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Chapitre 8
Etude des piles

Elles se distinguent des culées par le fait qu’elles sont à l’air libre sur la plus grande partie de
leur hauteur et qu’elles ne transmettent pas des réactions horizontales importantes.
Dans ce chapitre, nous présenterons, d’abord, l’inventaire des charges et leurs combinaisons.
Puis, nous effectuerons la descente des charges. Par la suite, nous vérifierons les semelles des
piles. Et finalement, nous déterminerons le ferraillage des chevêtres, des fûts et des semelles.
8.1. Inventaire des charges :
8.1.1. Charges permanentes :
Pour chaque pile, nous déterminons la charge permanente due au poids des différents
éléments constituants le tablier et la pile considérée. La charge minimale Gmin est calculée en
réduisant le poids volumique du béton du fût et de la semelle à 1,5 t/m3. (Déjaugeage en cas
de crue).Les résultats en tonnes figurent dans le tableau 8.1 ci-dessous :

Désignation Pile 1 Pile 2 Pile 3 Pile 4


Poids hourdis 130.00 130.00 130.00 130.00
Poutres 146.45 146.45 146.45 146.45
Entretoises 15.12 15.12 15.12 15.12
Chevêtre 50.00 50.00 50.00 50.00
Fût 40.06 40.06 40.06 40.06
Semelle 92.63 92.63 92.63 92.63
G= 474.25 474.25 474.25 474.25
superstructures 97.44 97.44 97.44 97.44
G’ = 97.44 97.44 97.44 97.44
Gmin = G + 0.8*G’ = 552.19 552.19 552.19 552.19
Poids hourdis 130.00 130.00 130.00 130.00
Poutres 146.45 146.45 146.45 146.45
Entretoises 15.12 15.12 15.12 15.12
Chevêtre 50.00 50.00 50.00 50.00
Fût 66.76 66.76 66.76 66.76
Semelle 154.38 154.38 154.38 154.38
Remblai sur semelle 265.24 259.54 149.72 295.26
G= 827.94 822.24 712.42 857.96
superstructures 97.44 97.44 97.44 97.44
G’ = 97.44 97.44 97.44 97.44
Gmax = G + 1.4*G’ = 964.35 958.65 848.83 994.37

Tableau 8.1 : Charges permanentes appliquées à chacune des piles.


Pour faciliter les calculs dans la descente des charges on prend la même charge permanente
maximale pour toutes les piles : 994,37 t
8.1.2. Charges de chaussée :
8.1.2.1. Rappel des données :
- Classe du pont : 1
- Largeur changeable Lc : 8,00 m
- Nombre de voies : 2
- Largeur nominale de voies vo : 3,50 m
- Largeur de voie : 4,00 m
- Portée L : 25,00 m
- a1 = 1, a2 = 3,5/4 = 0,875, bc = 1,1, bt = 1.
- Les coefficients de majoration dynamique : b =1,1168 et c = 1,109.
8.1.2.2. Surcharges de trottoir :
TR = 0,15×1×2×25 = 7,5t.
8.1.2.3. Surcharge AL 2 travées :
A(L) = 0,23 + 36/(L +12)
On a 2 travées chargées : L = 2×25 = 50 m
Donc A(L) = 0,811 t/m².
La charge qui en découle est : Q(L) = a1×a2×A(L)×Lc×L/2, d’où Q(L) = 141,863 t
8.1.2.4. Surcharges AL 1 travée :
On a une seule travée qui est chargée, donc L = 25 m.
Ainsi A(L) = 1,2 t/m²
La charge qui en découle est : Q(L) = 105,26 t, Avec une excentricité ex = 0,50 m.
8.1.2.5. Calcul des efforts de freinages correspondants aux surcharges A(L) :
L’effort de freinage correspondant est donné par la formule suivante :
H = A(L)×S/ (20+0,0035×S )
S étant la surface chargée :
- S = 200 m² et A(L) = 1,2 t/m² pour une travée chargée
- S = 400 m² et A(L) = 0,81 t/m² pour deux travée chargées
- S = 600 m² et A(L) = 0,64 t/m² pour trois travées chargées.
On trouve donc,
- FrAl = 11,62 t pour une travée chargée.
- FrAl = 15,15 t pour deux travée chargées.
- FrAl = 17,48 t pour trois travées chargées.
L’effort de freinage de A(L) est inférieur à l’effort de freinage de Bc (FrBc=30 t).
On prenant la même distribution que pour le freinage Bc, la valeur maximale en découlant
est : FrAl = 17,48×5,53 /30 c’est à dire FrAl = 3,22 t.
8.1.2.5. Surcharges Bc :
La charge découlant de la surcharge Bc est :
1.5 m
- Pour une travée chargée : QBc = 97,416 t.
- Pour deux travées chargées : QBc = 106,92t
On prendra, donc, le cas de charge Bc centrée soit : QBc = 106,92 t
Avec les excentricités suivantes : ex = 0,00 m et ey = 1,50 m.
8.1.2.6. Surcharges Mc120 :
La charge découlant de la surcharge Mc120 est :
1.85 m
- Pour une travée chargée : QMc120 = 98,765 t.
- Pour deux travées chargées : QMc120 = 105,474 t
On prendra, donc, le cas de charge Mc120 centrée soit : QMc120 = 105,474 t
ex = 0,00 m et ey = 1,85 m.
8.1.3. Charges variables :
Les charges variables sont de cinq types : action du vent, freinage, retrait et dilatation, l’action
sismique et la force du courant.
8.1.3.1. Action du vent : (Figure 8.1)
En général, on admet les hypothèses suivantes :
 Le vent souffle horizontalement dans une direction normale à l’axe longitudinal.
 Les pressions appliquées aux surfaces sont statiques.
 L’intensité du vent vaut 2kN/m² pour les ouvrages en service.
 Lorsque le vent souffle le pont est supposé porter aucune charge de chaussée ou de
trottoir.
Les effets du vent et des charges d’exploitation ne sont pas cumulables au niveau de la
justification.
L’action qui s’exerce en tête de fût est:
Q
Q = 1,65×26×0,20 + 1×2×0,20
Q = 8,98 t q

