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Pascal est un homme de l’Écriture Sainte. Il l’étudie, la médite et la monde, la Bible demeure la clef qui préserve de l’abîme.

Pascal
prie. L’influence des Saintes Écritures se traduira non seulement trouve dans le Livre des livres la source de son interprétation du
sur la pensée de l’apologiste mais aussi sur son style. Pascal puise divin, de l’humain et de la nature ; une éthique, une esthétique, une
ses images essentielles dans le texte sacré comme si leur origine eschatologie y prennent leur racine ; là se dévoilent en plénitude la
trans-cendante leur conférait leur universalité. Il reprend de sagesse et la vérité.
grands sym-boles bibliques tels la lumière et les ténèbres, le
chemin, la terre et le ciel… Le style des Pensées, imagé, symbolique Le divertissement selon Pascal : La lutte de l’homme contre sa
est comme celui de l’Écriture, concret, vivant. De même que la misère métaphysique
langue hé­braïque, il cultive la parataxe plutôt que l’hypotaxe. Egaré par l’amour de soi et les puissances trompeuses de
Certains frag-ments mul-tiplient les coordinations avec et. Comme l’imagination, l’homme est voué à la mauvaise foi : il refuse de
la Bible, Pascal aime l’hyperbole, les répétitions, l’inclusion et
prendre conscience de son néant, qu’il expérimente, tout
condense sa pensée en māshāl, en maxime, en proverbe. Il admire particulièrement, dans l’ennui, sentiment pénible de vide causé
l’alliance de la simpli­cité et de la profondeur dans le texte sacré. par le désœuvrement ou l’absence de passion étant lié au plein
Le langage parabo-lique, symbolique, intuitif, proche des hommes repos, sans occupations ni affaires.
devient le modèle à imiter. Sa prose, qui reprend volontiers le
procédé sémi-tique du parallélisme, acquiert un véritable souffle Cette prise de conscience de son néant, l’homme la fuit dans le
poétique dans l’écho bi­blique. Le style des Pensées est, à l’image divertissement, c’est-à-dire dans tout ce qui nous détourne du
du style sacré, un style du cœur et du mystère. spectacle de notre misérable condition, inscrite dans le temps et
dans la mort, tout ce par quoi nous fuyons la pensée de notre
Pascal découvre dans la Bible une religion du sacrifice, du néant : le jeu et l’amusement, mais aussi le travail et l’activité.
té­moignage et de la rédemption. L’Évangile devient la norme
d’une éthique de la charité. Il faut recentrer toute la vie sur – Le divertissement perpétuel nous dérobe à nous-mêmes et nous
l’absolu. En lecteur passionné de l’Écriture, l’auteur des Pensées interdit la réflexion.
conçoit l’exis­tence comme un combat entre la nuit de la terre et la
lumière du ciel, entre la chair et l’esprit. L’univers biblique est La foi et l’ordre du cœur :
pour lui un uni-vers de figures et le monde lui-même est perçu
Mais la réponse à la question : « Qu’est-ce que l’homme ? » relève
comme une vaste figure de l’éternel. Au XVIIe siècle, peu de temps
aussi de la religion.
après la mort de Pascal, commençaient à se dessiner les contours
de l’exégèse mo­derne, historique et critique, notamment avec – « Misère de l’homme sans Dieu, félicité de l’homme avec Dieu ».
l’œuvre de l’orato­rien Richard Simon. Se développe ainsi une
approche scientifique, raisonnée de la lettre sacrée. Telle n’est pas – Par la foi, l’homme peut, en effet, échapper à la sphère
la perspective de notre apologiste pour qui la lecture de la Bible inconsistante qui est sienne et connaître la félicité.
n’est pas affaire de science mais de mystère. Le texte sacré luit
comme un phare sur la liberté de l’être immergé dans le temps. Que désigne la foi ?
Sans la Bible l’homme égare sa vie dans le filet de l’erreur. Elle « – Une révélation immédiate et intérieure de Dieu, obtenue grâce
n’est pas un livre comme les autres ». La lumière qu’elle enseigne au cœur, spontanéité connaissante et intuitive, participant à
dépasse toute sagesse hu-maine. Pascal affirme ainsi des livres l’affectivité, vraie force agissante liée au sentiment et saisissant
canoniques que « la vérité y est découverte ». Dans les épreuves du Dieu sans intermédiaires.
Nous connaissons la vérité non seulement par la raison (la Il est juste que ce qui est juste soit suivi ; il est nécessaire que ce qui
connaissance discursive, allant à l’universel) mais aussi par le est le plus fort soit suivi. La justice sans la force est impuissante, la
cœur, c’est-à-dire l’intuition. Autrement dit, le cœur a des raisons force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est
que les raison ne point. contredite, parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la
justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force,
Mais comment décider l’incrédule à dépasser le divertissement et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort
pour atteindre la sphère de la foi et du divin ? soit juste. La justice est sujette à dispute. La force est très
– Ici prend place le célèbre pari, qui ne constitue nullement une reconnaissable et sans dispute. Aussi on n’a pu donner la force à la
démonstration de l’existence de Dieu, mais un argument tendant à justice, parce que la force a contredit la justice et a dit qu’elle était
injuste, et a dit que c’était elle qui était juste. Et ainsi ne pouvant
montrer aux incroyants qu’en pariant pour l’existence de Dieu, ils
faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste.
n’ont rien à perdre, mais tout à gagner.

