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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université de Mustapha stambouli

Département Génie des Procédés


MEMOIRE
Présenté En vue de l’obtention du diplôme de Master
Spécialité : Génie de l’environnement

Thème
Estimation et récupération du gaz carbonique (CO2) rejeté dans
l’atmosphère au niveau de section de décarbonatation dans le
complexe GL2/Z

Présenter par : Encadré par :


BOUSSELHAM Ali Mr REGUIG .Abdelkarim
BOUALEM HOCINE

Soutenu publiquement, devant le jury composé de :


Meme. OUIS Dalila M.A.A, à Université de Mustapha stambouli Présidente

Mme. ATMA Wafa M.A.A, à Université de Mustapha stambouli Examinatrice

Mr. REGIG Abdalkarim M.C.A, à Université de Mustapha stambouli Encadreur

Année Universitaire: 2015/2016


Nous Tout d’abord, nous remercions le Dieu, notre créateur de nos avoir
donné les forces, la volonté et le courage afin d’accomplir ce travail modeste.
Ce travail a été réalisé au complexe de gaz Natural liquéfier, Bathioua Arzew
Au terme de ce travail, Nous adressons le grand remerciement à notre
encadreur Mr reguig abdelkarim, pour ses conseils et ses dirigés du
début à la fin de ce travail.

Nous tenons également à remercier les membres de jury pour l’honneur qu’ils
nous ont fait en acceptant de siéger à notre soutenance, tout particulièrement :
Mme. Ouïs. Dalila pour nous avoir fait l’honneur de présider le jury de
cette mémoire.

Nous souhaitons exprimer notre gratitude à Mme. Atma Wafa, Mettre


assistante classe A à l’université de Mascara pour avoir faire de lecteur notre
mémoire, aller l’examiner et ils peuvent évaluer cette mémoire. Nous vous
remercions pour l’intérêt que vous avez porté à ce travail et pour vos précieux
conseils et remarques.

Nous adressons nos chaleureux remerciements à :HADJAL .k ,


Finalement nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à les familles ;
HADJAL , BAHLOUL qui participe de réaliser ce rapport .
.
A mes parents :
Grâce à leurs tendres encouragements et leurs grands sacrifices, ils ont pu créer le climat
affectueux et propice à la poursuite de mes études. Aucune dédicace ne pourrait exprimer mon
respect, ma considération et mes profonds sentiments envers eux. Je prie le bon Dieu de les
bénir, de veiller sur eux, en espérant qu’ils seront toujours fiers de m

A ma sœur

A mon binôme : BOUSSELHAM Ali et leur famille.


Je lui souhaite un avenir plein de joie, de réussite et de bonheur.
A tous mes professeurs

A tous mes amis: MELAHI, AMINE,


Ils vont trouver ici le témoignage d’une fidélité et d’une amitié infinie.

Boualem hocine
A mes parents :
Grâce à leurs tendres encouragements et leurs grands sacrifices, ils ont pu créer le climat
affectueux et propice à la poursuite de mes études. Aucune dédicace ne pourrait exprimer mon
respect, ma considération et mes profonds sentiments envers eux. Je prie le bon Dieu de les
bénir, de veiller sur eux, en espérant qu’ils seront toujours fiers de moi.
A mes frères : Amine , Mahdi.

A mon grand pére : el hadj benyebka

A ma sœur : Halima

A mon binôme : BOUALEM Houcine et leur famille.

A KHEIRA.H :
Je lui souhaite un avenir plein de joie, de réussite et de bonheur.
A tous mes professeurs :

A tous mes amis: MUSTAPHA, ABDELAH, REDOUANE, AZIZ, AMINE,


. Ils vont trouver ici le témoignage d’une fidélité et d’une amitié infinie.

Bousselham ali
Liste des figures

Chapitre I

Figure I.1 : Représentation 3Ddu dioxyde de carbone. 5

Figure I.2 : Principe de l’effet de serre. 11

Figure I.3 : Les variations de concentration en CO2 atmosphérique 13


depuis 400.000 ans.

Figure I.4 : Source des émissions du CO2.


18

Figure I.5 : Captage postcombustion. 20

Figure I.6 : Captage par oxycombustion. 21

Captage précombustion
Figure I.7 : 23
Chapitre II
Figure II.1 : Situation géométrique de complexe GL2/Z. 26

Figure II.2 : Organisation de complexe. 27

Figure II.3 : Composition de GN à l’entries de GL2/Z. 29

Figure II.4 : Image représente les zones du complexe. 29

Figure II.5 : Schéma du procéder d’un train de liquéfaction. 32

Figure II.6 : Zone de stockage GNL pour le chargement. 35


Chapitre III
Figure III.1 : La colonne d’absorption du CO2 avec MEA 56

i
Liste des figures

62
Figure IV.2 : Débit de GN à l’entrée de l’absorbeur.

Figure IV.3 : CO2 sortie à l’absorbeur 63

Figure IV.4 : Estimation de quantité de CO2 émit vers atmosphère des 64


trois trains.

Perspective :
67
Figure n°1 : pProcédé de récupération proposé

ii
Liste des tableaux

Chapitre I
6
Tableau I.1 : Principales caractéristique physico-chimiques du CO2

Tableau I.2 : Propriété physiques 6

Concentrations atmosphériques en volume, durée de

Tableau I.3 : séjour et potentiel de réchauffement des principaux gaz 12


à effet de serre.

Tableau I.4 : Evolution des émissions de GES des pays du G8, entre 14
1990 et 2005.
Chapitre II :

Tableau II.1 : Composition Du Gaz D4alimentation De Gl2/Z. 29

Tableau II.2 : Condition De Stockage De GNL 35

Chapitre III : .

Tableau III.1 : Propriété Physique De La Solution De MEA 40

Chapitre IV : .

Tableau IV.1 : Résultats d’analyse du GN à l’entrée et à la sortie de


57
l’absorbeur
.
Tableau IV.2 : Composition molaire moyenne de gaz naturel à l’entrée 61
de l’absorbeur

Tableau IV.3 : Résultats d’analyse du GN à l’entrée de l’absorbeur 61

x
Liste des tableaux

Tableau IV.4 : Moyenne de CO2 sortie absorbeur 62

Tableau IV.5 : Estimations du CO2 émis vers atmosphère des trois Trains 64
100

xx
Abréviations et notations
°C Degré Celsius

CO Monoxyde de Carbone

CO2 Dioxyde de Carbone

Ppm Parts Per Million

TH Titre Hydrotimétriqu

CP1Z Complexe de Production de Méthanol

GES Gaz à l’Effet de Serre

ppb Parts-Per-Billion

RPG Potentielle Réchauffement Global

OMM l’Organisation Météorologique Mondiale

CFC Chlorofluorocarbones

MEA MonoEthanolAmine

CLC Chemical Looping Combustion

PH Potentielle Hydrogène

U.V Ultra Violet

GN Gaz Natural

GNL Gaz Natural Liquéfié

GL2/Z Gaz Liquéfier 2 d’Arzew

GL3/Z Gaz Liquéfier 3 d’Arzew

GL1/Z Gaz Liquéfier 1 d’Arzew

T/H Tonne par Heure

HP Haute Pression

BP Basse Pression

MCR Multi Compresseur Réfrigérons

GNT Gaz Natural Traité

F-502 La colonne d’absorption, appelée absorbeur.

xii
Abréviations et notations

F-502 La colonne d’absorption, appelée absorbeur

F-501
La colonne de régénération.
G-507.
Ballon de détente de MEA.
E-505
Epurateur de MEA.
E-503 Echangeurs en série de solution de MEA A et B

P-501 Filtre à cartouche actif

P-502 Filtre à cartouche

E-501 Condenseur de tête

E-502 Rebouilleur de MEA

G-502
Ballon de gaz acide.
J-510/511 Pompe de lavage

J-503 Turbo pompe MEA

J-504 Pompe MEA

G-504 Puisard

J-505
Pompe du puisard.
R-502 Bac d’anti mousse
TEA Triethanolamine
DEA Diethanolamine

xii
Sommaire
Rappels biobibliographiques
Introduction générale…………………………………………………………………… 01
Problématique…………………………………………………………………………… 03
Chapitre I : Le dioxyde de carbone et la méthode de captage
Introduction ………………………………………………………………………………. 04
1. Oxyde de carbone (COx)……………….……………………………………………… 04
2. Le dioxyde de Carbonne (CO2) ........................…………………………………………..
.05
2.1. Définition……………………………………………………………………………..
05
2.2. Caractéristique physico-chimiques………………………………………………….06
2.2.1. Réactivité…………………………………………….. ………………………
07
2.2.2 Toxicité………………………………………………………………………..07
2.3. Utilisation …………………………………………………………………………....
08
2.3.1Forme gazeux…..……………………………………………………………...08
2.3.2. Forme liquide ………………………………………………………………….
08
2.3.3Forme solide………………………………………………………………….....
09
2.3.4. En phase supercritique………………………………………………………….
09
3. L’effet de CO2 sur la terre ……………………………………………………………...10
3.1. Effet de serre ……………………………………………………………………...…
10
3.1.1. Définition………………………………………………………………………
10
3.1.2.Mécanisme de l’effet de serre……………………………… ….........................
10
3.1.3. Potentiel de réchauffement global ………………………………………… 11
3.2.Les gaz a l’effet de serre…………………………………………………………....... 12
3.2.1. Définition……………….………………………………………………….. 12
3.2.2. Emission de GES………………………………………………………………13
3.2.3. Destruction de la couche d’ozone …………………………………………….
15
3.3 Impact des émission de CO2………………………………………………………….
16
3.3.1. Impact sur environnement……………………………………………………16
3.3.2. Impact sur végétation…………………………………………………………
17
3.3.3. Impact sur la santé humaine…………………………………………………..
17
3.4.Source d’émission de CO2……………………………………………………………
18
3.5. Réduction des émission de CO2 et les procédés de captage…………………………
19
3.6. La capture de CO2…………………………………………………………………..
20
3.6.1..Captage le CO2 en postcombustion……… …………………………………...
20
3.6.1.1.Captage par absorption……………………………………………….. 20
3.6.1.2.Les autre technique de captage…………………………………………21
· Captage par adsorption………………………………………………….. 21
· Captage par cycle calcium……………………………………………… 21
· Le captage par voie cryogénique…………………………………………21
· Le captage par séparation membranaire……….………………………. 21
3.6.2.Captage de CO2 en le concentrant……………………………………………. 21
3.6.2.1.Captage par oxy combustion …………………………………………...21
3.6.2.2.Captage sur turbine a gaz……………………………………………….22
3.6.2.3.Captage le CO2 en précombustion……………………………………. 23
3.7.Stockage de CO2……………………………………………………………………...24
Conclusion……………………………………………………………………………………24

Chapitre II : PRESENTATION DU COMPLEXE GL2/Z


Introduction……………………………………………………………………………… 25
1. Historique ……………………………………………………………………………… 25
2. Date mis en servisse………………………………….………………………………… 25
2.1. Zone utilité………………………………………………………………………… 25
2.2 Zone process………………………………………………………………………. 25
2.3. Zone de stockage et chargement …………………………………………………….25
3. Situation géométrique du complexe ………….…………………………………………..26
4. Organisation du complexe ………………………………………………………………..26
5. Fonction de l’usine………………………………………………………………………. 28
6. Description de l’usine ………………………………………………………………….. 28
6.1. Zone utilité ………………………………………………..………………………. 30
6.1.1. Production de vapeur………………………..………………………………. 30
a/ Vapeur a haute pression ……………………………………………………….30
b/ Vapeur basse pression………………………………………………………. 30
6.1.2.Production d’électricité………………………………………………………. 30
6.1.3.Production d’air instrument et d’azote…………………………………………30
a/Production d’air comprimé ………………………………………………….. 31
b/Production d’azote…………………………………………………………… 31
6.2.Zone process ……………………………………………………………………... 31
6.2.1 Démecrurisation……………………………………………………………. 32
6.2.2.Décarbonatation……………………………………………………………. 32
· Elimination de CO2…………………………………………………………... 32
· Régénération da MEA………………………………………………………… 33
6.2.3.Déshydratation………………………………………………………………... 33
6.2.4.Fractionnement les hydrocarbures…………………………………………. 34
6.2.4.1 Le dé –éthanisseur…………………………………………………. 34
6.2.4.2 Le dé –propanisseur…………………………………………………... 34
6.2.4.3 Le dé –butanisseur…………………………………………………… 34
6.2.5.Liquéfaction………………………………………………………………… 34
6.2.5.1.Elimination de l’azote du GNL……………………………………… 34
6.3.Zone de stockage et chargement………………………………………………….. 35

Chapitre III: DISCRIPTION DE LA SECTION DE


DÉCARBONATATION
Introduction……………………………………………………………………………… 36
1..Le rôle de la section da décarbonatation………………………………………………… 36
2. Choix de l’adsorbant………………………………….………………………………… 37
2.1. Caractéristique sommaire de éthanolamine…………………………………………05
37
2.2. Choix de la solution MEA………………………………………………………. 05 39
2.3. Propriété physico-chimique de MEA……………………………………………. 05 39
3. Mécanisme d’interaction entre la MEA et co2…………………………………………..05 41
4. Procéder d’élimination du gaz carbonique ………………………………………………..05
41
06
4.1Installation d’élimination du CO2 à la MEA…………………………………………. 42
4.2.Appareils de tète régénérateur MEA……………………………………………….. 44
4.3. Diapositive de filtration de la solution pauvre……………..………………………. 44
4.4. Epuration de MEA…………………………..……………………………………. 45
4.5. Réservoir de stockage de MEA et circuit des puisard de MEA …………………. b/ 45
4.6 Systeme d’injection de produits anti mousse …………………………………………46
5. Paramètre de fonctionnement………………………………………………………… 47
6. Les problème rencontre dans la section de décarbonatation. ……………………………..49
6.1. Dans la section de décarbonatation…………………………………………….…… 49
6.1.1. Problème de dégradation de la MEA…………………………………………...49
a/.Dégradation thermique …………………..…………………………………….49
b/ Dégradation par formation de produit non régénérables……………………. 50
· Réaction avec l’oxygène………………………………………………….........50
· Réaction avec le dioxyde de carbone ………………………………………… 51
6.1.2.Problème de corrosion ………………………………………………………...52
a/ Corrosion par gaz acides ………………………………………………… 52
b/ / Corrosion par les amines ………………………………………………. 52
6.1.3.Problème de moussage ………..……………………………………………...52
· Moussage de la solution de MEA………..…………………………………….53
6.1.4.Problème de contamination…………………………………..…………….....53
6.2.Perte de la solution de MEA……………………………………………..……….. 54
6.2.1.Perte par entrainement ………………………………………………………54
6.2.2.Perte par dégradation…………………………………………………………54
6.2.3 Perte par évaporation …………………………………………………………54
6.3. Engorgement de la colonne ……………………………………………………… 54
7.Stockage et manutention de la MEA………………………………………………………54

Chapitre IV: Estimation de la quantité du co2 dans la section de


décarbonatation
1.Estimation de la quantité de CO2 émis par la section de décarbonatation ………….. 56
1.1. Quantité de dioxyde de carbone absorbé par la MEA……………………………… 56
1.2. Quantité de dioxyde de carbone émise par le régénérateur de MEA………………. 60
2. Estimation réal de la quantité de CO2 émis dans complexe GNL2/Z dans la section
décarbonatation…………………………………………………………………………… 61

Conclusions générales
Conclusions générales ……………………………………………………………………..
6666
Perspective 68
1.Procédé de récupération proposé…………………………………………………………...6867
2. Choix de l’équipement …………………………………………………………………. 6869
2.1 Les conduites …………………………………………………………………………6869
2.2 Echangeur…………………………………………………………………………… 6869
2.3 Ballon ………………………………………………………………………………… 69
2.4 Comprésseur………………………………………………………………………….. 69
Références bibliographiques

Annexes
Introduction General

Introduction général
Il est admis aujourd’hui que le dioxyde de carbone joue un rôle prépondérant dans l’effet
de serre. Les émissions de CO2 proviennent schématiquement de deux niveaux : sources de
pollution diffuse (transports, chauffage domestique …) et sources de pollution concentrée
(industries).

La demande en énergie va continuer de croître dans les prochaines décennies avec


l’émergence des pays en voie de développement. L’Agence Internationale de l’Energie estime
que la consommation mondiale d’énergie devrait augmenter de 70% entre 2000 et 2030. Les
énergies renouvelables, à elles seules, ne pourront procurer, du moins à moyen terme, les
besoins énergétiques indispensables au monde. Les combustibles fossiles devraient répondre à
90% de ces besoins en 2030.

