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La Lettre

n° 265 • Novembre 2012
n° 265 • Novembre 2012

du Conseil supérieur de l’audiovisuel

• Novembre 2012 du Conseil supérieur de l’audiovisuel ÉDITO D8 et D17 : le souci du

ÉDITO

D8 et D17 : le souci du téléspectateur et des règles de la concurrence

© CSA
© CSA

Le 18 septembre 2012, l’assemblée plénièreduConseiladécidéd’autoriser, sous conditions, l’achat des chaînes Direct 8 et Direct Star par le groupe Canal+. Pour prendre sa décision, le Conseil s’est fondé sur l’intérêt du téléspectateur et sur le respect des règlesdelaconcurrence.

Pour garantir la diversité des programmes, le Conseil a limité la diffusion sur D8 de séries produitesparlesgrandsstudiosaméricains.Duranttroisans,la chaînenepourraconsacrerqu’unesoiréeparsemaineàcetype

deprogrammes,soit52paran.Cemaximumseraportéà80par

an, au cours des deux années suivantes. Le Conseil aura la possibilité de reconduire cette limitation pour cinq nouvelles années. De surcroît, D8 devra diffuser un minimum de 730 heures de programmes totalement inédits sur la télévision française, en gratuit comme en payant, renforçant l’obligation qu’avait déjà Direct 8 de proposer au moins 7 heures de programmes n’ayant jamais été diffusés sur une chaîne hertzienne en clair. Il s’agit d’une mesure forte en faveur de la création originale. Le Conseil a également prévu des obligations renforcées dans les domaines de la production cinémato-

graphiqueetdusport.IlamaintenuleformatmusicaldeD17tout

en introduisant, dans sa convention, une clause destinée à garantirladiversitédestitresmusicaux.Fortedesesliensavecle secteur musical, Canal+ devrait renforcer l’attractivité de cette chaîneetaméliorerl’expositiondesartistes.

Conformémentàsonavisrendule22mai2012àl’Autoritédela

concurrence, le Conseil a pris les mesures nécessaires pour

éviterqueD8neprofitedelapositiondominantedeCanal+surle

marché de la télévision payante. La chaîne devra respecter un

délaiminimumde18moisentreladiffusiondesériesfrançaises

inédites sur Canal+ et la diffusion sur son antenne. Enfin, pour favoriser la circulation des œuvres, D8 et D17 accepteront la libération anticipée des droits de diffusion télévisuelle pour les œuvres audiovisuelles européennes et d’expression originale française,àl’issuedeleurdernièrediffusion.

LeConseilaveilléàconcilierlerespectd’impératifséconomiques avec celui d’exigences culturelles afin que ce rapprochement se réalise au bénéfice du téléspectateur alors qu’est prévu, en décembre prochain, le lancement de six nouvelles chaînes en hautedéfinition.

EmmanuelGabla

de six nouvelles chaînes en hautedéfinition. EmmanuelGabla radio télévision internet mobile Intensité sonore à la

radio

nouvelles chaînes en hautedéfinition. EmmanuelGabla radio télévision internet mobile Intensité sonore à la France

télévision

internet mobile
internet
mobile

Intensité sonore à

la France

la télévision

pionnière

:

Intensité sonore à la France la télévision pionnière : > Page 2 > Le Conseil a

> Page 2

> Le Conseil a remis au Parlement un rapport qui recense les mesures prises par
> Le Conseil a remis
au Parlement
un rapport qui
recense les mesures
prises par les chaînes
de télévision en 2011
pour homogénéiser
l’intensité sonore
des programmes.
La France, pionnière en ce domaine, est maintenant
suivie par plusieurs pays.
Protection du jeune public : la campagne annuelle commence le 20 novembre > Page 4
Protection du jeune public :
la campagne annuelle commence
le 20 novembre
> Page 4
> Les films produits par le Conseil
pour sensibiliser les téléspectateurs
à
la protection du jeune public seront
à
nouveau à l’antenne à partir
du 20 novembre.
Un forum va être ouvert sur le site
du CSA.
© CSA.

LE DÉPLOIEMENT

3 QUESTIONS À

LANGUE

DES NOUVELLES

PASCAL ROGARD

FRANÇAISE

CHAÎNES HD

 

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> Page 7

> Page 14

UNE CHARTE SUR L’ANNONCE DES PROGRAMMES

VU DU MONDE

LE CSA ET LES TÉLÉSPECTATEURS

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PROGRAMMES VU DU MONDE LE CSA ET LES TÉLÉSPECTATEURS > Page 6 > Page 12 >

www.csa.fr

LE POINT SUR… Intensité sonore à la télévision : la France pionnière Le Conseil a
LE POINT SUR… Intensité sonore à la télévision : la France pionnière Le Conseil a

LE POINT SUR…

Intensité sonore à la télévision :

la France pionnière

Le Conseil a remis au Parlement, au printemps, un rapport qui recense les mesures prises par les chaînes, en 2011, pour homogénéiser l’intensité sonore des programmes de télévision. La France, pionnière dans ce domaine, est maintenant suivie par plusieurs pays.

Conformément à l'article 177 de la loi du 12 juillet 2010, le Conseil a remis au Parlement, au printemps, son rapport 2011 sur l'obligation des chaînes de télévision de respecter un volume sonore égal, qu'il s'agisse des programmes télévisés ou des écrans publicitaires. Depuis l'année 2010, en complément de l'achèvement du passage à la diffusion tout numérique de la télévision, le Conseil a pris plusieurs initiatives pour améliorer la qualité de l'offre de services sur la plateforme hertzienne terrestre. Il a ainsi adopté, le 19 juillet 2011, une délibération fixant des modalités techniques et un calendrier que les chaînes et les producteurs doivent respecter, afin d’améliorer la cohérence sonore entre les services et entre les programmes (notamment les publicités). Cette action pionnière de la France, désormais suivie par d'autres pays tels que les États-Unis, la Suisse, le Canada ou le Royaume- Uni, est le fruit d'un travail de concertation qui a été mené sous l’impulsion de Christine Kelly et d’Emmanuel Gabla - respectivement présidente et vice-président du groupe de travail « Publicité et protection des consommateurs », avec l'ensemble des professionnels et des spécialistes du son. Leur réflexion a été nourrie par les expertises techniques de plusieurs organismes français et internationaux tels que la Commission supérieure technique de l'image et du son, la Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia, le HD Forum, l'Union européenne de radiotélévision et l’Union internationale des télécommunications.

> Depuis début 2012, avec l’entrée en vigueur de la délibération du Conseil, l’intensité sonore
> Depuis début 2012, avec l’entrée en vigueur de la délibération du Conseil, l’intensité
sonore des programmes télévisés paraît plus homogène. Les plaintes adressées
au Conseil à ce sujet sont en nette décroissance.
© Direct 8.

Variations entre les programmes et entre les chaînes

Ce premier rapport expose l’historique des échanges réalisés au cours des années 2010-2011, qui ont permis d’appréhender au mieux la problématique et les premiers axes de travail ou d’amélioration identifiés par le Conseil. Christine Kelly s’est ainsi entretenue avec de nombreux acteurs et notamment avec les représentants du Gouvernement afin de présenter les actions que menait le Conseil depuis la promulgation de la loi du 12 juillet 2010, puis d’explorer avec eux les différentes voies juridiques qui permettraient une meilleure mise en œuvre de ces initiatives, ainsi qu’une extension à d’autres contenus, tels que les services de médias audiovisuels à la demande, et aux distributeurs. Des rencontres avec l’organisme

de régulation italien (AGCOM) et le Conseil supérieur de l’audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont permis de mieux comprendre les actions entreprises de part et d’autre. Ces différents entretiens, y compris avec les représentants du secteur français, ont aidé à identifier deux variations d’intensité sonore : d’une part, entre les messages publicitaires et les programmes et, d’autre part, entre les chaînes.

