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Gouvernance et Politiques Publiques

pour un Développement Humain Durable


Programme PNUD MAG/97/007 – DAP1

Abrégée d’analyse des budgets à


Madagascar

             

RAZAFIMAHARO Hajaniaina
Bureau d’Etudes en Système d’Informations, Organisation, Finances et Informatique
Téléphone : (261) 20.22.586-20 – E-mail : hrazafimaharo@wanadoo.mg Février 2005
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
SOMMAIRE
Introduction .............................................................................................................. 2

Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques ............... 4


Les concepts de base............................................................................................................................ 5
Les réformes de la gestion budgétaire ces dernières années................................................................ 8
Le Cadre du budget de Programme – Cas Budget de l’Etat à partir de 2004 .................................... 10
Pourquoi le Budget de Programme ? ................................................................................................. 11
Calendrier et Processus d’élaboration du Budget .............................................................................. 21
Exécution du budget .......................................................................................................................... 23
Les intervenants dans l’exécution budgétaire à partir 2005............................................................... 24
Apport de l’approche budget programme par rapport à l’approche budget des moyens ................... 29
Recommandations.............................................................................................................................. 30
Partie 2 : l’analyse du budget...................................................................................... 31
Adéquation Budget de Programmes et les politiques économiques du DSRP .................................. 32
Les nomenclatures budgétaires du Budget de Programme ................................................................ 33
Lecture du Budget d’exécution.......................................................................................................... 34
Structures et Définitions .................................................................................................................... 36
Evaluation en terme de structure budgétaire et d’évolution temporelle ............................................ 43
Le rapprochement entre réalisation budgétaire et objectifs sectoriels ............................................... 44
Recommandations.............................................................................................................................. 45
Partie 3 : Conclusions et recommandations ................................................................... 46
Harmonisation Etat - Structures décentralisées : Provinces Autonomes, Régions, Communes - EPA,
EPIC................................................................................................................................................... 47
Amélioration du suivi budgétaire des opérations sur financements extérieurs.................................. 48
Proposition de réformes à mettre en place dans le cadre du SEI du DSRP et du budget de
programme......................................................................................................................................... 50
ANNEXES .............................................................................................................. 52
Annexe 1 : Loi organique n°2004 – 007 DU 26 juillet 2004 sur les lois de Finances - LOLF ......... 53
Annexe 2 :décret N° 2005-003 portant règlement général sur la comptabilité de l’exécution
budgétaire des organismes publics .................................................................................................... 70
Annexe 3 : décret 2004-571 du 1er juin 2004 définissant les attributions et la responsabilité de
l’ordonnateur dans les phases de l’exécution de la dépense ............................................................ 129
Annexe 4 : Les missions selon la structure du Gouvernement actuel.............................................. 133
Annexe 5 : Liste des communes à Madagascar ............................................................................... 135
Annexe 6 : Nomenclature Fonctionnelle ......................................................................................... 192
Annexe 7 : Ventilation fonctionnelle des dépenses de l’Etat .......................................................... 229

1
Introduction

Contexte
Dans le cadre de ses activités de renforcement de la gestion économique, le Pro-
gramme MAG/97/007–DAP1, financé par le PNUD, se propose de renforcer les ca-
pacités des différents intervenants (parlementaires, décideurs, responsables locaux
et nationaux, analystes, etc.) en analyse du budget de l’Etat. Pour ce faire,
l’élaboration d’une abrégée d’analyse budgétaire est nécessaire.
Il a été élaboré compte tenu des dernières réformes des Finances Publiques à Ma-
dagascar qui sont (i) l’adoption du budget de programme et (ii) la mise en place du
système intégré de gestion des finances publiques à Madagascar dans le cadre du
suivi évaluation intégré de la mise en œuvre du DSRP.

Objectifs :
Ce document constitue une aide mémoire qui permettra aux utilisateurs de compren-
dre les concepts et processus d’élaboration du budget de l’Etat, les principales pro-
cédures sur les Finances Publiques en matière de préparation et d’exécution du
budget et enfin la structure budgétaire permettant les analyses budgétaires.

Le document est divisé en trois parties :

La première partie, intitulée « Le Budget de l’Etat et les budgets des orga-


nismes publics » définira les concepts de base, la nécessité du budget de
programme dans le contexte de la mise en œuvre du DSRP, le processus
de son élaboration et une description succincte de son exécution.

La seconde partie, intitulée « L’analyse du budget » entrera en détail dans


la partie analytique de la structure budgétaire. Elle indiquera les possibili-
tés offertes en matière d’analyse du budget à travers des définitions,
exemples et référentiels accompagnant cette structure.

Enfin dans la troisième partie, le document indiquera les principales re-


commandations en matière de réformes à mettre en place pour la mise en
place d’un Suivi Evaluation Intégré des actions de développement à Ma-
dagascar1

Le document n’effectue pas des analyses mais fournie des indications mé-
thodologiques nécessaires pour qu’un analyste non spécialiste des finan-
ces publiques puisse effectuer une analyse des budgets.

Les textes, lois et procédures permettant l’analyse des structures du Bud-


get de Programme proviennent de la Direction du Budget.

Les annexes présentent


(i) les cadres juridiques essentiels ;
(ii) les missions de la structure Gouvernementale qui sont à la base
des différentes codifications de la structure analytique du Budget de Pro-
gramme ;

1
Articulation du Suivi Evaluation du DSRP avec l’ensemble du système d’information national (DSRP page
128)

2
(iii) La liste des communes qui est à la base de la programmation bud-
gétaire ;
(iv) La nomenclature fonctionnelle adoptée pour le classement des dé-
penses à l’analyse et,
(v) Une ventilation fonctionnelle des dépenses de l’Etat de 1997 à 2004
et les prévisions de 2005 à 2007 à titre d’illustration.

3
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Partie 1 : Le budget de l’Etat et les


budgets des organismes publiques

4
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Les concepts de base


Budget :
« Le Budget de l’Etat prévoit et autorise en la forme législative les charges et les
ressources de l’Etat. Il est arrêté par le Parlement dans la loi de finances qui traduit
les objectifs économiques du Gouvernement ».

« Acte législatif qui prévoit et autorise les recettes et les dépenses annuelles de
l’Etat. »

« Ensemble des comptes qui décrivent pour une année civile toutes les ressources
et toutes les charges de l’Etat. »

L’article 84 de la Constitution stipule : « l’initiative des lois appartient couramment au


Premier Ministre et aux Parlementaires » - l’initiative de la loi de finances revient au
Premier Ministre

Le budget est annuel, presque sans exception. Il est le principal instrument de la poli-
tique des finances publiques. La préparation et l’exécution du budget doivent permet-
tre l’analyse par le public. En ce sens que les informations sur la manière dont le
budget est préparé et exécuté sont immédiatement disponibles (par exemple, les
circulaires concernant le budget et les informations sur le processus budgétaire doi-
vent être rendues publiques)

Administrations Publiques :
D’après le Système de Comptabilité Nationale (SCN), les administrations publiques
se composent des groupes d’unités institutionnelles résidentes suivantes :
a) toutes les unités de l’administration centrale, des administrations d’États fédérés et
des administrations locales;
b) toutes les administrations de sécurité sociale à chaque niveau administratif;
c) toutes les institutions sans but lucratif non marchandes qui sont contrôlées et prin-
cipalement financées par des administrations publiques.

Finances Publiques :
Ensemble des dépenses et des recettes de l’Etat, des collectivités publiques et d’une
manière générale les entités financées2 principalement par l’argent public ainsi que
les règles qui concernent l’ensemble de ces dépenses et recettes publiques.

