Anda di halaman 1dari 48

Nous dédions ce travail :

A nos très chers parents pour l’amour le sacrifice et


le dévouement qu’ils ont manifesté à nos égards,
qu’ils trouvent en ce travail un symbole de notre
grande reconnaissance;

A nos frères et nos sœurs, qu’ils trouvent ici


l’expression de notre grand amour fraternel;

A tous les membres de nos familles ainsi que


tous nos amis.

1
Nous remerciements vont en premier lieu au directeur de
l’office national de l’électricité et l’eau potable (branche eau)
à Er-Rachidia, qui nous a accordé ce stage.

Nous remercions sincèrementtoutes les personnes


travaillantes au laboratoire provincial Er-Rachidia, pour nous
avoir accueillies au sein de leur service, de nous avoir aidées
dans la réalisation de notre mission etd'avoir prisle temps de
répondre à nos questions.

Nousvoulons remercier également Mr. OUAACHA chef de


laboratoire pourson encadrement et son orientationet Mr.
BOUARAFA pour ses conseils et sa patience tout le long de
stage.

Nous tenons à remercier tous les responsables du


département de chimie qui nous ont assurés les conditions les
plus favorables pour la réalisation de ce rapport.
Enfin nous voulons remercier également tous les
membres qui nous ont aidés de loin ou de proche à
l’élaboration de ce travail.

2
INTEDUCTION

Partie 1 : présentation de l’ONEE et ses activités


I. Présentation de l’ONEE :
II. Activités de l’ONEE :
III. Direction provinciale d’Er-Rachidia :
1. Organisation de l’ONEE :
2. Services de la direction provinciale d’Er-Rachidia :
IV. Activités réalisées durant le stage:

1. Précautions à respecter :
2. Prélèvement :

Partie 2 : les analyses


I. Analyses physico-chimiques :
II. Analyses bactériologiques :

CONCLUSION

Introduction
Nous vivons sur la planète bleue. L’eau joue un rôle déterminant
dans la vie des hommes, des animaux et des plantes c’est une
ressource essentielle.

3
De nos jours, l'eau représente 71% de l'espace sur la planète, mais 3%
de l'or bleu est douce,seulement la plus petite partie 0,3% des
réserves globales en eau sont utilisables comme eau potable, Cette
quantité d'eau est estimée suffisante.

L’eau potable propre et non polluée devient de plus en plus rare. La


pollution chimique par des eaux usées de l’industrie et de
l’agriculture, les eaux d’égout des ménages chargées de détergents et
de lessive ainsi que l’infiltration de substances toxiques ont déjà
atteint la nappe phréatique. Les distributeurs d’eau sont par
conséquent confrontés à des gros problèmes concernant le respect
des limites de pollution admissibles.

Les scientifiques attirent notre attention sur l’augmentation


inquiétante de cette pollution des réserves d’eau potable. Une
réorientation radicale concernant notre environnement est donc
nécessaire de toute urgence.

Dans ce rapport, nous avons effectués des analyses physico-


chimiques et bactériologiques sur différents échantillons d’eau (les
eaux brutes : eaux d’origine souterraines, ou superficielles et les eaux
traitées : eaux produites et distribuées par l’ONEE- Branche eau).

Le but de ces analyses est de déterminer les limites de qualité


qui fixe la quantité maximale à ne pas dépasser, a fin de n’a pas nuire
à la santé du public et assurer un confort pour les usagers.

I.
I.
I.
I.
I.
Présentation de l’ONEE :
L'Office National de l'Eau potable (ONEP) est un établissement public

4
Marocain à caractèreindustriel et commercial doté de la personnalité civil et
del’autonomie financière, créé en 03/04/1972 par le dahir (1726-103).
En 17/11/2011 l’ONEP : l'Office National de l'Eau Potable et l’ONE :
l'Office National de l'Electricité seront regroupés au sein d’un même
établissement public créé par la loi 40-09 doté de la personnalité morale et de
l’autonomie financière, dénommé «Office national d’électricité et d’eau
potable», désigné sous le sigle de ONEE.
Acteur principal dans le secteur de l'eau potable et de l'assainissement, les
missions principales de l'ONEE Branche Eau vont de la planification de
l'approvisionnement en eau potable jusqu'à sa distribution en passant par les
phases, études, conception, réalisation, gestion, exploitation des unités de
production, de distribution et d'assainissement liquide et enfin du contrôle de la
qualité des eaux jusqu'à la protection de la ressource.
Pour ce contrôle, l’office a mis en place, en plus de son Laboratoire Central, un
réseau de laboratoires décentralisés répartis sur tout le territoire national.
L’objectif initial donc de ce réseau est de rendre l’eau brute conforme aux
normes de qualité à savoir une eau sûre, garantie contre tous les risques
immédiats ou à long terme – réels ou potentiels et agréable à boire, claire,
inodore et équilibrée en sels minéraux.

II. Activité de l’ONEE :


En tant que producteur d’eau potable à l’échelle du Royaume et distributeur
dans les moyens et les petits centres, l’Office National de l’Eau Potable a mis en
œuvre tous les moyens nécessaires pour garantir la qualité des eaux distribuées
et veillerà réduire, voire éliminer toutes les sources de pollution qui pourraient
toucher négativement les ressources en eau destinées à l’approvisionnement en
eau potable.
En effet, l’ONEP assure à tous les stades de la production, du transport et de la
distribution, la surveillance de la qualité des eaux, sur les plans physico-

5
chimique, bactériologique et biologique. Cette surveillance, destinée à protéger
la santé du consommateur, comporte :
 la caractérisation de la qualité des eaux des ressources dégagées
en vue de définir, le traitement de potabilisation adéquat.
 les enquêtes sanitaires autour des ressources dégagées ainsi que
celles en exploitation.
 le contrôle de l’efficacité du traitement des eaux avant leur
distribution.
 la vérification de la potabilité des eaux jusqu’aux points de
livraison aux consommateurs et de l’absence de contamination
secondaire dans le réseau.
 la protection des ressources en eau contre la pollution.

En plus de ces activités principales, l’ONEE a aussi d’autres activités


particulières telles que l’adduction régionale pour l’alimentation du monde rural
dispersé et avoisinant les adductions principales.

III. Direction provinciale d’Er-Rachidia :


1. Organisation de l’ONEE :

Afin d’assurer la surveillance de la qualité des eaux, l’ONEP a mis en place en


1968 un Laboratoire Central situé à Rabat (DG) qui s’est érigé en une Direction
de Contrôle de la Qualité des Eaux en 1992. En plus de ce Laboratoire, l’ONEP
dispose de 52 autres Laboratoires décentralisés répartis en Laboratoires
Régionaux, Laboratoires Provinciaux et Laboratoires de Stations de Traitement à
attributions actuelles totalement relatives à l’alimentation en eau potable. Ces
laboratoires vont prendre progressivement toutes les activités de caractérisation
des eaux résiduaires urbaines et industrielles et de suivi des ouvrages
d’épuration des eaux usées.

6
Chaque région a une direction régionale (DR) :

DR1: direction régionale à Agadir.


DR2: direction régionale Tanssifte Al Haouz à Marrakech.
DR3: direction régionale à Khouribga.
DR4: direction régionale nord ouest à Kenitra.
DR5: direction régionale centre nord à Fès.
DR6: direction régionale à Oujda.
DR7: direction régionale centre sud à Meknès.
DR8: direction de province Saharienne à Layaune.
DRC : direction régionale cote atlantique.

La direction provinciale d’Er-Rachidia est créée en 1972. Elle est rattachée à la


Direction Régionale du Centre Sud Mekhnès (DR7). Son siège administratif est
situé à la ville d’Er-Rachidia. Elle assure l’approvisionnement en eau potable de
la province à partir de 19 centres de production, et de distribution.

