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CHAPITRE I : Machine asynchrone

Introduction générale :

Les machines électriques sont au cœur de toutes dynamiques quelle soit électrique
ou mécanique. Elles représentent le nerf de tout l’industrie, les chercheurs et les
industriels n’ont pas cessé d’améliorer leur rendement d’augmenter leur robustesse et
de diminuer leurs coup et leurs poids.

L’objectif principal de la commande des machines et d’obtenir un comportement a


vitesse variable. A l’origine seuls les entrainements avec des moteurs a courant
continue étaient adaptés aux applications à vitesse variable, car eux seuls permettaient
un contrôle souple et peu couteux.

Les inconvénients majeurs de ces entrainements étaient liés au principe même des
machines à courant continu (limitations et usure des machines à courant continu
(limitations et usure des contacts balais-collecteur). On a vue se développer
progressivement, grâce a l’évolution de l’électronique de puissance et des
technologies de commande (micro-électronique et micro-informatique), des systèmes
d’entrainement réalisés a partir des machines a courant alternatif, synchrone et
asynchrone.

Ces systèmes d’entrainement intègre l’alimentation, le convertisseur statique la


machine et la commande indispensable au fonctionnement de l’ensemble.

Les inconvénients de la machine asynchrone présentent des avantages dynamiques


attirants. D’une part sa construction (absence du système balais-collecteur), la
machine asynchrone est la machine la plus robuste et le moins chère du marché.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

I-1.Généralités :

Le moteur asynchrone est le moteur le plus utilisé dans l'ensemble des applications
industrielles, du fait de sa facilité de mise en œuvre, de son faible encombrement, de
son bon rendement et de son excellente fiabilité, son seul point noir est l'énergie
réactive, toujours consommée pour magnétiser l'entrefer, les machines triphasées,
alimentées directement sur le réseau, représentent la grande majorité des applications,
supplantant les machines monophasées aux performances bien moindres et au couple
de démarrage nul sans artifice.

I-1.1.Constitution d’un MAS :

Le moteur asynchrone triphasé comporte un stator fixe et un rotor autour de l'axe


de système de la machine.

Dans les encoches régulièrement reparties sur la face interne du stator sont logés
trois enroulement identiques, à p paires de pôles, leurs axes sont distants entre eux
d'un angle électrique égale à 2π/3.

Figure1: machine asynchrone

Les phases du stator sont alimentées par un réseau triphasé de tension sinusoïdale à
fréquence et amplitude constantes, ou par un onduleur de tension ou de courant à
fréquence et à amplitude réglable.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

 Stator (partie fixe) :


 il est constitué de plusieurs tôles d'acier et de trois enroulements parcourus par des
courants alternatifs triphasés et possède p pair de pole.
 Les différents types de moteurs asynchrones ne se distinguent que par le rotor ;
dans tous les cas le stator reste, au moins dans son principe, le même. Il est
constitué d’un enroulement bobiné réparti dans les encoches du circuit
magnétique statorique. Ce circuit magnétique est constitué d’un empilage de tôles
dans lesquelles sont découpées des encoches parallèles à l’axe de la machine.

Figure2: stator d'un moteur asynchrone

Figure3: constitution de stator

 Rotor (partie mobile) :


C'est la partie mobile du moteur, il est placé à l'intérieur du stator, et constitué d'un
empilage de tôles d'acier formant un cylindre claveté sur l'arbre du moteur.
Il tourne à une vitesse inférieure à la vitesse du champ tournant en charge. Il est placé
dans un champ tournant par rapport à lui-même. Il doit être feuilleté pour réduire les
pertes par courant de Foucault.

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On distingue deux types du moteur asynchrone:


1. Moteur asynchrone a bagues (rotor bobiné).
2. Moteur asynchrone a cage d'écureuil (rotor en court-circuit).

a-rotor bobiné:
Dans ce cas, les trois bobines rotoriques sont connectées en étoile, et les extrémités
libres des bobines sont ramenées à des bagues solidaires de l'arbre du rotor sur les
quelles frottent des balais (en charbon), ce procédé permet d'accéder au rotor depuis
l'extérieur.
Le diamètre du rotor est légèrement inférieur au diamètre intérieur du stator ce qui fait
qu'il y a un vide entre les deux parties appelé entrefer.