Cette action s’exerce à une distance d au-dessus


du chevêtre et est équivalente à l’action d’une charge
Figure 8.1 : Action du vent.
de même intensité appliquée au centre de gravité du
chevêtre combinée avec un moment M tel que:
d = 1,65/2+1,00/2=1,325 m et M = 11,898 t.m
La force qui s’exerce sur le fût par métre de longueur du fût est égale à:
q =1,00×0,20 = 0,20 t/ml.
8.1.3.2. Répartition des efforts de freinage :
On prend le cas du freinage du système Bc: Fr = 30,00 t.
La répartition maximale des efforts de freinage est définie comme suit :
- Effort sur la pile P1 : 5,04 t
- Effort sur la pile P2 : 3,71 t
- Effort sur la pile P3 : 3,71 t
- Effort sur la pile P4 : 5,53 t
8.1.3.3. Retrait et dilatation :
La répartition des efforts dus au retrait et dilatation est définie comme suit :
- Effort sur la pile P1 : -9,15 t
- Effort sur la pile P2 : -2,92 t
- Effort sur la pile P3 : 2,89 t
- Effort sur la pile P4 : 9,23 t
8.1.3.4. La force du courant :
Les efforts engendrés par l’eau sur une pile sont évalués par la formule : H =2k×Qw×h×b×v².
Ci-dessous, on retrouve la figure 8.2 qui illustre l’action de cette force sur la pile :

282,55 (NGM)
P = 2×k×Qw×v²

h Niveau de la terre

Affouillement local

Niveau de
fondations Affouillement général

Affouillement local

Figure 8.2 : Force de courant.


8,48 t/ml
La force par mètre linière exercée par l’eau :
H1
- sur le fût au niveau des plus hautes eaux est : p = 2k×Qw×b×v²
Avec k = 0,35, Qw = 1 t/m3, b=1,00 m et v = 3,48 m/s. d=6,13m
1,97 t/ml
On aura, donc, p = 8,48 t/ml
H1 = (8,48 +1,97)/2×8,00= 41,8t
4,72 t/ml

- sur la semelle est : p = 2k×Qw×b×v²


H2
3
Avec k = 0,72, Qw = 1 t/m , b=5,00 m et v = 0,81 m/s.
d=0,73m
On aura, donc, p = 4,72 t/ml 2,18 t/ml
H2 = (4,72 +2,18)/2×1,30= 4,49 t
0,19 t/ml

