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Coupleurs hydrodynamiques

à remplissage constant
Introduction

Les coupleurs sont utilisés comme composants de Le développement des trois machines hydrodynamiques
transmission hydrodynamique, pour transmettre les de base que sont le convertisseur de couple, le turbocou-
couples dans les systèmes d’entraînement en rotation. pleur et le ralentisseur hydrodynamique, a été rendu pos-
D'après la classification des coupleurs, les modèles sible grâce aux travaux de recherche fondamentale réali-
hydrodynamiques font partie des turbomachines et sés par Hermann Föttinger en 1905. La caractéristique de
doivent être affectés aux coupleurs entraînés par ces trois machines est que l’énergie mécanique de l'arbre
adhérence. Le couple est transmis, entre l'entrée et la primaire d'entraînement est entièrement convertie en éner-
sortie, grâce à la transformation en énergie cinétique gie cinétique du fluide de fonctionnement mis en rotation
du fluide de fonctionnement mis en rotation entre les par une roue pompe (roue primaire). Les principes de la
deux roues à aubages du coupleur. Les types, les dynamique des fluides permettent de décrire la capacité de
modes de fonctionnement et les concepts liés aux transmission des coupleurs hydrodynamiques.
coupleurs hydrodynamiques sont définis dans la
directive VDI 2153 «Transmissions hydrodynamiques ». La définition théorique de la transmission du couple dans
En se basant sur les principes fondamentaux connus, les coupleurs hydrodynamiques est fournie à partir de la loi
des informations complémentaires d’ordre applicatif fondamentale de Newton relative au moment cinétique de
doivent être fournies sur le fonctionnement des cou- la masse de fluide en rotation et de l’équation d’Euler pour
pleurs à développer en fonction de spécifications pré- les turbines.
cises relatives à l’utilisation ainsi que les paramètres
concernant les modes de commande interne et exté- Dans la pratique, le comportement de transmission du
rieure au coupleur. coupleur est généralement décrit par une modélisation
dérivée de l’équation pour les turbines. Dans ce modèle,
toutes les cotes du profilé sont rapportées au diamètre du
profilé de la pompe, et toutes les vitesses sont rapportées
à la vitesse angulaire de la pompe. Les facteurs résultants
de cette convention sont résumés dans le coefficient de
puissance ␭.

Cette modélisation permet d’extrapoler aisément un cou-


pleur défini dans sa forme et ses dimensions vers d’autres
vitesses d'entraînement et fluides de fonctionnement; ainsi
d’autres tailles peuvent aussi être construites, avec des
courbes caractéristiques de fonctionnement identiques.

Le coefficient de puissance comprend, outre les facteurs


géométriques et le débit massique en fonction du différen-
tiel de vitesses entre pompe et turbine, d’autres para-
mètres.

L’auteur
Heinz Höller, né en 1941, est Ingénieur diplômé en construction
mécanique de l’école supérieure de Hagen. Depuis 1964,
collaborateur de Voith Turbo à Crailsheim (R.F.A.) et depuis 1979,
responsable du bureau d’études.
Coupleurs hydro-
dynamiques à remplissage
constant

1. Introduction, historique

2. Données hydrauliques

2.1 Principes
2.2 Modélisation
2.3 Courbe et réseau de caractéristiques
2.4 Classification
2.5 Sens de rotation

3. Caractéristiques de construction

3.1 Types
3.2 Diagramme caractéristique de puissance, choix de la
taille
3.3 Matériaux, fluides de fonctionnement
3.4 Critères de sélection

4. Exemples d'application

4.1 Amélioration des propriétés dynamiques


4.2 Adaptation des oscillations de torsion des
entraînements auxiliaires de bateau
4.3 Comparaison coupleur – démarreur électronique
4.4 Type TVVS sur convoyeur à bande
4.5 Type TVVF sur transporteur à chaîne

5. Résumé

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1. Introduction,
historique

Les coupleurs hydrodynamiques sont souvent affectés à La solution proposée par Föttinger en transmission hydro-
un groupe qui leur est propre dans les recherches de clas- dynamique de la puissance a conduit au développement
sification des accouplements. Ceci se justifie par le princi- de ce qu'il a lui-même appelé les trois "agrégats Föttinger",
pe de fonctionnement particulier de la transmission hydro- à savoir le convertisseur, le coupleur hydrodynamique et le
dynamique de puissance. La transformation entre la forme frein hydrodynamique.
d’énergie mécanique et hydraulique offre diverses possibi-
lités de faire varier la transmission de puissance suivant
des lois précises. Les coupleurs hydrodynamiques peuvent Convertisseur Coupleur Frein
donc être utilisés dans différentes applications de transmis-

Représentation
schématique
sion pour des installations fixes ou mobiles.

Le développement du coupleur hydrodynamique remonte à


un brevet déposé par le jeune ingénieur électricien, Her-
mann Föttinger, en 1905. Employé dans un chantier naval
(Stettiner Vulkan), il a été confronté au problème d’adapta-

Caracté- Symboles
ristiques VDI 2153
tion et d’optimisation de la liaison entre la turbine à vapeur
à vitesse rapide, employée dans la construction navale et
l’hélice de propulsion à rotation lente. La transmission, la
conversion et l’influence du flux de puissance constituent
encore aujourd’hui les fonctions principales des compo-
sants d’une chaîne cinématique. Aubages courbés Aubages droits Aubages obliques

Fig. 2 : Les agrégats Föttinger

Le coupleur hydrodynamique représente, de même que le


frein hydrodynamique, un cas particulier du convertisseur
de Föttinger. Les concepts, les désignations, les types de
construction, les modes de fonctionnement et les bases de
calcul sont regroupés dans la directive VDI 2153.

Fig. 1 : Adaptation de la forme de puissance : source – besoin.

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2. Données
hydrauliques

Dans les coupleurs hydrodynamiques, la puissance méca- Si l’on considère le débit du fluide en rotation de la pompe
nique engendrée est transmise à un fluide en rotation, qui vers la turbine, la puissance contenue se calcule à partir
la transporte (sous forme d’énergie spécifique) entre un de la quantité en mouvement et de l’énergie spécifique Y
générateur (partie primaire) et un récepteur (partie secon- qui lui est imprimée. Pour les machines hydrauliques, Y est
daire). Le générateur et le récepteur sont des machines désignée aussi comme le travail spécifique. Pour l’écoule-
hydrauliques (pompe centrifuge et turbine). En conséquen- ment tubulaire, les relations peuvent être dérivées des
ce, les principes de la dynamique des fluides permettent principes élaborés par Bernouilli.
de décrire la capacité de transmission des coupleurs
hydrodynamiques. La machine hydrostatique ou hydrodynamique, utilisée pour
la conversion de puissance mécanique en hydraulique du
côté primaire sous forme de pompe ou de générateur,
2.1 Principes détermine la forme d’énergie dominante dans l’écoulement
du fluide. La composante d’énergie potentielle, toujours
Le principe de base de la transmission hydraulique de puis- présente dans la transmission hydraulique de puissance
sance peut être représenté par le schéma simplifié suivant. peut être négligée dans la technique d’entraînement.

Générateur / pompe Récepteur / turbine

Ecoulement tubulaire (Bernouilli) Ecoulement tourbillonnaire (Euler)

(Moment angulaire

Energie spécifique

avec

La transformation de l'énergie contenue dans l’écoulement d’un fluide


sans perte correspond dans les machines hydrauliques aux variations
du moment cinétique, induit par les aubes en rotation.

