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L’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage

(AMO)
Comment réussir vos projets
d’infrastructures ?

Guide
Ce guide a été rédigé, relu et validé par le groupe de travail AMO et le Comité
Opérationnel « Ingénierie » de l’IDRRIM ainsi composé :

• CUNIN Rémi, Président du Comité Ingénierie, Syntec Ingénierie, (Egis)


• BAILLAT Valérie, FNTP
• BAUDRY Benoît, Syntec Ingénierie, (Artelia)
• BELLEC Alain-Henri, CINOV, (Soderef)
 ‡%(5$5':$/6+$QQ&KDUORWWH$0)
• BRUANT François, (Safege)
• DA SILVA Filipe, CINOV
• DE PREMARE Jean Baptiste, USIRF
• DE PUYBAUDET Jean, Ordre des Géomètres Experts
• DIAS Laetitia, CINOV
• GALONNIER Paul, Syntec Ingénierie, (Presents et Sitetudes)
Pour un ma
maître d’ouvrage, faire appel à un • GAUDRY Patrick, CNFPT
AMO, op
AMO c’est optimiser un projet tant au niveau • GIRARDIN Marc, Ordre des Géomètres Experts
 ‡+(,15,&+6WpSKDQH&1)37
¿QDQFLHUTX¶DXQLYHDXWHFKQLTXHHWSHUPHWWUH • LE BRIS Erwan, DIR Nord
• LEVILLY Bruno, Cerema, (DTec Territoires et ville)
l’investissement dans les meilleures conditions • LEVY Jean-Marc, CINOV, (Servicad)
 ‡/21*(3,(55(&KULVWRSKH6\QWHF,QJpQLHULH
 ‡0$&+$5'&KULVWRSKH ,QWHJUDOH(QYLURQQHPHQW
• MARTIN Didier, ADSTD, (Département des Vosges)
• MASSON Florence, AMF
• PORRU Patrick, IDRRIM
• SCHANG Jean-Pierre, AITF, (Département de la Marne)
• TASSONE Marc, IDRRIM
• TEMPEZ Georges, Cerema, (DTec Infrastructures de transport et matériaux)
• VALLOIRE Benjamin, Syntec Ingénierie

Guide AMO I Novembre 2015 Guide AMO I Novembre 2015


L’IDRRIM (Institut des Routes, des Rues et des
Infrastructures pour la Mobilité) fédère l’ensemble
des acteurs publics et privés agissant dans le
Sommaire
domaine des infrastructures de mobilité et espaces
urbains.
Créé en 2010 à l’initiative du Ministère de l’Écologie
du Développement Durable et de l’Énergie, de l’Assemblée des Départements de
France, et des fédérations nationales de l’ingénierie privée et des Travaux Publics, Avant-propos ........................................................................... 1
O¶,QVWLWXW SURSRVH XQ FDGUH GH UpÀH[LRQ HW G¶DFWLRQV SRXU FRSURGXLUH HW SDUWDJHU XQ
référentiel commun. 1 Pour qui et pourquoi une assistance ?................................. 
1.1 Une grande diversité de projets.......................................................... 4
/LHXGHFRQYHUJHQFHHWG¶pFKDQJHVLODSRXUREMHFWLIGHUpSRQGUHGHPDQLqUHKRPRJqQH 1.2 Une évolution permanente du contexte.............................................. 4
DX[ SUREOpPDWLTXHV WHFKQLTXHV HW VWUDWpJLTXHV HW GH IDLUH pYROXHU OHV SDWULPRLQHV  Une grande diversité des responsabiltés du maître d’ouvrage........... 
d’infrastructures et espaces publics vers une conception et une gestion durables ainsi 1.4 'HVPLVVLRQVGLYHUVL¿pHV
TX¶XQHSOXVJUDQGHRSWLPLVDWLRQGHOHXUXWLOLVDWLRQ/¶,'55,0DpJDOHPHQWSRXUYRFDWLRQ  Les facteurs de réussite d'un projet.................................................... 7
G¶DVVXUHUODSURPRWLRQHWOHUD\RQQHPHQWGXVDYRLUIDLUHWHFKQLTXHIUDQoDLVHQ(XURSH
et à l’International.
2 Missions d'AMO (Assistance à Maîtrise d'Ouvrage)...................... 9
Rassemblant 49 membres représentatifs des secteurs publics et privés (services de 2.1&RQFHSWLRQHWUpDOLVDWLRQFRQ¿pHVjGHVDFWHXUVGLIIpUHQWV
O¶(WDW FROOHFWLYLWpV ORFDOHV LQJpQLHULH SXEOLTXH HW SULYpH HQWUHSULVHV DVVRFLDWLRQV 2.2 &RQFHSWLRQHWUpDOLVDWLRQFRQ¿pHVDXPrPHDFWHXU
SDUWHQDULDOHV RUJDQLVPHV GH IRUPDWLRQ HW GH UHFKHUFKH  HW SOXV GH  FROOHFWLYLWpV  Contenu des missions d’AMO............................................................. 17
entreprises et ingénieurs à titre individuel, l’Institut fédère l’ensemble des acteurs
publics et privés des infrastructures de transport autour de ses 9 comités opérationnels 3 Eléments juridiques sur l'AMO........................................................ 19
WKpPDWLTXHV  Rôle et responsabilités du MOA (maître d'ouvrage)........................... 20
 /HVFRQGLWLRQVMXULGLTXHVGHO
$02

4 Terminologie...................................................................................... 27
CUppH HQ  UHFRQQXH G¶XWLOLWp SXEOLTXH GqV 
l’AMF est aux côtés des maires et des présidents
d’intercommunalité, dans le respect des valeurs et des
SULQFLSHVTXLRQWSUpYDOXGHSXLVVDFUpDWLRQGpIHQVHGHV
OLEHUWpV ORFDOHV DSSXL FRQFUHW HW SHUPDQHQW DX[ pOXV GDQV OD JHVWLRQ DX TXRWLGLHQ
partenariat loyal mais exigeant avec l’Etat pour toujours mieux préserver les intérêts
GHVFROOHFWLYLWpVHWGHOHXUVJURXSHPHQWVPDLUHVHWSUpVLGHQWVG¶(3&,
HQVRQWDXMRXUG¶KXLDGKpUHQWV

Guide AMO I Novembre 2015 Guide AMO I Novembre 2015 - Sommaire


Avant-propos

'¶XQHIDoRQJpQpUDOHODQRWLRQGHPDvWUHG¶RXYUDJHGpVLJQHODSHUVRQQHTXLSLORWHHW
commande un projet. Dans le domaine de la construction en particulier, la loi MOP(¹) Gp¿QLW
OHPDvWUHG¶RXYUDJHSXEOLFFRPPHOHUHVSRQVDEOHSULQFLSDOGHO¶RXYUDJHFHOXLSRXUOHTXHO
l’ouvrage est construit. A ce titre, il remplit une fonction d’intérêt général dont il ne peut se
démettre.

(QUpSRQVHjXQHFRPSOH[LWpFURLVVDQWHGHVSURMHWVGHFRQVWUXFWLRQSXEOLTXHQRWDPPHQW
et avec le souci de respecter des exigences toujours plus fortes, notamment en termes
d’environnement, de concertation et de réglementation, les maîtres d’ouvrage s’entourent
UpJXOLqUHPHQWGHSUHVWDWDLUHVFKDUJpVGHOHVDVVLVWHU$YHFOHWHPSVLOV¶HVWGpYHORSSp
WRXWHXQHJDPPHGHSUHVWDWLRQVGDQVOHVGRPDLQHVWHFKQLTXHVDGPLQLVWUDWLIV¿QDQFLHUV
HW MXULGLTXHV TX¶LO HVW SRVVLEOH GH UDVVHPEOHU VRXV OH YRFDEOH G¶$VVLVWDQFH j 0DvWULVH
d’Ouvrage (AMO).

$XYXGHODGLYHUVLWpGHVSUDWLTXHVDFWXHOOHVO¶,'55,0(²) DVRXKDLWppGLWHUXQJXLGHTXLD
SRXUDPELWLRQGHGp¿QLUSXLVGHSUpVHQWHUOHVPLVVLRQVG¶$02OHVSOXVFRXUDQWHVHWOHV
SOXVXWLOHVDX[PDvWUHVG¶RXYUDJHD¿QGHGp¿QLUHWGHUpDOLVHUGHVSURMHWVRSWLPLVpV,OD
DXVVLSRXUREMHFWLIGHIRXUQLUDX[PDvWUHVG¶RXYUDJHXQRXWLORSpUDWLRQQHOTXHOOHTXHVRLW
l’étape d’avancement de leurs projets, pour recourir dans les meilleures conditions à un
AMO (faisabilité, programmation, conception, réalisation, exploitation et gestion).

