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Dossier de présentation / Presentation file

JIRI KOVANDA VS RESTE DU MONDE


(TENTATIVES DE RAPPROCHEMENT) /
JIŘI KOVANDA VS REST OF THE WORLD
(ATTEMPTED ACQUAINTANCES)

Une exposition organisée par / An exhibition organised by


Guillaume Désanges et François Piron
(Work Method)
Work Method

Work Method est une structure de production dirigée par François Piron et Guillaume
Désanges, critiques d’art et commissaires d’expositions indépendants, qui permet
d’initier et d’organiser des projets individuels et collectifs dans le domaine de l’art
contemporain, incluant expositions, performances, séminaires et projets éditoriaux. Cette
association est basée sur le désir de structurer une activité indépendante et expérimentale
de critique d’art et de commissariat d’exposition, tout en mutualisant des compétences
en termes intellectuel, économique et logistique.

Informations sur les expositions passées, en cours et à venir sur demande.

Work Method est une association loi 1901 à but non lucratif.
No de SIRET : I 7539 653325 0

Work Method est installée dans le quartier de Belleville, à Paris :


65, rue Rebeval, F-75019 Paris.
Contact : workmethod@club-internet.fr
Tel. + 0033660812661 ou + 0033603582737

Work Method is a Paris-based agency run by François Piron and Guillaume Désanges,
both independent French art critics and curators, to initiate and manage independently
individual and collaborative projects, including exhibitions, performances, lecture
programs, seminars, and editorial projects linked with contemporary art. This association
is purposed to structure an independent art criticism and curatorial activity, sharing
projects on intellectual, economical and logistical levels.

Information about past, current and future exhibitions upon request.

Work Method is a non-profit-making organization.


SIRET Number : I 7539 653325 0

Work Method has an office in Paris, in Belleville area :


65, rue Rebeval, F-75019 Paris.
Contact : workmethod@club-internet.fr
Tel. : + 0033660812661 or + 0033603582737
Jiři Kovanda VS Reste du monde
(Tentatives de Rapprochement)
Une exposition organisée par Guillaume Désanges et François Piron
(Work Method), avec Marie Cantos

À partir des années 1970, Jiři Kovanda (né en 1953 à Prague, où il vit et travaille) réalise des
actions discrètes et intrusives qui sont presque impossibles à différencier de la vie réelle : marcher
dans la rue et frôler les passants, quitter une discussion en courant, attendre que le téléphone
sonne, donner des rendez-vous et arriver en avance... Son travail, aussi précisément poétique que
politique, comme l’était celui d’un Bas Jan Ader ou d'un Douglas Huebler, renvoie au
questionnement existentiel de la place de l’individu dans l’espace social, en restant irréductible à
une réaction contextuelle liée à la situation des pays de l’Est de la période soviétique. Son
économie particulière de travail, entre modestie des moyens et résolution dans l’action, entre
universalité et immédiateté, fonde une oeuvre d’un profond romantisme.
À travers une sélection de pièces historiques et récentes (dont un display de sculptures et de
peintures des années 1990), nous avons souhaité d’abord présenter l'oeuvre de Jiri Kovanda mais
aussi la confronter avec une multitude de pratiques, d’idées et de gestes, souvent issus d’autres
lieux, d’autres contextes et/ou d’autres époques. Cette confrontation se fait à partir de documents
choisis subjectivement, et sommairement reproduits (photocopies ou scans, principalement),
dans une économie proliférante et jubilatoire plus que scientifiquement pertinente. Un dépliage
instinctif, qui formalise un travail de critique en actes. Ces images, reproductions d'œuvres d'art,
images d’actualité ou de publicité, renvoient pour nous de manière formelle ou structurelle,
directe ou indirecte, évidente ou indicielle, consciente ou inconsciente, aux actions spécifiques de
l'artiste. Elles proposent des liens intuitifs, des affinités sensibles, des échos visuels, qui replacent
le singulier travail de Kovanda, développé jusqu’à récemment dans un relatif isolement, au cœur
d'un réseau mouvant d'images, de gestes, d’énergies de travail, avec pour objectif d’en célébrer
l'universalité et la vigueur expressive. Jiři Kovanda VS reste du monde construit aussi, dans un espace
limité, une multitude d'expositions collectives incluant toutes des œuvres de l'artiste tchèque.