Fig. 3 : Transmission hydraulique de puissance


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Les systèmes de transmission de puissance hydrodyna- Les propriétés d’un fluide hydraulique sont déterminées
mique sont caractérisés par le fait que l’énergie cinétique pour les formes d’énergie prédominantes et les forces
est la forme d’énergie dominante dans les quantités en exercées.
mouvement. La conversion d’énergie dans la pompe et la
turbine est induite par les alvéoles entre les aubes en rota- On constate que l’on peut avoir des phases de fonctionne-
tion, qui sont parcourues dans le sens radial, axial ou dia- ment identiques pour des conditions et variables d’entrée
gonal par le flux de liquide. Les relations mathématiques différentes avec des ratios entre les forces invariants. Des
pour les aubages en rotation ont été décrites pour la pre- modèles connus en génie hydraulique répondent aux prin-
mière fois par le mathématicien suisse Euler, à partir du cipes de similitude de Froude, Euler, Mach et Reynolds.
principe du moment angulaire. Un couple hydraulique Pour les transmissions de puissance hydraulique, les lois
résulte de l’écoulement centrifuge du liquide, produit par la d’Euler et de Reynolds jouent un rôle important.
force exercée sur la paroi des aubes. ⌬p
Nombre d’Euler : Eu =
␳· c2
Equation d’Euler pour les turbines
Dans les systèmes hydrauliques pour lesquels les frotte-
· (r · c - r · c )
Mh = m · · ⌬ (r · c )
=m ments sont négligés, les points géométriques caractéris-
1 u1 2 u2
Ph = ␻ · Mh · · ⌬ (u · cuu)
=m tiques définis par les nombres d’Euler sont invariants (géo-
métrie affine) c.a.d. qu’il existe entre pressions et forces
cinématiques un rapport constant.
2.2. Modélisation
v · L ␻ · D2
Nombre de Reynolds : Re = ~
␯FL ␯FL
L’étude mathématique d’Euler est trop complexe pour
répondre au développement pratique. On fait appel dans
les bureaux d’études à des relations de similitude comme L’écoulement de 2 fluides visqueux newtoniens présente
c’est fréquemment le cas en hydraulique. des états identiques pour des nombres de Reynolds
constants, c’est-à-dire des rapports entre frottements et
forces cinématiques constants.

Similitudes géométriques

Nombre d’Euler Eu = ⌬p
␳· c2

Similitude hydraulique

Re = ␻ ·␯D
2
Nombre de Reynolds

Grandeurs Longueur r, l ⬃ D
Surface A ⬃ D2
Vitesses u, w, c ⬃ D · ␻

Désignation Equation Modélisation


hydrodynamique
Pression hydraulique Eu = const. p ⬃ ␳· D2 · ␻2
Force hydraulique F = 兰p · dA F ⬃ ␳· D4 · ␻2
. .
Débit V =c·A V ⬃ D3 · ␻
. .
Masse volumique m =␳·V m ⬃ ␳· D3 · ␻
Couple hydraulique M =F·r M ⬃ ␳· D5 · ␻2
Puissance hydraulique P =M·␻ P ⬃ ␳· D5 · ␻3

Fig. 4 : Relation de similitude en mécanique des fluides Modélisation hydrodynamique.


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Les équations types hydrodynamiques peuvent être déve- L’équation d’Euler pour les turbomachines décrit de maniè-
loppées à partir de la loi d’Euler. re générale la conversion d’énergie dans les aubages en
rotation. Les agrégats Föttinger, tels que le convertisseur,
Si une roue pompe 2 est agrandie fidèlement au modèle le coupleur ou le frein, possèdent cependant plusieurs
par rapport à la roue 1, les longueurs et les surfaces jouent (au moins deux) roues à aubages, qui sont disposées de
dans les rapports suivants : Longueurs r, l ~ D telle sorte qu’elles sont parcourues l’une après l’autre par
Surfaces A ~ D2 la masse liquide transportant l’énergie dans un circuit
fermé.
Pour les points de fonctionnement affines des deux roues,
il en résulte des triangles de vitesses géométriquement Les agrégats Föttinger possèdent un type de fonctionne-
similaires : Vitesses u, w, c ~ D ·  ment qui leur est propre en fonction de l’architecture des
roues à aubages.
Les lois valables pour les éléments de transmission hydro-
dynamique peuvent être établies à partir d’une modélisa- Le masse volumique m, nécessaire pour le transport
tion type Euler. d’énergie entre la pompe et la turbine, ne peut s’écouler
dans des roues à aubages que si une différence de pres-
Concernant les paramètres proportionnels manquants, sion existe, c’est-à-dire, pour des systèmes en rotation,
seul le coefficient de puissance , en tant que caractéris- une différence de synchronisme (glissement).
tique sans dimension, est obligatoirement fixé. Le coeffi-
cient de puissance sans dimension  caractérise le type de La masse liquide en rotation constitue un lien souple entre
machine choisie (convertisseur, coupleur, frein), l’architec- la pompe et la turbine de sorte que le rapport de vitesses
ture du profilé et l’aubage. (glissement) s’ajuste automatiquement en fonction de la
charge (caractéristique série). Le comportement d’un agré-
On peut ainsi écrire les relations types, utilisées couram- gat Föttinger de type coupleur (2 roues à aubages) peut
ment pour le couple et la puissance consommée être décrit complètement par la modélisation hydrodyna-
mique et la relation caractéristique  = f (n · V).
Mp =  ·  · P2 Dp5 ; Pp =  ·  · P3 Dp5

Equation d’Euler Masse volumique ·


m
Volume de remplissage V
Coefficient de puissance 
Similitude géométrique Equation type hydrodynamique Rapport de vitesse n
[Nombre d’Euler] [Nombre d’Reynolds] Angle de l’aubage 
Viscosité cinématique FL
Similitude hydraulique Relation caractéristique

Fig. 5 : Bases hydrodynamiques


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Pour étudier plus en détail le fonctionnement de la pompe 2.3 Courbes et réseau de caractéristiques
et de la turbine, il est nécessaire toutefois de faire appel à
d’autres conventions complémentaires dérivées des lois de Le comportement du coupleur peut être décrit par la repré-
la mécanique. sentation graphique de la relation caractéristique ␭ = f (␯)
sous forme d’une courbe caractéristique. Avec le remplis-
sage V comme variable, on obtient un réseau de caracté-
ristiques d’un coupleur.

Agrégat Föttinger avec deux roues à aubages


(P et T en rotation Coupleur)
Courbe caractéristique

Entrée Sortie
1 - ␯ = glissement
(masse de liquide en
rotation)
Principe de la Rem- ␭p = facteur géométrique
Théorème des moments conservation de l’énergie plissage (forme du profil)
∑ E = constant maximal fF=1 fs = Filet liquide (trajectoire)
ff = Degré de remplissage
Coefficient
de puissance ␭

(intensité du filet)
Remplis- g␤ = Angle de l’aubage (choc)
Le comportement des agrégats Föttinger à plusieurs roues à gv = Influence de la viscosité
sage partiel
aubages n’est pas déterminé par une seule roue, mais par (frottement du canal)
l’interaction de toutes les roues du circuit.

Rapport de vitesse ␭

Chiffres caractéristiques
(Technique d’entraînement)

Rapport de vitesse Diagrammes caractéristiques des réalisations

nsortie nT ␻
␯= = = T
nentrée np ␻p
Remplissage max.

