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avril 2018

N° 017

résultats direction de l’animation de la recherche,


des études et des statistiques

Les services à la personne en 2016


L’activité se stabilise

En 2016, l’activité dans le secteur des services à la vices à la personne (prestataire, mandataire ou particulier
personne cesse de baisser (-0,3 % après -1,5 % en employeur) effectue en moyenne 182 heures par trimestre
2015). Cette quasi-stabilisation de l’activité résulte au 2e trimestre 2016. Cette durée est en légère hausse : il
d’une plus forte augmentation des heures rémuné- réalisait 178 heures en moyenne par trimestre en 2010 et
180 heures par trimestre en 2013.
rées par les organismes prestataires (+2,0 % après
+1,0 % en 2015), combinée à une baisse moins Graphique 1
marquée des heures rémunérées par les particu- Heures totales rémunérées selon le type d’employeur*
liers employeurs (-2,1 % après -3,3 % en 2015). Les Heures rémunérées (en millions)
intervenants employés par des particuliers sont 1 000
Rupture de série
ainsi 895 800 au 2e trimestre 2016 (-2,1 % par rap- 900
port à 2015). Dans le même temps, les organismes 800
prestataires emploient près de 421 000 interve- 700
nants, soit une hausse de 1,1 % sur un an. 600
500
Plus de 3 organismes prestataires sur 4 sont des 400
entreprises privées (micro-entrepreneurs inclus). 300
Si les heures d’intervention à domicile de ces der- 200
nières continuent d’augmenter (+8,5 % en 2016), 100
l’activité des autres organismes prestataires – asso- 0
ciations et organismes publics – continue de ralentir 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 20072008*2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
(-1,4 % en 2016). Particuliers employeurs hors mandat Activité mandataire Activité prestataire

* Le suivi des organismes de services à la personne s’appuie sur les états mensuels d’acti-
Le nombre d’heures rémunérées dans le secteur des vité qui sont, depuis 2008, saisis dans l’extranet Nova de la Direction générale des en-
treprises (DGE) du ministère de l’Economie et des Finances. Le changement de système
services à la personne s’est stabilisé en 2016, alors qu’il d’information a conduit à une rupture de série en 2008. Les données relatives aux années
diminuait depuis 2011 (1). Ainsi, 861 millions d’heures 2007 et 2008 ne peuvent donc être directement comparées. Certaines activités – livraison
de repas à domicile, téléassistance, coordination et intermédiation – sont déclarées en
ont été rémunérées pour les activités de services à la per- euros et ne figurent pas dans cette répartition des heures d’intervention.
sonne (encadré 1) exercées au domicile de particuliers (2), Note :
soit une baisse de 0,3 % en 2016 (après -1,5 % en 2015) (3) • Particuliers employeurs : le particulier est l’employeur direct de l’intervenant.

(graphique 1). • Activité mandataire : le particulier passe par une structure mandataire qui se charge des
formalités administratives d’embauche. Mais il conserve la responsabilité d’employeur.

L’effectif global des intervenants au domicile des par- • Activité prestataire : le particulier est client d’un organisme qui lui facture la prestation
demandée.
ticuliers est estimé à 1,22 million de personnes (4) au Champ : France entière à partir de 2007 ; France métropolitaine avant 2007.
2e trimestre 2016. Cela représente une baisse de 0,5 % Sources : Ircem pour les particuliers employeurs ; DDTE, Dares (avant 2008) et DGE, Nova,
par rapport au 2e trimestre 2015 (5). Un intervenant des ser- traitements Dares (à partir de 2008) pour l’activité prestataire et mandataire.

(1) La rénovation du système d’information sur les organismes de services à la personne a créé une rupture de série en 2008 (encadré 2) ; les données relatives à l’activité et aux effectifs
des organismes ne sont pas directement comparables entre 2007 et 2008.
(2) Les assistantes maternelles gardent les enfants chez elles, et non au domicile des particuliers employeurs. Elles ne font donc pas partie stricto sensu des services à la personne abordés
dans cette étude. Pour plus d’information, voir [1].
(3) L’activité réalisée en 2015 a été légèrement révisée (+0,1 point) dans cette publication par rapport à la publication portant sur 2015 [2] pour tenir compte de saisies tardives effectuées
par les organismes prestataires (encadré 2).
(4) Hors double compte. Pour plus de détails sur le comptage des doubles comptes, voir encadré 3.
(5) Le nombre de salariés travaillant au domicile des particuliers est marqué par une forte saisonnalité (encadré 4). Nous retenons ici le 2e trimestre pour des raisons de date de disponi-
bilité des données et pour éviter de prendre en compte les périodes estivales et de congés où l’activité est moins importante.
(6) Le nombre d’heures trimestrielles moyen par intervenant est estimé en rapprochant les heures d’intervention rémunérées au 2e trimestre et l’effectif moyen au 2e trimestre hors
doubles comptes.
Le fléchissement continu de l’emploi direct Graphique 2
Évolution du nombre d’intervenants dans les services à la personne
par les particuliers
Effectifs intervenants*
Le recours aux services à la personne peut s’ef- 1 078 100
1 038 100 1 062 700
fectuer selon deux modes : l’emploi direct d’un 1 050 000 1 012 300
949 500
1 036 800
996 500
958 700