- sur les pieux est : p = 2k×Qw×b×v² d=0,37m


3,
Avec k = 0,35, Qw = 1 t/m b=2*1=2,00 m et v = 0,37 m/s.
On aura, donc, p = 0,19 t/ml H3
H3 = 0,19/2 × 1,12 = 0,11 t 0,00 t/ml

L’action H engendre au centre de gravité de la semelle un moment égale à :


H (t) d (m) Mx (t.m)
Force hydrodynamique sur les pieux 0.11 t -0.37 -0.04
Force hydrodynamique sur la semelle 4.49 t 0.73 3.28
Force hydrodynamique sur les fûts 41.8 t 6.13 256.19
Force hydrodynamique sur la pile 46.38 t 5.59 259.42

Tableau 8.2 : Action des forces hydrodynamiques sur la pile


Les actions qui s’exercent sur les différentes piles étant déterminées, il reste maintenant à
faire les combinaisons des charges et déterminer les efforts et moments résultants à la base de
la semelle de chaque pile.
8.1.3.5. Action sismique :
L’action sismique a été traitée à part (voir le chapitre 9 concernant cette analyse).

8.2. Descente de charges :


8.2.1. Différents cas de charges :
On donne dans le tableau 8.3 ci-dessous les différents cas de charges possible qu’on va utiliser
dans la justification des appuis :

Désignation N ex ey Mx My Hx Hy z

CAS 1 Gmin 552.00

CAS 2 Gmax 757.00

CAS 3 Surcharge trottoir 7.50

CAS 4 AL 2 Travées 145.92 34.78 3.22 10.80

CAS 5 AL 1 Travée 109.51 0.50 89.53 3.22 10.80

CAS 6 Surcharge Bc 106.92 1.50 160.38

CAS 7 Surcharge Mc120 105.47 1.85 195.13

CAS 8 Vent 213.63 10.26

CAS 9 Freinage Bc 59.72 5.53 10.80

CAS 10 Retrait dilatation 99.68 9.23 10.80

CAS 11 Crue centennale 259.26 46.38 5.59

Tableau 8.3 : Les différents cas de charges pour la semelle sous chaque pile
8.2.2. Combinaisons des charges :
Les combinaisons qu’on va adopter pour la descente des charges sont les suivantes :
8.2.2.1. A l’état limite de service :
COMB 01 : CAS2+CAS3+1,20CAS4+CAS10+CAS11
COMB 02 : CAS2+CAS3+1,20CAS4+CAS10
COMB 03 : CAS2+CAS3+1,20CAS5+CAS10
COMB 04 : CAS2+CAS3+1,20CAS6+1,20CAS9+CAS10
COMB 05 : CAS2+CAS3+CAS7+CAS10
COMB 06 : CAS2+CAS8+CAS10
COMB 07 : CAS1+CAS8+CAS10
COMB 08 : CAS1+1,20CAS9+CAS10
COMB 09 : CAS1+1,20CAS9+CAS10+CAS11
8.2.2.2. A l’état limite ultime :
COMB 10 : 1,35CAS2+1,605CAS3+1,605CAS4+1,35CAS10+1,35CAS11
COMB 11 : 1,35CAS2+1,605CAS3+1,605CAS4+1,35CAS10
COMB 12 : 1,35CAS2+1,605CAS3+1,605CAS5+1,35CAS10
COMB 13 : 1,35CAS2+1,605CAS3+1,605CAS6+1,605CAS9+1,35CAS10
COMB 14 : 1,35CAS2+1,605CAS3+1,35CAS7+1,35CAS10
COMB 15 : 1,35CAS2+1,50CAS8+1,35CAS10
COMB 16 : CAS1+1,50CAS8+1,35CAS10
COMB 17 : CAS1+1,605CAS9+1,35CAS10
COMB 18 : CAS1+1,605CAS9+1,35CAS10+1,35CAS11

8.2.3. Application des combinaisons :


Dans ce qui suit, nous déterminerons les différents efforts exercés à la base de la semelle pour
chaque pile. Les résultats sont donnés dans le tableau 8.4 ci-dessous :

Combinaisons N Mx My Hx Hy
COMB 01 939.60 141.42 259.26 13.09 46.38
COMB 02 939.60 141.42 0.00 13.09 0.00
COMB 03 895.91 207.12 0.00 13.09 0.00
COMB 04 892.80 171.35 192.46 15.87 0.00
ELS