1 er janvier 2013 :

un niveau de confort cible

En conséquence, la délibération du Conseil fixe des orientations sur ces deux points, cohérentes avec les recommandations des organismes internationaux et tenant compte de la mise sur le marché des appareils de mesure de l’intensité

sonore. Elle a permis d’améliorer les pratiques dès le début de l’année 2012 et de viser, pour le 1 er janvier 2013, un niveau de confort cible représentant un progrès majeur après vingt ans de désagréments pour le téléspectateur. Tous les services de télévision relevant de la compétence du Conseil sont concernés, qu’ils soient diffusés sur la TNT ou distribués sur des réseaux ADSL, satellite ou câble. Le nombre de plaintes de téléspectateurs adressées au Conseil sur ce sujet commence à être en nette décroissance.

Pour une intervention corrective des distributeurs

Les travaux de l’année 2012, qui seront présentés dans le prochain rapport du Conseil, permettront de vérifier l'application de la décision, en procédant à des mesures de l'intensité sonore. Si la vérification de la « normalisation » de l’intensité sonore moyenne mesurée sur vingt- quatre heures est une opération relativement simple, celle qui porte sur chaque message publicitaire ou programme est beaucoup plus complexe. En effet, elle nécessite l’enregis- trement des séquences audiovisuelles, puis leur découpage afin de déterminer l’intensité sonore de chaque élément, message publicitaire, fiction, documentaire, etc.

La délibération ne s’applique toutefois qu’aux services de télévision. Si les distributeurs (ADSL, satellite, câble par exemple) acheminent sur leurs réseaux des services de télévision dont l’intensité sonore est conforme, ils n’auront, a priori, aucune opération technique à réaliser sur les composantes audio de ces services. Toutefois, de nombreux opérateurs français distribuent des chaînes en provenance de pays étrangers qui ne suivent pas les pratiques européennes, bien que celles-ci soient de plus en plus souvent mises en œuvre, selon les méthodes de régulation ou d’autorégulation propres à chaque pays, au moins chez nos voisins européens. De ce fait, le son des chaînes françaises pourrait paraître plus faible que celui des chaînes étrangères, notamment dans le cas de thématiques musicales à faible dynamique sonore (par exemple : musique ou remix modernes), qui peuvent sembler plus fades si elles sont écoutées à bas volume. Par ailleurs,

le respect d’une homogénéité entre les messages publicitaires et les programmes ne serait pas plus garanti. Une intervention corrective des distri- buteurs, bien que non prévue aujourd’hui par le législateur, serait alors la bienvenue. Quant aux terminaux de réception ou de restitution, il apparaît clairement qu’ils peuvent grandement influencer la qualité de restitution sonore et parfois le niveau de restitution entre deux chaînes.

Adapter le régime juridique

En complément aux services de télévision, seuls traités dans le cadre juridique actuel, la gestion de l’intensité sonore des messages publicitaires précédant les offres de vidéos à la demande ou insérés dans ces offres pourrait aussi se trouver améliorée par un encadrement technique et juridique similaire. Des différences parfois très importantes sont en effet déjà constatées sur certaines offres. Restera éventuellement la question des services de radio, notamment dans la perspective de leur numérisation.

Des travaux et une adaptation du régime juridique semblent donc encore nécessaires afin d’étendre l’amélioration aux services de médias audiovisuels à la demande ainsi que sur les réseaux des distributeurs, qu’il conviendrait probablement de mieux responsabiliser en leur donnant les moyens et l’obligation d’intervenir sur les chaînes qu’ils transportent, dès lors que celles-ci ne relèvent pas de la régulation audiovisuelle exercée par le Conseil.

Le téléspectateur ne doit pas se tromper sur la portée des améliorations qui peuvent déjà être constatées : une coupure publicitaire restera une rupture dans le programme qui, selon le contexte de ce dernier, pourra être perçue comme plus forte. Des travaux additionnels seront entrepris si des pratiques excessives étaient encore constatées, afin de permettre l’identification de mesures complémentaires qui seront alors soumises au Parlement lors des prochains rapports. n

Le rapport du Conseil au Parlement sur l’intensité sonore à la télévision est disponible sur
Le rapport du Conseil au Parlement sur
l’intensité sonore à la télévision est disponible
sur le site internet du Conseil, www.csa.fr,
Études et publications, Les autres rapports.
Christine Kelly à Mexico pour la Semaine du son > Christine Kelly intervenant à la
Christine Kelly à Mexico
pour la Semaine du son
> Christine Kelly intervenant à la
Semaine du son : « Aprèsvingt ans
de plaintes, nous parvenons à un
résultat sur le volume sonore des
programmestélévisés».
Christine Kelly, présidente du groupe de travail
« Publicité et protection des consommateurs »,
a participé au début du mois de septembre à la
3 e Semaine du son organisée à Mexico, sous
l’égide de la Fonoteca nacional, institution
publique chargée de la conservation des
programmes audio, et de l’ambassade de
France. Les Semaines du son, organisées
depuis 2004 en France par M. Claude Hugonnet,
se déclinent maintenant à l’étranger.
Accueillie par M. Alvaro Hegewisch, président
de la Fonoteca, Christine Kelly a exposé devant
un public de producteurs audiovisuels, de
représentants des chaînes et de journalistes, le
travail du Conseil pour parvenir à une meilleure
harmonie sonore à la télévision : « Nous
sommes le premier pays à avoir obtenu non
seulement une meilleure gestion de l’intensité
sonore entre les chaînes, mais aussi entre les
programmes d’une même chaîne ».
Christine Kelly, qui préside également le groupe
de travail « Pluralisme et campagnes
électorales », a ensuite été interrogée par les
médias mexicains sur la façon dont la France
régule l’accès des personnalités politiques à la
télévision et à la radio. Elle a enfin visité le
siège de Televisa, la chaîne de télévision
mexicaine la plus importante, qui recueille
70 % de part d’audience.
© Fonoteca nacional.
ACTUALITÉS Protection du jeune public : la campagne annuelle commence le 20 novembre La campagne
ACTUALITÉS Protection du jeune public : la campagne annuelle commence le 20 novembre La campagne

ACTUALITÉS

Protection du jeune public : la campagne annuelle commence le 20 novembre

La campagne annuelle de sensibilisation à la protection du jeune public va être diffusée, sur l’ensemble des chaînes et des services de médias audiovisuels à la demande, pendant au moins trois semaines à partir du 20 novembre. Cette année, un forum sera mis en ligne sur le site internet du Conseil, pour permettre aux téléspectateurs d’échanger leurs points de vue et de poser directement leurs questions aux personnes chargées, au CSA, de la protection de l’enfance.

La campagne de sensibilisation des téléspectateurs à la protection du jeune public va commencer le mardi 20 novembre, pour se poursuivre cette année jusqu’au lundi 10 décembre, soit une semaine de plus qu’en 2011. Si elles le veulent, les chaînes peuvent continuer sa diffusion jusqu’à la fin de l’année. En raison de leur bonne perception par les téléspectateurs, les deux films de l’année dernière – l’un pour les jeunes enfants, l’autre à l’intention du public familial – sont reprogrammés. Une modification a simplement été apportée à l’écran final, pour inviter parents et enfants à se connecter sur le site internet du Conseil qui va ouvrir un nouvel espace de dialogue sur le sujet.

Les deux messages sont diffusés en dehors des écrans publicitaires. Le Conseil a recommandé une programmation entre 19 heures et 23 heures pour le

film « familles », et entre 7 heures et 9 heures, puis entre 19 heures et 21 heures, pour le film « enfants ». Ces plages sont avancées d’une heure sur les chaînes locales d’outre-mer, afin de s’adapter aux habitudes de leur public. Les chaînes jeunesse, pour leur part, ne diffusent que le film destiné aux enfants.

Les services de télévision de rattrapage et de vidéo à la demande sont également inclus dans cette campagne. Le Conseil a recommandé l’insertion du film au début des flux vidéo demandés.