Rapport de couple (conversion)


Msortie MT
␮= = = 1 Remplissage max.
Mentrée Mp

Rapport de puissance (rendement)


Remplissage min. Remplissage min.
P PT M ·␻
␩ = sortie = = T T = ␮·␯
Pentrée Pp Mp · ␻p

Coupleur de démarrage et Coupleur variateur à


donc le rapport de vitesse remplissage contrôlé
de surcharge
pour les coupleurs devient ␩ = ␯

Fig. 6 : Nombres caractéristiques (Technique d’entraînement) Fig. 7 : Coefficient de puissance – Grandeurs d’influence
8
Pour les coupleurs hydrodynamiques, les courbes fonda- Le développement analytique d’une courbe caractéristique
mentales caractéristiques présentent, pour un rapport de d’un coupleur reste très difficile, malgré certaines relations
vitesse ␯ croissant, à partir du point d’accrochage ␭A une établies en mathématique. Le coefficient de puissance ␭
baisse constante du coefficient de puissance ␭. est en pratique calculé à partir des courbes caractéris-
tiques de couple déterminées sur banc d’essais.
La sélection des coupleurs se fait en fonction de leur
caractéristique série, de telle sorte que le couple nominal Pour décrire complètement le comportement de fonction-
(␭N) puisse être transmis avec un glissement nominal sN le nement des entraînements avec des coupleurs hydrodyna-
plus faible possible. L’évolution du reste de la courbe miques, il est nécessaire, notamment pour les coupleurs à
caractéristique peut être adaptée en fonction de différentes remplissage constant, d’étudier la réponse en cas de varia-
réponses suivant les applications. tions de la vitesse d’entraînement (Fig. 8).

Pour les coupleurs de démarrage et de sécurité, une cour- Cette représentation, désignée de manière générale
be caractéristique la plus plate possible, avec un faible comme parabole de glissement dans le réseau primaire,
surcouple ␭max est souhaitable sur toute la plage de est la transposition de la formule du couple pour un coeffi-
démarrage. cient de puissance constant, et un glissement constant.
Les points caractéristiques nécessaires peuvent être
Pour les coupleurs variateurs et à remplissage contrôlé en déduits de la courbe caractéristique ou du réseau de
revanche, des courbes caractéristiques plongeantes caractéristiques secondaire.
depuis ␯ = 0, avec une bonne dispersion de fluide, sont
souhaitables, pour pouvoir régler, lors de l’ajustement de la Les valeurs de sortie et les formules de calcul courantes
vitesse des différentes machines à entraîner, les points de pour la réalisation pratique des coupleurs hydrodyna-
fonctionnement stables. miques sont indiquées à titre de complément.

Valeurs de sortie
e cara
mme imair cté Diag Modèle de coupleur
a
r ep r ris ram DP = Diamètre du profilé
g tiq
Dia stiqu ue me ␳ = Densité du fluide de fonctionnement
i se
ctér co ␭ = f (␯, v) Réseau de caractéristiques du coupleur déterminé
ra nd
ca air
e lors des essais
e ue
de urb tiq Grandeurs de calcul
le
bo ent Co téris
ra rac Couple MP = ␭ · ␳ · ␻P2 · DP5
Pa issem ca Puissance PP = ␭ · ␳ · ␻P3 · DP5
gl
PT = PP ␻T / ␻P
Rendement ␩ = PT/ PP = ␻T / ␻P = ␯
Glissement s = (1 - ␯)

Représentation des courbes caractéristiques


Diagramme caractéristique primaire
(paraboles de glissement)
M = f (␻p)
Paramètre ␭ pour s = constant

Diagramme caractéristique secondaire


(courbe caractéristique)
M = f (␯ ou ␻T)
Paramètres : remplissage, position de l’écope

Fig. 8 : Diagramme tridimensionnel caractéristique du coupleur en trois dimensions


9
2.4 Classification Les coupleurs variateurs possèdent des dispositifs per-
mettant de modifier en continu la vitesse de la transmis-
Les coupleurs hydrodynamiques sont classés en fonction sion. Ceci est induit essentiellement par le changement du
de leur architecture à l’aide de la terminologie VDI 2153. niveau de remplissage. Ces coupleurs ont toujours une cir-
culation du fluide externe, qui peut servir au changement
Les coupleurs à remplissage constant sont contenus de remplissage et au refroidissement.
dans un carter étanche vers l’extérieur, et sont remplis,
avant leur mise en service, avec du fluide de fonctionne- Le niveau de remplissage peut se faire par l’intermédiaire
ment, selon les exigences d’utilisation. Le rapport entre le d’une écope se déplaçant dans le sens radial ou en faisant
volume du fluide de fonctionnement et le volume total du varier le débit des fluides par l’intermédiaire de gicleurs.
coupleur est désigné sous le nom de niveau de remplissa-
ge. Le coupleur présente ainsi une courbe caractéristique Les coupleurs à remplissage contrôlé permettent de régler,
définie par le niveau de remplissage. Le comportement au pour une vitesse d’entraînement constante, pour les princi-
démarrage des coupleurs à remplissage constant peut être pales courbes caractéristiques des machines, des points
influencé par le remplissage contrôlé des chambres de de fonctionnement stables dans une large plage de
retardement. vitesses, en dessous de la vitesse nominale du moteur.

Les coupleurs de ce type sont utilisés pour le démarrage, Les coupleurs à remplissage contrôlé possèdent des
la limitation du couple et pour amortir les oscillations de dispositifs permettant de modifier le régime de transmis-
torsion. sion pendant le fonctionnement entre deux valeurs limites
(la plupart du temps maximum et minimum). Pour les cou-
pleurs vidangeables, on utilise de préférence les principes
de construction connus du coupleur variateur.

Coupleur hydrodynamique

Coupleur à remplissage constant Coupleur variateur Coupleur à remplissage contrôlé

Niveau de remplissage Intervention dans le Remplissage Niveau de remplis- Remplissage


réglé à l’arrêt flux du circuit variable en service sage réglé à l’arrêt variable en vitesse

Temporisation du Aubages de Réglage de Réglage de flux Réglage de flux Aubages de


remplissage réglage tiroir remplissage de pilotage de pilotage réglage tiroir

Chambre récep- Chambre récep- partiellement Soupapes sur


Ecope Carter fixe Carter rotatif
trice intérieure trice ext. et int. vidangeable la périphérie

H = organe principal pouvant être une pompe ou une turbine

Fig. 9 : Classification des coupleurs hydrodynamiques selon VDI 2153

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2.5 Sens de rotation Ces propriétés avantageuses des coupleurs hydrodyna-
miques peuvent se limiter par construction, avec des
La construction symétrique des roues à aubages et le prin- pompes, des écopes etc., à un seul sens de rotation.
cipe hydrodynamique impliquent que, pour de nombreux
types de coupleurs, le fonctionnement de l’entraînement Les roues à aubages symétriques ne sont pas utilisées
est réversible. dans tous les modèles. Il en résulte des courbes caracté-
ristiques différentes qui sont fonction du sens de rotation.
Sur ce point, le coupleur avec des aubages obliques par
rapport à l’axe (aubage de freinage) constitue une particu-
larité. Ce coupleur présente un effet de roue libre marqué,
qui est utilisé de manière avantageuse dans les propul-
sions à une hélice – 2 entrées.