intervenant par un particulier ou le recours à un 900 400


938 400
914 900
900 000 863 500 895 800
organisme prestataire. Dans le premier cas, soit le 781 600
791 700

particulier est l’employeur direct de la personne, 750 000


745 100

soit il passe par une structure mandataire qui se 740 500

600 000
charge des formalités administratives d’embauche,
420 900
en contrepartie d’une contribution représenta- 450 000 389 500 403 400
413 900 417 300 414 700 416 400
361 100
tive des frais de gestion. Dans ce cas, le particu-
300 000 263 800 330 500
lier conserve une responsabilité pleine et entière 182 800 211 300
166 700
232 600

155 100
d’employeur. En mode prestataire, l’organisme met 150 000
141 800
à disposition du particulier ses intervenants (7). 137 700

0
Le particulier est alors client de l’organisme qui lui T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
T2

facture la prestation. **
Nombre de salariés des particuliers employeurs (direct ou via mandataire)
Nombre de salariés et non salariés des organismes prestataires***

En 2016, l’emploi direct d’intervenants par des par- * Ces effectifs sont hors double compte s’agissant des salariés des particuliers employeurs d’une part
et des salariés des organismes prestataires d’autre part. Par ailleurs, une même personne peut être
ticuliers employeurs représente 56 % des heures simultanément employée par un particulier et par un organisme prestataire. Si l’on cherche les effectifs
du secteur, il convient donc de ne pas sommer les deux courbes. Pour plus de détails sur les doubles
rémunérées de services à la personne. Il reste le comptes dans les statistiques relatives aux services à la personne, se reporter à l’encadré 4.
mode de recrutement prédominant, malgré une ** Le suivi de l’activité des organismes de services à la personne s’appuie sur les états mensuels d’activité
diminution progressive depuis 2011. Les heures qui sont, depuis 2008, saisis dans l’extranet Nova de la DGE. Le changement de système d’information
conduit à une rupture de série en 2008. Les données relatives aux organismes prestataires et manda-
rémunérées en emploi direct ou via un organisme taires ne peuvent donc être directement comparées entre 2007 et 2008.
mandataire diminuent de 2,1 % en 2016, plus fai- *** Pour les intervenants des organismes prestataires, il s’agit de l’effectif moyen sur le 2e trimestre, à
partir de 2008, et sur l’ensemble de l’année, avant 2008.
blement qu’en 2015 (-3,3 %). À l’inverse, l’activité
Champ : France entière à partir de 2007 ; France métropolitaine avant 2007
des organismes prestataires augmente en 2016
Sources : Ircem pour les particuliers employeurs ; DDTE, Dares (avant 2008) et DGE, Nova, traitements
(+2,0 % après +1,0 % en 2015). Dares (à partir de 2008) pour les intervenants des organismes.

Au cours du 2e trimestre 2016, 895 800 intervenants


salariés sont employés par des particuliers, directe-
Tableau 1
ment ou par l’intermédiaire d’un organisme man- Heures rémunérées en prestataire par type d’organisme
dataire, soit une diminution de 2,1 %. Au contraire, Heures
Évolution Répartition
des heures des heures
le nombre d’intervenants des organismes presta- Type d’organismes rémunérées
2015-2016 en 2016
en 2016
taires poursuit son évolution en 2016 (+1,1 % par (en %) (en %)

rapport à 2015) et s’établit à 420 900 intervenants, Associations ........................................................................ 206 033 300 -1,1 54,3
Organismes publics ............................................................ 36 047 900 -3,4 9,5
salariés ou non salariés (graphique 2).
Entreprises privées ............................................................ 137 564 800 8,5 35,2
Dont : micro-entrepreneurs ............................................... 3 982 900 10,4 1,0

Ensemble 379 646 000 2,0 100,0


La croissance forte et continue
Champ : France entière.
des entreprises privées Source : DGE, Nova, (états mensuels d’activité) ; traitements Dares.

En 2016, 380 millions d’heures d’intervention


ont été rémunérées (8) par les organismes pres- Une hausse importante du nombre d’organismes
tataires (graphique 1). L’activité prestataire reste prestataires
encore majoritairement assurée par les associa-
tions qui réalisent 54,3 % des heures rémunérées Le nombre d’organismes actifs (10) est passé de
(tableau 1). Cette part baisse légèrement en 2016 26 700 en 2015 à 27 860 en 2016, soit une augmen-
(-0,7 point par rapport à 2015), tout comme celle tation de 4,3 % (tableau 2). Cette hausse est entiè-
des organismes publics (9) qui passe de 10,0 % à rement due à celle des entreprises privées (+6,0 %).
9,5 % sur cette même période. L’activité des entre- En 2016, 21 060 entreprises privées exercent une
prises privées prestataires croît à un rythme élevé, activité de services à la personne (soit 76 % des
avec 138 millions d’heures rémunérées, soit une organismes), alors qu’elles étaient 19 870 en 2015.
hausse de 8,5 % par rapport à 2015. Leur part de Le développement des micro-entrepreneurs, dont
marché est passée de 34,0 % en 2015 à 35,2 % en le nombre continue de croître de 8,5 % entre 2015
2016. L’activité des micro-entrepreneurs (i.e. auto- et 2016, contribue pour plus de la moitié à cette
entrepreneurs) augmente, elle aussi, à un rythme hausse. Ces derniers, au nombre de 8 460 en
soutenu, même si elle reste encore marginale 2016, représentent 40,2 % des entreprises privées
(1,0 % des heures rémunérées de l’activité presta- du secteur et 30,4 % des organismes de services
taire en 2016). à la personne.