Comme chaque année, un bilan sera dressé à l’issue de la diffusion de la campagne. n

Pour en savoir plus : www.csa.fr, rubrique Télévision.
Pour en savoir plus :
www.csa.fr, rubrique Télévision.
> Les deux films produits par le CSA l’année dernière seront à nouveau sur les
> Les deux films produits par le
CSA l’année dernière seront à
nouveau sur les écrans à partir
du 20 novembre, pour
sensibiliser les téléspectateurs
à la protection du jeune public.
© CSA.

Le CSA met en place un baromètre de la qualité des programmes

Un baromètre a été créé par le CSA pour mesurer la qualité des programmes de télévision et de radio. Ses premiers résultats seront connus à la fin de l’année.

Dès la fin de l’année 2012, le Conseil disposera d’une première évaluation de la perception de la qualité des programmes de télévision et de radio par le public. Il a en effet décidé, le 12 avril, de mettre en place un baromètre qui lui permettra de mesurer la satisfaction et les attentes du public vis-à-vis de l’offre de programmes audiovisuels par catégories de chaînes.

Après appel d’offres, l’institut BVA a été retenu pour la

Il servira également à évaluer la connaissance et la compréhension, par nos concitoyens, des autorités de régulation et du régime juridique applicable au secteur audiovisuel. Plusieurs autres autorités de régulation audiovisuelle en Europe disposent déjà d’un tel outil.

réalisation des enquêtes annuelles, qui se dérouleront par téléphone sur un échantillon représentatif de deux mille personnes âgées de 15 ans et plus. Les questions porteront notamment sur la qualité des programmes, leur diversité, la connaissance des dispositifs de protection de l’enfance et les attentes du public vis-à-vis du régulateur. n

LE POINT SUR… Nouvelles chaînes en haute définition : un déploiement en treize phases Le

LE POINT SUR…

LE POINT SUR… Nouvelles chaînes en haute définition : un déploiement en treize phases Le Conseil

Nouvelles chaînes en haute définition :

un déploiement en treize phases

Le Conseil a défini le plan de déploiement des multiplex R7 et R8, qui regroupent les nouvelles chaînes en haute définition dont le lancement est prévu le 12 décembre prochain. À compter de cette date, douze phases vont se succéder jusqu’au 2 juin 2015.

Afin d’enrichir l’offre de programmes télévisés en haute définition, le CSA a autorisé, le 3 juillet 2012, la diffusion de six nouvelles chaînes, diffusées par les multiplex R7 et R8 : HD1, L’Équipe HD, 6Ter, Numéro 23 (nouveau nom de Tvous la télédiversité), RMC Découverte et Chérie HD (1) . Il s’agit d’une étape importante dans la généralisation de la diffusion en haute définition sur la TNT qui comptera désormais onze chaînes dans ce format.

La diffusion des nouvelles chaînes commencera le 12 décembre 2012. À cette date, il sera possible, pour un quart de la population métropolitaine, de les recevoir par l’antenne râteau. Elles seront en outre distribuées sur l’ensemble du territoire par les autres moyens de réception (satellite, câble ou ADSL). Leur réception par l’antenne râteau sera progressivement étendue jusqu’au milieu de l’année 2015.

Le calendrier de déploiement, en treize phases, prend en compte le délai nécessaire aux chaînes pour choisir leurs diffuseurs techniques, puis pour faire installer, le cas échéant, de nouveaux émetteurs.

À terme, le taux de couverture de l’ensemble des chaînes en haute définition sera identique à celui des autres chaînes de la TNT. n

Le calendrier du déploiement des multiplex R7 et R8

     

Taux de

Phase

 

Date

Principales villes concernées

couverture cumulé

1

12

décembre 2012

Auxerre, Bayonne, Bordeaux, Lesparre, Marseille, Paris, Sens, Troyes

25

%

2

26 mars 2013

Angers, Brest, Le Mans, Nantes, Parthenay, Rennes, Tours, Vannes

37

%

3

 

11

juin 2013

Alençon, Caen, Chartres, Cherbourg, Laval, Le Havre, Neufchâtel-en-Bray, Rouen

44

%

4

24

septembre 2013

Ajaccio, Avignon, Bastia, Corte, Gap, Hyères, Menton, Nice, Porto Vecchio, Saint-Raphaël, Toulon

50

%

5

22

octobre 2013

Bar-le-Duc, Longwy, Metz, Nancy, Sarrebourg, Strasbourg, Verdun, Wissembourg

54

%

6

17 décembre 2013

Abbeville, Amiens, Boulogne, Dunkerque, Hirson, Lille

63 %

7

21

janvier 2014

Argenton-sur-Creuse, Bourges, Guéret, La Rochelle, Limoges, Niort, Orléans, Poitiers, Ussel

69

%

8

 

8

avril 2104

Clermont-Ferrand, Le Puy, Mende, Saint-Flour, Mézières, Reims

73

%

9

 

10

juin 2104

Autun, Besançon-Lomont, Besançon-Montfaucon, Champagnole, Chaumont, Dijon, Gex, Le Creusot, Morteau

77

%

10

23

septembre 2014

Alès, Carcassonne, Millau, Montpellier, Perpignan, Tarascon

82

%

11

21

octobre 2014

Aurillac, Bergerac, Toulouse, Épinal, Vittel, Mulhouse

89

%

12

 

7

avril 2015

Albertville, Chambéry, Grenoble, Mont-Salève, Montmélian, Saint-Martin-de-Belleville

91

%

13

 

2

juin 2015

Chamonix, Cluses, Lyon-Fourvière, Lyon-Mont-Pilat, Mâcon, Privas,

Saint-Étienne

97

%

(1) Voir La Lettre du CSA n° 263, septembre 2012.

ACTUALITÉS Une charte relative à l’annonce de programmes télévisés Le 4 octobre 2012, une charte
ACTUALITÉS Une charte relative à l’annonce de programmes télévisés Le 4 octobre 2012, une charte

ACTUALITÉS

Une charte relative à l’annonce de programmes télévisés

Le 4 octobre 2012, une charte relative à l’annonce des programmes à la télévision a été signée au CSA par deux sociétés d’auteurs et les dirigeants des principales chaînes de télévision, en présence de Michel Boyon, président du CSA, et des conseillères Francine Mariani-Ducray et Françoise Laborde. Elle a pour objet de protéger les œuvres tout en permettant aux chaînes d’informer le public.

> Signature de la charte relative à l’annonce des programmes, le 4 octobre au CSA,
> Signature de la charte relative à l’annonce des
programmes, le 4 octobre au CSA, par les responsables
de sociétés d’auteurs et des chaînes de télévision.
© CSA.

Une nouvelle charte a vu le jour, le 4 octobre, à l’initiative du Conseil. Elle concerne l’annonce, à la fin d’une émission, des programmes à venir sur la même chaîne. Michel Boyon, lors d’une réunion avec les membres de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) en septembre 2011, avait été interrogé sur la pratique qui consiste à annoncer en fin d’émission, dans un bandeau ou une partie de l’écran, le programme suivant. Depuis plusieurs années, les chaînes ont eu tendance à multiplier ce type d’informations, dans le souci d’inciter le téléspectateur à rester devant son écran. Or, de tels éléments, qualifiés de « dynamiques », peuvent constituer une altération de l’œuvre. Michel Boyon avait alors pris l’engagement d’une réflexion sur ce thème auquel les auteurs sont très sensibles.

des

Soucieux

auteurs et l’intégrité des œuvres, le Conseil a

de

voir

respecté le droit

moral

décidé d’agir en privilégiant un mode de régulation contractuelle. Plutôt que d’adopter une délibération réglementaire,ilaencouragé les professionnels à élaborer une charte définissant plusieurs lignes directrices. Au terme d’un an de concertation, cette charte a été signée le 4 octobre au CSA, par Pascal Rogard,

directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), Hervé Rony, directeur général de la Société civile des auteurs multimédias (SCAM), et les dirigeants des principales chaînes de télévision. Michel Boyon, président du CSA, Francine Mariani- Ducray et Françoise Laborde, membres du Conseil et respectivement présidente et vice- présidente du groupe de travail « Production audiovisuelle », étaient présents.