Figure 4: rotor à bague (bobiné).

b-rotor à cage d'écureuil:


Il est constitué des barres conductrices très souvent en aluminium, les extrémités des
barres sont réunies par des couronnes également conductrices, on dit que le rotor est en
court-circuit, sa résistance électrique est très faible.

Figure 5: rotor à cage d'écureuil

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

 Rotor a double cage:


Il comporte deux cages concentriques, l'une extérieure de faible section et assez
résistante, l'autre interieure, de forte section et de resistance plus faible.

Figure 6: Rotor a double cage.

 Rotor a encoches profondes:


Le rotor â double cage est difficile â construire. Donc d'un cout élevé. On peut
pallier cet inconvénient, tout en gardant une partie des avantages de ce type de rotor,
en construisant une cage rotorique unique avec des barres très plates s'enfonçant
profondément dans le circuit magnétique.

Figure 7 : Encoche profonde.

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 Champ tournant:
Les courants alternatifs dans le stator créent un champ magnétique B tournant à la
pulsation de synchronisme: Ωs=ω/p
Où Ωs –vitesse synchrone de rotation du champ tournant en rd/s.
ω –pulsation des courants alternatifs en rd/s.
ω=2.π.f/60
p –nombre de paires de pôles

I-1.2.Principe de fonctionnement d'un moteur asynchrone:

Supposons que le rotor soit à l'arrêt. Si on alimente les trois enroulements satiriques
par un système de tension triphasé, alors on crée un champ magnétique tournant
(glissant) à la vitesse

60𝑓
𝑁𝑆 =
𝑝

Les enroulements du rotor fixe sont donc le siège d'un champ magnétique variable.
𝑑𝜑
Induction électromagnétique et création d'une FEM induite : 𝑒 = −
𝑑𝑡

Comme les enroulements du rotor sont court-circuités, un courant induit de

fréquence 𝑓 prend naissance.

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En vertu de la loi de Lenz, et comme le rotor est libre en rotation, ce dernier réagit
en s'opposant à la cause du phénomène d'induction électromagnétique.
𝑑𝜑
Le rotor va donc suivre le champ tournant pour qu'il n'y ait plus de mais il ne
𝑑𝑡

rattrapera jamais le champ tournant : Ω<Ωs . Noté :

En rad.s-1

La vitesse angulaire de rotation peut alors être exprimée par :

En rad.s-1

Comme le rotor essaie de rattraper le champ tournant statorique, les enroulements


rotoriques ne voient plus varier le champ magnétique à la fréquence 𝑓 mais à la
fréquence 𝑓r:

𝑓𝑟 = 𝑔. 𝑓 Fréquence des courants rotoriques en Hz.

I-1.3.Domaines d’application du moteur asynchrone:

La machine asynchrone comparée aux machines à courant continue et à la machine


synchrone, elle est plus en plus utilisée dans le monde d’industrie pour les différentes
applications modernes telles que la robotique et le véhicule. Aussi ils sont a l’étude
pour remplacer les actionneurs hydrauliques et pneumatiques dans différents
applications telles l’aérospatial, les portes de métro, etc.… Cela est du à plusieurs
facteurs tels que : cout de fabrication basse, robustesse et fiabilité. Contrairement aux
deux machines citées plus haut, les enroulements de la machine asynchrone sont
court-circuités, et donc ne nécessitent pas d’alimentation externe.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

II-Démarrage et protection :
Lors de la mise sous tension d’un moteur, l’appel de courant sur le réseau est
important et peut, surtout si la section de la ligne d’alimentation est insuffisante,
provoquer une chute de tension susceptible d’affecter le fonctionnement des
récepteurs. Parfois, cette chute de tension est telle qu’elle est perceptible sur les
appareils d’éclairage. Pour remédier à ces inconvénients, les règlements de quelques
secteurs interdisent, au-dessus d’une certaine puissance,

