister l'Auditeur Externe dans les travaux de validation des états
financiers de la S.N.C.C (28(*))
ACTIVITES PONCTUELLES :
Sont réalisées de façon improvisée en vue de pouvoir améliorer les
performances de l'entreprise.
TABLEAU N 2
PROGRAMME D'ACTIONS DU SERVICE D'AUDIT INTERNE MENE A
LA DIRECTION FINANCIÈRE (Soit de 2003 A 2007)

DUREE EN JOURS ROTATION POUR


POUR CHAQUE CHAQUE ANNEE

ACTIONS A ANNEE
D'ORD
MENER
RE
200 200 200 200 200 200 200 200 200 200
3 4 5 6 7 3 4 5 6 7

INVENTAIR
E EXTRA-
1 40 40 45 42 47 3 3 4 4 4
COMPTABL
E

2 ANALYSE 30 40 30 30 30 4 4 4 4 4
DE
COMPTES

CONTROLE
DE LA
3 30 40 30 30 30 5 5 4 4 4
CAISSE
PRINCIPALE

CONTROLE
DE LA
4 25 40 30 30 30 4 4 5 4 4
TRESORERI
E

CONTROLE
DE LA
FACTURATI
5 20 40 30 35 30 4 6 4 4 4
ON DES
PRESTATIO
NS

CONTROLE
DE
6 RECOUVRE 30 40 25 30 30 2 3 5 4 2
MENT DE
CREANCE
CONTROLE
DES
AVANTAGE
7 30 40 35 35 30 1 1 2 3 1
S DE
MANDATEU
R

8 AUDIT DES 55 50 60 60 60 1 1 1 1 1
ETATS
FINANCIERS

260 330 285 292 287 24 27 29 28 24

Source : Département D'audit Interne / Service D'audit Managérial


COMMENTAIRE
En analysant le tableau ci-haut, le nombre de rotations ou visites au niveau
de la direction financière a atteint une moyenne de :
· 3 rotations pour 32 jours pour la première année,
· 3 rotations pour 40 jours pour la deuxième année,
· 4 rotations pour 35 jours pour la troisième année,
· 4 rotations pour 35 jours pour la quatrième année et
· 3 rotations pour 35 jours pour la dernière année (année 2007).
Mais en prenant uniquement les actions menées par le service d'audit
interne pendant la dernière période d'investigation, nous remarquons ce qui
suit :
Le nombre de rotations ou visites au niveau de la direction financière est
presque le même, soit 4 rotations pour 30 jours pour les actons suivantes :
- ANALYSE DE COMPTES
- CONTROLE DE LA CAISSE PRINCIPALE
- CONTROLE DE LA FACTURATION DES PRESTATIONS
- CONTROLE DE RECOUVREMENT DE CREANCE
- CONTROLE DES AVANTAGES DE MANDATEUR
L'action de l'Audit interne ayant comme finalité la maximisation des fonds
et leurs protections, l'accent de cette couverture est porté sur le mouvement
de fonds ; à savoir : l'encaissement (facturation et recouvrement), l'Audit
des états financiers (décaissement, la comptabilisation ...) et l'inventaire
extra-comptable. Disons que les trois ont pris plus de jours à cause de
certaines descentes sur les réseaux. Les états financiers ont une seule
rotation car ils constituent les résultats qui se font une seule fois l'an.
Dans la pratique, l'audit des états financiers intervient au mois de février de
l'année n + 1 en attendant sa transmission par la direction opérationnelle.
Représentation graphique des visites de service d'audit de 2003 à 2007.
1er Graphique
« durée/jour effectué
de 2003 A 2007

2e Graphique
« Rotation effectué de
2003 A 2007 »
OBSERVATION
Nous remarquons que le nombre de visites est presque identique pour la
période allant de 2003 à 2007, cela explique l'intérêt qu'accorde la direction
d'audit interne à la direction financière afin de maîtriser les circuits existant
en son sein.
SECTION III. NOMBRE DE RECOMMANDATIONS
Comme nous l'avons dit précédemment, le service d'audit interne au sein de
la S.N.C.C se réfère à un programme d'actions pour bien mener sa mission.
Vu l'étendue de la couverture à laquelle le service d'audit interne de la
S.N.C.C fait face, il convient de circonscrire notre étude sur base des
données recueillies pendant la mission qu'a effectué ce service au niveau de
la Direction Financière, soit de 2006 à 2007.