Selon le Manuel sur la transparence des finances publiques du FMI (2001) 3 :


Le public doit être pleinement informé de l’activité financière passée, présente
et prévue de l’administration publique.
La documentation budgétaire, les comptes définitifs et les autres rapports sur
les finances publiques qui sont diffusés doivent couvrir l’ensemble des activi-
tés budgétaires et la situation financière consolidée de l’administration cen-
trale doit être publiée.
Des informations comparables à celles qui ont trait au budget de l’année en
cours doivent être fournies sur l’exécution des budgets des deux exercices

2
A Madagascar, les Etablissements Publics Nationaux ou locaux (à caractère administratif ou industriel) sont
régies par les règles des finances publiques et dans une large définition les agences d’exécution des projets.
3
Manuel sur la transparence des finances publiques, page VIII – FMI 2001

5
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

précédents; des informations doivent aussi être fournies sur les prévisions des
principaux agrégats budgétaires pour les deux exercices suivant le budget de
l’année en cours.
L’administration centrale doit publier des renseignements complets sur le ni-
veau et la composition de son endettement et de ses actifs financiers.
Lorsque les échelons infranationaux de l’administration jouent un rôle signifi-
catif, leur situation financière globale et la situation financière consolidée de
l’ensemble de l’administration publique doivent être publiées.

Analyse budgétaire :
L’analyse budgétaire permet, selon les niveaux, de prévoir, exécuter et suivre les
activités des administrations publiques à travers le budget. Ainsi, différents points de
vue sont à concilier et à harmoniser :
o La performance macro-économique qui n’est du ressort du présent document ;
o Les principales procédures et méthodes d’allocation et d’utilisation des res-
sources qui correspond aux thèmes de cette aide mémoire ;
o L’efficacité, l’efficience des activités des administrations publiques au niveau
des bénéficières qui concernent, respectivement, le suivi évaluation et le
contrôle de gestion.

Ainsi, selon le toujours le manuel sur la transparence des finances publiques du FMI
(2001) 4 :
Les informations budgétaires doivent être présentées de manière à satisfaire
aux besoins de l’analyse des politiques et de la clarté des comptes.
Les données budgétaires doivent être présentées sur une base brute, les re-
cettes étant séparées des dépenses aussi bien que du financement, avec une
ventilation économique, fonctionnelle et administrative des dépenses...

4
Manuel sur la transparence des finances publiques, page IX – FMI 2001

6
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Les différentes phases d’exécution des recettes publiques :

Constatation de droit : étape préalable consistant à s’assurer de la réalité des


faits générateurs des créances publiques, dans les champs d’application de dis-
positions juridiques et réglementaires.

Liquidation des recettes : comprend les opérations de constatation de droit et de


liquidation de droit lequel consiste à fixer le montant des obligations dues par le
contribuable en appliquant aux faits constatés les tarifs établis par les dispositions
juridiques et réglementaires applicables.

Ordonnancement des recettes : c’est l’acte par lequel l’ordonnateur donne ordre
au comptable de recouvrer une créance.
Recouvrement des recettes : comprend l’encaissement des paiements faits par
les contribuables.

Les différentes phases d’exécution des dépenses publiques :

Engagement : étape de l’exécution du budget qui consiste à utiliser un crédit.


L’engagement crée ou constate les obligations des organismes publics, obliga-
tions existant réellement à partir de l’exécution des obligations.

Liquidation : étape de l’exécution du budget qui consiste à constater l’exactitude


et l’exigibilité de la dépense engagée.

Ordonnancement ou Mandatement : étape de l’exécution du budget constituée


par l’ordre que donne l’ordonnateur au comptable public de payer une dépense
conformément aux résultats de la liquidation et d’imputer cette dépense sous la
rubrique idoine.

Paiement : Acte par lequel l’administration se libère de sa dette.

7
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Les réformes de la gestion budgétaire ces dernières années


Comme l’ensemble des pays en voie de développement, Madagascar a commencé
des réformes budgétaires en profondeur depuis les années 1990. Ces réformes a
débuté par l’introduction des normes de codifications standards comme les comptes
économiques et compte fonctionnelles en 1990 et a abouti, en 2004, à un système
de nomenclature généralement admis au niveau international (notamment celui du
FMI) qui permettrait la consolidation de l’ensemble des comptes du secteur des ad-
ministrations publiques à Madagascar.

Ce dernier est accompagné des cadres législatifs et réglementaires pour la mise en


place du budget de programme dans le cadre de la mise en œuvre du DSRP.

Bien que, les cadres juridiques sont de nature nationale, c'est-à-dire, englobe toutes
les administrations publiques. L’ensemble de ces réformes n’est encore opérationnel
que pour le Budget de l’Etat. Pour ce dernier, elles ne sont pas encore effectives au
niveau des agences d’exécution des projets bien qu’ils figurent dans le budget de
l’Etat.

Les réformes de l’Etat


Périodes Cadres légaux Réformes
1992 Loi 63-0155 Début harmonisation de la préparation et de l’exécution du bud-
Décret 68-0806 get – permettant la consolidation des dépenses de fonctionne-
Décret 92-9707 ment.
1997 Loi 63-015 Poursuite harmonisation de la préparation et de l’exécution du
Décret 68-080 budget – permettant la consolidation des dépenses.
Décret 92-970
1999 Loi 63-015 Mise en place du Plan Comptable des Opérations Publiques
Décret 68-080 (PCOP) – permettant la consolidation des recettes et des dé-
Décret 92-970 penses dans la préparation du budget et harmonise la comptabi-
Décret 99-9418 lité de l’ordonnateur et du comptable
2003 Loi 63-015 Mise en place du budget de programme (avec les cadres juridi-
Décret 68-080 ques du budget des moyens)
Décret 92-970
Décret 99-941
2004 Loi 2004 – 0079 Mise en place du budget de programme (avec les cadres juridi-
Décret 2005-00310 ques du budget des Programmes)

5
Loi 63-015 du 15 Juillet 1963 portant dispositions générales sur les finances publiques
6
Décret 68-080 du 13 février 1968 portant règlement général sur la comptabilité publique
7
Décret N° 92 – 970 portant règlement général sur l'exécution des dépenses publiques du Budget Général de
L'Etat et de la gestion des crédits de fonctionnement et d'investissement
8
Décret n° 99-941 du 10 décembre1999 portant approbation du Plan Comptable des Opérations Publiques
9
Loi organique n°2004 – 007 du 26 juillet 2004 sur les lois de Finances (LOLF)
10
Décret n° 2005-003 du 04 janvier 2005 portant règlement général sur la comptabilité de l’exécution budgétaire
des organismes publics (qui fusionnent les décrets 68-080 et 92-970)

8
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Le reste des administrations publiques, autre que l’Etat, ont leurs cadres propres qui
ne sont pas encore harmonisés avec celui de l’Etat.

Les Budgets des Provinces Autonomes, Régions, Communes :


Périodes Cadres légaux Réformes
Avant 1999 Loi 63-015 Structures budgétaires en lignes11
Décret 68-080
1999 Loi 63-015 Structures budgétaires en lignes
Décret 68-080
Décret 99-941
2004 Loi 2004 – 007 Structures budgétaires en lignes
Décret 2005-003

Les budgets des Etablissements Publics et des Agences d’exécution des pro-
jets :
Périodes Cadres légaux Réformes
Avant 1999 Loi 63-015 Comptabilité propre (issue du PCG 1997)
Décret 68-080
1999 Loi 63-015 Comptabilité propre (issue du PCG 1997)
Décret 68-080
Décret 99-941
2004 Loi 2004 – 007 Comptabilité propre (issue du PCG 1997)
Décret 2005-003

11
Expression générale servant à désigner une nomenclature des comptes budgétaires relativement peu systémati-
que. Outre les crédits votés, ou «lignes», pour des postes tels que les «traitements et salaires», des lignes sépa-
rées sont ajoutées pour les nouveaux besoins de crédits à mesure qu’ils apparaissent

9
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Le Cadre du budget de Programme – Cas Budget de l’Etat à partir de 200412


Le budget de programme a des liens conceptuels avec le DSRP.
Les types de questions à poser dans le cadre d'une élaboration d'un budget de pro-
gramme :
• Où sommes-nous?
• Où voulons-nous aller?
• Comment et quand allons-nous y arriver?
• Comment saurons-nous si nous sommes arrivés?