Guillaume Désanges et François Piron

L’exposition a eu lieu pour la première fois à Paris à la galerie gb agency du 9 septembre au 14


octobre 2006 (www.gbagency.fr).
Jiři Kovanda Versus Rest Of The World
(Attempted Acquaintances)
An exhibition organised by Guillaume Désanges and François Piron
(Work Method), with Marie Cantos

One of the most impressive living artists in Czech Republic, Jiri Kovanda has realised since the
late 70s discreet actions, almost impossible to distinguish from real life: bumping into passers-by,
waiting for the telephone to ring, attempting to meet girls in the street… Poetical as much as
political, like used to be Bas Jan Ader or Douglas Huebler’s works, his gestures question the place
of an individual in social space, staying apart from any reaction to the context of the soviet period
in Eastern Europe. With historical and recent pieces, the exhibition will propose as well a
curatorial statement: a series of links to Kovanda’s work through a vast number of documents,
roughly Xeroxed: reproductions of works of art, of news images… Associations of ideas, visual
echoes, intuitive links, structural or formal. Jiři Kovanda’s work, at the centre of this web of
images, gestures and energies, proves its universality.

Guillaume Désanges et François Piron

The exhibition happened for the first time in Paris at gb agency Gallery, September 9-October
14, 2006 (see www.gbagency.fr).
Liste des œuvres et des documents présentés /
List of shown works and documents

Jiři Kovanda, Crumpled Paper. Winter 1952. Kampa, Prague


Et / And (documents) : Tom Marioni, Birds in Flight, 1969 ; Reiner Ruthenbeck, Weisser Papierhaufen, 1979 ;
Piero Manzoni, Achrome, 1961-62 ; Kasimir Malevitch, Carré blanc sur fond blanc, 1918 ; Stephen Wilks, Sans
titre (Marzhn, Berlin), 1999 ; Jochen Gerz, Atmosphärische Drücke, 1971 ; Milan Knižak, L’Empreinte, 1971 ;
Joachim Mogarra, Série Les Images du Monde (Une vue des Monts Togo), 1983-85 ; Rémy Zaugg, Quand fondra la
neige où ira le blanc, 2002-03 ; Jochen Gerz, Paper Piece, 1969 ; Marie Cool et Fabio Balducci, Sans Titre,
2003 ; Edward Krasinski, Sans titre, 1969

Jiři Kovanda, Two leaves. Autumn 1982. Prague


Et / And (documents) : Alighiero Boetti, Gemelli, 1968 ; Abramovic & Ulay, Relation in Time, 1977 ; Hélio
Oiticica et Lygia Clark, Dialogue de mains, 1966 ; Joan Brossa, Burocracia, 1967 ; Felix Gonzales-Torres,
Untitled (March 5th) # 2, 1991

Jiři Kovanda, Sugar Tower. Spring 1981. Vyšehrad, Prague


Et / And (documents) : Constantin Brancusi, La Colonne sans fin, 1937 ; N.E. Thing and Co., A Portfolio of
Piles, 1968 ; Bruce Mc Lean, Found Concrete Slab Sculpture, Barnes, 1968 ; Alighiero Boetti, Colonne, 1968 ;
Joachim Mogarra, La Tour de Babel, 1986 ; Marcel Duchamp, Why Not Sneeze Rose Sélavy ?, 1921 ; Joachim
Mogarra, Paysage, 1986 ; Georges Brecht, Sans Titre, 1972 ; Dan Graham, Eleven Sugar Cubes, 1970 ; Peter
Fischli et David Weiss, Untitled, Quiet Afternoon, 1984-85 ; Michelangelo Pistoletto, Sans titre, 1969 ; Paul
Kos, Lot’s Wife, 1969 ; Marie Cool et Fabio Balducci, Sans titre, 2000 ; Anya Gallacio, Intensities and Surfaces,
1996 ; Ulrich Rückriem, Sans Titre, 1970 ; Richard Wentworth, Série Making Do and Getting By (The Strand),
1977 ; Boris Achour, Actions peu, 1993-97

Jiři Kovanda, XXX. January 23, 1978. Staroměstské naměsti, Prague. “I arranged to meet a few
friends … we were standing in a small group on the square, talking … suddenly, I started
running ; I raced across the square and disappeared into Melantrich Street…”
Et / And (documents) : Chris Burden, Disappearing, 22-24 décembre 1971 ; Barry Le Va, Velocity Piece 2,
1970 ; Saburro Murakami, Breaking Through Many Paper Screens, 1955 ; Maurizio Cattelan, Una Domenica a
Rivera, 1992 ; Ban Jan Ader, Brocken Fall (Organic), 1971 ; Jacques Henri Lartigue, Ma cousine, 1960 ; Yves
Klein, Le Saut dans le vide, 1960