Insertion ponctuelle

et discrète

Cette charte a pour objectif de pro- téger les œuvres cinématogra- phiques et audiovisuelles patrimo- niales et de ne pas gêner le télé- spectateur, sans pour autant nuire

aux efforts des chaînes pour fidéliser leur public :

ainsi, les éditeurs se sont engagés à ne diffuser ces éléments d’information « dynamiques » qu’en l’absence de contre-indication expresse des ayants droit. Ils devront être insérés de « manière respon-

) en

tenant compte de la nature et du rythme de l’œuvre en cours de diffusion ». Le générique de fin peut, dans ces conditions, accueillir les mentions

annonçant un programme ultérieur. Chaque chaîne va désigner un référent auquel les auteurs pourront s’adresser sur les sujets relevant de la charte. Après dix-huit mois d’application, un bilan en sera dressé par les parties signataires. n

sable, harmonieuse, ponctuelle et discrète, (

> Michel Boyon : « La régulation contractuelle est sûrement la plus efficace ». De
> Michel Boyon : « La régulation contractuelle est
sûrement la plus efficace ». De g. à dr. : Michel Boyon,
Hervé Rony, directeur général de la SCAM, Francine
Mariani-Ducray, membre du Conseil, présidente du
groupe de travail « Production audiovisuelle », Pascal
Rogard, directeur général de la SACD, Françoise
Laborde, membre du Conseil, vice-présidente du
groupe de travail « Production audiovisuelle ».
© CSA.
3 QUESTIONS À… Pascal Rogard, directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques

3 QUESTIONS À…

3 QUESTIONS À… Pascal Rogard, directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD)

Pascal Rogard,

directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD)

La Charte concernant l’annonce du programme suivant, signée au CSA le 4 octobre, permettra-t-elle d’atteindre un équilibre satisfaisant entre le respect des droits des auteurs et des créateurs, les besoins des chaînes et l’intérêt du téléspectateur ?

Depuis quelques années, les chaînes de télévision avaient développé des incrustations et des défilements d’information au sein même des œuvres, parfois même avant le générique de fin, pour annoncer le programme suivant. On peut comprendre le besoin d’information du téléspectateur, le besoin de le faire rester sur une chaîne, à condition toutefois que l’œuvre de l’auteur soit respectée. Ce n’était pas toujours le cas.

Cette charte, voulue depuis longtemps par la SACD, apporte un juste encadrement de ces pratiques. Désormais, toute incrustation d’information (hors mentions réglementaires) avant le générique de fin d’une œuvre audiovisuelle patrimoniale (fiction, animation, documentaire de création, spectacle vivant) est prohibée ; de même, la bonne lisibilité des mentions principales du générique, dont les noms des réalisateurs et scénaristes, doit être assurée. C’est assurément un pas très positif pour les auteurs, pour l’intégrité des œuvres, sans que cela nuise à l’information des téléspectateurs et à l’attractivité des diffuseurs.

Que pensez-vous de l’apparition des programmes audiovisuels qualifiés de « fiction du réel » qui mettent en scène des comédiens dans des situations tirées de faits réels ?

L’apparition de cette « fiction du réel » est l’un des

fiction française.

signes

de

la

mutation de la

Toutes les chaînes, publiques comme privées, se sont aujourd’hui lancées dans la production de ces fictions peu coûteuses et qui génèrent des audiences parfois importantes.

La SACD accompagne ce mouvement en gérant les droits des auteurs qui collaborent à l’écriture et à la réalisation de ces œuvres. C’est notre rôle et notre responsabilité. C’est d’autant plus essentiel que nous avons repéré, à plusieurs reprises, des pratiques en matière de rémunération des scénaristes choquantes et scandaleuses.

Cette « fiction du réel » est sans doute l’occasion pour de jeunes auteurs de développer leurs talents et de faire leurs armes, mais nous demandons à ce qu’on puisse fixer un cadre assurant une juste rémunération pour les auteurs et distinguant clairement cette fiction d’autres types d’émissions de plateaux.

Quelles mesures préconisez-vous pour que les auteurs bénéficient du développement de la télévision connectée ?

Le défi que pose la télévision connectée, c’est celui de l’exception culturelle à l’ère numérique et de la capacité à réguler tous ceux qui diffusent des œuvres culturelles. Or, aujourd’hui, les opérateurs internationaux, basés en Irlande ou au Luxembourg et exemptés de toute obligation à l’égard de la création et de son financement, s’apprêtent à apporter une nouvelle concurrence face à des chaînes de télévision installées, elles, en France, et investissant chaque année dans la création audiovisuelle et cinématographique.

L’enjeu est à la fois européen et national. Européen

Commission

car

il

faut

lutter

auprès

de

la

© SACD.
© SACD.

européenne pour qu’elle mette un terme à ce véritable dumping fiscal et au contournement permanent des obligations à l’égard de la création. National car nous devons poursuivre ce travail de modernisation de notre système de soutien à la création et veiller à ce que tous ceux qui tirent profit de la création en France puissent aussi la financer.

Le talent des auteurs français doit leur permettre de tirer leur épingle du jeu. Mais, sans régulation adaptée, sans obligations de financement et d’exposition des œuvres, la création française serait en danger. N’oublions pas l’exemple du cinéma italien qui s’est écroulé avec la fin du soutien au cinéma ! n

LE POINT SUR… Le bilan 2011 des chaînes privées gratuites À la suite du bilan
LE POINT SUR… Le bilan 2011 des chaînes privées gratuites À la suite du bilan

LE POINT SUR…

Le bilan 2011 des chaînes privées gratuites

À la suite du bilan 2011 de France Télévisions, dont une synthèse a été publiée dans La Lettre du mois d’octobre, le Conseil a examiné celui des chaînes privées gratuites.

L’examen, par le Conseil, des bilans 2011 des chaînes privées gratuites a permis de relever, pour certaines d’entre elles, une évolution dans la répartition des genres de programmes. La plupart ont respecté leurs obligations quantitatives et qualitatives, ainsi que leurs obligations spécifiques.

Une évolution dans la répartition des genres de programmes

L’exercice 2011 a été marqué, sur TF1 et M6, par une augmentation de l’offre de fiction télévisuelle et une diminution de l’offre de fiction cinématographique. Sur TF1, la fiction audiovisuelle a retrouvé son niveau le plus haut depuis 1998 (plus de 40% de la programmation), tandis que l’offre de cinéma a atteint, avec 138 films programmés, son niveau le plus bas depuis 1985.

Sur M6, cette même tendance a été constatée. La fiction télévisuelle est devenue le premier genre

proposé (près de 34% de la programmation de M6) au détriment de l’offre de divertissements. La chaîne a ainsi consacré quatre soirées hebdomadaires à la fiction, dont trois aux séries américaines. Elle a toutefois développé son offre de fictions françaises. Par ailleurs, depuis 2007, le nombre d’œuvres cinématographiques a diminué, tant sur l’ensemble de la diffusion qu’aux heures de grande écoute (103 diffusions dont 40 aux heures de grande écoute).

NT1

À l’inverse,

ont rééquilibré leur

programmation en diffusant moins de fictions télévisuelles. Sur TMC, la programmation n’est plus majoritairement constituée de fictions, même si ce genre reste très largement dominant. En raison de l’absence ou de la faiblesse de certains genres, la programmation de TMC ne répond pas encore parfaitement aux critères d’une programmation généraliste.

TMC

et

Sur NT1, la restructuration de la programmation se traduit par la baisse constante de la fiction - même si elle reste le genre principal -, au profit d’autres catégories de programmes. La chaîne confirme ainsi son format généraliste bien que certains genres restent, par leur volume, encore secondaires dans la programmation. Enfin, à la rentrée de septembre 2011, la chaîne Gulli a accentué sa programmation familiale avec la mise en place de nouveaux formats, notamment des magazines, le développement de deux à trois cases consacrées à la diffusion d’œuvres cinématographiques par semaine et la diffusion de séries.