,OIDLWOHSRLQWVXUTXHOTXHVDVSHFWVMXULGLTXHVLPSRUWDQWVHWSURSRVHXQHVpULHGHERQQHV
SUDWLTXHVGHVWLQpHVjJDUDQWLUXQHFRPPDQGHGHSUHVWDWLRQVGHTXDOLWp

(1)
Loi MOP : loi n° 85-704 du 12/07/1985 relative à la maîtrise d’ouvrage publique et à ses
rapports avec la maîtrise d’œuvre privée.
(2)
IDRRIM : Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité.

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 1


1

Pour qui et pourquoi


une assistance ?

De par leur statut ou leur taille, les décideurs publics


ne disposent pas tous des mêmes compétences et
des mêmes moyens internes pour mener leur projet.

ww

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 2 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 3
1.1 Une grande diversité de projets 1.3 Une grande diversité des responsabilités du
maître d’ouvrage
Ces décideurs publics doivent assurer la responsabilité de projets très différents :
6HORQODORLVXUODPDvWULVHG¶RXYUDJHSXEOLTXH /RL023 OHPDvWUHG¶RXYUDJHGRLW
™'HVSURMHWVVLPSOHVRXIUpTXHQWV assurer sept fonctions :

Š Entretien de voirie ™ S’assurer de la faisabilité et de l’opportunité de l’opération envisagée


Š Entretien de bâtiment ™ Déterminer la localisation
™'p¿QLUOHSURJUDPPH
™ Des projets plus singuliers ou complexes comme :  ™$UUrWHUO¶HQYHORSSH¿QDQFLqUHSUpYLVLRQQHOOH
™6¶DVVXUHUGX¿QDQFHPHQW
Š/DFRQVWUXFWLRQG¶XQEkWLPHQW pFROHK{SLWDOFHQWUHQDXWLTXH
™&KRLVLUOHSURFHVVXVGHUpDOLVDWLRQ
Š L’aménagement d’une rue ou d’un espace public
™ Conclure les contrats ayant pour objet les études ou l’exécution des
  Š La mise en place d’une délégation de service public
travaux
Š La valorisation des berges de rivière
7URLV W\SHV GH UHVSRQVDELOLWpV LQFRPEHQW DX PDvWUH G¶RXYUDJH TXHOOH TXH VRLW OD
Il est donc primordial de bien comprendre les contours de la fonction de maître
nature du projet à conduire et pendant toute la durée de vie de l’ouvrage :
G¶RXYUDJHTXLQpFHVVLWHXQSURIHVVLRQQDOLVPHFURLVVDQWHWXQHQJDJHPHQWLPSRUWDQW
™ Être maître du processus
1.2 Une évolution permanente du contexte ™ Être maître des procédures
™ Être maître de la commande
 ™/¶pYROXWLRQSHUPDQHQWHGXFRQWH[WHMXULGLTXHHWQRWDPPHQW

Š Le Code Général des Collectivités Territoriales 'HVPLVVLRQVGLYHUVL¿pHV


Š/H&RGHGHV0DUFKpV3XEOLFV
Š Le Code de l’Urbanisme Tout au long d’un projet, le maître d’ouvrage est ainsi amené à endosser des rôles
Š Le Code de l’Environnement différents :
 ™/DFRPSOH[LWpGHVRSpUDWLRQVOLpHVDX[pYROXWLRQVWHFKQRORJLTXHVHW   ™ Analyser et formaliser le besoin
normatives
 ™/HGpYHORSSHPHQWGHVQRXYHDX[W\SHVGHFRQWUDWVWHOVTXHOH 
 ™ Traduire le besoin en un projet
SDUWHQDULDWSXEOLFSULYpOHFRQWUDWGHSHUIRUPDQFHpQHUJpWLTXHOHSURMHW
urbain partenarial ™&RQ¿UPHUODGpFLVLRQGHODQFHUOHSURMHWHQSUpFLVDQW
™ L’évolution des compétences statutaires des collectivités et de
 O¶LQJpQLHULHSXEOLTXH   Š Les besoins prioritaires à satisfaire
  Š Les modalités de la maîtrise d’ouvrage
&HV TXDWUH pOpPHQWV QpFHVVLWHQW GH SOXV HQ SOXV VRXYHQW XQ DSSXL H[WpULHXU
  Š /DIDLVDELOLWppFRQRPLTXHVRFLDOHRXHQYLURQQHPHQWDOH
FRPSpWHQWHWDGDSWpSRXUOHFKRL[GXPRQWDJHGXSURMHWHWOHVXLYLGHVDPLVHHQ
  Š Les impacts du projet
oeuvre.
Guide AMO I Novembre 2015 - Page 4 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 5
™ Préciser le projet, et principalement : 1.5 Les facteurs de réussite d’un projet
  Š Le programme $¿Q GH SDUYHQLU j XQ UpVXOWDW FRQIRUPH DX[ EHVRLQV HW DX[ REMHFWLIV GX SURMHW OH
  Š Les contraintes de coûts et de délais décideur doit en être maître de bout en bout. Il doit gérer au mieux son projet et tenir
  Š /HVFDKLHUVGHVFKDUJHV compte de plusieurs aspects :
  Š /¶HQYHORSSH¿QDQFLqUHHWOH¿QDQFHPHQW
  Š Le processus de réalisation  ™ La concertation entre l’ensemble des parties prenantes et les usagers
™ Les principes de développement durable
 ™ Conduire le projet :  ™ La multitude des structures de décision et des intervenants
™/HVH[LJHQFHVWHFKQLTXHVHWGHSHUIRUPDQFH
  Š Organiser  ™ L’appréciation globale du coût
  Š*pUHUOHSURMHWPDvWULVHUOHVGpODLVOHVFR€WVHWODTXDOLWp  ™ L’optimisation de la durée d’élaboration des projets
  Š Valider les avant-projets  ™/DVpFXULWpGHVULYHUDLQVGXFKDQWLHU
  Š Suivre la réalisation
  Š$VVXUHUODVpFXULWpGHVULYHUDLQVHWGXFKDQWLHU 3OXVLHXUVTXHVWLRQVVHSRVHQWDORUVDXPDvWUHG¶RXYUDJH
  Š Anticiper et maîtriser les aléas
  Š Coordonner les intervenants  ™ Quelles sont ses obligations et ses responsabilités ?
  Š&RPPXQLTXHU  ™ Quelle procédure doit-il utiliser et comment la mener à terme ?
  Š Réceptionner les travaux  ™ Quels types d’appuis sont nécessaires en interne ou en externe ?
  Š Evaluer
/HPDvWUHG¶RXYUDJHSHXWDORUVGp¿QLUVHVEHVRLQVG¶DFKDWVGHSUHVWDWLRQG¶DVVLVWDQFH
En phase d’exploitation, le décideur est un gestionnaire FRQVHLO HW pWXGH  HW ODQFHU XQH FRQVXOWDWLRQ ,O YHLOOHUD QRWDPPHQW j Gp¿QLU GHV
PLVVLRQVG¶DVVLVWDQFHTXLQHFRPSRUWHQWSDVG¶DFWLRQVGHFRQFHSWLRQQLGHUpDOLVDWLRQ
Il doit gérer de nouveaux aspects de l’opération : HWjSUpYHQLUGHWRXVULVTXHVGHFRQÀLWVG¶LQWpUrW

 ™ L’exploitation et la gestion courante :

  Š Modalités d’exploitation (DSP(¹), régie directe, concession …)


  Š Optimisation des coûts d’exploitation
  Š'p¿QLWLRQVGHVXVDJHV

 ™'pOpJDWLRQGHODJHVWLRQOHFDVpFKpDQWFRQVXOWDWLRQFKRL[HW
contractualisation avec un prestataire

 ™ Evaluation du fonctionnement pendant tout le cycle de vie de l’ouvrage

(¹) DSP : Délégation de service public

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 6 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 7
2

Missions d’AMO
(Assistance à Maîtrise d’Ouvrage)

Plusieurs publications précisent et détaillent les missions


d’AMO. Le lecteur pourra utilement se référer aux guides
suivants :

™ « Missions d’assistance à décideur et à maître


d’ouvrage. Terminologie et repères pratiques »
SXEOLpHQVHSWHPEUHSDUOD'LUHFWLRQ*pQpUDOH
de l’Urbanisme de l’Habitat et de la Construction
GX0LQLVWqUHGHO¶pTXLSHPHQWDYHFOHVFRQFRXUVGH
Syntec Ingénierie et de l’Association des Ingénieurs
Territoriaux de France (AITF)

™ « 51 missions d’AMO pour vos projets » publié en mai


2014 par la fédération CINOV.

