Anda di halaman 1dari 34

08/02/2017

Chapitre 4:
Le monopole

1 Chapitre I
La concurrence imparfaite
• Définition. Lorsqu'au moins une des 5 hypothèses de la CPP n'est
pas vérifiée, le marché est en situation de concurrence imparfaite.
• Dans une situation de monopole, un seul producteur fait face à une
multitude d’acheteurs. Cette structure de marché s’explique par la
présence de barrières à l’entrée et permet à l’entreprise de disposer
d’un pouvoir de marché.

• Principales conséquences pour les firmes


• Leurs décisions ont une influence sur le prix de marché de leurs produits
• Leurs profits dépendent également des comportements de leurs concurrents
4.1 Définition
Dans une situation de monopole, un seul producteur fait face à une
multitude d’acheteurs. Cette structure de marché s’explique par la
présence de barrières à l’entrée et permet à l’entreprise de disposer
d’un pouvoir de marché.

3
4.2Les contraintes liées à la nature de l’activité
Le monopole s’explique par la présence de barrières à l’entrée, par
l’impossibilité pour d’autres entreprises d’entrer sur le marché. Ces barrières
peuvent résulter de contraintes naturelles (ressources rares détenues par une
seule entreprise)ou technologiques inhérentes à la production.
Dans certaines activités, en raison de coûts fixes élevés, les rendements sont
croissants. L’augmentation de la production réduit le coût moyen ce qui
permet de réaliser des économies d’échelle. Les entreprises de petites tailles
ne sont pas rentables car leurs coûts moyens sont supérieurs à ceux des
grandes entreprises. Cette situation est à l’origine des « monopoles naturels ».
En fixant un prix plus faible que celui de l’entreprise concurrentielle, le
monopole empêche celle-ci d’entrer sur le marché.
L’innovation permet à l’entreprise d’exploiter, seule, un procédé
technologique ou de produire un bien
4
4.2 Les contraintes liées à la nature de l’activité

En concurrence pure et parfaite, la hausse ou la baisse de l’offre


d’une seule entreprise est sans effet sur le prix de vente
(l’entreprise est « price-taker »)
Dans le cas du monopole, il est seul à approvisionner le marché: le
bien produit ne doit pas comporter des susbstitus proches. Le
monopole a donc plus de latitude pour fixer son prix de vente et
ses quantités. Il est « price-maker » et peut arbitrer entre
produire beaucoup à un prix faible ou produire peu à un prix
élevé.

5
Le pouvoir de marché

• Le pouvoir de marché correspond à la capacité de la firme


d’influencer le prix du marché
• On dit que les firmes sont faiseuses de prix (Price maker) par
opposition au marché de CPP où les firmes sont preneuses de prix
(Price taker)
• Quand les firmes ont un pouvoir de marché, elles élèvent le prix au
dessus du prix de CPP. Autrement dit:
p >Cm
Le pouvoir de marché

• Le profit de la firme s’écrit : π = RT – CT


• Le programme de maximisation du profit de la firme conduit à
égaliser sa recette marginale avec le coût marginal : Rm = Cm
• Ce critère de décision est valide pour toutes les firmes, sur tous les
types de marché
• Or quand une firme a un pouvoir de marché, la recette marginale
dépend des quantités produites.
Le pouvoir de marché

• En situation de CPP, la firme est preneuse de prix et donc, le profit s’écrit :


(q)  p  q  C(q)

Recette totale Coût total

• La recette marginale s’écrit: RT


Rm  p
q
Le pouvoir de marché

• Quand la firme est faiseuse de prix, la firme sait que si elle augmente le
prix, la demande diminuera. Donc le profit s’écrit :
(q)  p(q)  q  C(q)

Recette totale Coût total

• La recette marginale s’écrit:RT p


Rm   p  q
q q
Le pouvoir de marché

• La recette marginale (le revenu apporté par une unité vendue


supplémentaire) est donc le prix, moins l’effet négatif sur les prix de
l’augmentation de la production :
RT p
Rm   p  q
q q

Prix Effet négatif sur le prix de


l’augmentation de la production
Le pouvoir de marché

• En factorisant par le prix p, on peut ramener le terme entre parenthèse à


l’élasticité de la demande par rapport au prix, une notion bien connue des
économistes
p p  p q 
Rm  p   q   p 1   
q p  p q 