Les obligations quantitatives

La diffusion des œuvres audiovisuelles Toutes les chaînes privées gratuites, à l’exception de Direct Star, ont respecté leurs obligations de diffusion d’œuvres audiovisuelles. Direct Star n’a diffusé que 54% d’œuvres audiovisuelles

Investissements retenus au titre des obligations de production audiovisuelle en 2011 (en M€)

 

Investissement global

Œuvres patrimoniales

Obligation

Réalisé

Obligation

Réalisé

France Télévisions France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô

La contribution du groupe porte entièrement sur les œuvres audiovisuelles patrimoniales

obligation : 406,060

réalisé : 406,255

Groupe TF1 TF1, Histoire, Stylia, TV Breizh, Ushuaïa, NT1, TMC

La contribution du groupe porte entièrement sur les œuvres audiovisuelles patrimoniales

obligation : 202,050

réalisé : 202,057

M6

88,984

90,413

65,255

65,699

Direct 8

4,742

5,465

2,201

4,211

Direct Star

1,616

1,630

1,414

1,590

Groupe Lagardère

       

Gulli, Canal J, June, MCM, MCM Top, MCM Pop, Mezzo,Tiji

9,175

12,367

5,573

9,012

NRJ 12

5,976

6,043

2,988

3,623

W9

11,096

11,133

5,548

5,558

8

La Lettre du Conseil supérieur de l’audiovisuel

Investissements retenus au titre des obligations de production cinématographique en 2011 (en M€)   Œuvres

Investissements retenus au titre des obligations de production cinématographique en 2011 (en M€)

 

Œuvres européennes

Œuvres EOF

 

Obligation

Réalisé

Obligation

Réalisé

France 2

37,621

37,666

26,872

33,816

France 3

24,045

24,068

17,175

22,258

France 4

1,618

1,635

1,264

1,295

Direct 8

1,094

1,146

0,847

1,071

Gulli

0,878

1,021

0,642

0,748

M6

18,780

18,806

14,672

16,106

NRJ 12

1,560

1,970

1,210

1,970

NT1

1,120

4,256

0,875

3,107

TF1

44,812

44,870

35,009

44,170

TMC

2,774

6,667

2,167

5,532

W9

2,551

2,567

1,993

2,502

européennes aux heures de grande écoute au lieu des 60% requis. Le 31 mai 2012, le Conseil lui a donc adressé une mise en demeure.

La diffusion des œuvres cinématographiques Toutes les chaînes privées gratuites, à l’exception de Direct Star et Direct 8, ont respecté les obligations liées aux quotas de diffusion d’œuvres cinématographiques.

Pour la deuxième année consécutive, Direct Star n’a pas respecté l’article de sa convention fixant le nombre maximum de titres diffusés à 52 et le nombre maximum de diffusions à 104 : la chaîne a diffusé 109 titres différents pour un total de 170 diffusions. Le 31 mai 2012, le Conseil a adressé à la chaîne une mise en demeure également sur ce point. Sur Direct 8, la proportion d’œuvres cinéma- tographiques européennes sur l’ensemble de la diffusion était de 58,6%, pour une obligation de 60%, soit trois films manquants.

La contribution à la production audiovisuelle et cinématographique Toutes les chaînes ont respecté leurs obligations réglementaires et conventionnelles de contri- bution à la production audiovisuelle et cinémato- graphique.

L’accessibilité des programmes

Toutes les chaînes, à l’exception de Direct Star et TMC, ont satisfait à leurs obligations en termes d’accessibilité des programmes. Direct Star n’a consacré que 0,7% de son temps d’antenne à la diffusion de programmes accessibles aux personnes sourdes ou malentendantes, soit 52 heures et 19 minutes (au lieu des 20% fixés

par sa convention). Le 10 juillet 2012, le Conseil a adressé à la chaîne une mise en demeure.

TMC a rendu accessibles, en moyenne sur l’année, 97,9% de ses programmes. Si la chaîne n’a pas parfaitement réalisé son obligation de faciliter l’accès à la totalité de ses programmes, elle a

cependant accompli un effort significatif pour hisser sa part de programmes sous-titrés à 99,5%

en fin d’année.

La diversité

Toutes les chaînes privées gratuites ont respecté les engagements qu’elles avaient pris au titre de l’exercice 2011, sur le fondement de la recommandation du 10 novembre 2009. Le Conseil

a cependant émis plusieurs suggestions pour

améliorer cette représentation de la diversité. La charte alimentaire Toutes les chaînes privées gratuites ont appliqué de manière satisfaisante la charte visant à promouvoir une alimentation et une activité physique favorables à la santé.

Les obligations spécifiques

Les programmes inédits

TMC et NT1 ont toutes deux respecté l’obligation

à laquelle elles sont soumises à la suite de

leur achat par le groupe TF1, de diffusion de programmes inédits entre 14 heures et 23 heures. Direct 8 a diffusé, en moyenne annuelle quoti- dienne, 7 heures 13 minutes de programmes inédits sur une chaîne hertzienne en clair (pour une obligation de 7 heures quotidiennes), soit un volume de 2 633 heures et 41 minutes, dont 70,4% ont été diffusées entre 6 heures et 1 heure (pour une obligation de 70%). Les programmes

diffusés en direct ou dans les conditions du direct ont représenté 334 heures, soit environ 12% du volume total des émissions inédites.

Les programmes musicaux Malgré une hausse de la part des programmes musicaux, Direct Star n’a pas pleinement respecté son obligation de consacrer 75% de sa programmation à ce type d’émissions (72,5% de son temps d’antenne, hors publicité et habillage, en 2011, pour un volume horaire de 5 725 heures et 40 minutes). La chaîne a en revanche satisfait à son obligation de diffuser au moins 52 spec- tacles vivants. W9 a répondu à son obligation de proposer une

programmation « majoritairement consacrée à la

musique ». La chaîne a également répondu à son obligation de diffuser au moins 52 spectacles vivants. TF1, NT1 et TMC ont respecté leur obligation de diffuser un certain nombre de spectacles vivants. M6 a rempli son obligation de diffuser 20% de programmes musicaux.

Les programmes jeunesse Avec un taux de 38,6%, Gulli a respecté son obligation de diffuser au moins 35% d’œuvres d’animation d’expression originale française. L’obligation conventionnelle de consacrer 15% de la programmation à des programmes de découverte, dont moins de 50% de cette offre à l’animation, a également été respectée.

Enfin, TF1 s’est conformée à son obligation de diffuser 1 000 heures de programmes destinés à la jeunesse, dont 50 heures de magazines et de documentaires. n

ACTUALITÉS D8 et D17, deux chaînes gratuites aux engagements importants Début octobre a commencé la
ACTUALITÉS D8 et D17, deux chaînes gratuites aux engagements importants Début octobre a commencé la

ACTUALITÉS

D8 et D17, deux chaînes gratuites aux engagements importants

Début octobre a commencé la diffusion de D8 (anciennement Direct 8) et D17 (anciennement Direct Star), les deux nouvelles chaînes acquises par le groupe Canal+. Mais le CSA a posé de nombreuses conditions à cette entrée de l’acteur principal de la télévision payante sur le marché de la télévision gratuite.

Le Conseil a autorisé,

la cession au groupe Canal+ - au vu des engage- ments pris par celui-ci - des sociétés Direct 8 et Direct Star, jusqu’alors détenues à 100 % par le groupe Bolloré.

Il s’est principalement fondé sur l’intérêt des téléspectateurs, qui bénéficieront ainsi d’une offre de programmes enrichie. Il a veillé à préserver les équilibres du sec- teur audiovisuel, à assurer le maintien du format des deux chaînes et à renforcer le soutien à la production et à la création cinématographique et audiovi- suelle françaises.