(7) Il s’agit des salariés embauchés par les organismes prestataires ou des travailleurs non salariés (gérants ou travailleurs individuels indépendants tels que des
micro-entrepreneurs, des entreprises individuelles ou des entrepreneurs individuels à responsabilité limitée).
(8) Ou facturées pour les micro-entrepreneurs.
(9) 84 % des organismes publics de services à la personne sont les communes, les centres communaux d’action sociale (CCAS) et les centres intercommunaux
d’action sociale (CIAS). Pour plus de détails sur l’activité des CCAS et des CIAS, se reporter à [3]. Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI),

2
les communautés de communes et les syndicats intercommunaux à vocation multiple (Sivom) sont moins représentés dans le secteur.
résultats
(10) Sont considérés comme actifs les organismes ayant déclaré au moins une heure dans l’année.
avril 2018 N° 017
A l’inverse, la part des associations et des orga- (environ 25 % en 2016). Toutefois, la part qu’ils
nismes publics sur l’ensemble des organismes pres- consacrent à l’aide aux personnes âgées a baissé
tataires recule à nouveau, passant de 25,6 % en de 6 points de pourcentage entre 2010 et 2016.
2015 à 24,4 % en 2016.
L’activité des entreprises privées prestataires, hors
micro-entrepreneurs, est plus diversifiée. Le pe-
tit jardinage et le bricolage (11,7 %) et la garde
Une part croissante des entreprises privées d’enfants (10,9 %) y occupent une place plus
importante. Leur part de marché dans l’aide aux
dans l’aide aux publics fragiles personnes âgées et handicapées, domaine tradi-
Les heures rémunérées en mode prestataire sont tionnel d’intervention des associations et des orga-
pour 57 % des heures d’aide aux personnes âgées nismes publics, se développe progressivement (res-
et/ou handicapées, pour 38 % des heures consa- pectivement +6,5 points et +5,5 points entre 2010
crées à d‘autres activités domestiques et pour 5 % et 2016). A l’inverse, les activités d’entretien de
de la garde d’enfants. Ces parts sont stables par la maison se contractent (-8,4 points sur la même
rapport à 2015. La hausse en 2016 de la part des période).
prestataires dans les services à la personne reflète
Les micro-entrepreneurs prestataires se spécia-
donc une augmentation des activités d’aide aux
lisent essentiellement dans les activités d’entretien
personnes âgées et aux personnes handicapées.
de la maison (42,7 %), le petit jardinage et le bri-
Les activités réalisées diffèrent selon le type d’or- colage (25,6 %). Les cours à domicile et le soutien
ganisme (tableau 3). Les associations et les orga- scolaire représentent 20,9 % de leur activité et se
nismes publics sont principalement tournés vers développent au cours des cinq dernières années
l’aide aux personnes âgées et aux personnes handi- (+8,5 points), tandis que le petit jardinage et le bri-
capées (près de 65 % de leurs activités respectives) colage perdent significativement de l’importance
et vers des activités d’entretien de la maison (11) (-13,4 points entre 2010 et 2016).

Tableau 2
Organismes prestataires de services à la personne actifs*
Répartition des organismes
Nombre mensuel moyen Évolution
selon leur statut
d’organismes actifs** (en %)
(en %)

2015 2016 2016 2015 2016


Associations et organismes publics ......................................................................................... 6 830 6 800 -0,4 25,6 24,4
Dont : associations ................................................................................................................... 5 540 5 540 0,0 20,8 19,9
organismes publics ................................................................................................................... 1 290 1 260 -2,3 4,8 4,5
Entreprises privées .................................................................................................................. 19 870 21 060 6,0 74,4 75,6
Dont : entreprises privées hors micro-entrepreneurs ............................................................ 12 070 12 600 4,4 45,2 45,2
micro-entrepreneurs ................................................................................................................ 7 800 8 460 8,5 29,2 30,4
Ensemble 26 700 27 860 4,3 100,0 100,0

* Sont considérés comme actifs les organismes ayant effectué au moins une heure dans l’année.
** Les données 2015 ont été légèrement révisées par rapport à [2] du fait de l’intégration de données plus récentes (encadré 2).
Champ : France entière.
Source : DGE, Nova ; traitements Dares.