2. Services de la direction provinciale d’Er-Rachidia :

Pour s’acquitter de ses diverses tâches relatives à l’approvisionnement en eau


potable, la Direction Provinciale d’Er-Rachidia dispose de trois services ayant
des vocations spécifiques chacun.

 Le service technique :il est responsable des études et du suivi de la


réalisation des travaux d’alimentation en eau potable. Quatre cellules en
dépendent :

1)La Cellule Etude et Travaux : elle étudie les projets, établit les dossiers et
remet les plis des entreprises contractantes, juge les offres et choisit les
entreprises adjudicataires et suit et contrôle les travaux.

2)La Cellule Topographique :elle prépare les dossiers relatifs à l’exploitation,


liquide les dossiers fonciers et protège les conduites contre les empiétements.

7
3)La Cellule Logistique :elle vérifie les dossiers relatifs aux achats (bons de
commande, lettres de commande, marchés) et les liquide après les avoir vérifiés.

4) La Cellule Micro entreprise :elle se charge de la création et de l’encadrement


des micro entreprises qui assurent les travaux de maintenance, de l'extension et
de la réparation.

 Le Service Gestion : il se charge de la gestion des affaires de la


Direction Provinciale. Pour ce, quatre cellules sont à sa disposition :

1)La Cellule Administrative : elle s’occupe de toutes les affaires administratives


du personnel (primes, congés, recrutement, dossiers disciplinaires, juridiques…).

2) La Cellule Comptabilité :elle s’occupe de toutes les démarches comptables de


la Direction Provinciale.

3) La Cellule Parc Auto :elle gère les véhicules de la Direction Provinciale.

4) La Cellule Informatique :elle vaque au matériel et logiciels informatiques de


la DP.

 Le Service Exploitation :il s’occupe des activités relatives à la


production, la distribution et la consommation de l’eau potable. Quatre cellules
en dépendent :

1) La Cellule Exploitation :elle s’occupe des états des coupures d’eau, des états
mensuels des requêtes concernant l’alimentation en eau potable et les compteurs
défectueux et des états des inventaires des équipements hydromécaniques. Elle
s’occupe également de l’établissement des fichiers techniques.

2) La Cellule Gestion des Stocks :elle gère le stock de la Direction Provinciale.

3) La Cellule Assainissement :elle est chargée du suivi et du contrôle des études


d’assainissement des centres relevant de la DP et de l’assistance technique des
communes dans le domaine de l’assainissement.

8
4) La Cellule laboratoire :elle s’occupe de la qualité des eaux au niveau de tous
les centres relevant de la DP d’Er-Rachidia.

IV.Activités réalisées durant le stage :

A partir du sujet de notre formation, la mission qu’on nous a confiée touchait à


la surveillance de la qualité des eaux destinées à la consommation humaine et
plus particulièrement aux examens physico-chimiques et bactériologiques.
Certes, nous avons assisté et participé, durant la période du stage, à une
surveillance continue et vigilante de la qualité de l’eau durant tous les stades de
la production, de l'adduction, du traitement et de la distribution.

1. Précautions à respecter :

Au début, il y a lieu de signaler que certaines précautions sont prises avant de


commencer la procédure des analyses de l’eau. Elles concernent :

♦ L’organisation du local :

L’espace de travail au sein du laboratoire est devisé en quatre salles. Chacune est
réservée à une activité spécifique à savoir; le lavage, la stérilisation du matériel,
la préparation des milieux de culture et réactifs, analyses bactériologiques et
analyses physico-chimiques.

♦ Le port de blouse :

Le port d’une blouse est obligatoire pour des mesures d’hygiène et de sécurité.

♦ La décontamination de surface :

Les surfaces de travail se nettoient régulièrement avec une solution d’eau de


javel pour limiter les contaminations.

9
♦ Lavage etstérilisation du matériels :

Cette procédure est essentielle car, à elle seule, elle peut réduire notablement la
charge infectieuse et elle conditionne l'efficacité des étapes ultérieures. Le
nettoyage associe une action mécanique et une action détergente. Tout le
matériel utilisé doit se laver soigneusement à l’eau du robinet et avec un
détergent puis plusieurs fois à l’eau distillée et se sécher avec du papier Josef.
Les flacons qu’on utilise pour les prélèvements lors des analyses
bactériologiques se stérilisent à 170 °C pendant 1h dans une étuve (à chaleur
sèche), après le lavage, on ajoute quelque gouttes de solution de thiosulfate de
sodium nécessaire pour neutraliser le chlore résiduel, puis ils se bouchent avec
du coton et du papier kraft.

2. Prélèvement :

♦Présentation :

L’application des techniques d’échantillonnage se fait avec soin vu l’influence


directe qu’elle a sur la qualité des résultats analytiques. A cet égard, et au cours
de notre stage, l’assurance de la qualité ainsi que le respect des
recommandations de la métrologie ont été une forte exigence. L’objectif
recherché de cela est l’obtention d’un échantillon et d’une analyse représentatifs
du milieu étudié. Pour cela, un ensemble d’opérations se fait.

♦Archivage :

L’archive dont dispose la Direction Provinciale constitue un recours en cas de


nécessité. Elle permet de s’assurer du respect des procédures et du déroulement
des manipulations relatives à l’opération du prélèvement.

♦ Références :

Pour faciliter le travail de l’analyste, l'exploitation des résultats et pour éviter


des erreurs, il convient de noter les références de chaque opération. Ainsi, on
note qu’il s’agit par exemple d’une enquête sanitaire des captages, d’une
expertise ou seulement d’une protection des captages. On note aussi l’identité du
préleveur, la date et l’heure du prélèvement, l’usage de l’eau, (boisson,
désinfection, production eau potable), son origine, le type de traitement utilisé,
le nom du point d’eau et sa localisation précise...etc.

♦ Choix des points de prélèvement :

10
Le choix des points de prélèvement se fait selon un nombre de critères. Pour les
choisir, il faut donc :

 Prévoir la facilité d’accès au point ;

 Prévoir l’emplacement ou la prise de fil d’eau ;

 Prévoir la vulnérabilité aux sources de pollution.

♦ Mode opératoire :

Le mode opératoire du prélèvement se détermine par le type (vu qu’il y a deux


types de prélèvement, un destiné aux analyses bactériologiques et un autre aux
analyses physico-chimiques) et par le lieu du prélèvement. Ainsi, le prélèvement
au niveau du robinet pour les analyses bactériologiques - par exemple - se fait
comme suit :

D’abord on enlève les brise-jets et tuyaux de caoutchouc qui peuvent être


adaptés au robinet et les concrétions calcaires qui peuvent s’y déposer, on se
lave ensuite les mains et les avant-bras très soigneusement avec un produit
désinfectant et on les rince avec de l’eau, puis on flambe le robinet pendant au
moins une minute (l’utilisation de la lampe à souder portative est préférée),
après on laisse couler l’eau 3 à 5 minutes avant de faire le prélèvement afin de
s’assurer que l’eau prélevée est représentative de celle circulant dans le système
de distribution. La lampe à souder peut être maintenue allumée un peu au-dessus
du robinet pendant le prélèvement. Par la suite, on déchire le papier enveloppant
le col et le bouchon, on retire le bouchon et la languette de l’ouverture du flacon.
Le méplat du bouchon se saisie par le petit doigt replié de la main gauche en
maintenant le rodage près de la flamme ainsi que le col du flacon durant le
prélèvement.

Puis, on flambe rapidement le bord du goulot et on remplit le flacon aux ⅔ et on


flambe à nouveau et rapidement le bord du goulot et le rodage du bouchon qu’il
faut remettre. Une fois le prélèvement est terminé, on note sur le flacon les
indications nécessaires à son identification.