COMB 05 869.97 14.00 209.13 14.00 14.00


COMB 06 757.00 99.68 213.63 9.23 10.26
COMB 07 552.00 99.68 213.63 9.23 10.26
COMB 08 552.00 171.35 0.00 15.87 0.00
COMB 09 552.00 171.35 259.26 15.87 46.38
COMB 10 1268.18 190.39 350.01 17.63 62.61
COMB 11 1268.18 190.39 0.00 17.63 0.00
COMB 12 1209.75 278.27 0.00 17.63 0.00
COMB 13 1205.59 230.43 257.41 21.34 0.00
ELU

COMB 14 1176.38 134.57 263.42 12.46 0.00


COMB 15 1021.95 134.57 320.45 12.46 15.39
COMB 16 552.00 134.57 320.45 12.46 15.39
COMB 17 552.00 230.43 0.00 21.34 0.00
COMB 18 552.00 230.43 350.01 21.34 62.61

Tableau 8.4 : La descente de charges pour la semelle sous chaque pile

8.3. Justification et calcul des fondations


Pour la justification et le calcul des pieux on procède suivant la méthode donnée au Fond 72 (pièce 5
Bis1) qui concerne les systèmes plans, c’est-à-dire admettant un plan vertical de symétrie
géométrique et mécanique, et soumise à des efforts contenus dans ce plan.
8.3.1. Détermination des coefficients d’élasticité des pieux

8.3.1.1. Coefficient d’élasticité longitudinale

Il s’agit du rapport entre l’effort normal appliqué et la déformation correspondante du pieu, il est donné
par la formule suivante :
ES

L
Où E est le module d’Young du matériau constitutif du pieu, S est l’aire de sa section et L est la
langueur réelle du pieu.
8.3.1.2. Coefficients d’élasticité croisés

Dans notre cas les pieux sont rigidement encastrés dans le substratum.
Les couches de couverture (sables et alluvions) ont des modules d’élasticité négligeables,
On peut donc considérer que le sol de ces couches est sans réaction élastique.
4 EI
On pose L0  4 (appelée longueur de transfert).
K

I étant l’inertie de la section du pieu, et  sont diamètre, K est le module moyen de réaction du sol
(les valeurs de K sont données dans le rapport géotechnique).
Les valeurs des coefficients croisés au niveau de la section du pieu qui sépare la couche réactive et
les couches non réactives sont données par les formules suivantes :
1 1
 1  K L 0
2  K L20 3  K L30
2 2
Les valeurs des coefficients croisés en têtes des pieux sont données par les formules suivantes :

1  h 
 1'   1  (  1  3   22 )
D EI 
1  h 2

 2'  h1   2  (  1  3   22 ) 
D 2 EI 
1  2 h3 
 3'   h  1  2 h  2   3  ( 1  3   22 )
D 3EI  .
Avec :
h h4
D  1 (h 2 1  3h 2  3 3 )  ( 1  3   22 ) .
3EI 12( EI ) 2
h est la hauteur des couches non réactives.
8.3.2. Calcul des efforts et déformations en tête des pieux

RK = 2n  k (n est le nombre de pieux dans chaque file)


'
On pose : pour K = 1,2,3

Et   R1 d 
2
nd
 
R1 R3  R 22 , d est l’entre axe des files.

H N


1 2
Les efforts verticaux globaux dans chaque pieu ont pour expressions :
11 R R  d
N 1  N  1 M  2 H
42   
11 R R 
N 2  N  1 M  2 H 
42   
Les efforts tranchants sollicitant chaque pieu ont pour expression :
1
T1  T2  H
8
Les moments fléchissants en tête de chaque pieu ont pour expression :
1  1  1 
M 1  M 2   M 1  dR1   dR2 H 
8     
Quant aux déplacements en têtes des pieux ont pour valeurs :
1 2 1 1  2 R3  1
X1 = X2 = M .R2 .  H  d  .
4 nd  4  nd  
N1 N2
Z1 = , Z2 =
n n
Z  Z2
1   2  1
d
8.3.4. Application numérique :

 = 1,00 m
S = 0,785 m2
I = 0,049 m4
E = 1000000 t/m²

a)Langueurs de transfère L0 :

L (m) K (t/m²) L0 (m)


Pile1 12 41347.5 1.48
Pile2 18 19485.38 1.78
Pile3 18 31147.14 1.58
Pile4 9 47607.14 1.42