␻M = const. ␻A = var.

Coupleurs T
(frein)
Coupleur TP

Fig. 10 : Courbes caractéristiques sur trois quadrants dans le plan Fig. 11: Coupleur avec effet de roue libre
couple/vitesse.

Le régime stable de la courbe caractéristique dans le Si le moteur 2 entraîne, par l’intermédiaire du réducteur, le
deuxième quadrant permet, par exemple, dans la propul- côté sortie du coupleur 1 à une vitesse n2 supérieure à n1,
sion d’un navire de décélérer et de faire tourner l’hélice. le moteur 1 ne participe plus à la propulsion, même si le
coupleur est entièrement rempli. La vidange du coupleur
La caractéristique horizontale du couple pour une vitesse permet de couper le moteur 1 sans perte.
de rotation nulle offre un dispositif souple de bobinage et
tension pour les câbles et les systèmes d’alimentation. Le
passage du premier au quatrième quadrant permet un pas-
sage progressif du fonctionnement en mode moteur à celui
en mode générateur (par exemple pour les convoyeurs à
bande en pente).

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3. Caractéristiques de
construction

3.1 Modèles Par l’intermédiaire de profils de roues qui ont été dévelop-
pées spécialement, notamment de roues, intérieures, des
Les coupleurs hydrodynamiques à remplissage constant courbes caractéristiques suivant les exigences peuvent
sont livrés essentiellement sous forme de composants être montrées.
prêts au montage, non remplis.
La courbe caractéristique choisie pour l’application permet
Dans le modèle le plus simple pour l’entraînement coaxial de déterminer la modélisation de la puissance et le
sans chambre de retardement, le coupleur ne se compose meilleur emplacement dans la ligne d’arbres. Un montage
que de quelques pièces constitutives. erroné est évité grâce à des instructions de montage

Partie extérieure Partie intérieure Type T Type TR


Accouplement
roue carter roue moyeu
extérieure intérieure

Circuit simple

Type DT Double circuit Type DTri

Chambre auxiliaire
Chambre de retardement Profil particulier
de la roue intérieure
Chambre de travail
(1) Entraînement roue extérieure
Pour arbres coaxiaux pour entraînement à courroie
(2) Entraînement roue intérieure

Fig. 12 : Modèle de base Fig. 13 : Variantes de construction

La roue extérieure à aubages, solidaire de l’enveloppe, claires. En cas de disposition coaxiale, un accouplement
forme une chambre de travail qui est positionnée par 2 rou- mécanique est nécessaire pour compenser les désaligne-
lements vis-à-vis du moyeu. Ces roulements travaillent en ments légers.
roulement relatif. Cette chambre de travail assure l’étan- Différentes variantes peuvent être développées à partir du
chéité du coupleur. La partie intérieure se compose du modèle de base série T.
moyeu et de la roue intérieure qui lui est solidaire. Ici sont représentés les modèles pour les arbres coaxiaux
La puissance transmise est déterminée par la construction et parallèles à l’axe, qui conviennent pour l’entraînement
du modèle, par exemple : de la roue intérieure ou de la roue extérieure. Le coupleur
(1) Entraînement roue extérieure et à double circuit offre l’avantage de doubler la transmission
(2) Entraînement roue intérieure ; de puissance pour un diamètre extérieur identique.
La forme des courbes caractéristiques peut différer forte- La construction modulaire permet d’offrir des variantes à
ment en fonction de la forme du profil. partir des modèles de base.

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Etant donné sa conception on ne peut exploiter par cou- La construction de la chambre intérieure définit le compor-
pleur qu’une seule courbe caractéristique dépendant du tement du coupleur sur la distribution du flux liquide et sur
profil des aubages et du type d’entraînement. La puissance le glissement. La chambre de retardement joue le rôle de
consommée lors du démarrage dans un système d’entraî- la temporisation qui peut être expliqué de la façon suivante
nement avec un coupleur hydrodynamique est uniquement pour 3 régimes de fonctionnement différents. A l’arrêt, le
fonction de la courbe caractéristique du coupleur et non de fluide de fonctionnement se trouve, du fait de la force de
la courbe caractéristique de la machine de travail entraî- gravité, dans la partie inférieure du coupleur. Au démarra-
née. A cet effet, seul le moteur lui-même et le côté primaire ge du moteur par exemple, la roue pompe est entraînée, la
du coupleur sont effectifs comme moment d’inertie de roue turbine est fixe (glissement 100 %). Le flux d’huile
masse.

Couple résistant Chambre


ML ≈ const. de retenue
(Transporteur à bandes)

Chambre Chambre
auxiliaire de travail
Couple résistant
ML ≈ f (hL)2
(Ventilateur) Arrêt Glissement 100 % Glissement
Remplissage du coupleur : 50 % nominal

Fig. 15 : Phases de fonctionnement

Coté primaire Coté secondaire Temps

Fig. 14 : Courbe caractéristique en fonction de l’application


centrifugé par la roue pompe est décéléré dans les
alvéoles de la roue turbine et est dirigé par un mouvement
La figure 14 représente le comportement d’un coupleur du centripète vers le moyeu et restent dans la chambre de
type de base T pour deux courbes caractéristiques de retenue.
machines entraînées typiques (couple constant, couple
parabolique). La courbe caractéristique du coupleur (dia- Après le décollage de la roue turbine le flux d’huile projeté
gramme secondaire) permet de développer la représenta- périphériquement par la force centrifuge augmente et la
tion primaire (charge du moteur) et de représenter son masse de liquide amorce un mouvement rotatif tourbillon-
évolution dans le temps, grâce aux données de la machine naire et la vitesse de la roue turbine augmente de façon
à entraîner. Cette courbe caractéristique du système concomitante. Dans cette phase transitoire le glissement
montre clairement une augmentation du couple pratique- tend à se réduire. En marche normale le système fonction-
ment parabolique, marquée par l’accélération du moteur et ne avec son glissement nominal pour lequel tout le fluide
ensuite, la courbe caractéristique du coupleur qui ne se trouve dans la chambre de travail.
dépend plus que du type de construction. Le couple trans-
mis par le coupleur se distingue pour les deux machines Outre l’architecture intérieure de la chambre de travail, les
entraînées, différentes essentiellement par la hauteur des chambres de retardement en rotation offrent, selon leur
points de passage Ü influencés par le couple de décolle- disposition, leur taille et le mode de commande, de nom-
ment et le moment d’inertie des masses dans le diagram- breuses possibilités de faire varier la courbe caractéris-
me du coupleur. tique du coupleur.