Les émissions de CO2 anthropogéniques devraient passer de 23 milliards de tonnes en


2000 à 38 milliards de tonnes en 2030. En l’absence de mesures visant à limiter les émissions
de CO2, la concentration de ce gaz dans l’atmosphère pourrait doubler à l’horizon 2100. |1]

La connaissance des quantités de certaines substances rejetées dans l'atmosphère est une
étape nécessaire et fondamentale à toute politique de protection de l'environnement qui
s'intéresse aux problèmes actuels comme l'acidification, la dégradation de la qualité de l'air, le
réchauffement global et les modifications du climat, l'appauvrissement de la couche d'ozone
stratosphérique, etc.

En Algérie, le Gaz Naturel (GN) provenant de Hassi R’mel doit être traité et purifié de
toute substance néfaste pour les installations de liquéfaction à savoir le dioxyde du carbone et
la vapeur d’eau. Parmi ces traitements on distingue la déshydratation et la décarbonatation,
qui protège les équipements de la ligne cryogénique contre tout givrage, bouchage et du
phénomène de la corrosion. [2]

Le complexe GL2/Z de SONATRACH utilise dans la décarbonatation le


monoéthanolamine (MEA) comme un agent absorbant, afin d’éliminer le dioxyde de carbone
présente dans le gaz naturel. En sortant de la section de décarbonatation, le MEA utilisé est
saturé en gaz carbonique (CO2), il sera donc moins efficace. De point de vu économique, il
doit passer par une étape de régénération pour qu’il soit réutilisé de nouveau. La régénération

1
Introduction General
de cette solution de MEA consiste à enlever le CO2 dans une colonne de désorption, et le
rejeté en continu vers l’atmosphère. Pour lutter contre le réchauffement climatique, il faut
limiter ces émissions.

L’efficacité thermique des industries doit être améliorée pour réduire leur consommation
énergétique. Mais, étant donné l’urgence de la situation, il faudra aussi capter le CO2 avant
son émission vers l’atmosphère pour le stocker à long terme dans des réservoirs souterrains.
Une façon de valoriser le CO2 capté est de l’injecter dans des réservoirs d’hydrocarbures en
fin de vie pour en augmenter la production. L’injection de CO2 est deux à trois fois plus
efficace que l’injection de vapeur. En effet le CO2 se dissout dans le pétrole en le faisant
gonfler et diminuant sa viscosité. Le pétrole s’écoule alors plus rapidement vers le puits de
production. [3]

Les efforts doivent se concentrer sur les industries, qui sont les plus grands émetteurs de
CO2.

Donc notre travaille à était devise comme suite :

Chapitre I : Le dioxyde de carbone et le méthode de captage .

Chapitre II : Présentation de complexe Gl2/Z

Chapitre III : Description de la section de décarbonatation.

Chapitre IV : Estimation de la quantité de co2 dans la section de décarbonatation .

Et pour finir une conclusion générale et des perspective.

2
Problématique

Problématique
Les complexes de liquéfaction du GN contribuent aux émissions anthropogéniques de CO2.
Ce gaz lui-même contribue à l’effet de serre pour 63 %, alors que le méthane y contribue pour
20 %. Les poussières et les aérosols jouent également un rôle important dans l'effet de serre.
D’où la nécessité d'étudier tous les moyens de réduire ces émissions,

L’augmentation de la concentration atmosphérique des GES émis par l’activité humaine,


demeurent très importante, ce qui provoque un réchauffement du climat déjà perceptible.

Dans ce contexte, et pour réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère, plusieurs


mesures simultanées ont été prises.

Dans le cadre de notre mis en situation professionnel qui a eu lieu au complexe GL2Z,
nous allons axer notre étude sur l’estimation des émissions du CO2, et comparer les différents
procédés de captage utilisés dans l’industrie.

On aura donc contribué à la diminution des gaz à effet de serre dont fait partie le CO2 dans
un souci de protection de l’environnement. C’est en effet l’objectif principal de notre travail.

3
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

Introduction :

Sur notre planète, l'air est une des ressources les plus importantes dont dépend la vie.
Par-delà les années, la modernisation et le progrès ont provoqué un accroissement de la
pollution de l'air, les principaux facteurs responsables étant l'industrie, la circulation
automobile, et l'urbanisation.
L'atmosphère se compose de gaz permanents (considérés de concentration constante) et de
gaz variables (dont la concentration change sur une période déterminée).
Les gaz permanents de l'atmosphère sont: l'Azote (N2, 78.084%) et l'Oxygène (O2,
20.9476%). Les autres gaz permanents sont: l'Argon (Ar), le Néon (Xe), l'Hélium (He), le
Krypton (Kr), l'Hydrogène (H2) et le Xénon (Xe).
Nous pouvons trouver en plus: la vapeur d'eau (0 à 4%), le Dioxyde de Carbone, le
Méthane et l'Ozone (O3) etc. [4].
Ainsi les principaux polluants de l’atmosphère sont des polluants inorganiques et
organiques ainsi que des particules en suspension. Quoiqu’à la fois l'Azote et l'Oxygène soient
essentiels pour la vie humaine sur la planète, ils ont un léger effet sur le processus
atmosphérique. Les composants variables (<1% de l'atmosphère) ont une plus grande
influence sur le temps à court terme et le climat à long terme.
La pollution de l'air peut être définie comme: "La présence dans l'atmosphère d'un ou
plusieurs contaminants en telle quantité et durant une telle durée qu'il(s) est (sont) agressif(s)
ccx W pour la santé humaine ou le bien-être, la vie animale ou végétale"[5]. La pollution de
l'air peut être aussi causée par des facteurs indépendants du contrôle humain. La plus
importante source de pollution de l'air de cette sorte est l'activité volcanique, qui relâche de
grandes quantités de cendres ou de fumées toxiques dans l'atmosphère. On peut noter aussi les
tempêtes de sable dans les déserts, les feux de forêts, qui contribuent aussi à la pollution de
l'air.

I. Oxydes de Carbone (COx):


Le monoxyde de Carbone (CO) est un gaz sans couleur, sans odeur, formé quand la
combustion du carburant des chaudières ou des véhicules à moteur n'est pas complètement
effectuée, représentant 56% de toutes les émissions de CO. Les autres sources de CO incluent

les processus industriels, mais aussi les feux de forêts…[6]

4
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

2. Le dioxyde de carbone(CO2) :
2.1.Définition :
Le dioxyde de carbone, couramment appelé gaz carbonique ou anhydride carbonique, est
un composé chimique composé d'un atome de carbone et de deux atomes d'oxygène et dont la
formule brute est CO2. C'est donc un oxyde de carbone.

Cette molécule linéaire a pour formule développée :

Figure. I.1 : Représentation 3D du Dioxyde de Carbone.

Dans les conditions normales de température et de pression, le dioxyde de carbone Eston


gaz incolore, inodore et à la saveur piquante.
Le CO2 est un gaz à effet de serre bien connu depuis les dernières décennies du 20eme
siècle ; transparent en lumière visible mais absorbant dans le domaine infrarouge, Il est
présent dans l'atmosphère dans une proportion approximativement égale à 0,0375 % en
volume, au début du XXIe siècle soit 375 ppm (parties par million en volume) et en 2009
cette proportion a atteint 386 ppm.Il est produit notamment lors de la fermentation aérobie ou
de la combustion décomposés organiques, et lors de la respiration des animaux ainsi que des
végétaux. Pour ces derniers, la photosynthèse absorbe beaucoup plus de CO2 que leur
respiration n’en produit. [7]

5
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

2.2Caractéristiques Physico-chimiques

Tableau I-1 : Principales caractéristiques physico-chimiques du CO2. [8]


Général

Appearance Gaz incolore

Propriétés physiques

Masse 44,01 g.mol− 1


moléculaire

Temperature −78,5 °C (195 K)


de fusion

Temperature −57 °C (216 K), pressurize


de vaporization

Solubilité 1,45 kg.m− 3

Densité 1,87 kg.m− 3


(gaz à 298K 1,013 bar)
plus dense que l'air

Viscosité 0.07 cP à −78 °C

Thermochimie

ΔfH0gas -393,5 kJ.mol− 1

Unités du SI& CNT P,sauf indication contraire.

TableauI.2 propriétés physiques(suite)

Formule chimique CO2


Masse moléculaire 44.01 g.mol− 1
Température critique 31,1°C
Pression critique 7,4 MPa
Point triple -56,6°C à 416 kPa
Chaleur latente de vaporisation (0°C) 234,5 kJ.kg – 1
Chaleur latente de vaporisation (-16.7°C) 276,8 kJ.kg – 1
Chaleur latente de vaporisation (-28.9°C) 301.7 kJ.kg – 1
Chaleur latente de fusion (à -56,6°C) 199 kJ.kg – 1

6
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

2.2.1Réactivité
L'électronégativité des atomes d'oxygène rend le carbone central très électrophile, de très
nombreux nucléophiles peuvent donc réagir avec le dioxyde de carbone mais le produit de la
réaction n'est pas forcement stable. En général, on place de la carboglace dans un récipient
ferme muni d'un tuyau ; la carboglace se sublime et on fait buller le dioxyde de carbone
gazeux dans le milieu réactionnel. [2]
Quelques examples de reaction :
· Avec une amine : on appelle cette réaction une carbonatation. Le produit est un
hydrogénocarbonate d'ammonium :
(R3N + CO2 + H2O → R3NH+HCO3–) ;
· Avec un cabanions : on forme un acide carboxylique après hydrolyse ;
· Avec l 'eau. CO2 + H2O → H2CO3

2.2.2 Toxicities
Chez l’homme ainsi que chez quelques animaux, le CO2 tue par asphyxie à partir d'un
certain seuil et d'une certaine durée d'exposition.
Ses propriétés chimiques le rendent capable de rapidement traverser de nombreux types
démembrâmes biologiques (il est environ 20 fois plus soluble dans les liquides biologiques de
l’organisme humain que l’oxygène). [2]
C'est pourquoi il produit de rapides effets sur le système nerveux central, car l’air contient
aujourd'hui environ 0,04 % de CO2, La valeur limite d'exposition est de 3 % sur une durée
de15 minutes.
Cette valeur ne doit jamais être dépassée. Au-delà, les effets sur la santé sont d'autant plus
graves que la teneur en CO2 augmente. Ainsi, à 2 % de CO2 dans l’air, l'amplitude respiratoire
augmente. A 4 %, la fréquence respiratoire s'accélère, à10 %, peuvent apparaitre des troubles
visuels, des tremblements et des sueurs. A 15 %, c'est la perte de connaissance brutale et à
25%, un arrêt respiratoire entraine le décès.

7
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

2.3 Utilisations :
2.3.1Sous forme gazeuse :
Le CO2 a beaucoup d’utilisations, dont :
· L’extinction des feux : beaucoup de Datacenter (salles de serveurs
d’ordinateurs) oued salles des archives sont équipées d’un système qui, en cas
d’incendie, remplit la salle de CO2 ce qui a pour effet d’éteindre le feu ;
· Composant pétillant dans les boissons gazeuses ;
· En aquariophilie et culture sous serre pour une meilleure croissance des
plantes;
· En emballages à atmosphère contrôlée comme élément neutralisant ;
· En distribution d’eau potable, associe au carbonate, pour relever la dureté de
l'eau(TH) des eaux trop agressives ;
· Solubilisation du calcaire dans les eaux dures (TH > 25 °F) ;
· Les pompes à bière : en étant en contact avec la surface de la bière, il évite son
oxydation et prolonge sa conservation, contrairement à un compresseur
utilisant de l'air (ambiant) ;
· On se sert aussi parfois du CO2 dans les grands abattoirs de porcs afin de les
insensibiliser avant de les saigner ; il a été utilisé pour la conservation de la
viande. [2]

2.3.2Sous forme liquide :


Sous forme liquide, il est utilisé comme :
· Réfrigérant pour congeler certains aliments ;
· Réfrigérant dans l’industrie électronique ;
· Agent d’extinction dans les extincteurs dits au dioxyde de carbone , on
parle parfois de neige carbonique parce que le CO2 liquide se solidifie
immédiatement à la sortie de l’extincteur en produisant une poudre blanche
· Agent propulseur (et parfois également carbonatant) pour les boissons servies à
la pression .Quand il est utilisé comme fluide frigorigène, le CO2 porte la
dénomination R744.
A pression atmosphérique, le dioxyde de carbone n’est jamais sous forme liquide. Il passe
directement de la forme solide à la forme gazeuse (sublimation). [2]

8
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

2.3.3 Sous forme solide :


Le dioxyde de carbone sous forme solide a de nombreuses appellations : « glace
carbonique », « neige carbonique », « carboglace », « glace sèche. Il est issu de la
solidification du CO2 liquide. On obtient de la neige carbonique qui est ensuite comprimée
pour obtenir de la glace carbonique.
Cette glace carbonique se sublime en ne laissant aucun résidu et consomme une grande
quantité de chaleur (150 cal/kg, soit 628 J/kg, à -78,5 °C). On lui a donc rapidement trouvé de
multiples utilisations en tant que réfrigérant.
Il est commercialisé sous différentes présentations selon son usage :
· En granules (de la taille d'un grain de riz de 3 mm de diamètre) :
essentiellement pour le nettoyage et le décapage cryogénique ;
· En bâtonnets (d'une longueur d'environ 16 mm) : pour la conservation, le
transport des produits sous température dirigée (produits pharmaceutiques,
transport de surgèles ,transport d'échantillons, etc.) ;
· Pour la recherche fondamentale ou appliquée ;
· Pour la vinification : il ralentit la fermentation et évite l'oxydation.
Le dioxyde de carbone sous forme solide est également présent en abondance aux pôles de
la planète Mars, ou il forme de véritables calottes glaciaires. [2]

2.3.4 En phase supercritique :


Au-delà de son point critique, le dioxyde de carbone entre dans une phase appelée
supercritique. La courbe d'équilibre liquide-gaz est interrompue au niveau du point critique
,assurant à la phase supercritique un continuum des propriétés physico-chimiques sans
changement de phase. C'est une phase aussi dense qu'un liquide mais assurant des propriétés
de transport (viscosité, diffusion) proches de celles d'un gaz.
Le dioxyde de carbone supercritique est utilisé comme solvant vert, les extraits étant
exempts de trace de solvant. [2]
Sous cette forme, il sert :
· A la décaféinassions du café ;
· A l'extraction de composés chimiques ou biologiques ;
· A la purification de composés chimiques (phase mobile en chromatographie) ;
· Pour le transport et le stockage lors de la séquestration géologique du dioxyde
de carbone (dans de rares applications industrielles).

9
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

Le gaz carbonique est utilisé dans la zone industrielle d’ARZEW comme matière première
dans la synthèse de :
· L'urée (CH4N2O) (qui est utilisé dans l'agriculture pour la fertilisation de la
terre)
· Dans la synthèse du méthanol (Complexe CP1/Z).
Et aussi on peut le renvoyer à l’entreprise nationale des gaz industriels (LINDE ex ENGI)
pour le commercialiser.

3. L’effet Du CO2 Sur la Terre :


3.1. Effet de serre:
3.1.1 Définition
L’effet de serre est un phénomène indispensable à la vie, la terre reçoit toute son énergie
du soleil. Seule une partie de cette énergie est absorbée par la terre et l’atmosphère ;le reste
étant renvoyé vers l’espace. Avec cette énergie la terre s’échauffe et ce grâce aux gaz à effet
de serre présent dans l’atmosphère, qui empêchent les rayonnements infrarouges d’être
renvoyés de la terre vers l’espace. Sans lui, la température de notre planète serait alors de-
18°C, contre une moyenne actuelle de 15°C. [6]

3.1.2 Mécanisme de l’effet de serre :


La transparence de l'atmosphère permet au rayonnement solaire d'atteindre le sol.
L'énergie ainsi apportée s'y transforme en chaleur. Comme tout corps chaud, la surface de
la terre rayonne sa chaleur.
Mais les GES et les nuages sont opaques aux rayons infrarouges émis par la Terre. En
absorbant ces rayonnements, ils emprisonnent l'énergie thermique près de la surface du globe
,où elle réchauffe l'atmosphère basse.
Les nuages qui sont des particules de glace (ou d'eau liquide) réfléchissent le rayonnement
solaire vers l'espace et le rayonnement terrestre vers elle sans changer leur longueur d'onde.
Les nuages ont un effet sur le climat mal connu au début du 21éme siècle caris atténuent le
rayonnement infrarouge reçu à la surface de la Terre, mais ils participent à la réflexion vers la
Terre du rayonnement infrarouge (figure I.2).

