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PLANIFICATION ET AMÉNAGEMENT SPATIAL 1

L’analyse urbaine: Lecture


morphologique
Selon Alain BORINE et François DENIEUL

Université Abderrahmane Mira. Département d’Architecture, Béjaïa.


La lecture morphologique
I. La morphologie

« La morphologie urbaine est l’étude de la forme physique de la ville, de la constitution


progressive de son tissu urbain et des rapports réciproques des éléments de ce tissu qui
définissent des combinaisons particulières, des figures urbaines (rues, places et autres
espaces publics). » Rémy Allain. Morphologie urbaine. Géographie. Aménagement et architecture de la ville. Paris, p.5.

C’est l’étude de la forme urbaine dans son développement historique, à partir des
éléments la constituant (le site d’implantation, le plan de la ville, le tracé des voies…).

« Le principe de l’analyse morphologique est de : décomposer en éléments pour les


étudier en eux-mêmes, dans leur cohérence propre, puis recomposer pour étudier leurs
relations spécifiques » (Pinon, 1991, p.24.)
La lecture morphologique
II. Le tissu urbain «Le tissu urbain est l’expression physique de la forme urbaine. Il
est constitué par l'ensemble des éléments physiques qui
contribuent à celle-ci »

Le site, la trame viaire et la


trame parcellaire

Le bâti, les espaces libres.

P. Merlin, F. Choay (Sous la direction de), Dictionnaire de l’urbanisme et de l’aménagement, Paris, Presses Universitaires de France, 1988.
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III. Outils de lecture

Ces structures peuvent être décrites suivant trois critères:

a) Leurs topologies
b) Leurs géométries
c) Leurs dimensionnement.

a) Lecture topologique

L’analyse topologique permet de caractériser les


rapports entre les éléments selon leur
positionnement réciproque (éloignement, accolement,
superposition, inclusion) ainsi que le caractère
discontinu ou continu des systèmes.
La lecture morphologique
III. Outils de lecture

b) Lecture géométrique

La lecture géométrique permet de mettre en évidence


les directions respectives des composants les uns par
rapport aux autre, ainsi que les caractéristiques des
figures géométrique: régulière, irrégulières, résiduelle
ou non résiduelles.

c) Lecture dimensionnelle

Décrit les dimensions des composants et leurs


proportions les uns par rapports aux autres.
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IV. Analyse des systèmes

IV. 1. Système viaire

Les différents systèmes de voirie


Trois grands systèmes peuvent être distingués:
 les systèmes linéaires ;
 les système en boucle ;
 les systèmes en résille.

Système à voirie en cul-de-


sac, à voirie à double issue.

Système à voirie
hiérarchisée, à voirie
non hiérarchisée.
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IV. Analyse des systèmes

IV. 1.1. Typologie topologique


 Système linéaire

Un seul chemin pour aller d’un point


à un autre, il s’agit de l’un des
systèmes les plus contrôlables.

Systèmes système Systèmes


linéaires arborescent linéaires en système
d’un point à impasse « arborescent
un autre cul-de-sac »
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IV. 1.1. Variantes topologiques

 Système en boucle

Il y a deux chemins pour aller d’un point à


un autre. (apparition de noyau ou cœur)

Systèmes à Systèmes Systèmes en Systèmes


double issues hiérarchisé cul-de-sac non
hiérarchisé
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IV. 1.1. Variantes topologiques

 Système en résille Système en fausse résille

Un grand nombre de chemins conduisent Un système en fausse résille, est celui qui
d’un point à un autre. (apparition de l’ilot) combine entre deux système à la fois.
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IV. 1.2. Variantes géométriques

Rencontre orthogonale:
La hiérarchie des rues n’est Une géométrie orthogonale tend à
pas modifiée, la continuité confirmer l’équivalence du rôle
frontale de l’espace l’emporte de chaque rue, c’est le plan en
sur le coté latéral. damier

Rencontre n’est pas orthogonale:


Tout dépend alors du sens dans lequel le
trajet est effectué.

Angle aigu par rapport à


la direction frontale; la
hiérarchisation est
fortement atténuée.
Continuité du trajet Choix successif à partir
Angle est obtus ,la d’un tronc commun
hiérarchisation est
fortement accentuée.
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IV. 1.3. Variantes dimensionnelles

La largeur et la longueur d’une Voies principales


voie sont considérées comme
facteurs importants dans la
Voies secondaires
hiérarchisation d’un système.