L’objet n’est pas ici de remplacer ces publications antérieures


TXLFRQWLQXHQWjIDLUHUpIpUHQFHPDLVSOXW{WHQIRQFWLRQGX
mode de contractualisation de l’opération, de détailler les
HQMHX[VSpFL¿TXHVTXLRULHQWHQWOHVPLVVLRQV

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 8 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 9
Le modèle de référence en matière de contractualisation d’une opération est celui de &RQFHSWLRQHWUpDOLVDWLRQFRQ¿pHVjGHVDFWHXUV 
ODORL023,OVpSDUHODFRQFHSWLRQGHVRXYUDJHVFRQ¿pHjXQPDvWUHG¶°XYUHHWOHXU différents
UpDOLVDWLRQGDQVOHFDGUHG¶XQPDUFKpGHWUDYDX[,OODLVVHDXPDvWUHG¶RXYUDJHXQH
grande maîtrise du projet en lui permettant de s’approprier la conception, en dialogue 2.1.1 La conduite d’opération
DYHFOHPDvWUHG¶°XYUH
/D ORL 023 Gp¿QLW OD FRQGXLWH G¶RSpUDWLRQ FRPPH XQH DVVLVWDQFH
/HVDXWUHVPRGHVVRQWGpURJDWRLUHVHWOHXUFKRL[GRLWrWUHMXVWL¿p JpQpUDOHjFDUDFWqUHDGPLQLVWUDWLIWHFKQLTXHHW¿QDQFLHU(OOHDFFRPSDJQHOHPDvWUH
G¶RXYUDJHGDQVO¶HQVHPEOHGHVpWDSHVGHODSKDVHRSpUDWLRQQHOOH
 ™ (QFRQ¿DQWDXPrPHDFWHXUODFRQFHSWLRQHWODUpDOLVDWLRQGHVRXYUDJHV
 ODFRQFHSWLRQUpDOLVDWLRQIDLWEpQp¿FLHUOHPDvWUHG¶RXYUDJHGHVROXWLRQV 2.1.2 Les missions générales et spéciales d’AMO
GRQWODFRPSOH[LWpRXODVSpFL¿FLWpQHSHUPHWSDVDX[PDvWUHVG¶°XYUH
d’en assurer la conception sans association des entreprises dès cette /H UHQIRUFHPHQW GHV HQMHX[ TXL SqVHQW VXU OHV RSpUDWLRQV LQFLWH j
SKDVH LQWURGXLUHSOXVGHWHFKQLFLWpGDQVOHVPLVVLRQVG¶$02HWQRWDPPHQWORUVGHVSKDVHV
FULWLTXHVTXHVRQWODGp¿QLWLRQGHVEHVRLQVHWODVpOHFWLRQGHVDFWHXUV
 ™ /HV FRQWUDWV JOREDX[ FRQ¿HQW j O¶HQWUHSULVH OD PDvWULVH G¶RXYUDJH GH
O¶RSpUDWLRQHWXQHUHVSRQVDELOLWpTXLJOREDOLVHODFRQFHSWLRQUpDOLVDWLRQ Un objectif de pertinence
GHV RXYUDJHV pYHQWXHOOHPHQW OD SULVH GH ULVTXHV G¶H[SORLWDWLRQ HW GH
PDLQWHQDQFHHWOHSUp¿QDQFHPHQWWRWDORXSDUWLHO 'HVLQYHVWLVVHPHQWVTXLUpSRQGHQWH[DFWHPHQWDX[EHVRLQVGHVXVDJHUV
6XLYDQW O¶LPSRUWDQFH HW OD VHQVLELOLWp GH O¶RSpUDWLRQ OD Gp¿QLWLRQ GHV
EHVRLQVUpVXOWHUDG¶XQHQVHPEOHG¶pWXGHVVRFLRpFRQRPLTXHVHWWHFKQLTXHVOHFDV
'HX[JUDQGHVSKDVHVU\WKPHQWODYLHGHVSURMHWV
pFKpDQWFRPSOpWpVSDUXQHFRQFHUWDWLRQDYHFOHVSDUWLHVSUHQDQWHV
 ™/DSKDVHDPRQWROHPDvWUHG¶RXYUDJH

  Š'p¿QLWOHEHVRLQ
  Š Etablit la faisabilité du projet et ses impacts
  Š Propose un mode de contractualisation

 ™/DSKDVHRSpUDWLRQQHOOHROHPDvWUHG¶RXYUDJH

  Š Arrête le programme
  Š Retient les acteurs
  Š Suit et accepte la conception et la réalisation

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 10 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 11
/HU{OHGHO¶$02GDQVODGp¿QLWLRQGXEHVRLQ &RQFHSWLRQHWUpDOLVDWLRQFRQ¿pHVDXPrPH
4XHOTXHVRLWOHSURMHWHWOHPRGHG¶RUJDQLVDWLRQUHWHQXVSRXUOHPHWWUHHQ°XYUH acteur
ODGp¿QLWLRQGXEHVRLQHVWXQHUHVSRQVDELOLWpHVVHQWLHOOHGXPDvWUHG¶RXYUDJH
2.2.1 Opérations en conception-réalisation
3RXUO¶pWDEOLUGHVGpPDUFKHVYDULpHVHWFRPSOpPHQWDLUHVVRQWQpFHVVDLUHV
La conception-réalisation a l’avantage de donner accès au maître d’ouvrage à des
™ Diverses investigations préalables (reconnaissance de site, analyse des
VROXWLRQVTXLVRQWGLI¿FLOHPHQWDFFHVVLEOHVSDUOHUHFRXUVjODORL023&HSHQGDQW
contraintes).
HOOHSUpVHQWHGHVULVTXHVVSpFL¿TXHVTXLGRLYHQWrWUHSULVHQFRPSWH
™(WXGHVSUpOLPLQDLUHVpWXGHVGHIDLVDELOLWpSHUPHWWDQWGH¿[HU
O¶HQYHUJXUHOHW\SHGHUpSRQVHjDSSRUWHUHWG¶HQYpUL¿HUOHVSHUWLQHQFHV
Un très fort besoin d’anticipation
pFRQRPLTXHVHWVRFLpWDOHVpWXGHVG¶DYDQWSURJUDPPH
™&RQFHUWDWLRQGHVGLIIpUHQWVDFWHXUVHWUHFKHUFKHG¶DGKpVLRQDX[VROXWLRQV
$ORUVTXHGDQVOHFDVGHODORL023ODFRQVXOWDWLRQGHVHQWUHSULVHVHVWHQJDJpH
apportant les meilleures réponses aux attentes.
DSUqV OD ¿QDOLVDWLRQ HW OD YDOLGDWLRQ GH OD FRQFHSWLRQ SDU OH PDvWUH G¶RXYUDJH
dans le cas de la conception-réalisation, la conception est commencée lors de la
/¶$02DSSRUWHXQHDSSURFKHPpWKRGLTXHXWLOHPHQWHQULFKLHSDUVRQH[SpULHQFH
SUpSDUDWLRQGHVRIIUHVGHVHQWUHSULVHVHW¿QDOLVpHDSUqVVLJQDWXUHGXPDUFKp/H
de projets similaires réalisés ailleurs et sera ainsi en position de sécuriser
maître d’ouvrage dispose alors de moyens d’actions limités si la conception répond
O¶HQVHPEOHGHODGpPDUFKHGHSURMHW
PDOjGHVVXMpWLRQV QRQDQWLFLSpHV GDQVOHSURJUDPPH3RXUOLPLWHUOHVULVTXHV
LOFRQYLHQWDORUVTXHO¶$02DLWXQHGpPDUFKHG¶DQWLFLSDWLRQWUqVIRUWH,OGRLWDLQVL
Un objectif d’optimisation HQYLVDJHUOHVVROXWLRQVGHFRQFHSWLRQVSRVVLEOHVHQGpGXLUHOHVFRQVpTXHQFHVVXU
le projet et en tenir compte dans l’établissement du programme.
Des investissements doivent être réalisés avec l’objectif du meilleur coût global,
ils optimisent les coûts d’investissement et génèrent dans la durée les meilleurs Une répartition des responsabilités de maîtrise d’œuvre à organiser
FR€WVG¶H[SORLWDWLRQGHPDLQWHQDQFHHWGH¿QGHYLHGHO¶RXYUDJH entre les acteurs