N.B. Quant plusieurs échantillons sont prélevés simultanément au même point,


on recueille celui destiné à l’analyse bactériologique en premier pour écarter le
risque d’une contamination du point de prélèvement lors de la collecte des autres
échantillons.

♦ Stockage et conservation :

11
Le prélèvement subira obligatoirement un certain temps de transport avant la
phase d'analyse. Pendant cette période, des phénomènes chimiques et
bactériologiques peuvent conduire à des modifications de l'échantillon, d'où la
nécessité de conserver et de réunir des conditions de température et d'obscurité
favorables.

Généralement, pour les prélèvements physico-chimiques les échantillons sont


fixés par l’ajout de la solution H2So4 50% (NO2-, NH4+, NO3- et Oxydabilité)
et par HNO3 50% (éléments toxiques et indésirables) et puis on les place dans
une caisse calorifugée (une glacière qui doit être propre, réservée autant que
possible à l’analyse de l’eau potable et nettoyée régulièrement).

Ceux destinés aux analyses bactériologiques doivent être stockés à une


température comprise entre 0°C et 6°C (8 heures au maximum pour les eaux
traitées et 24 heures pour les eaux brutes).

Les analyses pratiquées sur les eaux d’alimentation humaine sont définies
selon les types suivant:
Analyse de type 1 réduite (T1R) :
Elle est effectuée sur l’eau dans le réseau de distribution au niveau du robinet du
consommateur, ces analyses comprennent les paramètres de qualité suivants :
- Analyse bactériologique - PH - Conductivité - Chlore résiduel -
Température - Turbidité - Couleur - Saveur et Odeur.

12
Analyse de type 1 complète (T1C) :
Ce sont des analysescomplementaires de ceux de T1R. Elle comprend l’analyse
des parametres suivants :
Les nitrates, les nitrites, l’aluminium ,l’ammonium etc…..
Analyse de type 2 réduite (T2R) :
Elle est effectuée au niveau de réservoir, elle comprend les analyses
bactériologiques et PSP.
Analyse de type 2 complète (T2C) :
Elle est effectuée au niveau de réservoir, elle comprenne les analyses physico-
chimiques.
Analyse de type 3 profondes (T3P) :
Elle est effectuée au niveau de la production des eaux profondes, et des
ressources (forages, puits ) elle contient les analyses bactériologiques et
physico-chimiques completes.
Analyse de type 3 Superficiels (T3S) :
Elle est effectuée sur les ressources superficielles en eau (barrage, Wade,
rivière....),
Les eaux exploitées dans la province d’Errachidia sont de nature souterraine.
I. Analyses physico-chimiques :

Une analyse physico chimique d’une eau donne un aperçu de la qualité de


cette dernière, une eau de bonne qualité doit être en toute conformité avec les
normes de potabilité fixées par la norme marocaine des eaux destinées à
l’alimentation humaine., l’eau ne doit pas contenir d’éléments chimiques
indésirables, comme le fer ou le manganèse, d’éléments toxiques tels que le
plomb, le mercure etc. qui entraineraient des risques sanitaires à court, moyen et
long terme. Les paramètres à analyser sont choisis en fonction de l’objectif
recherché, toutefois l’analysephysico chimique doit répondre à des critères
précis.

13
1. La température :

La température de l'eau est un paramètre de confort pour les usagers. Elle permet
également de corriger les paramètres d'analyse dont les valeurs sont liées à la
température (conductivité notamment). De plus, en mettant en évidence des
contrastes de température de l'eau sur un milieu, il est possible d'obtenir des
indications sur l'origine et l'écoulement de l'eau.
La température doit être mesurée in situ. Les appareils de mesure de la
conductivité ou du pH possèdent généralement un thermomètre intégré. Son
unité est : C ou °K.

2. Le pH :

Le pH (potentiel Hydrogène) mesure la concentration en ions H+ de l'eau. Il


traduit ainsi la balance entre acide et base sur une échelle de 0 à 14, 7 étant le
pH de neutralité. Ce paramètre caractérise un grand nombre d'équilibre physico-
chimique et dépend de facteurs multiples, dont l'origine de l'eau.
Le pH doit être impérativement mesuré sur le terrain à l'aide d'un pH-mètre ou
par colorimétrie.

pH < 5 Acidité forte => présence d'acides minéraux ou organiques


dans les eaux naturelles

pH = 7 pH neutre

7 < pH < 8 Neutralité approchée => majorité des eaux de surface

5,5 < pH < 8 Majorité des eaux souterraines

pH = 8 Alcalinité forte, évaporation intense

Classification des eaux d'après leur Ph

14
pH- mètre ►

Etalonnage de pHmettre :

Avant de faire l’étalonnage de pH mètre, il faut laver soigneusement l’électrode


de température et l’électrode de pH mètre avec de l’eau distillée, puis essuyer
avec du papier Josef.

Puis on mesure l’étalonnage, l’étalon utilisé est de pH4 et pH7.

Etalons pH Em (mV) T°C T°mC Pente


PH mesuré Etalons moyenn relative
e
7 7.14 +32.4 9.1 9.60 0.977417
4 4.06 136.4 10.1 9.6

Calcul de la pente relative :

Pr = -5.04 × (E7-E4) / (Tm+273) × (pH7-pH4)

Tm = (T7+T4)

Pr doit être :0.95 <Pr <1.05

Mesure de l’écart des PH aux solutions étalons :

pH du tampon 4 7

pH mesuré 4.06 7.14

|d|

|d| = |pH du tampon – pH mesuré

15
7 4

PH mesuré 7,06 4,05

|d| 0,06 0,05

|d|=PH mesure – PH étalon


|d| doit être :< 0,1

3. La conductivité :

La conductivité mesure la capacité de l'eau à conduire le courant entre deux


électrodes. La plupart des matières dissoutes dans l'eau se trouvent sous forme
d'ions chargés électriquement. La mesure de la conductivité permet donc
d'apprécier la quantité de sels dissous dans l'eau. La conductivité est également
fonction de la température de l'eau : elle est plus importante lorsque la
température augmente. Les résultats de mesure doivent donc être présentés en
termes de conductivité équivalente à 20 ou 25°C. Les appareils de mesure
utilisés sur le terrain effectuent en général automatiquement cette conversion.

Ce paramètre doit impérativement être mesuré sur le terrain. La procédure est


simple et permet d'obtenir une information très utile pour caractériser l'eau.

Comme la température, des contrastes de conductivité permettent de mettre en


évidence des pollutions, des zones de mélanges ou d'infiltration… La
conductivité est également l'un des moyens de valider les analyses physico-
chimiques de l'eau : la valeur mesurée sur le terrain doit être comparable à celle
mesurée au laboratoire.

Conductimètre ►

Réactifs :

16
- Eau distillé
- Solutions étalons de chlorure de potassium (KCL) :

Solution de chlorure de potassium à 0,1 mol/l

Solution de chlorure de potassium à 0,02 mol/l

Solution de chlorure de potassium à 0,01 mol/l

Solution de chlorure de potassium à 0,001 mol/l

Exemple d’étalonnage d’un conductivimètre :

concentration
(mol/l) 0,001 0,01 0,02 0,1

valeur théorique
(us/cm) vth 137 1278 2510 11680

valeur mesurée
(us/cm) vm 133 1276 2500 11670

P=Ivth-vmI.100
Vth 2,92 0,16 0,40 0,09

(V lue – V théorique)
% d’écart = × 100
(V théorique)
satisfaisant (P< 5%)

non satisfaisant (P> 5%)

4. La turbidité :

La mesure de la turbidité permet de préciser les informations visuelles sur l'eau.