IV. 1.4. Articulation des systèmes viaires entre eux


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IV. 2. Système parcellaire

Définition de la parcelle

La parcelle matérialise sur le sol la propriété foncière. Ses limites peuvent


être plus ou moins matérialisées grâce à des clôtures de toutes sortes, surtout
en milieu urbain.

La parcelle est généralement un espace privé. Certaines parcelles sont


toutefois affectées à un usage public (bâtiments administratifs, écoles,
équipements divers…).
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IV. 2. Système parcellaire

Critères topologiques

Parcellaire peu ou pas


hiérarchisé: les deux Parcellaire hiérarchisé:
principales directions de la on observe des subdivision
trame sont d’importance à à peu près perpendiculaires
peu près équivalente. à la direction initiale.

Le parcellaire n’est pas hiérarchisé dans ses


directions mais il possède des subdivisions
parallèles à sa direction principale.
Parcellaire est « crénelé »
: le crénelage des limites
parcellaires provient de
l’ajout ou du retranchement
de fragments de parcelles
qui créent des
décrochement.
Parcellaire en lanière Parcellaire densifié
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IV. 2. Système parcellaire

Critères géométriques

Parcelle rectangulaire Parcelle trapézoïdale Parcelle triangulaire Parcelle en lanière

Parcelle subissant Parcelle biseauté Parcelle en L ou en I Déformation Déformation


une torsion divergente convergente
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IV. 3. Système bâti

Bâti ponctuel Bâti linéaire Bâti planaire

Les bâtiments sont accolés les


Les bâtiments sont séparés les Les bâtiments sont juxtaposés
uns aux autres de tous les cotés
uns des autres par une les uns des autres de manière à
de manière à former une masse
distance plus ou moins former une ligne continue: il y
continue uniquement
grande: le bâti est discontinu. a continuité du bâti dans une
interrompue par les rue: il y a
seule direction de l’espace.
donc une continuité du bâti dans
plusieurs directions de l’espace.

L’alignement rigoureux du
bâtis ponctuels , leur confère
une certaine continuité et
compense leur isolement.
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IV. 3. Système bâti Dans les trois cas décrits ci-dessus, il est fréquent que certains bâtiments
comportent soit des constructions annexes (appentis, rajouts divers), soit
des ailes en retour qui constituent autant de ramification du système bâti.
D’où les variantes suivantes:

Bâti ponctuel non


ramifié et ramifié Bâti planaire non
ramifié et ramifié

Bâti linéaire non


ramifié et ramifié
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IV. 3. Système bâti


Principaux types de volumes
Les bâtiments seront analysés ici en tant que composants du système bâtis et non en tant
que type architectural. Nous nous intéresserons essentiellement à la proportion générale
de volume construit, ce qui donne la classification suivante:
 Le plot, bâtiment présentant le plus de compacité dans les trois
dimensions

 Le bloc linéaire, dont le volume présente un allongement dans


une direction horizontale de l’espace

 La tour, dont le volume présente un allongement vertical

 Le bâtiment à cour centrale, dont le volume est resserré


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IV. 4. Système non bâti

•LES ESPACES LIBRES sont constitués par le vide urbain public (cours,
place,….) et privé (cours, jardin,…), les places représentent les éléments les
plus spécifiques de l’espace public.
•Une place se définit par son tracé et par les masses bâties qui la limitent et lui
donnent consistance.
•Eventuellement une place peut être renforcée par un élément marquant sa
centralité.

•Une typologie des espaces libres est nécessairement fonction du système bâti.
•En milieu urbain, pour qu’un espace libre existe, il faut qu’il soit entouré, borné,
jalonné par des éléments construits.
•Cette interdépendance des vides et des pleins fait que les espaces libres apparaissent
comme le négatif du système bâti.
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IV. 4. Système non bâti

•Plus les éléments bâtis sont discontinus, c’est-à-dire fragmentés en un grand


nombre de bâtiments isolés les uns des autres, plus l’espace libre sera continu
tout autour.