Tableau 3
Évolution de la répartition des heures d’intervention prestataires par type d’activité entre 2010 et 2016
Association Organisme public Entreprise Micro-entrepreneur Ensemble
Évolution Évolution Évolution Évolution Évolution
Répartition Répartition Répartition Répartition Répartition
2010-2016 2010-2016 2010-2016 2010-2016 2010-2016
en 2016 en 2016 en 2016 en 2016 en 2016
(en point (en point (en point (en point (en point
(en %) (en %) (en %) (en %) (en %)
de %) de %) de %) de %) de %)

Assistance aux personnes âgées ....................... 56,7 -5,9 60,9 -6,2 35,4 6,5 0,4 0,2 49,1 -6,6
Assistance aux personnes handicapées ............ 9,4 5,3 3,8 2,7 8,0 5,5 0,1 -0,1 8,3 4,9
Garde d’enfants et accompagnement ............. 1,6 0,0 0,0 0,0 10,9 0,4 2,1 -0,5 4,7 1,3
Entretien de la maison ...................................... 24,2 -0,4 26,6 2,3 29,0 -8,4 42,7 9,9 26,3 -1,0
Enseignement .................................................... 0,1 0,0 0,0 0,0 0,7 -0,4 20,9 8,5 0,5 0,2
Petit jardinage et bricolage .............................. 1,6 -0,1 0,4 0,0 11,7 -0,9 25,6 -13,4 5,3 2,9
Préparation de repas/Commissions .................. 1,1 -0,5 4,0 0,4 1,2 -0,7 1,2 -0,3 1,4 -0,5
Assistance informatique ................................... 0,0 0,0 0,0 0,0 0,5 -1,0 4,0 -2,9 0,2 -0,1
Assistance administrative.................................. 0,1 -0,4 0,5 -0,1 0,2 0,0 0,7 0,0 0,2 -0,3
Autres activités* ................................................ 5,2 1,9 3,8 0,9 2,5 -1,0 2,3 -1,5 4,1 0,8
Total 100,0 - 100,0 - 100,0 - 100,0 - 100,0 -

* Les autres activités correspondent à la collecte/livraison de linge repassé ; livraison de courses ; maintenance, vigilance et entretien du domicile ; garde malade ; aide mobilité ;
conduite de véhicule personnel ; accompagnement des personnes âgées et handicapées ; aide famille fragilisée ; soins esthétiques pour personnes dépendantes ; garde d’animaux
pour personnes dépendantes ; interprète en langue des signes.
Champ : France entière.
Source : DGE, Nova (tableaux statistiques annuels) ; traitements Dares.

(11) Activité d’entretien de la maison = ménage-repassage.


résultats
avril 2018 N° 017 3
Un allongement des durées d’intervention pour pour les emplois de maison et les autres emplois
familiaux avec 59 heures (5 heures par semaine).
les associations et les entreprises privées Pour ces derniers, la durée est quasiment stable,
alors que le nombre d’heures moyen consacré
Au 2e trimestre 2016, un intervenant travaillant à la garde d’enfants a baissé de façon plus mar-
pour un organisme public effectue en moyenne quée : -23 heures en moyenne par employeur au
292 heures contre 231 heures dans une association deuxième trimestre depuis 2010 (graphique 3).
de services à la personne (tableau 4) et 198 heures
dans le privé. Les micro-entrepreneurs réalisent Tableau 4
deux fois moins d’heures que les intervenants d’un Heures rémunérées par intervenant par type d’organisme
organisme public, cette durée ayant néanmoins Heures Évolution des heures
augmenté pour les micro-entrepreneurs de près Type d’organismes par intervenant par intervenant
au 2 trimestre 2016
e
2010-2016 (en %)
d’un quart entre 2010 et 2016.
Associations ..................................................... 231 6,4
Organismes publics ......................................... 292 -0,8
Par rapport à l’année 2010, les durées d’interven- Entreprises privées ......................................... 198 3,6
tion des organismes prestataires se sont allongées Dont : micro-entrepreneurs ............................ 142 23,5
(+2,1 %, soit environ 5 heures de plus sur le tri- Ensemble 222 2,1

mestre), tirées notamment par les associations et Champ : France entière.


les entreprises privées (respectivement +6,4 % et Source : DGE, Nova, (états mensuels d’activité) ; traitements Dares.
+3,6 %). Au contraire, les organismes publics ont
rémunéré légèrement moins d’heures par interve-
nant, comparé à 2010 (-0,8 %, soit près de 2 heures Graphique 3
de moins sur le trimestre). Nombre d’heures rémunérées par les particuliers employeurs (hors assistantes maternelles)
Nombre moyen d'heures
250
225
Stabilité du nombre de particuliers 200

employeurs en 2016 175


150
Au 2e trimestre 2016, les particuliers employeurs 125
sont un peu moins de 2 millions (12), un chiffre
100
stable par rapport au 2e trimestre 2015 mais en
75
baisse de 9,6 % par rapport au 2e trimestre 2010.
Les particuliers ont payé 482 millions d’heures 50
aux intervenants qu’ils emploient à leur domicile 25
directement ou par l’intermédiaire d’un orga- 0
T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2
nisme mandataire au cours de l’année 2016, soit 2000* 2001* 2002* 2003* 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012** 2013 2014 2015 2016