10
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

Ce mécanisme provoque selon les experts une augmentation anormale de la température de


l’atmosphère terrestre, provoquant ainsi un dérèglement climatique majeur, et un

bouleversement des climats à une échelle planétaire. [10]

Figure I.2 : Principe de l’effet de serre

3.1.3 Le potentiel de réchauffement global


Chaque GES a un effet différent sur le réchauffement global. Par exemple, sur une période
de 100 ans, un kilogramme de méthane à un impact sur l'effet de serre 25 fois plus fort qu'un
kilogramme de CO2. Alors pour comparer les émissions de chaque gaz, en fonction de leur
impact sur les changements climatiques on préfère utiliser des unités communes : l'équivalent
CO2 ou bien l'équivalent carbone.
L'équivalent CO2 est aussi appelé potentiel de réchauffement global (PRG). Il vaut 1 pour
le dioxyde de carbone qui sert de référence.
Pour l'équivalent carbone, on part du fait qu'un kg de CO2 contient 0,2727 kg de carbone.
L'émission d'un kg de CO2 vaut donc 0,2727 kg d'équivalent carbone. Pour les autres gaz,
l'équivalent carbone vaut :
Equivalent carbone = PRG × 0,2727

11
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

Il n'y a pas de PRG pour la vapeur d'eau : la vapeur d'eau en excès réside moins de 2
semaines dans l'atmosphère, dont elle est éliminée par précipitation. Sa contribution au

réchauffement sur 100 ans est négligeable. [10]

Tableau I-2 : Concentrations atmosphériques en volume, durée de séjour et


potentiel de réchauffement des principaux gaz à effet de serre.

Gaz à effet de serre concentration concentration durée de PRG à


formule
GES préindustrielle Actuelle séjour (ans) 100 ans
1 à 2
Vapeur d'eau H2O 3‰ 3‰ 8
semaines
dioxyde de carbone CO2 278 ppm 392 ppm 15 à 200 1
méthane CH4 0,7 ppm 1,7 ppm 4 23
protoxyde d'azote N2O 0,275 ppm 0,311 ppm 120 310
tétrafluorométhane CF4 0 0,070 ppm 50000 6500
hexafluorure SF6 0 0,032 ppm 3200 22800

3.2Les Gaz à effet de serre


3.2.1 Définition
Les gaz à effet de serre (GES) sont des gaz dont les propriétés physiques sont telles que
leur présence dans l'atmosphère terrestre contribue à un effet de serre à la surface de la Terre
[3].
Les principaux gaz à effet de serre sont :
· la vapeur d' eau (H2O),
· le dioxyde de carbone (CO2),
· le methane (CH4),
· le protoxyde d’azote (N2O) et
· l' ozone (O3).
Les gaz à effet de serre industriels incluent les halocarbones lourds :
· les chlorofluorocarbones (CFC) et HCFC-22 comme le fréon,
· le perfluoro methane
Ainsi que :
· l'hexafluorure de soufre (SF6).

12
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

3.2.2Émission des GES :


La concentration de certains gaz à effet de serre a augmenté au fil des années,
principalement à la suite d'activités humaines, comme :
· Utilisation de combustibles fossiles, ce qui augmente les concentrations en
dioxyde de carbone ;
· Elevage de bovins et d'ovins, ce qui augmente la production de méthane ;
· Utilisation des CFC dans les systèmes de réfrigération et
climatisation(réglementé par le Protocole de Montréal).
· Le dioxyde de carbone est le sujet du Protocole de Kyoto .
· Le protoxyde d'azote et le méthane sont également pris en compte dans les
accords internationaux, mais pas l'ozone.
· L'ozone stratosphérique a un rôle complexe, elle filtre les ultraviolets.
La diminution d'ozone jouerait un rôle mineur par rapport à son importance en tant que
filtre.
Des quantités inattendues et préoccupantes de GES ont aussi été détectées à partir des
estuaires par plusieurs études européennes, mais elles n'ont pas été prises en compte par le
protocole de Kyoto. [3]
§ Augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère

Figure I.3 : Les Variations de concentrations en CO2 Atmosphérique depuis 400 000 ans

Depuis le début de la révolution industrielle, la concentration de nombreux GES a


augmenté. La concentration :

13
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

· du dioxyde de carbone a augmenté de 37 %, passant de 278 à 382 ppm en


volume en 2007 ;

· du méthane est passé de 700 à 1721 ppb en volume ;


· du protoxyde d'azote a augmenté de 15 %, de 275 à 311 ppb en volume ;
· des CFC-12 sont passés de 0 à 0,503 ppb en volume ;
· des HCFC-22 sont passés de 0 à 0,105 ppb en volume ;
· du perfluorométhane est passé de 0 à 0,070 ppb en volume ;
· de l'hexafluorure de soufre est passé de 0 à 0,032 ppb en volume.

Le 3 novembre2006, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) confirmait que les


concentrations mondiales de CO2, loin de diminuer, et en dépit du protocole de Kyoto, ont
atteint de nouveaux records en 2005 :

· La teneur moyenne de l'atmosphère en CO2 était de 379,1 parts par million


(ppm) (0,5% de plus qu'en 2004, et environ + 2,9% depuis 1993).
· Le protoxyde d'azote (N2O) a également augmenté passant à 319,2 ppb,
(0,2% de plus qu’en 2004, et 2,5 % de plus depuis 1993).

En 2007, la Chine devrait dépasser les États-Unis pour les émissions de gaz à effet de
serre. Les émissions de dioxyde de carbone devraient passer de 5,6 milliards de tonnes en
2006 à 6,02 cette année dans ce pays, ce qui représente environ 22 % du total mondial

Tableau I.3 : Evolution des émissions de GES des pays du G8, entre 1990 et 2005

Pays Evolution des émissions


de GES (1990-2005)

Canada 27 %
États-Unis 16,3 %

Italie 12,1 %
Japon 8%

Russie 28,7 %

14
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

3.2.3Destruction de la couche d’Ozone


La couche d’Ozone est localisée à 45km au-dessus de la Terre, au sommet de la
Stratosphère.
Elle protège celle-ci des rayons UV émis par le Soleil. La puissance de ce rayonnement est
dangereuse pour la santé, car celui-ci peut intervenir au niveau des cellules, en détruisant
l’acide désoxyribonucléique.
Le trou dans la couche d’Ozone a été découvert au milieu des années 1980, au-dessus de
l’Antarctique, conduisant à la fonte des glaciers.
Le mécanisme de la destruction de la couche d’ozone est basé sur la prise d’un atome de
chlore d’un CFC (induite par le rayonnement UV), lequel réagit dans un premier temps avec
la molécule d’ozone pour former ClO et O2. Dans un second temps, un atome libre d’oxygène
capte l’atome d’oxygène de ClO, pour former une molécule d’oxygène et un atome de chlore,
qui réinitialise le cycle, et ainsi de suite……
L’augmentation des radiations UV-B est une des conséquences les plus dramatiques de la
destruction partielle de la couche d’Ozone, car elle cause des cancers de la peau.
L’environnement est aussi affecté par cet effet, le cycle de vie des plantes change,
intervenant sur la chaîne d’alimentation.
D’autres écosystèmes, comme les forêts et les déserts se But EU-15 (Kyoto) But EU-15
comprenant le mécanisme de Kyoto Emissions des gaz à effet de serre Tendances EU-15
projections avec les mesures existantes EU-15 projections avec les mesures additionnelles But
EU-15 (Kyoto) But EU-15 comprenant le mécanisme de Kyoto Emissions des gaz à effet de
serre Tendances EU-15 projections avec les mesures existantes EU-15 projections avec les
mesures additionnelles réchauffent, la carte des vents change, entraînant des changements
dramatiques de climat partout.
D’autre part, ils pourraient rester dans la stratosphère pour encore 100 ans, même si on
n’en produit plus. En 2000, les USA et 20 pays d’Europe ont décidé de bannir l’usage des
CFCs, ce qui est très significatif, puisque ces pays produisaient les trois quarts des CFCs dans
le monde. I.7.3. Pluies Acides Le terme " Pluies Acides" est une dénomination utilisée pour
décrire toutes les formes de précipitations acides (pluie, neige, grêle, brouillard,…).
Les polluants atmosphériques, en particulier les oxydes de soufre et d’azote, réagissent
avec la vapeur d’eau et le rayonnement solaire pour être convertis en acides sulfurique et
nitrique, d’où le terme de " pluies acides ". Une pluie non polluée a un pH entre 5 et 6. Avec
la pollution, ce pH peut descendre à 4, on a même mesuré un pH de 2 pour certaines pluies.

15
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

Ces réactions, qui ont des durées importantes, ont lieu sur des centaines de kilomètres, et
agissent donc loin du lieu d’émission de la pollution. On peut noter que, si l’activité humaine
est la cause principale de cet effet, il existe des causes naturelles, comme les incendies, les
éruptions volcaniques, la décomposition bactérienne……
Les pluies acides sont responsables du déclin des forêts (50% en Allemagne). Elles
peuvent aussi entraîner l’augmentation de l’acidité des lacs, des cours d’eau, causant la mort
du système aquatique. Les oiseaux peuvent aussi être victimes, par ingestion de poissons ou
insectes empoisonnés. En Suède, plus de 18.000 lacs sont devenus acides. Les pluies acides
affectent aussi divers types de matériaux, comme les monuments historiques, artistiques, mais
aussi des objets ordinaires comme les voitures. En effet, surtout sous la forme sèche, cette
pollution corrode le métal, et accélère la détérioration des pierres et des peintures.
Beaucoup de pays dans le monde essaient de résoudre ce problème, par la réduction de la
quantité de SO2 et NO2 en choisissant des procédés « propres », par exemple en installant des
pots catalytiques sur les voitures. [11]

3.3 Impacts des émissions de CO2:


3.3.1Impact sur l’environnement
La concentration excessive de CO2 modifie l’atmosphère. Revers de la médaille,
l’exploitation des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) provoque l’émission de
gaz à effet de serre, et plus particulièrement de dioxyde de carbone, ces ressources son triches
en carbone (C), lors de leur combustion, en présence d’oxygène (O2), les énergies fossiles

libèrent ce carbone sous forme de CO2, l’atmosphère terrestre s’en trouve chamboulée. [6]

Grâce aux gaz à effet de serre présents naturellement dans l’atmosphère principalement la
vapeur d’eau, le dioxyde de carbone et le méthane, la chaleur du soleil est partiellement
retenue et contribue à maintenir une température moyenne de 15 °C propice à la vie sur terre.

3.3.2 Impact du CO2 sur la végétation :


A faible dose, le CO2 favorise la croissance, mais des expériences en serre et dans un
environnement naturel enrichi en CO2 ont montré que ceci n'était valable que jusqu'à un
certain seuil, au-delà duquel la croissance restait stable ou au contraire diminuait, ce seuil
varie selon les espèces végétales considérées. On ignore de même si cet effet est durable

16
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

Après quelques années, des phénomènes d'acidification environnementale pourraient


éventuellement agir en sens inverse.
Rappelons aussi que le gaz carbonique est la source fondamentale de la photosynthèse sans
laquelle la vie n'est pas possible sur la Terre.
Les écologues et les spécialistes de la chimie de l'atmosphère ont confirmé dans les

années1990 que l'excès de dioxyde de carbone était une forme de pollution. [6]

3.3.3 Impact du CO2 sur la santé humaine


Le dioxyde de carbone est essentiel pour la respiration dans le corps humain. La
respiration est un procédé par lequel l'oxygène est transporté dans le tissu du corps humain
qui rejette alors le dioxyde de carbone.
Le dioxyde de carbone est un gardien du pH du sang, qui est essentiel à la survie, car le
système tampon dans lequel le CO2 joue un rôle important est appelé tampon carbonate. Il se
compose d'ions bicarbonate et de dioxyde de carbone dissous, avec de l'acide carbonique.
L'acide carbonique peut neutraliser les ions hydroxyde, qui augmente la valeur du pH du
sang lorsqu'ils sont ajoutés. Les ions bicarbonates peuvent neutraliser les ions hydrogènes, qui
causerait une chute du pH dans le sang. L'augmentation et la diminution sont tous les deux

dangereuses. [6]

Contrairement au monoxyde de carbone, le CO2 n'est pas un gaz toxique à faible dose,
mais il tue par asphyxie à partir d'un certain seuil et d'une certaine durée d'exposition :
· A partir de 0,1 %, (1000 ppm) : le CO2 devient un des facteurs d'asthme ou
du syndrome des bâtiments cette concentration constitue la valeur maximale
admise poule dimensionnement des systèmes de conditionnement de l’air, à
l’intérieur des bâtiments et maisons d’habitation.
· Au-dessus de 0,5 % (5000 ppm) : la valeur maximale d’exposition
professionnelle retenue dans la plupart des pays, et la valeur maximale admise
pour redimensionnement des appareillages d'air conditionné dans les avions
sont dépassées.
· 1,5 % ou 15000 ppm : est la valeur maximale d’exposition professionnelle sur
une durée maximale de 10 minutes.

17
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

· A partir de 4 % de CO2 dans l'air (40000 ppm) : le seuil des effets


irréversibles sur la santé est atteint (c'est le seuil qui justifie une évacuation
immédiate de locaux).
· A partir de 10 % et d'une exposition dépassant 10 minutes: sans une action
médicale de réanimation, c'est la mort.

3.4 Sources d’émission du CO2 :


Depuis la révolution industrielle, le développement des activités humaines a eu une
incidence sur la concentration de CO2 dans l'atmosphère, principalement à cause du
déforestation et de la combustion des matières fossiles comme le pétrole, le charbon et le gaz
naturel. [11]
Comme nous pouvons l’observer sur la (Figure I.4), presque toutes les émissions de
CO2(environ 94.5%) proviennent de l'utilisation de combustibles fossiles, surtout du charbon,
du gaz naturel et du pétrole. Quand les combustibles fossiles sont soumis à la combustion, le
carbone qu’ils contiennent est presque entièrement rejeté sous forme de CO2.

Figure I.4 : Sources des émissions du CO2

Les trois secteurs principaux qui utilisent des combustibles fossiles sont :
· Le transport ;
· La production d’électricité;
· L’industrie;

· Production de l’hydrogène.

18
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

3.5 Réduction des Emissions De CO2 Et les Procédés de Captage :


La prise de conscience de la communauté internationale et la convergence des données
scientifiques autour du réchauffement climatique rendent urgent le déploiement dans le
monde entier des technologies de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Les principales sources d'émissions de dioxyde de carbone dans les pays développés
sont la combustion des combustibles fossiles pour le chauffage domestique, pour la
production d'électricité et d'énergie mécanique ainsi que la combustion de carburants pour les
transports. [2]
Dans le but de stabiliser la concentration de CO2 dans l’atmosphère, plusieurs mesures
simultanées de réduction des émissions de CO2 à partir de la production d'énergie doivent être
des émissions de CO2, il faudra agir sur deux leviers en même temps, à savoir
· Tout d’abord réduire la consommation d’énergie, notamment en améliorant les
rendements de l’ensemble des installations utilisant ou transformant de l’énergie
et en particulier des moteurs à combustion interne équipant les véhicules
automobiles.
Ensuite, réduire les émissions de CO2 par unité d’énergie produite en jouant sur la nature
du combustible ou du carburant : ainsi, si on substitue du gaz naturel au charbon on divise par
environ deux et demi les émissions de CO2par unité d’énergie produite.
· Si on utilise des biocarburants, la biomasse est produite avec captation de
CO2dans l’atmosphère et le bilan CO2 est également amélioré. Il y’a une autre
voie consiste à capturer et à séquestrer le CO2 dans le sous-sol, Cette voie
concerne donc principalement les sources fixes de CO2.
· Trouver des méthodes qui font appel à l’utilisation rationnelle de l’énergie, au
développement des énergies moins fortement émettrices ou qui fonctionnent
sans émission de CO2, telles que les énergies renouvelables ou l’énergie
nucléaire.

3.6 La Capture Du CO2 :


La lutte contre les émissions de gaz à effet de serre a motivé de nombreuses recherches sur
les procédés de captage du CO2, qui constituent la partie la plus pénalisante en terme
énergétique de la chaine captage-transport-stockage.
Ils relèvent de trois catégories principales :

19
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

3.6.1 Capter le CO2 en postcombustion:


Ce procédé consiste à intervenir en aval de l’étape de combustion et à traiter les gaz de
combustion pour en extraire le CO2.
Les gaz de combustion contiennent majoritairement du N2, provenant de l’air entrant, mais
également du CO2, de l’O2, de l’eau, des NOX, des SOX(oxydes d’azote et de soufre) et
d’autres produits (combustion incomplète, espèces minoritaires de l’air entrant). [13]

Figure I.5 : Captage postcombustion.

