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physique

4 e

Livre du professeur
chimie Nouveau programme 2009

Sous la direction de Jean-Marie Parisi

Éric Donadéi
Professeur au collège Théodore-Monod, Villerupt

Fabienne Foltrauer
Professeur au collège
et lycée Notre-Dame-de-la-Providence, Thionville

Sandra Gruneisen
Professeur au lycée International, Strasbourg

Édouard Hochereau
Professeur au collège de la Clef-Saint-Pierre, Élancourt

Sophie Robert
Professeur au collège la Madeleine, Angers
La nouvelle collection de Physique-Chimie 4e met à la disposition des professeurs
un ensemble d’outils complémentaires (voir au dos de la couverture).

L’équipe d’auteurs est à votre écoute pour toute question dès maintenant ;
il vous suffit d’envoyer un courriel à :
physiquechimie-college@editions-belin.fr
Vous recevrez une réponse dans les plus brefs délais.

Les Éditions Belin remercient Patricia Kerserho pour son travail d’édition et de relecture du présent ouvrage.

Photo de couverture : © Lee Pengelly/Alamy/Photo12.com.


Illustrations et schémas : Laurent Blondel/COREDOC.
Mise en pages : Anne Aubert

Belin s’engage, avec ses partenaires, pour l’environnement et le développement durable. Belin garantit :
• l’utilisation de papier recyclé ou de pâte à papier issue de forêts gérées de façon durable ;
• un processus de blanchiment du papier sans chlore ;
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Sommaire

Partie A. De l’air qui nous entoure à la molécule


1. La composition de l’air ................................................................................. 5
2. Les molécules .............................................................................................. 9
3. Les combustions ........................................................................................ 13
4. Les atomes et la transformation chimique .................................................. 16

Partie B. Les lois du courant continu


5. L’intensité du courant électrique ................................................................. 20
6. La tension électrique .................................................................................. 24
7. L’adaptation ............................................................................................... 28
8. La résistance électrique ............................................................................. 31

Partie C. La lumière : couleurs, images, vitesse


9. Lumières colorées et couleur des objets ..................................................... 35
10. Les lentilles .............................................................................................. 38
11. L’œil et la vision ....................................................................................... 41
12. La vitesse de la lumière ........................................................................... 44
1
>> Livre de l’élève p. 16

La composition de l’air

Extraits du programme/Correspondance avec le manuel


Connaissances Capacités Activités
COMPOSITION DE L’AIR : de quoi est composé l’air que nous respirons ? Est-il un corps pur ?
L’air est un mélange de dioxygène Extraire d’un document les informations Activité 1 p. 18.
(environ 20 % en volume) et de diazote relatives à la composition de l’air De quoi est composé l’air que nous
(environ 80 % en volume). et au rôle du dioxygène. respirons ?
Le dioxygène est nécessaire à la vie.
Distinction entre un gaz et une fumée.

VOLUME ET MASSE DE L’AIR : l’air a-t-il un volume propre ? A-t-il une masse ?
L’état gazeux est l’un des états de la Proposer une expérience pour mettre en Activité 2 p. 19.
matière. évidence le caractère compressible de l’air. Comment montrer que l’air est
compressible ?
Un gaz est compressible. Valider ou invalider une hypothèse.

La pression est une grandeur qui se Mesurer une pression. Activité 3 p. 20.
mesure avec un manomètre. Que vaut la pression de l’air ?
L’unité de pression SI est le pascal.

Un volume de gaz possède une masse. Mesurer des volumes ; mesurer des Activité 4 p. 21.
masses. Quelle est la masse d’un litre d’air ?
Un litre d’air a une masse d’environ un
gramme dans les conditions usuelles de Comprendre qu’à une mesure est asso-
température et de pression. ciée une incertitude (liée aux conditions
expérimentales).

Choix pédagogiques
L’activité 1 présente la très célèbre expérience de Dans l’activité 2, l’élève enferme une certaine quantité
Lavoisier pour introduire l’atmosphère et en particu- d’air dans une seringue, qu’il bouche avec son index. En
lier l’air, la partie de l’atmosphère dans laquelle nous poussant le piston de la seringue, il observe une diminution
vivons. L’air est un mélange de gaz. L’un de ses consti- du volume de l’air dans la seringue et ressent une poussée
tuants fondamentaux est le dioxygène, qui est vital. La sur son index, ce qui introduit la notion de pression.
distinction entre fumée et gaz est soulignée. Les élèves L’activité 3 présente la mesure de pression à l’aide
confondent encore trop souvent ces deux mots. d’un manomètre.
Les activités suivantes s’attachent à montrer Dans l’activité 4, l’élève détermine la masse d’un litre
quelques propriétés de l’air : compressible, pesant. d’air par déplacement d’eau, utilisant ainsi les notions de
Les notions de pression et de masse sont alors mesures de masse et de volume. La notion d’incertitude
évoquées. de mesure est alors introduite.

Chapitre 1 • La composition de l’air 5


Quelques conseils pratiques
Activité 2 Activité 4
• Matériel : 1 seringue graduée en plastique de 60 mL. • Matériel : 1 ballon de sport ; 1 balance électronique (précision
Les milieux hospitaliers jettent des seringues neuves graduées, 0,1 g) ; 1 pompe à vélo avec seringue de gonflage ; 1 éprouvette
de 60 mL, encore sous emballage, une fois la date de péremp- graduée de capacité 1 L ; un cristallisoir de capacité 2 L ; du tuyau
tion dépassée. Ils se débarrassent aussi de manomètres à souple PVC transparent, de diamètre adapté à la seringue de gon-
aiguille très utiles si le laboratoire ne dispose pas de capteur de flage ; 1 support statif ; une grande pince de serrage ; 1 tête à gaz.
pression numérique. • Veiller à ce que la portée de la balance soit supérieure à la
masse du ballon. Le ballon est utilisé à volume constant, pour
Vidéo Pierron Éducation :
s’affranchir du problème de la poussée d’Archimède.
• Comprimer de l’air contenu dans une seringue - mesurer sa
• Il est possible de se procurer des ballons et des pompes
pression.
auprès des professeurs de sport.
Activité 3 • Le têt à gaz permet de glisser facilement le tuyau souple sous
• Matériel : 1 ballon de sport ; 1 pompe à vélo avec seringue de l’éprouvette graduée et de la maintenir, car elle peut reposer
gonflage ; 1 capteur de pression numérique ; du tuyau souple dessus.
PVC transparent de diamètre adapté à la seringue de gonflage. Vidéo Pierron Éducation :
• La seringue de gonflage sert à gonfler le ballon puis est reliée • Gonflage d’un ballon et mesure de sa masse avant et après le
au tuyau souple et au ballon. gonflage.
• Un capteur de pression numérique doit être étalonné en tour-
nant le bouton d’un potentiomètre. Un baromètre à mercure, si le
laboratoire en dispose, peut servir à l’étalonnage (attention toute-
Bibliographie pour le professeur
fois à ne pas lui infliger des pressions trop fortes, le mercure est • A. Nicolas, Futur empoisonné. Quels défis ? Quels remèdes ?, Belin, 2007.
très toxique). En ne tenant pas compte de la température ni de la • R. Delmas, S. Chauzy, J.-M. Verstraete et H. Ferre, Atmosphère,
latitude, 76 cm de mercure correspondent à 1 013 hPa. océan et climat, Belin, coll. « Bibliothèque scientifique », 2007.
• R. Delmas, G. Mégie et V. H. Peuch, Physique et chimie de l’atmos-
Vidéo Pierron Éducation : phère, Belin, coll. « Échelles », 2005.
• Comprimer de l’air contenu dans une seringue - mesurer sa • Y. Corboz, Météorologie. 100 expériences pour comprendre les
pression phénomènes météo, Belin, coll. « Bibliothèque scientifique », 2007.

Corrigés des exercices


9. L’air est composé en volume de 80 % c. Il y a 4,5 milliards d’années, la vie 16. a. On mesure la pression avec un
de diazote et de 20 % de dioxygène. n’était pas possible sur Terre, car il n’y manomètre.
avait pas de dioxygène dans l’air, gaz b. L’unité légale de la pression est le pascal.
10. a. L’air est composé de plusieurs
essentiel à la vie.
constituants. 17. a. On lit une valeur de 2,3 bars environ.
b. Le gaz qui permet la vie est le 13. À toi de rédiger b. Ce pneu est surgonflé.
dioxygène de l’air. a. D’après le graphique, le constituant
18. a. Faux. b. Faux.
principal de l’atmosphère de Vénus est le
11. b. La fumée est constituée de parti- dioxyde de carbone. 19. Le schéma exact est le troisième
cules en suspension dans un gaz. b. On ne pourrait pas vivre sur Vénus, car schéma (on a retiré de l’air au ballon, sa
12. a. il n’y a pas de dioxygène dans son atmos- masse a donc diminué).
phère, gaz essentiel à la vie.
Il y a 20. 1. Air.
4,5 milliards Aujourd’hui 14. a. Lorsqu’on pousse le piston, le 2. Pression.
d’années
volume d’air dans la seringue diminue. 3. Fumée.
Eau (vapeur) 80,00 % Inférieur à 1 %
b. Avec cette expérience, on met en évi- 4. Gaz.
Dioxyde
19,00 % 0,003 % dence la compressibilité de l’air. 5. Compressible.
de carbone
Diazote 1,00 % 78,00 %
15. a. Lors de la compression de l’air 21. Toni s’est trompé dans le nom des
Dioxygène 0,00 % 21,00 %
dans une seringue, le volume diminue. gaz qui constituent l’air. Les noms des
b. L’air est un mélange, car il est b. Lors de la compression de l’air dans gaz principaux qui constituent l’air sont le
composé de plusieurs constituants. une seringue, la pression augmente. diazote et le dioxygène.

6 •••
22. a. L’air est composé en volume de 27. a. Non, le volume reste inchangé. Or 1 L d’air pèse 1,2 g,
80 % de diazote et de 20 % de dioxygène. b. On en déduit que l’eau n’est pas donc mair = 240 000 x 1,2 = 288 000 g
b. compressible, contrairement à l’air. = 288 kg.
Diazote 78 %
28. a. La propriété de l’air évoquée est la 35. a. Comme 1 L d’air pèse 1,2 g, en
Dioxygène 21 %
compressibilité. une minute, un adulte inspire :
Autres gaz 1%
b. On sait que 1 L d’air pèse 1,2 g, donc V = 15 x 9,75 / 1,2 = 121,9 L.
Composition de l'air mair = 3 600 x 1,2 = 4 320 g = 4,32 kg. b. On a donc :
(pourcentages en volume) VO2 = 20 x 121,9 / 100 = 24,38 L.
29. a. Le gaz manquant est le dioxygène,
1% car c’est le gaz nécessaire à la vie. 36. a. La température moyenne à la sur-
21%
b. Grâce à la photosynthèse, la menthe face de la Lune est inférieure à celle à la
transforme le dioxyde de carbone en surface de la Terre.
dioxygène. b. La présence de l’atmosphère terrestre
permet de maintenir la température
30. a. Un baromètre permet d’indiquer la
moyenne à la surface de la Terre à une
pression de l’air atmosphérique.
valeur de 15 °C.
b. Les nombres correspondent aux diffé-
c. C’est l’effet de serre.
rentes valeurs que peut prendre la pres-
78% sion atmosphérique. 37. a.
c. L’aiguille du baromètre est dans la Altitude (en m) Pression (en hPa)
zone indiquant un temps faiblement 0 1 013
Diazote Dioxygène Autres gaz nuageux. 1 000 900
2 000 794
23. L’intrus est représenté par les volutes 31. a. Non, ce verre n’est pas vide : il 3 000 700
d’encens, car ce sont des fumées (c’est- contient de l’air. 4 000 617
à-dire des gaz avec des particules en b. Si on retourne ce verre dans une 6 000 471
suspension). bassine d’eau, on observe des bulles
24. a. Le dioxygène a été consommé au d’air qui s’échappent lorsqu’on l’incline
cours de la respiration. légèrement.
b. Le gaz rejeté est le dioxyde de carbone. 32. a. Le niveau de l’eau descend par
c. On peut identifier ce gaz grâce à l’eau mauvais temps (basse pression).
de chaux : celle-ci se trouble lorsque l’on b. Le niveau de l’eau monte par beau
souffle dans une paille dont une extrémité temps (haute pression).
est plongée dans cette eau de chaux.
33. a. Ce pot d’échappement dégage une
d. On en déduit que le dioxygène est le
fumée, car il y a des particules solides en
gaz nécessaire à la vie. b. Quand l’altitude augmente, la pression
suspension dans un gaz (les particules
diminue.
25. Pour prouver que l’air a une masse, récupérées sur le coton).
c. La pression de l’air et l’altitude ne sont
il suffit de peser un ballon avant et après b. Cette voiture peut provoquer une pollu-
pas proportionnelles, car le graphique
l’avoir gonflé. tion de l’air.
n’est pas une droite passant par l’origine
26. a. Patrice a poussé le piston, car la 34. a. Volume de la salle de classe : du repère.
pression a augmenté. V = 10 x 8 x 3 = 240 m3. d. D’après le graphique, la valeur approxi-
b. L’air a donc été comprimé. b. 1 L = 1 dm3. mative de la pression atmosphérique
c. Le volume d’air dans la seringue a c. V = 240 m 3 = 240 000 dm 3 au sommet du mont Sainte-Odile est de
donc diminué. = 240 000 L. 950 hPa.

Chapitre 1 • La composition de l’air 7


La chimie au quotidien
Histoire des sciences et des techniques. c. Aérer une pièce diminue la pollution de l’air intérieur en
Respirer sous l’eau permettant d’évacuer les composés volatils.
a. Le schéma doit comporter le vase plein d’air plongé verti- Ressources possibles :
calement, il doit indiquer la surface de l’eau. - Site support : www.prevention-maison.fr/#/entree/
Exemple de schéma possible :
- Support vidéo pouvant servir d’appui à une discussion :
Vase
« L’air pour nos enfants, de la crèche au lycée ».
Air Voir site : www.air-interieur.org/oqai.aspx?idarchitecture=
29&idpage=37&Country

Météorologie. Un volcan paralyse le trafic aérien


Eau
a. Le nuage de poussières émis par le volcan a conduit à la
fermeture des aéroports européens.
b. Les dates et heures de fermeture montrent que le nuage
b. L’air contenu dans la vase contient 20 % de dioxygène. de poussière s’est déplacé.
Lorsque le plongeur respire, le dioxygène est consommé et
c. Les indices relevés par les météorologues montrent que la
le plongeur rejette du dioxyde de carbone. Il ne peut respirer
fermeture des aéroports de Paris était justifiée.
que tant qu’il y a du dioxygène.
c. Étymologie : le mot vient de deux mots grecs, skaphé, qui Remarques :
signifie « barque », et andros, qui signifie « Homme » (Source : Les sites suivants permettent d’aller plus loin :
Dictionnaire Petit Larousse, 1999). Un scaphandre autonome • Le site du CNRS donne des compléments sur le nuage de
est un appareil respiratoire individuel pourvu de bouteilles. poussière et sur l’émission des cendres du volcan : www.
Les avantages d’un scaphandre autonome sont qu’il permet insu.cnrs.fr/a3480,suivi-emissions-cendres-volcan-islandais-
de respirer et d’évoluer sous l’eau sans lien avec la surface. eyjafjoll.html
Remarques : • La chronologie a été établie d’après l’article en ligne du
- Le dictionnaire historique de la Langue Française Le Robert Nouvel Observateur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actua-
indique que « Le mot scaphandre apparaît avec le sens lite/planete/20100418.OBS2630/heure-par-heure-le-nuage-
de ceinture de sauvetage en 1767. Il a ensuite pris le sens de-cendres-sur-l-europe-les-evenements-du-14-au-16-avril.
de vêtement permettant de se soutenir sur l’eau en 1775 » html
il précise que « le sens d’appareil de plongée individuel est • Le site de la station qualair permet d’obtenir des données
attesté en 1796 ». sur la qualité de l’air sur Paris : http://qualair.aero.jussieu.fr/
- On trouvera sur Google Books le « Traité de la construction
théorique et pratique du scaphandre », paru au XVIIIe siècle et Objectif B2i. L’air sous surveillance
rédigé par l’Abbé de la Chapelle. Définition de l’indice ATMO : c’est un indicateur de la qualité
de l’air. Pour le définir, on prend en compte les concentrations
Santé. Air confiné ? Attention pollution ! de quatre polluants : dioxyde d’azote, particules de type
a. Sur le dessin, on identifie des peintures, de la colle, du PM10, ozone, dioxyde de soufre.
vernis, des solvants, comme pouvant être des sources de L’indice est calculé chaque jour dans toutes les aggloméra-
pollution. tions de plus de 100 000 habitants.
b. Fumer devant une fenêtre ouverte n’élimine pas le danger : Signification du sigle AASQA : ce sigle désigne les « associa-
une partie des produits émis sont absorbés par les textiles tions agréées de surveillance de la qualité de l’air ».
présents. Ces polluants sont ensuite diffusés lentement une Ce sont ces associations qui calculent l’indice ATMO à partir
fois la fenêtre refermée. des données fournies par les mesures qu’elles font.

8 •••
2
>> Livre de l’élève p. 32

Les molécules

Extraits du programme/Correspondance avec le manuel


Connaissances Capacités Activités
UNE DESCRIPTION MOLÉCULAIRE POUR COMPRENDRE
Les trois états de l’eau à travers la Percevoir la différence entre réalité et Activité 1 p. 34.
description moléculaire : simulation. Quelle est la différence entre la vapeur
– l’état gazeux est dispersé et désordonné ; d’eau, l’eau liquide et la glace ?
Argumenter en utilisant la notion de
– l’état liquide est compact et désordonné ; molécules pour interpréter :
– l’état solide est compact. Les solides – les différences entre les trois états
cristallins sont ordonnés. physiques de l’eau.

Un gaz est composé de molécules. Argumenter en utilisant la notion Activité 2 p. 35.


de molécules pour interpréter : Pourquoi l’air est-il compressible et pas
– la compressibilité d’un gaz ; l’eau liquide ?
– la non compressibilité de l’eau.