Tableau 8.5: langueurs de transfère des pieux pour chaque pile

b) Coefficients croisés au niveau de la section de séparation :

1 2 3
Pile1 61009.99 45011.42 66416.25
Pile2 34701.29 30899.57 55028.70
Pile3 49331.88 39066.74 61875.20
Pile4 67813.80 48298.55 68798.68

Tableau 8.6 : Coefficients croisés au niveau de la section de séparation

c) Coefficients croisés en têtes des pieux :

h D ’1 ’2 ’3


Pile1 12 2324.85 239.66 1614.79 14516.30
Pile2 18 5080.99 75.86 750.28 9897.72
Pile3 18 7799.93 78.20 765.76 10000.32
Pile4 9 960.99 516.43 2691.73 18730.37
Tableau 8.7 : Coefficients croisés en tête des pieux

d) Efforts en tête des pieux

E.L.S E.L.U
N1 (t) N2 (t) M (t.m) T(t) N1 (t) N2 (t) M (t.m) T(t)
Pile1 93.82 199.20 -41.09 6.24 126.68 268.85 -55.45 8.43
Pile2 80.88 212.15 -60.51 6.24 109.21 286.32 -81.66 8.43
Pile3 81.29 211.74 -59.89 6.24 109.77 285.76 -80.82 8.43
Pile4 100.08 192.95 -31.71 6.24 135.12 260.41 -42.79 8.43

Tableau 8.8 : Efforts en têtes des pieux

Les valeurs les minimales de N1 sont positives donc les pieux ne travaillent pas à l’arrachement
e) Déformations en têtes des pieux

E.L.S E.L.U
X (mm) Z1 (mm) Z2 (mm)  (rad.10 )-3
X (mm) Z1 (mm) Z2 (mm)  (rad.10-3)
Pile1 10.7053 0.7171 1.5226 -0.2685 13.4599 0.9683 2.0549 -0.3622
Pile2 33.0826 0.9272 2.4323 -0.5017 42.3509 1.2521 3.2827 -0.6769
Pile3 32.1658 0.9320 2.4275 -0.4985 41.1395 1.2585 3.2763 -0.6726
Pile4 5.0506 0.5737 1.1061 -0.1775 6.2722 0.7746 1.4928 -0.2394

Tableau 8.9 : Déformations en têtes des pieux

8.3.5. Justification de la section la plus sollicitée

8.3.5.1. Portance et déformations

Portance Effort normal Effort normal Déplacement Tassement


du sol (t) maximal (t) minimal (t) horizontal (mm) (mm) Jugement
Pile1 903.38 268.85 93.82 13.46 2.05 O.K
Pile2 900.08 286.32 80.88 42.35 3.28 O.K
Pile3 901.18 285.76 81.29 41.14 3.28 O.K
Pile4 907.77 260.41 100.08 6.27 1.49 O.K

Tableau 8.10 : critère de vérification des fondations

8.3.5.2. Résistance des matériaux

On constate que les pieux sont relativement peu sollicités à la flexion, quelque soit la combinaison
d’actions, ultime ou de service, leur section est entièrement comprimée on se contentera donc de
prévoir un ferraillage égale au ferraillage minimal (0.5% de la section des pieux), soit 39.27 cm² et
donc 13 HA 20
La contrainte de compression moyenne du béton est :

323,69
 383,38t / m ²
  0,5  0,5  15  0,003927
Cette valeur est bien inférieure aux 50 bars admissibles.
L’effort tranchant sollicitant la section en tête des pieux est égale à : 8,43 t
Donc : u = 1,4 Tu / (Dd) avec, D = 1,00 m et d = 0,95 m.
Donc , u = 0,124 MPa < Min (0,2 fc28 /γb ; 4 MPa) = 3,33 MPa
Les armatures transversales minimales: At/( D ×δt )  u / (0,8fe)
C’est à dire At/δt  3.1 cm²/m.
On disposera des cerces  10 avec un espacement de 25 cm