3.6.1.1 Captage par absorption :


Le procédé le plus commun est la capture par un solvant présentant une affinitépour les
molécules de CO2 (c’est-à-dire capable de se lier avec des molécules de CO2dans certaines
conditions, notamment de pression et de température) [13]
.La capture se fait en deux temps :
· Charge du solvant : les gaz de combustion sont mis en contact avec le solvant,
qui se lie aux molécules de CO2.
· Régénération : le solvant est « régénéré » dans un autre compartiment pour
libérer les molécules de CO2 qui s’y étaient fixées.
Le reste du gaz de combustion, appauvri en CO2, est libéré dans l’atmosphère. La réussite
de la capture repose sur le choix du solvant et des procédés choisis pour la mise en contact.
Les solvants aux amines, notamment la MEA (Mono-Éthanol Amine), sont les plus utilisés.
D’autres solvants sont à l’étude visant à limiter notamment les coûts, l’énergie de
régénération (énergie nécessaire pour effectuer le cycle charge-régénération) et les impacts
socio-environnementaux. Le procédé de captage le plus couramment utilisé est le captage du
CO2par un solvant chimique tel que les amines, les liquides ioniques.

20
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

3.6.1.2 Les autres techniques de captage postcombustion :


· Le captage par Adsorption: le CO2 des fumées est adsorbé sur de la
roche poreuse de type charbon actif qui est régénérée par apport énergétique ou
par baisse de pression.
· Le captage par cycle calcium : il consiste à capter le CO2par de la
Chaux vive pour donner du calcaire. Le calcaire est ensuite chauffé, ce qui
libère le CO2 tout en redonnant de la chaux vive.
· Le captage par voie cryogénique (ou Anti sublimation) : ce
procédé repose sur la solidification du CO2 par givrage et dégivrage(en
refroidissant les gaz de combustion jusqu’à -120°C/-80°C pour congeler le
CO2).
· Le captage par séparation membranaire : il s’agit de séparer
physiquement le CO2 des autres composants des fumées grâce à une membrane
poreuse sélective.

3.6.2 Capter le CO2 en le concentrant :


3.6.2.1 Captage par oxy-combustion :
Dans une combustion classique, on utilise de l’air. Ce procédé génère d’importants
volumes de fumées, dans lesquels le CO2est très dilué. Son extraction est alors plus coûteuse.
L'oxy-combustion, génère au contraire des fumées contenant essentiellement du CO2 et de
l’eau, faciles à séparer (par condensation de l’eau). [13]

Figure I.6: Captage par oxycombustion.


§ Le principe : L’air habituellement utilisé lors de la combustion est remplacé par de
l’oxygène pur. Potentiellement plus avantageuse que les autres technologies en termes
de coûts comme d’efficacité énergétique.

21
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

L’oxy-combustion présente de plus l’avantage de pouvoir être mise en œuvre sur des
installations existantes. Cette technologie nécessite la production de grandes quantités
d’oxygène très pur. L’oxygène est obtenu par séparation de l’oxygène de l’air, par exemple
par cryogénie. D’autres procédés sont à l’étude (membranes sélectives…).
En amont du processus, l’extraction de l’oxygène de l’air (par cryogénie) devient alors
l’étape la plus consommatrice en énergie. Cette étape peut être encore considérablement
améliorée grâce à un nouveau procédé, la « boucle chimique » (CLC -chemical looping
combustion).
Cette technologie consiste à utiliser un oxyde métallique pour fournir l’oxygène nécessaire
à la combustion. Concrètement, La « boucle chimique » est composée de deux réacteurs reliés
entre eux. Dans le premier, un métal s’oxyde au contact de l’air.
Cet oxyde métallique est injecté dans le second, la chambre de combustion, en présence du
combustible.
Le combustible consomme alors l’oxygène porté par le métal et le transforme en un
mélange de CO2 et d’eau, facilement séparables. Le métal ainsi régénéré est réinjecté dans le
premier réacteur et un nouveau cycle peut commencer. Cette solution permet de réduire les
dépenses énergétiques et les coûts de captage. Elle est cependant encore à un stade de
recherche et n’a été testée qu’à échelle réduite, en laboratoire

3.6.2.2 Captage sur turbine à gaz :


Un nouveau procédé de captage est encore au stade de l’étude « le captage sur turbine à
gaz », en concentrant le CO2 par recyclage des gaz de combustion et en réalisant le captage
sous pression. L’intérêt économique de ce procédé a été clairement démontré.
Il devrait trouver des applications prometteuses à la fois pour les grosses unités
industrielles (telles que les unités de liquéfaction de gaz) et pour le captage de CO 2 sur des
centrales à cycle combiné fonctionnant au gaz naturel. [13]

22
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

3.6.2.3 Capter le CO2 en précombustion :


Capturer le CO2 avant la combustion offre quelques avantages. Le CO2 n’est ainsi pas
encore dilue dans l'air de combustion. Donc, des méthodes plus efficaces de séparation
peuvent être appliquées. [13]

Figure I.7 : Captage précombustion.

La technologie de capture en précombustion nécessite de modifier l’ensemble du procédé


de combustion. Les principales étapes sont :
· Gazéification du combustible, pour obtenir un mélange de CO+
H2O : Le combustible est converti en entrée d’installation en Gaz de synthèse,
un mélange de monoxyde de carbone (CO) et d’hydrogène (H2O). La
technique utilisée est soit le vaporeformage de gaz naturel en présence d’eau,
soit l’Oxydation partielle en présence d’oxygène.
· Transformation chimique permettant d’obtenir un mélange
CO2+ H2O: Le CO présent dans le mélange réagit avec l’eau au cours de
l’étape de conversion pour former du CO2 et de l’hydrogène.
· Extraction du CO2 par solvant : Le CO2 est séparé de l’hydrogène par
absorption avec un solvant physique ou bien un solvant chimique selon le
même procédé utilisé pour le captage postcombustion.
· Production d’énergie grâce à l’hydrogène : L’hydrogène peut être
utilisé pour produire de l’énergie (électricité et/ou chaleur) sans émission
supplémentaire de CO2
Cette technologie ne peut s’appliquer que sur des unités neuves.

23
Chapitre I : le dioxyde de carbone et méthodes de captage

3.7. Stockage du CO2 :


Le CO2 peut être emmagasiné principalement dans des gisements d’hydrocarbures, des
veines de charbon non minières et dans les aquifères salins. Il faut noter que le stockage non
géologique au fond des océans avait été envisagé, mais n’est plus retenu aujourd’hui, étant
donné les risques pour les écosystèmes sous-marins. Ces réservoirs sont abondamment
disponibles à travers le monde et les champs de pétrole et gaz sont bien connus. Ces réservoirs
pourraient emmagasiner le dioxyde de carbone pour des milliers d'années. [13]

CONCLUSION
Ce chapitre est consacré à la description des différents aspects de la pollution
atmosphérique, de l'origine des polluants, et des effets sur les santés humaine et animale, ainsi
que sur la sécurité environnementale. Puis nous avons présenté, d'une part, les polluants
spécifiques de l'air intérieur d’une autre part,l’émission du dioxyde de carbone (CO2) et ses
différences méthodes de captage et stockage , afin de montrer l'intérêt à suivre leur présence
éventuelle, La dernière partie de ce chapitre concerne les grands problèmes
environnementaux, comme l'effet de serre, la déplétion de la couche d'ozone, les pluies
acides, et les projets gouvernementaux décidés pour réduire ces effets. Dans le cadre d'une
surveillance environnementale, un nez électronique aurait tout à fait un rôle à jouer.

24
Chapitre II : présentation du complexe

Introduction :
Dans le cadre de l’objectif stratégique de valorisation des ressources en GN,
principalement du gisement de HASSI R’MEL, des usines de Gaz Naturel Liquéfier
(GNL) ont été construites en Algérie, dont le but principal est l’exportation du GNL vers
l’Europe et les pays du nord par méthaniers. L’Algérie possède deux pôles importants de
production du GNL, ARZEW et SKIKDA. [14]

1. Historique :
Le complexe GL2Z est une unité de production de la SONATRACH. Il a été réalisé par
la société Pullman Kellog en 1978 et a commencé à produire du GNL dès 1981. Il
transforme annuellement 41.25 millions de m3 /jour de gaz naturel provenant des puits de
HASSI R’MEL. [15]
· Signature de contrat 09 février 1976 ;
· Lancement engineering 15 avril 1976 ;
· Pose de la première pierre 21 février 1978 ;
· Début de montage mécanique 01 juillet 1981 ;
· Première expédition de GNL 20 juillet 1981 ;

2. Date de mise en service :


a/ Zones Utilités :
· Achèvement mécanique : 26 novembre 1980 ;
· Production vapeur / électricité : 27 juillet 1980
· Production des utilités : 25 janvier 1981 ;
b/ Zone process (train 100) :
· Achèvement mécanique : 14 octobre 1981 ;
· Première production GNL : 29 juillet 1981 ;
c/ Zone de Stockage et chargement :
· Première production de juillet 1981 ;
· Production cumulée GNL 1533000 m3 11 septembre 1981 ; [16]

25
Chapitre II : présentation du complexe

3. Situation géographique du complexe :


Le complexe de liquéfaction de gaz naturel GL2Z est situé à BETHIOUA, implanté en
bordure de la mer et à une distante de 40 Km à l’ouest d’Oran. Il s’étend sur une
superficie de 72 hectares au sein de la zone industrielle d’Arzew. Il est limitrophe du
complexe GL3Z et KAHRAMA à l’Est et le complexe de liquéfaction de gaz naturel
GL1Z à l’Ouest, au Nord par la mer et au sud par le village de BETHIOUA.
Son emplacement au bord de la mer lui permet d’utiliser son eau comme source
d’alimentation pour le refroidissement des équipements telles que les chaudières et les
échangeurs, la production d’eau distillé et la lutte anti-incendie, et facilite le transport du
GNL dans des méthaniers via ses postes de chargement. [16]

Figure II .1 situation géométrique de complexe GL2/Z

4. Organisation du complexe :
Le complexe GL2/Z se divise en deux sous directions, à savoir :
ü Sous direction de l’exploitation qui englobe : ·
· Département production. ·
· Département maintenance.
· Département des approvisionnements ;
ü Sous direction du personnel, et qui se compose de :
· Département des ressources humaines ;

26
Chapitre II : présentation du complexe

· Département des moyens généraux ;


· Département du personnel ;
ü Les départements liés avec les directions dites des structures de contrôle sont :
· Département technique. (T) ;
· Département finances. (F) ;
· Département sécurité. (I) ;
· Département travaux neufs. (W); [16]

27
Chapitre II : présentation du complexe

Figure II .2 : organisation du complexe.

28
Chapitre II : présentation du complexe

5. Fonction de l’usine GL2Z :


Le complexe GL2Z a été conçu pour liquéfier le gaz naturel provenant des champs
gaziers de HASSI R’MEL, avec possibilité d’extraction du propane, du butane et de la
gazoline. Le GNL (Gaz Naturel Liquéfié) est pompé et chargé dans des méthaniers
spécialement conçus pour le transport cryogénique pour être expédié vers l’étranger.
Le complexe GL2Z comporte Six trains de liquéfaction indépendants fonctionnant en
parallèle. La production des utilités nécessaires au fonctionnement des trains est comme
suit : L’air de service, l’azote, l’eau potable, l’eau de mer, l’électricité et la vapeur d’eau.
Pour cela le complexe dispose de : [17]
· 01 chaudière basse pression d’une capacité de 50 T/h ;
· 09 chaudières de procède à haute pression d’une capacité de 122 T/h ;
· 06 chaudières de procédé à haute pression d’une capacité de 400 T/h
· 04 turbogénérateurs d’une capacité de 20MW chacun ;
· 03 chaudières utilités d’une capacité de 90 T/h ;
· 06 unités de dessalement d’une capacité de 45 T / h chacune ;
· 01 station de pompage d’eau de mer qui se compose ;
· Une unité d’air de 5100 m3 /h ;
· 06 pompes de 32000m3 /h chacune .

6.Description de l’usine :
L’usine de liquéfaction de gaz naturel d’Arzew (GL2Z) comprend 6 trains de
liquéfaction indépendants fonctionnant en parallèle. Le gaz naturel d’alimentation est
également distribué à chacun des trains par un réseau de canalisation. Le débit de gaz
naturel distribué est d’environ 1.500.000 m3/h pour les 6 trains soit en moyenne 250.000

m3/h / train. Dans chaque train, le gaz naturel d’alimentation est traite pour éliminer le gaz
carbonique et la vapeur d’eau ; il est ensuite réfrigère et distille pour en extraire les
hydrocarbures lourds et il est finalement liquéfie à -162°C.
Une fois liquéfié, le gaz naturel est envoyé par pompage dans trois réservoirs de
stockage sous une pression de 1,03 bar absolu, qui desservent l’ensemble des six trains. Il
est prévu que chaque train de liquéfaction produira en moyen 8 400 m3/h de GNL.

Les réservoirs de stockage ont une capacité de 100 000 m3 chacun et la capacité totale
de stockage correspond à la production de 5 journées complète de l’ensemble des 6 trains.

29
Chapitre II : présentation du complexe

Chaque méthanier a une capacité moyenne de 125.000m3 et lorsque ces réservoirs sont
préparés, le chargement s’effectuer en 12h30 a raison d’un débit de chargement de 1.000
m3 GNL/h. [18]

Tableau II.1 : Composition du Gaz d’Alimentation de GL2Z :


Composants CH4 C2H6 N2 C3H8 He iC4H10 nC4H10 iC5H12

% molaire 84.52% 7.77% 5.90% 1.52% 0.20% 0.04% 0.03% 0.02%

Figure. II.3 : Composition du GN à l’entrée de GL2Z.

L’usine est composée de trois zones :

I. Zone des utilités ;


II. Zone du procédé ;
III. Zone de stockage et de
chargement.

Figure II.4 : image représente les zones de complexe (originale)

30
Chapitre II : présentation du complexe

6.1.Zone Utilités :
Cette zone fournit d’une manière continue, toutes les utilités nécessaires pour le
démarrage et le fonctionnement des trains de liquéfaction, dont : [18]
§ Production de vapeur.
§ Production d’eau distillée
§ Production d’électricité.
§ Production d’air instrument et d’azote.

6.1.1.Production de vapeur :
a) Vapeur haute pression HP :
Les vapeurs HP sont utilisées pour l’entrainement des turbines des compresseurs, Elles
sont produites par les chaudières qui sont au nombre de 17, chacune d’une capacité de 115
t/h de vapeurs à 62 bars et 442°C, par 06 chaudières de 400 t/h et trois chaudières de 91 t/h
.
b) Vapeur basse pression BP :
Elle est obtenue après détente par des vannes PV et désurchauffée par des vannes TV
pour obtenir successivement 16.5 bars, 10.3 bars et 3.45 bars utilisées pour l’entraînement
des turbo- pompes MEA, turbo -pompes d’huile et fuel gaz, des éjecteurs pour la création
du vide au niveau des condenseurs à surface, épurateur MEA et rebouilleurs, ainsi qu’une
chaudière de 51 t/h à 27 bars.

6.1.2.Production d’électricité :
La production d’électricité est assurée par trois (03) alternateurs entraînés par des
turbines à vapeurs. Les turbo-alternateurs fournissent une énergie de 18 MW par
générateur en plus d’un branchement SONALGAZ.

6.1.2.Production de l’eau distillée (Unités de dessalement) :


L’eau distillée est utilisée essentiellement pour générer de la vapeur ou comme
réfrigérant dans les échangeurs et les condenseurs sensibles à la corrosion (CCW). La
production d’eau distillée est assurée par six dessaleurs dont cinq utilisent le procédé MSF
et un la compression de vapeur.

31
Chapitre II : présentation du complexe

6.1.3.Production d’air instrument et d’azote :


a) Production d’air comprimé :
L’air instrument est utilisé pour l’alimentation des instruments de contrôle et les
machines de régulation pneumatique. L’air de service est utilisé pour le nettoyage. Une
fois comprimé, l’air instrument subit un séchage préalable pour éviter la corrosion des
organes d’instrumentation. Le besoin du complexe est de 4600 m3/h. Cet air comprimé est
assuré par un ensemble de cinq (5) compresseurs centrifuges avec une pression de
refoulement de 10 bars.
b) Production d’Azote :
L’azote est utilisé sous forme de vapeur pour purger les circuits et pour certaines
opérations de liquéfaction. Il est obtenu sous forme gazeuse ou liquide dans l’unité d’azote
à partir du fractionnement de l’air, Il est liquéfié et stocké sous forme liquide.