Un gaz est composé de molécules. Argumenter en utilisant la notion de Activité 3 p. 36.


molécules pour interpréter : Pourquoi la masse ne change-t-elle pas
– la conservation de la masse lors lors d’un changement d’état ?
des changements d’état de l’eau.

Les mélanges à travers la description Argumenter en utilisant la notion de Activité 4 p. 37.


moléculaire. molécules pour interpréter : Comment expliquer la dispersion des
– la diffusion d’un gaz dans l’air ; molécules ?
– la diffusion d’un soluté dans l’eau
(sucre, colorant, dioxygène…).
Percevoir la différence entre réalité et
simulation.

Choix pédagogiques
Ce chapitre a pour objet d’introduire, dans un premier Nous avons fait le choix de définir d’emblée (activité 1)
temps, la molécule à partir de deux exemples : l’eau, la différence entre les trois états physiques de la
déjà étudiée en classe de 5e, et l’air, abordé en classe de matière (molécules éloignées ou rapprochées, molé-
4e. Cela permet notamment de réinvestir les notions sur cules désordonnées ou liées), afin que l’élève puisse
l’eau vues en classe de 5e concernant la distinction entre utiliser ce modèle pour interpréter des observations.
mélanges et corps purs, les changements d’état et la
conservation de la masse lors des changements d’états.

Chapitre 2 • Les molécules 9


Quelques conseils pratiques
Activité 2 Vidéo Pierron Éducation :
• Matériel : 2 seringues en plastique 60 mL ; 2 bouchons pour
• Chauffer la glace.
les seringues ; eau ; colorant alimentaire.
• Les bouchons sont fabriqués avec les embouts des flacons Activité 4
compte-gouttes en plastique neufs. Ces bouchons sont d’une • Matériel : 1 bécher ; colorant alimentaire ; eau.
très grande efficacité. L’élève ne peut pas les faire « sauter », • C’est une expérience simple à réaliser, mais qui émerveille
même en agissant de toutes ses forces. L’eau est colorée les élèves qui observent attentivement le colorant « envahir »
avec du colorant alimentaire. progressivement tout le bécher.
Vidéo Pierron Éducation : Vidéo Pierron Éducation :
• Comprimer de l’air contenu dans une seringue - mesurer sa • Observation d’un mélange de deux gaz.
pression.
Activité 3
• Matériel : 1 balance électronique ; 1 récipient ; 1 boîte de pétri ;
glace.
• La boîte de pétri sert à faire un récipient étanche à la vapeur Bibliographie pour le professeur
d’eau extérieure. Il est intéressant de demander aux élèves de • P. Arnaud, Si la chimie m’était contée, Belin, coll. « Bibliothèque
trouver une astuce pour accélérer la fusion de la glace. scientifique », 2002.

Corrigés des exercices


9. Schéma A : état liquide. Schéma B : La représentation d’un corps pur est 23. a. L’eau est à l’état solide.
état gazeux. Schéma C : état solide. le schéma A, car il n’y a qu’une seule b. Les molécules sont ordonnées et
sorte de molécule. rapprochées.
10. a. Les molécules dans un liquide
c.
sont désordonnées et proches. 16. Réponse c : l’arrangement dans
b. Les molécules dans un solide cristal- l’espace des molécules d’eau est
lin sont ordonnées et proches. modifié.
c. Les molécules dans un gaz sont
désordonnées et éloignées. 17. a. Au début, l’eau est à l’état solide,
puis à l’état liquide.
11. Le schéma qui représente la vapeur b. Le nombre de molécules d’eau est 24. a. L’enfant qui a raison est la fille.
d’eau est le schéma A (dans le schéma
le même avant et après le changement b.
B, il y a 2 types de molécules, ce qui ne
d’état : la masse ne varie donc pas. Eau Eau + sucre
correspond pas à un corps pur).
18. L’ordre est : B, C, A. On dissout
le sucre
12. dans l'eau
Sucre
19. La diffusion s’explique parce que
Molécule de diazote les molécules sont désordonnées et 118,3 g 118,3 g

Molécule de dioxygène
mobiles.
20. 1. Molécule.
c.
13. Réponse b : ses molécules sont en 2. Liquide.
Mélange hétérogène Mélange homogène
mouvement. 3. Diffusion.
4. Gazeux.
14. Réponse b : oui, car les molécules 5. Solide.
Diffusion

de dioxyde de carbone sont éloignées


6. Pur.
les unes des autres.
7. Mélange. 236,8 g 236,8 g

15. À toi de rédiger


21. Le bon schéma est le schéma A,
Les représentations d’un mélange sont 25. Comme il y a 4 fois plus de diazote
car le mélange est homogène.
les schémas B, C et D, car il y a plu- que de dioxygène dans l’air, le bon
sieurs sortes de molécules. 22. A-3. B-2. C-1. schéma est le schéma B.

10 •••
26. a et b. Solide 31. L’eau de la bouteille devient c. Schéma de l’eau liquide :
n verte : le colorant diffuse dans l’eau.
tio
sa
Con
den Fus
ion La diffusion est possible car les
Sol
idif
ica
tio
molécules d’eau et de colorant sont
n
mobiles.
Liquéfaction

Vaporisation Liquide
32. a. Dans le schéma A, les molé-
Gaz
cules sont ordonnées ; dans le 35. Dans un liquide, les molécules ne
27. Réponse b. Il y a autant de molé- schéma B, elles sont désordonnées. sont pas ordonnées.
cules que dans l’eau à l’état liquide. b. On en déduit que le schéma A
représente un solide et le schéma B, 36. a. Les molécules d’eau et de colo-
28. On passe de l’état liquide à l’état un liquide. rant sont différentes.
gazeux : il s’agit donc d’une vaporisa- c. C’est une fusion. b.
tion. d. La masse ne varie pas lors d’un
29. a. La représentation de la diffusion changement d’état.
d’un gaz dans l’air est le schéma A, e. Comme le nombre de molécules
celle de la diffusion d’un colorant dans ne varie pas lors d’un changement
l’eau est le schéma B. d’état, on en déduit qu’il y a conser-
b. vation de la masse lors d’un change- c. Comme le nombre de molécules ne
ment d’état. varie pas, la masse reste la même. Voir
33. a. De l’eau s’est évaporée dans le schéma du corrigé de l’exercice 24.
l’air de la pièce. 37. a. Les molécules d’eau sont
b. Il aurait fallu faire l’expérience proches et désordonnées : c’est une
dans un récipient fermé. représentation de l’état liquide.
30. a. La masse d’un litre d’eau liquide 34. a. Les molécules sont ordonnées : b. Non, car le nombre réel de molé-
est de 1 kg. cela représente l’état solide et non cules est beaucoup trop élevé pour être
b. Dans 1 L d’eau liquide, il y a : l’état liquide. De plus, l’eau est un représenté sur un schéma.
n = 1 / (3 x 10-26) = 0,33 x 1026 molécules. corps pur, il ne devrait donc y avoir c. Comme les molécules de gaz sont
c. On ne peut pas représenter toutes qu’un seul type de molécule. espacées, le piston de la seringue
ces molécules sur un schéma. Un b. L’état liquide est désordonné et contenant du gaz sera plus facile à
schéma ne représente pas la réalité. compact. pousser.

Chapitre 2 • Les molécules 11


La chimie au quotidien
Métier. Préparateur en pharmacie b. La pression pour un volume d’air de 45 mL vaut environ
a. Il faut avoir le sens du contact, être très précis et rigou- 1 100 hPa.
reux, être minutieux et capable de se concentrer. c. Il est possible de comprimer l’air contenu dans la seringue,
b. Ce métier nécessite d’avoir de bonnes connaissances car l’état gazeux est dispersé. Lorsque l’on comprime l’air
en chimie, car le préparateur réalise les préparations desti- contenu dans la seringue, les molécules se rapprochent les
nées aux patients. Il doit savoir faire des mesures précises. unes des autres.
Il doit savoir quelles sont les molécules incompatibles, il doit
connaître les principaux solvants. En cas de doute sur l’asso- Sécurité routière. La pression des pneus
ciation des différentes molécules prescrites, c’est le pharma- a. Un pneu perd progressivement de l’air, car les matériaux consti-
cien qui est consulté. tuant la paroi de la chambre à air et des pneus ne sont pas parfai-
tement étanches : des molécules de l’air peuvent passer à travers.
Objectif B2i. Mesurer une pression b. Puisqu’un pneu peut perdre 70 g d’air par mois, il est
a. Quand le volume diminue, la pression augmente. Voici le recommandé de vérifier la pression une fois par mois.
graphique obtenu. c. Si la pression de l’air dans le pneu diminue, les molécules
sont moins proches les unes des autres.
Volume (en mL) Pression (en hPa)
100 500 Ressources :
90 550 • Site de la sécurité routière : http://www2.securiteroutiere.
80 650 gouv.fr/vos-infos/presse/communiques/2-2005/CP_11-05-
70 750 05.html
60 850
• Plaquette sécurité routière : www.securiteroutiere.gouv.fr/
50 1 000
40 1 250
IMG/pdf/sric_depliant_pneu_2005_05_02_cle0111c3.pdf
30 1 650
20 2 500 Science in english. L’évaporation
a. Lorsque l’eau s’évapore (sans chauffage), quelques molé-
cules quittent le liquide pour se mélanger avec les molécules
de l’air. L’image du bas précise « when it is heated » (lorsqu’elle
est chauffée) : le dessin indique que le phénomène se produit
plus rapidement. La légende indique, quant à elle, que l’eau
bout (water boils) : les bulles sont constituées de vapeur d’eau.
b. Lorsque du linge sèche, des molécules d’eau quittent les
fibres du linge et se mélangent avec les molécules de l’air.
Note pour le professeur : on peut, à cette occasion, montrer
aux élèves la polysémie du verbe anglais to evaporate et la
précision apportée sur ce point par le vocabulaire français,
qui distingue les mots « vaporisation », « évaporation » et
« ébullition ».

12 •••
3
>> Livre de l’élève p. 48

Les combustions

Extraits du programme/Correspondance avec le manuel


Connaissances Capacités Activités
LES COMBUSTIONS : qu’est-ce que brûler ?

La combustion du carbone nécessite Questionner, identifier un problème, Activité 1 p. 50.


du dioxygène et produit du dioxyde de formuler une hypothèse. Que se passe-t-il quand du carbone brûle
carbone. dans l’air ?
Mettre en œuvre un protocole
La combustion du butane et/ou du méthane expérimental. Activité 2 p. 51.
dans l’air nécessite du dioxygène et produit Que se passe-t-il quand du butane brûle
du dioxyde de carbone et de l’eau. Observer, extraire les informations d’un fait
observé. dans l’air ?
Test du dioxyde de carbone : en présence
de dioxyde de carbone, l’eau de chaux Exprimer à l’écrit ou à l’oral des étapes
donne un précipité blanc. d’une démarche de résolution.
Proposer une représentation adaptée.
Suivre un protocole donné.

Une combustion nécessite la présence Extraire d’un document (papier ou Activité 3 p. 52.
de réactifs (combustible et comburant) numérique) les informations relatives Qu’est-ce qu’une combustion ?
qui sont consommés au cours de la aux combustions.
combustion ; un (ou des) nouveau(x)
produit(s) se forme(nt).
Ces combustions libèrent de l’énergie.

Certaines combustions peuvent être Extraire d’un document (papier ou Activité 4 p. 53.
dangereuses (combustions incomplètes, numérique) les informations relatives Quels sont les dangers des combustions ?
combustions explosives). aux dangers des combustions.

Choix pédagogiques
Ce chapitre introduit, pour la première fois et à travers L’activité 2 présente une autre combustion plus
les combustions, la notion délicate de transformation complexe : la combustion du butane. La formation
chimique : des corps sont consommés, tandis que d’autres d’un nouveau produit, l’eau, est mise en évidence par
sont formés. L’interprétation atomique des transformations l’apparition de buée. Comme source de butane, les élèves
chimiques sera abordée au chapitre suivant. utilisent un objet bien connu et très pratique : le briquet
L’activité 1 permet d’étudier une transformation simple, à gaz.
où un seul produit se forme : la combustion du carbone. La
L’activité 3 introduit du vocabulaire spécifique
disparition du carbone est mise en évidence en observant
(combustible, comburant, réactif, produit) à travers
la diminution du volume du fusain : du carbone est
le triangle du feu, qui explicite la nécessité de réunir
consommé. L’apparition du dioxyde de carbone est mise
3 éléments fondamentaux (combustible, comburant,
en évidence par le test à l’eau de chaux, test bien connu
source d’énergie) pour obtenir une combustion.
des élèves. Pour montrer la consommation de dioxygène,
il est nécessaire de faire brûler du carbone dans l’air, puis L’activité 4 présente les dangers des combustions :
dans le dioxygène pur, où la combustion est bien plus vive. combustions incomplètes et explosives.

Chapitre 3 • Les combustions 13


Quelques conseils pratiques
Activité 1 Activité 2
• Matériel : 1 flacon à combustion de 500 mL ; 1 bouchon muni • Matériel : 1 briquet à gaz ; 1 erlenmeyer ; eau de chaux.
d’une pince crocodile ; du fusain ; du dioxygène en bouteille ; de • Il est possible de tenir l’erlenmeyer à la main au niveau de sa
l’eau de chaux ; 1 briquet à gaz (pour amorcer la combustion). base quand il est retourné sur la flamme. La forme évasée de
• L’eau de chaux se prépare très facilement : ajouter de la chaux l’erlenmeyer permet de récupérer plus facilement le dioxyde de
éteinte en excès dans de l’eau pure. Agiter puis laisser décanter carbone formé. L’erlenmeyer peut ensuite être retourné et posé
quelques jours. Le liquide incolore obtenu est de l’eau de chaux. sur sa base très stable.
• Le fusain (carbone) est disponible au rayon papeterie des Attention : ne pas toucher l’ouverture, très chaude.
supermarchés. Une masse de 0,3 g de fusain convient pour un
flacon de 500 mL. Le flacon est rempli de dioxygène par dépla- Vidéo Pierron Éducation :
cement d’air ou, encore mieux, d’eau : récupération d’un gaz • Combustion du butane.
par déplacement d’eau (rappel de 5e).
• Faute de dioxygène en bouteille, il est possible de le fabriquer
au laboratoire par réaction de l’eau oxygénée sur le permanga-
nate de potassium acidifié.
Bibliographie pour le professeur
Vidéos Pierron Éducation : • A. Nicolas, Futur empoisonné. Quels défis ? Quels remèdes ?, Belin,
• Combustion d’un morceau de fusain dans le dioxygène pur. coll. « Bibliothèque scientifique », 2007.
• Réaction du carbonate de calcium avec l’acide chlorhydrique. • L. Boyer, Feu et flammes, Belin, coll. « Bibliothèque scientifique », 2006.

Corrigés des exercices


9. a. Lorsqu’il brûle dans l’air, le carbone 14. Le butane réagit avec le dioxygène pour 21. a. Phrase correcte.
est incandescent. La combustion est plus donner du dioxyde de carbone et de l’eau. b. Lors d’une combustion incomplète, on
vive dans le dioxygène. Le carbone ne observe des fumées noires de carbone.
15. À toi de rédiger
brûle pas dans le dioxyde de carbone.
a. Le gaz de l’air essentiel aux combus- 22. Si la quantité de dioxygène est insuf-
b. L’air est composé de 80 % de diazote
tions est le dioxygène. fisante, la combustion est incomplète et il
et de 20 % de dioxygène.
b. Lors de la combustion du butane, il se se forme du monoxyde de carbone, gaz
c. D’après les photos, on déduit que le
forme du dioxyde de carbone et de l’eau. toxique. En aérant les pièces, on apporte
gaz nécessaire aux combustions est le
c. L’eau de chaux permet d’identifier le du dioxygène présent dans l’air.
dioxygène.
dioxyde de carbone. On observe un pré- 23. 1. Incomplète.
10. a. Pour identifier le dioxyde de car- cipité blanc lorsque le dioxyde de carbone 2. Explosive.
bone, on utilise de l’eau de chaux. est en contact avec l’eau de chaux. 3. Combustible.
b. En présence de dioxyde de carbone, 4. Réactif.
16. a. Lors d’une combustion, des réac-
l’eau de chaux se trouble : on observe un
tifs sont consommés. 5. Produit.
précipité blanc.
b. Lors d’une combustion, des produits 6. Combustion.
c. Le dioxyde de carbone est formé lors
sont formés. 7. Précipité.
de la combustion du carbone.
8. Comburant.
17. a. Lors de la combustion du carbone,
11. 1. Carbone. 2. Dioxygène. 3. Dioxyde
le carbone est le combustible. 24. a. Une combustion est incomplète
de carbone.
b. Lors d’une combustion, le dioxygène lorsqu’il n’y a pas assez de dioxygène.
12. a. Pour identifier l’eau, on utilise du est le comburant. b. La combustion est incomplète pour le
sulfate de cuivre anhydre. premier briquet, car la flamme est jaune.
18. a. Le combustible est le méthane.
b. En présence d’eau, le sulfate de cuivre
b. Le comburant est le dioxygène. 25. a. De haut en bas : Dioxygène. Car-
anhydre devient bleu.
bone (fusain).
19. a. C’est la chaleur.
13. a. Lors de la combustion du méthane, b. Les réactifs de cette combustion sont
b. C’est l’énergie lumineuse. le carbone et le dioxygène.
il se forme du dioxyde de carbone et de
l’eau. 20. Une combustion incomplète est dan- c. Le produit est le dioxyde de carbone.
b. On identifie le dioxyde de carbone avec gereuse, car il se forme un gaz toxique d. carbone + dioxygène dioxyde de
de l’eau de chaux. qui est du monoxyde de carbone. carbone.