La turbidité traduit la présence de particules en suspension dans l'eau (débris
organiques, argiles, organismes microscopiques…). Les désagréments causés
par une turbidité auprès des usagers sont relatifs car certaines populations sont
habituées à consommer une eau plus ou moins trouble et n'apprécient pas les
qualités d'une eau très claire. Cependant une turbidité forte peut permettre à des
micro-organismes de se fixer sur des particules en suspension. La turbidité se
mesure sur le terrain à l'aide d'un turbidimètre.

17
Classes de turbidité usuelles (NTU, nephelometricturbidity unit) :

NTU < 5 Eau claire

5 < NTU < 30 Eau légèrement trouble

NTU > 50 Eau trouble

NTU La plupart des eaux de surface en Afrique atteignent ce


niveau de turbidité

Turbidimètre►

Mode opératoire :
 Mettre le turbidimètre sous tension et laisser chauffer pendant 30minutes
avant de prendre les mesures.
 Lire les étalons de contrôle.
 Agiter l’échantillon.
 Remplir la cuvette par l’échantillon.
 Essuyer et placer la cuve dans la cavité (creux) et fermer le capot.
 Lire lorsque le signal est stable et noter le résultat.

5. Le chlore résiduel :

Le chlore résiduel est la quantité de chlore qui subsiste dans l’eau après la
chloration initiale ou une fois atteinte la demande en chlore. Sa concentration est
souvent exprimée en termes de chlore libre, de chlore total ou de chlore combiné
(chloramines). On doit maintenir une certaine teneur en chlore résiduel dans le
réseau de distribution pour empêcher que l’eau traitée soit de nouveau
contaminée par des microorganismes. Cela permet aussi de déceler des
difficultés techniques dans le réseau de distribution (une baisse de la teneur en
chlore résiduel indiquerait un mauvais fonctionnement quelque part dans le
réseau de distribution).

18
Pour les stations qui utilisent du chlore pour la désinfection des eaux brutes,
une dégradation de la qualité de l’eau est dite avoir lieu lorsque la teneur en
chlore résiduel libre, dans le réseau de distribution, est inférieure à 0,20
milligramme par litre.

Demande en chlore :

Ajouté à l’eau, le chlore réagit avec les matières organiques et inorganiques qui
détruisent son pouvoir désinfectant. Pour qu’il ait un pouvoir bactériostatique, il
faut en ajouter en quantité bien précise, c’est pour cet effet qu’on trace la courbe
de demande en chlore afin de déterminer le break point qui caractérise une
meilleure précholoration.

Mode opératoire :

On prépare 10 flacons de 150 ml volume que l’on numérote, on introduit dans


chacun des flacons 100 ml d’eau à analyser, puis à la burette, on ajoute des
quantités connues de solution de l’ hypochlorite de sodium, croissantes de façon
à avoir des concentration choisies en chlore et on procède après 30 min de temps
de contact au dosage du chlore résiduel par la lecture au comparateur à disque.

L’addition de chlore doit dépasser le break point pour avoir une bonne
désinfection.

19
Le chlore présent dans l’échantillon sous

forme d’acide hypochloreux et/ou d’ion

hypochlorite réagit immédiatement avec le

DPD [N, N -diethyl-p- phenylène - diamine]

en même temps que le chlore présent dans

l’échantillon pour former une coloration rose proportionnelle à la concentration

du chlore.

Cl2 + H2OHCLO+ HCL (acide hypochloreux)

Avec des pH basiques :

HCLO CLO- + H+ (ion hypochlorite)

20
Pour les stations qui utilisent du chlore pour la désinfection des eaux brutes, une
dégradation de la qualité de l’eau est dite avoir lieu lorsque la teneur en chlore
résiduel libre, dans le réseau de distribution, est inférieure à 0,10 milligramme par
litre.

6. Les nitrates :

La teneur en nitrates des eaux souterraines ou de surface est en augmentation


continuelle ces dernières années avec l’intensification de l’agriculture, de
l’industrialisation et de l’urbanisation (dysfonctionnement des réseaux
d'assainissement). Environ 30% à 70% des fertilisants azotés utilisés en
agriculture sont perdus dans l’environnement sous forme d’ammoniac (NH3) et
d’oxyde d’azote (N2O) qui polluent l’atmosphère et sous forme de nitrates que
l’on retrouve dans les eaux de surface et souterraines. Et pourtant, ces eaux sont
exploitées pour l’eau potable. Pour les nitrates, la norme de potabilité est fixée à
50 mg/L.

Principe :

Les nitrates sont presque quantitativement réduits en nitrites par du cadmium


(cd) recouvert d’une couche de cuivre après traitement au sulfate de cuivre
(CuSO4). Les nitrites produits forment avec l’acide sulfanilique un composé
diazoïque, lequel couplé avec la N- (naphtyl – 1) diamine 1,2 éthane donne une
coloration rose caractéristique, dont l’intensité est mesurée au
spectrophotomètre à la longueur d’onde de 543 nm.

Matériel :

- Une colonne en verre

- Un spectrophotomètre

- Matériel courant du laboratoire

Réactifs :

- Cadmium de granulométrie 0,5 à 1,5 mm (40 à 60 mesh)

- Réactif sulfanilique

- Solution de dichlorydrate N- (naphtyl – 1) diamine 1,2 éthane (NED)

- Solution tampon

- Solution tampon diluée

21
- Solution chlorhydrique de normalité : 6 N et 2

- Solution de sulfate de cuivre (CuSO4 à 2%)

- Solution mère étalon de nitrate.

- Eau bidistillée ou distillée desionisée dépourvue de nitrates.

Mode d’opératoire :

 Préparation de la colonne de réduction :

i. Préparation du cadmium : Laver 60g de cadmium de granulométrie 0,5


à 1,5mm avec de l’acide chlorhydrique 2N puis rincer abondamment avec de
l’eau distillée. Mélanger avec 200ml de solution de sulfate de cuivre à 2%
pendant 5min jusqu’à disparition de la coloration bleue. Laisser décanter et
répéter l’opération avec une nouvelle solution de sulfate de cuivre jusqu’à
l’apparition d’un précipité colloïdal de coloration brune. Laver ensuite
abondamment avec de l’eau distillée au moins 10 fois jusqu’à élimination total
du précipité du cuivre.

ii. Remplissage de la colonne de réduction : Placer un tampon de laine de


verre en bas de la colonne ; remplir la colonne avec de l’eau. Verser le
garnissage (Cd-Cu) par petite portion de façon à avoir une hauteur de 25 cm
de (Cd - Cu) dans la colonne. Maintenir toujours le niveau d’eau en dessus du
garnissage. Laver la colonne avec 400ml de la solution tampon diluée.

iii. En dehors de la période d’utilisation, garder la colonne remplie avec 50ml


de la solution tampon diluée.

 Traitement des échantillons :

22
i. Echantillons turbides : Ces échantillon doivent êtres filtrés sur une
membrane de 0,45µm ; afin d’éliminer les matières en suspension. Vérifier que
les membranes utilisées ne contiennent pas de nitrates.

ii. Ajustement du pH : Ajuster le pH entre 7 et 9 en utilisant un pH mètre et


NaOH dilué (N/10). Après ajout de la solution tampon.

iii. Réduction de l’échantillon : ajouter à 50ml de l’échantillon à analyser


(ou sa dilution), 1,25ml de la solution tampon. Percoler l’échantillon à travers la
colonne à un débit de 7 à10 ml/min. Jeter les 25ml premiers de l’éluant et
récupérer le reste dans un flacon. Il n’est pas nécessaire de rincer la colonne
entre deux réductions consécutives.

iv. Mesure et développement de la coloration :Dés la réduction de


l’échantillon et dans tous les cas ajouter 1ml de réactif sulfanilique à 25ml de
l’échantillon récupéré ; laisser réagir au moins deux minutes et au plus 8
minutes, ajouter ensuite 1ml de NED et mélanger immédiatement. Mesurer
l’absorbance de l’échantillon entre 30et 20 min.