NBRE DE
NBRE
DIRECTIO ROTATIO NBRE DE
ANNEE D'ACTION
NA NS RECOMMANDATI
S SA
AUDITER REALISEE ONS
AMENER
S

DIRECTIO
N
2006 8 22 39
FINANCIE
RE

2007 DIRECTIO 8 24 40
N
FINANCIE
RE

16 46 79

COMMENTAIRE
En observant ce tableau, nous remarquons que le nombre de
recommandations a augmenté de 2,5 pourcent dans un intervalle d'une
année. Cet indicateur nous pousse à déduire ce qui suit :
- Soit les recommandations émissent en 2006 par les services d'audit interne
de la S.N.C.C n'étaient pas mises en application par la Direction Financière.
La non application des recommandations peut avoir comme soubassement
le manque d'implication de la Direction Générale dans l'exécution des
recommandations émises par le service d'audit interne en vue de
l'amélioration de la performance de cette dernière.
- Cela peut encore avoir comme source, le manque d'un bon
fonctionnement de dispositif du contrôle interne mis par le service d'audit
afin de pouvoir assurer, d'un côte, la protection, la sauvegarde du
patrimoine et la qualité de l'information, de l'autre, l'application des
instructions de la direction et favoriser l'amélioration des performances de
celle-ci.

SECTION IV. PERTINENCE DES


RECOMMANDATIONS
Les recommandations formulées par le service d'audit interne pendant leur
descente dans de différents réseaux de la place sont toujours jointes d'une
feuille de risques qui comporte :
· les constats relevés et le niveau des conséquences de risques
· les causes des anomalies constatées ainsi que des recommandation y
afférentes.
Il est à noter que les recommandations formulées par le service d'audit sont
discutées au préalable par les responsables des domaines audités puis
validées conjointement afin d'éviter le blocage dans leurs exécutions.

SECTION V. ACCEPTATION DES


RAPPORTS D'AUDIT
Au clair, le rapport d'audit interne au sein de la S.N.C.C avant d'être publié
respecte un certain nombre de principes entre autres :
- Ledit rapport doit être présenté aux responsables audités à l'état de projet,
puis discuter avec eux si possible avant de le diffuser définitivement,
- il doit être structuré et formulé pour ses lecteurs, et donc comporter une
partie détaillée et une synthèse,
- il doit être objectif, clair, concis, utile, et le plus convaincant possible,
- il doit également être revu par un comité de lecture interne au service
audité,
- enfin, la diffusion du rapport doit être effectuée la plus rapidement
possible.
Dans la pratique, tout rapport d'audit est accompagné par une lettre qui
ressort les grandes anomalies ainsi que les recommandations. Cette lettre
d'accompagnement se termine souvent par un délai accordé aux secteurs
audités pour qu'ils s'informent et réagissent. Lorsqu' aucune réponse ne
parvient dans le temps imparti, les conditions et recommandations sont
considérées comme acceptées par les audités.
Vu le respect des règles auquel le service d'audit interne se réfère, les
rapports qu'il publie sont acceptés facilement par le service concerné.

SECTION VI. APPLICATION DES


RECOMMANDATIONS
Sur base de constat que relève le service d'audit interne tout au long sa
mission, il leur permet d'émettre un rapport définitif comprenant l'ensemble
des recommandations qu'il adresse aux services audités.
Au sein de la S.N.C.C en principe, lors que le service d'audit émet son
rapport définitif, les services audités disposent d'une durée d'un mois au
moins à compter de la date de la diffusion du rapport pour adresser à la
direction d'audit un plan d'action détaillé sur la mise en application des
recommandations.
Mais en pratique, nous avons constaté que certaines recommandations
persistent d'une année à l'autre. C'est ce qui pourrait être considéré comme
une faiblesse du système de contrôle interne existant ; mais par contre cela
est dû au manque d'appui de la haute direction de ladite firme.