14 •••
26. Lors de la combustion du méthane, car il est consommé. Mais c’est aussi 34. a. Les réactifs sont le méthane et le
on forme de l’eau, car le sulfate de cuivre un comburant, car c’est lui qui permet la dioxygène.
anhydre devient bleu en sa présence. combustion. b. Les produits de la combustion complète
27. a. Les produits de cette réaction sont 32. a. Le sulfate de cuivre anhydre qui sont le dioxyde de carbone et l’eau.
le dioxyde de carbone et l’eau. devient bleu indique la présence d’eau. c. Pas d’erreur.
b. Les réactifs de cette réaction sont le b. L’eau de chaux permet d’identifier le d. Les fumées noires sont composées de
méthane et le dioxygène. dioxyde de carbone : on observe un pré- carbone.
c. Le combustible est le méthane, le cipité blanc lorsque le dioxyde de carbone
35. a. L’inspecteur Dupont pense au
comburant est le dioxygène. est en contact avec l’eau de chaux..
monoxyde de carbone.
c. Éviter de rouler en voiture ; utiliser les
28. 1. C. 2. B. 3. A. transports en commun ; construire des b. Il faut aérer, éviter de boucher les
véhicules qui produisent moins de CO2, aérations, faire vérifier sa chaudière régu-
29. a. En présence de dioxyde de car-
etc. lièrement.
bone, l’eau de chaux se trouble.
b. On obtient de la chaleur et de la 33. a. Le sulfate de cuivre anhydre per- 36. Feuilles de papier, bûche de bois,
lumière. Mais c’est surtout la chaleur qui met de mettre en évidence la présence bidon d’essence : combustible.
est utilisée pour la fondue. d’eau. Dioxygène de l’air : comburant.
30. a. Le volume d’air présent initiale- b. L’eau de chaux permet de mettre en
37. a. Un combustible est un corps qui
ment dans le flacon diminue, donc du gaz évidence la présence de dioxyde de car-
peut brûler. Le papier est un combustible.
bone.
a été consommé. b. Un comburant est un corps qui permet
c. Lors de la combustion du méthane,
b. C’est le dioxygène. une combustion. Le dioxygène est un
il se forme de l’eau (le sulfate de cuivre
31. Les deux personnages ont raison, anhydre doit bleuir) et du dioxyde de car- comburant.
mais ils n’utilisent pas le même vocabu- bone (un précipité doit se former dans c. On supprime le comburant.
laire. En effet, le dioxygène est un réactif, l’eau de chaux) d. On supprime la source de chaleur.

La chimie au quotidien
Sécurité. Attention aux fuites de gaz ! Objectif B2i. Incendie : comment prévenir
a. Le principal danger des fuites de gaz est l’explosion. et comment agir ?
b. Il y a risque d’explosion si la proportion de gaz présent 1. Voici les réponses du test : 1 : faux ; 2 : vrai ; 3 : faux ;
dans l’air est comprise entre 5 % et 15 % en volume. 4 : vrai ; 5 : vrai ; 6 : faux ; 7 : faux ; 8 : faux ; 9 : vrai ; 10 : vrai.
c. Les tuyaux souples deviennent poreux en vieillissant : 2. Lors d’une combustion incomplète, il se forme du
il est donc nécessaire de les changer régulièrement. Une monoxyde de carbone.
date de péremption est inscrite dessus pour permettre au 3. L’affiche doit présenter les causes possibles d’incendie
consommateur de se repérer. dans une maison. Les élèves peuvent choisir de présenter un
d. En cas de fuite de gaz, une étincelle peut déclencher exemple ou proposer différentes situations en les explicitant
l’explosion : faire fonctionner son téléphone portable est (la mauvaise utilisation d’un appareil ménager, comme le fer
donc dangereux. à repasser ; le danger des bougies laissées sans surveillance ;
le danger que représente un trop grand nombre d’appareils
branchés sur une même prise).
Histoire des sciences. Air vital ?
1. Au XVIIIe siècle, le dioxygène était désigné par de nombreux
Un objet. Le briquet à gaz
noms. Parmi eux, il y a « air vital » ou « air déphlogistiqué ».
2. Les mêmes substances portaient des noms différents, ce a. Par frottement sur la molette dentée, la pierre produit une
qui rendait les comparaisons difficiles. étincelle.
b. Le butane est à l’état liquide.
3. L’équation telle qu’elle aurait pu être écrite au XVIIIe siècle :
c. C’est le dioxygène de l’air qui intervient dans la combustion
charbon pur + air vital air fixe.
du butane.
Aujourd’hui, on écrirait : d. Pour montrer que la combustion produit de l’eau, on peut
carbone + dioxygène dioxyde de carbone. utiliser le test au sulfate de cuivre anhydre (blanc), qui devient
bleu en présence d’eau.

Chapitre 3 • Les combustions 15


4
>> Livre de l’élève p. 64

Les atomes et la
transformation chimique

Extraits du programme/Correspondance avec le manuel


Connaissances Capacités Activités
LES ATOMES POUR COMPRENDRE LA TRANSFORMATION CHIMIQUE
Lors d’une combustion, des réactifs Exprimer par une phrase le passage des Activité 1 p. 66.
disparaissent et des produits apparaissent : réactifs au(x) produit(s). Que se passe-t-il au niveau des molécules
une combustion est une transformation lors d’une combustion ?
chimique. Proposer une représentation adaptée
(modèles moléculaires).
Lors des combustions, la disparition de tout
ou partie des réactifs et la formation de
produits correspondent à un réarrangement
d’atomes au sein de nouvelles molécules.

Les atomes sont représentés par des Communiquer à l’aide du langage Activité 2 p. 67.
symboles, les molécules par des formules scientifique. Comment sont représentés les atomes
(O2, H2O, CO2, C4H10 et/ou CH4). et les molécules ?
Utiliser une représentation adaptée :
coder, décoder pour écrire les formules
chimiques.

L’équation de la réaction précise le sens Utiliser une représentation adaptée : Activité 3 p. 68.
de la transformation. coder, décoder pour écrire les équations Comment écrire une transformation
de réaction. chimique ?
Les atomes présents dans les produits
(formés) sont de même nature et en même Présenter et expliquer l’enchaînement des
nombre que dans les réactifs. étapes pour ajuster une équation chimique.

La masse totale est conservée au cours Participer à la conception d’un protocole Activité 4 p. 69.
d’une transformation chimique. ou le mettre en œuvre. Comment varie la masse totale au cours
Valider ou invalider une hypothèse. d’une transformation chimique ?

Choix pédagogiques
Ce chapitre s’appuie sur les combustions, vues au tion de réaction qui précise le sens d’une transformation
chapitre précédent, pour étudier les transformations chimique et traduit la conservation des atomes.
chimiques et leur interprétation atomique. Enfin, l’activité 4 est un réinvestissement des activi-
Dans l’activité 1, à la manière d’un jeu de construction, tés précédentes : si les atomes se conservent au cours
l’élève « détruit » des maquettes de réactifs et « construit » d’une transformation chimique, alors la masse totale est
des maquettes des produits ; il comprend alors facilement conservée. Nous avons choisi d’étudier la combustion
que les molécules sont constituées d’atomes et qu’une du carbone en milieu fermé plutôt que l’expérience clas-
transformation chimique consiste en une réorganisation sique de l’attaque de la craie par l’acide chlorhydrique,
des atomes des réactifs pour former les produits. Les qui n’a pas de rapport avec les combustions étudiées
modèles compacts sont préférés aux modèles dits « écla- dans ce chapitre et au chapitre précédent. De plus, cette
expérience de combustion en milieu fermé permet un
tés », moins fidèles aux structures moléculaires réelles.
enseignement « spiralé » : combustion du carbone dans le
L’activité 2 explique comment représenter les atomes et dioxygène, besoin d’une source d’énergie pour amorcer la
les molécules à l’aide de symboles et de formules, puis combustion (le dioxygène pur), représentations molécu-
l’activité 3 donne une méthode pour écrire une équa- laires des réactifs et des produits, test à l’eau de chaux…

16 •••
Quelques conseils pratiques
Activité 1 • En posant des modèles moléculaires des réactifs sur une
• Matériel : 1 jeu de maquettes de molécules : 2 maquettes de balance, on peut expliquer la conservation de la masse lors
molécules de dioxygène ; 1 maquette de molécules de dioxyde d’une transformation chimique.
de carbone ; 1 maquette de molécules d’eau.
Vidéo Pierron Éducation :
• Avec les maquettes classiques, les maquettes des atomes
• Modèles moléculaires.
des réactifs ne sont pas les mêmes que ceux des produits, ce
qui est gênant pédagogiquement. La société Pierron Éducation Activité 4
propose des maquettes de molécules permettant de passer • Matériel : 1 kit Pierron pour l’étude de la combustion du car-
des réactifs aux produits sans changer de maquettes d’atomes. bone en milieu fermé ; du dioxygène pur ; 1 balance (portée
L’assemblage de maquettes d’atomes de carbone, d’hydrogène 400 g et précision 0,1 g) ; 1 alimentation 12 V-5 A alternative ;
et d’oxygène se fait magnétiquement, sans avoir besoin des tra- 2 fils de connexion.
ditionnels bâtonnets. Les aimants sont orientés et disposés de • Voici une expérience permettant de montrer la conservation de
façon à ce que les maquettes des atomes de carbone et d’oxy- la masse lors de la combustion du carbone. Un morceau de fusain
gène permettent des liaisons tétraédriques ou linaires. est placé dans un ballon fermé et étanche, rempli de dioxygène
• La combustion du carbone : pur. L’amorçage de la combustion se fait par court-circuit d’un
fil résistif enroulé autour du fusain. Il faut arrêter le court-circuit
quand la combustion du fusain démarre : cela évite d’abîmer le fil
résistif. Il se peut que l’augmentation de pression due à la
+ formation de dioxyde de carbone fasse « sauter » le bouchon, mais
il sera retenu par les fils de connexion. On peut également intro-
duire de l’eau de chaux au départ dans le ballon, qui fixera alors le
• La combustion du méthane : gaz carbonique, évitant une trop grande surpression.
• Faute de dioxygène en bouteille, il est possible de le fabriquer
au laboratoire par réaction de l’eau oxygénée sur le permanga-
nate de potassium acidifié.
+ + Vidéo Pierron Éducation :
• Réaction du carbonate de calcium avec l’acide chlorhydrique.

• Avec 4 jeux de maquettes, on peut modéliser la combustion Bibliographie pour le professeur


du butane : • I. Nechaev et G.W. Jenkins, Le roman des éléments, Belin, coll.
4 C4H10 + 13 O2 8 CO2 + 10 H2O. « Regards », 2005.

Corrigés des exercices


9. Une molécule est composée d’atomes. 12. Les transformations chimiques sont b. La molécule d’eau est composée de
le « feu de bois dans une cheminée » et 2 atomes d’hydrogène et de 1 atome
10. Modèle 1 : 1 atome de carbone,
« une bougie allumée ». d’oxygène.
4 atomes d’hydrogène.
L’évaporation de l’eau est un change- 15. a. La molécule de butane est
Modèle 2 : 2 atomes d’oxygène.
ment d’état physique ; le sirop de menthe composée de 4 atomes de carbone et de
Modèle 3 : 1 atome de carbone, 2 atomes
dans un verre d’eau est une dissolution. 10 atomes d’hydrogène.
d’oxygène.
b. La formule du butane est C4H10.
Modèle 4 : 1 atome d’oxygène, 2 atomes 13. La formule du dioxygène est O2
d’hydrogène. (réponse c). Le symbole de l’atome 16.
H2O 2 atomes d’oxygène.
d’oxygène est O (réponse a).
11. Modèle 1 : méthane. CH4 4 atomes de carbone et 10 atomes d’hydrogène.
Modèle 2 : dioxygène. 14. À toi de rédiger O4 1 atome de carbone et 4 atomes d’hydrogène.
Modèle 3 : dioxyde de carbone. a. La formule de la molécule d’eau est C4H10 1 atome de carbone et 2 atomes d’oxygène.

Modèle 4 : eau. H2O. CO2 2 atomes d’hydrogène et 1 atome d’oxygène.

Chapitre 4 • Les atomes et la transformation chimique 17


17. La formule du dioxyde de carbone 27. a. Boule rouge : atome d’oxygène. 35. a. La craie est un réactif, car elle
est CO2. Boule verte : atome d’azote. est consommée.
b. La formule du dioxygène est O2, celle b. La masse a varié, car la bouteille n’est
18. a. C’est la molécule d’eau.
du diazote est N2. pas fermée, donc le dioxyde de carbone
b. C’est la molécule de dioxyde de carbone.
s’est échappé (il n’a pas été pesé).
19. Lors de cette combustion, les 28. La molécule d’aspirine est compo-
sée de 9 atomes de carbone, 8 atomes 36. a. La masse est plus faible, car au
atomes des molécules de méthane
d’hydrogène et 4 atomes d’oxygène. cours de cette transformation chimique,
et de dioxygène se réarrangent. Ils
il s’est formé un gaz.
forment de nouvelles molécules : le
29. a. L’acide éthanoïque est composé b. Le résultat dépend de la bougie
dioxyde de carbone et l’eau.
de 2 atomes de carbone, 4 atomes utilisée.
20. a. La flèche signifie « donne ». Elle d’hydrogène et 2 atomes d’oxygène.
37. a. Le méthane (CH4) et le butane
indique le sens de la transformation b. La formule de l’acide éthanoïque est
(C4H10) sont des hydrocarbures.
chimique (des réactifs vers les produits). C2H4O2.
b. Il y a 1 atome de carbone avant et b. C3H8 + 5 O2 3 CO2 + 4 H2O.
après la flèche, 4 atomes d’oxygène 30. a. Il y a 1 atome de carbone
avant et après la transformation, et 38. a. 2 C4H10 + 13 O2
avant et après la flèche, 4 atomes 8 CO2 + 10 H2O.
d’hydrogène avant et après la flèche. 2 atomes d’oxygène avant et après la
b. La masse de butane est inférieure
c. CH4 + 2 O2 CO2 + 2 H2O. transformation.
à la masse des produits formés, car
d. Il s’agit de la combustion du méthane. b. C + O2 CO2.
d’après la conservation de la masse au
c. L’équation de réaction est ajustée,
21. a. C + O2 CO2. cours d’une transformation chimique,
car il y a autant d’atomes de chaque
b. CH4 + 2 O2 CO2 + 2 H2O. c’est la masse des produits qui est
sorte avant et après la transformation.
égale à la masse des réactifs (butane et
22. a. Faux : la masse se mesure avec
31. a et b. La combustion du méthane dioxygène).
une balance.
dans le dioxygène produit du dioxyde 39. a. Le gaz produit est le dioxyde de
b. Faux : au cours d’une transforma-
tion chimique, la masse des produits de carbone et de l’eau. carbone.
formés est égale à celle des réactifs c. CH4 + 2 O2 CO2 + 2 H2O. b. Masse du diamant :
consommés. 32. a. On observe une effervescence mdiamant = 507,5 x 0,2 = 101,5 g.
et la disparition partielle des coquilles D’après la conservation de la masse,
23. Lors d’une transformation
d’œuf : une transformation chimique a on a :
chimique, la masse totale est conser-
mCO2 = mO2 + mdiamant ;
vée, car les atomes sont conservés. eu lieu.
mCO2 = 270,7 + 101,5 = 372,2 g.
b. Les atomes des molécules de
24. a. La masse ne varie pas au cours
réactifs ne disparaissent pas. Ils se 40. a. Lavoisier était un chimiste
de la transformation chimique.
réarrangent pour former les molécules français qui a vécu à la période de la
b. La masse se conserve, car il y a
de produits. Révolution française. Il est le père de la
conservation des atomes.
chimie moderne.
25. 1. Transformation. 33. a. La formule du glucose est
b. CH4 + 2 O2 CO2 + 2 H2O.
2. Molécule. C6H12O6. Cette phrase explique la conservation
3. Atomes. b. Le glucose est composé de 6 atomes des atomes au cours d’une
4. Symbole. de carbone, 12 atomes d’hydrogène et transformation chimique. Les
5. Équation. 6 atomes d’oxygène. atomes des molécules des réactifs
6. Formule. 34. a. Il y a autant d’atomes de carbone se réarrangent et des molécules de
avant et après la transformation, autant produits se forment.
26.
Atomes Molécules d’atomes d’hydrogène avant et après la 41. La masse n’est pas la même, car
C CH4 ; H2O ; transformation, autant d’atomes d’oxy- un réactif, le dioxygène de l’air, n’a pas
gène avant et après la transformation. été pris en compte dans la mesure de
O O2 ; CO2
b. 2 C4H10 + 13 O2 8 CO2 + 10 H2O. masse avant la réaction.

18 •••
La chimie au quotidien
Un défi. Atomes Objectif B2i. Symboles, formules et modélisations
a. La formule chimique d’une molécule d’eau est H2O. a. La couleur utilisée pour représenter un atome d’azote est
b. L’eau qui se forme contient des atomes d’hydrogène. le bleu.
Comme les atomes sont conservés lors d’une transformation b. La formule du dioxyde de soufre est SO2.
chimique, on en déduit que la bougie contient des atomes
d’hydrogène.
Un objet. Une étiquette utile
a. Lors du fonctionnement d’un moteur à essence, il y a com-
Vie quotidienne. Cuisine et chimie
bustion d’un hydrocarbure. Cet hydrocarbure contient des
a. Le domaine de recherche se nomme « gastronomie atomes de carbone : sa combustion produit donc du dioxyde
moléculaire ».
de carbone. Cet hydrocarbure contient aussi des atomes
b. Le nom de la molécule qui constitue le sucre de table est le d’hydrogène : il y a donc aussi production d’eau lors de la
saccharose. Il y a 12 atomes de carbone dans cette molécule.
combustion de l’hydrocarbure.
c. Lorsque l’on réalise un caramel, on effectue une transfor-
b. Il y a 7 couleurs différentes. Ces couleurs permettent de
mation chimique.
visualiser les quantités de CO2 émis.
d. Lors de la transformation chimique, les atomes des molé-
c. En 1995, la moyenne des émissions des véhicules particu-
cules de saccharose se réarrangent et de nouvelles molé-
liers neufs était de 186 g de CO2/km, ce qui correspond à la
cules sont formées.
catégorie E (entre 161 et 200 g de CO2/km). En 2006 : caté-
Remarques : gorie D (entre 141 et 160 g de CO2/km). En 2012, il faudra
Les cours de gastronomie moléculaire d’Hervé This constituent atteindre la catégorie B (entre 101 et 120 g de CO2/km).
une documentation très précieuse où l’on trouvera d’utiles
compléments. Voir en particulier le tome 1 : Science, technolo- Ressource :
gie et technique culinaire Quelles relations ?, Belin, 2009. Cette thématique est importante dans le cadre de l’éducation
On peut aussi consulter sur le site suivant : www.marmiton. à l’environnement durable. On trouvera des renseignements
org/Magazine/Dossiers-Marmiton_cuisine-moleculaire_7. complémentaires sur le site :
aspx, une interview d’Hervé This qui permet d’engager un www.ecocitoyens.ademe.fr/mes-deplacements/adopter-leco-
débat en classe. conduite/a-savoir

Chapitre 4 • Les atomes et la transformation chimique 19


5
>> Livre de l’élève p. 82

L’intensité du courant
électrique

Extraits du programme/Correspondance avec le manuel


Connaissances Capacités Activités
INTENSITÉ ET TENSION, DEUX GRANDEURS ÉLECTRIQUES ISSUES DE LA MESURE : quelles grandeurs électriques
peut-on mesurer dans un circuit ?
L’intensité d’un courant électrique se Suivre un protocole donné (utiliser un Activité 1 p. 84.
mesure avec un ampèremètre branché appareil de mesure). Comment mesurer l’intensité du courant
en série. électrique ?
Mesurer (lire une mesure, estimer la
Unité d’intensité : l’ampère. précision d’une mesure, optimiser les
conditions de mesure).
Symbole normalisé de l’ampèremètre.
Associer les unités aux grandeurs
correspondantes.
Faire un schéma, en respectant des
conventions.