8.4. Ferraillage des piles :


Pour les hypothèses de calcul, ils sont les mêmes que celles adoptées pour les culées.
8.4.1. Ferraillage du chevêtre :
a) Charges appliquées au chevêtre :
Le chevêtre se calcul comme une poutre appuyée sur 4 appuis. Dans notre cas, les piles sont
placées au droit des appareils d’appuis, donc le chevêtre n’aura à supporter que son poids
propre et les efforts de vérinage car les charges du tablier seront transmis directement sur les
fûts, ce qui est manifestement le cas le plus défavorable.
- Poids propre du chevêtre : 5,00 t/ml
- poids du tablier : selon PP73 (paragraphe 2.2.2), le tablier n’exerce pas d’efforts sur le
chevêtre lorsque les points d’appui sont disposés en face des colonnes. Ce qui coïncide
avec notre cas.
- Charges dues au vérins : V1=68,31 t et V2=35,69 t.
b) Sollicitations dans le chevêtre :
Le schéma de calcul est le suivant (Figure 8.4):

68,31t 35,69 t 35,69 t 68,31 t P = 5,00 t/ml

R1 R2 R3 R4
Chevêtre Réactions des fûts

7,5 m

Figure 8.4 : Schéma de calcul des sollicitations dans le chevêtre

Les sollicitations enveloppes sont obtenues à partir des sollicitations maximales des deux cas :

Moment fléchissant Effort tranchant


Désignation Charge
>0 <0 T+ T-
Poids
Répartie 5.0 t/ml 1.56 t.m -3.91t.m 6.88 t -6.88 t
propre
Vérins 68.31t 9.79 t.m -27.22 t.m 45.19 t -51.55 t
Total max= 11.35 t.m -31.13 t.m 52.07 t -58.43 t

Tableau 8.7 : Sollicitations enveloppes dans le chevêtre-pile

c) Ferraillage du chevêtre :
 Pour les armatures de flexion :
- Armatures supérieures : As = 10,26cm²
- Armatures inférieures : Ai = 3,72 cm²
- Armatures de non fragilité : Amin = 0,5%B= 0,5×2×1,00/100= 100cm².
On adopte donc la section minimale Al=100cm², soit 22 HA 25.
 Pour les armatures de cisaillement :
- Armatures d’effort tranchant : At/ (bo×St) = u / (0,8×fe)
Avec, Vu = 1,35×Vmax = 78,88 t et u = Vu / (bo×d) = 0,42 MPa
D’où en adoptant un espacement de 20cm :
At = 5,07 cm², soit deux cadres+une épingle HA 12.
8.4.2. Ferraillage des fûts :
8.4.2.1. Sollicitations de calcul :
Les sollicitations à la base de chaque fût pour chaque cas de charges sont représentées dans le
tableau 8.8 suivant :
Combinaisons N Mx My Hx Hy M H
COMB 01 234.90 35.35 64.82 3.27 11.60 73.83 12.05
COMB 02 234.90 35.35 0.00 3.27 0.00 35.35 3.27
COMB 03 223.98 51.78 0.00 3.27 0.00 51.78 3.27
COMB 04 223.20 42.84 48.11 3.97 0.00 64.42 3.97
ELS

COMB 05 217.49 3.50 52.28 3.50 3.50 52.40 4.95


COMB 06 189.25 24.92 53.41 2.31 2.57 58.94 3.45
COMB 07 138.00 24.92 53.41 2.31 2.57 58.94 3.45
COMB 08 138.00 42.84 0.00 3.97 0.00 42.84 3.97
COMB 09 138.00 42.84 64.82 3.97 11.60 77.69 12.25
COMB 10 317.05 47.60 87.50 4.41 15.65 99.61 16.26
COMB 11 317.05 47.60 0.00 4.41 0.00 47.60 4.41
COMB 12 302.44 69.57 0.00 4.41 0.00 69.57 4.41
COMB 13 301.40 57.61 64.35 5.33 0.00 86.37 5.33
ELU

COMB 14 294.09 33.64 65.86 3.12 0.00 73.95 3.12


COMB 15 255.49 33.64 80.11 3.12 3.85 86.89 4.95
COMB 16 138.00 33.64 80.11 3.12 3.85 86.89 4.95
COMB 17 138.00 57.61 0.00 5.33 0.00 57.61 5.33
COMB 18 138.00 57.61 87.50 5.33 15.65 104.76 16.54

Tableau 8.10 : Sollicitation à la base du fût de la pile pour chaque cas de charge.
Les sollicitations de calcul pour le fût de la pile sont déduites du tableau précédant :

Sollicitations dimensionnantes:
N M H
ELS 234.90 77.69 12.25
ELU 317.05 104.76 16.54