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T_ TS à répartition du volume

variantes pilotables

TV_ TVS TVF TVY

TVV_

S F Y
Fig. 16 : Famille modulaire de coupleurs à remplissage constant

La figure 16 montre le bloc-élément qui a été développé A titre d’exemple de la fonction de chambres supplémen-
suivant notre expérience pendant des dizaines d’années, taires nous revenons ici dans le détail sur le fonctionne-
avec différentes chambres supplémentaires pour la réparti- ment du type TVVS développé pour le démarrage en dou-
tion du remplissage et les variantes de commande pos- ceur de convoyeurs à bande. Ce coupleur possède, outre
sibles en fonction de l’application. la chambre de retardement connue une chambre annulaire
extérieure. Ici, il faut considérer les phases de fonctionne-
ment d’un coupleur rempli à 50 % pour les trois régimes :
1. Alésage des gicleurs arrêt, glissement 100 % et service. A l’arrêt, le remplissage
Chambre de retenue
2. Alésage de la se répartit, du fait de la force de gravité, sur les trois
conduite de retour
chambres, chambre de retardement, chambre de travail et
Chambre de Chambre de travail
Chambre annulaire chambre annulaire. Pendant le démarrage du moteur, et
retardement
avec un glissement à 100 %, le volume de la chambre de
retardement reste pratiquement constant, tandis que la
chambre annulaire extérieure est remplie par la chambre
de travail lors des premières rotations du moteur, sous
l’effet de la force centrifuge. Le volume résiduel restant
dans la chambre de travail établit un couple de démarrage
très faible. La chambre de travail est ensuite remplie, en
fonction du temps (via les gicleurs), avec le volume de la
chambre de retardement. Ainsi, on peut atteindre un
Arrêt Glissement 100% Glissement nominal couple de démarrage faible lors de l’accélération du
Exemple avec un remplissage de coupleur à 50% moteur, avec ensuite une augmentation de couple en dou-
ceur et un glissement faible en service nominal. Nous
Fig. 17 : Modèle pour coupleur convoyeur à bande = coupleur avec reviendrons en détail sur les systèmes de pilotage offerts,
chambre annulaire extérieure
dans les exemples d’application.

14
3.2 Abaque de sélection puissance/ La taille du coupleur est donnée par son diamètre exprimé
vitesse, choix de la taille en mm. L’échelonnement de la taille a été choisi de telle
sorte qu’avec un diamètre de profil, un "saut" de puissance
Afin de réduire les coûts, le constructeur développe son de 2:1 soit possible avec des valeurs de glissement mini-
programme de coupleur en construction modulaire, afin males encore admissibles. Il en résulte un écart de :
d’utiliser les mêmes organes principaux (pompe, turbine) et 5
les décliner en différentes variantes de construction. Pour 1 : 公2 = 1:1,1487
faire une sélection du choix de la taille adéquate, on se
base sur un abaque de sélection puissance/vitesse. Les limites de vitesse représentées résultent, pour ce type
de coupleur, de la résistance des matériaux des princi-
pales pièces, pour lesquelles on utilise, de préférence, les
alliages d’aluminium. Après avoir fixé de façon sommaire
la taille du coupleur, à partir des données de puissance, le
type et la variante sont déterminés en fonction des condi-
tions d’utilisation.

En fonction de ce choix, il faut ensuite contrôler la charge


thermique du coupleur. En général, le principe suivant
Vitesses nominales pour des moteurs s’applique, pour chaque démarrage avec glissement, indé-
à rotor en court-circuit à 50 et 60 Hz pendamment du fait de savoir s’il s’agit d’un glissement
Silumin hydraulique ou électrique : la moitié de l’énergie de démar-
amélioré
rage appliquée est transformée en chaleur. Pour la sélec-
tion optimale du coupleur de démarrage, la capacité ther-
mique et la possibilité de dissiper la chaleur sont donc
déterminantes.

3.3 Matériaux, fluides de fonctionnement

Matériaux
Dans la prise en compte des matériaux à sélectionner, il
Puissance nominale à l’entrée Pp (kW)

faut tenir compte des modélisations hydrodynamiques et


des paramètres suivants :

Fonctionnement : géométrie du profil, forme de l’aubage,


ur
le

canaux hydrauliques, étanchéité, poids


up
co

Contrainte : par rotation, pression du fluide, couple


du

et variation de température
ille

Fabrication : prix de revient, processus de fabrica-


Ta

tion, machines, prototypes


Adéquation au fonctionnement : maintenance, résistance à
la corrosion, cavitation ou abrasion
(en cas de contamination du milieu de
fonctionnement), formation d’étincelles
(exécution antidéflagrante)

Lors du choix préliminaire des matériaux pour les pièces


principales (roues à aubages, carter) des coupleurs hydro-
Vitesse à l’entrée np (min-1) dynamiques, il faut considérer les contraintes sur les
pièces en rotation par la pression du fluide et le couple.
Fig. 18 : Caractéristique puissance/vitesse
(fluide de service huile minérale)

15
Les coupleurs utilisés dans la marine, réalisés en série
plus petite, mais avec des tailles plus grandes la plupart du
temps, sont réalisés dans divers matériaux, en fonction
⑁adm(␽max) des besoins :

Alliages de fonte d’aluminium (anti-magnétique)


Fonte sphéroïdale (dilatation supérieure)
Tôle d’acier (avec aubages soudés)
Bronze (résistant à la corrosion)

Fluides de fonctionnement
Dans les coupleurs hydrodynamiques, la puissance est
transmise sous forme d’énergie cinétique spécifique, qui
est liée au courant du fluide de travail en rotation. Pour
cette fonction principale, les propriétés physiques – densité
et viscosité du fluide de fonctionnement – sont d’une
␷adm importance capitale ; par ailleurs, la chaleur engendrée par
␷adm, GS la perte de puissance doit être absorbée et dissipée. Les
propriétés que doit remplir le fluide pour le fonctionnement
pratique sont très diverses et dépendent du type de cou-
pleur et de son intégration dans le système d’entraînement
(Fig. 20).

Pour les corps en rotation, Pour la fonction principale de la transmission de l’énergie


sans charge supplémentaire l’eau offre, par comparaison aux fluides de travail à base
= const.
d’huile minérale ou les fluides synthétiques utilisables, de
Densité
bonnes propriétés. Même sur le plan de la sécurité et de la
disponibilité, l’eau est un excellent fluide de travail. L’eau et
⑁ adm
␷adm = const. notamment l’eau de mer présentent cependant des limites
pour un fonctionnement durable en ce qui concerne la pro-
tection contre l’usure, la lubrification des paliers, la corro-
Fig. 19 : Contrainte et matériaux des pièces en rotation sion et la cavitation. Ces désavantages doivent alors être
évités par des matériaux appropriés et des mesures
constructives adéquates.

On emploie essentiellement des huiles minérales qui peu-


Pour les coupleurs de démarrage et coupleurs variateurs vent être adaptées à l’installation d’entraînement. Outre les
dans une fabrication en moyenne série on utilise, de préfé- bonnes propriétés en service continu, elles assurent la plu-
rence, pour les pièces principales, des pièces de fonderie part du temps des fonctions de commande et de lubrifica-
en alliage d’aluminium qui offrent une très bonne résistan- tion. On utilise principalement des solvates à base de
ce mécanique aux contraintes centrifuges, un faible poids paraffine avec des additifs d’une meilleure résistance au
et une très bonne usinabilité. vieillissement. Il est souhaitable d’avoir des huiles miné-
rales de basse viscosité, étant donné que les pertes par
Pour les fortes contraintes à des vitesses élevées, on frottement gênent le flux massique en rotation dans le
emploie de l’acier moulé ou de l’acier traité avec chambres canal de l’aubage et induisent une perte en charge. En
usinées par électrochimie. combinaison avec des réducteurs à engrenages et un
réservoir d’huile commun, une adaptation correcte du sys-
Pour les contraintes moyennes, le processus de fabrication tème est ici nécessaire. Pour maintenir une centrale de
économique détermine plutôt le choix des matériaux. Pour lubrification d’encombrement réduit, il faut veiller à une
les grandes séries, on peut utiliser une construction légère bonne ventilation.
automatisée en tôle d’acier.