Ces objectifs se traduisent dans des engagements importants applicables à D8 (nouveau nom de Direct 8) :

le 18 septembre 2012,

diffusés sur une chaîne hertzienne en clair ;

- elle devra respecter un délai minimum de 18 mois entre la diffusion de séries françaises inédites sur Canal+ et sur D8 ;

- pour l’audiovisuel, un effort particulier sera porté tant sur le taux global d’investissement que sur les œuvres patrimoniales et leur préfinance- ment. Afin de favoriser la circulation des œuvres, D8 et D17 (nouveau nom de Direct Star) accep- tent la libération anticipée des droits de diffusion télévisuelle pour les œuvres audiovisuelles européennes et d’expression ori- ginale française, à l’issue de la dernière diffusion sur leurs antennes ;

- D8 s’engage à diversifier les disciplines sportives présen- tées à l’antenne ;

- de nombreux autres engage- ments ont été pris par D8, notamment pour le renfor- cement de l’offre de programmes culturels et la protection de l’enfance.

La convention de D8 devient ainsi celle qui com-

porte le plus d’obligations parmi les conventions des chaînes en clair de la TNT lancées depuis

2005.

Par ailleurs, une clause destinée à garantir la diversité des titres musicaux diffusés par D17, dont le format sera maintenu, sera introduite dans la convention.

Le Conseil a pris sa décision après avoir audition- né à plusieurs reprises l’ensemble des acteurs concernés, et compte tenu des engagements pris par le groupe Canal+ devant l’Autorité de la concurrence. n

le groupe Canal+ devant l’Autorité de la concurrence. n - ses obligations d’investissement dans la pro-
le groupe Canal+ devant l’Autorité de la concurrence. n - ses obligations d’investissement dans la pro-

- ses obligations d’investissement dans la pro- duction de nouveaux films et fictions d’expres- sion originale française sont renforcées, au-delà des exigences réglementaires. Ainsi, D8 contri- buera dès 2013 au préfinancement d’œuvres cinématographiques. Les engagements pris devant l’Autorité de la concurrence sur les films achetés en commun avec Canal+ seront repris dans la convention de D8 et complétés par une obligation d’achat de droits de diffusion pour des films d’un budget inférieur à 7millions d’euros ;

- la chaîne ouvrira une négociation avec les orga- nisations du cinéma en vue de la conclusion d’un accord portant sur l’exposition du cinéma et sur ses investissements ;

- pendant trois ans, D8 ne pourra pas consacrer par semaine en moyenne plus d’une première partie de soirée à la diffusion de séries inédites en clair, produites par les principaux studios américains ; ce maximum passera à 80 par an pour les deux années suivantes, avec la faculté pour le Conseil de reconduction de cette limita- tion pour cinq nouvelles années ;

- la chaîne devra diffuser chaque année un minimum de 730 heures de programmes totale- ment inédits sur la télévision française (gratuite et payante), en plus de l’obligation qu’avait déjà Direct 8 de présenter au moins sept heures quotidiennes de programmes n’ayant jamais été

L’ESSENTIEL DES DÉCISIONS DU CSA Les principales décisions adoptées par les dernières assemblées plénières.
L’ESSENTIEL DES DÉCISIONS DU CSA Les principales décisions adoptées par les dernières assemblées plénières.

L’ESSENTIEL DES DÉCISIONS DU CSA

Les principales décisions adoptées par les dernières assemblées plénières.

Chaînes du câble, du satellite et des autres réseaux

septembre 4 Chaîne 365sport : projet de convention Le Conseil a adopté un projet de
septembre
4
Chaîne 365sport : projet de convention
Le Conseil a adopté un projet de convention avec la société Média365 : la chaîne d’information sportive 365sport peut être distribuée
par des réseaux de communications électroniques n’utilisant pas les fréquences assignées par le Conseil.

Protection des mineurs

juillet 24 Bilan 2011-2012 du respect par les distributeurs de la délibération visant à protéger
juillet
24
Bilan 2011-2012 du respect par les distributeurs de la délibération visant à protéger
les enfants de moins de 3 ans des effets de la télévision : Free mise en garde,
intervention auprès de SFR et d’Orange
Le Conseil a dressé le bilan 2011-2012 du respect par les distributeurs de la délibération du 22 juillet 2008 visant à protéger les
enfants de moins de 3 ans des effets de la télévision, en particulier des services présentés comme spécifiquement conçus pour eux.
Les distributeurs Bouygues et Numéricable se sont conformés à la délibération.
Le Conseil a mis en garde Free à la suite de la diffusion à l’écran du message de prévention, qui n’est toujours pas conforme à ce que le Conseil a
demandé.
Il est intervenu auprès de SFR, au sujet de la nature promotionnelle de la présentation de la chaîne Baby TV sur son site internet, et a réitéré les
remarques faites précédemment sur la présence d’un message d’avertissement obligatoire sur son site.
Il est également intervenu auprès d’Orange : si la société a globalement respecté ses obligations, le Conseil considère que le rythme de diffusion
du message d’avertissement à un intervalle de quatre heures est insuffisant pour être vu par l’ensemble des parents, et que l’avertissement présent
dans les documents de communication doit être situé à proximité du logo plutôt que dans un onglet rétractable.

Sport

septembre 4 Projet de délibération sur les brefs extraits de compétitions sportives et d'événements autres
septembre
4
Projet de délibération sur les brefs extraits de compétitions sportives et
d'événements autres que sportifs d'un grand intérêt pour le public
Le Conseil a notifié à la Commission européenne un projet de délibération relative aux conditions de diffusion de brefs extraits de
compétitions sportives et d'événements autres que sportifs d'un grand intérêt pour le public.
Ce projet de délibération est disponible sur le site internet du CSA (www.csa.fr, Espace juridique, Décisions du CSA).

Radio

juillet 24 Dispositif radio Flister : expérimentation autorisée pour les pompiers de Paris Le Conseil
juillet
24
Dispositif radio Flister : expérimentation autorisée pour les pompiers de Paris
Le Conseil a autorisé les pompiers de Paris à procéder à une expérimentation, du 1 er août 2012 au 31 janvier 2013, du dispositif Flister,
émetteur FM installé sur les six véhicules de réanimation d’urgence, qui permet d’avertir les automobilistes situés en amont par un
message diffusé sur leur autoradio. Un rapport d’étape sera remis après trois mois d’expérimentation, et un rapport définitif ensuite.
Appel à candidatures en bande I : délivrance des autorisations
Dans le cadre de l’appel à candidatures du 30 mars 2011 pour des services de radio en bande I, le Conseil a approuvé les conventions passées avec
la société Angie et la Fédération française de tennis et leur a délivré les autorisations d’usage des fréquences.
VU DU MONDE Londres : 27 e Réunion tripartite Parmi les différents sujets abordés lors
VU DU MONDE Londres : 27 e Réunion tripartite Parmi les différents sujets abordés lors

VU DU MONDE

Londres : 27 e Réunion tripartite

Parmi les différents sujets abordés lors de la 27 e Réunion tripartite, qui a réuni, à Londres, les représentants des régulateurs anglais, allemands et français à la mi-septembre, celui du pluralisme des médias audiovisuels a été traité de manière particulièrement approfondie.

La 27 e Réunion tripartite, qui réunit deux fois par an les services de l’Office for Communications (OFCOM) britannique, de la Direktorenkonferenz der Landesmedienanstalten (DLM) allemande et du Conseil supérieur de l’audiovisuel, s’est tenue les 13 et 14 septembre à Londres, à l’invitation de M. Christopher Woolard, directeur des contenus et du développement de la régulation de l’OFCOM. La délégation du Conseil était conduite par Olivier Japiot, directeur général, accompagné de représentants de la direction des technologies, de la direction des études et de la prospective et de la direction des affaires européennes et internationales.

Télévision connectée, avenir des bandes de fréquences utilisées pour la télévision numérique terrestre, détermination de l’État membre compétent sur certains services audiovisuels, développement de la radio numérique : les sujets ont été nombreux au cours de ces deux journées de travail. L’un a fait l’objet d’analyses particulièrement approfondies : le pluralisme des médias.

Le bon fonctionnement d’une société démocratique

L’objectif de garantir un certain pluralisme des médias vise à éviter qu’un opérateur n’abuse de sa position pour influencer l’opinion publique. Ce principe est au cœur du bon fonctionnement d’une société démocratique, qui doit assurer aux citoyens l’accès à différents points de vue sur des sujets d’importance.