une baisse de 2,1 % par rapport à 2015. L’intermé- Garde de jeunes enfants Emploi de maison et autres emplois familiaux Ensemble

diation par un organisme mandataire continue de Note : la garde de jeunes enfants concerne les enfants âgés de moins de 6 ans. En 2016, la garde de jeunes
diminuer sensiblement (-8 % par rapport à 2015). enfants représente 12,9 % des heures déclarées par les particuliers employeurs.
*Les heures déclarées avant 2004 sont des heures annuelles. Pour estimer le nombre d’heures trimes-
trielles, nous avons appliqué le ratio du nombre d’heures au 2e trimestre sur le nombre d’heures sur
Le nombre moyen d’heures rémunérées par les l’année en 2004 sur les années antérieures à 2004.
**L’Ircem ayant revu sa méthode de calcul des effectifs et des heures, la série relative à la garde de jeunes
particuliers employeurs est nettement plus élevé enfants présente une rupture à compter de 2012 [2], (encadré 3).
pour les gardes de jeunes enfants, avec 187 heures Champ : France entière à partir de 2007 ; France métropolitaine avant 2007.
au 2e trimestre 2016 (14 heures par semaine), que Source : Ircem ; traitements Dares.

Tableau 5
Évolution de la répartition des heures d’intervention mandataires par type d’activité entre 2010 et 2016
Association Organisme public Entreprise Micro-entrepreneur Ensemble
Évolution Évolution Évolution Évolution Évolution
Répartition Répartition Répartition Répartition Répartition
2010-2016 2010-2016 2010-2016 2010-2016 2010-2016
en 2016 en 2016 en 2016 en 2016 en 2016
(en point (en point (en point (en point (en point
(en %) (en %) (en %) (en %) (en %)
de %) de %) de %) de %) de %)
Assistance aux personnes âgées ....................... 56,3 -1,7 63,6 -3,9 31,9 7,6 0,0 0,0 51,3 -3,4
Assistance aux personnes handicapées ............ 10,3 8,0 3,6 2,2 4,1 0,9 0,0 0,0 8,4 6,1
Garde d’enfants et accompagnement ............. 6,3 -1,7 0,2 0,1 6,1 -15,8 0,4 -27,5 5,8 -3,3
Entretien de la maison ...................................... 22,3 -3,5 14,9 -10,7 27,4 15,6 46,1 27,9 23,0 -1,2
Enseignements .................................................. 0,0 -0,1 0,0 -0,1 27,8 -6,5 18,5 -0,4 6,4 2,1
Petit jardinage et bricolage .............................. 0,1 0,0 0,1 0,1 0,8 0,6 12,2 -11,6 0,3 0,2
Préparation de repas/Commissions .................. 1,9 0,1 2,9 -1,5 0,3 -1,6 22,0 22,0 1,6 -0,3
Assistance informatique ................................... 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 -0,2 0,2 -10,5 0,0 0,0
Assistance administrative.................................. 0,0 0,0 11,9 11,9 0,0 0,0 0,0 0,0 0,9 0,8
Garde malade .................................................... 0,0 -2,5 0,0 -0,5 0,1 -1,5 0,0 0,0 0,0 -2,2
Autres activités* ................................................ 2,6 1,4 2,6 2,2 1,3 0,8 0,6 0,6 2,3 1,3
Total 100,0 - 100,0 - 100,0 - 100,0 - 100,0 -

* Les autres activités correspondent à la collecte/livraison de linge repassé ; livraison de courses ; maintenance, vigilance et entretien du domicile ; garde malade ; aide mobilité ;
conduite de véhicule personnel ; accompagnement des personnes âgées et handicapées ; aide famille fragilisée ; soins esthétiques pour personnes dépendantes ; garde d’animaux
pour personnes dépendantes ; interprète en langues des signes.
Champ : France entière.
Source : DGE, Nova (tableaux statistiques annuels) ; traitements Dares.

4 résultats
avril 2018 N° 017 (12) Hors employeurs d’assistantes maternelles.
Une activité des organismes mandataires toujours de 11 % en 2015 à 10 % en 2016, après avoir
atteint 17 % en 2009. Le soutien scolaire et les cours
orientée à la baisse à domicile (enseignement) sont une spécificité
du mode mandataire (tableau 5). Les entreprises
Dans le prolongement des années précédentes,
privées y consacrent 27,8 % de leur activité man-
l’activité mandataire baisse de 7,6 % en 2016
dataire (contre 0,7 % en mode prestataire).
(-9,4 % en 2015) et représente 50 millions d’heures
de travail rémunérées. S’agissant de l’emploi d’in-
tervenants par des particuliers, la part des heures
rémunérées via des organismes mandataires passe
Éric KULANTHAIVELU (DARES).

Encadré 1 – Que recouvrent les services à la personne ?