 La longueur d’onde 543nm ;

 Cuves 1cm de trajet optique ;

 La référence est constituée d’eau distillée ;

L’eau distillée désionisée traité comme les étalons sera utilisée comme blanc.

Exemple d’une courbe d’étalonnage des NO3- :

0.8
Etalon 0 0.2 0.4

0.582
Absorbanc 0 0.146 0.324

23
e

Courbe étalonnage :

Coefficient de Corrélation :

0,99925261
Doit être > à 0,995

7. Les nitrites :

Principe :

En milieu acide (pH = 1,9), la diazotation de la sulfanilamide par les nitrites en


présence du dichlorure de N (Naphtyl – 1) diamine 1,2 éthane donne un
complexe rose susceptible d’un dosage colorimétrique à la longueur d’onde 540
nm.

Matériel spécial :

24
 Spectromètre à une longueur d’onde 540nm ;

 Matériel courant du laboratoire : toute la verrerie doit être


soigneusement lavée avec une acide chlorhydrique à 2 mole/l et rincée
abondamment à l’eau distillée.

Réactifs :

- Eau distillée ;

- Acide orthophosphorique en solution à 1,5 mol/l ;

- Réactif de diazotation ;

- Solution Tampon ;

- Solution étalon de nitrite ;

- Solution mère à 100 mg/l de NO2.

Mode opératoire :

Introduire dans des fioles jaugées de 50ml les volumes de solution fille étalon
indiqués dans le tableau ci-dessous et compléter au volume de l’eau distillée.

Solution fille (1mg/l) 0 1 2 5 10 20 30 40 50

Eau distillée 50 49 48 45 40 30 20 10 0

NO2- en mg/l 0 0,02 0,04 0,10 0,20 0,40 0,60 0,80 1,0

Dans chaque fiole, ajouter 1ml de réactif de diazotation et homogénéiser.


Attendre au moins 30 minutes et au plus 2h après l’ajout du réactif et mesurer
l’absorbance au spectrophotomètre à une longueur d’onde 540nm, en utilisant
comme liquide de référence eau distillée traité comme les étalons. En fin on
obtient la courbe de l’absorbance en fonction des teneurs en NO2- .

25
8. La dureté totale :

Ladureté totale d’une eau est la concentration totale on ion calcium


magnésium et autres cations bivalents et trivalents dans cette eau.

La dureté calcique d’une eau est la concentration en ions calcium dans cette
eau.

Principe :

Le calcium et le magnésium présents dans l’eau sont complexés par


l’ethylenediaminetetra-acétate disodique (l’EDTA). Le noir ériochrome T qui
donne une couleur rouge foncée ou violette en présence des ions calcium et
magnésium est utilisé comme indicateur pour la détermination de la dureté
totale.

Réactifs :

Les réactifs doivent être de pureté analytique.

- Solution tampon ;

- Indicateur noir – Erichrome T ;

- Solution de complexe III 0,02 M (EDTA) ;

- Solution étalon de calcium référence,

-solution de NH4CL,

- Hydroxyde de sodium (Na oH) 2mol/l ;

- Acide calcone carboxylique (HSN) .

La dureté totale peut également être exprimée en degrés français.

Mode opératoire :

26
Prendre 100 ml d’eau à analyser ; après en le met dans un erlenmyer, 5ml de
NH4 Cl, une spatule d’Eriochromejusqu’a la coloration violette ; après on la
dose avec l’EDTA 0.02M jusqu’a l’apparition de la couleur bleu.

Dureté en 7-14 14-22 22-32 32-42 >42


°F

Dureté en 1.4-2.8 2.8-4.4 4.4-6.4 6.4-8.4 + de 8.4


méq/l

Nature Douce moy dure assez dure dure Très dure


d’eau

9. Les chlorures :

L'eau contient toujours des chlorures, mais en proportion très variable.


Le chlorure est un sel non toxique très répandu dans la nature, généralement
sous forme de sels de sodium (Na Cl), de potassium (KCl) et de calcium
(CaCl2). Il est présent en petite quantité dans l’eau potable. À une concentration
moyenne de 250 mg/l (l’objectif organoleptique), il y produit un goût salé.

Principe :

Les chlorures sont dosés, en milieu acide, par du nitrate mercurique en


présence d’un indicateur de pH à base de bromophénol.

Réactifs :

 Indicateur de pH : Peser à la balance de précision 0,5g de


diphénylcarbazone et 0,05g de bleu de bromophénol et les introduire à une fiole
jaugée de 100ml, en ajoutant 80 à 90 ml d’alcool et on agite jusqu’à la
dissolution complète. Laisse la fiole un quart d’heure à la température du
laboratoire pour atteindre l’équilibre thermique. Compléter au trait de jauge avec
l’alcool et mélange avec soin. Conserver cette solution dans une fiole de teint
jaune (la solution est stable).

27
 Solution d’acide nitrique N/3 HNO3 : mesurer 977ml d’eau distillée dans
une éprouvette graduée de 1 litre. Ajouter ensuite, peu à peu, en agitant 23 ml
d’acide nitrique concentré mesuré à l’éprouvette de 50ml. La solution ainsi
obtenue est environ N/3
 Solution étalon de chlorures de sodium (NaCl) N/10 : peser à la
balance deprécision 5,85g de chlorure de sodium, introduire dans une fiole
jaugée de 1000ml en utilisant un entonnoir et on l’ajoute 1000ml d’eau distillée.
 Solution du nitrate mercurique N/10 : peser et introduire dans une fiole
jaugée de 1000ml, 17,13g de nitrate mercurique Hg(NO3)2, ajouter 50ml d’eau
distillée plus 1ml d’acide nitrique concentré et agiter jusqu’à la dissolution
complète. Quand la solution est limpide ajouter environ de 900 ml d’eau
abondamment un quart d’heure. Compléter au trait de jauge et mélanger avec
soin.

Mode opératoire :

Dans un erlenmeyer, introduire successivement eau à analyser 100ml,


indicateur de pH 0,5ml(diphenylcarbazone) et ajouter HNO3 goutte à goutte
jusqu’à obtention d’une couleur jaune (pH = 3,6) puis ajouter un excès de trois
gouttes de HNO3.

Verser la solution de nitrate mercurique jusqu’à l’apparition de la


première teinte violette foncée persistante. Quelques gouttes avant le virage la
teinte franchement jaune devient orange,(titrer lentement en agitant
vigoureusement).

Calculs :
Pour une prise d’essai de 100ml : n*58.5 donne le teneur de l’eau en
chlorure de sodium NaCl en mg/l et n*35.5 donne le teneur de l’eau de Cl - en
mg/l, avec n est levolume de Hg(NO3)2 utilisé en ml.

28
10. Dosage de TA.TAC :
Le TA (titre alcalimétrique simple) est la mesure de la teneur d'une eau en alcalis
(hydroxydes) et de la moitié de sa teneur en carbonates alcalins et alcalino-
terreux, déterminée par addition de la quantité d’acide sulfurique nécessaire au
virage de la phénolphtaléine du rouge à l'incolore à pH 8,3.

Si le pH est inférieur à 8,3, le TA est nul et l'eau ne contient pratiquement que


des Bicarbonates. Le TA s'exprime en degrés français (°F).

Le TAC (titre alcalimétrique complet) est la teneur d'une eau en alcalis


(hydroxydes), en carbonates et en bicarbonates (ou hydrogénocarbonates)
alcalins et alcalino-terreux, déterminée par addition de la quantité d'acide
chlorhydrique nécessaire au virage du méthylorange (ou hélianthine) du jaune à
l'orangé à pH 4,3. Le TAC s'exprime en degrés français (°F).

Le titre alcalimétrique complet (TAC) est détermine en présence de


metylorange dont le point de virage se situe vers 4,5. Il s’exprime par la
relation :

TAC=2[CO3-] + [HCO3-] + [OH-].