DSRP 1 - Comprendre la nature de la pauvreté

Budget de Programme
2 - Fixer des objectifs de réduction de la pauvreté

3 - Définir la stratégie

4 - Choisir les actions ayant le plus grand impact


Données
et
Analyses
5 - Définir les indicateurs et buts

6 - Elaborer le Budget de Programme

7 - Mettre en oeuvre

8 - Suivre et évaluer

1 - Comprendre la nature de la pauvreté : Analyse de la pauvreté (DSRP page 16)


2 - Fixer des objectifs de réduction de la pauvreté : Objectif de développement (DSRP page 45)
3 - Définir la stratégie : Les Axes stratégiques (DSRP page : 46)
4 - Choisir les actions ayant le plus grand impact : Mise en œuvre de la Stratégie (DSRP page : 53)
6 - Elaborer le Budget de Programme : mise en oeuvre d’une politique budgétaire comme instrument d’orientation et de promotion de
l’économie (DSRP page : 58)
7 - Mettre en oeuvre : mettre en place un cadre d’exécution des budgets nationaux cohérents, transparents et maîtrisés par tous les
intervenants budgétaires et les partenaires privés (DSRP page : 59)
8 - Suivre et évaluer : Suivi et Evaluation (DSRP page : 127)

Le budget de programme détaille la mise en œuvre du DSRP.

12
Par analogies à la structure du DSRP version juillet 2003

10
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Pourquoi le Budget de Programme ?

Car la prévision et l’exécution budgétaires ne font pas ressortir clairement le lien en-
tre les dotations et objectifs attendus sur le terrain.

Budget des Moyens :

Le budget est limité sur un cadre annuel et aucune évaluation précise et ex-
haustive, sauf exception, ne sera effectuée par suite des conséquences finan-
cières dépassant le cadre du prochain budget;
Le budget tel qu'il se présente est le résultat du recensement des moyens à
mettre en œuvre par chaque département ministériel, mais non pas l’indication
du coût des actions à entreprendre;
La dépense est considérée comme un objectif final. Sur ce, la pratique est de
majorer d’année en année les crédits inscrits dans les chapitres budgétaires,
sans connaître précisément ses utilités et ses finalités. On n'arrive même pas
à définir de manière chiffrée les dépenses. Aucun indicateur d’efficacité n’est
associé aux dépenses budgétaires ;
Le cadre budgétaire, calqué sur l’organisation administrative implique des do-
tations par service et non par objectif ;
Le cadre de gestion est jugé rigide et peu responsabilisant, ce qui oblige aux
gestionnaires de dépenser les crédits afin d'éviter leur réduction l’année sui-
vante ;
Enfin, corollaire de tout ce qui précède, le contrôle de l’exécution du budget
est purement comptable et juridique. En effet, il se limite sur la vérification du
montant des crédits alloués et sur le respect de la règle de gestion budgétaire
car la réglementation en vigueur ne lui permet pas la vérification des objectifs
s’ils sont atteints ou non. Il en est ainsi pour le contrôle du parlement qui reste
essentiellement dans une approche quantitative du budget, basée uniquement
sur le volume des crédits et sur leur taux d’évolution.

Budget de Programme :

Facilite l’allocation rationnelle des ressources publiques rares aux différentes


actions gouvernementales considérées comme les plus prioritaires.
Assure une meilleure cohérence entre les données financières et les objectifs
fixés ;
Eclaire les divers intervenants pour faciliter la négociation budgétaire, puisqu’il
met en relation les objectifs, les résultats attendus, les activités et les moyens
pour les atteindre tout en donnant un nouveau piste de réflexion sur les choix
économiques et sociaux et en fixant l’attention sur les points essentiels ;
Tient compte du fait que la plupart des effets des actions gouvernementales
ne sont perçues que très tardivement après des mois, le plus souvent des an-
nées. C’est le cas des investissements, des réformes administratives, etc. La
considération de l’impact de ces actions sur une période d'une année ne per-
met de mettre en évidence qu’une partie des coûts et avantages et cela pour-
rait déformer les évaluations qui sont susceptibles d’éclairer la décision. Ce
qui justifie le caractère pluriannuel d’un budget de programme intégrant la dé-
cision budgétaire annuelle dans une perspective à moyen terme.

11
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Améliore le suivi du niveau d’activité des services publics ainsi que leur impact
auprès de la population ;
Rend efficace la gestion et significatif pour le contrôle des dépenses publiques
car la technique du budget de programme est fondée sur le rapprochement
des moyens avec les activités (budgétisation), les résultats attendus et les ob-
jectifs poursuivis et enfin les divers impacts. Le budget de programme est
compatible avec les soucis de gestion et de contrôle des dépenses publiques ;
D’être le bon instrument d’information du Parlement et plus généralement de
la population.

12
Ab
Partie 1 : Le budget de l’E
Présentation du Budget de Moyen pour le vote
Loi de Finances 200213
Budget par Institution - Dépenses en milliers de FMG
LFI 2001 Reconduction Mes. Nou
14
15 SECRETARIAT D'ETAT CHARGE DE LA SECURITE PUBLIQUE 65 929 419 66 504 952 11 797 54
00 Budget Général 65 660 919 66 236 452 11 797 5
2 Opérations courantes - solde 44 419 452 44 419 452 11 016 5
60 Charges de personnel 44 419 452 44 419 452 11 016 5
601 Salaires et accessoires 44 419 452 44 419 452 11 016 5
3 Opérations courantes hors solde 18 041 467 17 817 000 781 0
21 Immobilisations corporelles 1 888 206 1 888 206 309 5
216 Achat de matériels et outillages 1 073 310 1 073 310 59 5
217 Matériel de transport 814 896 814 896 250 0
60 Charges de personnel 542 000 535 000 47 0
603 Indemnités et avantages liés à la fonction 542 000 535 000 47 0
61 Achats de biens 9 856 378 9 706 378 254 5
611 Achats de biens de fonctionnement général 8 136 625 8 015 625 166 5
612 Achats de biens à usage spécifique 707 044 682 044 25 0
613 Carburants, Lubrifiants et combustibles 1 012 709 1 008 709 63 0
62 Achats de services 3 046 275 2 991 808 107 0
621 Entretien et maintenance 1 712 216 1 679 749 91 5
622 Charges de représentation, d'information, de 39 852 39 852
623 Charges de transport 664 597 647 597 60
624 Indemnités de mission 521 570 516 570 95
625 Services divers 108 040 108 040
63 Charges permanentes 1 635 608 1 635 608 21 0
631 Eau et électricité 647 077 647 077
632 Poste et télécommunications 952 488 952 488 10