8.4.2.2. Armatures longitudinales :


 Calcul des armatures à l’E.L.U :
Pour le calcul des armatures des fûts, la combinaison 18 est la plus dimensionnante, par calcul
en flexion composée à partir des abaques dans l’Annexe 5. On trouve une section de 51,18
cm², cette section ne représente que 0,65% de la section du fût.
D’après les recommandations du PP73, et en raison du risque de choc sur les colonnes
(charriage d’Oued, choc d’un engin de chantier), la section minimale d’armatures
longitudinales correspond à un taux de 2% de la section du béton, soit 157,08 cm². On adopte
donc : des armatures de 20 HA 32.
 Vérification des contraintes à L’E.L.S :
Pour les combinaisons 01 et 02, la section est totalement comprimée et les contraintes
maximales de compression sont calculés par :
Ns M sD
 bc  
Bh I

Avec :
D 4
Bh   nA =1,021m² : section rendue homogène.(n=15).
64
D 4 Ad 2
I n =0,072 m4 : le moment d’inertie de la section homogène.
64 8
N s et M s : les solisitations à l’E.L.S.

A=157,08 cm² : section d’armatures adoptée


D=1,00 : le diamètre du fût.
d=D-2c =1,00-2×0,06=0,88
Donc on trouve des contraintes de compression de 12,56 MPa et 6,42 MPa respectivement
pour les deux combinaisons 01 et 02.
Pour les autres combianaisons à l’E.L.S, la section est partiellement comprimée.

Justification vis à vis du flambement :


- La longueur maximale des piles est : lo max = 8,50 m
- La longueur de flambement correspondante est : lf = 1,4 lo max = 11,9 m.
- Le moment d’inertie : I = ×1,004/64 = 0,0491 m4.
- La section d’un fût est : B = ×1,00²/4 = 0,785 m².
Or, i=I/B
D’où, = lf /i = 47,58.
L’élancement  étant inférieur à 50, les justifications vis à vis du flambement ne seront pas
requises.
8.4.2.3. Ferraillage transversal :
L’effort horizontal maximal appliquée à chaque fût est égale à : Vu =Vu max / 4 = 4,21 t
Dans le cas des sections circulaires, on a :
u = 1,4Vu / (Dd) avec, bo = 1,00 m et d = 0,95 m.
Donc , u = 0,062 MPa < Min (0,2 fcj /γb ; 3 MPa) = 3,84 MPa
Les armatures transversales minimales: At/( D ×δt )  u / (0,8fe)
C’est à dire At/δt  1,47 cm²/m.
On disposera des cerces  8 avec un espacement de 30 cm (7.53 cm²/m).
8.4.3. Ferraillage des semelles sous les piles :
Pour déterminer le ferraillage de la semelle de liaison on utilise la méthode des
bielles en exploitant les résultats du tableau 8.8.
 Traction dans le tirant
 d  a1 d  a2 
T  Max  N 1 1 ; N2 2
 z z 

Avec :
 N1 est l’effort normal exercée sur la première file et N 2 est l’effort normal
exercé sur la deuxième file
 d1 = d2 = 1,5m (demi-entraxe des pieux)
 a1 = 0,5 D N1/(N1+N2), D est le diamètre des fûts
 a2 = 0,5 D N2/(N1+N2)

 z est le bras de levier (z = 1,3 Max  d 1  a1 ; d 2  a 2  )


Pour la semelle la plus sollicitée (pile 2 ) on trouve T max = 184,39,
Alors la section d’armature Transversale inférieure vaut :At = T  s / f e =
42cm²/ml
Soit 9 HA 25/ml de langueur de la semelle
N 2 286,32
La contrainte de cisaillement maximale est  u    19,09 t / m²
Bd 3 5
Donc pour un espacement transversal de 0,40 m il faut prévoir une section
Atr= 2,19 cm²/ml de langueur soit donc 3 étiers de HA10 par mètre de langueur.
 Les armatures longitudinales inférieures
On détermine les armatures longitudinales inférieures avec un ratio de 0,1% de la
section transversale de la semelle, donc Al = 65 cm², on prend alors 21 HA 20
 Les armatures longitudinales supérieures
Les armatures longitudinales supérieures sont déterminer avec un ratio de 0.05 % de
la section transversale de la semelle, donc Al = 32,5 cm², on prend alors 22 HA 14