Bases de calcul des ions carbonates :

Ion OH- mg/l CO3- mg/l HCO3- mg/l

TA=0 0 0 12,2TAC

TA<TAC/2 0 12TA 12,2(TAC-2TA)

TA=TAC/2 0 6TAC 0

TA>TAC/2 3,4(2TA-TAC) 12(TAC-TA) 0

TA=TAC 3,4 TAC 0 0

TA et TAC en degré français.

29
1 méq (caco3 ) =5 ºF

1méq (caco3 ) = 50 mg

11. Les sulfates :

Principe :

Les ions Sulfates sont précipités en milieu acide par le chlorure de Baryum sous
forme de cristaux de sulfate de Baryum,

SO 2- 4 + Ba 2+ � BaSO 4

Les réactifs :

 Eau distillée 100mg/l ;

 Solution sulfate de Sodium Na2SO4 ;

 Chlorure de Baryum ;

 Acide chlorhydrique.

Mode opératoire :

Pour faire une courbe d’étalonnage de dosage des sulfates, on prépare quatre
solutions :

Solution 1 : une solution de sulfates de sodium de concentration de 100mg/l.

Solution 2 : on prépare des concentrations différentes de solution du Sulfate de


SodiumNa2SO4 (10mg/l ,20mg/l,…, 80mg/l).

Solution 3 : on prépare une solution de Référence de Sulfate SO42-(40mg/l.)

Solution 4 : on prend 20ml d’une solution diluée cinq fois (1/5) et on complète
avec l’eau distillé.

Quand on prépare les quatre solutions, onpèse 0,5g de chlorure de Baryum.

30
 Etape 1 : on prend la solution d’eau distillée on ajoute 5 ml de HCL et on
agite pendant quelque secondes puis on mesure la turbidité.

 Etape 2 : on prend la solution deNa2SO4 et on ajoute 5ml de HCl sans


addition deBaCl2, puis on démarre l’agitation e, on ajoute 0,5g de
Chlorure de Baryum, puis on mesure la turbidité.

 Etape 3 : pour les solutions 3 et 4, la même méthode de l’étape 2.

Tableau de Mesure :

Etalon EAU 10 20 30 40 60 80 M.de Echantillon


Distillé
(mg/l) référence

Turbidité 0 36 67 102 126 196 270 138 65


NTU

La courbe d’étalonnage
300

250

200

150

100

50

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90

Coefficient de corrélation :
Doit être > à 0,995 0,99910683

12. Les silicates :

31
La silice peut exister dans les eaux sous deux états différents : soluble et
colloïdal. La silice et les silicates sont peu solubles dans l’eau ; ce sont les
orthosilicates, bases conjuguées de l’acide silicique qui sont les espèces solubles
les plus présentes.

Si(OH)4 (ou H4SiO4)SiO(OH)3- (ou H3SiO4-) + H + pKa = 9,5 (25 °C)

SiO (OH)3- (ou H3SiO4-) SiO2 (OH)22- (ou H2SiO42-) + H+ pKa = 12,6 (25 °C)

Ce choix de la méthode de dosage est fonction de la teneur en silice. La méthode


gravimétrique qui englobe les deux formes silice et silicate est à réserver pour
des eaux contenant plusieurs dizaines de milligrammes de silice par litre. La
méthode spectrométrique s’applique à la forme ionique orthosilicate et convient
pour des teneurs de quelques milligrammes par litre. Pour des teneurs plus
élevées, il est nécessaire de pratiquer des dilutions.

Principe :
L’acide molybdique, en présence d’ions silicates à un pH= 1,2 produit une
coloration jaune due au complexe silico-molybdique; celui-ci peut être réduit en
anhydride silico-molybdique de coloration bleue susceptible d’un dosage
colorimétrique à la langueur d’onde de 410 nm.
La méthode colorimétrique s’applique à la forme ortho-silicate et La méthodes
et applicable pour la détermination de concentrations en silicate jusqu’à 50 mg
(SiO3-)/l. pour les échantillons contenant plus de 50mg/l de silicates, ils doivent
être diluées avant l’analyse

Mode opératoire :

 Préparation de solution d’étalonnage :

32
Les étalons sont prépares dans des fioles de 100ml on introduisant
successivement des volumes de solution étalon intermédiaire de concentration
100mg/l,puis en jugée par l’eau déminéralisé comme indique dans le tableau.
 Protocole d’analyse :
Introduire, à l’aide d’une pipette, 100ml de l’échantillon dans une fiole de
200ml. Ajouter successivement :

 4 ml de solution de molybdate d’ammonium et 2 ml d’acide


chlorhydrique
 Agiter, laisser reposer 5 min et ajouter 3ml d’acide oxalique.
 Agiter, laisser reposer 1min et effectuer immédiatement les mesures au
spectrophotomètre à la longueur d’ode de410 nm.
Courbe d’étalonnage :

courbe d'etalonnage de selicate


abs = f(C)
0.7
0.6 f(x) = 0.04x - 0.01
R² = 1
0.5
0.4
absorbonce

0.3
0.2
0.1
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16
concentration de Si en mg/l

Résultat :

C (mg SiO3 /l) = C (mg Si/l) × 2.71

blanc Etalon 1 Etalon 2 Etalon 3 Etalon 4 Etalon 5

33
Volume de
Solution étalon 0 0.5 1 5 10 15
intermédiaire
(100mg/l) ml
Absorbance 0 0.012 0.037 0.202 0.422 0.647

Concentration 0 0.5 1 5 10 15
De (Si) mg /l
Concentration de 0 1.197 2.773 13.171 27.036 41.217
(SiO3) mg/l

13. L’ammonium :
Le principe du dosage est le fait qu’en milieu fortement basique où
10,8≤pH≤11,4, l’ammoniac réagit quantitativement avec l’hypochlorite et donne
une monochloramine selon la réaction :

NH3 + HOCl NH2Cl + H2O

Le monochloramine forme avec du phénol, en présence de nitroprussiate et


un excès d’hypochlorite, du bleu d’indophénol, susceptible d’un dosage
colorimétrique à la longueur d’onde de 630nm. les réactions probables sont les
suivantes :

NH2Cl + C6H5 + 2HOCl ClNC6H4O + 2H2O + 2HCl

C6H5OH + ClNC6H4O OC6H5NC6H4O + H+ + Cl¯

Réactifs :

 Le réactif A: dissoudre 13.5g de phénol (C6H5OH) et 0.15gnitroprussiate


de sodium (Na2Fe5(CN)5NO, 2H2O) dans l’eau distillée et diluer jusqu'à
500 ml.

 Leréactif B : dissoudre0.1g d’acide dichloroisocyanurique (C3C12N3O3,


2H2O) (trion) dans 50ml de solution de soude.

Mode opératoire :

34
 Ajouter à 25ml de chaque étalon ou échantillon 1ml de citrate de sodium et
bien mélanger.

 Ajouter 1ml du réactif A et bien mélanger.

 Finalement, ajouter 1ml du réactif B et bien mélanger.

 Laisser reposer dans l’obscurité pendant une durée supérieure à 4h et ne


dépasse 24h.

 Mesurer l’absorbance à 630nm des étalons et des échantillons en respectant


la série d’analyse.

 Reporter les résultats et tracer la courbe d’étalonnage pour en déduire par la


suite les concentrations des échantillons.

