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ONDOUA ELLA Godfroid Yaoundé, le 06 février 2015.

Ingénieur Principal des Travaux


des Télécommunications
Hors Echelle
Tél : 22 00 04 35
76 00 79 91
e-mail : ondouaeg@hotmail.com
ondouaeg@yahoo.fr. A LA TRES HAUTE ATTENTION DE
SON EXCELLENCE MONSIEUR PAUL BIYA,
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
S/C DE MONSIEUR HENRI EYEBE AYISSI,
MINISTRE DELEGUE A LA PRESIDENCE CHARGE DU
CONTROLE SUPERIEUR DE L’ETAT,
Yaoundé.

Objet : Passage du Cameroun à la télévision Numérique Terrestre, et Réhabilitation Technique


de la CRTV.

Excellence, monsieur le Président,

Au moment où le gouvernement persiste, contre toute attente – et au mépris total, tant de la Justice,
que de vos très hautes instructions relatives à la rationalisation de la dépense publique à lui
données lors du dernier Conseil Ministériel – à vous proposer, dans le cadre de la transition vers la
télévision numérique terrestre (TNT) et de la réhabilitation technique de la CRTV, deux projets aux
montants tout aussi injustifiés, injustifiables, qu’exorbitants, à savoir :

1. Le marché attribué à Startimes, pour la réhabilitation technique de la CRTV, pour un montant


de 110 milliards de FCFA, un contrat dont la paternité vous est d’ailleurs officiellement
attribuée car, à entendre le principal concerné, c’est vous, le Chef de l’Etat, qui auriez instruit le
gouvernement de le confier à cet opérateur chinois de télédistribution. Comme vous l’aurez
certainement compris, pour permettre à leurs combines de prospérer, nombreux sont les hauts
commis de l’Etat qui utilisent votre nom comme saufconduit, en vous en attribuant la paternité ;
2. Le passage à la télévision numérique, pour un montant supposé de 200 milliards de FCFA,
d’après les déclarations du Directeur Général de la CRTV sur les antennes de la CRTV Télé,
lors de la tenue du salon PROMOTE 2014 au Palais des Congrès de Yaoundé.

Ce qui, en tout, fait 310 milliards de FCFA, compte non tenu :

 des intérêts de la dette ;


 des frais de change et transferts ;
 des incontournables subventions à accorder aux ménages pour leur permettre de s’équiper en
dispositifs de réception de la TNT, sous peine pour notre pays de devoir renoncer à la
réalisation du service universel de la télévision, le nombre de ménages qui vont recevoir la TNT
étant susceptible d’être réduit à sa plus simple expression ;
 de la reconstruction du pylône de Douala Logbessou ;
 de la mise en place des centres de diffusion de Banyo et Wum prévus dans le budget 2015
de la CRTV ;
 etc.,

Passage du Cameroun à la télévision Numérique Terrestre, et Réhabilitation Technique de la CRTV. Par M. Ondoua Ella G, IPTT Hors Echelle. P 1/7
Nous avons l’honneur de venir très respectueusement auprès de votre haute bienveillance, vous
présenter notre contreproposition, qui englobe beaucoup plus que l’ensemble des volets relatifs aux
deux projets susvisés et ce, pour un montant global prévisionnel maximum de 70 milliards de
FCFA TTC, montant prévisionnel global qui pourrait d’ailleurs être significativement revu à la baisse, si
certaines options envisagées en matière de :

1. partage d’infrastructures ;
2. exonération des fournitures comprises dans la part étrangère du projet des taxes et droits de
douane ;
3. type de marché ;
4. etc.

parvenaient à recevoir votre feu-vert.

Plus concrètement, notre contreproposition, dont vous trouverez l’essentiel des volets par nous
spécifiés dans la table des matières de l’extrait ci-joint (Cf. Stratégie de passage à la TNT – Extrait)
prévoit, sans que cela soit exhaustif :

1. L’équipement de trente-cinq (35) centres de diffusion de télévision analogique et numérique


principaux et/ou secondaires correspondant aux centres de diffusion existants de la CRTV, et
comprenant chacun :

 Un (01) émetteur TNT principal ;


 Un (01) émetteur TNT de secours ;
 Un (01) émetteur TV analogique, compte tenu du fait que la télévision analogique et la TNT
vont devoir cohabiter – être diffusées en « simulcast », suivant la terminologie consacrée –
pendant une période pouvant s’étendre sur plusieurs années, le temps pour l’essentiel des
ménages de parvenir à s’équiper effectivement en dispositifs de réception de la TNT
appropriés,

conformément à la planche ci-après.