 1 
Rm  p 1  
 D 
Le pouvoir de marché
• La condition de maximisation demeure l’égalité entre le coût
et la recette marginale (Rm=Cm)

 1 
Cm  p 1  
 D 
• Plus la demande est élastique (ε est élevée en valeur absolue), plus
le prix se rapproche du cout marginal.
• Puisque l’élasticité est négative, le coût marginal est bien inférieur
au prix.
Le pouvoir de marché
• Le monopole fixe un prix supérieur au coût marginal.
• La différence en pourcentage entre le prix et le coût marginal
s’appelle l’indice de Lerner
• Comme l’élasticité est négative, l’indice de Lerner est positif.

 1  p  Cm  1 
Cm  p 1      
 D  p  D 
Le pouvoir de marché
• La tarification s’effectue en fixant un prix supérieur au coût
marginal.

1
 1   1 
Cm  p 1    p  Cm  1  
 D   D 

• Par exemple, si le coût marginal est de 9 euros et l’élasticité de


la demande par rapport au prix est de -4, le prix sera de 12
euros.
p  9 1  1 4   9 0,75  12
Le Monopole Simple
Exemple
• Supposons une courbe de demande de la forme : p = a-bQ (droite
décroissante)
D ’où : RT = pQ = (a-bQ).Q = aQ – bQ2
D ’où : Rm = a - 2bQ (droite décroissante)

RM = PQ / Q = p = f(Q) = a-bQ

DONC : Quand la courbe de demande est une droite décroissante, la


courbe de Rm est également une droite décroissante.
Le pouvoir de marché
Construction graphique de la recette marginale
P  D  
 1 
Rm  p 1  
 D 

 D  1 La pente de la droite de
recette marginale est deux
fois celle de la demande

Demande

Rm D  0

Q
L’équilibre de marché de Monopole
• Le monopole est un cas extrême. Il correspond à la structure de marché
suivante :

• Un seul offreur sur le marché


• Parfaite homogénéité des produits
• Nouvelle entrée sur le marché impossible
• Information parfaite
• Parfaite mobilité des facteurs de production

• Comme il n’y a pas de concurrents, seul l’effet de la production sur le prix


est pris en compte
L’équilibre de marché de Monopole
Rappel: l’équilibre de marché de CPP

Firme Marché
P P
Cm
Profit positif

  p  q  CT CM O

d2=Rm2
p2
d=Rm
p
Coût Total D2
D
q q2 q Q Q2 Q
L’équilibre de marché de Monopole
P CM
Cm

1. Cm=Rm
2
p donne q
2. Pour un q
donné, la
droite de
Demande demande
1 donne p

Rm
q Q
L’équilibre de marché de Monopole
P CM
Cm

  RT  CT

CM q = CT
Demande
pq = RT
Rm
q Q
Le surplus total en concurrence pure et parfaite et en situation
de monopole

En concurrence pure et parfaite, la fonction d’offre individuelle de


chaque entreprise correspond à leur coût marginal puisque chaque
entreprise fixe ses quantités de telle sorte que le prix soit égal au coût
marginal. Sur le marché de n entreprises, la fonction d’offre totale est
la somme des coûts marginaux des n entreprises. Si une entreprise
prend le contrôle de ces n entreprises, le coût marginal de cette
entreprise en situation de monopole représente l’offre totale.

21
4.4 La charge morte du monopole
Le surplus du consommateur (différence entre le prix auquel le
consommateur est prêt à acheter le bien et le prix du marché) plus le
surplus du producteur (différence entre le prix du marché et le coût
marginal ou le prix auquel le producteur est prêt à produire). Il mesure les
gains obtenus grâce à l’échange et est un indicateur du bien-être collectif.

En situation de monopole, le surplus total, ADEC, est moins élevé. La


surface PmDBPc représente la baisse du surplus du consommateur. Le
surplus du producteur enregistre d’une part, une hausse égale à la surface
PmDFPc, due à l’augmentation du prix de vente, et compensant
partiellement la baisse du surplus du consommateur, d’autre part, une
baisse égale à la surface FEB, due à la diminution des quantités vendues.
Le surplus total est plus faible qu’en concurrence pure et parfaite. Cette
perte de surplus, surface DBE, ou « charge morte » du monopole réduit le
bien-être collectif.