16
Fluides de fonctionnement utilisés
Fonctions Propriétés souhaitées Huile Fluides synthétiques H2O
Transmission Densité élevée o o –> + (+)
d’énergie Faible viscosité o o –> + +
Indice de viscosité élevé o o –> + +
Chaleur spécifique élevée o o –> + +
Fonctionnement Pouvoir lubrifiant + – –> o –
Pas de corrosion, cavitation + o –> + –
Compatible avec les élastomères o – –> + +
Résistant au vieillissement o – –> + +
Sécurité Non toxique o – –> + +
Non polluant o – –> o +
Ininflammable (–) (– –> +) +
Disponibilité Disponible dans le monde entier o – –> o +
Coût intéressant o – –> o +
Application Coupleur à remplissage constant x x x
Coupleur variateur x x x
Coupleur à remplissage contrôlé x x
Freinage x x
+ favorable; o conforme; – non conforme; () sous condition; x utilisé

Fig. 20 : Fluides de fonctionnement pour le coupleur et le frein : Fonctions, propriétés, applications

3.4 Critères de sélection 4. Les propriétés dynamiques de la ligne d’arbre sont amé-
liorées (amortissement des oscillations de torsion et des
Les coupleurs hydrodynamiques non vidangeables influen- chocs)
cent, de par leur principe d’action, la transmission de puis- 5. Possibilité de faire varier la transmission en jouant sur le
sance dans la ligne d’arbres, de plusieurs manières. Le remplissage (adaptation au fonctionnement, compensa-
choix d’un coupleur se fait donc selon différents critères de tion de la charge en cas d’entraînements à plusieurs
sélection. moteurs).

En général, le choix d’un coupleur se fait en fonction du Les propriétés de la transmission de puissance hydrodyna-
couple qui doit être transmis dans la ligne d’arbres et de la mique permettent également de ménager les composants
dynamique du système. d’entraînement électriques et mécaniques même en cas de
démarrages fréquents et de fonctionnement réversible.
Pour les coupleurs hydrodynamiques à remplissage
constant, les critères suivants s’appliquent : Lors du choix d’un coupleur hydrodynamique, il faut
considérer, selon le type et la taille :
1. La puissance fournie par le moteur d’entraînement est
uniquement déterminée par le coupleur et non par la 1. Le type de la courbe caractéristique
machine de travail. 2. Le glissement nominal optimal
(délestage au démarrage, prix de revient favorable) 3. Les conditions de montage
2. Le coupleur limite, en fonction de la vitesse, le couple 4. La capacité thermique (fréquence des démarrages)
maximal de la ligne d’arbres (protection contre surchar- 5. La dissipation de la chaleur
ge et blocage). 6. Les limites de température (exécution antidéflagrante)
3. Entraînement sans usure de la machine de travail 7. Le fluide de travail
(séparation du système, entraînements progressif pour 8. L’usure secondaire (palier, étanchéité)
des installations multimoteurs). 9. Le niveau sonore

17
4. Exemples d’application

4.1 Amélioration des propriétés dynamiques Le coupleur à remplissage constant permet au moteur à
combustion interne un démarrage hors charge, un amortis-
Historiquement le développement des agrégats Föttinger a sement des oscillations de torsion et une protection contre
commencé pour la construction navale. Même si le marché les chocs et le blocage. Celle-ci est particulièrement effica-
en nombre de pièces se trouve aujourd’hui dans la trans- ce pendant la mise en marche et la mise hors service du
mission d’installations stationnaires et en automobile, moteur, en cas de blocage et lors de défaillances du
l’application navale présente toujours des solutions moteur. Le schéma montre le coupleur Voith livré à plus de
d’entraînement intéressantes. 1000 unités, pour l’entraînement des propulseurs Voith-
Schneider sur les remorqueurs portuaires, les remorqueurs
de haute mer ou comme auxiliaire de manœuvre complé-
mentaire.

Coupleur Propulsion Voith-Schneider

Fig. 21 : Coupleur à remplissage constant, utilisé dans l’entraînement principal d’un remorqueur de port équipé d’une propulsion Voith-Schneider
18
4.2 Adaptation des oscillations de torsion des entraî- En fonction de l’état de la technique, il est impératif au
nements auxiliaires de bateau stade du projet, d’examiner le comportement des oscilla-
tions de torsion des systèmes d’entraînement complexes.
Pour améliorer le rendement total, et donc pour économi- Deux procédés se sont imposés dans le calcul des oscilla-
ser l’énergie, on emploie, pour les entraînements princi- tions de torsion, favorisés par l’introduction de calculateurs
paux des bateaux, des installations directement couplées à puissants :
l’arbre principal pour l’alimentation en puissance PTI
(Power Take In) ou la prise de force PTO (Power Take  Calcul matriciel de transfert
Off).  Calcul différentiel

Le fabricant de coupleur doit alors mettre à la disposition


de l’utilisateur les caractéristiques nécessaires du cou-
Moteur Diesel à marche pleur, sous la forme utilisable par le type de calcul retenu.
lente SULZER Ceci n’a été possible qu’après une étude théorique appro-
Hélice fondie, confirmée par plusieurs séries de mesures au banc
Volant OSTERMANN d’essais, qui a pu être achevée à la fin de 1987.
Ligne d’arbres
HDW Pour la description de la capacité de transmission des cou-
pleurs hydrodynamiques on a choisi, pour des raisons pra-
tiques, par analogie aux accouplements élastiques, le
modèle de Kelvin avec rigidité dynamique de substitution
ITH

taire

et amortissement.
tiqu ment
PK
r VO

HUR plané
eE

gaz ine à
e
pleu

BBC
oup

TH

Réducteur
in

b
Cou

Acc

Tra

Tur

PTI SULZER
élas

Modèle de Kelvin
Accouplement
GEISLINGER

Coupleur hydrodynamique
Fig. 22 : Coupleur hydrodynamique dans l’entraînement d’une
turbomachine à récupération.
Schéma de remplacement pour le calcul des oscillations de torsion
déphasage
degré
Notamment pour les entraînements avec un moteur à com-
bustion, il s’agit de systèmes à oscillations de torsion com-
Point de travail stationnaire
plexes dont les fréquences de résonance doivent être par- Vitesse : 1200 tr/mn
ticulièrement bien maîtrisées. Couple : 70 Nm
Glissement : 3 %
L’énergie résiduelle contenue dans les gaz d’échappement Fonction de transfert, phase
d’un moteur diesel est récupérée par une turbine utilisant
les gaz d’échappement, et transmise au travers du systè-
me de transmission PTI au vilebrequin. Le schéma équiva-
lent pour le calcul des oscillations de torsion amorties est
représenté ci-dessus. déphasage