Résultats :
 Les étalons :Dans le tableau se dessous regroupe Les résultats obtenus
après la mesure l’absorbance des étalons ayant des concentrations en
ammonium connu:

blanc E1 E2 E3 E4

Concentration de NH4+ 0 0,2 0,5 1 1,5

Absorbance 0 0,175 0,431 0,956 1,413

 La courbe d’étalonnage : D’après les valeurs de tableau se dessus en


construire la courbe d’étalonnage d’ammonium (absorbance en
fonction de concentration Abs =f([NH4+]) :

35
Courbe d'etalonnage d'ammonium NH4+
1.6
1.4
f(x) = 0.95x - 0.01
1.2 R² = 1
1
0.8
ABS

0.6
0.4
0.2
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
concentration

Courbe d'étalonnage de dosage d’ammonium « Abs= f ([NH4+]».

On basé sur les résultats de la courbe d’étalonnage se dessus en peut obtenus


directement la concentration de l’échantillon à analyse.

Etalon Concentration absorbance Concentration


d’ammonium d’ammonium
dans l’étalon d’échantillon + l’étalon
E1 0 0 0,0157

E2 0,2 0,175 0,1994

E3 0,5 0,413 0,4491

E4 1 0,956 1,0189

E5 1,5 1,413 1,4984

II. Les analyses bactériologiques :

L’objectif de l’analyse bactériologique d’une eau n’est pas d’effectuer un


inventaire de toutes les espèces présentes, mais de rechercher soit celles qui sont
susceptibles d’être pathogènes, soit celles qui sont indicatrices de contamination
fécales.
L’analyse débute par l’acte de prélèvement qui doit mettre en œuvre des
méthodes assurant l’absence de contamination et la survie bactérienne. Sont
indiquées ensuite les méthodes générales d’examen bactériologique des eaux

36
suivies des recherches de bactéries indicatrices de pollutionet d’efficacités de
traitement puis des bactériesspécifiques pathogènes.

1. Méthode de prélèvement :
i) Matériel de prélèvement :

 flacon en verre (borosilicaté de préférence) de 250 à 1000 ml.


flacon en plastique à usage unique stérilisés par le fabriquant.
ii) Mode de prélèvement :
 En fonction de la nature des eaux analysées et celle des micro-organismes
recherchés, les normes fixent des conditions à respecter (volume de
l’échantillon, agent neutralisant, qualité du matériel
d’échantillonnage…..)
 L’objectif est d’obtenir un échantillon aussi représentatif que possible de
l’eau à examiner, sans contaminer ni modifié l’échantillon.
 Des précautions doivent être prises à trois niveaux:

 Le matériel de prélèvement
 Le mode de prélèvement
 Le transport la conservation des échantillons
2. Méthodes générales de dénombrement :

i) Méthodes de dénombrement en milieu solide :


 Méthode par incorporation :

Principe :L’échantillon d’eau à analyser est mélangé au milieu de culture solide


préalablement fondu et refroidi à une T proche de la T de solidification. Après
incubation, les colonies qui se développent à la surface et à l’intérieur du milieu
sont comptées.
Mode opératoire :
3) faire un mouvement de rotation

2) Incorporer le milieu en
surfusion

1) volume d'eau à ensemencer


( 1ml )
 Incuber

37
 Faire le dénombrement des colonies développées à la surface et à
l’intérieur du milieu de culture.
 Méthode par étalement :

Principe:L’échantillon d’eau à analyser est étalé à lasurface d’un milieu gélosé


sans traced’humidité: après incubation, les colonies quise développent à la
surface sontdénombrées.
Mode opératoire :

Etaleur stérile (râteau)

Volume d'eau à ensemencer :0.1 ml

 Incuber
 Dénombrer les colonies développées à la surface.

 Méthode par filtration :

Principe :L’échantillon d’eau à analyser est filtré àTravers une membrane qui
retient les micro-organismes. La membrane est ensuite placéesur un milieu
gélosé. Durant l’incubation, descolonies se forment à la surface de lamembrane.

i)méthodes de dénombrement en milieu liquide :

Principe générale :Les prises d’essais de l’échantillon d’eau ou de sesdilutions


sont incorporées dans un milieu liquide conçuPour permettre la croissance d’un
micro-organismeou de groupe de microorganismes. La croissance setraduit par
l’apparition d’un trouble du milieu et,éventuellement, une modification visible
(virage d’unindicateur de pH coloré).
 Méthode du nombre le plus probable (NPP) :

Principe :Cette méthode est une estimation statistique dunombre de micro-


organisme supposés distribués dansl’eau de manière parfaitement aléatoire.
L’estimationde la densité bactérienne est obtenue parapplication du principe de
vraisemblance, à partir deréponses positives observées pour une ou
plusieursdilutions successives de la suspension bactérienneoriginelle. Il s’agit
d’une méthode quantique et non pas énumératif.
Mode opératoire :

38
 On ensemence des dilutions successives de l’eau à analyser (par
exemple 1, 0.1, 0.01) à raison de 3 à 5 tubes de milieu de culture
liquide par dilution (jusqu’à 96 puits en cas de manipulation en micro
plaque).
 On notera le nombre de tubes inoculés présentant une culture visible
indiquant la présence d’au moins d’un micro-organisme.
 Il doit être tenu compte que si l’absence de culture correspond à
l’absence de micro-organisme, plus d’un micro-organisme peut être
responsable d’une culture positive.
 Les tables, en fonction du nombre caractéristique (nombre de puits
positifs pour chaque dilution) indiquent la valeur statistiquement la
plus probable et son intervalle de confiance).
3. Dénombrement des germes témoignant d’une pollution fécale:

Notion d’indicateur :Il n’est pas actuellement possible de rechercher


systématiquement tous les germes pathogènes susceptibles d’être présents dans
l’eau, étant donné leur variété et l’irrégularité de la présence ; ainsi qui la
diversité et le cout des analyses qu’il convient de mettre en œuvre pour les
détecter.
Néanmoins, comme l’origine de la plupart des micro-organismes pathogènes
véhiculés par l’eau est fécale, le principe du contrôle de la qualité de l’eau
repose sur la démonstration que l’eau distribuée ne contient pas de germes
provenant de contamination fécale. Pour cela, on recherche des indicateurs de
contamination fécale, appelés aussi germes témoins de contamination fécale. On
parle également d’indicateurs de traitement qui permettent d’évaluer l’efficacité
des différents traitements de potabilisation mis en œuvre vis-à-vis de différents
germes.
i) Dénombrement des micro-organismes revivifiables:

Définition : Bactéries, Levures,Moisissures se développant en aérobiose,


lorsque l’essaiest effectué selon la méthode spécifiée.

Le principe consiste à mettre en évidence les bactéries


 Qui se développent à 20°C favorisant ainsi les germes spécifiques de l’eau
 Et celles qui se développent à 37°C favorisant ainsi les germes issus de
l’homme et des animaux à sang chaud.

Méthode de l’incorporation en gélose Échantillon

39
en met 1ml de l’échantillon / boite puis ajouter 15 ml à 20ml de gélose.

en suivre la technique d’incorporation en gélose.

Boite de pétri
de 90 mm de
diamètre
Incubation à 24°C/72heures Incubation à 37°c/48 heures

Dénombrement des boites entre 30 et 300


colonies

Nombre de colonies en UFC/ml.


Intérêt :
Le dénombrement des germes revivifiables est utilisé comme indicateur de
pollution :
 dans les milieux de très bonne qualité microbiologique pour contrôler
une possible contamination bactérienne. Ce sont essentiellement des
eaux souterraines des nappes profondes qui seront contrôlées.
 Dans l’usine de potabilisation, il permet de contrôler l’efficacité des
différentes étapes du traitement.
 dans les réseaux : une augmentation de la concentration bactérienne
après la station de traitement peut être le signe d’une multiplication
bactérienne dans le réseau ou d’une intrusion de bactéries à l’intérieur
de celui-ci.
 Dans les réservoirs et châteaux d’eau, on suit les effets du stockage et de
la stagnation sur la qualité de l’eau et sur la reviviscence des germes.

ii) Dénombrement des coliformes totaux et fécaux :

Définitions :
 Les coliformes totaux :correspondent à des bacilles Gram négatif, non
sporulé, oxydase négatif, aérobie et anaérobie facultatifs, capables de se

40
multiplier en présence de sels biliaires et de fermenter le lactose avec
production de d’acide et de gaz en 48h à une température de 35- 37°C.