Passage du Cameroun à la télévision Numérique Terrestre, et Réhabilitation Technique de la CRTV. Par M. Ondoua Ella G, IPTT Hors Echelle. P 2/7
2. De zéro (0) à vingt (20) centres de diffusion TNT supplémentaires – y compris ceux dont la
création est prévue dans le budget 2015 de la CRTV à Banyo et à Wum – qui pourraient pour
la plupart n’être que des réémetteurs, et dont la création, susceptible d’être faite au cas par cas,
n’aurait lieu qu’au cas où il subsisterait effectivement des zones d’ombre non couvertes par les
35 centres de diffusion sus évoqués et qui, contrairement à ces derniers, ne comprendraient
que :

 Un (01) émetteur TNT principal ;


 Un (01) émetteur TNT de secours,

conformément à la planche ci-dessus, étant entendu qu’il serait contreproductif d’installer des
émetteurs analogiques dans des zones préalablement non couvertes, et qu’il serait de loin
préférable pour ces derniers d’émettre une fois pour toutes en numérique, ce qui épargnerait à
leurs nouveaux abonnés de devoir être obligés de changer encore de mode de réception.

3. Dix centres émetteurs de radiodiffusion sonore FM, la FM étant, soit dit en passant, le mode de
diffusion et de réception de la radiodiffusion sonore qui prévaudra encore au minimum pendant
les dix (10) à quinze (15) prochaines années, voire bien au-delà. Ces derniers comprendront :

 Un (01) émetteur à la fréquence du Poste National de la CRTV ;


 Un (01) émetteur à la fréquence de la Station Régionale de la CRTV ;
 Un (01) émetteur à la fréquence de la Chaîne Commerciale locale de la CRTV, en particulier
dans le cas des centres de diffusion de Yaoundé Mbankolo, Douala Logbessou et Bafoussam,
étant entendu qu’il appartiendra au gouvernement de décider de la création de chaînes
commerciales supplémentaires dans les autres chefs-lieux de Régions ;
 Un (01) émetteur de secours, destiné à suppléer l’un quelconque des autres émetteurs en cas
de panne,

conformément à la planche ci-après.

Passage du Cameroun à la télévision Numérique Terrestre, et Réhabilitation Technique de la CRTV. Par M. Ondoua Ella G, IPTT Hors Echelle. P 3/7
4. De zéro (0) à dix-huit (18) centres de diffusion FM supplémentaires, tous co-localisés avec des
centres de diffusion TNT, là où la nécessité se fera sentir, dans l’objectif d’assurer une
couverture totale de l’ensemble du territoire national, et de favoriser la réalisation du service
universel de la radiodiffusion sonore dans notre pays. Ces derniers, qui ne relaieront
exclusivement que le signal du Poste National de la CRTV, comprendront, le cas échéant :

 Un (01) émetteur FM principal ;


 Un (01) émetteur FM de secours,

conformément à la planche ci-dessus.

5. La possibilité pour les Stations Régionales et/ou le personnel en déplacement d’apporter des
contributions en direct « Live » (retransmissions radio et TV d’évènements, reportages divers,
etc.), à partir des centres de diffusion radio et TV situés dans les chefs-lieux de Régions, avec
possibilité d’étendre lesdites facilités techniques à d’autres centres de diffusion radio et TV.

6. La possibilité de débuter par un multiplex comportant une vingtaine de programmes avec la


norme MPEG-4 AVC/H.264, étant entendu que ce nombre est susceptible d’évoluer plus tard à
la hausse, grâce à l’adoption de la norme MPEG-4 HEVC/H.265, et/ou éventuellement avec
l’ajout d’un multiplex supplémentaire à l’issue de l’extinction de l’analogique, ce qui est
susceptible de permettre la diffusion d’une soixantaine de programmes TV, voire plus, avec les
émetteurs installés dans le cadre de ce projet, étant entendu que l’émetteur analogique susvisé
pourra indifféremment, à la commande, fonctionner en analogique ou en numérique, le
basculement d’un mode à l’autre s’opérant en appuyant tout simplement sur un bouton.