13
Budget des moyens voté en 2002
14
La dépense est considérée comme un objectif final. Sur ce, la pratique est de majorer d’année en année les crédits inscrits da
précisément ses utilités et ses finalités. On n'arrive même pas à définir de manière chiffrée les dépenses. Aucun indicateur d’efficac
15
Enfin, corollaire de tout ce qui précède, le contrôle de l’exécution du budget est purement comptable et juridique. En effet, il
crédits alloués et sur le respect de la règle de gestion budgétaire car la réglementation en vigueur ne lui permet pas la vérification
est ainsi pour le contrôle du parlement qui reste essentiellement dans une approche quantitative du budget, basée uniquement
d’évolution.
16
(i) Le budget est limité sur un cadre annuel et aucune évaluation précise et exhaustive, sauf exception, ne sera effectuée par suite
cadre du prochain budget. (ii) Le budget tel qu'il se présente est le résultat du recensement des moyens à mettre en œuvre par ch
l’indication du coût des actions à entreprendre
Ab
Partie 1 : Le budget de l’E
633 Charges locatives 36 043 36 043 20 0
65 Transferts et subventions 1 073 000 1 060 000 42 0
653 Bourses 590 600 590 100 15
654 Contributions obligatoires 234 939 234 939
656 Transferts aux privés 247 461 234 961 40 5
6 Opérations d'investissements (PIP) 3 200 000 4 000 000
20 Immobilisations incorporelles 50 000 50 000
201 Frais de recherches et d'études 50 000 50 000
21 Immobilisations corporelles 3 150 000 3 950 000
213 Construction ou réhabilitation: Bâtiments 2 650 000 2 500 000
216 Achat de matériels et outillages 500 000 1 450 000
02 Compte particulier 268 500 268 500
3 Opérations courantes hors solde 268 500 268 500
61 Achats de biens 182 500 182 500
611 Achats de biens de fonctionnement général 79 500 79 500
612 Achats de biens à usage spécifique 15 000 15 000
613 Carburants, Lubrifiants et combustibles 88 000 88 000
62 Achats de services 86 000 86 000
621 Entretien et maintenance 86 000 86 000
Ab
Partie 1 : Le budget de l’E

Présentation du Budget de Moyen pour exécution


Loi de Finances 2002
Budget d'exécution - Dépenses en milliers de FMG

Nat. Imp. Adm. Pdp INSTITUTION OU MINISTERE SORDONA CDE Tp Assignata


15.00 SORDONA SE SEC. PUB. CENTRAL
00 Budget Général
00-15-0-110 DIRECTEUR ADMINISTRATIF ET FINANCIER17 15.00 10101.003 10101.100
3 00-15-0-100 SECRETARIAT GEN
61 Achats de biens
611 Achats de biens de fonctionnement général
613 Carburants, Lubrifiants et combustibles
62 Achats de services
621 Entretien et maintenance
622 Charges de représentation, d'information, de documentation e
623 Charges de transport
624 Indemnités de mission
63 Charges permanentes
631 Eau et électricité
632 Poste et télécommunications
3 00-15-0-110 DIRECTION ADMINISTRATIVE ET FINANCIER
21 Immobilisations corporelles
216 Achat de matériels et outillages
217 Matériel de transport
60 Charges de personnel
603 Indemnités et avantages liés à la fonction
61 Achats de biens
611 Achats de biens de fonctionnement général
612 Achats de biens à usage spécifique
613 Carburants, Lubrifiants et combustibles
62 Achats de services
621 Entretien et maintenance
622 Charges de représentation, d'information, de documentation e
623 Charges de transport
624 Indemnités de mission

17
Le cadre de gestion est jugé rigide et peu responsabilisant, ce qui oblige aux gestionnaires de dépenser les crédits afin d'éviter le
18
Le cadre budgétaire, calqué sur l’organisation administrative implique des dotations par service et non par objectif
Ab
Partie 1 : Le budget de l’E
625 Services divers
63 Charges permanentes
631 Eau et électricité
632 Poste et télécommunications
633 Charges locatives
65 Transferts et subventions
654 Contributions obligatoires
656 Transferts aux privés
6 00-15-0-901 SECURITE INTERIEURE: VOLET POLICE NATIONA
20 Immobilisations incorporelles
201 Frais de recherches et d'études
2011Formation
21 Immobilisations corporelles
213 Construction ou réhabilitation: Bâtiments
2131Bâtiments administratifs
216 Achat de matériels et outillages
2161Matériels Techniques
00-15-0-140 DIRECTEUR DE L'ECOLE NAT SUP DE LA POLICE 15.00 10101.003 10101.1
3 00-15-0-140 ECOLE NAT. SUPERIEURE DE LA POLICE N
21 Immobilisations corporelles
216 Achat de matériels et outillages
60 Charges de personnel
603 Indemnités et avantages liés à la fonction
61 Achats de biens
611 Achats de biens de fonctionnement général
612 Achats de biens à usage spécifique
613 Carburants, Lubrifiants et combustibles
62 Achats de services
621 Entretien et maintenance
Ab
Partie 1 : Le budget de l’E

Présentation du Budget de Programme pour le vote


Budget voté - Budget de Programme 2005 - 2007 : dépenses en Ariary

Institution ou Ministère Autorisation PLF 2005 Prévision


15 SECRETARIAT D'ETAT A LA SÉCURITÉ PUBLIQUE20 106 418 387 147 30 449 600 000 37 885 698 2
00 Budget Général 106 248 563 562 30 390 000 000 37 830 816 7
Mission
15 Sécurité publique 106 248 563 562 30 390 000 000 37 830 816 7
Programme
15-0 Organisation et Administration 26 461 963 334 3 574 619 270 11 386 484 1

Objectif
15-0-0 Revaloriser l'image de la police et de la fonction policière 26 461 963 334 3 574 619 270 11 386
Indicateurs d'Objectifs
15-0-0-0 Tenue d'hiver et d'été à tous fonctionnaires Nombre 4 000,
de Police
15-0-0-1 Mémento et manuels de procédures Nombre 500,00 100,
d'exécution de tâches professionnelles
élaborés et diffusés à tous services
15-0-0-2 Diminution du taux d'indisciplinePourcentage 3,00 2,
Résultat
15-0-0-0 Gestion des ressources humaines et financières améliorée 26 461 963 334 3 574 619 270 11 3
Indicateurs de Résultats
15-0-0-0-0 Cadres formés en gestion Nombre 50,00 60,00 70,0
15-0-0-0-1 Dossiers en corruption et délinquances Pourcentage 20,00 50,0

19
Tient compte du fait que la plupart des effets des actions gouvernementales ne sont perçues que très tardivement après des mois,
investissements, des réformes administratives, etc. La considération de l’impact de ces actions sur une période d'une année ne perm
coûts et avantages et cela pourrait déformer les évaluations qui sont susceptibles d’éclairer la décision. Ce qui justifie le caractè
intégrant la décision budgétaire annuelle dans une perspective à moyen terme
20
Au niveau du Secrétariat d’Etat à la Sécurité Publique : la répartition des allocations à voter se répartie par Mission (ex : sécurité
et Administration), Objectif (ex : Revaloriser l'image de la police et de la fonction policière), Indicateur d’objectif (ex : Tenue d'hi
Résultat (ex : Gestion des ressources humaines et financières améliorée), Indicateur de résultat (ex : Cadres formés en gestio
d’information du Parlement et plus généralement de la population », « facilite l’allocation rationnelle des ressources publiques rare
considérées comme les plus prioritaires. » et « Assure une meilleure cohérence entre les données financières et les objectifs fixés »
Ab
Partie 1 : Le budget de l’E

Économiques, financiers traités


Programme
15-1 Renforcement du Dispositif National de Sécurité Publique 79 786 600 228 26 815 380 730 26 444 332 5
Objectif
15-1-0 Renforcer la Police administrative et de proximité 79 534 015 338 26 745 206 330 26 3
Indicateurs d'Objectifs
15-1-0-0 Postes de police dans les quartiers des Nombre 8,
grandes villes de Madagascar
15-1-0-1 Postes de police de proximité mis en place Nombre 50,
et opérationnels
15-1-0-2 Fokontany les plus sensibles ayant un poste Nombre 100,
de police
Résultat
15-1-0-0 Confiance de la population et des opérateurs économiques 79 534 015 338 26 745 206 330 26 360
Indicateurs de Résultats
15-1-0-0-0 Plaintes contre la Police Pourcentage 35,00 25
Objectif
15-1-1 Renforcer la sécurité aéroportuaire, maritime et côtière 252 584 890 70 174 400
Indicateurs d'Objectifs
15-1-1-0 Taux de couverture spatialePourcentage 60,00 70,0
Résultat
15-1-1-0 Efficacité et maîtrise de la fonction policière dans toutes des 252 584 890 70 174 400
Directions régionales côtières et Commissariat de police des
Fivondronana
Ab
Partie 1 : Le budget de l’E
Présentation du Budget de Programme pour exécution
Budget d'exécution 2005: dépenses en Ariary