3DUPLOHVVXMHWVG¶DWWHQWLRQOHFKRL[GXPDvWUHG¶°XYUHHVWXQSRLQWFOp$ORUV /HSUR¿OGHO¶$02HVWSURFKHGHFHOXLG¶XQPDvWUHG¶°XYUHSXLVTX¶LOGRLWDYRLUjODIRLV
TXHODWHQVLRQFRQFXUUHQWLHOOHHVWUHQIRUFpHODWHFKQLFLWpGHO¶$02GRLWDLGHUj ODFRPSpWHQFHWHFKQLTXHGXFRQFHSWHXUHWODPDvWULVHGHVHQMHX[RUJDQLVDWLRQQHOV
VpOHFWLRQQHUQRQSDVQpFHVVDLUHPHQWOHPDvWUHG¶°XYUHOHPRLQVFKHUPDLVFHOXL HWMXULGLTXHVG¶XQPDUFKpGHFRQFHSWLRQUpDOLVDWLRQ
TXLSHUPHWWUDG¶DERXWLUDXSURMHWJOREDOOHPLHX[RSWLPLVp
2-2-2 Missions globales
Le rôle de l’AMO dans l’optimisation du projet
Les contrats globaux permettent à des entreprises privées de proposer aux
Un projet optimisé est toujours un projet dont l’organisation a été judicieusement
DFKHWHXUVSXEOLFVOHVVROXWLRQVWHFKQLTXHVHW¿QDQFLqUHVTXLUpSRQGHQWOHPLHX[j
pensée en amont de la contractualisation de la réalisation :
OHXUEHVRLQWRXWHQDVVXPDQWGHVULVTXHVLPSRUWDQWVHWHQSUp¿QDQoDQWXQHSDUWLH
- Quelle est la procédure la mieux à même de répondre aux besoins au meilleur coût ?
du projet. Elles sont ensuite rémunérées en fonction de la performance et des
&RPPHQWUHWHQLUOHVDFWHXUVPDvWUHVG¶°XYUHRXHQWUHSULVHVOHVSOXVSHUWLQHQWV"
objectifs atteints durant toute la vie de l’ouvrage.
'DQVWRXVOHVFDVO¶$02RULHQWHOHPDvWUHG¶RXYUDJHYHUVODPHLOOHXUHHI¿FDFLWp
globale pour des coûts maîtrisés.

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 12 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 13
/HVSULQFLSDX[W\SHVGHPLVVLRQJOREDOHVRQWDFWXHOOHPHQW Une souplesse essentielle dans l’établissement du programme

 ™/HFRQWUDWGHSDUWHQDULDWIXWXUPDUFKpGHSDUWHQDULDW(Ordonnance du /D UpXVVLWH GH FRQWUDWV JOREDX[ VXSSRVH TXH OH SURJUDPPH ¿QDO UpVXOWH G¶XQH
MXLOOHWHWGpFUHWG¶DSSOLFDWLRQjYHQLU GLVFXVVLRQ HQWUH O¶DFKHWHXU HW OH FRFRQWUDFWDQW &HWWH GLVFXVVLRQ SUHQG OD IRUPH
 ™ Nouveaux contrats globaux 2UGRQQDQFHGXMXLOOHWHWGpFUHW   G¶XQGLDORJXHFRPSpWLWLIGDQVOHFDVGHVPDUFKpVGHSDUWHQDULDWVHWVRXYHQWG¶XQH
d’application à venir)
négociation dans les montages concessifs. La directive concession adoptée par le
 ™ La concession 2UGRQQDQFHHWGpFUHWG¶DSSOLFDWLRQVSpFL¿TXHVjYHQLU
&RQVHLOGHO¶8QLRQ(XURSpHQQHOHIpYULHUHWTXLGHYUDLWrWUHSURFKDLQHPHQW
transposée en droit français, entérine ce principe.
Dans le cas des contrats de partenariats et de la concession, la maîtrise d’ouvrage
étant généralement portée par le partenaire privé, il convient de parler d’assistant à Un risque de déséquilibre entre les partenaires publics et privés
ODSHUVRQQHSXEOLTXHHWQRQG¶DVVLVWDQWjPDvWULVHG¶RXYUDJH
Les montages globaux présentent une complexité sur l’ensemble des aspects
Les enjeux suivants orientent les missions d’assistance : WHFKQLTXHVRUJDQLVDWLRQQHOVMXULGLTXHVHW¿QDQFLHUVTXLSRXUUDLHQWIDLUHFRXULUXQ
ULVTXHGHGpVpTXLOLEUHGHFRPSpWHQFHDYHFGHVSDUWHQDLUHVSULYpVVLO¶DXWRULWp
/HEHVRLQGHMXVWL¿HUTXHOHPRGHFRQWUDFWXHOUHWHQXHVWSOXVHI¿FLHQW SXEOLTXHQHV¶HQWRXUHSDVGHFRPSpWHQFHVGLIIpUHQWHVTX¶LOUDVVHPEOHHWIpGqUH
que le mode de référence de la commande publique. GDQVVRQpTXLSHG¶DVVLVWDQFH

/HV PDUFKpV GH SDUWHQDULDWV QRWDPPHQW VRQW FRQoXV FRPPH GHV FRQWUDWV Il conviendra d’adapter ce guide suivant la date de parution des décrets
GpURJDWRLUHVDX[PDUFKpVSXEOLFV3RXU\UHFRXULULOIDXGUDVDWLVIDLUHjSOXVLHXUV G¶DSSOLFDWLRQ GH O¶RUGRQQDQFH GX  MXLOOHW  /¶HQVHPEOH GH FHV GLVSRVLWLIV
FRQGLWLRQVG¶XQHSDUWODYDOHXUGXPDUFKpGRLWrWUHVXSpULHXUHjXQVHXLOTXLVHUD GRLWHQWUHUHQYLJXHXUHQDYULO
¿[pSDUYRLHUpJOHPHQWDLUH'¶DXWUHSDUWODSHUVRQQHSXEOLTXHGRLWGpPRQWUHUSRXU
XQSURMHWGRQQpTXHOHUHFRXUVDXPDUFKpGHSDUWHQDULDWSUpVHQWHXQELODQSOXV
IDYRUDEOHQRWDPPHQWVXUOHSODQ¿QDQFLHUTXHFHOXLGHVDXWUHVPRGHVGHUpDOLVDWLRQ

3DUDLOOHXUVDX[WHUPHVGHO¶RUGRQQDQFHGXMXLOOHWVXUOHVPDUFKpVSXEOLFV
la participation de l’entreprise à la conception n’est plus un élément obligatoire du
PDUFKpGHSDUWHQDULDW

Les contrats globaux sont également rénovés dans le cadre de la réforme de la com-
PDQGHSXEOLTXHHQFRXUV/HXUFKDPSGHYUDLWrWUHpWHQGXVRXVWURLVIRUPHVFRQWUDWV
actuels de conception-réalisation (en dérogation à la loi MOP), contrats globaux de per-
formance et certains contrats sectoriels dans le secteur du bâtiment.

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 14 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 15
2.3 Contenu des missions d’AMO suivant le mode de
conception séparé ou intégré

PHASE AMONT

Š'p¿QLUOHEHVRLQ
Š Etudier la faisabilité et l’impact
Š Préparer la décision de faire
Š Proposer une approche contractuelle

MAITRISE D’ŒUVRE ET
PHASE OPERATIONNELLE MARCHES DE TRAVAUX

AMO Générale
Š Etablir le programme
Mission d’assistance générale
Š5HWHQLUOHVDFWHXUVPDvWUH ¿QDQFLqUH DGPLQLVWUDWLYH HW
d’œuvre et entreprises de travaux WHFKQLTXH FRQGXLWHG¶RSpUDWLRQ
ou concepteur-réalisateur WHOOHTXHGp¿QLHSDUODORL023
ou titulaire du PPP

Š Suivre et accepter la réalisation


Missions générales
Missions spéciales
Missions partielles
AMO Développement durable

Cf « 51 missions d’AMO pour vos


projets » de CINOV

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 16 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 17
AMO 3
Missions d’assistance générale aux études pré-opérationnelles

Missions spéciales
Etudes d’opportunité
Etudes de faisabilité
Etudes prospectives Eléments juridiques
Etudes de pré programmation (études d’Avant-Programme)
sur l’AMO

CONCEPTION REALISATION ( ou PPP (DSP ou Contrat/Marché de


marchés globaux comprenant la partenariat) Les contrats d’AMO sont des contrats de prestations
conception) LQWHOOHFWXHOOHV pWXGH RX FRQVHLO  TXL RQW SRXU REMHW
Mission de gestion du projet Mission d’assistance à la d’assister un maître d’ouvrage dans l’exercice de ses
SHUVRQQHSXEOLTXH missions.