A noter que, pour pouvoir diffuser un multiplex supplémentaire, il suffirait aux pays africains
d’obtenir officiellement de l’UIT que la fréquence actuellement dédiée à la TV analogique dans
la bande VHF III demeure dédiée à la télévision après l’extinction de la télévision analogique
(ASO), ce qui lui permettrait de transporter un multiplex supplémentaire.

A noter, par ailleurs, que la possibilité pour l’UIT d’accéder à la demande des pays africains en
vue d’un report de la date de basculement de l’analogique au numérique du 17 juin 2015 – qui
en réalité ne concerne d’ailleurs que la seule partie haute de la bande UHF V – est on ne peut
plus hypothétique, pour ne pas dire plus, car cette demande est en réalité sans objet, le
spectre de fréquence dédié à la télévision numérique dans les bandes VHF III, UHF IV, et
UHF V, tout comme les possibilités offertes aux Etats sur le plan technique, étant
largement suffisants, pour leur permettre de réaliser avec autant de souplesse que
possible ladite transition, sans pour cela devoir demander des reports qui affecteraient
négativement, et inutilement, le développement du haut débit dans le monde entier.

7. Un exposé des enjeux réels du passage à la TNT, et des armes dont disposent nos pays pour
se ménager une transition aussi souple que possible, et dans les délais prescrits par l’UIT ;

8. Une utilisation rationnelle du spectre de fréquence, une ressource tout aussi rare que
précieuse, de manière à permettre à notre pays de rester parfaitement maître de son destin
dans ce domaine dans les années à venir. Il convient d’ailleurs de relever que nos Etats
devraient impérativement se garder de toute utilisation abusive du spectre actuellement dédié à
la télévision numérique terrestre, sous peine de se voir contraints d’effectuer de futurs coûteux
réaménagements de fréquences, étant entendu que, pour garantir le développement du haut
débit à moindre coût, l’UIT devra inévitablement revenir récupérer une bonne partie des

Passage du Cameroun à la télévision Numérique Terrestre, et Réhabilitation Technique de la CRTV. Par M. Ondoua Ella G, IPTT Hors Echelle. P 4/7
bandes de fréquences actuellement dédiées à la télévision, les seules à pouvoir rendre
possible l’atteinte d’un pareil objectif au niveau mondial.

Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette nouvelle mutation devrait s’opérer
dans un avenir pas très lointain, le spectre actuellement réaffecté aux IMT et IMT-
Advanced devant très vite arriver à saturation, et le développement de la 5G dans les
bandes de fréquences hautes, au-delà de 3 GHz, n’offrant que très peu d’intérêt sur le
plan économique.

9. Une minimisation de l’émission des gaz à effet de serre, et de la contribution de notre réseau
de diffusion radio et TV au réchauffement climatique, grâce à l’utilisation de modèles
d’équipements appropriés ;

10. Une minimisation de la consommation d’énergie du réseau de diffusion, de manière à minimiser


drastiquement les charges d’exploitation y relatives, grâce à l’utilisation de modèles
d’équipements appropriés. A noter que nous avons spécifié le réseau de diffusion radio et TNT
de sorte à minimiser tout aussi bien les coûts d’investissement que les charges d’exploitation,
entre autres grâce à la minimisation du nombre de centres de diffusion, à l’introduction des
énergies renouvelables partout où cela serait économiquement justifiable, au choix des
modèles d’équipements et infrastructures à déployer, etc. ;

11. Une minimisation des subventions que l’Etat se verra contraint de consentir au bénéfice de la
plupart des ménages, pour leur permettre de s’équiper en dispositifs appropriés de réception de
la TNT, et même au recours aux antennistes pour assurer l’installation des antennes de
réception de la TNT, ce qui sera inévitable si le projet du Comité CAM-DTV prospère en l’Etat ;

12. La possibilité de créer localement, en partenariat avec la Coopération Française, une usine de
fabrication des différentes composantes des dispositifs de réception de la TNT (téléviseurs,
magnétoscopes, décodeurs, antennes de réception, connectique et divers autres accessoires
indispensables, etc.). Ladite usine, qui pourrait être à vocation sous-régionale, voire carrément
à vocation continentale, devrait favoriser la création d’emplois directs et indirects dans notre
pays, tout comme la génération de recettes additionnelles pour le trésor public, à travers
diverses taxes et prélèvements (TVA, taxe à l’exportation, IRPP, cotisations CNPS, impôts sur
les sociétés, etc.) ;

13. Le maintien du nombre total de centres de diffusion FM et TV à une valeur sensiblement égale
au nombre actuel, de sorte à minimiser la charge de travail additionnelle y afférente, et
permettre à la CRTV de continuer elle-même à être capable d’en assurer la maintenance et
l’exploitation, ce qui permettrait à l’Etat de préserver l’emploi de son personnel actuel, et de ne
faire que quelques recrutements ciblés, étant entendu que tout ce monde devra recevoir un
complément de formation de la part des fournisseurs.