Ministère Mission Programme Objectif Résultat Gestionnaire Comptable Controle Autorisation


Activité Indicateur d'activité d'Activité Financier d'Engagement
1-15-0- Ordonnateur SECONDAIRE P 0 00-15-0-110 10101.100 10101.004 8 034 451 552 2 820 388 4
000
15 SECRETARIAT D'ETAT A LA SÉCURITÉ PUBLIQUE 8 034 451 552 2 820 388 4
15 Sécurité publique 8 034 451 552 2 820 388 4
15-0 Organisation et Administration 8 034 451 552 2 820 388 4
15-0-0 Revaloriser l'image de la police et de la fonction policière21 8 034 451 552 2 820 388 4
Indicateurs d'Objectifs
15-0-0-0 Tenue d'hiver et d'été à tous fonctionnaires Nombre 4 000,
de Police
15-0-0-1 Mémento et manuels de procédures Nombre 500,
d'exécution de tâches professionnelles
élaborés et diffusés à tous services
15-0-0-2 Diminution du taux d'indisciplinePourcentage3,00 2,
15-0-0-0 Gestion des ressources humaines et financières améliorée 8 034 451 552 2 820 388 4
Indicateurs de Résultats
15-0-0-0-0 Cadres formés en gestion Nombre 50,00 60,00 70,0
15-0-0-0-1 Dossiers en corruption et délinquances Pourcentage 20,00 50,0
économiques, financiers traités
3 00-15-0-110-0 00000 DIRECTION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE. 6 566 137 8
15-0-0-0-0 Renforcer la capacité du personnel et garantir en permanence l'adéquation emploi recrutement formati
00.01.31.80.09 Dossiers du personnel informatisés Pourcentage
Libellé réalisation Date début Date Fin
GESTION ES RESSOURCES HUMAINES ET 01/01/2005 31/12/2007 6 566 137 8
FINANCIERES AMELIOREES
2011 Formation 37 500 000 10 000 0
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 37 500 0

21
Rend efficace la gestion et significatif pour le contrôle des dépenses publiques car la technique du budget de programme est fond
les activités (budgétisation), les résultats attendus et les objectifs poursuivis et enfin les divers impacts. Le budget de programme es
de contrôle des dépenses publiques
22
Eclaire les divers intervenants pour faciliter la négociation budgétaire, puisqu’il met en relation les objectifs, les résultats attendu
teindre tout en donnant un nouveau piste de réflexion sur les choix économiques et sociaux et en fixant l’attention sur les points ess
Ab
Partie 1 : Le budget de l’E
2161 Matériels Techniques 140 358 000 40 000 0
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 140 358 0
2163 Matériels informatiques 113 998 149 37 999 3
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 113 998 1
2164 Matériel et mobilier de bureau 197 000 000 50 000 0
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 197 000 0
2165 Matériel et mobilier de logement 30 000 000 10 000 0
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 30 000 0
2171 Renouvellement des véhicules du parc Administratif 638 937 600 212 979 2
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 638 937 6
6031 Personnel permanent 372 230 600 133 210 2
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 372 230 6
6111 Fournitures et articles de bureau 80 000 000 20 000 0
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 80 000 0
6112 Imprimés, cachets et documents administratifs 2 683 150 000 1 274 490 0
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 2 683 150 0
6113 Consomptibles informatiques 181 841 061 52 000 6
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 181 841 0
6114 Produits, petits matériels et menues dépenses d'entretien 33 000 000 5 000 0
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 33 000 0
6115 Petit outillage et fournitures d'atelier 35 998 680 11 999 5
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 35 998 6
6117 Habillement23 769 975 000 211 450 0
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 769 975 0

23
Assure une meilleure cohérence entre les données financières et les objectifs fixés
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Calendrier et Processus d’élaboration du Budget24


L’élaboration du budget s’étale sur une année. Suite aux différentes réformes enta-
mées, qui fait que les calendriers sont toujours bousculés, le déroulement global de
l’élaboration du budget peut être résumé comme suit :
Activités Début Fin Acteurs
Perspectives : Début janvier mi-mars n
o Analyse détaillée des dépenses et des DGB
recettes
o Note de la DGB25 pour le Ministre en DGB
charge pour le MEFB26 traçant les pre-
mières esquisses budgétaires
Lettre de cadrage : mi-mars n mi-avril n
o Définition de la Politique Budgétaire DGB et les acteurs cen-
pour l’année n+1 au regard des prévi- traux27
sions macro-économiques annoncées
o Lettre de cadrage du Premier Ministre
aux Ministres et Institutions DGB et les acteurs cen-
traux
Conférences budgétaires de première phase : mi-avril mi-juin
o Propositions des Ministères et Institu- DBM28
tions
o Conférences Budgétaires
DGB et DBM
Arbitrages et lettre plafond mi-juin Fin - juin DGB sous l’autorité du
MEFB et du Premier
Ministre
Finalisation du Projet de Loi de Finances
o Préparation détaillée du Budget début juillet fin juillet DBM
o Revu des finances publiques avec les début septem- mi-septembre DGB, acteurs centraux
bailleurs bre fin – septem- et bailleurs de fonds
o Conférences Budgétaires de deuxième mi - septembre bre DGB et DBM
phase mi – octobre
o Finalisation du budget début octobre mi - octobre DGB et DBM
o Présentation en conseil des Ministres mi - octobre MEFB
Dépôt au Parlement 30 octobre29 Parlement
Publication 31 déc DGB

24
Extrait d’une note interne du Secrétaire Général du Ministère en Charge du Budget en 1999 et ajusté au sys-
tème français - Source : Le budget de l’Etat, de la préparation à l’exécution (Les Editions de Bercy, 1995) page
36.
25
Direction Générale en Charge du Budget auprès du MEFB
26
Ministère de l’Economie, des Finances et du budget
27
Economie, Finances, Budget et Banque Centrale
28
Direction en charge du Budget auprès des Ministères et Institutions.
29
Le projet de loi de finances de l'année, y compris le rapport et les annexes explicatives prévues à l'article 44,
est déposé et distribué au plus tard le 30 octobre de l'année qui précède l'année d'exécution du budget - Art. 46
du LOLF

21
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Le processus peut être schématisé comme suit :

DSRP
o Axes stratégiques
o Objectifs globaux par secteur
o Objectifs intermédiaires par secteur

Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) arrêté par le


Gouvernement
o Missions par Ministère ≈ secteur du DSRP
o Programme par Mission ≈ Axes stratégiques
o Objectif par programme ≈ Objectif global
Indicateur d’objectif quantifie l’objectif
o Résultat par objectif ≈ Résultat
Indicateur de résultat quantifie le résultat

Cadrage Economique et finan-


cier

Programmation budgétaire
o Par service ou projet à strictement
dans le cadre du CDMT
o Par mission, programme, objectif, ré-
sultat, activité et indicateur d’activité

Vote du Parlement

22
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Exécution du budget

Une fois le budget voté par le Parlement, différents actes réglementaires et docu-
ments sont préparés par la Direction Générale en charge du Budget, validés par les
autorités et distribués, par la Direction Générale en charge du Budget, aux acteurs
de l’exécution du budget.

Les actes réglementaires précédents la mise en place du budget :


Avis de constitutionnalité de la Haute Cour Constitutionnalité.
Promulgation par le Président de la République.
Décret de Répartition des Crédits30 par cadre31 et catégorie de crédits par le
Gouvernement.
Arrêté portant ouverture de crédits32 – par ordonnateur par le Ministre en
charge des Finances et du Budget.