– Si l’on gagne, on gagne tout (la félicité éternelle). Le conservatisme politique de Pascal naît d’une désillusion et non
pas d’un cynisme. L’homme n’ayant pu donner force à ce qui est
– Si l’on perd, on ne perd rien (une existence misérable, finie et réellement juste, la loi du plus fort s’est donc imposée. Dès lors, il
précaire). ne sert à rien de lutter contre cette logique appelée à toujours
triompher, mais à faire en sorte qu’elle ne soit pas remise en cause
– Croire en Dieu est donc un parti très raisonnable : l’homme a – car toute subversion produirait la guerre civile. « Il est
tout intérêt à parier pour la religion chrétienne. dangereux de dire au peuple que les lois ne sont pas justes, car il
n’y obéit qu’à cause qu’il les croit justes. C’est pourquoi il faut lui
Face au risque de désordre, la coutume est le seul critère
dire en même temps qu’il y faut obéir parce qu’elles sont lois,
incontestable qui assure la légitimité du souverain. Ce principe
comme il faut obéir aux supérieurs non pas parce qu’ils sont
doit aussi déterminer la justice que le monarque fera respecter.
justes, mais parce qu’ils sont supérieurs. Par-là voilà toute sédition
Car, ici aussi, Pascal considère l’homme comme trop imparfait
prévenue […]. »
pour pouvoir délibérer sur ce qui est vraiment juste. « La justice et
la vérité sont deux pointes si subtiles que nos instruments sont
trop mousses pour y toucher exactement. » Alors, l’état de fait,
puisqu’il est là, doit ici aussi être tenu pour la règle. « La justice est
ce qui est établi ; et ainsi toutes nos lois établies seront
nécessairement tenues pour justes sans être examinées,
puisqu’elles sont établies. » Cela est clair. Mais pourquoi les lois
sont-elles ainsi ? Il fallut bien que quelqu’un les invente.

La réponse à cette question touche à l’autre revers de la médaille.