L’excellent comportement envers les oscillations de torsion


des coupleurs hydrodynamiques a déjà été reconnu dès le Fonction de transfert, phase
début de leur mise au point, et, plus tard, a été confirmé
par des mesures.
Fig. 23 : Comportement des oscillations de torsion des
coupleurs hydrodynamiques 19
D’après le modèle de calcul hydrodynamique, utilisée pour 4.3 Comparaison coupleur – démarreur électronique
cette étude, on peut déterminer à partir de la fonction de
transfert H (f), mesurée pendant l’essai, et de la phase, la Pour choisir le meilleur concept d’entraînement dans une
rigidité et l’amortissement équivalents. L’interprétation des cimenterie équipée de concasseurs et de convoyeurs à
valeurs caractéristiques du coupleur déterminées par la bande, on a effectué un comparatif entre des technologies
fréquence excitatrice a montré, par ailleurs, une intersec- différentes.
tion avec la géométrie du coupleur (type de construction du
coupleur) et le point de travail fixe. L’extrapolation à Pour le démarrage en toute sécurité d’une machine récep-
d’autres types de construction, tailles et points de fonction- trice, avec une puissance nécessaire ML · ␻L et un moment
nement n’est donc possible que si on connaît ces lois d’inertie JL, la transmission de puissance vers la machine
générales. doit être contrôlée. Avec le coupleur, une progressivité
s’exerce immédiatement avant le démarrage de la machine
Ce modèle de calcul développé sur deux coupleurs d’essai elle-même, tandis que le démarreur électronique agit sur le
de type différent a été pratiqué plusieurs fois sur des instal- réseau électrique avant le moteur.
lations en service depuis lors. Le point où s’exerce cette régulation est directement déter-
miné par le point où se situe la progressivité de la trans-
L’entraînement de la turbine Sulzer utilisant les gaz mission de puissance.
d’échappement représenté avec une puissance de 400 kW
est monté sur le "Norasia Princess" et a été testé par le La Fig. 24 indique les variables fondamentales qui doivent
Lloyd allemand en collaboration avec Sulzer. être prises en compte.

Valeur des couples M


Répartitions des
échauffements thermiques
au démarrage
Répartition des pertes
nominales Pv ➝
réaction mécanique possible Répartition des masses,
Coupleur VTK (blocage, amortissement des oscillations ?) système d’oscillations de
torsion J_
Comportement en cas de
blocage ML ➝

Démarreur électronique : réaction


électrique possible (blocage ?)
(amortissement des oscillations ?)

Démarrage électronique SAL

Fig. 24 : Comparaison coupleur – démarreur électronique


20
jusqu’à 500 V
supérieur 500 V

Classe de rotor

Glisse- Glisse-
ment ment
vitesse vitesse Puissance nominale
à 2 pôles du moteur
Courbe couple vitesse et plage de tolérance autorisée selon à 4 pôles
DIN 57530 – VDE 0530

Couple de démarrage – 15 % + 25 %
Courant de démarrage + 20 % ma
chi charge parabolique
Couple de renversement – 10 % (1) ne
à vid
Couple minimal pendant le démarrage – 10 % e
Vitesse de démarrage

Glissement nominal ± 20 % (2)


protection
charge
(1) Les moteurs à induction doivent pouvoir être surchargés
pendant 15 secondes, à la tension et fréquence nominales, couple d’inertie
avec une charge représentant jusqu’à 1,6 fois le couple
nominal (cas particulier, jusqu’à 1,5 fois).
Cette condition doit être remplie même dans la plage de
tolérance du couple de renversement.
Puissance nominale
(2) En charge nominale, pendant le fonctionnement. Moteur à 4 pôles du moteur

Fig. 25 : Caractéristiques des moteurs à induction > 1 kW Fig. 26 : Classes de rotor, démarrage des moteurs triphasés

Le moteur électrique en tant que convertisseur d’énergie Il faut considérer également le rapport entre les classes de
joue un rôle central dans la chaîne du circuit de puissance rotor et le nombre de démarrages autorisés en fonction de
(conversion de l’énergie électrique en énergie mécanique). la puissance du moteur.
Les courbes caractéristiques de deux moteurs à induction
normalisées basse tension jusqu’à 660 V et de puissance
moyenne avec classe de rotor KL 10 et KL 13 sont repré-
sentées.

Il faut considérer :
Les tolérances relativement grandes selon DIN / VDE
Les couples de démarrage
Le glissement nominal + / - 20 %
La capacité de surcharge : couple multiplié
par 1.6 pendant 15 secondes uniquement
Comportement des moteurs en échange standard ?
Comment se fait la compensation de charge en cas
d’entraînements multimoteurs sur le convoyeur à
bande?

21
A mesure que la puissance du moteur augmente (tension moteur est modifié suivant son mode de travail (gradateur,
nominale), la capacité de charge au démarrage (couple / convertisseur de fréquence).
température) devient toujours plus défavorable.
Le convertisseur triphasé découpe la phase du réseau et
Si l’on interpose entre le moteur asynchrone et le réseau fait varier la tension efficace appliquée au stator. Sur la
un convertisseur électronique, le fonctionnement du partie gauche est représentée l’influence de la baisse de
tension pour un moteur à induction normalisé KL 13.

Le couple diminue proportionnellement au carré de la


chute de tension, tandis que le courant du moteur baisse
linéairement.

La partie droite représente le rapport entre le courant et le


couple pour trois réglages de démarrage.

(a) La limitation de courant entraîne une réduction du


couple dans la plage inférieure de vitesses
(b) Couple de charge constant = couple nominal
courant d’appel toujours élevé.
(c) Couple résistant parabolique
Courant maxi au démarrage ⬇ 2 x courant nominal
Limitation de courant nécessaire par exemple courbe
de couple d’un coupleur.

La surcharge thermique occasionnée par un service pro-


longé et un glissement élevé doit être prise en considéra-
tion. La diminution du courant de démarrage signifie tou-
jours une réduction proportionnellement supérieure des
couples d’accélération et donc l’augmentation du temps de
démarrage.

Ceci peut être expliqué à l’aide de l’entraînement d’un


convoyeur à bande.
(a) Limitation du courant
(b) (c) Variation des courbes caractéristiques

Fig. 27 : Démarrage progressif avec convertisseur


Réduction de la tension efficace appliquée au stator Us par découpe
de la phase

22
Limitation du couple – coupleur

J1 = moment d’inertie des pièces


extérieures du coupleur
Limitation du couple – moteur

J2 = moment d’inertie des pièces


intérieures du coupleur

JM = moment d’inertie du rotor moteur


Exemple : Temps de démarrage

JL = moment d’inertie du convoyeur à


bande

MBX
Limitation du couple côté
coupleur

Limitation du couple côté


MBX ex. temps de démarrage tx moteur

Fig. 28 : Comparaison de système : Convoyeur à bande chargé

Dans un convoyeur à bande étudié pour le couple nominal, pour le moteur avec régulateur ou courant triphasé seule-
le courant de démarrage doit être contrôlé. En cas de ment 0,2 · MN.
démarrage à pleine charge, on doit conserver une réserve
d’accélération représentant 10 % du couple nominal qui On remarque qu’au point x le moteur équipé d’un coupleur
permet éventuellement une réduction du courant de dispose d’un couple d’accélération beaucoup plus impor-
démarrage de 15 % environ. tant que dans la version sans coupleur. Le moteur est donc
traversé par une pointe d’intensité beaucoup plus courte
Le facteur déterminant est la durée pendant laquelle la (dans notre exemple : 28 fois inférieure). La capacité de
pointe de courant est appliquée. Si l’on considère l’interval- charge thermique des dispositifs de protection et du
le de temps entre le démarrage et la vitesse de rotation nx moteur dépend directement de la durée d’application.
au point x.du moteur, le moteur supporte une pointe de
courant environ 5 fois supérieure au courant nominal. Le Le laboratoire des mines à Essen (RFA) a publié, dans le
moteur équipé d’un coupleur (VTK) ne doit accélérer dans cahier „Glückauf 125“ (1989) n° 19/20, des mesures com-
cette phase que son rotor et la partie extérieure du cou- paratives, qui confirment, dans le principe, le comparatif
pleur tandis que dans l’installation avec démarreur électro- des systèmes représentés. Dans cet exemple d’applica-
nique (SAL), le moteur doit accélérer son rotor et la bande tion, le coupleur hydrodynamique répondait parfaitement
en charge. Le couple d’accélération moyen MBx pour le aux spécifications du cahier des charges du client.
moteur avec coupleur hydrodynamique est 1,4 · MN, et