En France, le principe de pluralisme dans les médias audiovisuels se décline selon deux volets, respectivement dénommés « pluralisme interne » (au sein des programmes) et « pluralisme externe »

> Réunion de travail entre les trois régulateurs, à l’Office for Communications, à Londres. ©
> Réunion de travail entre les trois régulateurs, à l’Office for Communications,
à Londres.
© CSA.

(entre les opérateurs). Ainsi, le Conseil vérifie que, sur les sujets prêtant à controverse traités dans les programmes d’information, les éditeurs exposent les différentes positions. Il s’assure également, et particulièrement en période électorale, que les différents partis politiques disposent d’un accès équitable à la radio et à la télévision.

S’agissant du pluralisme entre les opérateurs, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France ont mis en place des dispositifs juridiques qui font obstacle à la concentration excessive des entreprises audiovisuelles. Ces dispositifs font intervenir plusieurs autorités administratives.

Dans les trois pays, le périmètre pris en compte regroupe les médias radiodiffusés (radio et télévision) et la presse. Il pourrait éventuellement inclure les services en ligne à l’occasion de prochaines révisions législatives.

Les mesures de correction dont disposent les autorités administratives des trois pays pour autoriser une opération de concentration économique sont relativement similaires. Les lois, en

revanche, présentent des dispositions différentes. En France, la loi du 30 septembre 1986 limite le nombre de chaînes de télévision qu'un même opérateur est autorisé à détenir sur le réseau hertzien terrestre. Cette restriction n'existe pas dans les législations allemande et britannique, sauf s’il est établi qu’un opérateur est en position dominante.

Déclencher une enquête de mesure du pluralisme

Des questions se posent en outre en Allemagne et au Royaume-Uni sur les possibilités de déclencher une enquête de mesure du pluralisme des médias, hors des projets de concentration économique des opérateurs. Dans les deux pays, des amendements à la loi sont en préparation sur ce sujet.

Les trois délégations ont conclu que cette question était cruciale pour le développement d'une information fiable et de qualité, qui permette aux citoyens de se forger leur propre opinion. La création par la Commission européenne d'un groupe d'experts à haut niveau et les travaux continus du Conseil de l'Europe le confirment. n

Le Conseil reçoit le ministre de l’information du Vietnam et la secrétaire d’État à l’information

Le Conseil reçoit le ministre de l’information du Vietnam et la secrétaire d’État à l’information du royaume de Barheïn

Michel Boyon, président du Conseil, et Rachid Arhab, président du groupe de travail sur l’audiovisuel extérieur, ont reçu début septembre le ministre de l’information du Vietnam et la secrétaire d’État à l’information du royaume de Barheïn.

Le 5 septembre, M. Nguyen Vac Son, ministre vietnamien de l’information et de la communication,

a été reçu au Conseil. Il était accompagné de

représentants de son ministère, notamment des directeurs généraux des autorités des télécommunications et de la gestion des fréquences

de radiodiffusion, ainsi que du directeur de la chaîne

publique VTC.

La visite de M. Nguyen Vac Son est intervenue au

moment où les questions de régulation des médias audiovisuels et de l’internet font l’objet d’arbitrages par le gouvernement du Vietnam. La nouvelle réglementation sur la télévision payante, dont l’entrée en vigueur est annoncée pour le 15 novembre, prévoit d’introduire l’obligation de sous-titrage ou le doublage en vietnamien des programmes d’information des chaînes étrangères.

Cette visite a permis de présenter au ministre le paysage audiovisuel français et de répondre à ses questions sur la régulation de la télévision par internet ainsi que sur le régime juridique applicable aux chaînes étrangères.

Les dispositifs de promotion des œuvres

cinématographiques et audiovisuelles européennes

et d’expression originale française et d’accès aux

> La délégation vietnamienne accueillie par Michel Boyon et Rachid Arhab. © CSA.
> La délégation vietnamienne accueillie par Michel Boyon et Rachid Arhab.
© CSA.

courts extraits de rencontres sportives ont également été abordés.

Une coopération possible entre le CSA et la future autorité de régulation de Bahreïn

Le 11 septembre, M me Samira Rajab, secrétaire d’État à l’information du royaume de Bahreïn, était reçue au CSA. À la suite des recommandations de la société française IMCA, qui a été chargée d’une expertise du paysage audiovisuel du Barheïn, le Gouvernement réfléchit à une réforme du cadre juridique des médias et à la mise en place d’une autorité de régulation. M me Samira Rajab est responsable de la préparation de la nouvelle loi sur la presse et l’audiovisuel. Une fois la loi adoptée, une coopération avec le CSA sur la mise en place de l’autorité de régulation pourrait être envisagée. n

Ils sont aussi venus au CSA M me Rosana Bertone, députée septembre argentine pour la
Ils sont aussi venus au CSA
M
me
Rosana
Bertone,
députée
septembre
argentine
pour
la
Terre
de
12
Feu, l’Antarctique
et
les îles
de l’Atlantique Sud, au
de la régulation audiovisuelle.
sujet
Une délégation de
la State
septembre
Administration
for
Radio
and
3
Film
(SARFT)
de Chine,
au
sujet
des
obligations
des
éditeurs
de services
de
télévision,
du
contrôle des programmes et des services
de médias audiovisuels à la demande.
M.
Nfa
Ousmane
Camara,
septembre
« point focal » national
pour
20
la transition numérique en
République
de
Guinée,
au
sujet de la transition
numérique.
M
me
Muneera
Al
Huwaidi,
septembre
26
sous-secrétaire d’État chargée
des affaires audiovisuelles et
des
médias
au ministère de
l’information
du
Koweït, au
sujet
de
la
régulation audiovisuelle.
> M me Samira Rajab, secrétaire d’État du royaume de Bahreïn, étudie la mise en
> M me Samira Rajab, secrétaire d’État du royaume de Bahreïn, étudie la mise en place
d’une autorité de régulation.
© CSA.
LANGUE FRANÇAISE "Personne", "près" ou "prêt" : problème d'accord et confusion de sens
LANGUE FRANÇAISE "Personne", "près" ou "prêt" : problème d'accord et confusion de sens

LANGUE FRANÇAISE

"Personne", "près" ou "prêt" :

problème d'accord et confusion de sens

Deux incorrections fréquentes sur les antennes : l'accord sylleptique du mot "personne" et la confusion entre la préposition "près" et l'adjectif "prêt".

La faute d’accord qui consiste à considérer le substantif personne comme un nom masculin se généralise à la télévision. D’abord relevée lorsque le nom personne était repris par un pronom plus ou moins éloigné (« Des personnes en situation difficile qui pour la plupart d’entre eux… Ces personnes aimeraient que le regard sur eux change »), cette confusion apparaît aujourd’hui dans des phrases simples, comme l’attestent des exemples récents entendus dans des journaux télévisés :

« 5 000 personnes sont morts… Plus de cent personnes étaient présents ». On peut aussi rapprocher de ces exemples la phrase suivante :

« Trois familles ont reçu ce coup de téléphone. Ils n’osaient y croire ».

On fait l’accord du pronom ou de l’adjectif non pas avec le nom auquel il se rapporte selon les règles grammaticales, mais avec le sens qu’on lui prête. Cet accord dit sylleptique, c’est-à-dire selon le sens et non selon la grammaire, a été particulièrement fréquent au XVII e siècle : « Les personnes d’esprit ont en eux les semences de toutes les vérités et de tous les sentiments » (La Bruyère), « Une personne disait un jour qu’il avait une grande joie et confiance en sortant de la confession » (Pascal).

Cet accord cependant ne se fait pas en français contemporain. À l’inverse du pronom indéfini masculin singulier « Personne n’est parfait », le substantif personne est féminin.