6.2.Zone process : (annexe I)


La zone de procédé est constituée de six trains identiques fonctionnant en parallèle. Ils
sont alimentés par du gaz naturel en provenance de Hassi-R’mel à une pression de 46 bars
et à des températures ambiantes. [19]
Chaque train est composé de sections suivantes :
1) Démercurisation ;
2) Décarbonatation ;
3) Déshydratation ;
4) Fractionnement des hydrocarbures ;
5) La liquéfaction.
Dont le process schématisé d’un train se présente comme suit :

32
Chapitre II : présentation du complexe

Figure. II.5 : Schéma du procédé d’un train de liquéfaction.

6.2.1.Démercurisation :
Cette étape de traitement est l’élimination du mercure. Elle consiste à piéger le mercure
contenu dans le gaz pour éviter la corrosion des équipements en aluminium comme le cas
de l’échangeur principal de la section de liquéfaction. L’adsorbant utilisé est le charbon à
base de soufre, et passe ensuite à travers deux filtres. Le GNT sortant de cette section avec
une teneur de mercure inférieure à 7 nano gramme par Nm3 est envoyé vers la section de
refroidissement.

6.2.2.Décarbonatation :
· Élimination du CO2 :
Le principe d’élimination du gaz carbonique est mis en œuvre par un procédé
d’absorption à haute pression (P = 42 bars) et basse température (T = 38°C). L’absorption
du gaz carbonique se fait à contre courant par une solution aqueuse de mono éthanol amine
(MEA) diluée à 15%.
Cette élimination s’effectue selon la réaction réversible suivante :

33
Chapitre II : présentation du complexe

2RNH2+CO2+ H2O (RNH3)2CO3 + Energies……… Eq II.1


Le gaz naturel dépourvu de CO2 quitte la tête de l’absorbeur pour être envoyé vers la
section de déshydratation.
La solution riche en CO2 quitte le fond de l’absorbeur pour subir une régénération dans
une colonne à basse pression et à haute température.
· Régénération de la solution MEA :
La solution MEA riche est chauffée, puis introduite dans la tour de régénération à 01
bar. La solution de MEA riche en CO2 descend dans la colonne. Pour y être épurée et en
fond de colonne la solution s’appauvrit en CO2 et est renvoyée à l’absorbeur après avoir
réchauffé la MEA riche tout en se refroidissant à 38°C. Les gaz incondensables «
essentiellement CO2 » sont évacués à l’atmosphère. (Annexe I)

6.2.3.Déshydratation :
Un pré refroidissement dans l’échangeur à propane E-521 jusqu’à 21°C permet de
condenser 65% de l’eau contenue dans le gaz. Cette eau est retenue dans le ballon
séparateur G-787.
Le gaz chargé d’humidité passe ensuite à travers deux sécheurs à tamis moléculaires
(R-310 et R-311) qui travaillent en alternance pendant un cycle de 12 heures. Alors que
l’un est en service l’autre est en régénération. Le GN sort avec une concentration en eau
inférieure à 1 ppm. L’élimination est basée sur la fixation des molécules d’eau contenues
dans le GN par le phénomène d’adsorption.
Le gaz déshydraté est ensuite filtré dans deux filtres P-312 A et B pour éliminer les
particules solides entraînées. (Annexe I)

· Régénération des sécheurs :


A près 12 heures de service, le sécheur est soumis à une opération de régénération par
un gaz réchauffé à une température de 295°C. Il pénètre par le fond du sécheur en
entraînant avec lui toute l’eau contenue dans les tamis à la sortie du sécheur. Le gaz de
régénération pénètre dans un refroidisseur, alors que l’eau est condensée, séparée puis
dirigée vers la décantation, tandis que le gaz est renvoyé vers le réseau fuel gaz, la torche
ou vers l’absorbeur. Le sécheur est refroidi par un gaz à une température de 21°C pour être
prêt au service. (Annexe I ).

34
Chapitre II : présentation du complexe

6.2.4.Fractionnement des hydrocarbures :


L’unité fractionnement est alimentée par les produits de fond de la tour de lavage situé
en amont de l’échangeur principal. La section est composée par :

· Le dé-éthaniseur :
Il permet d’extraire l’éthane en haut de la colonne pour être réinjecter dans le GNL,
l’excès est utilisé comme combustible dans le système fuel gaz. Les produits de fond du
dé-éthaniseur sont acheminés vers la colonne de dépropranisation.

· Le dé-propaniseur :
Il constitue la 2e tour de fractionnement. Son rôle est de produire le propane en tête de
colonne et de l’acheminer en grande partie vers le complexe
GP1Z pour y être commercialisé ou réinjecté dans le GNL, l’autre partie sert comme
appoint dans la boucle MCR et propane réfrigérant ; les produits de fond sont acheminés
vers la colonne de dé-butanisation.

· Le dé–butaniseur :
Il constitue la 3e tour de fractionnement. Le produit de tête de colonne est du butane à
(98.8%), « commercial » est envoyé vers le complexe GP1Z pour être commercialisé ou
réinjecté dans le GNL. Le produit de fond de la tour constitue la gazoline qui est envoyé
vers stockage pour y être commercialisée.

6.2.5.liquéfaction :
Liquéfaction du gaz naturel (Annexe I) : Le gaz naturel riche en constituants légers
provenant du ballon de reflux est alors prêt à être liquéfié à une température de -162°C
permettant son transport dans des méthaniers, et à une pression proche de la pression
atmosphérique (1,03 bars absolu).

· Élimination de l’azote du GNL :


Le GNL sortant en tête de l’échangeur principal passe dans l’échangeur de rejets et se
combine à la sortie avec un courant de propane et d’éthane en provenance du
fractionnement, refroidi dans l’échangeur de rejets. Ce mélange liquide/gaz est détendu à
4,8 bar, dans le ballon de gaz combustible haute pression et le flash a pour effet de libérer

35
Chapitre II : présentation du complexe

l’azote dissout dans la phase liquide du GNL, qui est alors acheminé vers le réseau gaz
combustible de procédé haute pression. Le réseau liquide du ballon de détente d’azote sert
d’agent réchauffant au rebouilleur du dé-azoteur et par échange thermique avec le liquide
de fond de la colonne se refroidit à -159°C avant de pénétrer en tête de la tour. Les
composants légers essentiellement l’azote sont extraits par vaporisation et montent le long
de la colonne où ils rencontrent à contre-courant au passage des plateaux le liquide injecté
en tête.
La phase liquide GNL se débarrasse de l’azote et est récupérée au fond du dé-azoteur
où elle est acheminée vers le stockage par les pompes de produit GNL.

6.3.Zone de stockage et chargement :


Le GNL est stocké à -162°C dans 3 bacs d'une capacité unitaire de 100 000 m3 chacun.
Le chargement du produit est assuré au niveau de 2 quais de chargement pouvant recevoir
des méthaniers d'une capacité de 40 000 à 145 000 m3 GNL. [20]
Le stockage de la gazoline produite est assuré par deux (02) bacs de 14.500 m3 chacun.
Ø Conditions de stockage de GNL : voir le tableau ci-dessous

Tableau II-2 : Conditions de stockage de GNL.


Masse moléculaire Pression Température

18.2 g/mole 1.03 bars absolus -162°C

Figure II.6 : Zone de stockage GNL pour le chargement.

36
Chapitre II : présentation du complexe

37
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

INTRODUCTION :

Le gaz naturel entrant dans chaque train doit être traité avant d'être liquéfié. Les composants
du gaz naturel (voir annexe I) tels que le gaz carbonique la vapeur d'eau et les hydrocarbures
lourds tendraient à se condenser dans l'extrémité froide du train de liquéfaction, puis à se
solidifier à des températures supérieures à celle de la liquéfaction du liquéfaction, puis à se
solidifier à des températures supérieures à celle de la liquéfaction du
Le traitement du gaz regroupe les sections Décarbonatation et Déshydratation dans les
quelles le gaz naturel d'alimentation est débarrassé du gaz carbonique et de la vapeur d'eau,
avant d'entrer dans la section séparation où les hydrocarbures lourds sont éliminés [21]

1. Le rôle de la section de décarbonatation :

*Elimination du CO2

Il existe dans chacun des six trains de process une section d'élimination du CO2 à la MEA.
C'est la première unité par laquelle passe le gaz d'alimentationà son entrée dans le process.

Le rôle de cette section est d'éliminer la plus grande partie du dioxyde de carbone (C02)
contenu dans le gaz naturel d'alimentation avant qu'il n'entre dans la section de liquéfaction du
process. [22]

Il est nécessaire d'éliminer le dioxyde de carbone (C02) du gaz d'alimentation pour éviter le
givrage de la section de liquéfaction, qui se produirait sous l'effet de la solidification du CO2 à
basse température. Si l'on admettait dans la section de liquéfaction un débit de gaz à forte
concentration en CO2 ' ce gaz gèlerait dans les réfrigérants et dans l'échangeur de chaleur
principal. Il faudrait alors arrêter le train de process pour dégivrer les appareils

fonctionnant à basse température.

La mono éthanol amine (MEA) est utilisée pour l'absorption du CO2 contenu dans le gaz
naturel qui entre dans le process.

L'opération de base est l'absorption avec réaction chimique :

Acide + Base Sel + Eau + Q

qui est une réaction de neutralisation.

36
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

Une solution aqueuse de monoéthanolamine (MEA) pure à 15% est mise en contact dans
une colonne à plateaux, avec le GN riche en CO2. La solution entre par le haut et le GN par le
bas, (contre - courant).

2. Choix de l'absorbant :

Le choix de l'absorbant est surtout dicté par les considérations thermiques et économiques.

D'une manière générale, les solvants utilisés dans l'absorption doivent être dans la mesure des
possibles, thermiquement stables, peu chers, peu volatils, non corrosifs, non toxiques et non
inflammables. Ils doivent être sélectifs et facilement séparables des constituants entraînés, non
visqueux, ne produisant pas de mousse afin d'avoir une grande capacité d'absorption et une
facilité de régénération. [23]

2.1-Caractéristiques sommaires des éthanolamines :

Les éthanolamines sont des absorbants utilisés pour éliminer le dioxyde de carbone
du gaz naturel.

A la température ambiante, les éthanolamines sont des liquides visqueux et incolores ou des
solides cristallins. Elles ont une odeur légèrement aminée. Elles sont hygroscopiques et
miscibles à l'eau en toute proportion. [24]

Actuellement, on fabrique les éthanolamines en faisant réagir l'oxyde d'éthylène avec


l'ammoniac,sous pression. Cette réaction s'effectue selon le schéma suivant avec un excès
croissant d'oxyde d'éthylène :

37
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

HO-CH 2-CH2

H2C-H2C + NH3 HO-CH 2-CH2-NH2 + H2C-H2C NH

HO-CH 2-CH2

O O

“MEA” + “DEA”

H2C-H2C

HO-CH 2-CH2

HO-CH 2-CH2 N

HO-CH 2-CH2

“TEA”

La MEA et la DEA sont les deux solvants les plus couramment utilisés, la TEA n'étant plus
guère utilisée qu'en mélange avec les deux amines précédentes.

En effet si le gaz ne contient pas de sulfure de carbonyle COS et de disulfure de carbone


CS2, on utilise souvent la MEA qui est très actives

En raison de la présence d'un atome d'azote basique et d'un groupe hydroxyde, les
éthanolamines possèdent les propriétés des aminés et celles des alcools.

• Les groupes hydroxydes servent, à réduire la tension de vapeur et à augmenter

la solubilité à l'eau.

• Les groupes aminés fournissent l'alcalinité nécessaire aux solutions aqueuses

pour permettre l'absorption des gaz acides .

38
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

2.2-Choix de la solution MEA :

Ce choix est déterminé par la nature du gaz à traiter, les conditions de pression et de
température.

La monoéthanolamine en solution aqueuse est le solvant préféré pour épurer les gaz à
relativement faible concentration en H2S et CO2 mais ne contenant pas de COS ni de CS2, ou
bien pour les gaz contenant uniquement du CO2. [24]

La faible masse moléculaire de la MEA conduisant à un pouvoir absorbant important pour


une solution de concentration en masse modérée, ainsi que sa récupération facile à partir de
solutions contaminées, sont des avantages qui équilibrent les inconvénients :

· Formation de composés stables et irréversibles avec COS et CS2.


· Pertes de MEA par évaporation du fait de sa pression de vapeur élevée.
· Corrosivité élevée, particulièrement pour des solutions à plus de 20% en masse et
fortement chargée en gaz acide.
Parmi le développement important des procédés à la MEA, l'utilisation d'inhibiteurs
de corrosion très efficaces qui permet de fonctionner avec des concentrations de solution
de la MEA supérieures à 30% en masse.

2.3- Propriété physico-chimiques de la MEA :

· Propriétés chimiques :

La Monoéthanolamine est obtenue par fixation d’une molécule d’Oxyde d’Ethylène


sur l’ammoniac.

La formule structurale de la MEA est : H H H

HO C C N

H H H

La MEA est un composé mixte qui possède à la fois les propriétés des alcools primaires et
des amines primaires, mais réagit plutôt comme ces derniers. Elle possède de forte propriétés
basique (PH=12,05) à une température ambiante, présentant une faible odeur ammoniacale.
Elle est soluble en toute proportion à l'eau, les alcools et les cétones aliphatiques à chaîne

39
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

courte, sa solubilité est nulle dans les esters, des hydrocarbures aliphatiques et aromatiques
ainsi que dans l'éther. [23]

La MEA s'oxyde rapidement sous l'action de l'air en se colorant en jaune ou en brin


cela est dû aux influences des traces des métaux (Cu-Fe) présents dans les cuves d'appoint.

· Propriétés physiques :

Tableau III.1.: propriété physique de la solution de MEA [25]

Ses principales caractéristiques physiques sont :


Etat physique Liquide
Couleur Incolore
Odeur Ammoniacale.

Masse molaire 61,08 g/mole

Point de fusion 10,03°C

Point d’ébullition 170,5°C (à 1 atm)

Densité (D !) 1,018

0,5 KPa à 20°C

Tension de vapeur 0,78 KPa à 60°C

2,6 KPa à 80°C

Point d’éclair 85°C en coupelle fermée

93°C en coupelle ouverte

Limites d’explosivité dans l’air Limite inferieure 5,5%

(% vol) Limite supérieure 17%

Température d’auto-inflammation 780°C

Viscosité (cSt) 24 à 20°C

La MEA est un liquide légèrement visqueux et de faible volatilité. Elle est complètement
miscible dans l’eau à 20°C mais peu soluble dans les hydrocarbures. [26]

40
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

3. Mécanisme d’interaction entre la MEA et le CO2 :

Le gaz carbonique est extrait du gaz naturel par lavage de celui-ci à contre courant dans
une colonne par une solution aqueuse à 15% de monoéthanolamine « MEA ». Cette élimination
s'effectue selon la réaction réversible suivante :

2(HO-CH2-CH2 -NH2 ) + CO2 + H2O (C 2H5ONH2) 2+CO3H2 + Q

Cette dernière est toujours exothermique.

A basse température (38°C) et sous haute pression (42 bars), la MEA et le CO2 forment un
complexe. Tandis qu'à haute température (120°C) et sous basse pression, le complexe se
détruit libérant le CO2 et régénérant ainsi la MEA. [23]

4. Procédé d'élimination du gaz carbonique :

Le gaz naturel d'alimentation entre dans le complexe et est distribué à chaque train de
process par un collecteur principal placé dans le chemin de canalisations d'interconnections.

Le gaz entre dans la partie la plus basse de l'absorbeur à MEA F-502 par une section de
séparation des liquides où les hydrocarbures liquides entraînés sont séparés du courant de gaz
d'alimentation.

Les hydrocarbures liquides s'accumulent au fond du séparateur de liquides. Le niveau du


liquide est réglé par un régulateur de niveau qui envoie le liquide au système de décantation
des hydrocarbures.

Le gaz séparé traverse un éliminateur de buées qui est aussi prévu dans la section de
séparation comme une protection supplémentaire contre l'entraînement de liquide dans le
courant de gaz naturel.

Le gaz d'alimentation passe ensuite dans les tubes du préchauffeur de gaz d'alimentation

E-506 où sa température est relevée à l'aide de vapeur à la pression effective de 3,45 bars.

On injecte de la vapeur à 62 bars (pression effective) dans le gaz d'alimentation par un


branchement placé à la sortie du préchauffeur de gaz d'alimentation afin de régler la teneur en
eau

dans l'absorbeur à MEA F-502 et de saturer le gaz sec avant son entrée dans la colonne.