Les Documents utilisés par les acteurs budgétaires :


o Circulaire d’exécution budgétaire33 indiquant dans les détails les procédures
d’exécution des recettes et des dépenses du budget de l’Etat.
o Le budget d’exécution – détails des prévisions :
En dépense, ventilé et distribué par :
o Ordonnateur
o Contrôleur Financier
o Trésorerie principale assignataire
o Gestionnaires d’Activités
En recette, ventilé et distribué par :
o Ordonnateur
o Régisseurs de Recettes
o Trésorerie principale assignataire
o Gestionnaires d’Activités

30
Décret n° 2005-004 du 11 janvier 2005.
31
LOLF
32
Arrêté n° 020/2005 du 11 janvier 2005.
33
Circulaire n°001 – MEFB/SG/DGDP/DB/DF du 11 janvier 2005

23
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Les intervenants dans l’exécution budgétaire à partir 2005

Ordonnateur Principal :
• Conformément à l’article 52 de la Loi Organique sur les Lois de Finances, le
Premier Ministre, Chef du Gouvernement est l’Ordonnateur Principal du Bud-
get de l’Etat. Il délègue ses pouvoirs aux Ministres chargés des Finances et
du Budget et aux autres Ministres pour les dépenses de leurs départements. Il
est fait exception à ces dispositions en ce qui concerne les crédits affectés
aux dépenses des Institutions et des Assemblées Parlementaires lesquelles
sont ordonnancées par leur Président respectif ou les personnes ayant reçu
délégation à cet effet .
• L’ordonnateur principal prend le décret de répartition de crédits qui répartis les
crédits par mission programme, catégorie, chapitre, article et paragraphe aux
ministères et Institutions conformément au budget d’exécution.

Ministère chargé des Finances et du Budget (MEFB):


En recette :
• Analyse les rapports ;
• Prend des actions correctives et préventives.
En dépense :
• Prend l’arrêté portant ouverture de crédits par ordonnateur dans le budget
d’exécution.
• Elabore et diffuse le Circulaire d’exécution budgétaire concernant procédures
particulières d’exécution de recettes et de dépenses et adressés aux respon-
sables de l’exécution du budget.

Ministère / Institution:
• Est l’organe d’exécution du Budget de l’Etat.
• Nomme par arrêtés les Ordonnateurs, les Gestionnaires d’Activités et les Per-
sonnes Responsables des Marchés Publics.

Unité de Suivi Evaluation :


• Assure le suivi des opérations pour l’exécution des recettes et des dépenses
• Centralise les rapports d’activités (Comptabilité des activités) ;
• Consolide, rapproche et analyse les réalisations et les prévisions (tableau de
bord périodique) ;
• Justifie et motive les écarts résultants du rapprochement ;
• Etablit le rapport annuel.

Gestionnaire d’activité34 :
En recette :
• Il est d’une manière générale le responsable de service placé auprès de
l’Ordonnateur Secondaire et qui est chargé de l’accueil et de la sensibilisation
des contribuables sur les obligations relatives aux impôts, taxes et autres re-
cettes ;
• Il contrôle formellement les déclarations des contribuables.

34
Décret 2004-571 définissant les attributions et la responsabilité de l’ordonnateur dans les phases de l’exécution
de la dépense – Art. 6

24
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

En dépense :
• Il est d’une manière générale le responsable de service placé auprès de
l’Ordonnateur Secondaire et qui a qualité à présenter à ce dernier des propo-
sitions de dépenses pour assurer la réalisation du programme auquel il contri-
bue.
• Il est en charge de l’exécution des activités.
• Il met à jour les devis de chaque activité à réaliser.
• Il prépare le Programme de Travail Annuel.
• Il certifie le service fait après livraison de services ou travaux.

Ordonnateur Secondaire35 :
En recette :
• Constate les droits, liquide, ordonnance et met en recouvrement les recettes
• Etablit le tableau de bord et les rapports d’activités périodiques du centre de
recettes
• Prépare le dossier administratif pour accréditation auprès du Comptable Assi-
gnataire de rattachement
• Prépare les dossiers de liquidation et d’ordonnancement des recettes
En dépense :
• Prépare le dossier administratif pour accréditation auprès du Comptable Assi-
gnataire de rattachement
• Prépare le bordereau de pièces d’engagement à soumettre au visa du
Contrôle Financier
• Prépare les dossiers de liquidation et d’ordonnancement des dépenses
• Préparer le Programme Technique et Budgétaire Annuel
• Gère les crédits alloués
• Gère la législation et de la réglementation relative aux marchés publics
• Gère la législation et de la réglementation relative aux Personnels de l’Etat.
• Etablit les ordres de réquisitions dont fait usage en matière des dépenses
• Effectue les opérations nécessaires à l’exécution du Budget et à la production
des informations financières et de gestion, en assure la légalité et la régulari-
té.
• Met en place une structure organisationnelle et les procédures de gestion et
de contrôle interne adapté.

Contrôle Financier36 :
• Vérifie l’exhaustivité et la conformité des pièces remises par l’Ordonnateur
Secondaire.
• Viser les dossiers soumis à l’engagement.

35
Décret 2004-571 définissant les attributions et la responsabilité de l’ordonnateur dans les phases de l’exécution
de la dépense – Art. 4 et Décret N° 2005-003 portant règlement général sur la comptabilité de l’exécution budgé-
taire des organismes publics – Art. 6
36
Décret N° 2005-003 portant règlement général sur la comptabilité de l’exécution budgétaire des organismes
publics – Art. 445

25
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Comptable Assignataire37:
En recette :
Régies de recette :
• Centralise les écritures transmises par les centres de recettes
• Comptabilise les opérations de recettes
• Rapproche les opérations de versement avec les états de la Banque Centrale
Recouvrement recettes :
• Prend en charge les ordres de recettes
• Procède aux recouvrements

En dépense :
Régies d’avance :
• Ouvre le compte du Régisseur
• Octroie le chéquier au Régisseur
• Approvisionne le compte du Régisseur
• Vise le chèque transmis par le Régisseur en vue de paiement
Opérations budgétaires :
• Prend en charge les dossiers soumis au paiement
• Effectue la comptabilisation des dépenses
• Effectue le paiement au tiers créancier

Tiers:
En recette (Contribuable) :
• Effectue les opérations de déclaration auprès du Gestionnaire d’Activité
• Paie les recettes au comptable
En dépense (Fournisseur) :
• Exécute les services et travaux au niveau du Gestionnaire d’Activité
• Etablit les documents relatifs à la certification des services faits et / ou récep-
tion des travaux

Régisseur38 :
En recette :
• Assure les opérations de recouvrement
• Encaisse les sommes qui lui sont versées par les tiers contribuables
• Comptabilise les opérations pour le compte du comptable assignataire
En dépense :
• Etablit la demande d’ouverture de compte régie
• Etablit la demande d’octroie de chèque
• Etablit la demande d’approvisionnement de caisse
37
Décret N° 2005-003 portant règlement général sur la comptabilité de l’exécution budgétaire des organismes
publics – Art. 12
38
Décret N° 2005-003 portant règlement général sur la comptabilité de l’exécution budgétaire des organismes
publics – Art. 465

26
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

• Vise le crédit pour les dossiers présentés par l’ordonnateur secondaire


• Paye les sommes qui sont dues aux tiers créanciers
• Comptabilise les opérations pour le compte du comptable assignataire

Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP) :


• Etablit les dossiers d’Appel d’Offres
• Approuve le résultat d’Appel d’Offres à présenter à l’Ordonnateur Secondaire

27
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Les relations entre les différents intervenant peuvent être schématisées comme ci-
après :

En recette

Contribuables

1 5
4
Gestionnaires d’activité Comptable

2, 3 6

Ordonnateur 6 MEFB

Légende
1 : Déclaration, 2 : Constatation des droits, 3 : Liquidation, 4 : Ordonnancement, 5 :
Encaissement, 6 : situations