Les principaux modes de démarrage


II-1.Démarrage direct
C'est le mode de démarrage le plus simple dans lequel le stator est directement
couplé sur le réseau. Le moteur démarre sur ses caractéristiques naturelles.
Au moment de la mise sous tension, le moteur se comporte comme un
transformateur dont le secondaire, constitué par la cage du rotor très peu résistante, est
en court-circuit. Le courant induit dans le rotor est important. Il en résulte une pointe
de courant sur le réseau: I démarrage = 5 à 8 l nominal, et le couple de démarrage est
en moyenne : C démarrage = 0.5 à 1.5 C nominal.
Malgré les avantages qu'il présente (simplicité de l'appareillage, couple de
démarrage élevé, démarrage rapide, prix faible), le démarrage direct ne peut convenir
que dans les cas où :
- la puissance du moteur est faible par rapport à la puissance du réseau, de manière à
limiter les perturbations dues à l'appel de courant,
- la machine entraînée ne nécessite pas une mise en vitesse progressive où comporte
un dispositif amortisseur qui réduit le choc du démarrage,
- le couple de démarrage peut être élevé sans incidence sur le fonctionnement de la
machine ou de la charge entraînée.

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Figure 8 : schéma électrique du démarrage direct

II.2.Démarrage étoile-triangle
Ce mode de démarrage ne peut être utilisé qu'avec un moteur sur lequel les deux
extrémités de chacun des trois enroulements statoriques sont ramenées sur la plaque à
bornes. Par ailleurs, le bobinage doit être réalisé de telle sorte que le couplage triangle
corresponde à la tension du réseau : par exemple, pour un réseau triphasé 380 V, il
faut un moteur bobiné en 380 V triangle et 660 V étoile.
Le principe consiste à démarrer le moteur en couplant les enroulements en étoile
sous la tension réseau, ce qui revient à diviser la tension nominale du moteur en étoile
par Ö3 (dans l'exemple ci-dessus, la tension réseau 380 V = 660 V/Ö3).
La pointe de courant de démarrage est divisée par 3 :
- Id = 1.5 à 2.6 In
En effet, un moteur 380 V/660 V couplé en étoile sous sa tension nominale 660 V
absorbent un courant Ö3 fois plus faible qu'en couplage triangle sous 380 V. Le
couplage étoile étant effectué sous 380 V, le courant est divisé une nouvelle fois par
Ö3 donc au total par 3.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

Le couple de démarrage étant proportionnel au carré de la tension d'alimentation, il


est lui aussi divisé par 3 :
- Cd = 0.2 à 0.5 Cn
La vitesse du moteur se stabilise quand les couples moteur et résistant s'équilibrent,
généralement entre 75 et 85 % de la vitesse nominale. Les enroulements sont alors
couplés en triangle et le moteur rejoint ses caractéristiques naturelles. Le passage du
couplage étoile au couplage triangle est commandé par un temporisateur. La
fermeture du contacteur triangle s'effectue avec un retard de 30 à 50 millisecondes
après l'ouverture du contacteur étoile, ce qui évite un court-circuit entre phases, les
deux contacteurs ne pouvant être fermés simultanément.
Le courant qui traverse les enroulements est interrompu à l'ouverture du contacteur
étoile. Il se rétablit à la fermeture du contacteur triangle.
Ce passage en triangle s'accompagne d'une pointe de courant transitoire très brève
mais très importante, due à la force contre-électromotrice du moteur.
Le démarrage étoile-triangle convient aux machines qui ont un faible couple
résistant ou qui démarrent à vide (ex : machine à bois).
Pour limiter ces phénomènes transitoires, des variantes peuvent être nécessaire, au-
delà d'une certaine puissance. L’une consiste en une temporisation de 1 à 2 secondes
au passage étoile-triangle.
Cette temporisation permet une diminution de la force contre-électromotrice, donc
de la pointe de courant transitoire.
Ceci ne peut être utilisé que si la machine a une inertie suffisante pour éviter un
ralentissement trop important pendant la durée de la temporisation.
Une autre est le démarrage en 3 temps :
étoile-triangle + résistance-triangle.
La coupure subsiste, mais la résistance mise en série, pendant trois secondes
environ, avec les enroulements couplés en triangle, réduit la pointe de courant
transitoire.
Une variante est le démarrage étoile-triangle + résistance-triangle sans coupure.
La résistance est mise en série avec les enroulements immédiatement avant
l'ouverture du contacteur étoile. Ceci évite toute interruption de courant, donc
l'apparition de phénomènes transitoires.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