L’intensité du courant est la même en tout Questionner, identifier un problème, Activité 2 p. 85.
point d’un circuit en série. formuler une hypothèse. Quelle est la loi de l’intensité du courant
dans un circuit en série ?
Loi d’additivité de l’intensité dans un Mettre en œuvre un protocole
circuit comportant une dérivation. expérimental. Activité 3 p. 86.
Quelle est la loi de l’intensité dans un
Notion de branche et de nœud. Mesurer (lire une mesure, estimer la circuit comportant une dérivation ?
précision d’une mesure, optimiser les
conditions de mesure).

L’intensité du courant dans un circuit série Questionner, identifier un problème, Activité 4 p. 87.
est indépendante de l’ordre des dipôles. formuler une hypothèse. L’intensité du courant dans un circuit série
dépend-elle de l’ordre des dipôles ?
Confronter le résultat au résultat attendu.
Mesurer (lire une mesure, estimer la
précision d’une mesure, optimiser les
conditions de mesure).
Mettre en œuvre un raisonnement.

Choix pédagogiques
Ce chapitre a pour objet d’introduire certaines lois du branchées soit en série, soit en dérivation. Avec deux
courant continu à partir de mesures d’intensité de cou- lampes identiques, l’intensité est la même pour les deux
rants électriques réalisées par les élèves. Il prolonge lampes : ce cas serait trop particulier. Avec deux lampes
l’approche qualitative des circuits vue à l’école primaire différentes, nous anticiperions sur la notion d’adaptation,
et en classe de 5e. traitée au chapitre 7.
Pour éviter la confusion entre intensité et tension, ce cha- L’activité 1 donne la méthode pour mesurer l’intensité du
pitre est consacré uniquement à l’intensité et ses lois. courant, méthode qui sera mise à profit pour découvrir les
Pour les différentes expériences, nous utilisons toujours lois de l’intensité : unicité, additivité et influence de l’ordre
les mêmes dipôles : une « résistance » et une lampe, des dipôles dans un circuit série.

20 •••
Quelques conseils pratiques
Activité 1 l’intensité peuvent être difficiles à montrer, surtout si les calibres
• Matériel : 1 générateur réglé sur 6 V ; 1 lampe 6 V-100 mA ; utilisés sont les plus précis.
1 multimètre ; 3 fils de connexion.
Vidéo Pierron Éducation :
• Le professeur peut montrer l’influence de l’intensité du cou-
• Lois sur l’intensité.
rant sur l’éclairement de la lampe en changeant le réglage du
générateur. Activité 4
• Matériel : le même que pour l’activité 2, mais avec un seul
Vidéo Pierron Éducation :
multimètre.
• Mesure d’une intensité.
Activités 2 et 3 Vidéo Pierron Éducation :
• Matériel : 1 générateur réglé sur 6 V ; 1 lampe 6 V-100 mA sur • Changement d’ordre des éléments.
support ; 1 « résistance » 39 Ω-2 W sur support ; 3 multimètres ;
7 fils de connexion.
• Si le nombre de multimètres est insuffisant dans la classe, Bibliographie pour le professeur
l’expérience peut se faire avec un seul multimètre à déplacer • G. Borvon, Histoire de l’électricité. De l’ambre à l’électron, Vuibert,
trois fois, mais le circuit est alors « perturbé » et les lois de coll. « Va savoir », 2009.

Corrigés des exercices


9. L’intensité du courant se mesure avec 15. a et b. b. L’intensité du courant dans un circuit
un ampèremètre branché en série. L’unité A COM série est indépendante de l’ordre des
de l’intensité est l’ampère, de symbole A. A dipôles.
10. L’ampèremètre est branché correcte- COM 0,20 A 20. 1. Ampère.
ment dans le montage A (en série dans le A 0,20 A 2. Intensité.
circuit). A 3. Dérivées.
COM A 4. Ampèremètre.
11. a. 2 000 mA. A
5. Nœud.
b. Le calibre plus adapté est 200 mA, 0,20 A
6. Principale.
directement supérieur à la valeur
16. 7. Série.
mesurée.
A COM
c. Le calibre interdit est 20 mA, inférieur à A 21. a. C’est un circuit série.
la valeur mesurée. b. Oui, d’après la loi sur l’intensité dans un
circuit série.
12. COM
A
A COM A c. On peut connaître la salinité d’une eau
A
de mer à partir de la mesure de l’intensité
du courant.
COM A
A 22. a.

A 17. a et b.
A
13. L’intensité du courant d’un circuit M
0,45 A A
série est la même en tout point.
COM A COM
A
14. À toi de rédiger 0,30 A
a. Le calibre choisi par Léa est le mieux
adapté, car il est immédiatement supé- COM
A A
M
rieur à l’intensité mesurée. 0,15 A
b. L’intensité du courant est la même en
18. a. Faux.
tout point d’un circuit série, donc la valeur
b. Faux.
de l’intensité du courant dans le moteur
est celle indiquée par l’ampèremètre, 19. a. Les montages A et B sont équiva- M
c’est-à-dire 152,8 mA. lents : les deux conviennent.

Chapitre 5 • L’intensité du courant électrique 21


25. a. Circuit comportant une dérivation. 29. a. I I2
b. I = I1 + I2 d’où I2 = I – I1 ;
I1
I2 = 740 – 230 = 510 mA.
c.
L1 L2
M I I2
A
A COM
I1 A

A b. I = I1 + I2.
M COM c. L’intensité augmente. Il existe un risque
A de surchauffe et donc d’incendie.
M A 30. a. et b. La branche principale contient
COM
le générateur, les branches dérivées ne
contiennent pas le générateur.
26. a. Le calibre 20 mA n’est pas adapté I1
(trop faible).
L1 I2 I3
b. A : I = 0,10 A ;
M B : I = 103 mA ;
L2 L3
b. On peut écrire 6 combinaisons : C : I = 103,1 mA.
ABCD ; ABDC ; ACBD ; ACDB ; ADBC ; c. Le calibre 200 mA est le plus précis
ADCB. (immédiatement supérieur à la valeur
mesurée). c. I = 280 mA ; I2 = I3 = 140 mA.
23. a. Oui.
b. Loi sur l’intensité dans un circuit série. 27. a. Il s’agit d’un circuit comportant une 31. a. A COM
dérivation. A
24. a. 1 kA = 1 000 A ; b. On peut utiliser la loi de l’intensité dans
1 mA = 0,001 A. un circuit comportant une dérivation. K1 K
b. 180 mA = 0,180 A ; c. I = I1 + I2, d’où I2 = I – I1 ;
COM A
30 kA = 30 000 A ; A1
I2 = 0,3 – 0,1 = 0,2 A. K2
0,008 7 kA = 8,7 A ; COM A
910 mA = 0,910 A ; 28. a. Œrsted était un physicien et chimiste A2
0,12 mA = 0,000 12 A ; 600 A. danois, Ampère un physicien et mathémati-
c. 0,000 12 A (calculatrice) < 0,180 A cien français. b. Si seul K1 est ouvert, A et A2 indiquent
(lampe de poche) < 0,910 A (téléviseur b. Le rapporteur sert à mesurer l’angle de 300 mA et A1 indique 0 mA.
LCD) < 8,7 A (sèche-cheveux) < 600 A déviation de l’aiguille. c. Tous les ampèremètres indiquent 0 mA
moteur de TGV < 30 000 A (foudre). c. Il faut graduer le rapporteur en ampère. si seul K est fermé.

22 •••
La physique au quotidien
Un défi. Vérifier l’exactitude d’un appareil Objectif B2i. Les nanomatériaux
Puisque les appareils sont branchés en série, ils sont par- a. Les nanomatériaux sont constitués de particules à l’échelle
courus par le même courant. Les valeurs affichées sont nanométrique.
101,5 mA, 101,2 mA, 101,0 mA, 101,3 mA, 301,6 mA. b. L’intensité du courant.
Quatre valeurs sont proches. Le cinquième appareil affiche c. Les indices relevés, on attend que l’élève trouve que le
une valeur aberrante, il est donc défectueux. microscope à effet tunnel permet de faire une cartographie de
Remarques : la surface d’un matériau, atome par atome. Pour cela, une ten-
Ce document permet de faire travailler le thème de conver- sion d’environ 1 V est appliquée entre la surface à étudier et la
gence : « importance du mode de pensée statistique ». Le pro- pointe du microscope. Une pointe piézoélectrique se déplace à
fesseur dispose d’un document qui permet de montrer que la surface du matériau et crée un courant qui varie. Enfin, que
faire des mesures est une question de précision. la variation de courant mesurée est traitée par un logiciel pour
On trouvera des indications complémentaires et des points de donner la cartographie de la surface du matériau.
repères dans le rapport publié par l’Inspection Générale. Ce Remarque :
rapport est consultable et téléchargeable sur le site : http://
Un livret téléchargeable à à l’adresse Internet suivante per-
spcfa.ac-creteil.fr/spip.php?article296
met un complément de documentation utile : www.cea.fr/
content/download/4962/32024/.../cea_micro.pdf
Santé. Un objet pour sauver des vies
a. Le cœur met en mouvement le sang (définition la plus
Histoire des sciences. La mythologie source
proche de celle donnée dans le programme de SVT de 5e : le
d’inspiration
cœur y est défini comme « un muscle creux fonctionnant de
façon rythmique »). a. La mythologie grecque.
b. 30 mA. b. Un schéma où l’on voit nettement le cadre entouré de fils
c. La fibrillation se produit lorsque les fibres du muscle car- de cuivre et l’aiguille aimantée à l’intérieur du cadre.
diaque se contractent de façon désordonnée. c. L’ampèremètre.
d. DEA signifie défibrillateur entièrement automatique. Remarque :
Remarque : Le site Internet suivant propose un parcours pédagogique qui
Il faut, sur ce sujet, être très vigilant dans la documentation. permet de comprendre l’histoire de la mesure du courant.
Les sigles ne signifient pas la même chose dans les différents Il contient une vidéo qui présente le multiplicateur : www.
pays. Consulter le site de la Croix rouge indiqué dans le livre ampere.cnrs.fr/parcourspedagogique/zoom/courant/inven-
de l’élève. tions/index.php

Chapitre 5 • L’intensité du courant électrique 23


6
>> Livre de l’élève p. 98

La tension électrique

Extraits du programme/Correspondance avec le manuel


Connaissances Capacités Activités
INTENSITÉ ET TENSION, DEUX GRANDEURS ÉLECTRIQUES ISSUES DE LA MESURE : quelles grandeurs électriques
peut-on mesurer dans un circuit ?
La tension électrique aux bornes d’un Questionner, identifier un problème, Activité 1 p. 100.
dipôle se mesure avec un voltmètre formuler une hypothèse. Comment mesurer une tension électrique ?
branché en dérivation à ses bornes.
Confronter le résultat au résultat attendu.
Unité de tension : le volt.
Mettre en œuvre un protocole
Symbole normalisé du voltmètre. expérimental.
Notion de branche et de nœud. Mesurer (lire une mesure, estimer la
précision d’une mesure, optimiser les
Une tension peut exister entre deux points conditions de mesure).
d’une portion de circuit non parcourue par
un courant.
Certains dipôles (fil, interrupteur fermé)
peuvent être parcourus par un courant
sans tension notable entre leurs bornes.

La tension est la même aux bornes de Extraire d’un document (papier ou Activité 2 p. 101.
deux dipôles en dérivation. numérique) les informations relatives aux Quelle est la loi de la tension pour deux
combustions. dipôles branchés en dérivation ?
Loi d’additivité des tensions dans un
circuit série. Activité 3 p. 102.
Quelle est la loi de la tension dans un
circuit série ?

La tension aux bornes de chaque dipôle Questionner, identifier un problème, Activité 4 p. 103.
d’un circuit série est indépendante de formuler une hypothèse. Les tensions aux bornes des dipôles d’un
l’ordre des dipôles. circuit série dépendent-elles de l’ordre de
Confronter le résultat au résultat attendu. ces dipôles ?
Mesurer (lire une mesure, estimer la
précision d’une mesure, optimiser les
conditions de mesure).
Mettre en œuvre un raisonnement.

Choix pédagogiques
Ce chapitre a pour objet d’introduire certaines lois du cou- L’activité 1 donne la méthode pour mesurer une tension,
rant continu à partir de mesures de tensions réalisées par méthode qui sera mise à profit pour découvrir les lois de la
les élèves. Pour les lois de la tension, nous utilisons une tension : unicité, additivité et influence de l’ordre des dipôles
« résistance » et une lampe branchées soit en série, soit en dans un circuit série. De plus, on amène l’élève à distinguer
dérivation. Avec deux lampes identiques, les tensions sont la tension électrique de l’intensité du courant, deux gran-
les mêmes pour chaque lampe : ce cas serait trop particu- deurs que l’on peut opposer dans certains cas : quand U est
lier. Avec deux lampes différentes, nous anticiperions sur nulle et I non nulle (interrupteur fermé), quand I est nulle et
la notion d’adaptation traitée au chapitre suivant. U non nulle (interrupteur ouvert, pile en circuit ouvert).

24 •••
Quelques conseils pratiques
Activité 1 • Si le nombre de multimètres est insuffisant dans la classe,
• Matériel : 1 pile plate 4,5 V ; 2 pinces crocodiles ; 1 interrupteur l’expérience peut se faire avec un seul multimètre à déplacer
à levier ; 1 lampe 3,5 V-0,3 A ; 1 multimètre ; 5 fils de connexion. trois fois, mais le circuit est alors « perturbé » et les lois de la
• L’interrupteur à levier est d’une grande pertinence pour distin- tension peuvent être difficiles à montrer, surtout si les calibres
guer le circuit ouvert du circuit fermé. utilisés sont les plus précis.

Vidéo Pierron Éducation : Vidéo Pierron Éducation :


• Mesure d’une tension. • Lois sur la tension.
• Mesure d’une tension et d’une intensité. Activité 4
Activité 2 & 3 • Matériel : le même que pour l’activité 2, mais avec un seul
• Matériel : 1 générateur réglé sur 6 V ; 1 lampe 6 V-100 mA sur multimètre.
support ; 1 « résistance » 39 Ω-2 W sur support ; 3 multimètres ; Vidéo Pierron Éducation :
8 fils de connexion. • Changement d’ordre des éléments.

Corrigés des exercices


9. La tension électrique aux bornes d’un b. Le voltmètre mesure la tension UM aux 18. a. et b.
dipôle se mesure avec un voltmètre branché bornes du moteur, donc UM = 3,57 V.
en série. Son unité est le volt de symbole V La tension est la même aux bornes de
1,5 V 2,5 V
deux dipôles branchés en dérivation, donc
10. a. et b. V2 V1
la tension UR aux bornes de la « résis-
tance » est la même que celle aux bornes
du moteur : UR = UM = 3,57 V.
15. a. et b.
V
V 3,5 V 4,0 V
V COM
V1
11. a. Calibre 200 V. 19. a. Faux.
b. Calibre 20 V le plus adapté. b. Vrai.
c. Calibre 2 V interdit. c. Faux.
12. 20. a. Il s’agit d’un circuit série.
b. L’éclat reste le même.
c. La tension aux bornes de chaque dipôle
V2 d’un circuit série est indépendante de
3,5 V l’ordre des dipôles, donc la tension reste
V la même : l’éclat reste le même.
COM V
16.
COM V 21. 1. Dérivation.
V 2. Tension.
V 4. Volt.
COM V 5. Voltmètre.
6. Série.
13. Les tensions aux bornes de deux
dipôles en dérivation sont égales. 22. a. Non.
b. Oui : chaque crayon constitue une
14. a. M
borne de ce dipôle.
c. La tension aux bornes du dipôle est
V égale à la tension aux bornes de la pile.
V COM
COM V V d. Lorsque la tension de la pile augmente,
le dégagement gazeux augmente.
M 17. La tension aux bornes d’un ensemble
de dipôles en série est égale à la somme 23. a. Origine grecque : « kilo », « hecto »,
V des tensions aux bornes de chacun des « déca ».
COM V dipôles. Origine latine : « déci », « centi », « milli ».