Préparation de la consultation Préparation de la consultation Ces contrats sont peu ou pas réglementés mais
(objectifs, contraintes, critères de 1pJRFLDWLRQHW¿QDOLVDWLRQGX s’exécutent dans un environnement réglementaire
design) programme en cours avec les complexe et doivent respecter certaines conditions
Analyse des offres de concepteurs entreprises MXULGLTXHV
réalisateurs 9pUL¿FDWLRQGHVGRFXPHQWV
contractuels
Suivi de la réalisation
Assistance pendant la période de
conception-construction
Missions spéciales
Missions partielles Assistance au cours de la vie de
AMO Développement durable l’ouvrage lors des clauses de revoyure

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 18 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 19
3.1 Rôle et responsabilité du Maître d’Ouvrage (MAO) /¶RUGRQQDQFH GX  MXLOOHW  UHODWLYH DX[ PDUFKpV SXEOLFV FRQ¿UPH FHWWH UqJOH
HQSUpFLVDQWTXHSHXYHQWrWUHH[FOXHVGHODSURFpGXUHGHSDVVDWLRQG¶XQPDUFKp
La loi MOP impose au maître d’ouvrage de s’assurer « de la faisabilité et public « les personnes qui, par leur participation préalable directe ou indirecte
de l'opportunité de l'opération envisagée, d'en déterminer la localisation, j OD SUpSDUDWLRQ GH OD SURFpGXUH GH SDVVDWLRQ GX PDUFKp SXEOLF RQW HX DFFqV j
G
HQ Gp¿QLU OH SURJUDPPH G
HQ DUUrWHU O
HQYHORSSH ¿QDQFLqUH SUpYLVLRQQHOOH des informations susceptibles de créer une distorsion de concurrence par rapport
G
HQ DVVXUHU OH ¿QDQFHPHQW GH FKRLVLU OH SURFHVVXV VHORQ OHTXHO O
RXYUDJH DX[ DXWUHV FDQGLGDWV ORUVTX¶LO QH SHXW rWUH UHPpGLp j FHWWH VLWXDWLRQ SDU G¶DXWUHV
sera réalisé et de conclure, avec les maîtres d'œuvre et entrepreneurs qu'il PR\HQVª
FKRLVLW OHV FRQWUDWV D\DQW SRXU REMHW OHV pWXGHV HW O
H[pFXWLRQ GHV WUDYDX[
 /HPDvWUHGHO
RXYUDJHGp¿QLWGDQVOHSURJUDPPHOHVREMHFWLIVGHO
RSpUDWLRQHWOHV ,OHQUpVXOWHTXHORUVTX¶XQ$02HVWLQWHUYHQXHQDPRQWGHODFRQVXOWDWLRQGXPDUFKpGH
EHVRLQVTX
HOOHGRLWVDWLVIDLUHDLQVLTXHOHVFRQWUDLQWHVHWH[LJHQFHVGHTXDOLWpVRFLDOH maîtrise d’oeuvre, notamment pour la réalisation d’études préalables, il ne peut en aucun
XUEDQLVWLTXH DUFKLWHFWXUDOH IRQFWLRQQHOOH WHFKQLTXH HW pFRQRPLTXH G
LQVHUWLRQ FDVYRLUVDFDQGLGDWXUHDXPDUFKpGHPDvWULVHG¶°XYUHrWUHpOLPLQpHG¶RI¿FHSRXUFH
GDQVOHSD\VDJHHWGHSURWHFWLRQGHO
HQYLURQQHPHQWUHODWLYHVjODUpDOLVDWLRQHWj PRWLI&HWWHUqJOHYDXWXQLTXHPHQWSRXUOHVPLVVLRQVG¶$02HQSKDVHDPRQW
l'utilisation de l'ouvrage. » (Article 2 de la loi MOP)

En effet, il incombe au maître d’ouvrage de garantir l’égalité de traitement des


3.2 Les conditions juridiques de l’AMO
candidats et de permettre une concurrence non faussée entre les différents opérateurs
L’AMO se distingue d’autres acteurs de la construction, co-contractants du maître pFRQRPLTXHVTX¶LOVDLHQWRXQRQSDUWLFLSpjGHVSKDVHVSUpDODEOHVjODFRQVXOWDWLRQ
G¶RXYUDJHTXLSHXYHQWDXWLWUHGHOHXUVPLVVLRQVrWUHpJDOHPHQWDPHQpVjUpDOLVHU 3.2.2. Recommandations
GHV SUHVWDWLRQV LQWHOOHFWXHOOHV SRXU OH PDvWUH G¶RXYUDJH $¿Q GH FRQVHUYHU VRQ
indépendance, une mission d’AMO est parfois incompatible avec d’autres missions. 'DQVFHVFRQGLWLRQVSRXUV¶DVVXUHUTXHWRXVOHVRSpUDWHXUVDLHQWDFFqVDXPrPH
niveau d’informations, le maître d’ouvrage devra joindre au DCE l’ensemble des
3.2.1. Participation d’un AMO en phase amont au marché de pOpPHQWVHWpWXGHVSURGXLWVSDUOHV$02GDQVODSKDVHDPRQWGHODSURFpGXUH6XU
maîtrise d’oeuvre et aux marchés d’AMO en phase opérationnelle FHSRLQWRQSRXUUDVHUpIpUHUXWLOHPHQWjOD¿FKH©TXHVWLRQUpSRQVHªUpGLJpHSDUOD
'LUHFWLRQGHV$IIDLUHV-XULGLTXHVGX0LQLVWqUHGHO¶(FRQRPLHSXEOLpHOHMXLQHW
La directive 2014/24/UE(¹) VXU OD SDVVDWLRQ GHV PDUFKpV FRGL¿H OD MXULVSUXGHQFH UpSRQGDQWjODTXHVWLRQVXLYDQWH©8QEXUHDXG¶pWXGHD\DQWSURFpGpjO¶pYDOXDWLRQ
européenne en la matière, (notamment les solutions dégagées par les arrêts CJUE(²), G¶XQSURMHWG¶RXYUDJHSXEOLFSHXWLOVHSRUWHUFDQGLGDWDXPDUFKpGHPDvWULVHG¶°XYUH
PDUV$IIDLUHV&HW&)DEULFRP6$&RXUGHMXVWLFHGHO¶8QLRQ correspondant ? ».
(XURSpHQQH HWGLVSRVHTXHOHPDvWUHG¶RXYUDJHHVWWHQXGHSUpYHQLUOHVVLWXDWLRQV
de distorsion de concurrence. /¶H[FOXVLRQG¶XQ$02TXLDSUpDODEOHPHQWSDUWLFLSpjODSUpSDUDWLRQGXPDUFKpQH
SHXWrWUHGpFLGpHTXHV¶LODSSDUDvWTXHODGLIIXVLRQGHO¶HQVHPEOHGHVLQIRUPDWLRQV
DX[TXHOOHVLODHXDFFqVHQSKDVHDPRQWQHVXI¿WSDVjUpWDEOLUO¶pJDOLWpGHWUDLWHPHQW
HQWUHOXLHWOHVDXWUHVRSpUDWHXUVpFRQRPLTXHVFDQGLGDWV

