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Caractérisation des ressources naturelles par l'utilisation du SIG

Afin d’asseoir une agriculture durable, la connaissance du milieu naturel est


indispensable. Ceci permettrait à moyen et à long terme de préserver les
ressources naturelles et d’accroître le niveau de productivité et d’améliorer les
performances des exploitations agricoles dans les différents espaces agro-
écologiques.
Cellule SIG de l’ITGC :
Est une composante d’accompagnement à l’institution, reposant sur la stratégie
d’adaptation des systèmes de production, pour une meilleure utilisation et
exploitation des ressources naturelles ; c'est un outil d'aide à la prise de décision.
Ses principales missions sont la valorisation et l’organisation des données du
territoire.
Composante du SIG :
Dispose d’un équipement nécessaire pour le traitement géographique de
l’information, d’un personnel qualifié (équipe pluridisciplinaire) et de données.
Méthodologie :
Adoptée pour l’évaluation des ressources naturelles et socio-économiques par
l’utilisation de l’outil SIG, elle s’articule autour de quatre (04) étapes
fondamentales, à savoir :
 Etat des lieux et structuration des bases de données ;
 mission de vérité terrain ;
 traitement numérique des données ;
 résultats.
Les applications SIG menées par l’ITGC sont multiples : l’occupation du sol,
l’adaptation variétale, la nature du sol et du climat et l’analyse d’impact.
Travaux menés par l’ITGC:
1. Etude de caractérisation morpho-pédologique des fermes de démonstration et de
production de semences de l’ITGC
2. Délimitation des aires aptes à la céréaliculture (par espèce) par l’utilisation du
SIG (blés - orge).
3. Caractérisation agro-écologique du milieu et adaptation variétale du blé dur au
niveau du nord de l‘Algérie par l’utilisation du SIG.
4. Etude d'évaluation des ressources naturelles et socio-économiques des communes
de Rahouia (wilaya de Tiaret) et Ouled Bessem (wilaya de Tissemsilt) par
l'utilisation du SIG.
5. Caractérisation agro-écologique de la commune de Taoura (wilaya de Souk
Ahras).
6. Evaluation des ressources naturelles d’un périmètre au niveau de la commune de
Sidi-Fredj (wilaya de Souk-Ahras).
7. Elaboration des cartes quotidiennes et hebdomadaires de déplacements des
criquets à travers le territoire algérien (lutte antiacridienne MADR/multi-
institutionnel).
8. Elaboration de cartes de localisation des sites de démonstration et
d’expérimentation des différents programmes de partenariat national.
9. Elaboration de cartes thématiques relatives aux programmes spécifiques
« renouveau de l’économie agricole et du renouveau rural », à savoir :
 Situation géographique des unités de stockage (OAIC) et leurs capacités
par wilaya et par type ;
 Répartition des comités régionaux interprofessionnels des céréales
(OAIC) ;
 Calendrier de récolte des blés et d’orge par wilaya, campagnes 2008-2009
et 2009-2010.
10.Réalisation de la carte d’occupation des sols de la zone d’action de la ferme de
démonstration et de production de semences de Tiaret
11.Utilisation des eaux usées, traitées et épurées en agriculture en collaboration avec
les institutions du MADR.
Sélection :
Blocs de croisement :
Les blocs de croisement des blés ou « Crossing Blocs » sont installés au niveau
des deux FDPS d’Oued Smar et d’El Khroub. Ils sont constitués de 150 variétés
de blé dur et de 100 variétés de blé tendre et semés à deux dates. Les croisements
sont réalisés en se basant sur les objectifs et caractères arrêtés dans le programme
(Adaptation aux différents stress (Sécheresse, Froid, Salinité), rendement (haut et
stable), résistance aux maladies et bonnes qualités technologiques (voir le schéma
de création et d’obtention PNAB).
2. Pépinières en disjonction (F2-Fn):
Ces pépinières sont issues des pépinières de croisements ou « Crossing Blocs ».
L’objectif principal de ces pépinières est la sélection de variétés performantes
présentant des caractéristiques agronomiques et technologiques recherchées à
savoir :
- Le rendement en grains ;
- La tolérance aux maladies et parasites ;
- La tolérance aux stress abiotiques et biotiques ;
- La qualité technologique du grain.
Ces pépinières sont installées par la suite à travers les FDPS représentatives des
zones agro écologiques à savoir Oued Smar, Khroub, Sétif et Tiaret.