Chapitre 6 • La tension électrique 25


b. Mégalithe : du grec megas, grand, et 26. a. Valeur la plus précise : 1,539 V. c. Il peut faire tourner deux locomotives
lithos, pierre. b. Valeur la moins précise : 1,5 V. en même temps sans que leur vitesse
Le préfixe « méga » signifie « grand » ou c. Différence entre ces deux valeurs : diminue.
« un million de ». 1,539 – 1,5 = 0,039 V. d.
c. 1 MV = 1 000 000 V. d. Pourcentage :
d. 100 MV = 100 000 000 V ; 200 kV = p = (0,039 / 1,539) x 100 ≈ 2,5 %.
200 000 V ; 1 600 mV = 1,6 V ; 70 mV =
27. a. Réseau de transport et réseau de M
0,070 V.
distribution.
24. a. b. Tension la plus élevée: 400 000 V.
c. 400000 V = 400 kV. M
d. Cette valeur correspond à une ligne
Très Haute tension (THT). Ces lignes per- 29. a. 1,5 V + 1,5 V = 3 V.
M
mettent de limiter les pertes d’énergie. b. 3 V.
f.
Types de Très Basse
30. a. 6,0 V, puisque deux dipôles bran-
Haute Moyenne
lignes Haute
Tension Tension
Tension chés en dérivation possèdent la même
Tension
M tension à leurs bornes.
Abrévia-
THT HT MT BT
tion b. 6,0 V, pour la même raison.
b. La tension est la même dans les deux Tensions c. 6,0 V, la tension aux bornes du généra-
cas, car la tension aux bornes des dipôles corres- 400 000 V 90 000 V 400 V
20 000 V teur restant la même.
pon- 225 000 V 63 000 V 230 V
d’un circuit série est indépendante de dantes
l’ordre des dipôles. 31. a. L1 et L2 sont branchées en série.
c. Eliot a raison, car si la tension aux 28. a. b. En dérivation.
bornes du moteur reste la même, sa c.
vitesse de rotation reste la même.
25. a.
M M M L3
État de Intensité du Tension aux
l’interrupteur courant dans bornes de
le circuit l’interrupteur
(en A) (en V) M
A Ouvert 0 6,0
B Fermé 0,15 0 b. Dans le deuxième montage, car la
L1 L2
b. Oui, situation A. tension est la même aux bornes de deux
c. Oui, interrupteur dans la situation B. dipôles branchés en dérivation. d. U3 = U1 + U2 donc U3 = 6 + 3 = 9 V.

26 •••
La physique au quotidien
Un objet. L’écran tactile b. Il ne faut pas placer le fil entre D et E, parce qu’on réalise-
a. Beaucoup d’appareils sont aujourd’hui équipés d’écrans rait alors un court-circuit.
tactiles : les GPS, les lecteurs MP3, smartphone, consoles de Correction des questions :
jeux, etc. • Circuit en série : UAB = 1,7 V ; UAC = 2,7 V.
b. Lorsque l’utilisateur touche l’écran, il crée un contact entre Circuit en dérivation : UAC = 4,4 V ; UAB + UBC = UAC.
les deux couches conductrices. Dans ce circuit en série, la tension mesurée aux bornes de la
c. Deux mesures de tensions, l’une par rapport à un axe hori- pile est égale à la somme de la tension mesurée aux bornes
zontal, l’autre par un axe vertical. Cela permet de calculer les de la lampe et à celle mesurée aux bornes de la résistance.
coordonnées du point de contact. • Circuit en dérivation : UAB = 4,1 V ; UAB = 4,1 V.
Remarque : Circuit en dérivation : UPN = 4,1 V.
Sur le site suivant, on peut consulter une image qui illustre Le circuit comporte une dérivation : la tension mesurée aux
cet aspect et permet de mieux visualiser : www.presence-pc. bornes de la lampe est égale à celle mesurée aux bornes de
com/image/How-AccuTouch-five-wire-resistive-touch-tech- la résistance ou à celle mesurée aux bornes de la pile.
nology-works-Elo-TouchSystems-Tyco-Electronics,0101-
157001-4565-0-0-0-jpg-.html Une technique. La « pêche électrique »
a. Les activités humaines peuvent perturber la reproduction
Défi. Question d’incertitude sexuée des êtres vivants. L’emploi de produits chimiques
a. Non, c’est impossible : une mesure est toujours accompa- peut perturber la reproduction sexuée des êtres vivants ; c’est
gnée d’erreurs. aussi le cas des aménagements irréfléchis.
b. Les erreurs peuvent provenir du manipulateur ou de l’appa- b. La tension est comprise entre 200 et 1 000 V.
reil de mesure. c. Les valeurs des tensions et celles des intensités sont au-
c. La vraie valeur de la tension se situe entre 4,2 V et 5,2 V : dessus des valeurs représentant des seuils de danger.
4,2 V < vraie valeur < 5,2 V. Remarques :
d. Le voltmètre n’est pas endommagé, la valeur de la tension Voici un extrait du programme de SVT de 4e :
est mesurée à vide, ce qui explique qu’elle puisse être supé-
« La reproduction sexuée permet aux espèces de se maintenir
rieure à 4,5 V.
dans un milieu.
Remarque : Les conditions du milieu influent sur la reproduction sexuée
On trouve des indications complémentaires et des points et donc sur le devenir d’une espèce. »
de repères dans le rapport publié par l’Inspection Générale. Les herbicides et les insecticides détruisent certaines
Ce rapport est consultable et téléchargeable sur le site : plantes ou certains insectes. Dans la reproduction sexuée
http://spcfa.ac-creteil.fr/spip.php?article296 des poissons, les plantes servent souvent d’appui aux œufs
des poissons. Le brochet, par exemple, pond ses œufs dans
Objectif B2i. Un simulateur pour mesurer des tensions une prairie inondée : les œufs et les alevins sont collés aux
a. Les simulateurs permettent d’étudier un phénomène sans végétaux immergés. Faire disparaître ces végétaux, c’est
danger. Ils peuvent ainsi permettre un entraînement. supprimer un maillon de la chaîne.

Chapitre 6 • La tension électrique 27


7
>> Livre de l’élève p. 114

L’adaptation

Extraits du programme/Correspondance avec le manuel


Connaissances Capacités Activités
INTENSITÉ ET TENSION, DEUX GRANDEURS ÉLECTRIQUES ISSUES DE LA MESURE : quelles grandeurs électriques
peut-on mesurer dans un circuit ?
Pour fonctionner normalement une lampe, Observer, recenser des informations : Activité 1 p. 116.
un moteur, doit avoir à ses bornes une valeurs nominales. À quoi correspondent les valeurs de tension
tension proche de sa tension nominale. et d’intensité inscrites sur un dipôle ?
Mettre en œuvre un raisonnement, une Activité 2 p. 117.
Surtension et sous-tension. méthode, un protocole expérimental pour Comment choisir une lampe adaptée à un
choisir une lampe adaptée au générateur. générateur donné ?
Activité 3 p. 118.
Dans quel cas un appareil électrique est-il
en sous-tension ?
Activité 4 p. 119.
Dans quel cas un appareil électrique est-il
en surtension ?

Choix pédagogiques
Ce chapitre traite de l’adaptation, de la sous-tension et de La lampe est un élément électrique très intéressant, car
la surtension. Dans les activités proposées, nous introdui- ses valeurs nominales sont indiquées sur le culot par le
sons d’abord (activité 1) les notions d’intensité et de ten- constructeur. De plus, l’éclat de la lampe permet de se
sion nominale. Puis les élèves doivent choisir une lampe faire une idée de son adaptation dans un circuit.
adaptée à un générateur (activité 2) parmi trois lampes, Il nous a paru important de lier tension et intensité : si la
où deux lampes sur trois peuvent convenir, car elles ont tension aux bornes d’un dipôle est supérieure à sa tension
la même tension nominale, mais des intensités nominales nominale, alors l’intensité du courant dans ce dipôle est
différentes. supérieure à son intensité nominale.
Les activités 3 et 4 introduisent alors les notions de sous- Enfin, ce chapitre est l’occasion de réinvestir les lois de
tension et de surtension. l’intensité et de la tension vues sous l’angle de l’adaptation.

Quelques conseils pratiques


Activités 2, 3 et 4
• Matériel : 1 générateur réglable (3-4,5-6-7,5-9-12) V ; 1 lot de • Ces activités peuvent être prolongées en effectuant des
3 lampes (3,5 V-0,3 A ; 6 V-0,3 A ; 6 V-100 mA) ; 1 fil rouge de mesures de tension et d’intensité.
connexion ; 1 fil noir de connexion.

28 •••
Corrigés des exercices
9. On appelle tension nominale la tension 22. a. 6 V (tension délivrée par le généra- c. La sublimation est le passage de l’état
qu’il faut appliquer aux bornes d’un teur) ; 150 mA (intensité mesurée). solide à l’état gazeux.
appareil électrique pour qu’il fonctionne b. d. Un filament en surtension se vaporise
correctement. plus vite et « grille » rapidement.
10. La tension nominale est indiquée par 30. a. Non, les piles sont adaptées.
le constructeur : 8,4 V. b. La tension aux bornes de la pile de la
V COM fille est inférieure à la tension nominale
11. a. Tension nominale : 12 V. V
du moteur.
b. Le générateur doit délivrer une ten-
c. L’intensité du courant dans la lampe c. On peut le vérifier en mesurant avec un
sion proche de la tension nominale de la
lampe, soit 12 V. est inférieure à la valeur de son intensité voltmètre.
nominale, donc elle brille faiblement. 31. a. Valeur de l’intensité nominale :
12. La tension nominale d’une lampe est d. La tension aux bornes de la lampe cor-
inscrite sur son culot : elle correspond à 150 mA.
respond à une sous-tension.
la valeur de la tension qui doit être appli- b. Écart le plus important entre l’intensité
23. a. Non, car elle brille très faiblement. mesurée et la valeur nominale : 3 mA.
quée à ses bornes pour qu’elle fonctionne
b. Les valeurs nominales sont inscrites c. Pourcentage de cet écart par rapport à
normalement.
sur le culot. la valeur nominale :
13. À toi de rédiger p = (3 / 150) x 100 = 2 %.
24. a. Lampe (6 V – 100 mA) : montage A.
a. L1 : 12 V ; L2 : 6 V. d. Valeur moyenne de l’intensité mesurée :
Lampe (3 V – 100 mA) : montage B.
b. L1 brille normalement, car la tension v = (148 + 151 + 153 + 149
b. D’après la loi de la tension dans un
à ses bornes est égale à la valeur de sa + 150 +152) / 6 = 150,5.
circuit comportant une dérivation, la ten-
tension nominale. L2 brille plus fortement e. Écart entre la valeur moyenne et la
sion aux bornes des lampes est la même
que la normale car la tension à ses bornes qu’aux bornes du générateur. valeur nominale : e = 0,5.
est supérieure à sa tension nominale. f. Pourcentage de cet écart par rapport à
25. a. Tension nominale : 3,6 V.
14. la valeur nominale :
Intensité nominale : 300 A.
Pile de 1,5 V • • Lampe (12 V ; 100 mA)
b. Éclat faible : sous-tension. p = (0,5 / 150) x 100 = 0,66 %.
Pile de 4,5 V • • Lampe (1,2 V ; 220 mA)
Éclat fort : surtension. 32. a. 6V
Pile de 12 V • • Lampe (3,5 V ; 300 mA)
c. La lampe risque de griller en cas de
15 a et b. La tension à ses bornes doit surtension.
6 V - 50 mA
être égale à sa tension nominale, soit 6 V. 26. a. Plus on ajoute de piles, plus l’éclat
c. 100 mA. augmente.
16. (4,5 V ; 300 mA), car c’est la valeur b. La tension aux bornes augmente. 6 V - 300 mA
nominale la plus proche de 4,5 V. c. Les tensions des piles s’ajoutent.
d. et e. Dépend de la lampe choisie.
17. Sou / taon / scions : je suis une b. D’après la loi de la tension dans un cir-
« sous-tension ». 27. cuit en dérivation, la tension aux bornes
Lampe (A) • • (3 V ; 0,2 mA)
18. La tension appliquée est inférieure Lampe (B) • • (6 V ; 50 mA) de chaque lampe est égale à la tension
à la tension nominale de la lampe, donc Lampe (C) • • (9 V ; 0,3 mA) aux bornes du générateur, soit 6 V.
celle-ci est en sous-tension : elle brille c. Les lampes fonctionnent normalement.
28. a. Ni l’un, ni l’autre, car la lampe L1
plus faiblement que la normale. L’intensité qui les traverse est égale à
est allumée ; or il s’agit d’un circuit série.
leur intensité nominale.
19. Lorsque la tension aux bornes d’une Si L2 était grillée ou dévissée, L1 ne brille-
Intensité du courant dans L1 : 50 mA.
lampe dépasse la valeur de la tension rait pas.
Intensité du courant dans L2 : 300 mA.
nominale, la lampe brille plus fortement b. D’après la loi de l’intensité dans un
d. Intensité du courant délivrée par le
que la normale : on dit qu’elle est en sur- circuit série, l’intensité dans les deux
lampes est la même. générateur (loi de l’intensité dans un
tension.
c. L’intensité nominale de la lampe L2 est circuit comportant une dérivation) :
20. a. La lampe B est en surtension. supérieure à 50 mA, car avec cette inten- I = 50 + 300 = 350 mA.
b. Son éclat est très intense. sité, elle ne brille pas. 33. a. Lorsqu’elle ne fournit aucun cou-
c. Elle risque de « griller ».
29. a. Le filament d’une lampe à incan- rant, la tension aux bornes de la pile vaut
21. 1. Sous-tension. descence classique est constitué de 4,5 V.
2. Adapté. tungstène. b. Lorsqu’elle fournit un courant de 0,3 A,
3. Surtension. b. La température de fusion du tungstène la tension aux bornes de la pile vaut 3,5 V.
4. Nominale. est 3 430 °C. c. Oui, la lampe est adaptée.

Chapitre 7 • L’adaptation 29
La physique au quotidien
Histoire des techniques. L’éclairage électrique Remarques :
public On trouvera des indications complémentaires et des points de
a. Caractéristiques du système de Brush : les lampes sont repères pour travailler la thématique de façon interdiscipli-
montées en série, la tension peut être très élevée (elle pouvait naire sur le site : www.raoul-dufy.com
atteindre 3 000 V). Si le professeur souhaite faire travailler sur un document
Inconvénients : le danger représenté par la haute tension ; d’époque, il peut en trouver un exploitable avec les élèves sur
toutes les lampes fonctionnent en même temps. le site : http://cnum.cnam.fr/CGI/gpage.cgi?p1=369&p3=4KY
b. Caractéristiques du système d’Édison : les lampes sont 28.132%2F100%2F569%2F0%2F0
montées en dérivation, la tension plus petite 110 à 125 V.
c. Le système d’Édison s’est généralisé. Objectif B2i. La bonne prise ?
Remarques : Pays visité Valeur de la tension Type d’adaptateur
Afrique du Sud 220V-250 V
Ce document permet de combattre une idée reçue : seul le
montage en dérivation est possible pour l’éclairage domes- Australie 240 V

tique. Au XIXe siècle, différentes solutions techniques ont Japon 100 V


coexisté. Les premières lampes vraiment efficaces étaient Hong-Kong 200 V
des lampes à arc. Ces lampes fournissaient une source Égypte 220 V
d’éclairage puissant. Cet éclairage pouvait être utilisé avec Italie 220 V-230 V
efficacité (travaux de nuit, éclairage des phares, chantiers Irlande 220 V
de travaux publics, etc.), mais il nécessitait de hautes ten-
sions. Lorsque sont apparues les lampes à filament (comme Au japon, le réveil ne fonctionnera pas.
celle de Swan, par exemple), la technologie ayant changée, À Hong-Hong, il peut fonctionner moins bien.
il a fallu trouver un système qui permettait de concilier les
deux contraintes : on disposait de générateurs produisant une Métier. Technicien en lignes haute tension
haute tension et on avait des lampes avec une tension nomi- a. Il faut faire preuve de prudence, savoir travailler en équipe.
nale plus faible. Il faut aussi être sportif, savoir communiquer, avoir de bonnes
Pour en savoir plus, on peut consulter l’ouvrage de M. Dau- capacités d’adaptation et bien connaître les dangers du cou-
mas, Histoire générale des techniques, Tome 4 : « Les tech- rant électrique.
niques de la civilisation industrielle, énergie et matériaux », b. Il est appelé « lignard », car il intervient sur les lignes sans
PUF, coll. « Quadrige », 1996, p. 436-439, ainsi que Tome 3 : couper le courant.
p. 313 et p. 420. c. Un pylône peut être très haut (plus de 100 m, parfois plus
de 300 m).
Histoire des arts. L’électricité source d’inspiration Remarques :
a. Raoul Dufy a peint la Fée électricité pour décorer le pavillon Ce document peut servir d’amorce pour une approche inter-
de l’électricité de l’Exposition internationale de Paris, en disciplinaire, avec un travail possible pour aider à construire
1937. le parcours d’orientation de l’élève, afin d’associer d’une
b. L’intensité du courant électrique est associée au nom manière originale arts plastiques et physique-chimie. Voir le
d’Ampère, la tension à celui de Volta. site :
c. Cette œuvre est aujourd’hui visible au Musée d’Art www.audeladeslignes.com/electric-art-pylones-oeuvres-
moderne de Paris. art-4938

30 •••
8
>> Livre de l’élève p. 130

La résistance électrique

Extraits du programme/Correspondance avec le manuel


Connaissances Capacités Activités
LA « RÉSISTANCE » : quelle est l’influence d’une « résistance » dans un circuit électrique série ?
Pour un générateur donné, dans un circuit Formuler des hypothèses, proposer et Activité 1 p. 132.
électrique en série : mettre en œuvre un protocole concernant Quelle est la résistance électrique d’une
– l’intensité du courant électrique dépend l’influence de la résistance électrique « résistance » ?
de la valeur de la « résistance » ; sur la valeur de l’intensité du courant
électrique. Activité 2 p. 133.
– plus la « résistance » est grande, plus Quelle est l’influence d’une « résistance »
l’intensité du courant électrique est petite. Suivre un protocole donné (utiliser un dans un circuit électrique série ?
multimètre en ohmmètre).
L’ohm (Ω) est l’unité de résistance
électrique du SI. Mesurer (lire une mesure, estimer la
précision d’une mesure, optimiser les
conditions de mesure).