Jiři Kovanda, XXX. November 18, 1976. Prague. “Waiting for someone to call me…”
Et / And (documents) : Faith Wilding, Waiting, 1971 ; Walter de Maria, Art by Telephone, 1969 ; George
Brecht, Three Telephone Events, 1961 ; Sigurdur Gudmundsson, Ljoo (Ao hrigja i önnu og pissa I könnu), 1972 ;
Lawrence Weiner, Passage To The North, 1981 ; William Wegman, Telefoam, 1971 ; Joachim Mogarra,
« Téléphoner », série des Travaux collectifs, 1981 ; Sophie Calle, Douleur exquise, 1984-2003 ; Francis Alÿs,
Turista, México D.F., 1996 ; Mladen Stilinović, Artist at Work, 1978 ; Jan Mlčoch, L'Asile de nuit gratuit,
1980 ; Goran Trbuljak, The fact that someone was given the opportunity to have an exhibition is more important that the
exhibits which will be displayed, 1973 ; Sophie Calle, Les Dormeurs, 1979; John Baldessari, I Will Not Make Any
More Boring Art, 1971
Jiři Kovanda, XXX. May 19, 1977. Střelecky ostrov, Prague. “I rake together some rubbish (dust,
cigarette stubs, etc.) with my hand and when I’ve got a pile, I scatter it all again…”
Et / And (documents) : Francis Alÿs, Sometimes making something leads to nothing, 1977 ; Lawrence Weiner,
Things Pushed Down To The Bottom And Brought Up Again, Prague, 1996 ; Joseph Beuys, Balayage du
Grafenberger Wald, 1971 ; Beatriz Albuquerque, Erosao, 2002 ; Lotte Linder, Comb, 2002 ; Ben Vautier, Alle
meine strassen habe ich gekehrt, 1970 ; Mierle Laderman Ukeles, Hartford Wash : Washing Tracks, Maintenance :
Outside, 1973 ; Lawrence Weiner, Beached, 1970 ; Mike Kelley, Untitled (Dust Balls), 1994 ; Richard
Wentworth, Studio Dust, 1992 ; « RA3 Arte Povera + Azione povere », Amalfi, 1968 (Ger Van Elk fait
couler de la colle sur le sol, puis jette des détritus dessus) ; Wolf Vostell, Cityrama, Cologne,
Environnement n°9, 1961 ; Mladen Stilinovic, The Foot-Bread Relationship, 1977 ; Francis Alÿs, Magnetic
Shoes, 1994

Jiři Kovanda, XXX. August 1977. Prague. “I’m crying. I gazed at the sun for so long strated to
cry.”
Et / And (documents) : Gina Pane, Little Journey, 1978-79 ; Bas Jan Ader, Farewell to Faraway Friends, 1971 ;
Gina Pane, Nourriture / Actualités / Feu, 2003 ; Dennis Oppenheim, Reading Position for Second Degree Burn,
1970 ; Bas Jan Ader, Too Sad to Tell You, 1970 ; Georgina Starr, Crying, 1993 ; Hayley Newman, Crying
Glasses (An Aid To Melancholia), 1998 ; Urs Lüthi, Trademark, Lüthi weint auch für Sie, 1970 / 2001 ; David
Askevold, It’s No Use Crying, 1972

Jiři Kovanda, White String at Home. November 19-26, 1979. Prague


Et / And (documents) : Fred Sandback, Untitled (Diagonal), 1970 / 1996 ; Erich Reusch, Sans titre,
Monschau, 1970 ; Walter de Maria, 2 Lines, 3 Circles on the Desert, 1969 ; Wortelkamp, Action : Trimm dich,
1970 ; Fred Sandback, Installation View, 1984 ; Luciano Fabro, Asta, 1965 ; Group OHO / Milenko
Matanovic, Wheat and Rope, 1969 ; Bruce McLean, Taking a line for a walk, Cleveland Road, Barnes, 1969 ;
Jan Mančuška, While I walked across the room, 2005 ; Mel Bochner, Continuous / Dis / Continuous, 1971-72 ;
Roman Signer, gelbes Band, 1982 ; Dalibor Martinis, Open Reel Video, s. d. ; Jochen Gerz, Purple Cross For
Absent Now, 1980 ; Ben Vautier, The truth from A to Z, 1987 ; Ben Vautier, Le Litre de var supérieur coûte 1F66,
1966 ; Marcel Duchamp, installation pour l’exposition First Papers of Surrealism, 1942 ; Judy Chicago,
Suzanne Lacy, Sandra Orgel, Amira Rahamani, Ablutions, 1972 ; Alison Knowles et Ben Vautier dans
l’Anima 1 de Takehisa Kosugi, Concerts Fluxus au Fluxhall/Fluxshop, New York, 1964