Cela éviterait, en passant, à l’Etat de se faire doublement flouer, en commençant par


attribuer un contrat surévalué de plusieurs dizaines de milliards de FCFA à Startimes,
pour qu’ensuite cette dernière hérite de l’exploitation et de la maintenance du réseau
TNT au détriment de la CRTV, dans un véritable marché de dupes, tel que cela semble se
dessiner actuellement. Naturellement, des dispositions législatives et réglementaires
gagneraient à être prises, en vue de garantir un accès tout aussi équitable que transparent de
l’ensemble des opérateurs concernés au réseau national de diffusion de la TNT ;

Passage du Cameroun à la télévision Numérique Terrestre, et Réhabilitation Technique de la CRTV. Par M. Ondoua Ella G, IPTT Hors Echelle. P 5/7
14. Le financement en partie du projet par le budget de l’Etat des exercices 2015 et 2016, en
dépit des difficultés courantes de trésorerie et de la chute persistante du prix du baril de
pétrole. Pour remédier auxdites difficultés, et même dégager des ressources financières
additionnelles, tout en évitant de sur-endetter inutilement notre pays, des propositions
pertinentes et viables vous sont déjà antérieurement parvenues (Cf. Mesures alternatives
à la hausse des prix des carburants à la pompe, Cession des licences de téléphonie mobile,
Nécessité impérieuse de mettre un terme à la tentative de CAMTEL de mettre en œuvre un
réseau GSM, Mémo sur la stratégie à adopter pour le passage à la télévision numérique
terrestre, etc.). Il n’appartient qu’à vous d’en tirer le maximum de profit possible, dans
l’intérêt supérieur de notre nation et du peuple camerounais ;

15. Le financement, le cas échéant, de la partie restante du projet en recourant au Fonds Spécial
des Télécommunications – dont les fonds sont actuellement dilapidés à travers la mise en
œuvre de projets magistralement bâclés et mal exécutés, et à la rentabilité et à la viabilité on ne
peut plus hypothétiques, pour ne pas dire plus – et éventuellement à la Coopération
Française, qui est officiellement disposée à aider les pays africains dans ce sens ;

Maintenant que les récents développements nous amènent à penser, que notre contreproposition a
reçu une fin de non-recevoir de la part de l’autorité en charge des marchés publics et des principales
autorités impliquées dans ce processus de migration de notre pays vers la télévision numérique
terrestre et ce, au mépris total de ses intérêts vitaux, ce qui fait que la confrontation avec les soi-disant
experts sur lesquels s’appuie le Comité CAM-DTV n’aura certainement plus lieu, car n’étant pas du tout
dans l’intérêt de ceux qui semblent fermement résolus à profiter de cette transition pour spolier
dangereusement notre pays, il n’en demeure pas moins que la proposition technique ayant servi à
l’attribution on ne peut plus discutable du marché de réhabilitation technique de la CRTV, tout comme
celle du Comité CAM-DTV sur laquelle il veut s’appuyer pour assurer la transition vers la TNT sont, en
principe, toutes les deux disponibles.

La mise à votre disposition des données qui précèdent, qui font ressortir les grandes lignes de
notre contreproposition, tout comme l’extrait de ladite contreproposition ci-joint, vous apportent
l’essentiel des données utiles pouvant vous permettre de confronter, en toute objectivité, les
propositions techniques présentées par le gouvernement à notre contreproposition – au besoin
à travers une structure universitaire de votre choix, de l’Ecole Nationale Supérieure
Polytechnique de Yaoundé à Harvard, en passant par la Faculté de Génie Industriel de
l’université de Douala et toute autre institution universitaire indépendante et impartiale – afin de
choisir la meilleure d’entre elles, sur tous les plans.