Le maître d’ouvrage devra être particulièrement vigilant sur les conditions de mise
(¹)
UE : Union Européenne.
HQFRQFXUUHQFHFDUO¶DWWULEXWLRQGXPDUFKpGHPDvWULVHG¶RHXYUHjXQFDQGLGDWTXLD
(²)
CJUE : Cour de Justice de l’Union Européenne
participé à des études préalables de nature à lui donner un avantage anticoncurrentiel
peut fonder la demande de réparation de candidats évincés H[&RQVHLOG¶(WDWMXLOOHW
1991 OPHLM du département de l’Aisne).
Guide AMO I Novembre 2015 - Page 20 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 21
3.2.3 Incompatibilités spéciales
L’AMO n’est pas le mandataire du maître d’ouvrage
(QSKDVHDPRQWHWRSpUDWLRQQHOOH/HFRQWU{OHWHFKQLTXH $WWHQWLRQODPLVVLRQGp¿QLHSDUO¶DUWLFOH,GHODORL023SHXWrWUHXQpOpPHQWG¶XQ
contrat d’AMO ou de mandat de maîtrise d’ouvrage. La distinction se fait en fonction
/HFRQWU{OHWHFKQLTXHYLVHjSUpYHQLUGHVGLIIpUHQWVDOpDVWHFKQLTXHVVXVFHSWLEOHV GHVSRXYRLUVFRQ¿pVDX[FRQWUDFWDQWVGXPDvWUHG¶RXYUDJH
G¶rWUHUHQFRQWUpVHWTXLPHQDFHQWODVROLGLWpGHVRXYUDJHV$¿QGHJDUDQWLUO¶LPSDUWLDOLWp
GHV FRQWU{OHXUV WHFKQLTXHV GDQV O¶H[HUFLFH GH OHXU IRQFWLRQ OD ORL HW OH UqJOHPHQW Š'DQVOHFDVGHO¶$02O¶DVVLVWDQWQHSHXWTXHSURSRVHUGHVVROXWLRQVHWFRQVHLOOHU
organisent l’indépendance de la profession par une règle d’incompatibilité générale OHPDvWUHG¶RXYUDJHTXLSUHQGWRXWHVOHVGpFLVLRQVUHOHYDQWGHVDFRPSpWHQFH
et absolue avec toute activité d’étude, d’exécution ou d’expertise d’ouvrage. Š Dans le cas du mandat, le mandataire peut prendre certaines décisions relevant de
la maîtrise d’ouvrage au nom et pour le compte du maître d’ouvrage
$LQVLOH&RGHGHOD&RQVWUXFWLRQHWGHO¶+DELWDWLRQGLVSRVHTXH
Article 2. I : ©/HPDvWUHGHO
RXYUDJHSHXWFRQ¿HUOHVpWXGHVQpFHVVDLUHVjO
pODERUDWLRQ
/©/
DFWLYLWpGHFRQWU{OHWHFKQLTXHHVWVRXPLVHjDJUpPHQW(OOHHVW GXSURJUDPPHHWjODGpWHUPLQDWLRQGHO
HQYHORSSH¿QDQFLqUHSUpYLVLRQQHOOHjXQH
LQFRPSDWLEOHDYHFO
H[HUFLFHGHWRXWHDFWLYLWpGHFRQFHSWLRQG
H[pFXWLRQRXG
H[SHU- personne publique ou privée. »
tise d'un ouvrage. »

5« Les personnes et organismes agréés, les administrateurs ou gérants 3.2.4. La maîtrise d’œuvre
et le personnel de direction de ces organismes, ainsi que le personnel auquel il est fait
appel pour les contrôles, doivent agir avec impartialité et n'avoir aucun lien de nature a. Objets des prestations
à porter atteinte à leur indépendance avec les personnes, organismes, sociétés ou /HPDvWUHG¶RHXYUHGRLWDSSRUWHUXQHUpSRQVHDUFKLWHFWXUDOHWHFKQLTXHHWpFRQRPLTXH
HQWUHSULVHVTXLH[HUFHQWXQHDFWLYLWpGHFRQFHSWLRQG
H[pFXWLRQRXG
H[SHUWLVHGDQV au programme du maître d’ouvrage.
le domaine de la construction. » &HWWHGp¿QLWLRQOpJDOHGHODPDvWULVHG¶RHXYUHLPSOLTXHXQHDFWLYLWpGHFRQFHSWLRQ
/¶DUWLFOHGX&RGH&LYLOUHFRQQDLWDX[FRQFHSWHXUVODTXDOLWpGHFRQVWUXFWHXUV
,O HVW GRQF LQWHUGLW DX[ FRQWU{OHXUV WHFKQLTXHV DJUppV SDU OH PLQLVWqUH HQ FKDUJH au sens de la responsabilité légale des constructeurs prévue aux articles 1792 et
GHODFRQVWUXFWLRQG¶HIIHFWXHUGHVPLVVLRQVG¶$02GqVORUVTX¶HOOHVFRPSRUWHQWGH suivants du Code Civil.
OD FRQFHSWLRQ RX GHV SUpFRQLVDWLRQV (Q RXWUH OHV SUHVWDWDLUHV TXL HIIHFWXHQW FHV
PLVVLRQVG¶$02GRLYHQWrWUHLQGpSHQGDQWVGHWRXWFRQWU{OHXUWHFKQLTXHDJUpp L’AMO ne doit pas intervenir dans la conception ou la réalisation de l’ouvrage au
ULVTXHGHUHTXDOL¿FDWLRQGXFRQWUDWG¶$02HWGHODSRVVLEOHPLVHHQ°XYUHGHOD
(QSKDVHRSpUDWLRQQHOOH/HPDQGDWGHPDvWULVHG¶RXYUDJH UHVSRQVDELOLWpGHVFRQVWUXFWHXUV2ULOQ¶HVWSDVSUpYXTXHO¶$02JDUDQWLVVHXQH
WHOOHUHVSRQVDELOLWpHWLOHVWSRVVLEOHTX¶LOQHVRLWSDVDVVXUpSRXUFHOD
/HPDQGDWGHPDvWULVHG¶RXYUDJHSUpYXSDUOHVDUWLFOHVjGHODORL023SHUPHW
DXPDvWUHG¶RXYUDJHGHFRQ¿HUFHUWDLQHVGHVHVREOLJDWLRQVjXQPDQGDWDLUHTXLHQ b. Les missions complémentaires
assumera les responsabilités en son nom et pour le compte du maître d’ouvrage.
L’AMO se distingue du mandat de maîtrise d’ouvrage par cette absence de pouvoir /DORL023HWVHVDUUrWpVHWGpFUHWVG¶DSSOLFDWLRQSUpYRLHQWTXHOHPDvWUHG¶RXYUDJH
GHUHSUpVHQWDWLRQ&¶HVWOHPDvWUHG¶RXYUDJHTXLGpFLGHGHWRXWFHTXLUHOqYHGHVHV SHXWFRQ¿HUDXPDvWUHG¶RHXYUHXQFHUWDLQQRPEUHGHPLVVLRQVFRPSOpPHQWDLUHVTXL
prérogatives, éclairées par les conseils et études de son AMO. feront l’objet d’une rémunération distincte de la rémunération forfaitaire relative aux
missions de base (en bâtiment) et à la mission témoin (en infrastructure).