3. Pépinières d’observation :
Ces pépinières suivent le schéma de sélection des lignées selon des critères bien
déterminés à savoir ; les caractères phrénologiques, la résistance aux stress
abiotiques (sécheresse, froid, gelées) et la tolérance à certaines maladies.
Le matériel végétal de ces pépinières d’observation et de sélection provient de
l’ICARDA, du CIMMYT et de l’ACSAD.
4. Essais internationaux de rendement :
Le principal objectif de ces essais est de tester et de sélectionner des lignées ou
variétés introduites pour leur performance du point de vue rendement en grain en
premier lieu en tenant compte toutefois des aspects agronomiques.
Les essais internationaux de rendement sont installés au niveau de toutes les
FDPS. Le matériel végétal testé provient de CIMMYT, ICARDA et ACSAD…
5. Essais nationaux de rendement :
Il s’agit des essais préliminaires et des essais répétés 1ère, 2ème, 3ème et 4ème année.
Ces essais de rendement sont installés pour confirmer la performance et étudier le
comportement des variétés sélectionnées dans les essais précédents (pépinières en
disjonction, d’observation et les essais internationaux) au niveau des différentes
zones d’action.
6. Variétés en pré-multiplication :
A la fin de la sélection, la variété obtenue passe par une phase de pré-
multiplication afin d’avoir la quantité suffisante de semences pour son lancement
dans le programme de production de semences.
7. Pépinières vivantes :
Les pépinières vivantes sont installées afin de conserver et de préserver le
patrimoine génétique existant.

Le labour
Il constitue l’opération de base pour la préparation du sol à la mise en place de la
culture. C’est une opération mécanisée qui s’effectue avec les outils pour remuer
le sol à une profondeur entre 14 et 25 cm.
Selon le cas, le labour s’effectue au printemps sur une jachère travaillée et en été,
juste après la récolte de la culture qui précède si la possibilité de traction suffisante
existe. Dans le cas contraire, il faut attendre les premières pluies susceptibles de
rendre le sol plus accessible aux outils pour intervenir.
L'utilisation des différents outils de labour qui sont la charrue à socs, la charrue à
disques et le chisel est souvent liée aux conditions climatiques de la zone.
En zone semi-aride et en conditions sèches et même en présence de charges
caillouteuses, le chisel est l’outil le plus recommandé. En zone favorable avec des
sols profonds, la charrue à socs est l’outil le plus conseillé.
Préparation du lit de semences :
La préparation du lit de semences qui intervient en automne après le labour par
reprise du sol pour l’émiettement des mottes au moyen d’outils comme le cover-
crop, le cultivateur et la herse permet d’assurer les meilleures conditions de
température, d’humidité et d’aération nécessaires à la germination des graines.
Cette opération s’effectue sur un sol relativement sec ou très peu humide pour
éviter les semelles superficielles induites par les outils utilisés sur un sol trop
humide.
Les semis :
La préparation du lit de semences qui intervient en automne après le labour par
reprise du sol pour l’émiettement des mottes au moyen d’outils comme le cover-
crop, le cultivateur et la herse permet d’assurer les meilleures conditions de
température, d’humidité et d’aération nécessaires à la germination des graines.
Cette opération s’effectue sur un sol relativement sec ou très peu humide pour
éviter les semelles superficielles induites par les outils utilisés sur un sol trop
humide.
Fertilisation des céréales
La fertilisation, même en conditions de cultures pluviales, permet d’utiliser de
manière optimale l’eau qui est souvent un élément rare dans la majorité des zones
de productions céréalières.
Ainsi, un sol bien pourvu en éléments nutritifs favorise le développement des
jeunes plants et la croissance des racines, ce qui permet à la plante d’explorer
pleinement le sous-sol humide.
La fertilisation constitue l'un des facteurs les plus déterminants dans l'amélioration
de la production des cultures. Ces effets sur l'accroissement des niveaux de
rendements ne sont plus à démontrer.
En général les besoins en éléments fertilisants (N, P, K) des espèces de grandes
cultures pour la production de un (01) quintal du grain se résument comme suit :