Comme vous pouvez vous-même vous en apercevoir, pendant que le gouvernement tente d’étrangler
chaque jour davantage les plus démunis de nos compatriotes, à travers le renchérissement continu du
coût de la vie, entre autres à travers la hausse des prélèvements fiscaux totalement inopportuns opérés
sur les produits de première nécessité (taxe sur la farine de froment, droits d’accises sur la bière – qui
est un produit de première nécessité, contrairement aux liqueurs et autres vins et spiritueux, etc.),
exactement comme s’il était dans son intérêt de provoquer absolument un soulèvement
populaire, bon nombre de ses membres ne se privent pas de spolier dangereusement, et ouvertement,
notre pays, mettant ainsi en péril le devenir de notre nation.

Et, à moins de considérer que les prédateurs de la fortune publique se retrouvent tous, comme par
hasard, dans les seuls domaines de la communication et des télécommunications, il est à craindre que
la gangrène ne s’étende en réalité à tous les autres domaines, avec tous ces emprunts aux montants
exorbitants contractés régulièrement, entre autres auprès de la Exim Bank of China et ce, sans le

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moindre scrupule de la part de cette dernière non plus, qui sait parfaitement que la plupart des projets
concernés sont généralement plus que surévalués, et pas seulement dans le cas de notre pays, des
voix ayant déjà depuis longtemps commencé à s’élever dans bon nombre de pays africains, pour
dénoncer la spoliation dont nos Etats font l’objet de la part des entreprises chinoises, au point où
l’actuel Président Chinois s’est même vu obligé de leur recommander officiellement de mettre un peu la
pédale douce dans la surévaluation des coûts des contrats en Afrique, recommandation qui ne semble
pas suivie d’effets, à bien observer ce qui se passe dans notre pays.

Comme vous l’aurez certainement compris, à la lumière de tout ce qui précède, et des autres cas
précédemment portés à votre très haute attention (Cf. Nécessité impérieuse de mettre un terme à la
tentative de CAMTEL de mettre en œuvre un réseau GSM, Mémo sur la stratégie à adopter pour le
passage à la télévision numérique terrestre, Communication des pièces justificatives de mes
dénonciations de M. David NKOTO EMANE et Compagnie, etc.), la côte d’alerte est déjà largement
dépassée, et prévenir vaut plus que jamais mieux que guérir.

Il est par conséquent extrêmement urgent de mettre un terme aux agissements on ne peut plus
irresponsables de la haute administration camerounaise, en prenant toutes les dispositions qui
s’imposent en vue de la sauvegarde de ce qui peut encore l’être, à l’instar de :

 l’annulation pure et simple de certains projets (Mise en place d’un réseau national de
télécommunications d’urgence – montant du projet multiplié au minimum par 5 –, licence de
GSM attribuée à CAMTEL, et tout ou partie des autres projets signalés dans les documents sus
évoqués) ; et de
 l’audit de ceux dont la phase d’exécution est déjà trop avancée pour qu’une annulation soit
encore possible, en vue d’en réduire les coûts dans leur juste proportion.

En même temps, il serait particulièrement recommandé de poser désormais un regard plus


critique sur toute cette panoplie de projets financés par la Exim Bank of China sans le moindre
scrupule car, si rien n’est fait à temps, notre pays, dans l’impossibilité de rembourser tous ces
crédits aux montants astronomiques à lui octroyés avec la plus grande complaisance et, faut-il
le rappeler, à dessein, n’aura pas d’autre alternative que de livrer les richesses de son sous-sol
à la Chine, en contrepartie de bon nombre de ces emprunts hautement toxiques.

Dans l’espoir que notre contribution recevra toute l’attention qu’elle mérite de votre part, et que les
dispositions qui s’imposent seront effectivement prises, en vue de la préservation des intérêts vitaux de
notre nation, dans le cadre de ces projets de passage de la télévision au numérique et de réhabilitation
technique de la CRTV, tout comme dans le cas des autres projets sus évoqués, nous vous prions,
Excellence monsieur le Président, de bien vouloir recevoir les assurances de notre totale disponibilité à
vous apporter notre concours dans la concrétisation de votre rêve d’être celui qui aura apporté la
prospérité au Cameroun.

ONDOUA ELLA G.
Copies à :
 CONSUPE
 Procureur Général près le TCS
 Président du TCS

PJ :
 Mémo sur la stratégie à adopter pour le passage à la télévision numérique terrestre
 Stratégie à adopter pour le passage à la TNT (Extrait)

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