En revanche, la syllepse est obligatoire pour la plupart de qui, bien que féminin singulier, joue le rôle de pronom indéfini pluriel. On doit donc dire, en général, « La plupart des gens le savent » et

>Lafauted’accordquiconsisteàconsidérerlesubstantif«personne»commeunnom masculinsegénéraliseàlatélévision.
>Lafauted’accordquiconsisteàconsidérerlesubstantif«personne»commeunnom
masculinsegénéraliseàlatélévision.
© Ivicans/Fotolia.

non comme on l’entend souvent : « La plupart des gens le sait ».

Près de ou prêt à : il faut choisir

Lorsque la locution prépositive près de indique la proximité dans l’espace, elle est toujours correc- tement utilisée : « C’est arrivé près de chez nous ».

Quand elle indique la proximité dans le temps et devient synonyme de « sur le point de », elle est souvent confondue avec la locution adjectivale prêt à qui signifie « disposé à, ayant l’intention de, apprêté pour ». Non seulement les mots, mais

aussi les deux constructions, sont confondus et donnent naissance, plus souvent dans les médias audiovisuels mais également dans la presse, à une locution hybride « prêt de » dont il est parfois impossible de saisir le sens : « La situation n’est pas prête de changer » : il fallait entendre « La situation n’est pas près de changer (préposition). Il en est de même pour « La pluie

n’est pas prête de s’arrêter » : en français correct :

« La pluie n’est pas près de s’arrêter ». Et pour

l’expression « à quelques exceptions prêtes » pour

« à quelques exceptions près ». n

Agenda Auditions en séance plénière Appel à candidatures pour des services de radio numérique diffusés
Agenda
Auditions en séance plénière
Appel à candidatures pour des services de radio numérique diffusés en bande L
septembre
-
Association La radio numérique en bande L : M. Michel Rénéric, président ; M. Vincent Godec, directeur général adjoint de Médiamobile ;
11
M.
Frédéric Roubaud, directeur du projet ; M. Gabriel Dabi-Schwebel, consultant médias ;
-
Société Onde numérique : M. Franz Cantarano, président ; MM. Albino Pedroia et Fabrice Nataf, membres du comité stratégique ;
M.
Patrick Cassagne, conseil.
Bilan 2011 de la chaîne Gulli et des autres chaînes du groupe Lagardère Active
septembre
M.
Denis Olivennes, président du directoire ; M. Richard Lenormand, directeur de la stratégie et directeur exécutif Radio/TV ; M. Antoine
18
Villeneuve, directeur général des chaînes de télévision France et international ; M. Arnaud Decker, secrétaire général du pôle radio/TV ;
M.
Laurent Micouleau, secrétaire général des programmes et des antennes ; M me Cécile Durand, directrice des affaires réglementaires.
octobre
Procédure de sanction à l'encontre de Radio Oxygène (Seine-et-Marne)
2
M.
Christophe Mercier, directeur de l’antenne ; M me Gaëlle Martin, coordinatrice des programmes.
Bilan 2011 de Radio France
octobre
M.
Jean-Luc Hees, président-directeur général ; M me Catherine Sueur, directrice générale déléguée ; M me Bérénice Ravache, secrétaire
16
générale ; M. Jean-Michel Kandin, directeur général adjoint chargé des techniques et technologies nouvelles ; M. Michel Polacco,
secrétaire général à l’information ; M. Philippe Val, directeur de France Inter ; M. Olivier Poivre d'Arvor, directeur de France Culture ;
M.
Patrice Blanc-Francard, directeur du Mouv’.
Nominations au CSA
Boris Odry, secrétaire général du CTA Antilles-Guyane
Boris Odry a été nommé, à compter du 10 septembre 2012, secrétaire général du comité territorial de l’audiovisuel (CTA) Antilles-Guyane. Il
exerce également la fonction d’attaché territorial audiovisuel de ce CTA.
Titulaire d’une maîtrise de mécanique de l’université de Nantes, Boris Odry est entré en 1998 à la direction régionale Sud-Ouest de Cegelec
à Toulouse, en qualité de calculateur spécialisé en structure de pylône de radiocommunication.
Un an plus tard, il a rejoint TDF, à Paris d’abord, où il a assuré la maîtrise d’ouvrage des émetteurs de radio et de télévision, puis à la
Martinique, où il avait la responsabilité d’une équipe de maintenance.
Julien Grandillon, chargé de mission à la direction juridique
Julien Grandillon a été nommé, à compter du 1 er octobre 2012, chargé de mission au pôle contentieux de la direction juridique du
Conseil.Titulaire d’un master 2 de droit public économique de l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, Julien Grandillon, qui a été reçu à
l’examen de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris, était depuis 2009 assistant de justice à la cour administrative
d’appel de Paris.
Il y a notamment rédigé des projets de notes et d’arrêts dans le cadre de l’instruction de dossiers contentieux dans le domaine du droit des
étrangers, de la police administrative, des sanctions administratives, des collectivités territoriales et de la fonction publique.
Parallèlement à son activité professionnelle, Julien Grandillon est chargé de travaux dirigés en droit administratif à l’université Paris I.
CSA. © CSA.©
LE CSA ET LES TÉLÉSPECTATEURS Comment se fait-il que les épisodes de certaines séries télévisées
LE CSA ET LES TÉLÉSPECTATEURS Comment se fait-il que les épisodes de certaines séries télévisées

LE CSA ET LES TÉLÉSPECTATEURS

Comment se fait-il que les épisodes de certaines séries télévisées sont diffusés dans le désordre ?

Cette question est très régulièrement posée au Conseil, mais également aux chaînes : les téléspectateurs ne comprennent pas la logique de programmation des séries qui mélange parfois les épisodes.

> Robin Tuney et Simon Baker, dans un épisode de la saison 4 de la
> Robin Tuney et Simon Baker, dans un épisode de la saison 4 de la série Mentalist,
diffusée sur TF1. Les chaînes font souvent le choix de diffuser, le même soir, des
épisodes anciens et un épisode inédit.
© Warner Bros/TF1.

Il existe deux types de séries : les séries « feuilletonnantes » et les séries à « épisodes bouclés ». Les premières sont composées d’épisodes qui se suivent et qui, pour la bonne compréhension de l’intrigue et le respect de l’œuvre, sont diffusés dans l’ordre chronologique. Celles à « épisodes bouclés » sont composées de parties indépendantes les unes des autres, dans lesquelles il y a un début et une fin à l’intrigue dans chaque épisode. Ce type de séries est parfois diffusé dans le désordre, même si un fil conducteur est présent tout au long de la saison.

Renforcer l’audience

Contrairement aux chaînes américaines, les chaînes françaises diffusent généralement entre un et trois épisodes inédits par soirée, éventuellement associés à des épisodes plus anciens. La juxtaposition d’un épisode inédit avec un épisode ancien permet aux chaînes de conserver leur public entre les première et deuxième parties de la soirée. Cela renforce

l'audience et facilite l’installation du programme dans la durée.

France 2, avec la série Castle, a fait le choix de cette programmation en diffusant à 20 h 45 un épisode inédit suivi de la rediffusion de deux autres épisodes. Il en va de même pour Murdoch, sur France 3, et cette pratique semble fonctionner puisque le public est toujours au rendez-vous.

TF1 consacre deux soirées par semaine, le mardi et le mercredi, à la diffusion de séries américaines, et parfois même une troisième, le vendredi. Que ce

soit pour Mentalist, Esprits criminels, Les Experts

Miami ou encore Dr House, la chaîne propose en général entre un et deux inédits par soirée, suivis d’une rediffusion.

M6, à l'instar des autres chaînes, diffuse généralement deux épisodes inédits suivis d’anciens épisodes. C’est le cas actuellement le samedi, jour de diffusion de la série FBI : duo très

spécial.

Le respect du dispositif de la signalétique jeunesse, en raison des contraintes horaires qu’il prévoit pour les programmes déconseillés aux moins de 12 ans (diffusion après 22 heures sauf exception) et 16 ans (diffusion après 22 h 30), peut également contraindre la chaîne à perturber la chronologie d’une série. Mais ce phénomène ne se produit que rarement. n

La Lettre du CSA

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