En dépense

Gestionnaires d’activité PRMP


1 3
7

7 Ordonnateur
5
2, 3 ou 2, 4
Contrôle Financier
Fournisseurs 10
10
7, 8
9

MEFB 10 Comptable

Légende :
1 : Planning d’activités / Moyens, 2 : Dossiers d’engagement, 3 : Dossiers d’appel
d’offre, 4 : Contrat / Convention, 5 : Ordre de Service, 6 : Certificat / Visa service fait,
7 : Liquidation, 8 : Ordonnancement, 9 : Paiement, 10 : Situations

28
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Apport de l’approche budget programme par rapport à l’approche budget des


moyens

Budget de Programme :
o Avantages :
Développe les structures analytiques de préparation, d’exécution et de
suivi du budget.
Met un lien direct entre les axes stratégiques du DSRP, les Objectifs
Globaux et intermédiaires.
Permettre la jonction entre le système de Suivi Evaluation Intégré pré-
conisé par le DSRP et la préparation, l’exécution et le suivi du budget.
Permettre la mise en place d’un Cadre de Dépenses à Moyen Terme
(CDMT).
o Inconvénients :
Les cadres légaux et réglementaires sont récents39 et nécessitent des
renforcements de capacités en matières de formation.
Les cadres méthodologiques et techniques sont en partie en stade de
conception et nécessite des améliorations : (i) comptabilité analytique
(mercuriale, gestion des ressources humaines, etc.), (ii) système
d’information intégré de gestion des finances publiques – SIGFP et
procédures et (iii) harmonisation des langages en matière des procédu-
res de Suivi Evaluation.

Budget des Moyens :


o Avantage :
Cadre maîtrisé par la majorité des acteurs.
o Inconvénients :
Difficile à mettre en liaison avec le Suivi Evaluation Intégré du DSRP du
fait de l’absence d’indicateurs inscrits dans le budget.

Qu’est-ce qu’un CDMT?


Les éléments clés d’un cadre de Dépenses (Budgétaire) à moyen terme sont les suivants :
• Un exposé des objectifs de la politique de finances publiques;
• Des prévisions macroéconomiques et budgétaires à moyen terme intégrées;
• Des estimations des dépenses et des recettes des divers ministères et services pour deux à quatre
exercices au-delà de l’exercice en cours;
• Des estimations à terme ou pour l’exercice suivant l’exercice considéré — les dépenses estimatives
pour le premier exercice sur lequel portent les estimations à moyen terme devenant la base des né-
gociations du budget pour l’exercice suivant;
• Les crédits ouverts aux ministères et services dépensiers constituent des contraintes budgétaires
rigoureuses.
Source : FMI - Manuel sur la Transparence des Finances Publiques – Encadré n°15 – page 47

39
Depuis juin 2004

29
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 1 : Le budget de l’Etat et les budgets des organismes publiques

Recommandations
La mise en place opérationnelle du budget de programme, d’un Cadre de Dépens à
Moyen Terme (CDMT), d’un système d’information informatisé intégré et la vulgarisa-
tion des procédures des finances publiques sont les éléments clés pour assurer la
transparence et la traçabilité de l’exécution des finances publiques à Madagascar
dans le cadre de la mise en œuvre du DSRP.

Pour la première année de mise en œuvre, l’administration doit faire d’énormes ef-
forts de coordination car des besoins de conceptions, d’informations, de communica-
tions, de formations et d’équipements sont indispensables : formations sur les nou-
velles procédures et nouveaux outils, équipements. Pour avoir une idée d’un tel ef-
fort, pour le seul projet de la banque Mondiale – PGDI40 – plus de 25 millions de dol-
lars financeront le SIGFP et la réforme des procédures de gestion des finances pu-
bliques.

Pour la gestion budgétaire et financière de l’Etat :


• L’administration doit penser à son organisation, afin qu’une seule direction (la
direction du budget en l’occurrence) soit le seul responsable de la gestion budgé-
taire de l’Etat (prévision et suivi de l’exécution des recettes et des dépenses).
Que cette direction soit capable d’imposer les calendriers de préparation et de
suivi du budget.
• La comptabilité informatisée (dans le cadre du SIGFP) est incontournable pour la
prise en charge du budget de programme car avec les énormes informations in-
dispensables au Suivi Evaluation Intégré du DSRP les systèmes comptables ma-
nuels ne permettront pas de piloter les activités de recentrage (i) dans les déci-
sions d’allocation budgétaire (préparation du budget) et (ii) dans les décisions in-
fra annuelles de réorientation des activités à financer (pilotage budgétaire) ;

Pour la gestion budgétaire et financière des collectivités territoriales décentralisées


(provinces autonomes, régions et communes) et des établissements publics, il est
temps d’harmonisé leurs procédures budgétaires (le Plan Comptable des Opérations
Publiques de 1999 est prévu pour cette harmonisation) afin qu’ils puissent intégré le
système de suivi évaluation intégré41 du DSRP.

Beaucoup de pays présentent déjà des déclarations générales de politique budgétaire et économique.
À cet égard, il convient de faire une distinction entre les déclarations fondées sur des projections à
moyen terme des agrégats budgétaires et celles qui reposent sur des estimations à moyen terme
intégrées et cohérentes, ventilées par service dépensier. Ces dernières sont parfois désignées par
l’expression cadre budgétaire (ou Dépense) à moyen terme. Les premières sont une étape nécessaire
à l’établissement de ce cadre. .. Leur établissement représente une lourde tâche du point de vue tant
administratif que politique, et c’est surtout dans les économies avancées qu’ils ont été mis en place.

Un avantage important d’un cadre budgétaire à moyen terme pour les pays en développement et les
pays en transition est qu’il établit un lien entre le budget d’équipement et le budget de fonctionnement.
Sans la coordination résultant d’un tel lien, les informations budgétaires sont d’une utilité limitée et les
crédits prévus pour les coûts de fonctionnement et d’entretien sont souvent insuffisants… Source :
Manuel de Transparences des Finances Publiques – FMI 2001 Page 46 - 47

40
Programme pour la Gouvernance et le Développement Institutionnel.
41
« Mettre en place un cadre d’exécution des budgets nationaux cohérents, transparents et maîtrisés par tous les intervenants
budgétaires et les partenaires privés » (DSRP page : 59)

30
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Partie 2 : l’analyse du budget

31
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Adéquation Budget de Programmes et les politiques économiques du DSRP


Relation entre le DSRP et le Budget de Programme (BP)

Axes Stratégiques
(DSRP page 46)

Objectif Global (Gouverne- Programme(s) Institution ou


ment) - DSRP Ministère par mission - BP

Objectif Intermédiaire (Gou- Objectif(s) par Programme -


vernement) - DSRP BP

Indicateurs types pour le Suivi Evaluation Intégré - SEI42 - du DSRP et du BP43


• Moyens : ressources humaines, biens, services et Transferts - BP
• Activités : biens et services produits, reformes mises en œuvre – BP -SEI
• Résultats -: accès, utilisation, satisfaction – SEI – BP : Objets de suivi et évalua-
tion
• Objectif44: effet sur les conditions de vie des ménages - SEI
Relations entre les indicateurs
SEI
Objectif n-1, n, n+1, n+2, Effet sur les conditions de vie (attendus et réalisés
n+3 n+1)
- mortalité infantile et infanto-juvénile
- incidence de maladies spécifiques
BP
Processus

Résultats n-1, n, n+1, n+2, Accès, utilisation et satisfaction (attendus et réalisés


n+3 n+1)
- nombre d’enfants vaccinés
- % à moins de 5 km d’un centre de santé
Activités n-1, n, n+1, n+2, Biens et services produits (attendus et réalisés n+1)
n+3 - nombre d’infirmières
- Médicament disponible
Moyens n-1, n, n+1, n+2,
n+3
Biens et services (n) + mesures nouvelles (n) = Biens
et services (n+1) attendus = dépenses santé primaire
- nombre d’infirmières
- Médicament disponible