LA LOI D’OHM : comment varie l’intensité du courant électrique dans une « résistance » quand on augmente la ten-
sion électrique à ses bornes ?
Énoncé de la loi d’Ohm et relation la Proposer ou suivre un protocole donné Activité 3 p. 134.
traduisant en précisant les unités. pour aborder la loi d’Ohm. Quelle est la relation entre la tension,
l’intensité et la résistance électrique pour
Une « résistance » satisfait à la loi d’Ohm ; Mesurer (lire une mesure, estimer la une « résistance » ?
elle est caractérisée par une grandeur précision d’une mesure, optimiser les
appelée résistance électrique. conditions de mesure).
Proposer une représentation adaptée
pour montrer la proportionnalité de U
et de I (tableau, caractéristique d’une
« résistance »…).
Exprimer la loi d’Ohm par une phrase
correcte.
Traduire la loi d’Ohm par une relation
mathématique.
Calculer, utiliser une formule.

Le générateur fournit de l’énergie à la Extraire d’un document les informations Activité 4 p. 135.
« résistance » qui la transfère à l’extérieur montrant les applications au quotidien de Comment protéger un circuit électrique
sous forme de chaleur (transfert ce transfert énergétique. d’un risque d’échauffement ?
thermique).
Sécurité : risque d’échauffement d’un
circuit ; coupe-circuit.

Chapitre 8 • La résistance électrique 31


Choix pédagogiques
Ce chapitre a pour objet d’introduire la loi d’Ohm à partir du observant l’éclat de la lampe diminuer. On le rappelle éga-
dipôle « résistance », sans oublier son importance dans le lement dans cette activité. De plus, cela peut faire l’objet
domaine énergétique. C’est une illustration de la modélisa- d’un retour au chapitre précédent traitant de l’adaptation.
tion d’un comportement physique par une relation mathé- L’activité 3 a pour objet d’introduire la loi d’Ohm. Une
matique, la relation de proportionnalité. Il faut garder à l’es- série de mesures consignées dans un tableau permet de
prit que la « résistance », au sens usuel du laboratoire ou vérifier la proportionnalité entre la tension et l’intensité
du marchand de composants électroniques, est un objet, pour une « résistance ». Le coefficient de proportionnalité
caractérisé par une grandeur. Pour éviter le plus possible la est la valeur de la résistance électrique, d’où la loi d’Ohm :
confusion, nous appelons l’objet : « résistance ». U = R × I. Cette proportionnalité est également vérifiée
graphiquement : la caractéristique est une droite qui passe
L’activité 1 montre la méthode pour mesurer une résis-
par l’origine du repère.
tance électrique à l’aide de l’ohmmètre.
L’activité 4 est documentaire et introduit l’effet Joule,
L’activité 2 montre que si on remplace une « résistance » inévitable car les conducteurs usuels présentent tous de
placée en série avec une lampe par une autre de résis- la résistance électrique. Cet effet, lié à un transfert d’éner-
tance électrique plus grande, alors l’intensité du courant gie, est utile dans le cas des appareils de chauffage, mais
mesurée dans le circuit est plus petite. Cette observation a devient problématique dans les circuits électriques en cas
déjà été faite en classe de 5e, mais de façon qualitative en de surintensité. Le coupe-circuit est alors présenté.

Quelques conseils pratiques


Activité 1
Vidéos Pierron Éducation :
• Matériel : 1 multimètre ; 1 « résistance » 120 Ω-2 W ; 2 fils de
• Introduction d’une résistance dans un circuit électrique.
connexion.
• Intensité dans des résistances différentes soumises à une
Vidéos Pierron Éducation : même tension.
• Mesure de la valeur d’une résistance.
• Résistance de fils de matériaux différents mais de même • Matériel : générateur réglable 3 V, 4,5 V, 6 V, 7,5 V, 9 V, 12 V ;
géométrie. 1 « résistance » 120 Ω-2 W ; 2 multimètres ; 3 fils rouges de
Activité 2 connexion ; 2 fils noirs de connexion.
• Matériel : 1 générateur réglable : 3 V, 4,5 V, 6 V, 7,5 V, 9 V, • La valeur de la résistance électrique doit être assez petite afin
12 V ; 1 lampe 6 V-0,1 A ; 1 « résistance » 33 Ω-2 W ; 1 « résis- de délivrer des intensités (en ampères) suffisantes pour faciliter
tance » 68 Ω-2 W ; 2 fils rouge de connexion ; 2 fils noirs de la représentation graphique.
connexion ; 1 multimètre. • Il faut veiller à ce que la puissance limite de la « résistance »
• Les valeurs des résistances électriques ont été choisies en soit suffisante pour supporter les tensions que l’on veut lui
fonction de la caractéristique de la lampe, afin d’obtenir des imposer.
éclats sensiblement différents, mais toujours observables Vidéos Pierron Éducation :
lorsque la lampe est associée à une résistance électrique de • Caractéristique intensité-tension d’une résistance.
33 Ω ou de 68 Ω. La puissance des résistances a été choisie • Caractéristique d’un dipôle à l’ordinateur.
pour supporter l’intensité du courant dans la lampe. • Mesure de la pente de la caractéristique d’une résistance.

32 •••
Corrigés des exercices
9. La résistance électrique se mesure 17. a. U = R x I ; I = U / R ; R = U / I. 28. Clémentine a raison, car dans le cas
avec un ohmmètre branché en dérivation b. I = U / R ; I = 5,5 / 220 = 0,025 A. du dipôle 1, la tension à ses bornes est
aux bornes de la « résistance ». Celle-ci c. U = R x I ; U = 300 x 0,015 = 4,5 V. proportionnelle à l’intensité du courant
doit être déconnectée du circuit. L’unité qui le traverse ; ce qui n’est pas le cas du
18. b. L’intensité du courant est 0,06 A.
de la résistance électrique est l’ohm, de dipôle 2.
symbole Ω. 19. Gazinière ; four à micro-ondes sans
29. a.
fonction grill ; aspirateur.
10. Schéma C. (A et B : mauvaises U (en
0 0,20 0,38 0,60 0,82 1,00
20. Énergie thermique (NRJ ; Terre ; mi ; V)
connexions.) I (en
queue). 0 10 20 30 40 50
mA)
11. a. Calibres possibles : 200 Ω / 2 kΩ
21. a. La pile fournit l’énergie au circuit. b. Les points sont alignés avec l’origine
(2 000 Ω) / 20 kΩ (20 000 Ω) / 200 kΩ
b. Énergie thermique et énergie lumi- du repère.
(200 000 Ω) / 2 MΩ (2 000 000 Ω) / neuse.
20 MΩ (20 000 000 Ω). c. R = U / I ; R = 1 / 0,050 = 20 Ω.
b. R = 0,221 kΩ. 22. 1. Ohmmètre. d.
c. Oui, car c’est le calibre immédiatement 2. Caractéristique.
3. Surintensité. A
supérieur à la valeur mesurée.
4. Ohm. A
12. Dans un circuit en série comportant 5. Résistance.
COM
une « résistance », quand on remplace ce
23. a. Du latin fundere, « fondre ».
dipôle par un autre de résistance élec-
b. C’est l’échauffement d’un fil parcouru
trique plus élevée, l’intensité du courant
par un courant électrique.
diminue.
c. Non, car sa tension nominale vaut 3,5 V. V
COM V
13. À toi de rédiger d. Le rôle du fusible est de protéger la
José doit remplacer la « résistance » par lampe d’une surtension. 30. a. Pour savoir si le dipôle est bien une
une autre de résistance électrique plus 24. a. Le nom de cette unité vient du nom « résistance », on peut tracer sa caracté-
faible, de façon à ce que l’intensité du du physicien allemand Georg Simon Ohm. ristique.
courant dans la lampe soit plus élevée. b. C’est la lettre de l’alphabet grec b. Pour déterminer la valeur de sa résis-
« oméga » (majuscule). tance électrique, on peut utiliser la loi
14. Dans le circuit B, la valeur de la résis-
c. Pour éviter la confusion avec le « zéro ». d’Ohm ou un ohmmètre.
tance électrique est la plus élevée, car
l’éclat de la lampe est plus faible, donc 25. a. Du latin gigas, géant, le préfixe 31. a. Cartouches-fusibles ou disjonc-
l’intensité qui la traverse également. « giga », signifiant milliard. teurs selon les cas.
b. 1 GΩ = 1 000 000 000 Ω. b. Calibre 10 A pour les lampes.
15. tension / proportionnelle / intensité / c. 0,02 MΩ = 20 kΩ ; 2 300 Ω = 2,3 kΩ ; c. Calibre 32 A pour le four et/ou les
alignés / origine. 0,00034 kΩ = 0,34 Ω ; plaques de cuisson.
16. a. 2 500 000 kΩ = 2,5 GΩ.
32. a. Après quelques minutes, la tempé-
U (en V) 26. a. « µm » signifie micromètre, le mil- rature atteint 37,7 °C.
5
lionième de mètre. b. L’énergie électrique est transférée à
4
b. 100 / 0,032 = 3 125 ; un cheveu est l’extérieur sous forme énergie thermique.
3
3 125 fois plus épais qu’un « fil » de circuit
2 33. a. On utilise l’énergie solaire (énergie
imprimé.
1
lumineuse).
I (en mA)
c. Faible.
b. Oui, cette énergie est renouvelable.
d. Pour refroidir les circuits.
10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 c. Les transferts ont lieu au niveau du
27. A : orange (3), blanc (9), noir (0), donc panneau solaire sur le toit et au niveau du
b. Il s’agit d’une « résistance », car les R = 39 Ω. ballon.
points de la caractéristique sont alignés B : marron (1), noir (0), rouge (2), donc d. Il faut rajouter une « résistance » dans
avec l’origine du repère. R = 1 000 Ω. le ballon.

Chapitre 8 • La résisitance électrique 33


La physique au quotidien
Sécurité. Incendie au Château ! Remarque :
a. C’est un convecteur qui a déclenché l’incendie, la cause Il convient d’être vigilant sur la différence entre conductivité
probable étant un court-circuit. et résistivité.
b. Dans ce type d’appareil de chauffage, l’air ambiant entre
par le bas de l’appareil, se réchauffe au contact d’une résis- Un défi. Un tiroir bien protégé !
tance électrique, puis ressort par une grille frontale métal- Puisque la photorésistance peut se comporter comme un
lique. La résistance est un simple fil métallique. Elle chauffe interrupteur ouvert ou fermé en fonction de l’éclairage, elle
et peut atteindre une très haute température. Ce fil n’est pas
peut être utilisée pour remplacer un interrupteur dans le cas
protégé, il y a donc de très gros risques d’incendie.
où l’on veut obtenir des résultats différents en fonction de
c. Parce qu’il existe des règles concernant les installations
l’éclairage.
(électricité, architecture…) dans certains sites historiques.
Lorsque la photorésistance est dans le tiroir fermée, elle ne
Remarque :
reçoit pas de lumière, sa résistance est très grande et elle se
Un travail qui permettrait une amorce du travail de 3e et dans
comporte comme un interrupteur ouvert : le système sonore
le cadre du thème de convergence énergie pourrait être réa-
ne peut pas fonctionner.
lisé avec comme thème les systèmes de chauffage. Il est
possible de consulter le site suivant comme ressource : www. Lorsque l’on ouvre le tiroir, la photorésistance est éclairée
leroymerlin.fr/mpng2-front/pre?zone=zonecatalogue&idEI par la lampe de poche du cambrioleur : sa valeur change et
Pub=1117536575 devient très faible. Un courant suffisant peut alors circuler
pour faire fonctionner le système sonore.
Physique et patrimoine. Résistance, résistivité
et archéologie Objectif B2i. Illustrer la loi d’Ohm
a. La prospection électrique est une méthode d’investigation Étape 1 : Valeur
qui permet de retrouver les vestiges du passé grâce à des Étape 1 I (A) 0 0,005 0,010 0,015 0,020 0,025 0,030
mesures électriques. U (V) 0 2,27 4,48 6,72 9,10 11,2 13,5
b. La résistivité est une caractéristique d’une substance conduc- I (A)/
Étape 2 454 448 448 455 448 450
U (V)
trice. Son unité est l’ohm x mètres. Elle permet de savoir si la
substance laisse plus ou moins passer le courant électrique. Étape 3 : mots à compléter, 450, proportionnelle, U = 450 x I,
c. Les électrodes ont différentes longueurs pour permettre égal, U = R x I.
des mesures à différentes profondeurs. Il apparaît le nom d’Ohm et un texte explicatif.

34 •••
9
>> Livredel’élèvep.148

Lumières colorées
et couleur des objets

Extraitsduprogramme/ Correspondanceaveclemanuel
Connaissances Capacités Activités
LUMIÈRESCOLORÉESETCOULEURDESOBJETS:commentobtenirdeslumièrescolorées?
Lalumièreblancheestcomposéede Suivreunprotocolepourobtenirun Activité1p.150.
lumièrescolorées. spectrecontinupardécompositiondela Commentobtenirdeslumièrescolorées?
lumièreblancheenutilisantunprismeou
Éclairéenlumièreblanche,unfiltre unréseau.
permetd’obtenirunelumièrecoloréepar
absorptiond’unepartieduspectrevisible. Extrairedesinformationsd’unfaitobservé.

Deslumièresdecouleursbleue,rouge Suivreunprotocole. Activité2p.151.


etvertepermettentdereconstituerdes Commentreconstituerlalumièreblanche
lumièrescoloréesetlalumièreblanche Fairedesessaisavecdifférentsfiltres ouunelumièrecolorée?
parsynthèseadditive. pourobtenirdeslumièrescoloréespar
superpositiondelumièrescolorées.

Lacouleurperçuelorsqu’onobserveun Fairedesessaispourmontrer Activité3p.152.


objetdépenddel’objetlui-mêmeetdela qualitativementlephénomène. Dequoidépendlacouleurperçued’un
lumièrequil’éclaire. objet?
Présenteràl’écritouàl’oralune
observation.

Enabsorbantlalumière,lamatièrereçoit Extraired’undocument(papierou Activité4p.153.


del’énergie.Elles’échauffeettransfère numérique)lesinformationsrelativesaux Quefaitlamatièrequandellereçoitdela
unepartiedel’énergiereçueàl’extérieur transfertsénergétiques. lumière?
sousformedechaleur.

Choixpédagogiques
Ce chapitre prolonge la partie optique du programme de utilisant un prisme pour décomposer une lumière est
5e par la notion de couleur. Le monde qui entoure l’élève proposédansl’exercice30page10dumanuel.
est un monde coloré. Ce chapitre, qui constitue une pre-
L’activité 2 permet de reconstituer la lumière blanche et
mièreapprochedelacouleur,abordéeégalementenarts
deslumièrescoloréesparsynthèseadditive.
graphiques, est un terrain favorable pour une importante
activitéd’expérimentationraisonnée. L’activité 3 interprète la couleur des objets: différents
écrans colorés sont perçus de couleurs différentes selon
L’activité 1 permet d’analyser la lumière blanche et la
lanaturedelalumièrequileséclaire.
lumière magenta transmise par un filtre magenta. Grâce
à la décomposition de ces lumières par un réseau, les L’activité4 estuneétudedocumentairesurlestransferts
élèvescomparentlespectrevisibledelalumièreblanche d’énergie par les objets colorés. Elle s’appuie sur l’appli-
etceluidelalumièretransmiseparunfiltre.Leprotocole cationtrèsconcrètedespanneauxsolairesthermiques.

Chapitre9 • Lumièrescoloréesetcouleurdesobjets 35
Quelques conseils pratiques
Activité1 VidéoPierronÉducation:
• Matériel: 1 source lumineuse avec lentille intégrée; 1 fente
• Synthèseadditiveetsoustractive .
sur support; 1 réseau 530 traits/mm sur support; 1 écran
blanc;1filtremagentasursupport. Activité3
•Pourobtenirunspectredelameilleurequalitépossible,ilfaut • Matériel: différents écrans colorés; des filtres colorés;
d’abordfairel’imagedelafentesurl’écranendéplaçantlalen- 1sourcedelumièreblanche.
tille intégrée à la source lumineuse. On obtient alors une fine • Les couleurs des écrans colorés ont été choisies pour leur
bandeblanchelapluslumineusepossiblesurl’écran. «réactions» variées à la lumière rouge: l’écran blanc prend la
•L’utilisationd’unécran«blanc»estfondamentale,carilsertà couleur de la lumière qui l’éclaire et l’écran noir reste toujours
ladéfinitiondelacouleurd’unelumière:unécran«blanc»diffuse noir.Lesélèvespeuventutiliserdifférentsfiltres.Lefiltrerouge
toutesleslumièresqu’ilreçoit,donclacouleurd’unelumièreestla estunexemplepossible.
couleurpriseparl’écran«blanc»éclairéparcettelumière.
VidéoPierronÉducation:
VidéoPierronÉducation: • Décomposition de la lumière blanche et éclairage d’écrans
• Décomposition de la lumière blanche et éclairage d’écrans avecdeslumièrescolorées .
avecdeslumièrescolorées .
Activité2
•Matériel:3projecteursdediapositives;1filtrerouge;1filtre
Bibliographie pour le professeur
vert;1filtrebleu;1écranblanc.
•B.Valeur, Lumièreetluminescence ,Belin,2005.
• Les projecteurs de diapositives peuvent être récupérés au •M.Blay, Lesfiguresdel’arc-en-ciel ,Belin,2005.
dépôtgénéralducollège,carilssontdeplusenplusremplacés •M.EliasetJ.Lafait(sousladir.de), Lacouleur ,Belin,coll.«Échelles»,
pardesvidéoprojecteurs. 2006(chapitre2:«Lavisionencouleurdessurfaces»).