Jiři Kovanda, XXX. November 30, 1977. Karlovo náměsti, Prague. “I had arranged to meet some
friends at 7:40 pm. I decided I would arrive at the agree spot about ten minutes early…”
Et / And (documents) : Ian Wilson, Sans Titre, 1970 ; Robert Barry, Bulletin annonçant l’exposition Closed
Gallery, 1969 ; Steve Kaltenbach, Contribution à l’exposition 557 O87 organisée par Lucy L. Lippard,
Seattle Art Museum, 1970

Jiři Kovanda, Installation 1. December 1978. Provaznicka ulice, Prague


Et / And (documents) : Yves Klein, Le Vide, Galerie Iris Clert, 1958 ; Gianni Motti, Capital Affair, 2002 ;
Michael Asher, exposition à la Galerie Claire Copley, Los Angeles, 1974 ; Vue de l’exposition January 5-
31, 1969, organisée par Seth Siegelaub, Mc Lendon Building, 1969 ; Jan Dibbets, Numbers on Wall A
(Galerie Yvon Lambert, Paris) et Numbers on Wall B (Gallery Françoise Lambert, Milan), 1970

Jiři Kovanda, XXX. November 19, 1976. Vaclavské naměsti, Prague


Et / And (documents) : Endre Tot, Gladness demonstration, 1973-79 ; Santiago Sierra, Obstruction of a Freeway
with a Truck’s Trailer, 1998 ; Tien An Men, 1989 (photographie de Jeff Widemer, The Association Press) ;
Wolf Vostell, 9 non-dé-collages, 1963 ; Richard Serra, TWU, 1979-89 ; Lawrence Weiner, A2 “Wide I” Deep
Trench Cut Across A Standard One-Car Driveway, 1968 ; Paul McCarthy, Spinning, 1972 ; Vaslav Nijinsky, juin
1939, Hôpital psychiatrique de Münsinger, près de Berne ; Richard Wentworth, série Making Do and Getting
By (West Hamstead, Londres), 1979 ; Barry Flanagan, A Hole In the Sea, 1969 ; Julius Koller, Flying Cultural
Situation (UFO), 1982 ; Jochen Gerz, Du milieu aux bords, 1973 ; Alighiero Boetti, Two hands, One pencil,
1970 ; Hermann Nietzsche, 1st Actions, 1962 ; Chris Burden, Trans-fixed, 1974 ; Gina Pane, Terre protégée 2,
Pinerolo (Italie), 1970
Jiři Kovanda, Contact. September 3, 1977. Špalena ulice, Vodičkova ulice, Prague
Et / And (documents) : Douglas David, The Austrian Tapes, 1974 ; Valie Export, Tapp und Tastkino, 1968 ;
Vito Acconci, Following Piece, 1969 ; Abramovic & Ulay, Relation in space, 1976 ; Danse contact,
improvisation par Karl Frist et Olive Bieringa, s.1, s.d. ; Lygia Clark, The I and the you : Clothing / Body /
Clothing, 1967 ; Vito Acconci, Proximity Piece, 1970

Jiři Kovanda, Attempted Acquaintance. October 19, 1977. Staroměstské náměsti, Prague. “I
invited some friends to watch me trying to make friends with a girl”
Et / And (documents) : Joel Bartholomeo, Kiss me Darling, 1977 ; Douglas Gordon, Tatoo, 1994 ; La mort
aux trousses (Alfred Hitchcock, 1959) ; Vito Acconci, Theme Song, 1973 ; Mierle Laderman Ukeles, Touch
Sanitation, 1978-80 ; « RA3 Arte Povera + Azione Povere », Amalfi, 1968 (Richard Long serrant a main à
des passants) ; Endre Tot, Hopes in the Nothing (6 parts), 1994