SECTION VII. CRITIQUES ET


SUGGESTIONS
7.1. CRITIQUES
Après un long développement et une longue analyse de différents points
ciblés dans la pratique de l'audit interne au sein de la S.N.C.C, relevons ce
qui suit :
Une carence de moyens d'actions de la part des auditeurs ; vu l'étendue de
la couverture d'actions menées par les auditeurs internes, il s'avère un
manque de moyen de locomotion à leur disposition, cela s'en suit
d'irrégularité de motivation même dans la rétribution de leur dû après
exécution d'une mission; tout cela ont comme conséquence l'enfreint aux
réalisations des objectifs du service d'audit.
Un manque d'exploitation minutieuse des rapports d'audit de la part de la
Direction Générale et du service audité, c'est ce qui s'explique par une
éternisassion de recommandations formulées par le service d'audit.
Un manque d'appui de la part de la haute Direction. Rappelons que la force
d'un service d'audit interne au sein d'une entité dépend de l'intégration ou de
l'implication de ses dirigeants. Cependant, les rendements que peut apporter
ce service contribueront à l'amélioration et à l'épanouissement de toute une
entité dont l'intérêt demande à être accordé.
7.2. SUGGESTIONS
Comme nous l'avons souligné dans l'introduction, le monde des
organisations actuelles est caractérisé par une monté croissante des
entreprises qui deviennent de plus en plus compétitives sur le marché, d'où
la nécessité première pour toutes ces entreprises est d'assurer leurs
maintiens et épanouissements. Elles devront intégrer en leurs siens des
dispositifs internes de sécurité ou encore faire appel aux notions de bonne
gouvernance.
Après étude et analyse de la situation à laquelle la S.N.C.C est confrontée,
les insuffisances que relève le service d'audit interne dans la poursuite de
l'obtention des objectifs qui lui sont conférés, peuvent être décantées si et
seulement si, le dirigeant de ladite entreprise pourrait doter à cette Direction
des moyens nécessaires leur permettant de bien remplir leur rôle. Lesquels
moyens peuvent être cités : les moyens de locomotion permanente, de leur
doter des outils informatiques adéquates et leur octroie des primes après
exécution d'une mission.
Il s'avère aussi important pour l'obtention des résultats attendus par
l'ensemble de l'entreprise de la part du service d'audit Interne, que ce
dernier puisse bénéficier d'un appui particulier de la part de la haute
direction afin qu'il soit en même d'opérer convenablement pour l'intérêt de
tous.
Et enfin, il est aussi impérieux que le responsable de l'audit interne instaure
des processus de suivis leur permettant de surveiller et de garantir que des
mesures ont été effectivement mises en oeuvre par le management ou que la
Direction Générale a accepté de prendre le risque de ne rien faire.
Au-delà de ce qui précède, malgré certaines imperfections et insuffisances
évoquées ci-haut, nous reconnaissons quand même la valeur du Service
d'audit interne au sein de la S.N.C.C car, tant soi peu elle a pu jouer sont
rôle de sauvegarde de patrimoine de celle-ci.

CONCLUSION GÉNÉRALE
Nous voici arrivé au terme de nos études en Sciences Commerciales et
financières, et ce, en vue de mieux sanctionner notre formation de
gestionnaire comptable. Comme l'exige la formation supérieure et
universitaire, notre sujet du mémoire est axé sur : « La problématique de
l'audit interne dans la gestion des entreprises publiques (Cas de la Société
Nationale de chemins de fer du Congo, SNCC en sigle) ».
A titre de rappel, hormis l'introduction générale, le présent travail a compris
trois chapitres dont voici l'itinéraire :
Le premier chapitre a porté sur les considérations générales où nous avons
parlé des définitions conceptuelles, de l'approche théorique sur l'audit
interne et de la gestion des entreprises.
Le deuxième a été consacré à la présentation de la Société Nationale de
chemins de fer du Congo. Ici, nous avons essayé de décrire en long et en
large ladite Société en partant de son historique jusqu'à son organisation
fonctionnelle.
Et pour tout dire, le dernier chapitre s'est contenté d'étudier la
problématique de l'audit interne dans la gestion de la Société Nationale de
Chemins de fer du Congo. Compte tenu des questions que nous nous
sommes posées au début de ce travail, celles de pouvoir appréhender
l'existence du service d'audit interne au sein de la Société Nationale de
Chemins de fer du Congo, l'étendue de sa couverture, afin de déterminer sa
contribution dans l'amélioration de sa gestion.
Pour ce faire, il sied de signaler que la fonction d'audit interne contribue en
ce jour considérablement à l'évaluation des différents processus de
l'organisation - en particulier le management des risques, le contrôle interne
et le gouvernement d'entreprise - et présente, le cas échéant, les possibilités
de les améliorer. Il analyse également le potentiel d'une meilleure
utilisation des ressources économiques, sociales et écologiques. Par ce
biais, l'audit interne est une source d'informations pertinentes
indépendantes, objectives et fiables pour la prise des décisions par les
différents responsables des organisations.
Les résultats obtenus après analyses montrent que, étant l'outil de gestion
par excellence, la fonction d'audit interne existe déjà au sein de la S.N.C.C
et il y a de cela trente- trois ans passé, précisément en 1975 instaurée par le
pouvoir public dans le but de fournir à la Direction Générale un nouvel
outil de gestion moderne répondant aux normes de sécurité de gestion
d'entreprise.
La fonction d'audit interne est structurée de telle sorte qu'elle puisse couvrir
l'ensemble d'activités de ladite société, qui est éparpillée presque par tout
dans la République Démocratique du Congo. Mais néanmoins, ladite
structure se fragilise peu à peu suite à l'évolution de la technologie que
connaissait le monde des organisations actuelles et cela s'est manifeste
également au sein de la S.N.C.C par la lentaire des exécutions de actions
menées dans les différents réseaux de l'entreprise. Et par conséquent, la
contribution de la fonction d'audit interne dans l'amélioration de la gestion
de ladite entité demeures malgré les efforts consentis moins opérantes.
Eu égard à ce qui précède, nous réitérons aux autorités de la S.N.C.C de
prendre en compte les différentes suggestions formulées ci-haut, dont
notamment:
Ø La dotation des moyens matériels et financiers au service d'audit interne
pour leur permettre de bien exécuter leur rôle primordial,
Ø La Direction Générale doit accorder plus d'attention et d'appui au service
d'audit interne afin de pouvoir amélioration le niveau sécurités de
l'entreprise,
Ø La Direction Générale doit prendre les temps nécessaires pour exploité
méticuleusement les rapports qu'ils leurs sont présentés en vue de prévenir
aux aléas de la gestion futur pouvant surgir.
En définitive, nous nous limitons sur ces quelques aspects traités dans ce
sujet non limitatif et laissons l'ouverture aux autres chercheurs de continuer
l'exploitation.