•Plus les éléments bâtis sont continus, c’est-à-dire ils ont tendance à être accolés
les uns aux autres, plus l’espace libre sera discontinu tout autour en ayant un
espace fragmenté en un grand nombre d’espaces plus petits.

•Les deux exemples extrêmes de ce


phénomène sont les tissus pavillonnaires
d’une part et les tissus de maisons à patio
d’autre part.

Tissus pavillonnaire Tissu de maisons à patio


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IV. 4. Système non bâti

•Dans le cas d’un bâti ponctuel, donc discontinu, les espaces libres présentent une
continuité totale. Ceci aura pour conséquence que les espaces libres privatifs et les
espaces libre publics seront peu différenciés si seule une clôture les sépare, voire
même ne seront pas différencié du tout en l’absence de cette dernière.
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IV. 4. Système non bâti

•Dans le cas d’un bâti linéaire, les espaces libres se repartissent en deux zones situées de
part et d’autre du bâti. Ces deux zones possèdent des caractéristiques équivalentes . Ainsi
dans l’urbanisme traditionnel ,un bâti linéaire contribue généralement , par son
implantation, à créer une frontière nette entre la rue (espace libre public) et l’intérieur des
parcelles (espace libre privatif). Contrairement aux tissus contemporain, où les bâtiments
en barre ne contribuent pas à créer des espaces différenciés.
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IV. 4. Système non bâti

•Dans le cas d’un bâti planaire, la différenciation entre espace libres privatifs et espaces
libres publics a tendance à s’effectuer automatiquement.
Les vides privatifs apparaissent comme recreusés à l’intérieur de la masse bâtie, plus ou
moins individualisée ou ponctuelle, tandis que les espaces libre publics comme une
continuité linéaire.
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IV. 4. Système non bâti

Rapport du réseau des espaces libres (singuliers) avec le bâtis

2. la place se trouve
dans une position
1. la place se trouve dans une d’accolement par
position d’isolement par rapport à la rue et se
rapport aux autres espaces présente donc come une
libres, et en particulier par échancrure au sein des
rapport aux rues, tout en leur masses bâties
étant raccordée par passages
ou par des rues couvertes.

4. la place vient en
superposition par
rapport à la rue, ce qui
3. la place se trouve dans provoque une fusion des
une position de liaison deux espaces. Elle se
entre deux rues et présente donc comme
constitue ainsi une césure une double échancrure
dans la continuité des dans les masses bâties
masses bâties.
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IV. 4. Système non bâti

•Activité du vide et passivité du plein •Activité du plein et passivité du vide

L’espace libre de la place, Les masses bâties parfaitement


parfaitement défini géométriquement, définies géométriquement, imposent
impose sa forme aux masses bâties leur forme aux espaces libres qui sont
qui tendent de ce fait à adopter des de ce fait totalement résiduels telles
figures résiduelles, du moins sur le que l’agoras grecques. Ce type
pourtour immédiat de la place. Nous d’espace est systématiquement
Les places trouverons ce type de situation le reproduit dans les tissus contemporains
plus souvent dans les tissus baroques Les places
géométriques
résiduelles
de nos villes nouvelles ou l’espace
et classique. n’est qu’un élément passif.
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IV. 4. Système non bâti

•Activité passivité réciproque

Place à géométrie déformée organique

Il s’agit généralement de places situées dans un tissu qui s’est constitué


progressivement où on constate que suivant l’endroit où l’on se trouve à l’ intérieur de
la place c’est soit le vide soit le plein qui est plus ou moins actif.

Les places dilatées Les places écartelées

L’espace libre sera dilatée et donc les masse La situation est ici inversée: l’espace est
construites seront écartées et infléchies dans la resserré au centre de la place par le
partie centrale de la place, tandis que l’espace rapprochement des masses construites et
libre sera resserré et que les masses bâties seront se trouve comme « écartelée » à ses
plus rapprochées, donc plus résistantes aux extrémités par l’arrivée de rue
extrémités de la place. divergentes .
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IV. 4. Système non bâti

•Activité passivité réciproque

Place à géométrie équilibrée

Ce cas se présente souvent lorsque le tissu urbain s’est développe à partir d’un tracé
préétabli. Dans ce type de plan, on a généralement le souci d’équilibrer au maximum la
forme des pleins et des vides

Les places
équilibrées à Les places
géométrie équilibrées
orthogonale