Jiři Kovanda, XXX. September 3, 1977. Vaclavské náměsti, Prague. “On an escalator… turning
around, I look into the eyes of the person standing behind me…”
Et / And (documents) : Dan Graham, Intention, Intentionality Sequence, 1972 ; Abramovic & Ulay, Rest /
Energy, 1980 ; Abramovic & Ulay, Imponderabilia, 1977 ; Douglas Huebler, Location Piece # 28, 1970 ;
Abramovic & Ulay, Light / Dark, 1977 ; Ange Leccia, Arrangement Stasi, 1990 ; Gino de Dominicis, La 3a
Soluzione d’immortalita, Gino de Dominicis vi vede, 1972

Jiři Kovanda, I hide. September 1977. Vinohrady, Prague


Et / And (documents) : Chris Burden, Five days locker piece, 1971 ; Santiago Sierra, 100 personnes cachées,
2003 ; Goran Trbuljak, From Time to Time I stuck my finger through a hole in the door of the Modern Art Gallery
without the management’s knowledge, 1969 ; Endre Tot, Hopes in the Nothing (6 parts), 1994 ; Allen Ruppersberg,
Where’s Al ?, 1972 ; Keith Arnatt, Self Burial (Television Interference Project), 1969 ; William Wegman, Ostrich,
1972 ; Aino Kannisto, Untitled (Trashbin), 1999 ; Sigurdur Gudmundsson, Event, 1975 ; Chris Burden,
White Light / White Heat, 1975 ; Spot publicitaire pour Nike, Agence Wieden + Kennedy, Amsterdam,
2002 ; Vito Acconci, Seedbed, 1970

Jiři Kovanda, Le dessin automatique. Spring / Summer 2000. « Überlebenkunst », Neuer Berliner
Kunsterein, Berlin / Plassenburg Castle, Kulmbach, Germany (Spaghetti boiled in a small
amount of water (to make the strands nice and sticky) and thrown on a gallery wall)
Et / And (documents) : George Mathieu au Japon, 1968 ; Michel Dillemuth installant Return of the Arecibo
Message, Galerie Reena Spanlings, 2004 ; Stephan Dillemuth, Spaghetti, 1994 ; Marcel Duchamp, 3 Stoppages
Etalon, 1913-14 ; Tom Marioni, One second Sculpture, 1969 ; Hans Namuth, Jackson Pollock en train de
peindre, 1950 ; Klaus Rinke, Wasserzerstaübung mit Regenbogen, 1970 ; Sigmund Polke, Langeweileschleife, 1969 ;
Paul McCarthy, Instruction, 1972 ; Braco Dimitrijevic, Painting by Kresimir Klika, 1969 ; Bruce Mc Lean,
Splash Sculpture, Beverley Brook, 1967 ; Richard Serra, Splashing Molten Lead, 1969 ; Klaus Rinke, Um mich
herum… Wasser holen… Wasser bringen…Wasser schütten, Kettwing, 1971 ; Roman Signer, Flugblätter, 1981 ;
Tom Marioni, Flying with friends, 1999 ; Milan Grygar, Dessin accoustique, 1969 ; Paul McCarthy, Wipping a wall
and a window with Paint, 1974

Jiři Kovanda, XXX. December 8, 1977. Prague. “With my hand over my eyes, I walk bindly into o
group of people standing at the opposite end of the corridor…”
Et / And (documents) : Vito Acconci, Blindfolded Catching Piece, 1970 ; Security Zone, 1971 ; Association Area,
1971 ; Chris Burden, Jaïzu, 1972 ; Adrian Piper, Untitled performance for Max’s Kansas City, 1980 ; Gina
Pane, Action Psyché, 1974

Et une sélection de travaux récents de Jiři Kovanda (peintures et objets).

And a selection of Jiři Kovanda’s recent works (paintings and objects).


Jiři Kovanda Jiři Kovanda
Contact Sugar Tower
September 3, 1977 Spring 1981
Špálená ulice, Vodičkova ulice, Prague Vyšehrad, Prague

Jiři Kovanda Jiři Kovanda


XXX XXX
January 23, 1978 November 18, 1976
Staroměstské náměstí, Prague Prague
“I arranged to meet a few friends… we were standing in a small group on the square, “Waiting for someone to call me…”
talking… suddenly, I started running; I raced across the square and disappeared into
Melantrich Street…”
Vues d’exposition / Exhibition views (Courtesy gb agency)
Vues d’exposition / Exhibition views (Courtesy gb agency)
Vues d’exposition / Exhibition views (Courtesy gb agency)
Vues d’exposition / Exhibition views (Courtesy gb agency)
Vues d’exposition / Exhibition views (Courtesy gb agency)
Fiche technique / Data Sheet

Scénographie :

Le display de l’exposition divise les murs en deux partie : la partie supérieure laissée blanche
accueille les œuvres de Jiři Kovanda, la partie inférieure peinte en gris clair accueille les
documents photocopiés ou projetés (diapositives ou film).