23
Type T demandé
TA 0,4 - 0,6 s

Charge nominale
sans charge

Convoyeur à bande à
Type TVV Moteur (statique)
TA 0,5 - 1 s M
TA rapporté à =1
MN

Convoyeur à bande Charge nominale du convoyeur /


Type TVVS
sans charge courbes caractéristiques du coupleur
TA 1,2 - 3 s

Fig. 29 : Coupleur de convoyeur à bande avec montée progressive du couple

4.4 Type TVVS sur convoyeur à bande


Ceci implique cependant un gradient du couple important
Lors du calcul d’états de marche transitoires auxquels sont au cours de l’accélération du moteur et une surcharge
soumis les convoyeurs à bande, on ne peut supposer une dynamique correspondante de la bande du convoyeur.
contrainte quasi-statique que si le temps d’établissement
du couple TA, rapporté au couple nominal, est cinq fois Le type TVVS, conçu spécialement pour les entraînements
plus grand que le temps de propagation des ondes de des convoyeurs à bande, avec chambre de retardement et
choque TU dans le retour de bande. Le temps de propaga- chambre annulaire extérieure, permet d’obtenir une aug-
tion des ondes de choque TU est calculé à partir de la lon- mentation lente de couple. Le fonctionnement de ce cou-
gueur de la bande L et de la vitesse de propagation c, pleur a été décrit au paragraphe 3.1.
dépendante du matériau de la bande, qui peut être compri-
se entre La chambre de retardement intérieure qui se vidange par
0,6 km/s et 2 km/s. des alésages de gicleurs adaptables permet un entraîne-
ment doux même après l’accélération à pleine vitesse du
La courbe caractéristique d’un coupleur hydrodynamique moteur jusqu’au couple initial de décollement et pendant le
est, comme nous l’avons décrit au point 3.1, influencée par lancement du transporteur à bande chargé.
deux facteurs :
Cette temporisation des convoyeurs à bande vide permet
1. Evolution du couple pendant l’accélération du moteur de démarrer une solution TVVS avec un couple inférieur
2. Courbe caractéristique en fonction du remplissage et du au couple nominal.
glissement
L’augmentation en douceur du couple et l’ajustement
Pour les types T et TVVY, le couple après l’accélération du du couple à la charge pendant le démarrage ont pour
moteur est suffisamment élevé pour permettre le démarra- conséquence de préserver le convoyeur à bande, et
ge du convoyeur à bande. donc de prolonger sa durée de service.
24
pour Surcharge
Tension nominale du moteur

Surcharge
pour
Chute de tension

Soupape à force
centrifuge
Coté primaire Caractéristique secondaire Représentation dans le temps Chambre de retardement

Fig. 30 : Démarrage du moteur en décharge

4.5 Type TVVF sur convoyeur à chaînes environ et le moteur peut être chargé jusqu’à son couple
maxi et peut donc démarrer le convoyeur qui est à l’arrêt.
L’entraînement d’un transporteur à chaînes dans un front
de taille peut être caractérisé par un réseau électrique rela- Si en phase de démarrage se produit une chute de tension
tivement faible et une surcharge importante du convoyeur. dans le réseau, l’accélération du moteur reste possible. A
Le coupleur sans charge de démarrage doit permettre une mesure que le remplissage de la chambre de travail aug-
accélération du moteur, puis une montée en couple de mente, le moteur affaibli travaille au niveau de son couple
décollage proche du couple maxi du moteur. maxi, la vitesse baisse jusqu’à ce que les soupapes
s’ouvrent à nouveau et permettent une décharge du
On utilise ici un coupleur avec chambre de retardement moteur par remplissage en retour de la chambre de réser-
commandée. La chambre de retardement et la chambre de ve. Ces processus de transfert de chambre (pompage du
retenue sont reliées par des soupapes actionnées par de couple) durent jusqu’à ce que le réseau se redresse ou
force centrifuge. Pendant l’accélération du moteur, cette que le blocage ait été éliminé ou que la sécurité du cou-
liaison est ouverte de sorte que la chambre de retardement pleur ait agit (interrupteur thermique, vis de sécurité à
peut être remplie avec le volume provenant de la chambre fusible).
de retenue : ainsi, le remplissage de la chambre de travail
est réduit et le moteur est soulagé. Peu avant la vitesse
nominale du moteur, la soupape à effet centrifuge ferme
la liaison avec la chambre de retardement. Il existe une
liaison permanente avec la chambre de travail par des alé-
sages de gicleurs.

Une fois la chambre de retenue fermée (à vitesse nominale


du moteur) la chambre de travail se remplit en 6 secondes

25
5. Résumé

Les coupleurs sont des composants de transmission de Pour une machine de travail avec la courbe caractéristique
puissance caractérisés par des avantages dans la mise en de charge ML = constante, et un moment d’inertie JL entraî-
œuvre et dans l’exploitation comme l’absence d’usure, la née par un moteur asynchrone normalisé et un coupleur, il
régulation autoadaptatrice des propriétés dynamiques et la en résulte différentes courbes caractéristiques de démarra-
simplicité de réglage par le niveau de remplissage. ge, en fonction du type de coupleur utilisé.

Afin de faire la meilleure sélection des coupleurs hydrody-


namiques dans leur domaine d’application privilégiés, il est
nécessaire de procéder à une étude comparative de leurs
réseaux de caractéristiques.

T TVF TV TVVY TVVS

Fig. 31 : Courbes caractéristiques de démarrage en fonction du type de coupleur (ML et JL = constantes)

26
Les types T et TVF sont utilisés en priorité comme protec-
tion du moteur d’entraînement. Le démarrage du moteur
est facilité, étant donné qu’il lui faut seulement démarrer
suivant une courbe de charge parabolique. Le temps de
démarrage du moteur est réduit, seule la partie primaire du
coupleur doit être accélérée en phase d’accélération du
moteur. Le coupleur absorbe l’énergie de glissement dans
le cas de masses secondaires à entraîner importantes. Le
glissement du coupleur permet d’empêcher le blocage du
moteur.

Avec ce type de coupleur, la machine réceptrice ne voit


qu’une faible variation de couple étant donné que ces cou-
pleurs sont le plus souvent conçus pour transmettre le
couple maxi du moteur.

Applications typiques
Grandes masses : Grandes souffleries radiales,
centrifugeuses, broyeurs à
boulets

Lourde charge : Concasseurs, transporteurs


à chaîne, shredders

Protection contre le blocage : roue pelle

Les types TVVY et TVVS sont essentiellement utilisés pour


la protection de la machine entraînée. Pour limiter le
couple de démarrage, le type TVVS offre par ailleurs
l’avantage d’une montée progressive du couple, qui pré-
serve encore mieux la machine. La protection du moteur
d’entraînement découle automatiquement des courbes
caractéristiques.

Applications typiques: Convoyeurs à bande

Le type TV représente un bon compromis économique


pour protéger la machine motrice et la machine entraî-
née.

27
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