Corrigésdesexercices
9. a Un spectre est un ensemble de 14. a. La façade de pierres blanches est s’échauffe et transfère une partie de
lumières colorées qui composent une perçuecommeétantcolorée. l’énergie reçue vers l’extérieur, sous
lumière, décomposée par un prisme ou b. Pour obtenir la couleur cyan, il faut formedechaleur.
parunréseau. superposer de la lumière verte et de la
20. a. Ces murs blancs diffusent la
b. Lalumièreblanche. lumièrebleue.
lumièrereçue.
10. A: lumière blanche; B: fente; C: 15.a. Faux:l’écranapparaîtmagenta. b. Les murs blancs diffusant la lumière
réseau;D:lumièreblanchedécomposée. b. Vrai. blanche, ils reçoivent de l’énergie lumi-
c. Vrai. neuse, mais ne transfèrent qu’une toute
11. a. Un filtre rouge transmet une petite partie de l’énergie reçue sous
lumièrerouge.Unfiltremagentatransmet 16. a. La tomate serait vue rouge et la forme de chaleur: ils s’échauffent donc
une lumière magenta (lumière rouge + bananeseraitvuejaune. très peu, ce qui permet de maintenir une
lumièrebleue). b. La tomate est perçue comme étant températurefraîchedanslesmaisons.
b. Leschémadoitcomporter3rayons(un noire, elle n’est donc pas éclairée avec
bleu,unrougeetunvert),quiparviennent delalumièrerouge,etlabananeapparaît 21.1. Spectre.
à un filtre jaune, et de la lumière jaune, jaune: les fruits sont donc éclairés avec 2. Absorption.
qui est transmise par le filtre (symbolisée delalumièreverte. 3. Prisme.
par2rayons,unrougeetunvert). 4. Réseau.
17.a. L’objetdiffuselalumièreverteetla
5. Énergie.
12. Interprétation: le filtre bleu absorbe lumièrebleue:ilestdonccyan.
6. Filtre.
toutes les lumières colorées, sauf la b. L’objetabsorbelalumièrerouge.
7. Synthèse.
bleue.
18. Ilfautchoisirunfiltrevertpourquele
22.a. IsaacNewtonestunsavantanglais
13.Àtoiderédiger messagenesedifférencieplusdufond.
(philosophe, mathématicien, physicien,
a. Toutes les lumières colorées de la 19. a. Le plastique noir est utilisé pour alchimiste, astronome, théologien), né à
lumièreblanche. fabriquer le réservoir, car il absorbe Lincolnshire en 1642 et mort à Londres
b. Le filtre absorbe toutes les lumières, toutesleslumières. en 1727. En optique, il est connu pour sa
sauflalumièrerouge. b. Le plastique noir absorbe la lumière, théoriesurlescouleurs.
c. Lefiltretransmetlalumièrerouge. il reçoit de l’énergie lumineuse. Il b. Spectredelalumièreblanche.

36 •••
c. Unprisme. 27. a. La goutte d’eau joue le rôle d’un 31.a. Latoupiedevientblanche.
d.Unréseau. réseau: elle décompose la lumière b. C’est le principe de la synthèse
blanche. additive.
23.a. L’objet(A)estunréseau.
b. La lumière du Soleil est composée
b. Lescouleursprésentesdanscespectre d’une infinité de lumières colorées allant 32. a. Hypothèse: la couleur perçue d’un
sontlerougeetlevert. duvioletaurouge. écran jaune dépend de la lumière qui
c. Le réseau est traversé par une lumière c. La lumière du Soleil est une lumière l’éclaire.
jaune, car lumière rouge + lumière blanche. b. Oui, car l’objet est perçu de façon dif-
verte=lumièrejaune. férentedanslesdeuxsituations.
28. a. Le rôle d’un réseau est de décom-
24. LesDVDfontapparaîtreunemultitude poserlalumièreblanche. 33. a. La couleur complémentaire du
de couleurs allant du violet au rouge: ils b. La lampe anti-insecte émet toutes les cyanestlerouge.
décomposent la lumière blanche, comme couleurssauflalumièrebleue. b. La couleur complémentaire du vert est
unréseau. c. La couleur de la lumière émise par la lemagenta.
25. Le plongeur ne voit pas les couleurs DELestjaune.
34. a. Au bout de quelques minutes
des fils décrites par son coéquipier, car 29. a. À travers un filtre rouge, la DEL d’éclairage, la température est plus éle-
les fils ne sont pas éclairés en lumière apparaîtnoire. véedansleflaconnoir.
blanche. b. À travers un filtre jaune, la DEL appa- b. Un objet noir éclairé retient bien plus
26.a. Lacouleurperçuechange. raîtverte. d’énergie lumineuse qu’un objet blanc
b. Latomatesemblemoinsrougeavecun 30. a. Le prisme permet de décomposer éclairé de la même façon. L’objet noir
filetvert. lalumièreblanche. transfère donc plus de chaleur vers
c. Le schéma doit montrer que le filet b. Unréseaupeutremplacerunprisme. l’extérieur.
rouge est perçu rouge, tandis que le filet c. Julien doit faire parvenir une lumière c. Oui,l’hypothèsed’Erwanestvalidée.
vertestperçunoir. jaune sur le prisme, observer le spectre d. On peut, par exemple, proposer d’uti-
d. Oui:lacouleurdufiletinfluencelaper- et le comparer avec celui de la lumière liser l’énergie solaire pour chauffer de
ceptiondelacouleurdelatomate. blanche. l’eauutiliséedansunemaison.

La physique au quotidien
Viequotidienne. Couleursetéclairage Métier. Vitrailliste
a. Non, il faut choisir une lampe qui ne modifie pas les cou- a. Le vitrailliste associe un grand nombre de morceaux
leurs(lebeefsteakdoitparaîtrebienrouge). de verres colorés, qu’il assemble entre eux avec des joints
b. IRCsignifie«indicederendudescouleurs». en plomb. Lorsque la lumière extérieure traverse le vitrail,
c. Plus l’indice est faible, plus les couleurs sont similaires et chaquemorceaudeverresecomportecommeunfiltrecoloré
tendentverslegris.40estunefaiblevaleurdel’indice. ettransmetunelumièrecolorée.
Remarque: b. Non,carilapparaîtraitnoir.
Le site Internet suivant permet de disposer de ressources c. Pour exercer ce métier, il faut de bonnes connaissances
pour mieux comprendre l’indice de rendu des couleurs et les en histoire des arts, de la patience et un bon sens de
contraintesliéesàl’éclairage:http://oee.nrcan.gc.ca/publica-
l’esthétique.
tions/equipement/eclairage/section3.cfm?attr=0
Remarque:
Technologie. Desmatériauxcaméléons Ontrouveradesressourcessurlafabricationdesvitraux,leur
a. Un pigment est une substance naturelle colorée produite importancedanslepatrimoinesurlesite:http://www.centre-
parlesanimauxoulesvégétaux. vitrail.org/fr/seize-siecles-d-histoire,203.html
b. Ils les ont nommés «matériaux caméléons», car ils peu-
vent changer de couleur suivant les circonstances dans les-
quellesilssetrouvent,commelecaméléon. Undéfi. Fabriquerunfeutricolore
Remarque: Lesélèvespeuventproposerdeuxtypesdesolution:produire
On trouvera des indications complémentaires et des points de une lumière colorée avec des DEL ou choisir d’utiliser des
repèrespourtravaillerlathématique«lacouleuretsesmystères», lampes ordinaires et des filtres. Ce sera l’occasion de faire
defaçoninterdisciplinaire,surlesite:www.futura-sciences.com/ réfléchir les élèves sur les ressemblances et les différences
fr/doc/t/matiere-4/d/la-couleur-et-ses-mysteres_757/c3/221/p1/ entrelesdeuxtypesdesituation.

Chapitre9 • Lumièrescoloréesetcouleurdesobjets 37
10
>> Livredel’élèvep.164

Les lentilles

Extraitsduprogramme/ Correspondanceaveclemanuel
Connaissances Capacités Activités
LENTILLES,FOYERSETIMAGES:commentobtient-onuneimageàl’aided’unelentilleconvergente?
Ilexistedeuxtypesdelentilles, Observer,extrairelesinformationsd’unfait Activité1p.166.
convergenteetdivergente. observépourdistinguerlesdeuxtypesde Commentdistinguerlesdeuxtypesde
lentilles. lentille?
Extraired’undocumentlesinformations
montrantlesapplicationsauquotidiendes Activité2p.167.
lentilles. Quellessontlesapplicationsdeslentilles?

Unelentilleconvergenteconcentrepour Mettreenœuvreunprotocolepourtrouver Activité3p.168.


unesourceéloignéel’énergielumineuse expérimentalementlefoyerd’unelentille Commenttrouverlefoyerd’unelentille
ensonfoyer. convergente. convergente?

Danscertainespositionsdel’objet Obteniravecunelentilleconvergente Activité4p.169.


parrapportàlalentille,unelentille l’imaged’unobjetsurunécran. Commentobteniruneimagesurun
convergentepermetd’obteniruneimage écran?
surunécran.

Choixpédagogiques
Dans le prolongement de la problématique introduite en Les activités 3 et 4 se concentrent sur l’utilisation des
classe de 5 e, «comment éclairer et voir un objet?» et lentillesconvergentes.
«comment se propage la lumière?», ce chapitre propose
unepremièreanalysedelaformationdesimages. L’activité 3 présente une méthode pour trouver le foyer
d’unelentilleconvergente.
Nousavonschoisid’aborddedistinguerlesdeuxtypesde
lentille (activité1) ,permettantensuitedemieuxs’informer La distance focale est alors définie et permet de mieux
surl’applicationdeslentilles (activité 2) :unelentillesertà appréhender les conditions d’obtention d’une image sur
formerdesimages,corrigerlavueouconcentrerlalumière. unécran (activité4) .

38 •••
Quelques conseils pratiques
Activité1 • Imaged’unobjetproche .
• Matériel: 1 lentille convergente de distance focale + 10 cm; •Imaged’unpointlumineux .
1lentilledivergentededistancefocale+10cm.
•Ilestimportantdepartird’untexteplaquécontreleslentilles Activité4
pourobserverlephénomèneattendu. •Matériel:1lentilleconvergentesursupportdedistancefocale
+5 cm; 1 source lumineuse; 1 objet translucide; 1 écran; 1
VidéoPierronÉducation: bancd’optique.
• Manipulationdelentillesconvergentesetdivergentes. • Il faut que l’objet soit translucide afin de s’assurer que les
rayonsdelumièrequitraversentlalentilleproviennentdel’objet.
Activité2
Un objet (transparent) obtenu en faisant une ouverture dans un
VidéoPierronÉducation: cartondonnedesrésultatsinattendus:desimagessemblentse
• Lentillesconvergentesetdivergentes . formerpourn’importequelledistancelentille-écranetsontd’au-
tantplusgrandesquel’onéloignel’écrandelalentille.Eneffet,il
Activité3
seformeenréalitél’ombredel’objet.Ilfautdoncrecouvrirl’objet
• Matériel: 1 lentille convergente sur support de distance
d’unfilmtranslucide,commedupapiercalque.
focale +10 cm; 1 source de lumière puissante (rétroprojec-
teur);1règlegraduée;1écran. VidéoPierronÉducation:
•Lerétroprojecteurpeutêtreremplacéparunprojecteurdediapo- • Obtentiond’uneimage .
sitivesoumieuxleSoleilsiletempslepermet.Eneffet,lesélèves
sontconvaincusqueleSoleilestunesourceéloignéedelumière.
Bibliographie pour le professeur
VidéosPierronÉducation: •A.Morel, OptiquegéométriqueCours-TomeI ,Belin,coll.«Belinsup
• Imaged’unobjettrèséloigné . sciences»,2001.

Corrigésdesexercices
9.a. Vrai. b. Unelentilleconvergente. 24.1. Convergente.
b. Faux. c. Rétroprojecteur. 2. Axeoptique.
c. Faux. 3. Image.
17.a. Convergente.
10.a. Divergente. b. Éloignée. 4. Foyer.
b. Divergente. c. L’axeoptique. 5. Lentille.
c. Convergentesetdivergentes. 6. Divergente.
18. Pour trouver le foyer d’une lentille
11.A:divergente.BetC:convergentes. convergente, il faut rechercher, à l’aide 25. Une lentille convergente donne d’un
d’unécran,lepointoùseconcentrel’éner- objet éloigné une image renversée et
12.a. Convergente. réduite (image A), tandis qu’une lentille
gielumineuseissued’unobjettrèséloigné.
b. Imagedroiteetagrandie. divergente donne une image droite et
c. Elle concentre l’énergie lumineuse 19. 50cm. réduite(imageB):l’hypothèsed’Anaïsest
qu’ellereçoit. validée.
20. a. Le foyer est le point sur l’axe
13.a. Lentilles. optique de la lentille où l’énergie 26.a. LalentilleAestdivergente,carelle
b. Images,corriger. lumineuse provenant d’une source très estplusépaisseaubordqu’aucentre.
c. Concentrer. éloignéeestlaplusconcentrée.
b. LalentilleBestconvergente(bordmince),
b. LepointK. doncelleconcentrel’énergielumineuse.
14.a. Foursolaire.
b. Téléphone portable avec fonction 21.a. Supérieure. c. LalentilleB,carelleestconvergente.
photo. b. Supérieure.
27. a. La lentille éparpille l’énergie lumi-
c. Lunettespourmyope. neuse,doncelleestdivergente.
22. a. Reproduction de l’objet à travers la
15. Àtoiderédiger lentille. b. Célestin aurait observé une trace
a. Convergentesetdivergentes. b. Unelentilleconvergente. lumineuse de plus en plus petite et de
b. Grossirlesobjetsobservésauloin. c. Non. plusenpluslumineuse.
16. a. Projeter des images très agrandies 23. Oui, car la distance objet-lentille est 28. a. L’image est droite et réduite, donc
surunécran. supérieureàsadistancefocale. lesdeuxlentillessontdivergentes.

Chapitre10 • Leslentilles 39
b. Les images n’ont pas la même taille, b. EndirectionduSoleil. b. On déplace le capteur jusqu’à ce qu’il
donc des lentilles de même type peuvent c. Perpendiculairement à l’axe optique de indique la plus grande valeur d’éclaire-
êtredifférentes. lalentille. ment: le capteur se trouve alors au foyer
d. delalentille.
29.a. Énergielumineuse.
b. Concentrerl’énergie. 37. a. Observer un objet proche à travers
c. Formeruneimagesurunécran. la lentille; voir si la lentille concentre la
d. Corrigerlavue. lumière;observerlaformedelalentille.
Source b. La distance objet-lentille doit être
30.a. Uneémeraudepolie. lumineuse
lointaine Lentille Écran supérieure à la distance focale, donc
b. Corrigerlavue. convergente supérieureà40cm.
c. Concentrerlalumière,formerdesimages. c. La distance lentille-écran doit être
31. a. Quatre lentilles convergentes (len- 34. a. On peut chercher le point sur supérieure à la distance focale, donc
tillesdetypeBàbordsminces). l’axe optique où se concentre l’énergie supérieureà40cm.
b. Deux lentilles divergentes (lentilles B à lumineuse issue d’un objet lumineux très d. L’imageestrenversée.
bordsépais)quiéparpillentlalumière. éloigné.
b. Dansdenombreuxappareilsd’optique. 38.a. L’imageestrenversée.
c. Letexteseraitagrandiparl’objectif.
c. Corriger la vue, concentrer la lumière, b. Non.
32. a. Lentilles qui concentrent l’énergie formerdesimages. c. La distance lentille (objectif) – écran
lumineuse,doncconvergentes. (capteur) doit être supérieure à la dis-
b. Formeruneimage. 35.a. f =10cm. tancefocale,soitsupérieureà5cm.
c. Une lentille convergente concentre b. À une distance égale à la distance
39. a. La boule concentre l’énergie lumi-
l’énergie lumineuse qui entre ensuite focale,soit10cm.
neuse, donc elle a la même application
dans l’œil. En regardant le Soleil, on c. Observer un objet proche à travers la
qu’unelentilleconvergente.
risquededeveniraveugle. lentille; voir si la lentille concentre la
b. Au foyer de la lentille constituée par la
d. Corrigerlavue. lumière;observerlaformedelalentille.
boule.
33.a. LeSoleilestunobjetlumineuxtrès 36.a. Lalentilleconcentrel’énergielumi- c. L’imageseraitdroiteetagrandie.
6
éloignédelaTerre:150×10 km. neusereçue,doncelleestconvergente. d. Corrigerlavue;formerdesimages.

La physique au quotidien
Undéfi. Agrandirlaréalité b. La lentille se déplace de sorte que l’image nette se forme
a. Une lentille convergente qui donne une image agrandie surlapellicule.
d’unobjetproche.
b. Puisque la lentille est convergente, le défaut corrigé est Énergie. Lesverresardents
l’hypermétropie:l‘œilestdonchypermétrope.
a. Ils souhaitaient disposer d’une source de chaleur plus
«pure» que le feu de leurs fourneaux. Des lentilles conver-
Technologie. Leslentillesliquides gentes étaient utilisées pour concentrer l’énergie lumineuse
a. À travers la goutte d’eau, on voit une image inversée de la duSoleiletfairefondredesmétaux.
jonquille.Lalentilleestdoncconvergente.
b. Le nom de «verres ardents» a été donné à ces lentilles
b. C’estunegoutted’eauentouréed’ungelenformed’anneau.On
pourrendrecomptedeleurcapacitéàfaires’éleverlatempé-
peutagirsurlegelpourmodifierlediamètredelagoutte:celaa
raturedescorpsplacésenleurfoyer.
pourconséquencedemodifiersacourbure,doncsadistancefocale.
c. Aufoyer:c’estlàquel’onobtientlaplusforteconcentration
Remarques:
delalumièresolaire.
Ontrouveradesindicationscomplémentairesetdespointsde
repères pour travailler la thématique de façon interdiscipli- Remarques:
nairesurlessitesInternetsuivants: Ontrouveradestextesd’époquesurlesite:http://portail.atilf.
-poursavoircequ’estunemicrolentille:www.larecherche.fr/ fr/encyclopedie/
content/recherche/article?id=8346 On pourra aussi consulter: Premier essai du grand verre
- plus généralement, sur les lentilles fluides: www2.cnrs.fr/ ardent de M. Trudaine, établi au jardin de l’infante au
presse/thema/360.htm commencement du mois d’octobre de l’année 1774 , par
MM. Trudaine de Montigny, Macquer, Cadet, Lavoisier et
ObjectifB2i. Faireunemiseaupoint Brisson. Source: http://histsciences.univ-paris1.fr/i-corpus/
a. C’est impossible, car les trois objets ne se situent pas à la lavoisier/pagedetail.php?pagedebut=274&pageNumber=274
mêmedistancedelalentille. &bookId=202#

40 •••
11
>> Livredel’élèvep.180

L’œil et la vision

Extraitsduprogramme/ Correspondanceaveclemanuel
Connaissances Capacités Activités
LENTILLES,FOYERSETIMAGES:commentobtient-onuneimageàl’aided’unelentilleconvergente?
Lavisionrésultedelaformationd’une Présenterlesélémentsdel’œilsousune Activité1p.182.
imagesurlarétine,interprétéeparle formeappropriée :modèleélémentaire. Commentl’œilpermet-ildevoir?
cerveau.
Activité2p.183.
Commentpeut-onmodéliserunœil?
Lesverrescorrecteursetleslentillesde Pratiquerunedémarcheexpérimentale Activité3p.184.
contactcorrectricessontdeslentilles pourexpliquerlesdéfautsdel’œiletleur Commentcorrigerlamyopie?
convergentesoudivergentes. correction(myopie,hypermétropie). Activité4p.185.
Commentcorrigerl’hypermétropie?