Installation :
- Les murs sont peints en gris clair sur 130 cm depuis le sol.
- Les œuvres de Jiři Kovanda sont présentés sous une plaque de Plexiglas clouée au mur.
- Les documents sont punaisés au mur avec des épingles transparentes.
- Certains documents sont présentés dans des classeurs noirs posés sur des socles ou des
bancs également peints en gris clair.
- Les travaux récents (peintures et objets) sont posés sur une étagère peinte en blanc.

Matériel requis :
- Un carrousel à diapositives
- Un lecteur de DVD et un vidéoprojecteur
- Socles et/ou bancs peints en gris
- Etagère peinte en blanc (environ 5 m de long)

Scenography:

The exhibition’s display divide gallery walls in two parts, the top separated from the bottom.
The upper part of the walls is remained white. Jiři Kovanda’s works are hung up on this surface.
The lower part of the walls is painted in light grey. Documents are pinned, presented or projected in this part
(paper documents, slides, projections, folders).

Installation:
- Walls are painted in light grey on a surface starching from the bottom walls until 130 cm.
- Jiři Kovanda’s works are shown protected under a Plexiglas sheet. Plexiglas sheet is nailed in the wall.
- Documents are pinned in the walls with little transparent pins.
- Some documents will be presented in folders lying on bases or benches which must be painted in light grey
as well.
- Recent works (paintings and objects) are lying on shelf painted in white.

Required material:
- A slides carousel
- A DVD player and a videoprojector
- Bases and/or benches painted in light grey
- A white-painted shelf (about 5 meter-long)
Budget de l’exposition / Exhibition Budget

BUDGET HORS assurances, hébergement, location matériel audio-visuel, matériel de montage,


communication / WITHOUT insurances, accomodation, audiovisual equipment, tools and materials' renting,
communication

DEPENSES Euros

HONORAIRES / FEES (TCC) 4 000


Honoraires des commissaires / Curators' fees 3 000
Honoraires de l'artiste / Artist's fees 1 000

PRODUCTION 270
Tirages / Photographic prints 150
Plexiglas 120

COÛTS MATERIAUX / M ATERIAL COSTS 200


Installation material 100
Impressions / prints (scans, photocopies, slides) 100

LOCATIONS / RENTAL COSTS : 1 videoprojector + 1 slide


nc
projector
not included nc

AUTRES / OTHER COSTS 870


Déplacements / Trips curators + assistant 240
Déplacement / Trip artist 330
Burining DVD & CD 100
Transport / shipment / FEDEX 200

Option:
CATALOGUE (version photocopie + entretien Jiri + textes
2 100
com m issaires)
Transcription interview w ith Jiri Kovanda 300
Texts (author's rights) 800
English translations 1000

TOTAL 7 440
Revue de presse / Press Review

Jiri Kovanda
GB AGENCY
20, rue Louise Weiss
September 7–October 14

Contact, September 3, 1977.

Bumping into passers-by, waiting for the telephone to ring, and gazing fixedly into the eyes of people encountered
on an escalator were just a few of the discreet “actions” that Czech artist Jiri Kovanda realized in the streets of
Prague during the late ‘70s. By means of almost invisible physical and mental activities—seemingly remote from
the context of the Soviet period in Eastern Europe—his microinterventions slightly transformed the ordinary state
of things and questioned the place of the individual in social space.

Alongside the series of A4-size pages adorned with photographs and typewritten texts used by Kovanda to
document his ephemeral actions, the walls of the gallery are covered with black-and-white photocopies of film
stills, newspaper images, and artworks by Roman Signer, Marcel Duchamp, Chris Burden, and Vito Acconci,
among many others. This documentation, chosen by the French art critics Guillaume Désanges and François
Piron, who curated the exhibition, creates a web of formal and structural associations with Kovanda’s work. I'm
crying. I gazed at the sun for so long that I've started to cry, 1977, is, for instance, linked to images of Bas Jan
Ader's I’m Too Sad to Tell You, 1970, Dennis Oppenheim's Reading position for second degree burn, 1970, and
Olafur Eliasson's The Weather Project, 2003. Much more intuitive than empirical, this materialization of a critical
process, in which Kovanda’s work is integrated into the history of major Western artistic strategies, is a long-
awaited recognition of a significant artist whose work and career straddle the boundaries between intelligibility
and disappearance.