Ils se répartissent en fait en deux catégories :


 Les germes d’origine fécale stricte : Escherichia coli, Citrobacter,
Klebsiella, serratia.
 Les germes provenant d’autre sources environnementales
(aquatique et tellurique) : Enterobacterintermedium et
Amnigenus, klebsiellaterrigena.
 Les coliformes fécaux ou thermotolérants : présentent les mêmes
propriétés mais qui ils se développent à 44°C dont l’origine fécale est
plus nette.

Escherichia coli présumé : correspond à des coliformes thermotolérants qui


produisent de l’indole à partir du tryptophane à 44°C.cet indicateur est le plus
spécifique d’une contamination fécale.
MéthodeNNP : le nombre le plus probable :

échantillon

Ensemencement

10ml 1ml 0,1ml

Cloche

Bouillon Lauryl double concentration Bouillon Lauryl simple concentration

Incubation à 37°c pendant 48H


Dénombrement des tubes positifs trouble + gaz

Ensemencement des tubes


positifs

Coliformes totaux Coliformes fécaux

41
Vertmedium
EC brillant
37°C/48H 44°C/24H Dénombrement des tubes
positifs (trouble + gaz)

Choix du triplet

Lecture sur la table de Mac Graddy.


Puis en détermine le nombre le plus probable (NPP)/100ml.

Méthode MF : la membrane filtrante :

- Recherche et dénombrement des Escherichia Coli :

Filtration de 100
ml d’échantillon

Membrane 0,45 µm

Tergitol-7-TTC

Incubation à 44°c ± 0,5°c pendant 24H jusqu’à 48H


Dénombrer les colonies typiques (jaune avec halo jaune) et les colonies
atypiques (différentes couleurs et morphologies).

Isolement par ensemencement sous forme des stries

TSA

Incubation à 36°c ± 2°c pendant 24H

Ensemencement sur eau


42 peptonnée exempte d’indole
Incubation à 44°c ± 0,5°c pendant 24H

Par suit en ajout 0.2 à 0.3 ml du réactif de Kovacs dans les tubes d’eau peptonnée.

Apparition d’une coloration rouge à la surface de l’eau peptonnée confirme


la production de l’indole : présence d’Escherichia Coli.

Nombre de colonies confirmées en UFC/100ml

- Recherche et dénombrement des bactéries coliformes :

Filtration de 100ml
d’échantillon

Membrane 0,45 µm

Tergitol-7-TTC

Incubation à 37°C pendant 24 H jusqu’à 48 H


Dénombrer les colonies typiques (jaune avec halo jaune)
et les colonies atypiques (différentes couleurs et morphologies).

Isolement par ensemencement sous forme des stries

TSA

Incubation à 36°c ± 2°c pendant 21H ± 3H

43
Verser sur papier filtre 2 à 3 gouttes du réactif à l’oxydase

Étaler une partie de la culture sur le papier filtre préparé

Apparition d’une coloration bleu/violet foncée dans les 30 secondes indique que la réaction
est positive donc pas de coliforme : test négatif.

Considérer les colonies ayant une réaction négative à l’oxydase comme étant bactéries
coliformes.

Nombre de colonies confirmées UFC/100ml.

Intérêt :Dans l’eau, ils perdent leur viabilité plus lentement que la majorité des
bactéries pathogènes et intestinales et constituent donc un bon indicateur de
contamination fécale de l’eau de première importance. De plus, leur résistance
aux agents désinfectants, et notamment au chlore, est voisine de la résistance des
bactéries pathogènes ; ils vont donc constituer de bons indicateurs d’efficacité de
traitement.
 Recherche et dénombrement des coliformes totaux à 37°C cet examen
est intéressant pour juger de l’efficacité de la désinfection d’une eau est
d’un intérêt moindre pour déceler une contamination fécale sure
 La recherche et le dénombrement des coliformes thermotolérants ou
fécaux à 44°C : la présence de coliformes thermotolérants signe
l’existence quasi certaine de la contamination fécale.
 La recherche et le dénombrement des seules Escherichia coli ou
présumés : parmi les coliformes thermotolérants, Escherichia coli est
l’espèce la plus représentée dans la flore intestinale de l’homme et des
animaux.

iii) Dénombrement des streptocoques fécaux :

Définition : bactéries Gram positif, sphériques ou ovoïdes, formant des


chainettes, non sporulées, catalase négative, possédant l’antigène D, cultivant en
anaérobiose à 44°C, et à pH 9.6, et capables d’hydrolyser l’esculine en présence
de bile.Ils se répartissent en deux genres streptococcus et enterococcus.

MéthodeNNP : le nombre le plus probable :

44 échantillon
10ml 1ml 0,1ml

Roth à double concentration Roth à simple concentration

Incubation à 37°C pendant 48H

Dénombrement des tubes positifs trouble et/ou dépôt

Repiquage des tubes positifs sur le milieu confirmatif : Litsky

Dénombrement les tubes positifs : trouble + pastille violette éventuellement ou fond du tube
Choix du triplet

Lecture sur la table de Mac Graddy.


Puis en détermine le nombre le plus probable (NPP)/100ml.
Intérêt :
 L’apport des entéroques par rapport aux coliformes consiste en leur plus
grande résistance dans les eaux naturelles ; leur présence serait donc le
signe d’une contamination fécale de l’eau plus ancienne.
 La résistance des entérocoques aux agents désinfectant est également plus
importante, probablement du fait de leur mode groupement en

45
chainettes, et est comparable à celle des entérovirus. cette propriété
pourrait permettre aux entérocoques de mieux représenter la
contamination virale d’une eau.
 Par contre une partie des espèces est peu spécifiques des contaminations
fécales. On retrouve par exemple Streptococcus feacalis var liquefaciens
dans l’environnement, sur les végétaux ou sur des sols non contaminés.

Conclusion

46
L’eau constitue un élément vital, pour cela il faut préserver et assurer sa
persistance continuelle, non seulement pour fournir à l’homme une quantité
suffisante pour ces besoins mais pour lui assurer une irréprochable qualité. Pour
cela fessait l’objet de notre étude.
Aujourd’hui, la qualité de l’eau et de l’environnement nous concerne tous. La
qualité de l’eau est prioritairement une exigence de la santé. C’est la raison pour
la quelle, il est nécessaire de la traiter et de l’économiser, d’où l’importance de
ce stage !

47
 Document ONEE branche eau direction provincial et régional
 Analyse chimiques méthodes et techniques instrumentales modernes « Francis Rouessac
et Annick Rouessac avec collaboration de Daniel Cruché ».
 http://www.onep.ma
 http://www.onep.ma/qualite/analyses/physico-chimiques.pdf
 http://www.water.gov.ma/
 http://www.bachema.ch/cms/upload/Dienstleistungsverzeichnis/f_qualite_bacterologique_
introduction.pdf
 http://www.one.org.ma/fr/stageone/
 http://www.onep.org.ma/Communiques-Presse-ONEP/communiques-2014/CdP_2014-01-
28_El-Kelaa/CdP_2014-01-28_El-Kelaa_Fr.pdf
 http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dse/scav/sire/Eaux_Potables_Norme
s_Microbiologie.pdf
 http://www.labenvironex.com/docs/ColiformesFecaux.pdf
 http://www.agrireseau.qc.ca/bovinsboucherie/documents/coliforms-coliformes-fra.pdf
 http://www.oieau.fr/IMG/pdf/OIEau-RapportActivites-2006-2.pdf

48