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ECRIT REFLEXIF
Nom/Prénom: Samper Tárraga, Ginés Discipline: Éducation Musicale

A partir d´une situation vécue, observée ou collectée quelles valeurs


(professionnelles, relationnelles, institutionnelles) ont émergé de votre
observation ou de votre pratique ?

La lutte contre l'intolérance et le racisme vécue pendant mon stage (comparaison


avec un cas dans mon collège lors de ma jeunesse)

L’intolérance et le racisme sont deux phénomènes qui représentent, pour moi, deux
des plus gros problèmes de la société actuelle. On peut les observer partout,
n’importe quelque soit le pays, la culture ou la langue… Ils se sont étendus comme
un virus et il s’agit aujourd’hui d’un problème très difficile et très compliqué à gérer.
C’est encore pire dans un collège. Pendant mon stage, nous avons été témoins de
plusieurs cas d’intolérance et de racisme de la part notamment, de certains
collégiens et nous avons aussi assister à la façon dont notre tutrice a géré ces
problèmes (Nous n’avons pas vu en détail comment l’établissement a réglé les
différents incidents mais nous sommes certains qu’ils ont été résolus par
l’administration). À partir de cette expérience, j’ai voulu rédiger un écrit réflexif sur les
cas d’intolérance et de racisme auquel j’ai assisté et de témoigner de la manière dont
ce type de problème a été résolu. J’ai aussi voulu les comparer avec un cas vécu
dans mon collège pour comparer les processus et les résultats. Finalement, j’ai
souhaité conclure sur les différentes valeurs (professionnelles, relationnelles,
institutionnelles) qui ont émergées de l’observation ou de ma pratique.

Un vendredi de janvier, avec une classe de sixième, alors que nous étions en train
de faire une activité sur la musique andalouse, un des élèves de la classe a fait, à
voix basse une mauvaise blague sur ses camarades d’origine arabe. La réaction du
professeur alors a été immédiate et ferme. Comme elle nous a dit après, lors de nos
entretiens : « quand on a des cas comme ceux-ci, il faut les arrêter tout de suite ». Le
rappel à l’ordre du professeur, suivi d’un discours sur la fraternité, l’intolérance et la
discrimination, a été suffisante pour calmer le « virus » du racisme pendant ce cours-
là. Néanmoins, des remarques sur des élèves asiatiques ont été aussi prononcé
lorsque de musique orientale et asiatique a été passé. La réaction du professeur
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pour réprimer ce mouvement a été la même. On croyait que tout s’arrêterait là, mais
il y avait une certaine inquiétude par rapport à cette apparition de racisme dans deux
classes de deux niveaux différents et nous avons décidé d’en parler au reste de
professeurs pendant la pause du midi. Nous avons interrogé les professeurs sur
d’éventuels incidents dont ils auraient été témoins et nous leurs avons demandé d’en
parler en classe. Effectivement, ce n’était pas un cas vécu uniquement dans le cours
d’éducation musicale, mais dans d’autres matières et même sans le contexte qu’on a
eu dans le cours d’éducation musical (musique arabe, musique de l’Est…). On
pourrait dire que, à ce moment-là, nous avons commencé un plan opérationnel pour
réprimer tous les petits cas de racisme ou discrimination, même s’ils ne semblaient
pas très importants, pour éviter d’avoir de plus gros problèmes. En fin de compte,
comme nous avons dit pendant cette pause, le collège doit préparer chaque étudiant
à sa vie de citoyen, l’éduquer pour connaître les droits de l’homme et de l’enfant et,
surtout, l’éduquer pour lutter contre l’intolérance, le racisme et l’antisémitisme. Il est,
pourtant, de notre devoir d’agir pour arrêter ce mouvement. Par rapport à ce plan
opérationnel, nous ne pouvons que commenter les résultats dans les cours
d’éducation musicale. Par rapport a ces cours, nous pouvons confirmer que nous
avons vu des changements. On pourrait même dire qu’on n’a plus entendu de
blagues racistes, mais que nous avons vu un comportement plus solidaire. On ne
peut pas oublier qu’on parle d’un collège où se trouvent beaucoup d’étudiants de
différentes nationalités, donc ce n’est pas très difficile à voir des cas de racisme.
Néanmoins, une fois que nous avons commencé à sensibiliser les étudiants à ces
problèmes et leurs conséquences, nous avons vu un changement de comportement
général que je n’attendais pas. La raison pour laquelle je ne m’attendais pas le
changement c’est à cause d’un cas dont j’ai été témoin quand j’étais au collège, en
Espagne.