* (1) MULUMBATI NGASHA. : MANUEL DE SOCIOLOGIE GENERALE, COLLECTION ET


CONNAITRE Ed ; Africa ... LUBUMBASHI 1980 P. 19
* 2 JAVEAU CLAUDE, CITE PAR KABENGELE DIBWE, COURS DES METHODES DE
RECHERCHE EN SCIENCES ECONOMIQUES G 1 UNILU 1991 - 1992
* (3) PINTO, R. ET GRAWITZ, M., METHODES DES SCIENCES SOCIALES, , PARIS, ED.
DALLOZ1971, P.337-339
* (4) MERTON, R.K., CITE PAR KAPEND ; COURS DE GESTION DU PERSONNEL, 2003-
2004, P.4
* (5) KUDIANGELA, NOTES DE COURS D'ORGANISATION COMPTABLE 2ème GRADUAT
I.S.C/ KINSHASA 2002 - 2003
* (6) KINZONZI M. PEROCHON, COMPTABILITE GENERALE ELEMENTAIRE, Ed.
FOUCHER PARIS 1989 P. 3
* (7) DICTIONNAIRE UNIVERSEL, EDITIONS HACHETTE, PARIS 1996 - 1997 P. 526
* (8) DEFINITION DE L'INSTITUT FRANÇAIS DES AUDITEURS ET CONTROLEURS
INTERNES (IFACI)
* (9) LIONNEL COLLIN ET GERARD VELIN : AUDIT ET CONTROLE INTERNE, 4èmé
EDITION, DALLOZ, PARIS 1992 P35
* (10) H. VLAMINICK, HISTOIRE DE LA COMPTABILITE, EDICTION PRAGMOS 1979 P.
17
* (11) J. RAFFEGEAU, F. DUBOIS ET MENOVILLE, L'AUDIT OPERATIONNEL, COOL.
QUE SAIS-JE ? PUF 1984 P. 7
* (12) MARTIAL CHADEFAUX, AUDIT FISCAL LITEC 1987, P. 10
* (13) J.P. RAVALEC, AUDIT SOCIAL ET JURIDIQUE, EDITION LES GUIDES
MONTCHERTIEN 1986 P. 3
* (14) DEFINITION DE L'INSTITUT FRANÇAIS DES AUDITEURS ET CONTROLEURS
(IFACI)
* (15) LIONEL COLLINS & GERARD VALIN, OP. CIT. P. 17
* (16) J. RAFFEGEAU, AVANT PROPOS DE L'OUVRAGE AUDIT ET CONTROLE DES
COMPTE, PUBLI-UNION 1979 P. 1
* (17) RAYMOND VATIER, AUDIT DE LA GESTION SOCIALE EDITION D'ORGANISATION
1989 P.166
* (18) Idem
* (19) RENARD, JACQUES, THEORIE ET PRATIQUE DE L'AUDIT INTERNE, Ed.
D'ORGANISATION Paris 2003-2004 P. 199
* (20) RENARD, JACQUES, Op. cit.
* 21 RAYMOND VATIER, AUDIT DE LA GESTION SOCIALE Op. cit
* (22) Marc JOANNY, « Audit interne et Contrôle de gestion », Les Échos, 06-10-92.
* (23) RENARD, JACQUES, Op. cit. P. 84
* (24) RENARD J., Op. cit.
* (25) IDEM
* (26) http://www.ic-lubum.cd/sncc/texte/sncchome.htm
* (27) DEPARTEMENT D'AUDIT INTERNE / SERVICE D'AUDIT MANAGERIAL
* 2829 Manuel des procédures d'audit interne de la S.N .C.C P. 2 /7
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