Choixpédagogiques
Cechapitreutiliseunemaquetted’unœil«fictif»constituée le cristallin de l’œil, cet organe étant un système optique
d’une lentille mince permettant de comprendre que voir, complexe. Il faut donc interpréter la lentille mince de la
c’est d’abord obtenir une image nette sur la rétine. Cette maquette comme étant une «lentille équivalente à l’œil».
maquettesertaussiàprésenterlescorrectionsdesdéfauts Nous n’avons pas soulevé le problème, trop délicat, de
del’œil,quisontlimitésàlamyopieetàl’hypermétropie. l’accommodation.
L’activité 1 est une activité documentaire. Elle présente L’activité 3 réutilise la maquette de l’œil de l’activité 2,
les constituants de l’œil et permet de comprendre que mais la lentille mince est remplacée par une lentille plus
l’œil est un système optique épais et complexe, dans convergente pour représenter l’œil myope. L’ajout d’une
lequel la cornée et l’humeur vitrée jouent un rôle impor- lentilledivergentedevantlamaquettedel’œilmyopeper-
tant.Lerôleducerveaudanslavisionestégalementmis metd’obtenirunensemblemoinsconvergent.
enévidence.
L’activité 4 réutilise la maquette de l’œil, mais la lentille
L’activité 2 présente une maquette de l’œil. En réinves- mince est remplacée par une lentille moins convergente
tissant les informations de la première séquence, le pourreprésenterl’œilhypermétrope.L’ajoutd’unelentille
professeur peut insister sur le fait que la lentille mince convergente devant la maquette de l’œil hypermétrope
utiliséedanslamaquettenedoitpasêtreconfondueavec permetd’obtenirunensembleplusconvergent.

Chapitre11 • L’œiletlavision 41
Quelques conseils pratiques
Activité2 • Attention: la lentille correctrice doit être adaptée à la lentille
• Matériel: 1 maquette de l’œil avec lentille convergente; convergenteutiliséepourmodéliserl’œilmyope.Ils’agitd’obte-
1sourcedelumièreparallèle;1écran. nirdesfaisceauxconvergentssurla«rétine»aprèscorrection.
•L’écranestàplaceraupointdeconvergencedesfaisceauxde
Activité4
lumièreaprèslalentille.
•Matériel:1maquettedel’œilavec1lentillepasassezconver-
• La maquette de l’œil est disponible chez les fournisseurs de gente;1lentilleconvergentecorrectrice.
matérielpédagogique,commePierronouJeulin. • Attention: la lentille correctrice doit être adaptée à la lentille
VidéoPierronÉducation: convergente utilisée pour modéliser l’œil hypermétrope. Il s’agit
• Maquettedel’œil . d’obtenirdesfaisceauxconvergentssurla«rétine»aprèscorrection.

Activité3 Bibliographie pour le professeur


•Matériel:1maquettedel’œilavec1lentilletropconvergente; • C. Marendaz, Du regard à l’émotion. Le cerveau, la vision, l’affectif ,
1lentilledivergentecorrectrice. LePommier,2009.

Corrigésdesexercices
9. 1. iris. 2. cornée. 3. pupille. 4. humeur 16.a. L’imageestforméeenarrièredela comportentdesfiltresUVpourbloquerles
aqueuse. 5. cristallin. 6. corps vitré. rétine. rayonsultraviolets.
7.rétine.8.nerfoptique. b. L’œil hypermétrope n’est pas assez
24. Myopie: l’œil est trop convergent;
10. a. La rétine joue le rôle d’un «écran» convergent.
l’image d’un objet éloigné se forme en
oùseformel’imagedel’objet. c. Onplaceunelentilleconvergentedevant
avantdelarétine.
b. Lenerfoptiqueenvoiedesinformations l’œilhypermétropepourlecorriger.
Hypermétropie: l’œil est trop court;
aucerveau. 17.a. Lalentillecorrectriceestconvergente. l’image d’un objet éloigné se forme en
11. On doit représenter une flèche à b. Avec la lentille correctrice, l’image se arrièredelarétine.
l’enverssurlarétine. formesurlarétine.
25.a. Deuximages.
c. Avec cette lentille, on a corrigé un œil
12. Àtoiderédiger b. Uneseuleimage.
hypermétrope.
a. Parlapupille. 26. Les disques jaunes ont le même dia-
b. Ellediminue. 18. Elle est hypermétrope, car son œil
mètre.Onpeutlevérifierparunemesure.
c. L’œil se trouve en pleine lumière dans n’estpasassezconvergent.
le cas où la taille de pupille est la plus 27. c. Les droites tracées ne semblent
19.1. Hypermétrope.
petite(photoA). pasparallèles.
2. Myope.
13. a. Sur la maquette, la rétine est 3. Œil. 28. a. Si l’automobiliste roule à 40 km/h,
modéliséeparlapartien°2. 4. Rétine. ilperçoitl’enfantetsonballon;s’ilrouleà
b. Elle joue le rôle d’un «écran» où se 100km/h,ilnelesperçoitplus.
20. En changeant de forme, le cristallin
formedel’image. b. «À grande vitesse, le champ visuel se
modifieladistancefocaledel’œil.
c. L’imageestàl’envers. limite à une vision centrale de la route»,
d. L’œilestunsystèmeconvergent. 21. Pour corriger le défaut de l’œil dû carl’angles’estréduit.
au vieillissement, il faut une lentille
14. a. Grégoire est myope : il ne voit pas 30. a. Les deux sortes de cellules sen-
convergente.
nettementlesobjetslointains. sibles à la lumière sont les cônes et les
Onpeututiliseruneloupe
b. Son ophtalmologue lui proposera une bâtonnets.
lentille divergente, car un œil myope est 22. Lentille/Cristallin. b. Les cellules responsables de la vision
trop convergent: on le corrige avec une CapteurCCD/Rétine. coloréesontlescônes.
lentilledivergente. CâbleUSB/Nerfoptique. c. Une rétine d’œil humain possède envi-
Ordinateur/Cerveau. ron5millionsdecônes.
15. a. L’image est formée en avant de la
rétine. 23. a. Lorsque la luminosité diminue, la 31. a. La condition nécessaire à la vision
b. L’œilmyopeesttropconvergent. tailledelapupilleaugmente. miseenévidencedanscetexteestlapré-
c. On place devant l’œil myope une len- b. Avant d’acheter des lunettes de sencedelumièrediffuséepardesobjets.
tilledivergentepourlecorriger. soleil, il faut vérifier si les verres teintés b. Lachouetteoulesfélins.

42 •••
La physique au quotidien
Unobjet. Leslentillesdecontact ObjectifB2i. Unevued’aigle
a. Les premières lentilles cornéennes (ou lentilles de contact) a. Parmi les réponses possibles: la chouette et tous les
furentfabriquéesen1880parl’entrepriseallemandeZeiss. rapacesnocturnes,lechat,lessouris,lesrats.
b. Aujourd’hui, les lentilles les plus courantes sont souples. b. Lavisiondel’aigleestbienadaptéeàladétectiondeproies
Elles sont faites avec un plastique spécial, qui contient 78% de jour et à grande distance (il voit donc bien des objets très
d’eauetpermetàlacornéede«respirer».
petits,mêmes’ilssonttrèséloignés).
c. Lechampdevisiond’unlapinestde360°.
Santé. Leglaucome
a. Lavisionpériphériqueestaltérée.
b. Prèsde60millions. Histoiredestechniques. L’effetdecontraste
c. Un glaucome est causé par l’élévation de la pression intra- a. Michel Eugène Chevreul (1786-1889) est un chimiste
oculaire(àl’intérieurdel’œil),provoquéeparundéfautd’éva- français.
cuation de l’humeur aqueuse; il est donc important de faire b. Certaines teintes des tapisseries manquaient d’éclat à
desmesuresdecettepression.Commecettemaladieestdue cause de l’effet de contraste (effet d’optique dans lequel un
vieillissementdel’œil,onréaliselesmesuresaprès40ans.
«mélangeoptique»seproduitsurlarétineetl’observateur).
Remarques:
Remarques:
Ce document permet de faire des liens avec les SVT: les
organesimpliquésdanslaperceptiondel’environnement. Ontrouverauntextequidécrittrèsbiencettepartiehistorique
On trouvera des indications complémentaires et des points dans l’ouvrage de Philip Ball, Voir la science des contrastes ,
de repères pour travailler la thématique de façon interdisci- pp.256-260
plinaire sur le site: www.bienvoir.com/dossiers/dossiers. Notice d’édition: Histoire vivante des couleurs , nouvelle
php?val=86_le+glaucome Édition,PhilippeBall,BibliothèqueHazan.

Chapitre11 • L’œiletlavision 43
12
>> Livredel’élèvep.196

La vitesse de la lumière

Extraitsduprogramme/ Correspondanceaveclemanuel
Connaissances Capacités Activités
Dansquelsmilieuxetàquellevitessesepropagelalumière?
Lalumièrepeutsepropagerdanslevide Rechercher,extraireetorganiser Activité1p.198.
etdansdesmilieuxtransparentscomme l’informationutilerelativeàlavitessede Lalumièresepropage-t-elledanslevide?
l’air,l’eauetleverre. lalumière.
Activité2p.199.
Dansquelsmilieuxsepropagelalumière?
Vitessedelalumièredanslevide Traduireparunerelationmathématiquela Activité3p.200.
(3×10 8m/sou300000km/s). relationentredistance,vitesseetdurée. Quelleestlavitessedelalumièredans
levide?
Calculer,utiliseruneformule.
Activité4p.201.
Commentcalculerunevitesse,une
distanceouunedurée?

Choixpédagogiques
e
Les élèves ont vu en classe de 5 que la lumière se pro- L’activité3 faitunelargeplaceàl’histoiredesscienceset
page en ligne droite. L’étude de la vitesse de la lumière veut faire comprendre que des distances astronomiques
est l’occasion d’aborder dans ce chapitre un autre sontnécessairespourdécelerdesduréesdepropagationde
exemplederelationdeproportionnalité. lalumière,parcequelavitessedelalumièreesttrèsgrande.
L’activité1 apourobjectifdemontrerquelalumièrepeut L’activité 4 est surtout une activité mathématique avec
se propager dans le vide, contrairement au son, en utili- l’exploitation de la formule v = d/t . L’élève doit calculer
santuneclocheàvide. unevitesse,uneduréeouunedistanceconnaissantdeux
L’activité2 apourobjectifdemontrerquelalumièrepeut des trois termes de la formule. Il se rend compte ainsi
se propager dans les milieux transparents comme l’air, des durées infimes ou des distances « astronomiques »
l’eauetleverre.Unécranquadrillésertdetémoindupas- quand il s’agit de la propagation de la lumière dans des
sagedelalumière. situationsusuelles.

44 •••
Quelques conseils pratiques
Activité1 Activité2
Matériel:1réveil;1clocheàvideetsapompeàvide. Matériel:1laser;1petitecuveàeau;1écran;1objetopaque
• On peut également demander aux élèves d’utiliser leur télé- (piècedejeud’échec).
phoneportablequ’ilspeuventfairesonneràvolonté.
Bibliographie pour le professeur
•B.Valeur, Sonsetlumière ,Belin,coll.«Bibliothèquescientifique»,2008.

Corrigésdesexercices
9. Levide. 21.1. Transparent. 28.a. p=2x πx6400 ≈40000km.
10. La lumière se propage dans le vide, 2. Vide. b. t=d/v ; t=40000/1000=40h.
maispasleson. 3. Opaque. c. 300000km.
4. Vitesse.
11. a. Pas de bruit, puisque le son ne se d. 300000/40000=7,5tours.
propagepasdanslevide. 22.a. 300000km/s.
b. v=d/t ; d=vxt ; t=d/v . 29.a. 12000j=288000h.
b. On verrait la lumière des réacteurs,
maisonn’entendraitrien. c. b. v=d/t ;
Milieude v=22000000000/288000 ≈76000km/h.
12. a. Éléments transparents: vide; propagation
Vide Eau Verre
12
ampouleenverre. c. 4,22a.l.=4,22x9,5x10
Vitessede
Éléments opaques: filament en tungs- propagation 300000 225000 200000 ≈40x10 12km.
(km/s)
tène; culot en laiton; noyau en ciment; d. t = d / v ; t = 40 x 10 12 / 76 000
Distance
anneauenverrenoir;plotenplomb. parcourue 150000000 9x10 -3 2 =526315789h=21929824j
b. Milieuxtraversés:vide,verre,air. (km)
≈60082années.
Duréede
500 4x10 -8 10-5
13. transparents/opaques. parcours(s) e. 4,22années.
14. Àtoiderédiger d. Dansl’eau.
30.a. 300000km/s.
a. Lalumièresepropagedanslesmilieux 23.a. t=d/v ; t=1000/340 ≈ 2,9s. b. t=d/v ;
transparents, mais pas dans les milieux
b. 1/300000deseconde. t=150000000/300000=500s.
opaques.
c. Environ3km. c. 500s.
b. Le filtre est transparent, car il n’arrête
paslalumière. 24. a. Supersonique: qui va plus vite que d. 500s.
La lumière traverse la lentille, donc elle leson. e. Sofia a raison, l’ombre portée n’appa-
esttransparente. b. Superluminique:quivaplusvitequela raîtpasinstantanément.
Lediaphragmeestopaque,carilarrêtela lumière.
lumière. c. Iln’existepasd’objetsuperluminique. 31. Si l’on était à plus de 65 millions
Le capteur est opaque, car il constitue un d’années de lumière de la Terre, nous
écransurlequelseformeuneimage. 25.a. Galilée.
b. La durée de parcours était beaucoup pourrions voir la lumière émise depuis la
15. Milieux transparents: air, verre, Terre il y a 65 millions d’années, donc
tropfaiblepourlesréflexeshumains.
eau, vide. Milieux opaques: métal, bois, voirlesdinosaures.
c. Römer.
carton,pierre.
d. Ladistanceparcourueparlalumière. 32.a. Cheminn°1:
16.a. 300000km.
26. a. Le mètre est la longueur du tra- t1=12/10+6/0,5=13,2s.
17.a. 300000km/s. jet parcouru dans le vide par la lumière Cheminn°2:
b. 300000000m/s. pendant une durée de 1/299 792 458 t2=14/10+5/0,5=11,4s.
c. 3x10 5km/sou3x10 8
m/s. seconde.
b. Cheminn°2.
18. Lavitessecorrespondauquotientdela b. v=d/t .
c. Cheminn°1.
distanceparcourueparladuréeduparcours. c. 299792458m/s.
d. Non, le chemin n° 2 est le plus rapide,
19.a. v=d / t; d=v xt ; t=d/v . 27. maispaslepluscourt.
b. t=d/v . Terre-Soleil Terre-Lune
Duréede
parcoursde 500 1,28
33.a. Â=60°et B=70°.
20.a. v=d/t .
b. 300000km/s.
lalumière(s) x300000 b. 300000km/s.
Distance
c. t=d/v ; parcourue 150000000 284000 c. vplexiglas=300000xcos(70°)/cos(60°)
t=150000000/300000=500s. (km) ≈205212km/s.

Chapitre12 • Lavitessedelalumière 45
La physique au quotidien
Histoiredessciences. Mesurerlavitesse émis un rayon laser depuis la station de l’Observatoire : il
delalumièresurTerre arrive sur un miroir situé dans l’autre station à Montmartre.
a. Foucault réalisa la mesure en laboratoire en plaçant un Le miroir renvoie la lumière. Une porte est placée sur le tra-
miroirtournantsurletrajetd’unrayonlumineux. jet du rayon. En diminuant progressivement la durée d’ou-
b. Ilréalisaplusde1000mesures. verture de la porte, on peut trouver la durée limite pour
c. Ilobtintunevaleurmoyennede298500km/s.Cettevaleur laquelle la lumière est « bloquée » en revenant à la station
estd’uneprécisionremarquable. émettrice.
Remarques: b. « La source de lumière de Fizeau était la flamme très
Onpeutfairetravaillercedocumentavecceluidelapage211 brillanterésultantdel’actiond’unchalumeauoxhydriquesur
(Rayonlaser). du calcaire (limelight). En 2005, on a utilisé un rayon laser
depuissanceégaleà5W».
Astronomie. Lalumière,messagerdesétoiles Remarques:
1. La vitesse de la lumière dans le vide est égale à environ Sur le site d’appui, l’animation flash donne des explications
300000km/h,soit3x10 8m/s. trèsprécisesetpeutservirdebasedocumentairepouruntra-
LadistanceTerre-Luneestdoncde384000km. vaild’histoiredessciencessurcesujet.
2. Puisque la vitesse de la lumière a une valeur finie, la Des vidéos très pédagogiques sont visibles sur le site : www.
lumière met un certain temps pour nous parvenir d’objets science.gouv.fr/fr/telesciences/bdd/res/2565/histoire-des-
lointains:plusl’astreestloin,plusletempsmisparlalumière mesures-de-la-vitesse-de-la-lumiere/
pourparcourirladistanceestgrand.
Onvoitdoncuneimageproduiteilyalongtemps.
3. 160000annéesdelumière(soit1,51x10 17
km). Unobjet. LeGPS
a. GlobalPositioningSystem .
ObjectifB2i. Rayonlaser b. La vitesse de la lumière et le temps mis pour que les
a. La lumière d’un faisceau parallèle effectue un aller-retour signauxparviennentauGPS.
entre deux stations distantes de quelques kilomètres. On a c. Troissignaux.

46 •••
Notes
Notes