L'utilisation de ces variantes se traduit par la mise en œuvre de matériel


supplémentaire, ce qui peut avoir pour conséquence une augmentation non
négligeable du coût de l'installation.

Figure 9 : schéma électrique du démarrage étoile-triangle

II-3.Démarrage par autotransformateur


Le moteur est alimenté sous tension réduite par l'intermédiaire d'un
autotransformateur qui est mis hors circuit quand le démarrage est terminé.
Le démarrage s'effectue en trois temps :
- au premier temps, l'autotransformateur est d'abord couplé en étoile, puis le moteur
est couplé au réseau à travers une partie des enroulements de l'autotransformateur. Le
démarrage s'effectue sous une tension réduite qui est fonction du rapport de
transformation.
L'autotransformateur est généralement muni de prises permettant de choisir le
rapport de transformation, donc la valeur de la tension réduite la mieux adaptée,
- avant de passer au couplage plein tension, l'étoilage est ouvert. La fraction de
bobinage raccordée au réseau constitue alors une inductance en série avec le moteur.
Cette opération est effectuée lorsque la vitesse d'équilibre est atteinte à la fin du
premier temps,
- le couplage plein tension intervient après le deuxième temps généralement très court
(de l’ordre d’une fraction de seconde). La portion de bobinage de l'autotransformateur

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

en série avec le moteur est court-circuitée, puis l'autotransformateur est mis hors
circuit.
Le courant et le couple de démarrage varient dans les mêmes proportions.
Ils sont divisés par (U réseau/U réduite).
Les valeurs obtenues sont les suivantes :
Id = 1.7 à 4 In
Cd = 0.5 à 0.85 Cn
Le démarrage s'effectue sans qu'il y ait interruption du courant dans le moteur.
De ce fait, les phénomènes transitoires liés à une telle interruption n'existent pas.
En revanche, si certaines précautions ne sont pas prises des phénomènes transitoires
de même nature peuvent apparaître lors du couplage sous pleine tension. En effet, la
valeur de l'inductance en série avec le moteur, après ouverture de l'étoilage, est grande
par rapport à celle du moteur. Il s'ensuit une chute de tension importante qui entraîne
une pointe de courant transitoire élevée au moment du couplage sous pleine tension.
Pour éviter cet inconvénient, le circuit magnétique de l'autotransformateur comporte
un entrefer dont la présence conduit à une diminution de la valeur de l'inductance.
Cette valeur est calculée de telle façon qu'au moment de l'ouverture de l'étoilage au
deuxième temps, il n'y ait pas de variation de tension aux bornes du moteur.
La présence de l'entrefer a pour conséquence une augmentation du courant
magnétisant de l'autotransformateur. Ce courant magnétisant augmente l'appel de
courant dans le réseau lors de la mise sous tension de l'autotransformateur.
Ce mode de démarrage est généralement utilisé en BT pour des moteurs de puissance
supérieure à 150 kW. Mais il conduit à des équipements relativement coûteux en
raison du prix élevé de l'autotransformateur.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

Figure 10 : schéma électrique du démarrage par autotransformateur

II-4.Démarrage des moteurs à bagues :