41
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

Le gaz naturel d'alimentation pénètre dans l'absorbeur à MEA F-502 sous le plateau à
soupapes inférieur et s'élève en traversant 27 plateaux à soupapes, à contre-courant d'une
solution aqueuse à 15 % de MEA qui descend dans la colonne. [21]

Le dioxyde de carbone (C02) est absorbé par la solution de MEA et, avant de quitter
l'absorbeur à MEA F-502, le courant de gaz traverse un éliminateur de buées qui retient le
reste de la solution de MEA qui pourrait être entraîné par le courant de gaz d'alimentation.

4.1-Installation d'élimination du CO2 à la MEA :

Un puisard est placé au fond du régénérateur de MEA F-501. Il constitue la capacité


tampon du circuit de circulation de MEA. On peut ajouter de l'eau d'appoint dans le puisard
par une conduite de un pouce pour remplacer l'eau perdue dans le régénérateur de MEA.

La solution (de MEA) pauvre, débarrassée de CO2 , quitte le puisard du régénérateur de


MEA F-50l et passe par la calandre de deux (2) échangeurs de solution de MEA E-503. Cette
solution pauvre est refroidie dans l'échangeur E-503 par échange de chaleur avec la solution
riche venant de l'absorbeur à MEA F-502.

La solution pauvre passe de l'échangeur de solution MEA E-503 à l'aspiration de la pompe


de solution de MEA, J-503 ou -504.

La pompe de solution de MEA J-503, entraînée par turbine a vapeur, est celle qui
fonctionne normalement et elle n'est pas pourvue de dispositifs de démarrage automatique. La
pompe de solution de MEA J-504, à moteur électrique, est normalement tenue en secours et
elle est munie de dispositifs de démarrage automatique.

La pompe de solution de MEA, J-503 ou J-504, refoule la solution pauvre dans le


refroidisseur de solution de MEA, E-504, où la température de la solution est réglée au moyen
d'eau de mer comme agent de refroidissement.

La solution pauvre, sous régulation de débit, entre dans l'absorbeur F-502 au-dessus du
plateau à soupapes n°=01. Elle redescend ensuite en traversant les 27 plateaux à soupapes de
l'absorbeur à MEA F-502, à contre-courant du flux de gaz naturel qui monte dans la colonne.
Quand le courant de gaz naturel et la solution de MEA entrent en contact, le dioxyde de
carbone est absorbé par la solution de MEA. La concentration du dioxyde de carbone dans le
courant de gaz en tête de l'absorbeur à MEA ne doit pas dépasser 90 ppm en volume.

42
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

Le niveau du liquide est maintenu au fond de l'absorbeur F-502 au moyen d'un régulateur
de niveau pour former un joint d'étanchéité liquide qui empêche le gaz de s'échapper de la
colonne par le circuit de régénération de MEA .

La solution de MEA quitte l'absorbeur à MEA , enrichie en dioxyde de carbone et passe,


sous régulation de niveau, du fond de l'absorbeur aux tubes de l'échangeur à solution de MEA.

La solution riche est réchauffée dans les tubes de l'échangeur de solution de MEA, E-503,
par la solution pauvre, chaude, revenant du régénérateur de MEA F-501.

La solution riche quitte l'échangeur de solution de MEA et passe à la partie supérieure du


régénérateur de MEA par une vanne de régulation de niveau (Régulateur de niveau placé au
fond de l'absorbeur à MEA )

La solution riche pénètre dans le régénérateur de MEA, , au-dessus du premier plateau et


en raison de la chute de pression à la traversée de la vanne de régulation de niveau, un peu de
MEA, de la vapeur d'eau et du CO2 s'échappent en tête vers le séparateur de gaz acides

Le dioxyde de carbone (C02) est extrait de la solution de MEA descendante par la vapeur
ascendante résultant de l'ébullition de la solution venant du plateau inférieur du régénérateur
de MEA.

La solution de MEA passe ensuite par gravité, du vingt-et-unième (21ème) plateau du


régénérateur de MEA, F-501, à la calandre du rebouilleur de MEA E-502. Un déversoir
maintient par sur verse le niveau de liquide au-dessus du faisceau de tubes de réchauffage. La
solution s'écoule ensuite dans le puisard du régénérateur de MEA F-50l à l'état de solution
pauvre.

Le rebouilleur de MEA E-502 est alimenté en vapeur à 3,45 bars (pression effective) et est
pourvu d'un régulateur de débit qui règle la température au fond du régénérateur de MEA .

Le gaz extrait quitte le rebouilleur de MEA par la conduite de gaz et entre dans le
régénérateur de MEA F-501 au-dessous du vingt-et-unième (21ème) plateau. [21]

43
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

4.2-Appareils de tête du régénérateur de MEA :


Les produits de tête du régénérateur de MEA contiennent principalement du dioxyde de
carbone (C02) et de la vapeur.

Les gaz de tête quittent la partie supérieure du régénérateur de MEA, F-501, et entrent
dans la calandre du condenseur de tête, E-501, où ils sont refroidis à l'eau de mer.

Le liquide condensé est accumulé dans le séparateur de gaz acide, G-502.

La pompe de retour des condensats acides, J-506, aspire dans le séparateur et refoule le
condensât acide dans le puisard du régénérateur de MEA, F-501.

Les vapeurs non condensables, en majorité constituées de dioxyde de carbone (C02) sont
évacuées du séparateur de gaz acide G-502 vers l'atmosphère, par une vanne de régulation à
contre-pression qui maintient une pression constante dans le régénérateur de MEA, F501.

Un inhibiteur de corrosion peut être envoyé en tête du régénérateur par la canalisation

R-503. [27]

4.3-Dispositifs de filtration de la solution pauvre :


Des dispositifs de filtration de la solution pauvre, P-501 et P-502, sont prévus pour
éliminer les impuretés solides de la solution de MEA:Si on laissait celles-ci s'accumuler, elles
pourraient provoquer la formation de mousse dans l'absorbeur à MEA, F-502, et dans le
régénérateur de MEA, F-501.

La partie dérivée de la solution pauvre fournie aux filtres est prélevée en amont de la vanne
de régulation de débit FV-x0129 de a canalisation de solution pauvre allant à l'absorbeur de
MEA.

Le courant dérivé de la solution pauvre qui se rend à l'ensemble de filtration p-50l


représente environ 4 % du débit total de la solution de MEA allant· à l'absorbeur à MEA, F-
502. Ce courant traverse un filtre à cartouche qui retient les solides, puis un lit de charbon
actif. On extrait ainsi tous les composés qui pourraient provoquer le moussage de la solution
de MEA. Il est ensuite filtré au travers d'un autre filtre à cartouche et se réunit aux 10 %
dérivés vers le filtre à cartouche P-502. [28]

44
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

Le débit correspondant à la réunion de ces deux courants va ensuite à la conduite de


solution pauvre en aval de la vanne de régulation de débit

4.4-Epurateur de MEA :
L'épurateur de MEA, E-505, est mis en service aussitôt que possible après la mise en
marche du circuit de MEA afin de réduire au minimum les problèmes de corrosion. Il a pour
rôle d'éliminer toutes les impuretés provenant de l'oxydation et de la dégradation de la
solution de MEA. Ces impuretés ne sont pas volatils et on peut les séparer de la solution de
MEA par Un petit courant de solution de MEA est soutiré du plateau inférieur du
régénérateur de MEA, F501, par la régulation de niveau afin de maintenir le niveau de liquide
au-dessus des tubes de l'épurateur de MEA E-505.

La solution de MEA est réchauffée dans l'épurateur de MEA E-505 par de la vapeur à
10,34 bars (pression effective) . Comme un régulateur de niveau maintient le niveau de
liquide dans l'épurateur E-505, la solution de MEA est admise au même débit que le gaz
produit par ébullition.

Ce gaz quitte l'épurateur de MEA pour entrer dans le régénérateur de MEA F-501, au-
dessous du 21ème plateau. Comme la solution de MEA bout dans l'épurateur de MEA, la
solution de MEA se concentre en MEA jusqu'à ce qu'un peu de MEA se vaporise dans la
conduite des gaz de tête. On atteint l'équilibre quand la concentration du gaz en MEA est
égale à celle de la solution qui s'écoule vers l'épurateur de MEA.

Les composants acides forment des sels avec le carbonate de sodium qu'on ajoute dans
l'épurateur de MEA au début de chaque cycle. Ces sels vont s'accumuler dans la calandre de
l'échangeur jusqu'à ce qu'ils forment une boue et que les composants non volatils élèvent la
température de la solution bien au-dessus du point d'ébullition normal. Quand la température
du liquide atteint l50°C, on arrête l'épurateur de MEA et on le nettoie. [22]

4.5-Réservoirs de stockage de MEA et circuits des puisards de MEA :


La solution de MEA à 20 % est stockée dans deux réservoirs de stockage de MEA, G-501
et G-505. Le réservoir G-501 assure la réserve et les appoints de solution nécessaires aux

trains de process 100, 200 et 300. Le réservoir G-505 assure

la réserve et les appoints de solution nécessaires aux trains de process 400, 500 et 600.

45
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

Chaque réservoir de stockage de MEA, G-501 et G-505, est muni d'un raccordement sur le
réseau d'azote (N2) qui permet de maintenir dans les réservoirs une légère surpression
empêchant les entrées d'air. Chaque réservoir de stockage de MEA est muni d'un serpentin de
chauffage à régulation manuelle, utilisant de la vapeur à 3,45 bars (pression effective). Le rôle
de ce serpentin de chauffage est d'éviter la solidification de la solution de MEA au cas où une
forte concentration en MEA s'y développerait. Chaque section d'élimination du CO2 à la MEA
est munie d'un puisard à MEA, G-504, et d'une pompe de puisard à MEA, J-505.

Le puisard à MEA G-504 et sa pompe J-505 sont associés aux réservoirs de stockage de
MEA G-501 et G-505 pour le transfert de la solution et la dilution de la MEA pure dans les
condensats. Le puisard à MEA est également employé pour recueillir la solution de MEA
évacuée par les appareils suivants :

Ø Le régénérateur de MEA F-501


Ø Le rebouilleur de MEA E-502
Ø L'échangeur thermique à solution de MEA E-503
Ø L'absorbeur à MEA F-502
Ø Le filtre à charbon actif P-501.

La pompe de puisard J-505 peut transférer la solution de MEA à son propre circuit de
circulation de MEA, à l'épuration de MEA, à un autre train de process ou au réservoir de
stockage de MEA. [28]

4.6-Système d'injection de produit anti-mousse :


La solution anti-mousse est injectée dans la solution de MEA à très faible débit pour
contrôler le moussage dans le circuit de séparation du C02 à la MEA. On a reconnu qu'une
injection trop importante aggrave les conditions de moussage parce que des particules
solidifiées se collent aux plateaux.

Le moussage peut être la conséquence soit de variations excessivement rapides du débit de


la solution, soit de l'accumulation d'impuretés dans le réseau. Les variations de débit doivent
donc être graduelles. L'épurateur et les filtres des courants dérivés de MEA doivent
fonctionner pour maintenir la solution de MEA liquide. [28]

Le moussage est mis en évidence par :

§ Une perte de charge à la traversée des plateaux de F-502.

46
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

§ L'augmentation de la quantité de liquide dans le séparateur des sécheurs G-777.


§ Une perte de charge à la traversée de la colonne de F-501.
§ L'augmentation de la quantité de liquide dans le ballon de G-502 après que la colonne
du régénérateur F-501 s'est obstruée.

s'il se produit un moussage, le rebouilleur peut rester à son régime de marche normal, bien
que le niveau au fond du régénérateur varie énormément.

5. Paramètres de fonctionnement :
Teneur en CO2 : 90 PPm

La spécification pour la teneur en CO2 est au plus de 90 ppm dans le courant de gaz de tête
sortant de l'absorbeur à MEA. Le courant de gaz s'échappant en tête est analysé de manière
continue par un analyseur AE-38 placé dans le courant [29]

A. Régénérateur de MEA
Les principaux paramètres de fonctionnement sont les suivants :

· Régénérateur de MEA
ü Pression
La pression des produits de tête du régénérateur de MEA est normalement réglée à 0,7 bar
(pression effective).

ü Température
La température des produits de fond du régénérateur de MEA est normalement réglée à
116 °C.

ü Niveau
Le débit d'appoint des condensats à la section inférieure du régénérateur est
normalement de 48 kg/h
ü Concentration en MEA :
La concentration de la solution en MEA en circulation est de 15 à 20 %. La concentration
de la solution en MEA est réglée en pompant de la MEA fraîche du réservoir de stockage de
MEA lorsque la concentration de MEA tombe au-dessous de 15 %, ou en abaissant le débit

47
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

d'appoint des condensats traversant l'indicateur de débit quand la concentration en MEA


devient trop forte.

B. Absorbeur à MEA F-502

ü Pression
La pression effective dans la canalisation de gaz naturel alimentant l'absorbeur à MEA est
maintenue à 41,4 bars.

ü Température
1. La température du gaz naturel d'alimentation est normalement fixée à 38 °C.

2. Température à l'entrée de la solution de MEA :

La température de la solution de MEA est normalement de 36°C à 38°C et elle est réglée
par le réglage de la vanne de la canalisation de by-pass du refroidisseur de solution de MEA

Si le gaz naturel d'alimentation devient beaucoup plus froid que la solution de MEA, les
hydrocarbures les plus lourds auront tendance à se condenser dans la solution de MEA et à
causer un moussage dans l'absorbeur à MEA. Si la température d'entrée du gaz naturel devient
beaucoup plus élevée que celle de la solution de MEA, cette dernière perdra une partie de sa
capacité d'absorption.

ü Débit de la solution de MEA :


Le débit de 1a solution de MEA arrivant à l'absorbeur de MEA est réglé à 54 m3/h .

Le débit de la solution de MEA arrivant à l'absorbeur de MEA doit être augmenté ou diminué
en fonction de la quantité de CO2 présente dans le gaz naturel d'alimentation arrivant à la
colonne.

La section de séparation du CO2 à la MEA doit fonctionner avec un rapport gaz


acide/MEA aussi bas que possible.

ü Niveau :
Le niveau des hydrocarbures liquides dans la section de séparation des liquides de
l'absorbeur à MEA est réglé à 10-15 % de sa capacité.

48
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

Il faut maintenir un niveau bas dans la section de séparation des liquides. Il faut le faire à
cause de l'éventualité d'une réception intermittente d'hydrocarbures liquides dans le courant de
gaz naturel. Toutefois, on doit maintenir un niveau de liquide afin de constituer un joint
d'étanchéité liquide, de sorte que le gaz naturel ne puisse fuir vers le système de décantation
des hydrocarbures.

6.Les problèmes rencontrés dans la section de décarbonatation :

6.1-Dans la section de décarbonatation :

L'utilisation de la solution MEA dans le procédé de décarbonatation du GN peut


provoquer de sérieux problèmes. Ces problèmes peuvent avoir des répercutions nuisibles sur
le traitement ultérieur du gaz par conséquent le rendement globale de l'unité accuse une
baisse relativement importante. [30]

Les problèmes les plus importants rencontrés dans cette section sont comme suit :

6.1.1-Problème de dégradation de la MEA

Sa dégradation peut entraîner une mauvaise absorption du CO 2. Les produits formés


lors de la dégradation de la MEA sont généralement moins volatils et peuvent être séparés de
la solution par vaporisation. [30 ]Cette dégradation est due aux facteurs suivants :

a/ Dégradation thermique

Elle est définie comme étant une destruction d'ordre chimique ou thermique de la
MEA et cela de l'effet de la chaleur excessive, ce qui conduit à la formation des produits de
dégradation on des sels thermiquement stables. [30]

A haute température la MEA se décompose selon la réaction :

49
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

HO - CH2 - CH2 - NH H2 C-CH2 + NH 3

Monoéthanolamine oxyde d'éthylène + Ammoniac

(Très réactif)

La vitesse de la réaction de décomposition est assez sensible à partir de 130°C, 180°C, la


décomposition de la MEA est instantanée. Les produits de décomposition, en particulier
l'oxyde d'éthylène sont extrêmement réactifs

B. Dégradation par formation de produits non régénérables

1. Réaction avec l'oxygène

Au contact de l'air la MEA s'oxyde rapidement pour former des produits organiques
corrosifs et pouvant même entamer le problème de moussage, selon la réaction suivante :

HO - CH2 - CH2 – NH2 + O2 NH2 – CH2 – C + H2O

OH

Monoéthanolamine amine acide + eau

L'aminé acide formée peut aussi se polycondense et donne des polymères. [30]

2. Réaction avec le dioxyde de carbone

En plus de la réaction de la MEA avec le CO 2 donnant des produits régénérables, la


MEA réagit aussi avec le CO2 de façon irréversible et cette réaction est très lente, s'effectue
de la manière suivante :

50
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

HO - CH2 - CH2 - NH2 + CO2 CH2C - CH2 + H 2O

O NH

Monoéthanolamine + dioxyde de carbone Oxazolodine - 2 + eau

H2C - CH2 CH2 - CH2


| | + HO - CH2 - CH2 - NH2 HO-CH2-N NH +H2 O
O NH C

\ / ||

C l-(2-Hydroxyethyl)

|| amidazoline - 2

CH2 -CH2

HO - CH2 - CH2 – N + H2 O HO - CH2 - CH2NH - CH2 - CH2 - NH2

c NH + CO2

o 2 - (Hydroxyethyl) Ethylene Diamine

6.1.2-Problème de Corrosion

La corrosion est considérée comme le problème le plus grave touchant les unités à
éthanolamine (décarbonatation), l'étendue de cette corrosion dépend d'un certain nombre de

51
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

facteurs tel que : te type d'amine, la nature des contaminants, la charge de la solution, les
pressions et les températures qui règnent dans les différentes parties du système.