Guide AMO I Novembre 2015 - Page 22 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 23
Certaines de ces missions complémentaires peuvent être accomplies soit par le Rappel des dispositions de l’article 6 de la loi MOP sur la conduite
maître d’oeuvre soit par un maître d’ouvrage indépendant. d’opération
« I. - Le maître de l'ouvrage peut recourir à l'intervention d'un conducteur
,O UHYLHQW GRQF DX PDvWUH G¶RXYUDJH GH FKRLVLU V¶LO SUpIqUH UHFRXULU DX[ PLVVLRQV G
RSpUDWLRQ SRXU XQH DVVLVWDQFH JpQpUDOH j FDUDFWqUH DGPLQLVWUDWLI ¿QDQFLHU HW
FRPSOpPHQWDLUHV GH OD PDLWULVH G¶RHXYUH FH TXL XQL¿H OHV SURFpGXUHV GH WHFKQLTXH
consultations et limite le nombre d’intervenants, ou à un AMO pour des raisons ,,/DPLVVLRQGHFRQGXLWHG
RSpUDWLRQH[HUFpHSDUXQHSHUVRQQHSXEOLTXHRXSULYpH
G¶LQGpSHQGDQFHRXGHVSpFL¿FLWpVSDUUDSSRUWjVRQSURMHW HVWLQFRPSDWLEOHDYHFWRXWHPLVVLRQGHPDvWULVHG
°XYUHGHUpDOLVDWLRQGHWUDYDX[
RXGHFRQWU{OHWHFKQLTXHSRUWDQWVXUOHRXOHVPrPHVRXYUDJHVH[HUFpHSDUFHWWH
En conclusion : L’AMO est un conseil du maître d’ouvrage indépendant des personne directement ou par une entreprise liée au sens de l'article 4 de la présente
autres acteurs du projet. Notamment, il ne peut exercer sur un même projet des loi.
prestations de : III. - La mission de conduite d’opération fait l’objet d’un contrat écrit ».
 Š Maîtrise d’oeuvre
 Š Travaux  &RPSpWHQFHV GH O¶$02  DVVLVWDQFH DGPLQLVWUDWLYH
 Š&RQWU{OHWHFKQLTXH WHFKQLTXHMXULGLTXHHW¿QDQFLqUH
 Š CSPS(1) 9pUL¿FDWLRQGHVFRPSpWHQFHVGHVFDQGLGDWV$02
 Š Mandataire du maître d’ouvrage
 Š Exploitant /¶$02 QpFHVVLWH OH SOXV VRXYHQW GH GLVSRVHU GH FRPSpWHQFHV WUqV VSpFL¿TXHV
3RXU V¶DVVXUHU GH UHWHQLU XQ RSpUDWHXU pFRQRPLTXH UpXQLVVDQW OHV FRPSpWHQFHV
3.2.5 La conduite d’opération QpFHVVDLUHVjODPLVVLRQHQYLVDJpHFHGHUQLHUSHXWH[LJHUGHVFHUWL¿FDWVGHTXDOLWp
RXOHXUpTXLYDOHQWGDQVOHVFRQGLWLRQVGHO¶DUWLFOH,,GX&RGHGHV0DUFKpV3XEOLFV
,O H[LVWH XQH PLVVLRQ G¶$02 QRPPpH SDU OD ORL TXL GRLW UHVSHFWHU FHUWDLQHV
&03 'DQVOHGRPDLQHGHO¶LQJpQLHULHLOSHXWV¶DJLUSDUH[HPSOHGHVFHUWL¿FDWVGH
FRQGLWLRQVMXULGLTXHVSDUWLFXOLqUHVODFRQGXLWHG¶RSpUDWLRQ
TXDOL¿FDWLRQSURIHVVLRQQHOOHGpOLYUpVSDUO¶234,%,
La loi MOP prévoit une incompatibilité étendue entre la mission de conduite
L’article 45. II du Code des Marchés Publics (CMP)
d’opération et d’autres missions concourant à l’acte de construire :
©/DPLVVLRQGHFRQGXLWHG¶RSpUDWLRQH[HUFpHSDUXQHSHUVRQQHSXEOLTXHRXSULYpH
/H SRXYRLU DGMXGLFDWHXU SHXW GHPDQGHU DX[ RSpUDWHXUV pFRQRPLTXHV TX¶LOV
HVWLQFRPSDWLEOHDYHFWRXWHPLVVLRQGHPDvWULVHG¶°XYUHGHUpDOLVDWLRQGHWUDYDX[
SURGXLVHQW GHV FHUWL¿FDWV GH TXDOLWp &HV FHUWL¿FDWV GpOLYUpV SDU GHV RUJDQLVPHV
RXGHFRQWU{OHWHFKQLTXHSRUWDQWVXUOHRXOHVPrPHVRXYUDJHVH[HUFpHSDUFHWWH
LQGpSHQGDQWV VRQW IRQGpV VXU OHV QRUPHV HXURSpHQQHV 3RXU OHV PDUFKpV TXL OH
personne directement ou par une entreprise liée ».
MXVWL¿HQWOHSRXYRLUDGMXGLFDWHXUSHXWH[LJHUODSURGXFWLRQGHFHUWL¿FDWVpWDEOLVSDU
3UpFLVRQVTXHO¶DUWLFOHGHODORL023GRQQHXQHGp¿QLWLRQWUqVODUJHGHO¶HQWUHSULVH
GHVRUJDQLVPHVLQGpSHQGDQWVHWDWWHVWDQWOHXUFDSDFLWpjH[pFXWHUOHPDUFKp
OLpHGqVORUVTX¶HOOH©HVWVRXPLVHjO¶LQÀXHQFHGRPLQDQWHG¶XQHDXWUHHQWUHSULVHGX
3RXU OHV PDUFKpV GH WUDYDX[ HW GH VHUYLFHV GRQW O
H[pFXWLRQ LPSOLTXH OD PLVH HQ
IDLWGHODSURSULpWpGHODSDUWLFLSDWLRQ¿QDQFLqUHRXGHVUqJOHVTXLODUpJLVVHQWª
°XYUHGHPHVXUHVGHJHVWLRQHQYLURQQHPHQWDOHFHVFHUWL¿FDWVVRQWIRQGpVVXUOH
V\VWqPHFRPPXQDXWDLUHGHPDQDJHPHQWHQYLURQQHPHQWDOHWG
DXGLW (0$6 RXVXU
$WWHQWLRQWRXWHVOHVPLVVLRQVG¶$02SHQGDQWODSKDVHGHUpDOLVDWLRQGHO¶RXYUDJH
les normes européennes ou internationales de gestion environnementale.
QHVRQWSDVGHVPLVVLRQVGHFRQGXLWHG¶RSpUDWLRQ6DGp¿QLWLRQOpJDOHODGp¿QLW
'DQVOHVFDVSUpYXVDX[WURLVDOLQpDVSUpFpGHQWVOHSRXYRLUDGMXGLFDWHXUDFFHSWH
FRPPHXQHDVVLVWDQFHJpQpUDOHjFDUDFWqUHDGPLQLVWUDWLI¿QDQFLHUHWWHFKQLTXH
WRXWPR\HQGHSUHXYHpTXLYDOHQWDLQVLTXHOHVFHUWL¿FDWVpTXLYDOHQWVG
RUJDQLVPHV
(1) pWDEOLVGDQVG
DXWUHV(WDWVPHPEUHV
CSPS : Coordination Sécurité et Protection de la Santé
Guide AMO I Novembre 2015 - Page 24 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 25
Les règles déontologiques

/HV IpGpUDWLRQV SURIHVVLRQQHOOHV RQW pODERUp GHV FRGHV GH GpRQWRORJLH TXL
encadrent l’exercice de l’activité professionnelle. Par exemple, certaines sociétés
G¶LQJpQLHULHV¶HQJDJHQWjUHVSHFWHUXQFRGHGHGpRQWRORJLHTXLSURPHXWO¶LPSDUWLDOLWp
et l’indépendance de l’ingénierie professionnelle : 44
Š « Impartialité : Agir en toutes circonstances de façon impartiale dans la conduite
GHODPLVVLRQFRQ¿pH,QIRUPHUOHFOLHQWGHWRXWFRQÀLWG¶LQWpUrWTXLSRXUUDLWVXUYHQLU
dans l’accomplissement de sa mission ». Terminologie
Š« Indépendance du jugement : N’accepter, pour un contrat donné, aucune
UpPXQpUDWLRQVXVFHSWLEOHG¶HQWDFKHUO¶LQGpSHQGDQFHGXMXJHPHQWHQGHKRUVGH
celle convenue avec le client ».
™ Décideur
,O H[LVWH G¶DXWUHV FKDUWHV GH GpRQWRORJLH SURSUHV j FHUWDLQV GRPDLQHV FRPPH
™ Maîtrise d’ouvrage (MOA)
OD FKDUWH G¶HQJDJHPHQW GHV EXUHDX[ G¶pWXGHV GDQV OH GRPDLQH GH O¶pYDOXDWLRQ
environnementale élaborée sous l’égide du CGDD(¹). ™ Donneur d’ordre

L’exercice du droit à titre accessoire


™ Conduite d’opération
™0DvWULVHG¶°XYUH 02( 
/HV FRQVXOWDWLRQV MXULGLTXHV HW OD UpGDFWLRQ G¶DFWHV VRXV VHLQJ SULYp UHOqYHQW G¶XQ
PRQRSROHGHVSURIHVVLRQVMXULGLTXHVRUJDQLVpSDUODORLQƒGXGpFHPEUH ™ Contrat
 PRGL¿pH SRUWDQW UpIRUPH GH FHUWDLQHV SURIHVVLRQV MXGLFLDLUHV HW MXULGLTXHV
Certaines missions d’AMO peuvent être exclusivement ou principalement à caractère
™ Mandat
MXULGLTXH0DLVLOHVWIUpTXHQWTXHGHVSURIHVVLRQQHOVGHO¶LQJpQLHULHDLHQWjFRQVHLOOHU
le maître d’ouvrage y compris sur les aspects réglementaires de l’opération envisagée
ou de l’acte à rédiger.