Pendant mes années au collège espagnol, j’ai vu beaucoup de cas de racisme et


d’intolérance, mais je me souviens très bien d’un cas en spécial pendant mon cours
de quatrième : Il y avait un camarade de classe qui venait de l’Angleterre et qui
n’avait pas un très bon niveau d’espagnol. Il est arrivé en novembre et cela, pour les
examens, c’était très difficile à gérer (il n’a réussi aucun examen). À cause de cela et
de son origine anglais, quelques camarades de classe ont commencé à se moquer
de lui à cause de ses résultats et surtout, à cause de son pauvre niveau d’espagnol :
des blagues par rapport à des phrases en espagnol, vocabulaire, etc. Au début ce
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n’était pas trop méchant, mais les blagues ont évolué vers tous les Anglais du
collège et tous les Marocains et nous avons fini pour avoir une « guerre » contre les
Anglais et contre les Marocains (il semble que je parle de la troisième guerre
mondiale, mais même si cela semblait être une blague, ce n’était pas du tout une
blague à l’époque). Il y avait des étudiants qui avaient peur d’aller en cours, il y avait
des étudiants qui ne savaient pas à qui demander de l’aide. C’était un problème
connu par tous les professeurs mais qui posait autant de problèmes que personne
ne savait comment réagir. Je me souviens d’avoir eu une conversation avec mon
professeur d’histoire et de sa phrase : « On ne réussira jamais à finir avec ce type de
problèmes, même si on essaie d’impliquer les parents, de faire des ateliers pour
montrer des différentes cultures et leurs contributions, il y aura toujours des conn****
qui vont continuer avec les blagues, le racisme et la discrimination ». Cela m’a fait
me poser une question sur cette problématique : même si la situation est difficile à
résoudre, on ne fait rien comme s’il n’y avait pas d’espoir ? La comparaison entre le
cas français et le cas espagnol que je viens de décrire fait réfléchir, surtout après
avoir vu les résultats dans chaque cas : dans le cas français, on a déjà dit que c’est
très bien passé et que le problème s’est résolu, pas de racisme et même des bonnes
sensations pendant les activités avec des élèves de différentes cultures rassemblées
dans un même groupe ; pour le cas espagnol, c’est autre chose. Beaucoup des
disputes, beaucoup d’étudiants qui avaient des problèmes avec les étudiants
marocains, avec des élèves espagnols et avec des élèves anglais, beaucoup de
bagarres et beaucoup d’expulsés. Des étudiants ont du changer de collège à cause
de tout cela et c’est dommage qu’on soit arrivés à ce point.

Avec toutes ces données collectées et après avoir analysé les deux cas, nous
pouvons déjà dire, très facilement, que le cas où nous avons trouvé une solution ou
où nous avons vu que la situation s’est améliorée, c’est le cas français. Ma collègue
de stage et moi avons vu une éradication presque totale de l’intolérance et le
racisme. Le résultat a été pour moi, évidemment, une grosse surprise. Après avoir
vécu une expérience comme celle que je viens de raconter, je ne m’attendais pas à
ce que les professeurs trouvent une solution si vite ou même à ce que sa proposition
agisse si bien. C’était impressionnant pour moi de voir comment l’attitude des
étudiants avait changé comme cela d’une semaine à l’autre et comment cette attitude
était restée dans l’environnement de toutes les classes. Franchement, ce que j’ai vu
pendant le deuxième stage c’est une preuve qui montre qu’il faut toujours essayer
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différentes stratégies avec eux mais, surtout, essayer, parce que dire : « Il y aura
toujours de conn**** qui vont continuer avec les blagues, le racisme et la
discrimination » c’est une façon de se rendre avant d’avoir commencé la lutte.
Néanmoins, même si je viens d’utiliser le mot « lutte » et même si je l’ai utilisé
pendant l’écrit, ce n’est qu’un mot pour définir deux cotés d’une bataille, on sait
jamais qui est le bon et qui est le méchant. Dans ce cas, dans le cas de la
discrimination et le racisme, ce n’est pas comme ça. Ici on parle d’un virus qu’il faut
éradiquer, nous savons très bien qui est le méchant, il n’y a pas des doutes. À partir
de la situation vécue et à partir de la comparaison avec une autre situation vécue
dans mon collège espagnol, je peux parler des valeurs de la République : liberté,
égalité, fraternité et les refus de toutes les discriminations. Il est très important de
montrer aux étudiants la vraie valeur de la liberté et sa signification pour comprendre
qu’on est libre de avoir une religion ou une autre ; il est très important de leur montrer
la vraie valeur de l’égalité, parce que peu importe d’où l’on vienne, on est tous
égaux ; mais aussi de leur faire comprendre la vraie valeur de la fraternité à fin qu’ils
soient conscients de l’importance d’une communauté unie et de l’importance de tous
ses membres ; pour finir, il est très important aussi de leur montrer le refus de toutes
les discriminations parce que la discrimination détruit toutes les autres valeurs. J’ai
pu voir comment les professeurs du collège où j’ai fait le stage ont réussi à faire
comprendre ces valeurs aux collégiens dans un temps « record » pour moi. Ce sont
les valeurs le plus importantes pour moi pour assurer le respect, un bon
environnement dans la classe, dans le collège et, surtout, dans notre société.