A. Corrosion par gaz acides :

La réaction de la MEA avec CO2 forment de l'acide carbonique H2CO3, selon


réactions suivantes :

CO2 (dissout) + H2O H2 CO3

H2 CO3 H+ + HCO -3

HCO -3 H+ + CO 2 -3

La présence de cet acide en solution dans la MEA fait de cette solution une
substance agressive vis à vis des métaux des différents équipements. [29]

B. Corrosion par des aminés :

Les produits de dégradation des solvants sont les agents de corrosion les plus
puissantes, ces produits résultent de la réaction irréversible entre certains constituants du
gaz naturel et de la solution d'aminé.

L'utilisation de la solution monoethanolamine à forte concentration provoque


l'augmentation de la température de la boucle d'absorption suite à une mauvaise
évacuation de la chaleur dégagée par l'effet thermique de l'absorption suite à un faible
débit de la solution MEA en circulation.

6.1.3- Problème de moussage :

La formation de mousse peut être due à un changement trop rapide du débit de la


solution ou bien a l'accumulation d'impuretés dans le système, les acides organiques
dans le gaz, les inhibiteurs de corrosion, les produits de dégradation et l'eau d'appoint
ayant une teneur élevée en matière minéral.

Le meilleur remède contre le problème de moussage et de prendre soin de la solution


aminé, un bon fonctionnement du récupérateur et un filtrage de la solution sont nécessaire
et l'utilisation d'anti-mousse pour contrôler le problème. [30]

52
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

v Moussage de la solution de la MEA


La MEA à une tension superficielle de 48,8 erg / cm2 à 20 °C tandis que celle de
l'eau à la même température de 72,6 erg / cm 2, d'après LAPLACE les solutions aqueuses
de la MEA sont a caractères moussants même si elles sont propre, c'est pourquoi
l'augmentation de la concentration de la solution en MEA fourni le moussage d'une part
et augmente les pertes de la MEA d'autre part.

Il est recommandé d'opérer à des concentrations aussi basses que possible ce qui permet
d'avoir une solution de MEA à une haute tension, superficielle.

Lors du moussage, les espacements entre les plateaux et les déversoirs sont totalement
remplis de mousse, le liquide ne peut plus absorber le CO2 qui créer le bouchage au
niveau des échangeurs cryogéniques.

Les différents promoteurs de moussage reconnus sont les suivants :

§ Matières premières finement divisées.


§ Hydrocarbures lourds dissous.
§ Inhibiteurs de corrosion.
§ Produits de dégradation de la MEA.

6.1.4 Problème de contamination :

La contamination de la MEA à une grande influence non seulement sur les équipements,
mais aussi sur le processus.

Les chlorures de l'eau de mer provoquent la dégradation partielle de la solution MEA, ce qui
rend la réaction entre la MEA et CO2 non parfaite d'où mauvaise absorption du CO2, il faut
que la quantité des chlorures soit négligeable.

6.2- Pertes de la solution de MEA :

Les pertes d'aminés peuvent se produire par entraînement de la solution, dégradation


chimique de l'aminé ou par fuites mécaniques et évaporation. [28]

6.2.1.Pertes par entraînement :


Ces pertes sont dues à l'entraînement physique par le gaz de l'absorbeur. Afin de
réduire ses pertes, la configuration actuelle des absorbeurs comprend une section de lavage.

53
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

6.2.2.Pertes par dégradation :


Ces pertes peuvent êtres causés par le contact avec l'air, comme elles
peuvent être causées par des hautes températures de rebouilleur.

6.2.3.Pertes par évaporation :


La vaporisation d'aminé est due à une élévation de la tension de la vapeur de la
MEA, la T° et la concentration de la MEA. Ces pertes seront récupérées par un simple
lavage à l'eau.

6. 3. .Engorgement de la colonne :

Ce phénomène est comparable à celui de l'inondation, mais rien que la zone de


déversement est engorgé a cause d'un débit de liquide élevé et le liquide se stabilise
d'une manière plus ou moins longue dans le déversoir.

Ø Au niveau du liquide de plus en plus haut sur les plateaux.

Ø Au manque de souplesse des clapets qui soient bouclés, soient gênés dans leurs
course par une texture fibreuse provoquant généralement de la
polymérisation de l'oxyde d'éthylène. [29]

7.Stockage et manutention de la MEA :

Le transport et le stockage de la MEA doivent se faire dans des récipients en fer


revêtu en acier résistant à la corrosion en verre ou en polyoléfine.

Le produit ne doit pas rester trop long temps en contact du fer pour éviter la
coloration. Son hygroscopicité et sa propriété d'absorption du CO2 exige une fermeture
étendre à l'air.

La MEA est considérée comme nocive pour la santé dans le journal officiel du CE
n° L 360 du 30.12.1976.

Lors de la manipulation la MEA il est recommandé de mettre des gangs, car elle
irrite la peau et porter des lunettes de protection.

Au chauffage, il faut noter que la concentration maximale sur les lieux


d'utilisation et de 3 ppm en volume soit 6 mg / m3.

54
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

Dans le réservoir d'aminé pure on utilise des serpentins de chauffage en cas


de température ambiante très basse on préfère des réservoirs calorifuge.

Généralement le stockage et la manutention de la solution aqueuse de la MEA est


plus facile que pour la MEA pure, cela due au fait que les solutions aqueuses aient des
viscosités et des points de congélation inférieurs. [28]

55
Chapitre III : description de la section de décarbonatation

56
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

1. Estimations des quantités de CO2 émises par la colonne de


régénération du MEA :
On peut calculer la quantité du CO2 émis par la colonne de régénération, dans le cas où
les données sur le régénérateur sont disponibles, si non, on peut l’estimer directement d’après
un bilan sur l’absorbeur.

1.1 Quantité de dioxyde de carbone absorbé par la MEA :

On considère que la quantité du CO2 rejetée vers l’atmosphère par la colonne de


régénération du MEA est équivalente à la quantité du CO2 absorbé par la MEA, en négligeant
la perte de charge et la quantité de CO2 retenue par la MEA à la sortie du régénérateur. Donc,
on peut estimer la quantité du CO2 rejeté à l’atmosphère en établissant un bilan matière sur
l’absorbeur.

Figure VI.1.: La colonne d’absorption du CO2 avec MEA.

56
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

On a pris la valeur moyenne du débit de GN à l’entrée et à la sortie de l’absorbeur


pour une meilleure précision. Les résultats d’analyses sont présentés dans le tableau suivant :

Tableau VI.1.: Résultats d’analyse du GN à l’entrée et à la sortie de l’absorbeur.

Date et heure de Débit du GN à %molaire à Teneur du CO2 à la


l’échantillonnage l’entrée Ge (Nm3/hr) l’entrée sortie

07/04/2016 09:00 232000 0,22 14


08/04/2016 09:00 239000 0,21 27
09/04/2016 09:00 244000 0,21 20
10/04/2016 09:00 245000 0,21 13
11/04/2016 09:00 245000 0,21 19
12/04/2016 09:00 243000 0,21 14
13/04/2016 09:00 241000 0,21 14
14/04/2016 09:00 236000 22 19
Moyenne 240 625 0,2125 17,5

· Bilan matière de l’absorbeur :

On a comme données :

· Débit volumique du GN à l’entrée de l’absorbeur : 240 625 Nm3/h

· Débit molaire du GN à l’entrée de l’absorbeur :

!"#$!%&'( /!"
( = )*+$#. ),+%-'01/!"
##. $%&' /!"

57
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

Avec :

· 1ppm = 10-4 % = 10-6 fraction

· Teneur en CO2 à l’entrée de l’absorbeur : 0,2125 %.

· Teneur du GN en CO2 à la sortie de l’absorbeur : 17,5 ppm.

· Le débit du CO2 absorbé par la MEA est calculé d’après le bilan global suivant

G e + L e = G s + L s…………………(1)
On fait le bilan partiel sur le CO2 :

(G e * ! %"#$ ) + (L e * &"#
%
$
) = (G s * ! '"#$ ) + (L s * ! '"#$ ) ………………(2)

On considère que la MEA à l’entrée de l’absorbeur est pure, donc la fraction molaire
%
de CO2 sera nulle (&"# $
= 0) donc le débit molaire du CO2 absorbé sera :

*+,'-.,%
"#$ = /0' 3 &'"#$ 4 = /*% 3 !%"#$ 4 5 /*' 3 !'"#$ 4 … … … … … … (6)

Avec :

Le : Débit molaire du MEA à l’entrée de l’absorbeur.

Ls : Débit molaire du MEA à la sortie de l’absorbeur.

Ge : Débit molaire du GN à l’entrée de l’absorbeur.


#
!"2 : Fraction molaire du CO2 à l’entrée de l’absorbeur.

()*+,)#
$%&'
: Débit molaire du CO2 absorbé.

Gs : Débit molaire du GN à la sortie de l’absorbeur.


0
-./ : Fraction molaire de CO2 à la sortie de l’absorbeur.

58
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

On a le débit du GN qui varie en fonction du débit de CO2 de l’entrée jusqu'à la sortie de


l’absorbeur, donc il est nécessaire d’établir un bilan sur les inertes, car leurs

débits restent constant au cours de l’opération de l’absorption ; on appelle les


inertes tous constituants du GN qui ne présentent pas une affinité chimique vis-à-vis du
MEA.

#
!"#$% =& #
' () * & +#,-. / = & 0
' () * +0,-. / … … … 123
#
!"#$% =& #
' () * & +#,-. / = 4576894:7 ' 14 * 5955646;3 = &4574<9>?&Kmol@h

D’après l’équation (4) on déduit que :


#
# !"#$%
=& … … … 9 9 1A3
1) * +#,-. 3

#
0 !"#$%
=& … … … …9(6)
1)B+0,- 3
.

Le remplacement des équations (5) et (6) dans l’équation (3) donne :


) )
$%&'(%)
!"# =* +,)(-
3 4 1)!"# 5 - * +,)(- &
3 4 1!" 5 … … … … 6 .72
./01)!" 2 ./01&!" 2 #
# #

$%&'(%) !" #.$% !" #.$%


!"# =8 &!.!!' '(
) !. !!' '(* + , -
&!.!!!! "(
) !. !!!! "(*

2345637
Le débit de CO2 absorbé sera : /01 '
= 22.633 Kmol/

Conversion :

8;<=>?<é
9:' @ #A. '%( ×103 Kmol/an

8;<=>?<é
9:' BC>CDEF @ #A. '%( × !$ × % @ A. #(# × !G BHI>EJDKF

8;<=>?<é
9:' @ #A. '%( ×103 Kmol/an

59
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

1.2 Quantité de dioxyde de carbone émise par le régénérateur de


MEA :
Les vapeurs de tête de régénérateur du MEA riche, se composent essentiellement de
CO2, de l’eau et des traces de MEA. Ces vapeurs sont condensées partiellement par un
échangeur de refroidissement à 62°C. À cette température, le CO2 reste sous forme de vapeur
ce qui facilite son évacuation vers l’atmosphère.

Le débit de l’alimentation à l’entrée de régénérateur du MEA riche est égal à :


'()*é &01
!"#$ = %&! + ,'- + !../#() … … … … … 2 2 345

On considère que la concentration de MEA dans le régénérateur n’augmente pas, donc


on peut négliger la quantité d’eau d’appoint pour faciliter les calculs.

La quantité de CO2 extraite par le régénérateur est calculée :

7è)' .018*'
!"#$ = 60.'1* + %&! … … … … … 2 395
.018*' .018*'
%&! = !"#$ : %&! ………………;23<>5

Donc la quantité de CO2 enlevé par le régénérateur sera :

'è($
!"#$%& = )*)+ , -. /0/0 = )*)+1 -)+2(Nm3)/an
'è($
!"#$%& = )*)+1 -)+345* 67"8

Le débit de ces vapeurs, après leurs condensation partielle, se réparti en deux phase,
celle du liquide et du vapeur, la quantité de CO2 rejeté vers l’atmosphère sera :

>?@?Aé? H AéA? K
9:;< = 9BC>éD:EFG = 9IBC?J> , 9BC>éD:EFG … … … … … … . 3))6
>?@?Aé?
9:;< = )*)+1 -+)+ , -1 0/0/ = )*)L1 M*/M2NO* 7P
&$S$(é$
QR< = ))/M+1 M+M × )-* 245* 7"8

Conversion:
&$S$(é$
QR< 3(T("U6 = ))L. +/+ × )-M V5TU7"8

60
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

2. Estimation réelle de GL2Z :

On va estimer la quantité du CO2 émise par la section décarbonatation sur une durée
de 4 mois (Janvier, Février, Mars et Avril) de l’année 2015.
On a pris la valeur moyenne du débit pour le train 100, 300, 500 et la composition
molaire de GN à l’entrée de l’absorbeur de chaque train. Les résultats d’analyses de la
composition du GN à l’entrée de l’usine, la fraction du CO2 à la sortie de l’absorbeur dans le
GN et la quantité de CO2 dans la solution MEA à la sortie de l’absorbeur .

Tableau IV-2 : Composition molaire moyenne de gaz naturel à l’entrée de l’absorbeur


PCS Densité
Comp N2 C1 C2 C3 iC4 nC4 iC5 nC5 C6+ CO2 He
(th/Cm3) (kg/m3)
Janv 5.616 82,756 8,348 1,995 0,259 0,388 0,082 0,081 0,083 0,216 0,176 9,411 0,64

Fév 5,552 82,670 8,454 2,017 0,268 0,402 0,077 0,084 0,083 0,217 0,176 9,4275 0,652

Mars 5,543 82,697 8,555 1,940 0,252 0,376 0,075 0,081 0,087 0,217 0,177 9,4162 0,65

Avr 5,585 82,629 8,552 1,946 0,260 0,389 0,070 0,078 0,093 0,224 0,174 9,4066 0,649

Tableau IV-3 : Résultats d’analyse du GN à l’entrée de l’absorbeur

Train 100 Train 300 Train 500


Moyenne Nm3/h 268489,973 275980,705 275980,705
Janvier Kmole/h 12018,3515 12353,6573 12353,65733
2016 Kmole/mois 8941653,52 9191121,05 9191121,051
Moyenne Nm3/h 251564,934 257927,517 240001,943
Février Kmole/h 11260,7401 11545,5469 10743,14875
2016 Kmole/mois 8377990,63 8589886,88 7992902,673
Moyenne Nm3/h 251961,617 269311,675 254061,148
Mars Kmole/h 11278,4968 12055,1332 11372,47751
2016 Kmole/mois 8391201,58 8969019,09 8461123,269
Moyenne Nm3/h 269489,885 265599,384 265912,954
Avril Kmole/h 12063,1104 11888,9608 11902,99706
2016 Kmole/mois 8685439,46 8560051,77 8570157,882

61
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

Débit du GN à l'entrée de l'absorbeur Nm3/h


280
Nm3/h

270

260
Moyenne Janvier Nm3/h

250 Moyenne Février Nm3/h


Moyenne Mars Nm3/h
240 Moyenne Avril Nm3/h

230

220
Train 100 Train 300 Train 500

Figure IV.2 : Débit du GN à l’entrée de l’absorbeur

Interprétation :
D’après l’histogramme ci-dessus, la différence de charge diffère de chaque train et
chaque mois pour les raisons suivantes :
Ø
Disponibilité du train (arrêt pour la maintenance, déclenchement…) ;
Ø
Fluctuation du débit de GN provenant de RTO ;
Ø
Limitation de production (stock haut sur les bacs de GNL).