Les activités de services à la personne (SAP) sont définies comme les activités de garde d’enfants, d’assistance aux personnes âgées
ou dépendantes ou d’entretien ménager réalisées au domicile de la personne ou dans l’environnement immédiat de son domicile.
La loi n° 2005-841 du 26 juillet 2005 relative au développement des services à la personne, dite loi Borloo, avait pour finalité
le développement et la structuration de ce secteur d’activité. Elle a été modifiée par la loi n° 2010-853 du 23 juillet 2010 qui a créé
les régimes distincts de la déclaration et de l’agrément.
La loi n° 2015-1776 relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV) du 28 décembre 2015 soumet les services d’aide et
d’accompagnement à domicile des personnes handicapées et des personnes âgées en perte d’autonomie à une autorisation du
conseil départemental lorsqu’ils exercent leurs activités en mode prestataire. Les organismes agréés intervenant auprès de ces
publics en mode prestataire sont réputés autorisés pour une durée de quinze ans à compter de la délivrance du dernier agrément.
Le décret 2016-750 du 6 juin 2016 (1) fixe la liste des 26 activités de services à la personne (article D.7231-1 du Code du travail).
Le chèque emploi service universel (Cesu) a été créé en 2006 pour simplifier la déclaration et le paiement de la rémunération de
l’intervenant au domicile pour des activités de services à la personne (2). Il existe sous deux formes : le Cesu déclaratif et le Cesu
préfinancé. Ce dernier, d’un montant prédéfini, est préfinancé en tout ou partie par l’employeur, le comité d’entreprise ou un
organisme financeur (conseil départemental, caisse de retraite, centre communal d’action sociale, etc.).
Pour bénéficier de services à la personne, les particuliers peuvent :
• employer directement un salarié qui intervient à leur domicile ;
• employer directement un salarié et confier la gestion des formalités administratives d’embauche à un organisme de services
à la personne (mode mandataire) ;
• recourir à un organisme de services à la personne qui emploie des intervenants à domicile : le particulier est client
de l’organisme qui lui facture la prestation (mode prestataire).
Les organismes de services à la personne – prestataires ou mandataires – peuvent être des entreprises, des associations ou encore
des organismes publics (notamment les centres communaux et intercommunaux d’action sociale).
La garde d’enfants de moins de 3 ans nécessite un agrément délivré par l’État. Les activités d’assistance aux personnes âgées et
handicapées nécessitent une autorisation délivrée par le conseil départemental quand elles sont exercées en mode prestataire en
application de la loi ASV, ou un agrément de l’État lorsqu’elles sont exercées en mode mandataire. Facultative, la déclaration des
activités de services à la personne permet aux organismes et à leurs clients de bénéficier des avantages sociaux et fiscaux propres
au secteur. En effet, depuis 1991, quel que soit le mode de recours, chaque foyer fiscal bénéficie d’une réduction d’impôt égale à
50 % des sommes versées pour payer des services rendus à son domicile dans la limite d’un plafond annuel. En 2007, la réduction
a été transformée en crédit d’impôt pour les foyers actifs (célibataires actifs et couples bi-actifs). Depuis le 1er janvier 2017, le cré-
dit d’impôt accordé pour l’emploi d’un salarié à domicile a été généralisé à l’ensemble des contribuables. Ces derniers sont donc
remboursés par l’administration fiscale si leur montant d’impôt dû est inférieur à 50 % des dépenses engagées pour les services à
la personne (dans la limite du plafond annuel). Les entreprises bénéficient de taux de TVA réduits (de 5,5 % à 10 % sur certaines
activités).
Par ailleurs, les ménages peuvent bénéficier d’exonérations de cotisations patronales pour la rémunération des salariés exerçant
des activités de services à la personne : en cas d’emploi direct, les particuliers employeurs bénéficient d’un abattement de 2 euros
par heure travaillée sur les cotisations patronales destinées à la Sécurité sociale. En cas de recours à un prestataire, ce dernier béné-
ficie d’exonération de cotisations patronales de Sécurité sociale sur la rémunération des intervenants auprès de personnes âgées
ou handicapées ou pour les activités de garde d’enfants de moins de 3 ans.
Les aides directes constituent également un soutien important au secteur des services à la personne. Elles peuvent être utilisées
pour financer des services à la personne et indemniser des aidants familiaux (complément de libre choix du mode de garde,
allocation personnalisée d’autonomie, prestation de compensation du handicap, etc.) [5] [6].

(1) Pour plus de détails concernant la liste des activités de services à la personne soumises à agrément et celles soumises à titre facultatif au régime déclaratif, se reporter
à l’encadré 1 de [4].
(2) Le Cesu a, en réalité, un champ d’application plus large que les services à la personne : les simplifications administratives concernent également les assistantes maternelles.