Pour que d’un côté il y ait l’ordre, il faut que de l’autre il y ait la
force. Pascal en fait une implacable démonstration dans l’un des
fragments des Pensées :
Jean-Jacques Rousseau nació el 28 de Junio de 1712 en Ginebra, Turín, donde abandonó el calvinismo y fue bautizado como
Suiza y falleció en Ermenonville, Francia, el 2 de julio de 1778. católico. Con Madame de Warens, trece años mayores que él, muy
cultos, que le ayudó en su educación y en su afición por la música,
Fue escritor, filósofo, botánico, naturalista y músico de la estableció una amistad materno-filial, que con el tiempo se
ilustración, a pesar de las profundas contradicciones que lo transformó en amorosa y apasionada.
separaron de los principales representantes del movimiento. Sus
primeros años de vida, de especial dureza, marcaron su existencia Trabajó en el catastro de Saboya y dio lecciones de música, diez
y su pensamiento. Debido a motivos religiosos, la familia Rousseau años de lecturas, estudios, obras literarias de poca monta,
se exilió a Ginebra cuando era una ciudad-estado independiente. aventuras, viajes, rupturas y regresos a Annecy, hasta que se
produce la ruptura definitiva con la mujer que hasta entonces le
Isaac Rousseau era relojero, y formaba parte de un grupo de había dado estabilidad emocional., pues un nuevo amante de
artesanos del barrio de Saint-Gervais. Su madre, Suzanne Bernard, Madame de Warens le obligó a salir de su casa.
murió a los nueve días después del parto y Jean-Jacques, fue criado
por su tía materna y su padre Isaac Rousseau, le educa en casa Residió seis semanas en Montpellier por una enfermedad grave, y
leyendo con él toda suerte de novelas e historias, entre ellas Astrea a su regreso fue preceptor en Lyon, ejerció de periodista y tuvo
de D'Urfé y las Vidas Paralelas de Plutarco. Estas lecturas avivaron contacto con Fontenelle, Diderot o Marivaux.
la fantasía de Rousseau y acrecentaron su sensibilidad.
En 1745, con 33 años, vuelve a París, donde presenta a la
Por causa de un duelo, su padre se vio obligado a exiliarse de Academia de Ciencias un Proyecto concerniente a nuevos signos
Ginebra para evitar la cárcel, por lo que abandonó al pequeño para la música, que es rechazado; compone la ópera Les Muses
Jean-Jacques a los diez años de edad, que es acogido por su tío. galantes, Mme. d´Épinay lo introduce en el ambiente distinguido y
Con esta familia disfrutó de una educación que él consideraría es nombrado secretario de embajada en Venecia. Cuando volvió a
ideal, calificando esta época como la más feliz de su vida. Junto con París en 1744, continuó su trato con Diderot y con otros filósofos,
su primo, Rousseau fue enviado como pupilo a la casa del pastor como d´Alembert o Rameau, y su colaboración en artículos para la
calvinista Lambercier, en Bossey, durante dos años. En la escuela Enciclopedia. Fue en esa época cuando conoció a Thérèse
del pastor recibe por primera vez una cierta educación escolar. Allí Levasseur, una modista analfabeta con la que tuvo cinco hijos
Rousseau, en pleno campo, pasa dos años felices. seguidos, a los que internaba en la Maternidad pública, un
hospicio, a medida que iban naciendo (Un contrasentido para
A su regreso en 1725, trabajó como aprendiz de relojero y, quien tanto escribió sobre la libertad en la educación de los niños.
posteriormente, con un maestro grabador, Ducommun, que lo Aunque daba la excusa de carecer de medios, en el volumen IX de
sometió a un trato brutal, por lo que sin finalizar su aprendizaje, a sus Confesiones afirma que era para separarlos del ambiente de
los 16 años abandonó Ginebra. Sin embargo, desarrolló la incultura de la familia de su mujer). Es en esta época cuando
suficiente experiencia para vivir de estos oficios toda su vida. escribe sus escritos que le han hecho popular.

En 1754 regresó a Ginebra e intentó readquirir sus derechos como


Tras abandonar Ginebra fue a parar al pueblo de Confignon, siendo ciudadano, se reconcilió con el calvinismo y escribió su discurso
recogido en la casa del propio cura del lugar quien le dio carta de sobre la desigualdad entre los hombres: Discurso sobre el origen y
los fundamentos de la desigualdad entre los hombres.
presentación para madame de Warens, una mujer convertida del
calvinismo al catolicismo, que lo envió a un catecumenado en
En 1756 se instaló en la residencia de su amiga Madame de Epinay, decisión de la Asamblea Constituyente, sus restos son trasladados
donde se retiró para trabajar y escribir intensamente algunas de al Panteón.
sus obras más importantes.

Durante los años siguientes escribió La nueva Eloisa (1761), El


contrato social (1762), obra proscrita en Francia y finalmente,
Emile, texto publicado en 24 de mayo de 1762 y condenado a la
hoguera, simultáneamente con el pedido de captura del autor, que
huyó a Neuchatel, en Suiza, donde es acogido como protegido de
Lord Keith, pero su casa en Môtiers es apedreada por una turba
furiosa en 1765.

Su amigo Hume lo acogió junto con Thérèse en Inglaterra, y


vivieron retirados en el campo durante dos años (1765-1767),
debido a la opinión que la mayoría de los ingleses tenía de él: un
loco, malo y peligroso hombre que vive en pecado con Thérèse. En
1767, con 55 años, volvió a Francia con un nombre falso. Allí se
casó con Thérèse un año más tarde. En 1770 se le permitió
regresar oficialmente con la condición de que no publicase nada
más.

En París permaneció hasta 1778; vuelve a copiar música (de lo que


vivía), clasifica hierbas y escribe sobre botánica Mientras tanto
publicó Confesiones (1767-1771), escritas en buena parte durante
su estancia en Inglaterra, y escribe y no acaba Las meditaciones de
un paseante solitario.

Escribió sus memorias, las Confesiones, y se dedicó a vivir de sus


patrones y lecturas públicas que hacía de ellas. En 1772 Madame
d'Epinay, escandalizada por lo que Rousseau relata de su relación
con ella, pide a la policía que prohíban tales lecturas. Con una
salud mental resquebrajada definitivamente, se alejó del mundo.
Aunque siguió escribiendo, su salud mental le hacía ver enemigos
en todas partes y no pudo disfrutar de su fama.

En mayo de 1778, invitado por el marqués de Girardin, se trasladó


al pabellón situado frente al castillo de Ermenonville, en donde
falleció víctima de una apoplejía. El 9 de octubre de 1779, por