Un moteur à bagues ne peut démarrer en direct, avec ses enroulements
rotoriques court-circuités, sinon il provoquerait des pointes de courant inadmissibles.
Il est nécessaire, tout en alimentant le stator sous la pleine tension du réseau,
d’insérer dans le circuit rotorique des résistances qui sont ensuite court-circuitées
progressivement.
Le calcul de la résistance insérée dans chaque phase permet de déterminer de façon
rigoureuse la courbe couple-vitesse obtenue. Il en résulte que celle-ci doit être insérée
en totalité au moment du démarrage et que la pleine vitesse est atteinte lorsqu'elle est
entièrement courtcircuitée.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

Le courant absorbé est sensiblement proportionnel au couple fourni ou, du moins,


n'est que peu supérieur à cette valeur théorique.
Par exemple, pour un couple de démarrage égal à 2 Cn, la pointe de courant est
d'environ 2 In. Cette pointe est donc considérablement plus faible et le couple
maximal de démarrage plus élevé qu'avec un moteur à cage, pour lequel les valeurs
typiques, en couplage direct sur le réseau, sont de l'ordre de 6 In pour 1.5 Cn. Le
moteur à bagues, avec un démarrage rotorique, s'impose donc dans tous les cas où les
pointes de courant doivent être faibles et pour des machines démarrant à pleine
charge.
Par ailleurs, ce type de démarrage est extrêmement souple, car il est facile d'ajuster
le nombre et l'allure des courbes représentant les temps successifs aux impératifs
mécaniques ou électriques (couple résistant, valeur d'accélération, pointe maximale de
courant, etc.).

Figure 11 : schéma électrique du démarrage des moteurs à bagues

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

II-5.Démarrage par convertisseur de fréquence :


C’est un mode de démarrage performant utilisé dès qu’il est nécessaire de contrôler
et de faire varier la vitesse
Il permet entre autre :
1. de démarrer des charges de forte inertie,
2. de démarrer des charges importantes sur un réseau de faible pouvoir de court-
circuit,
3. d’optimiser la consommation d’énergie électrique en fonction de la
vitesse sur les turbomachines.
Ce type de démarrage s’applique sur tous types de machines.
Cette solution est utilisée pour le réglage de la vitesse du moteur et accessoirement
pour le démarrage.

Figure 12 : démarrage par convertisseur de fréquence

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

Tableau 1 : Tableau récapitulatif pour les différents types de démarrage

Direct Etoile Autotransformateur Moteur a Convertisseur


triangle bagues de fréquence
Moteur Standard Standard Standard Spécifique Standard

Coût + ++ +++ +++ ++++

Courant 5 à 10 In 2 à 3 In 1.7 à 4 In Env 2 In In


moteur de
démarrage
Creux de Elevé Elevé au Faible, précautions à Faible Faible
tension changement prendre au couplage
de direct
couplage
Harmoniques Elevé Modéré Modéré Faible Elevé
tension et
courant
Facteur de Faible Faible Faible Modéré Elevé
puissance
Nombre de Limité 2 à 3 fois 3 à 4 fois plus 2 à 3 fois Elevé
démarrages plus qu’en direct plus
possibles qu’en direct qu’en
direct
Couple Env 2.5 0.2 à 0.5 Cn Env 0.5 Cn Env 2cn 1.5 à 2 Cn
disponible Cn
Sollicitation Très Importante Modérée Modérée Faible
thermique importante
Chocs Très élevé Modéré Modéré Faible Faible
mécanique
Type de Toutes A vide Pompes et Toutes Toutes
charge ventilateurs
recommandée
Charges à Oui Non Non Oui Oui
forte
Inertie