—Yoann Gourmel
Les Inrockuptibles
19-25 septembre 2006
No 564
(p. 92)
Expos-Critiques
09 sept. 2006 - 14 oct. 2006

Jiri Kovanda VS reste du monde (Tentatives de


rapprochement)
L’artiste tchèque Jiri Kovanda, figuré clé du «happening
discret» a réalisé, dans une volonté de provocation liée au
contexte politique du Prague des années 70, des
interventions sobres dont témoigne une série de
photographies.

Par Aurore Bonneau

Après l’échec du Printemps de Prague, qui se solde en août 68 par l’invasion des troupes du Pacte de Varsovie,
la République socialiste tchécoslovaque connaît une période de durcissement idéologique et politique: la
«Normalisation». En réaction à cet autoritarisme, et comme le souligne le titre de l’exposition, Jiri Kovanda
s’oppose au «reste du monde»: se différencier à tout prix, exposer son rejet de l’habitus social communiste,
tels sont les moteurs de ses interventions. L’artiste se complait alors dans la mise en scène d’un univers
insolite que gouverne l’absurde. C’est au sein de ce manège excentrique que Kovanda se redéfinit comme
sujet, être pensant et titulaire de droits – entre autre celui de briser, à son échelle, la norme imposée par le
régime politique en place.

A la manière dont l’artiste commente ses happenings, nous serions en droit de penser qu’il vise le contact
humain: «3 septembre 1977 - Dans un escalator, je me retourne, je regarde dans les yeux la personne qui se
tient derrière moi», ou encore «8 décembre 1977 – Les mains sur les yeux, je marche aveuglément au travers
d’un groupe de gens jusqu’au bout du couloir». Mais au contraire, éphémère et distante, la relation à autrui
s’élabore sans échange. L’autre ou la foule, qui apparaissent disciplinés, n’existent que pour lui servir de
contrepoint. Jiri Kovanda se tient seul, unique protagoniste de ses interventions, réaffirmant ainsi son
individualisme et son originalité. Rappelons que, moins d’une décennie avant que l’artiste n’entreprenne ses
premiers travaux, Milan Kundera publiait à Prague La Plaisanterie, ouvrage dans lequel l’anticonformisme du
héros, jugé inacceptable par les communistes tchécoslovaques, condamnait celui-ci à la déchéance sociale.

Ce rejet de la norme aurait pu prendre des tournures irritantes. Mais Kovanda y a placé tant de fantaisie qu’il
s’apparente, le plus souvent, à un adolescent facétieux: sur telle photographie, on le voit caché derrière une
poubelle, observant une passante à son insu; sur telle autre, il contemple les spaghettis qu’il vient de jeter
contre le mur... Ses œuvres des années 90 relèvent du même ludisme, comme en attestent les titres : Une
collision avec un cerf peut ruiner financièrement un conducteur; Des handicapés en fauteuils roulants
organisent une course d’orientation, etc. Ces créations hybrides (à la fois sculptures, peintures et objets)
s’inscrivent dans une esthétique de bricolage et de négligence volontaire qui va de pair avec leur visée
drolatique.

Jusqu’alors Jiri Kovanda n’avait presque jamais exposé en France. Via un accrochage trans-périodique, les
commissaires d’exposition Guillaume Désanges et François Piron ont donc souhaité confronter ses
photographies d’interventions à d’autres univers artistiques. Si cette pratique a le mérite de resituer la
création au centre d’un réseau thématique, on est en droit de s’interroger sur sa pertinence: éclaire-t-elle
réellement la lecture de l’œuvre de Jiri Kovanda? Car si beaucoup de parallèles se justifient (Contact, dans
lequel Kovanda frôle une passante, et Relation in Space d’Abramovic et Ulay, pour ne citer qu’un seul
exemple), d’autres laissent rêveur. Cependant, bien que l’accrochage demeure subordonné à la subjectivité
revendiquée des commissaires, il n’en demeure pas moins que l’exposition y gagne en spontanéité et en
attrait.