22
Partie 2:

L’oligopole et le duopole

23
4.1 Définition de l’oligopole
L’oligopole désigne une situation de marché dans laquelle un petit
nombre d’entreprises fait face à un grand nombre d’acheteurs et où
les décisions d’une entreprise ont des conséquences sur toutes les
autres.
Pour éviter une concurrence, les producteurs peuvent s’entendre
entre eux pour restreindre leur production et augmenter le prix de
vente.
La collusion ou l’entente peut être implicite ou explicite le cartel
est la forme la plus achevée

24
Exemples: le duopole Airbus/Boeing, le secteur de la téléphonie…

Conséquences: interaction stratégique et interdépendance des


comportements
Chacun réalise que ses choix vont influencer les choix des entreprises
concurrentes,
Et tient compte du comportement des concurrents pour déterminer ses
propres stratégies
Chaque entreprise a finalement une influence non négligeable sur le
prix de marché
- Exemple: le prix des billets Easyjet sur Paris‐Marseille dépend du prix
du billet TGV
25
4.2 Conditions pour former un Cartel:
Il faut que
 La demande soit peu élastique au prix pour éviter que les gains tirés d’un prix élevé ne
soient annulés par une forte baisse des ventes.
Le cartel contrôle la quasi-totalité du marché pour que les entreprises non-membres du
cartel ne vendent pas à des prix plus faibles , réduisant les parts de marché du cartel
Les coûts d’organisation du cartel soient faibles, et la détection des entreprises ne
respectant pas l’accord efficace
Le bien produit soit homogène car des biens différenciés rendent le contrôle du prix de
vente plus difficile
Les sanctions financières prises par les pouvoirs publics en cas de découverte du cartel
soient peu importantes,
La détection des tricheurs , des entreprises qui ne respectent pas l’accord soit aisée.
26
4.3 Définition du duopole
• Le duopole est une structure de marché caractérisée par deux
producteurs face à un grand nombre d’acheteurs. En cas de non-
coopération, les deux producteurs peuvent adopter des
stratégies de quantités ou de prix
• Le duopole est donc un cas particulier de l’oligopole dans lequel
seuls deux producteurs approvisionnent la totalité du marché.

27
4.4 Les stratégies possibles
A) Stratégies de quantités
-Duopole de Cournot:
Dans le cas du duopole de Cournot (1838), chaque producteur décide
de son volume de production, en fonction de la production de
l’autre, de telle sorte que son profit soit maximum. En utilisant sa
fonction de réaction, chacun sait quel volume de production il doit
offrir compte tenu du volume de l’autre. L’équilibre du marché est
atteint, après des ajustements successifs, lorsque aucun des
duopoleurs n’a plus intérêt à modifier son niveau de production
-Duopole de Stackelberg
La firme leader fixe la première son volume de production. Cette
stratégie permet, par rapport au duopole de Cournot, une hausse
de la production de la firme dominante et de son profit au
détriment de la firme dominée. L’équilibre est stable. 28
Cependant, le modèle de Cournot paraît peu réaliste:
– Peu d’exemples de marchés où les firmes fixent des quantités
plutôt que des prix
– On ne sait pas très bien comment le prix de marché s’établit
Lorsque le nombre d’entreprises sur le marché croît, les quantités
produites augmentent, le prix de marché diminue

29
B) Stratégies de prix
-Modèle de Bertrand (1883)
Les duopoleurs ne raisonnent pas en termes de quantités, car il est difficile de
modifier à court terme les quantités. Ils adoptent le plus souvent des stratégies
de prix.
En concurrence sur le marché, les deux entreprises cherchent à accaparer la
totalité de la demande et se livrent à une guerre des prix. La firme qui a les coûts
les plus faibles finit par l’emporter à condition d’être en mesure d’approvisionner
la totalité du marché. Le prix se fixe au minimum du coût moyen de l’entreprise
la plus productive.
Le modèle de Bretrand est cependant peu réaliste. Dans la réalité, les baisses de
prix parviennent rarement à capter la totalité de la demande. De plus, les deux
entreprises disposent d’un pouvoir de marché et n’ont pas intérêt à baisser leur
prix jusqu’au minimum du coût moyen comme en concurrence pure et parfaite.
Elles ont plus probablement, intérêt à s’entendre.
30
La fonction de réaction
Le duopole de double satellitisme de
Cournot ( Antoine Augustin Cournot --
1838)