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Encadré 2 – Sources et données mobilisées pour étudier les services à la personne
Le suivi des particuliers employeurs
Trois sources sont mobilisées pour le suivi des particuliers employeurs :
• les déclarations nominatives simplifiées (DNS), transmises trimestriellement par les employeurs aux Urssaf ;
• les volets sociaux des chèques emploi service universel (Cesu) adressés par les employeurs au centre national du traitement
des chèques emploi service universel (CNTCesu) ;
• les volets sociaux des chéquiers liés à la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) adressés au centre Pajemploi.
Le groupe de protection sociale des emplois de la famille (Ircem) exploite ces données et transmet des informations statistiques
agrégées à la Dares sur les effectifs d’employeurs et de salariés, les heures déclarées ou rémunérées – sauf pour les assistant(e)s
maternel(le)s – et les modes de déclaration. L’Ircem distingue quatre catégories d’emploi :
• les emplois de maison ;
• les gardes d’enfants au domicile du particulier ;
• les assistant(e)s maternel(le)s ;
• les « autres emplois familiaux » qui recouvrent les emplois dits occasionnels à caractère ponctuel et temporaire (travaux de bâti-
ment, prestations de chauffeurs, jardiniers, familles d’accueil de personnes âgées, etc.).
Précautions d’usage
L’Ircem supprime les doubles comptes pour les salariés exerçant dans plusieurs catégories d’emploi et les particuliers employeurs
utilisant plusieurs types de déclarations.
Les heures déclarées en Cesu correspondent aux heures salariées hors congés payés. Afin de reconstituer le nombre total d’heures
rémunérées, en cohérence avec les autres circuits déclaratifs, ces heures sont rehaussées de 10 %.

Le suivi des organismes de services à la personne


L’activité des organismes est mesurée au moyen de deux sources :
• l’état mensuel d’activité (EMA) qui renseigne sur les volumes d’heures d’intervention, les effectifs de salariés et des intervenants
non-salariés concernés, le nombre de particuliers utilisateurs et la masse salariale, tant au titre de l’activité prestataire que man-
dataire ;
• le tableau statistique annuel (TSA) qui détaille le nombre d’heures d’intervention selon les 21 activités réglementées du secteur
des services à la personne et fournit des informations sur les caractéristiques et les statuts des salariés.
Depuis 2008, les organismes de services à la personne saisissent eux-mêmes les données relatives à leur situation dans le système
d’information « Nova ». Cette base, gérée par la Direction générale des entreprises (DGE), recense de manière exhaustive tous
les organismes agréés et/ou déclarés. Elle contient des données administratives, des données relatives à l’agrément ou à la décla-
ration, des données commerciales et des données d’activité : états mensuels d’activité (EMA), tableaux statistiques annuels (TSA)
et bilan annuel d’activité. Ce système d’information permet aussi de gérer les agréments et les déclarations des organismes et
d’assurer le suivi statistique de ces derniers.
Précautions d’usage
Les données issues de la base Nova font l’objet d’un redressement pour corriger des données partiellement manquantes ou mani-
festement incohérentes. De plus, chaque année, des corrections sont apportées a posteriori pour améliorer la qualité des données
issues de Nova (suppression de doublons, intégration des heures déclarées après une date de fermeture manifestement erronée,
suppression des données redressées suite à la déclaration a posteriori de la fermeture d’un établissement, etc.) [7].
Par ailleurs, les organismes peuvent actualiser leurs saisies à tout moment, y compris celles concernant le passé. Les don-
nées publiées sont ainsi susceptibles d’être révisées sur les années récentes. À titre illustratif, les données relatives à 2015 ont
été révisées par rapport à la précédente publication [2] : de 371 à 372 millions pour le nombre d’heures rémunérées, de 415 300
à 416 400 pour le nombre d’intervenants au 2e trimestre pour les organismes prestataires.
En 2016, le taux de saisie des EMA par les organismes dans Nova était de 78 %, celui des TSA de 61 %.

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Encadré 3 – Le comptage des effectifs en question
Le comptage des particuliers employeurs et leurs salariés
Les particuliers employeurs peuvent recourir simultanément à plusieurs circuits distincts pour déclarer leur(s) salarié(s). C’est
notamment le cas lorsqu’un employeur utilise à la fois le chèque emploi service universel (Cesu) pour rémunérer des heures
de ménage et la Paje pour déclarer une personne gardant des enfants au domicile. De même, les employeurs peuvent embaucher
plusieurs salariés déclarés dans différents centres de l’Urssaf. Depuis 2003, l’estimation des effectifs des particuliers employeurs
et des salariés transmise par l’Ircem à la Dares intègre ces risques de doubles comptes.
Le comptage des intervenants des organismes prestataires
Le nombre d’intervenants des organismes prestataires peut comporter des doubles comptes (cas des salariés employés par plusieurs
organismes au cours de la période), car il s’appuie sur des données agrégées qui figurent dans les états mensuels d’activité (Nova).
La Dares corrige ces effectifs des doubles comptes à partir d’un appariement de Nova avec les déclarations annuelles de données
sociales (DADS) sur la base du Siret. On estime que 3,3 % des intervenants des organismes prestataires étaient également en
contrat auprès d’autres organismes prestataires, soit environ 13 200 personnes au 2e trimestre 2015 (1).
Doubles comptes entre intervenants des organismes et salariés des particuliers employeurs
Enfin, le cumul des effectifs salariés des particuliers employeurs et des effectifs d’intervenants des organismes prestataires peut
comporter des doublons. C’est le cas lorsqu’un intervenant est employé simultanément par un organisme prestataire et un parti-
culier. Une exploitation des DADS a permis de montrer qu’environ 96 000 salariés sont employés à la fois par un particulier et par
un organisme au 2e trimestre 2015.
En retirant l’ensemble de ces doubles comptes, l’effectif global des intervenants au domicile des particuliers peut ainsi être estimé
à 1,22 million de personnes au 2e trimestre 2015.
Par ailleurs, les intervenants des services à la personne qui sont, pendant la même période, en contrat à la fois auprès de parti-
culiers employeurs et/ou d’organismes prestataires et en dehors du secteur des SAP sont dits « multi-actifs ». En 2015, 24 % (2)
des salariés de services à la personne ont aussi travaillé en dehors de ce secteur au cours de la troisième semaine de mars. C’est
le cas de 26 % des salariés employés par des particuliers et de 17 % des intervenants des organismes (1).
(1) Pour plus détails sur les caractéristiques des salariés multi-actifs, voir [8].