3RXUWHQLUFRPSWHGHVEHVRLQVGHQRPEUHX[SURIHVVLRQQHOVHQPDWLqUHGHSUDWLTXH
GXGURLWGHVH[FHSWLRQVH[LVWHQW,OV¶DJLWQRWDPPHQWGHODSUDWLTXHGXGURLWjWLWUH
accessoire de son activité principale. Les professionnels de l’ingénierie peuvent en
EpQp¿FLHUjFHUWDLQHVFRQGLWLRQVREOLJDWRLUHVGp¿QLHVSDUOHVDUUrWpVGX
Décideur

HW

(¹)
CGDD : Commissariat Général au Développement Durable
Guide AMO I Novembre 2015 - Page 26 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 27
™ Décideur ™ Conduite d’opération

Suivant le stade d’avancement, les rôles à assurer sont très différents. Ils peuvent (OOH HVW Gp¿QLH FRPPH © XQH PLVVLRQ G¶DVVLVWDQFH WHFKQLTXH DGPLQLVWUDWLYH HW
rWUH FDUDFWpULVpV VXLYDQW OHV WURLV SKDVHV SULQFLSDOHV G¶DYDQFHPHQW G¶XQ SURMHW ¿QDQFLqUHDXPDvWUHG¶RXYUDJHHQYXHGHODGp¿QLWLRQHWGHODPLVHHQ°XYUHRSWLPDOH
donné : GHVPR\HQVQpFHVVDLUHVjODERQQHUpDOLVDWLRQG¶XQHRSpUDWLRQGpWHUPLQpHª. C’est
XQHPLVVLRQTXLVHUDSSURFKHGDQVVRQFRQWHQXGHFHTXLSHXWrWUHFRQWUDFWXDOLVp
 Š(QSKDVHDPRQWOHGpFLGHXUHVWXQGRQQHXUG¶RUGUH dans le mandat sauf pour la délégation de signature, le versement des rémunérations
 Š(QSKDVHRSpUDWLRQQHOOHGpFLGHXUHVWXQPDvWUHG¶RXYUDJH DXPDvWUHG¶°XYUHHWGHVWUDYDX[
 Š(QSKDVHG¶H[SORLWDWLRQOHGpFLGHXUHVWXQJHVWLRQQDLUH

™ Maîtrise d’ouvrage (MOA) ™ Maîtrise d’œuvre (MOE)

/H PDvWUH G¶RXYUDJH HVW OD SHUVRQQH SXEOLTXH RX SULYpH TXL GpFLGH GH UpDOLVHU /HPDvWUHG¶°XYUHDODUHVSRQVDELOLWpSRXUOHFRPSWHGXPDvWUHG¶RXYUDJHGHOD
O¶RSpUDWLRQTXLHQHVWUHVSRQVDEOHTXDQWjVHVREMHFWLIVGHFRQWHQXVRQSURJUDPPH FRQFHSWLRQHWGHODUpDOLVDWLRQG¶XQSURMHW/HPDvWUHG¶°XYUHHVWXQSURIHVVLRQQHO
VRQFDOHQGULHUGHUpDOLVDWLRQVRQpTXLOLEUH¿QDQFLHUHWODFRQGXLWHjERQQH¿Q GHVpWXGHVGHO¶DPpQDJHPHQWRXGHODFRQVWUXFWLRQDUFKLWHFWHVFDELQHWG¶pWXGHV
'DQV FH FDGUH LO SDVVH FRPPDQGH LO QH IDLW SDV LO IDLW IDLUH  FKRLVLW OHV (urbanisme, conception), bureaux d’études (VRD, paysage, structures,…). Les
SURIHVVLRQQHOVTXLUpDOLVHQWOHVpWXGHVHWH[pFXWHQWOHVWUDYDX[ PDvWUHG¶°XYUH PLVVLRQVSHXYHQWrWUHFRPSOqWHVRXSDUWLHOOHVHWLOSHXW\DYRLUSOXVLHXUVpTXLSHV
concepteurs, entrepreneurs,…), contrôle le respect des objectifs de l’opération, WHFKQLTXHVGHPDvWULVHG¶°XYUH
reçoit les ouvrages terminés pour les gérer ou les remettre au concédant ou à son
client. /HU{OHGHODPDvWULVHG¶°XYUHFRQVLVWHj

'DQV OD SOXSDUW GHV FDV OH PDvWUH G¶RXYUDJH HQ HVW pJDOHPHQW OH ¿QDQFHXU /D  Š&RQ¿UPHUTXHOHSURJUDPPHHVWYLDEOHHWUpDOLVDEOHHXpJDUGDX
UHVSRQVDELOLWp¿QDQFLqUHHWGHSURJUDPPDWLRQQHSHXWSDVrWUHGpOpJXpHPrPH terrain et à son environnement
s’il est fait appel aux conseils de spécialistes.  Š Concevoir le projet et en établir les pièces écrites et dessinées en
respectant la réglementation, les règles de l’art, le programme et le coût
™ Donneur d’ordre  G¶REMHFWLI¿[pSDUOHPDvWUHGHO¶RXYUDJH
 Š Introduire les demandes d’autorisation administrative (permis de
Le donneur d’ordre a pour rôles principaux : construire par ex)
 Š Préparer le dossier de consultation des entreprises
 Š'HPHQHUXQHUpÀH[LRQHQYXHGHWUDGXLUHOHVGLIIpUHQWHVRULHQWDWLRQV  Š Participer à la négociation avec les entreprises et à la mise au point du
 SROLWLTXHVHQIRQFWLRQGHVEHVRLQVjDVVXUHU HQVHUYLFHVpTXLSHPHQWV  PDUFKp
aménagements des territoires…)  Š Proposer les versements d’acompte aux entreprises
 Š Participer aux opérations de réception des travaux
 Š De préciser une perspective de projet : besoins prioritaires à satisfaire,
 Gp¿QLWLRQHWRUJDQLVDWLRQGHODPDvWULVHG¶RXYUDJHpWXGHVG¶LPSDFWHW /HVPDUFKpVGHPDvWULVHG¶°XYUHVRQWUpJLVSDUODORL023GXMXLOOHWHWVRQ
 GHIDLVDELOLWppFRQRPLTXHVRFLDOHRXHQYLURQQHPHQWDOHD¿QGHFRQIRUWHU décret d’application.
sa décision d’engager une réalisation.
Guide AMO I Novembre 2015 - Page 28 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 29
™ Contrat VRXUFHDUWGX&RGH&LYLO

$FWH SDU OHTXHO XQH RX SOXVLHXUV SHUVRQQHV V¶REOLJHQW HQYHUV XQH RX SOXVLHXUV Bibliographie
DXWUHVjGRQQHUIDLUHRXQHSDVIDLUHTXHOTXHFKRVH

/HFRQWUDWDGPLQLVWUDWLIHVWXQFRQWUDWSDVVpSDUXQHSHUVRQQHSXEOLTXHRXXQH
personne privée agissant pour le compte de celle-ci, et conclu pour l’exécution
même du service public ou contient des clauses exorbitantes du droit commun ou
GpWHUPLQHUSDUODORL/HVPDUFKpVSXEOLFVVRQWGHVFRQWUDWVDGPLQLVWUDWLIVORUVTX¶LOV
VRQWSDVVpVSDUGHVSHUVRQQHVSXEOLTXHV FI2UGRQQDQFHGXMXLOOHWVXU
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™ Mandat
™ « Missions d’assistance à décideur et à maître d’ouvrage. Terminologie et
&RQWUDW SDU OHTXHO XQH SHUVRQQH PDQGDQW  GRQQH j XQH DXWUH PDQGDWDLUH  OH repères pratiques »  SXEOLp HQ VHSWHPEUH  SDU  OD 'LUHFWLRQ *pQpUDOH GH
SRXYRLUGHIDLUHTXHOTXHFKRVHSRXUVRQFRPSWHHWHQVRQQRP O¶8UEDQLVPHGHO¶+DELWDWHWGHOD&RQVWUXFWLRQGX0LQLVWqUHGHO¶pTXLSHPHQWDYHF
les concours de Syntec Ingénierie et de l’AITF
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VRQ PDQGDQW (Q YXH GH OD UpDOLVDWLRQ G¶XQ pTXLSHPHQW OH PDQGDWDLUH HIIHFWXH ™ « 51 missions d’AMO pour vos projets », publié en mai 2014 par la fédération
OHV PLVVLRQV G¶pWXGHV G¶DFTXLVLWLRQ GH WHUUDLQV G¶H[pFXWLRQ GH WUDYDX[ HW GH CINOV.
construction d’ouvrages ou de bâtiments de toute nature.
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de mise à disposition du mandataire des fonds nécessaires et les modalités
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mandataire à solliciter et à percevoir directement les subventions ou les prêts
susceptibles d’être accordés. La passation du contrat de mandat avec une personne
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Guide AMO I Novembre 2015 - Page 30 Guide AMO I Novembre 2015 - Page 31
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