Azote Phosphore Potassium


Espèce
(kg/ha) (kg/ha) (kg/ha)
Blé dur 3.5 1.2 à 1.5 1.5 à 2
Blé tendre 3 1.2 à 1.5 1.5 à 2
Orge 2.5 1 à 1.2 1.2 à 1.5
Pois chiche 4.48 0.77 3.80
lentille 5 1.4 3.9

Fertilisation de fond :
Les modes d'apport et de fractionnement varient selon le type de sol, le niveau de
richesse chimique et le pouvoir fixateur (CEC).
Dans le cas de sols pauvres, surtout si le pouvoir fixateur est élevé (CEC), il faut
apporter une partie de la fumure phosphaté, sous forme soluble, au dernier
moment (juste avant le semis), localisée sur les lignes de semis, quand c'est
possible.

La fertilisation azotée :
Le raisonnement de la fertilisation azotée se fait sur la base de la méthode du bilan
qui consiste à équilibrer les besoins totaux en azote du peuplement végétal par un
stock d’azote disponible constitué par des fournitures du sol, la fumure organique
et les fertilisants. La dose d’engrais azoté correspond aux besoins de la culture en
azote dont en soustrait la fourniture du sol en cet élément.
Considérant la forte mobilité de l’azote, il convient donc de fractionner la dose
d’azote en deux ou trois apports, en vue de fournir l’azote au moment où la culture
en a besoin et de minimiser les pertes par lessivage, volatilisation ou
dénitrification, de limiter les risques de verse et de maladies et d’optimiser les
rendements.
En général, dans nos conditions de production céréalière, deux types de
fractionnements sont possibles :
 1/3 de la dose totale au semis + 2/3 de la dose totale au stade épi à 1cm.
 1/3 de la dose totale au semis + 1/3 au stade épi à 1 cm + 1/3 au stade montaison.
Irrigation d'appoint des céréales
L’irrigation d’appoint consiste à apporter un complément d’eau nécessaire au
développement de la culture durant un ou plusieurs stades phrénologiques. L’eau
est apportée en quantité suffisante pour pallier aux déficits pluviométriques
temporaires.
Les programmes d’expérimentation de l’irrigation d’appoint menés au niveau des
fermes expérimentales de l’ITGC ont porté principalement sur l’effet de l’apport
d’irrigation d’appoint sur l’amélioration de la productivité des céréales à travers
la détermination de la période d’irrigation et la quantité d’eau favorable à
l’amélioration de la productivité des céréales.
Une meilleure connaissance des besoins en eau de culture
Permet une utilisation rationnelle de l'eau

Le recours à l’irrigation d’appoint devient indispensable afin de palier à un déficit


hydrique qui peut survenir en phase d’installation et d’élaboration du rendement
des cultures, affectant ainsi la stabilité de la production d’une année à une autre.
Les travaux effectuées montrent que :
Dans les plaines sublittoral semi-arides de l’ouest et centre, à pluviométrie
moyenne de 320 mm et 450 mm, la réponse à l’eau des variétés de blé dur et
tendre n’est positive qu’à partir d’une irrigation de complément à 50% de la
capacité au champ. Les gains de rendement peuvent atteindre de 31.82 et 43q/ha.
Dans les hauts- plateaux de l’est zone potentiel nord de Sétif, dont la pluviométrie
moyenne est de 375mm), une quantité de 55mm apportée aux stades montaison –
gonflement a permis un gain de rendement de 17q/ha.
Dans les hauts- plateaux de l’est zone sud de Sétif, pluviométrie moyenne ne
dépassant pas 295mm), une quantité de 63 ,75 mm dont 70% sont apportés aux
stades floraison et remplissage de grain, a permis des gains en rendement de
l’ordre