(1) Estimation effectuée à partir des dernières DADS disponibles.


(2) Ces estimations sont issues d’un rapprochement des déclarations annuelles de données sociales (DADS) et des données sur les organismes prestataires de services à la personne
issues de Nova. Elles reposent sur des données 2015, dernières DADS disponibles.

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Encadré 4 – Des effectifs qui varient au cours de l’année
Le nombre de salariés travaillant au domicile de particuliers est marqué par une forte saisonnalité. Celle-ci varie selon le type
de recours. Le 2e trimestre est un point haut dans l’emploi direct de services à la personne : 893 600 personnes sont employées
par un particulier au 2e trimestre 2016, puis leur nombre diminue au fil des trimestres (883 600 au 3e trimestre ; 866 500 au
4e trimestre) (tableau A). L’emploi prestataire varie également selon les trimestres : il est plus élevé aux 2e et 4e trimestres
(respectivement 420 900 et 419 500 intervenants) contre respectivement 411 400 et 413 400 intervenants aux 1er et 3e trimestres.

Tableau A
Intervenants* salariés et non-salariés des services à la personne en 2016
Effectifs présents Effectifs présents Effectifs présents Effectifs présents
au 1er trimestre au 2e trimestre au 3e trimestre au 4e trimestre

Salariés des particuliers employeurs 873 100 893 600 883 600 866 500
Intervenants des organismes prestataires** 411 400 420 900 413 400 419 500

* Les effectifs sont corrigés des doubles comptes.


** Effectif moyen sur les trois mois de chaque trimestre.
Note : pour les effectifs des particuliers employeurs, les estimations de l’Ircem diffèrent de 0,2 % de celles de l’Insee, du fait d’un traitement différent des doubles comptes
(l’Ircem dénombre 895 800 salariés de particuliers employeurs au 2e trimestre).
Champ : France entière.
Sources : Insee pour particuliers employeurs ; DGE, Nova, traitements Dares pour les organismes prestataires.

De plus, le recours ponctuel et temporaire à certains services à la personne (gardes d’enfant, emplois dits occasionnels…) engendre
un fort renouvellement des employeurs (par exemple, l’aide à domicile de personnes en convalescence ou en fin de vie) et des
intervenants (notamment les personnes qui ne travaillent que quelques jours ou semaines dans l’année) ; 1,14 million de personnes
sont salariées au moins une fois par un particulier employeur au cours de l’année 2016, et 725 200 l’ont été au cours de la dernière
semaine de décembre. Ces mêmes effectifs sont respectivement de 550 000 et 266 000 pour les intervenants des organismes pres-
tataires.

Pour en savoir plus


[1] Bargoin N., Kesler G., Le Cosquer C., Maj S., (2017), « L’activité des particuliers employeurs reste orientée à la baisse en 2015», Acoss
Stat n° 242, janvier.
[2] Thiérus L. (2017), « Les services à la personne en 2015 : une baisse continue de l’emploi par les particuliers employeurs », Dares Analyses
n° 011, février.
[3] Angier F., Bodo F., Descamps A., Koch F., Mallet M. (2015), « Les services d’aide à domicile gérés par les CCAS/CIAS en 2014 : constats et
enjeux d’un secteur en difficulté », décembre.
[4] Benoteau I., Goin A. (2014), « Les services à la personne : qui y recourt ? Et à quel coût ? », Dares Analyses n° 063, août.
[5] Benoteau I., Goin A. (2015), « Services à la personne : aides publiques et coût pour l’utilisateur », Document d’études n° 194, Dares,
novembre.
[6] Cnis (2012), Rapport du groupe de travail interinstitutionnel sur la connaissance statistique des emplois dans les services à la personne,
n° 129, mai.
[7] Lebrun J., Fourna A. (2016), « La politique de soutien aux services à la personne », Trésor éco n°175, août.
[8] Cour des comptes (2014), Rapport sur le développement des services à la personne et le maintien à domicile des personnes âgées en
perte d’autonomie, juillet.
[9] Garner H., Leuthereau-Morel N. (2014), « Gouvernance et organisation des services à la personne en Europe », Document de travail,
France Stratégie, décembre.
[10] Pinville M. et Poletti B. (2014), Rapport parlementaire d’information sur l’évaluation du développement des services à la personne,
Sénat, décembre.

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est édité par le ministère du travail. Données des graphiques et tableaux
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