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

III-Freinage :
III-1.Freinage par contre-courant : principe
Le principe consiste, après avoir isolé le moteur du réseau alors qu'il tourne encore,
à le reconnecter sur le réseau en sens inverse. C'est un mode de freinage très efficace
avec un couple, en général supérieur au couple de démarrage, qui doit être arrêté
suffisamment tôt pour éviter que le moteur ne reparte en sens inverse.
Divers dispositifs automatiques sont employés pour commander l'arrêt dès que la
vitesse approche de zéro :
1. détecteurs d'arrêt à friction, détecteurs d'arrêt centrifuges,
2. dispositifs chronométriques,
3. relais de mesure de la fréquence ou de la tension au rotor (rotor bobiné), etc.
a) Moteur à cage :
Avant d’adopter ce système, il faut absolument s’assurer que le moteur est capable
de supporter des freinages en contre-courant avec le service envisagé. En effet, outre
les contraintes mécaniques, ce procédé impose des contraintes thermiques importantes
au rotor, l’énergie correspondant à chaque freinage (énergie de glissement prise au
réseau et énergie cinétique) étant dissipée dans la cage. Les sollicitations thermiques,
pendant le freinage sont trois fois plus importantes que pour une mise en vitesse.
Au moment du freinage, les pointes de courant et de couple sont nettement
supérieures à celles produites lors du démarrage.
Afin d’obtenir un freinage sans brutalité, il est souvent inséré, lors du couplage en
contre-courant, une résistance en série avec chaque phase du stator. Le couple et le
courant sont alors réduits comme dans le cas du démarrage statorique.
Les inconvénients du freinage par contre-courant d’un moteur à cage sont tels que,
ce procédé n’est utilisé que sur certaines applications avec des moteurs de faible
puissance.
b) Moteur à rotor bobiné (Moteur à bagues) :
Afin de limiter la pointe de courant et de couple, il est impératif, avant de coupler le
stator du moteur en contre-courant, de réinsérer Ies résistances rotoriques ayant servi
au démarrage, et souvent même d’ajouter une section supplémentaire dite de freinage.
Le couple de freinage peut être facilement réglé à la valeur désirée en choisissant
une résistance rotorique convenable.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

Au moment de l’inversion, la tension rotorique est presque le double de la tension


rotorique à l’arrêt, ce qui impose quelquefois des précautions particulières
d’isolement.
Comme pour les moteurs à cage, une énergie importante est produite dans le circuit
rotorique. Elle est dissipée en totalité (aux pertes près) dans les résistances.
La commande automatique de l’arrêt à la vitesse nulle peut être faite par l'un des
dispositifs cités plus haut, ou bien par I’action d'un relais de tension ou de fréquence
inséré dans le circuit rotorique.
Avec ce système, il est possible de retenir une charge entraînante à une vitesse
modérée. La caractéristique est très instable (fortes variations de vitesse pour faibles
variations de couple).

Figure 14 : freinage par contre courant.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

Figure 15 : freinage à contre courant pour une machine asynchrone à bagues

III-2.Freinage par injection de courant redressé ou freinage dynamique

Ce mode de freinage est utilisé sur les moteurs à bagues et à cage. Par rapport au
système à contre-courant, le prix de la source de courant redressé est compensé par un
moindre volume des résistances. Avec les variateurs et démarreurs électroniques, cette
possibilité de freinage est offerte sans supplément de coût. Le procédé consiste à
envoyer du courant redressé dans le stator préalablement séparé du réseau. Ce courant
redressé crée un flux fixe dans l'entrefer du moteur. Pour que la valeur de ce flux
corresponde à un freinage convenable, le courant doit être environ 1.3 fois le courant
nominal. L’excédent de pertes thermiques dû à cette légère surintensité est
généralement compensé par le fait que le freinage est suivi d’un temps d’arrêt.

La valeur du courant étant fixée par la seule résistance des enroulements du stator,
la tension de la source de courant redressé est faible. Cette source est généralement

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

constituée de redresseurs ou fournie par les variateurs. Ceux-ci doivent pouvoir


supporter les surtensions transitoires produites par les enroulements qui viennent
d’être déconnectés du réseau alternatif (à 380 volts efficaces, par exemple).