Tableau IV-4 : Moyenne de CO2 sortie absorbeur


CO2 (ppm)

Train 100 Train 300 Train 500


Moyenne JANVIER 1,4 2,4 10
Moyenne FEVRIER 1 1,25 1,75
Moyenne MARS 1 2,23 1,43
Moyenne AVRIL 1,73 1,167 2,17

62
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

CO2 Sortie absorbeur en ppm


0,12

CO2 (ppm)
0,1

0,08
Moyenne JANVIER

0,06 Moyenne FEVRIER


Moyenne MARS
0,04 Moyenne AVRIL

0,02

0
Train 100 Train 300 Train 500

Figure IV.3 : CO2 sortie absorbeur

Interprétation :

D’après l’histogramme ci-dessus, la quantité de CO2 à la sortie de l’absorbeur est


stable pour les trois trains (T100, T300 et T500) et sur les quatre mois (Janvier, Février, Mars
et Avril) par contre le train 500 a enregistré une valeur de 10 ppm en mois de Janvier.

Cette valeur est due à un problème rencontré dans la section décarbonatation. En


effet le complexe était dans l’obligation d’arrêter le train pour effectuer des travaux de
maintenance suite à présence du chlorure (Cl -) dans le circuit MEA du au percement des
tubes au niveau de deux échangeurs eau de mer 632C et 635C.

Quant au démarrage de ce train, ce dernier a pris du temps pour se stabiliser.

63
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

Résultats :

Nous avons obtenus les résultats de la valeur du CO2 émis vers l’atmosphère dans
les trois trains :

Tableau IV-5 : Estimations du CO2 émis vers atmosphère des trois Trains 100

TRAIN 100, 300, 600


JANVIER FEVRIER MARS AVRIL

Ge (Kmole/h) 12018,352 11260,74 11278 12063,1


#
!" 0,00207 0,00208 0,002 0,00208
$% !" 0,0000014 0,000001 0,000001 0,0000017

&#'() 11993,474 11237,318 11255 12038


%
&'() 11993,49 11237,329 11255 12038
&*+%,-+é
!" ./012345 24,86 23,41 23,33 25,07
&*+%,-+é
!" kmole/mois 18496,73 15732,26 17361 18050,7

Qunatité de CO2 émis vers l'atmosphere des trois trains


190
kmole/h

185
180
175
170
165
160
155
150
145
140
JANVIER FEVRIER MARS AVRIL

Figure IV.4 : Estimation de quantité de CO2 émit vers atmosphère des trois trains

64
Chapitre IV : estimation des quantités de co2 au niveau de section de
Décarbonatation

Interprétations :

D’après l’histogramme ci-dessus les résultats obtenus montrent une stabilité et ne


dépassent pas le seuil limite, et la quantité du CO2 dépend de :

La charge traitée par le train ;


La composition du CO2 à l’entrée du train ;
Le rendement de l’unité décarbonatation.

65
Conclusion générale

Conclusion générale

Le travail réalisé durant notre stage nous a permis d’estimer les émissions du CO2
issues des différentes sources au niveau du complexe GL2/Z, notamment : la colonne de
régénération, et d’étudier la possibilité de réduire ces émissions au maximum. Et par
conséquent l’étude que nous avons menée, nous a permis de quantifier les rejets du CO2 vers

l’atmosphère (environ 1,088*106 t/an), ce qui déclenche une situation d’urgence de trouver
des solutions appropriées, à savoir le captage.
Ce procédé est devenu primordial d’un point de vue environnemental et économique ce qui
motive de nombreuses recherches pour abaisser le coût de captage. Toutes les options sont
étudiées. A court et moyen terme, on peut envisager :
• Des procédés de captage du CO2 en postcombustion avec des solvants à base d’amines.
• Des procédés de captage du CO2 en précombustion avec décarbonisation du
combustible grâce au développement du reformage du gaz naturel.
• L’utilisation de l’oxycombustion pour faciliter la séparation du CO2 des autres
constituants gazeux.
Les procédés de captage évoqués précédemment, font partie de la réduction des
émissions, mais ils ne sont pas encore appliqués en Algérie, sauf le procédé de séquestration
au niveau du site gazier d’In Salah à Krechba.
Puisque l’absorption chimique par le MEA est déjà maitrisé au niveau du complexe
GL2/Z, on propose de l’utiliser comme procédé de captage du CO2 issu des colonnes de
régénérations, qui nécessite d’installer une unité de récupération et de valorisation du CO2,
donc des dépenses en plus, se qui influe sur la surconsommation de l’énergie, d’où
l’augmentation du prix de revient du GNL

Les systèmes à absorption chimique ont les meilleures chances de s’imposer, étant donné
leur plus grande maturité technique.

66
Conclusion générale

66
Perspective

1. Procédé de récupération proposé :


Le procédé de récupération comme il est présenté dans le schéma -1 consiste à récupérer
toutes les quantités de gaz carbonique rejetées vers l’atmosphère par les six trains du
complexe à partir de leurs lignes respectives en aval des vannes (PV) des ballons de
séparation (G-502).

Les lignes des trains vont alimenter un collecteur principal qui alimentera l’échangeur afin
d'éliminer l'humidité entraînée par le flux du gaz carbonique et protéger les compresseurs des
goulettes d’eau.

L’eau contenue dans le flux gazeux sera condensée et séparée dans un ballon de
séparation pour finir dans le système de décantation des hydrocarbures.

Ce flux de gaz carbonique sera aspiré ensuite par un compresseur et refoulé à une pression
de 7 bar.
Pour assurer en permanence l’alimentation en gaz carbonique de nos clients, deux
compresseurs sont recommandés (un en service et l’autre en stand-by).
Afin d’éviter tout dysfonctionnement des colonnes de régénération des trains en cas de
problème en aval des compresseurs, on recommande l’installation d’un évent (ligne vers
atmosphère) au niveau du ballon d’aspiration avec une vanne de régulation de pression (PV)
et un clapet anti - retour.

67
Perspective

Vers utilisateur

vers atmosphère
M k1 k2 M

PIC
PV

Echangeur
Vers décanteur
Ballon LIC LV
des hydrocarbures
train 100
CO2 vers ATM

Train 200

Train 300

Train 400

Train 500

Train 600

pv

Regénérateur ballon
gaz acide

Schéma N°. 1 Procédé de récupération proposé

68
Perspective

1.1 Choix des équipements:

Dans ce paragraphe nous allons donner un aperçu sur le principe du choix des équipements
principaux composant le procédé proposé ci-dessus.

1.2 Les conduites :

Des conduites en acier inoxydable à faible teneur en carbone sont utilisées pour toutes
parties en contact avec le CO2 humide

1.3 Echangeur :

L’étape de dimensionnement permet de s’orienter vers l’appareil qui convient le mieux.


La meilleure exploitation du potentiel thermique existant entre la source chaude et la source
froide en agençant au mieux la circulation des fluides dans les divers échangeurs dans une
usine commence à être étudiée.

La technologie d’échangeurs la plus souvent rencontrée sur les grosses installations sera
du type « tube-calandre ». Le matériau utilisé est : cupro –Nickel 0.5% Iron.

1.4 Ballon :

Il existe deux types de ballon de séparation :

v Le ballon vertical
v Le ballon horizontal
Les séparateurs peuvent être équipés de demister et de déflecteur.
On opte pour un séparateur vertical si le rapport débit vapeur et débit liquide est élevé, et
pour un séparateur horizontal si le rapport de débit vapeur et débit liquide est faible

1.5 Compresseur:

On peut faire le choix de notre compresseur comme suit:

· Minimisation des frais d'investissement en capitaux


· Minimisation des frais de maintenance
· Puissance de rendement requis
· Souplesse
· Considérations intéressant l'environnement

69
Références bibliographiques
1. CHRISTIAN GERONDEAU « CO2 un mythe planétaire » édition du toucan 2009.
2. Med barahhou. I .douadi Estimation et comparaison des émission de CO2 dans les
deux complexe . GL2/Z ET GL3/Z. à 2013.11%
3. Aissaoui .S .Boutafaha .M. estimation des émissions du CO2 .p 20.promotion 2010.
4. Lide .r.handbouk.of chemistry and physics .crc.press.lic.77 edition 1997.
5. Dara .ss.tzxtbouk of environnement chemestry and its pollution control.second edition
ed.chad co.ldt.new delhi1997.
6. Camellia mateichihbeu. préparation et caractéristique de couche mince d’oxyde de
métallique semi-conducteur pour la détection du gaz polluant atmosphérique .lasc .

8. Manuel opératoire procédé chiyouda volume 4-unité 12 GNL3/Z .mars. 2013.


nov.2007.

9. Cécil pourat. sdec.energie .les conséquences de l’augmentation de l’effet de serre.

janvier 2007.

10. La capture et le stockage du CO2 en questions - Anne-Laure de Marignan - IFP 2005.

11. Ecole Nationale des ponts et chaussées : la séquestration du CO2 .

12. Weyburn, CO2 Monitoring & Storage Project.

13. Manuel opératoire du complexe GL2Z, 1993.

14. Manuel Opératoire procédé MW.KELLOG Volume 1 GL2/Z .mai 2015

15. Med barahhou. I .douadi comparaison des émissions de co2 dans les deux complexes.

GL2/Z ET GL3/Z .P10. 11. à 2013

16. Manuel Opératoire procédé MW.KELLOG Volume 3 GL2/Z avril 2014.

17. benabdalah .Y.bennaceur .k. estimation des émissions du co2 promotion 2013
18. Manuel Opératoire du procédé de liquéfaction du complexe GL2 /Z avril 2016.

19. Manuel Opératoire procédé MW.KELLOG Volume 5 GL2/Z avril 2014.

20. Manuel Opératoire procédé MW.KELLOG Volume 3 GL1/Z avril 2010.

21. Formation d’ingénieur, bloc 11, module 03: décarbonatation, GL1/Z 8/12/1992

22. Morsli N . Rayah .H Augmentation cyclique de la teneur en CO2 dans la section

De décarbonatation.

23. Manuel opératoire du procédé de traitement du gaz du complexe GL2 /Z.

24. Fiche de données de sécurité (selon 91/155/CEE), INTERCHIMIE, version

(13/07/2001).

25. Fiche toxicologique (FT 146) de MEA, établie par les services techniques et médicaux

de l’INRS, édition 2005.

26. Manuel opératoire 2016

27. Manuel opératoire département de production de complexe GL2/Z .2016.

28. Manuel opératoire département de diciassse de complexe GL2/Z 2016.

29. Manuel opératoire département de sécurité de complexe GL2/Z 2016.

Site web :

7. http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Dioxyde_de_carbone&action=edit&sectio
n=1.
Annexe 1

I.1. Composition du gaz naturel :

Le constituant principal du gaz naturel est le méthane CH4 et on peut le trouver en


quantité extrêmement [27] variable d’un gisement à un autre :

ü Des hydrocarbures plus lourds que le méthane (de C2 à C8).


ü Du dioxyde de soufre SO2.
ü Du sulfure d’hydrogène appelé aussi gaz acide H2S.
ü Du dioxyde de carbone CO2.
ü De l’azote N2.
ü Parfois de petites quantités d’Hélium (He) et de Mercure (Hg).

Tableau 1.1. : composition de gaz naturel [27]

Composants Masse molaire Pourcentage molaire


Azotes N2 28.01 5.80

Hélium He 4.00 0.19

CO2 44.01 0.21

Méthane C₁ 16.04 83.00


Ethane C2 30.07 7.10

Propane C3 44.10 2.25

Iso butane iC4 58.12 0.40

n-Butane nC4 58.12 0.40


Iso pentane iC5 72.15 0.12

n-Pentane nC5 72.15 0.15


Annexe 1

Figure 1.4. : vue général de train


Annexe 1
Annexe 1

MEA
VENT TO
ATMOS. FILTERS
OVERHEAD
MEA CONDENSEUR E-501 CO2
REGENERATOR ABSORBER

F-501
1 50 °C
1
FV-129
2 FV-129
41 b E-502 ACID GAS 38 °C 7
0,7 ba CONDENSATE 41 ba
11 ACID SEPARATOR
CONDENSATE 14
PUMP 27
MEA
PURIFIER 20
21 E-504
MEA F-502
REBOILER
MEA SOLUTION
COOLER
E-502 118 °C 38 °C
70°C 41 ba
42 ba

RIC H MEA J-503 J-504


MEA MAKE UP
MEA TO SUMP
MEA SOLUTION GAZ
PUMPS NATUREL
G-504 E-503 A E-503 B VENANT DE
HASSI-R4MEL
MEA MEA
MEA BALLON
STORAGE SOLUTION SOLUTION
EXCHANGER DE FLASH
TANK MEA EXCHANGER
SUMP LEAN MEA

Figure 1.1.section de décarbonatation


Annexe 1

DRIER SEPARATOR FUEL GAS


DRIER PRECOOLER
SYSTEM DRIER
REACTIVATION
SEPARATOR

DRIER U
REACTIVATION
U COOLER
A B

21°C TO
DISPOSAL
TO
C3 HOT
C3 FLARE
CHILLER
C3

38°C
NATUREL GAS
FROM CO2 ABSORBER

NATUREL GAS
FUEL GAS TO SCRUB TOWER
DUST FILTER 21°C

C3
T C COOLER
COOLING
WATER
FUEL GAS DRIER 32°C
FUEL GAS REACTIVATION HEATER
COMPRESSEUR

DRIER REACTIVATION CHILLER

FUEL GAS
SYSTEM

figure1.3. section de déshydratation


Annexe 1

Figure 1.6 section de liquéfaction


Annexe 1

Figure 1.2 régénération de la MEA


Annexe 1

Figure 1.5 : section de fractionnement


: ‫اﻟﻤﻠﺨﺺ‬

‫و ﻗﺪ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﮭﺬه اﻟﺪراﺳﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺘﻮى ﻣﺮﻛﺐ ﺗﻤﯿﯿﻊ اﻟﻐﺎز اﻟﻄﺒﯿﻌﻲ و ﺑﺎﻟﺘﺤﺪﯾﺪ ﻓﻲ ﻗﺴﻢ ﻧﺰع ﻏﺎز ﺛﻨﺎﺋﻲ‬
(‫أﻣﯿﻦ‬-‫إﯾﺜﺎﻧﻮل‬-‫أﻛﺴﯿﺪ اﻟﻜﺮﺑﻮن ﻋﻦ طﺮﯾﻖ ﻋﻤﻠﯿﺔ اﻻﻣﺘﺼﺎص ﺑﺎﺳﺘﺨﺪام ﻣﺬﯾﺐ ) أﺣﺎدي‬

‫و ﻗﺪ ﺗﺮﻛﺰت ﺟﮭﻮدﻧﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﺸﻜﻠﺔ اﺳﺘﻌﺎدة ﻏﺎز ﺛﻨﺎﺋﻲ أﻛﺴﯿﺪ اﻟﻜﺮﺑﻮن اﻟﻤﻨﺒﻌﺚ ﻓﻲ اﻟﺠﻮ ﻣﻦ ﺧﻼل ﺗﻘﺪﯾﺮ‬
. ‫ﻛﻤﯿﺘﮫ و اﻗﺘﺮاح ﻣﺨﻄﻂ ﯾﻤﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ اﺳﺘﻌﺎدﺗﮫ‬

.‫أﺣﺎدي –اﯾﺜﺎﻧﻮل –أﻣﯿﻦ‬, ‫اﻻﻣﺘﺼﺎص‬, ‫ ﻧﺰع اﻟﻜﺮﺑﻮن‬:‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ‬

Résumé :
Notre étude à été effectue au niveau de l’usine de traitement du gaz Natural notamment au

niveau de la section d’élimination de gaz de dioxyde de carbone par un procédé d’absorption


par solvant chimique mono- éthanol-amine (MEA)

Nos effort on été concentrés sur le problème de récupération de gaz de dioxyde de carbone
rejeter vers l’atmosphère de ce fait , une estimation de la quantité de CO2 rejeter à
l’atmosphère à été fait au début de travail un schéma de récupération de ce gaz a été proposé.

Mot Clé : Décarbonatation , Adsorption , monoéthanolamine

Abstract:

Our study was carried out at the processing plant Natural gas including section level for
eliminating carbon dioxide gas by a chemical absorption process by mono-amine solvent
ethanol (MEA)

Our efforts have been concentrated on the gas recovery problem of carbon dioxide reject to
the atmosphere there by estimate the amount of CO2 discharge into the atmosphere was made
in early recovery work a scheme of this gas was proposed.

Key-word: Décarbonatation , Adsorption , monoéthanolamine