Le mouvement du rotor représente un glissement par rapport à un champ fixe dans


l'espace (alors que, dans le système à contre-courant, le champ tourne en sens
inverse). Le moteur se comporte comme un générateur synchrone débitant dans le
rotor. Les caractéristiques obtenues avec un système de freinage par injection de
courant redressé présentent, par rapport à celles résultant d’un système à contre-
courant, des différences importantes :

- l’énergie dissipée dans les résistances rotoriques ou dans la cage est moins
importante. Il s’agit uniquement de l’équivalent de l’énergie mécanique communiquée
par les masses en mouvement. La seule énergie prise au réseau est l’excitation du
stator,

- si la charge n'est pas entraînante, le moteur ne redémarre pas en sens inverse,

- si la charge est entraînante, le système fournit un freinage permanent qui retient cette
charge à faible vitesse. Il s'agit donc d'un freinage de ralentissement et non d'un
freinage d'arrêt. La caractéristique est beaucoup plus stable qu’en contre-courant.

Dans le cas d'un moteur à bagues, les caractéristiques couple-vitesse sont fonction
du choix des résistances.

Dans le cas d’un moteur à cage, ce système permet de régler facilement le couple
de freinage en agissant sur le courant continu d'excitation.

Cependant, le couple de freinage sera faible quand le moteur tourne à vitesse


élevée.

Afin d’éviter les échauffements inutiles, il faut prévoir un dispositif coupant le


courant dans le stator une fois le freinage réalisé.

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

Figure 16 : freinage à courant continu pour une machine asynchrone

III-3.Freinage par récupération d'énergie :

Ce freinage est possible lorsque la vitesse est supérieure a celle de synchronisme


donc si la vitesse du moteur augmente jusqu'à ω>ωs. Sous l'effet d'un couple extérieur
le moteur fonctionne alors en générateur en parallèle avec le réseau au quel il peut
débiter de l'énergie électrique, ce mode de freinage est pratiquement utilisée dans les
mécanismes de lavage lors de la descente de la charge.

VI-Défauts dans la machine asynchrone :

Bien que la machine asynchrone ait la réputation d'être robuste, elle peut présenter
comme toute autre machine électrique, des défaillances d'ordre électrique ou
mécanique. La détection de ces défauts en cours d'évolution et en cours d’apparition
est l’un des objectifs des chercheurs.

 Défauts d'ordre électrique:

Les défaillances d'origine électrique peuvent dans certain cas être la cause d'un
arrêt de la machine, ces défaillances se séparent en deux catégories bien distinctes, on
peut citer les défauts qui apparaissent au niveau des circuits électriques statoriques et
celle qui apparaissent au niveau des circuits électriques rotoriques

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

VI-1. Défauts statoriques:

L'apparition d'un défaut au niveau des circuits électriques statorique de la machine


asynchrone peut avoir des origines diverses. On peut citer à titre d'exemple, les
défauts de type courts-circuits inter-spires qui apparaissant à l'intérieur des encoches
statoriques.

Ce type de défauts peut être causé par une dégradation des isolants des spires du
bobinage statorique.

On peut citer aussi les court-circuits qui apparaissant entre une phase et le neutre,
entre une phase et la carcasse métallique de la machine ou entre deux phases
statoriques. Les courts-circuits entre spires est donc le défaut le plus fréquemment
rencontré au stator

VI-2. Défaillances au rotor : Pour le rotor, les défaillances sont essentiellement


dues à un problème:

-Thermique (surcharge,...)

-Electromagnétique

-Résiduel (déformation,...)

-Dynamique (arbre de transmission,...)

-Mécanique (roulement,...)

-Environnemental (agression,...)

Les défauts qui sont les plus récurrents, localises au niveau du rotor, peuvent être
définiscomme suit :

-Rupture de barres

-Rupture d’une portion d’anneau de court-circuit

-Excentricité statique et dynamique

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CHAPITRE I : Machine asynchrone

Conclusion:

Dans ce chapitre, la constitution globale de la machine asynchrone, stator (partie


fixe) rotor (partie mobile) et le champ tournant, a été représentée, puis les différents
types de la machine asynchrone (à cage, et à bague) souvent le rotor. Le moteur
asynchrone est le moteur électrique le plus demandé et le plus utilisé dans l’industrie,
car il est peu encombrant requit peut d’entretien, et cela justifie son succès dans ce
domaine.

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