42
Cf. DSRP page 128
43
Dans les comptabilités administratives de l’administration, on aura pour les indicateurs de moyens et activités
une prévision et une réalisation dans le cadre du SIGFP
44
Mesures des impacts qui permet l’infléchissement sur les choix budgétaires dans le cadre du SEI : Evaluation
(auprès de bénéficiaires) -> Choix axes stratégiques -> Choix Budgétaires -> élaboration des activités (vote du
budget) -> Mise en œuvre (Exécution) -> suivi (dans le cadre SIGFP) et évaluation des impacts (auprès des bé-
néficiaires)

32
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Les nomenclatures budgétaires du Budget de Programme

Vote du Budget :
Si auparavant, dans le budget des Moyens est voté :
Par Ministère (ou Institution)
Et par Chapitre
Dans le Budget de Programme, il est voté :
Par Ministère (ou Institution) et par Mission45
Par Programme46
Par Objectif avec des Indicateurs d’objectifs sur trois ans
Et par Résultat avec des Indicateurs de résultats sur trois ans

Exécution du Budget :
Si auparavant, les crédits sont ouverts :
Ministère (ou Institution) et par Gestionnaire de crédits
Par catégorie de dépenses, services dépensiers ou projet et Program-
me47
Par Compte et Financement
Dans le Budget de Programme, les crédits sont ouverts :
Par Ministère (ou Institution) et Ordonnateur des recettes ou dépenses
Par Mission
Par Programme
Par Objectif avec des Indicateurs d’objectifs sur trois ans
Par Résultat avec des Indicateurs de résultats sur trois ans
Par gestionnaire d’activité
Par Activité avec des Indicateurs d’activités à atteindre pour l’année
considérée, Action de concrétisation de l’activité avec indication de sa
date début et de sa date fin (Libellé de réalisation dans le budget
d’exécution)
Par catégorie de dépenses, Service Opérationnel des activités (service
dépensier ou de recouvrement ou projet) et Commune48
Par Compte et Financement

45
Une mission comprend un ensemble de programmes concourant à une politique publique définie. Seule une
disposition de loi de finances d'initiative gouvernementale peut créer une mission – Art 9 du LOLF
46
Un programme regroupe les crédits destinés à mettre en œuvre une action ou un ensemble cohérent d'actions
relevant d'un même ministère et auquel sont associés des objectifs précis, définis en fonction de finalités d'intérêt
général, ainsi que des résultats attendus et faisant l'objet d'une évaluation– Art 9 du LOLF
47
Structure indicatif qui n’a été utilisé dans la réalité que pour le suivi de l’IPPTE à partir de 2001 (Programme
9)
48
Unité géographique de base de localisation de la réalisation des activités

33
Ab

Lecture du Budget d’exécution


Budget d'exécution 2005: dépenses en Ariary
Ministère Mission Programme Objectif Résultat Gestionnaire Comptable Controle Autorisation
Activité Indicateur d'activité d'Activité Financier d'Engagement
1-15-0- Ordonnateur SECONDAIRE P 049 00-15-0-11050 10101.10051 10101.00452 8 034 451 552 2 820 388 4
000
15 SECRETARIAT D'ETAT A LA SÉCURITÉ PUBLIQUE53 8 034 451 552 2 820 388 4
54
15 Sécurité publique 8 034 451 552 2 820 388 4
15-0 Organisation et Administration55 8 034 451 552 2 820 388 4
15-0-0 Revaloriser l'image de la police et de la fonction policière56 8 034 451 552 2 820 388 4
Indicateurs d'Objectifs
15-0-0-0 Tenue d'hiver et d'été à tous fonctionnaires 57Nombre 4 000,00 5 000,
de Police
15-0-0-1 Mémento et manuels de procédures Nombre 500,00 100,
d'exécution de tâches professionnelles
élaborés et diffusés à tous services
15-0-0-2 Diminution du taux d'indisciplinePourcentage3,00 2,
58
15-0-0-0 Gestion des ressources humaines et financières améliorée 8 034 451 552 2 820 388 4
Indicateurs de Résultats
15-0-0-0-0 Cadres formés en gestion59 Nombre 50,00 60,00 70,0
15-0-0-0-1 Dossiers en corruption et délinquances Pourcentage 20,00 50,0
économiques, financiers traités
360 00-15-0-100-061 0000062 SECRETARIAT GENERAL 1 468 313 6
15-0-0-0-0 Renforcer la capacité du personnel et garantir en permanence l'adéquation emploi recrutement formati
49
Ordonnateur
50
Gestionnaire d’activité
51
Comptable assignataire de dépenses
52
Contrôle Financier
53
Ministère ou Institution
54
Mission
55
Programme
56
Objectif
57
Indicateur d’objectif
58
Résultat
59
Indicateur de résultat
60
Catégorie de dépense
61
Service Opérationnel d’Activité
62
Commune
63
Activité
Ab

00.01.33.80.44 Système informatisé des données64 Pourcentage


65
Libellé réalisation Date début Date Fin
COORDINATION GENERALE RENFORCEE01/01/2005 31/12/2005 1 468 313 6
6111 Fournitures et articles de bureau66 65 000 000 15 000 0
10-001-001-A-BUDGET67 Convention: BUDGET 65 000 0
6112 Imprimés, cachets et documents administratifs 40 000 000 10 000 0
10-001-001-A-BUDGET Convention: BUDGET 40 000 0
6113 Consomptibles informatiques 130 998 000 36 000 0

64
Indicateur d’activité
65
Concrétisation de l’activité
66
Compte
67
Financement plus les conventions de financement
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Structures et Définitions
Les définitions développées ici concernent les prévisions de dépenses de la loi de
finances 2005 (elle est développée selon la lecture du budget d’exécution – du haut
vers le bas). La structure est la même en recette. Les exemples sont à titre illustratif
et les possibilités d’analyses sont indicatives (type d’analyse) et qualitatives (niveau).
Tous les concepts développés ci-après sont codifiés et permettent l’évaluation des
moyens (budget) dans les détails.

Mission
Une mission est la principale raison d’être d’une organisation. Au sein du secteur
public, la mission correspond à une politique publique, c’est elle qui donne lieu à
l’expression de choix politiques.

Un Ministère peut avoir une ou plusieurs missions. Ainsi le Ministère de l’Education


Nationale et de la Recherche Scientifique inclut les missions ci – après : 81 – Ensei-
gnement de base, 82 – Enseignement secondaire, 83 - Enseignement Technique, 84
- Enseignement Supérieur, 85 – Recherche Scientifique.

Les Institutions (Présidence, Sénat, Assemblée Nationale, Haute Cour Constitution-


nelle, Primature) sont considérées comme des missions propres de la République.

Une mission regroupe un ensemble de programmes.

Dans la nouvelle loi organique, la mission est l’unité de vote du parlement.


Exemple de missions pour le ministère de la santé : 71 – santé, 72 – planning familial

Analyses possibles :
Type d’analyse Niveau Conditions
Gestion Global Engagement, Liquidation, ordonnancement et paie-
ment
Efficacité Global Par rapport au réalisation sur terrain (après évaluation)
Efficience Global Par rapport au réalisation sur terrain et les dépenses
Comparaison dans le temps Global S’il n’y a pas de création ou suppression de mission
entre les lois de finances
Comparaison entre mission Global S’il n’y a pas de création ou suppression de mission
entre les lois de finances

36
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Programme
Un programme est un regroupement d’activités aussi homogènes que possible
pour transformer une combinaison cohérente de moyens (humains, matériels et fi-
nanciers) en résultats attendus en vue d’atteindre un certain nombre d’objectifs
précis définis en fonction de finalités d’intérêt général.
Dans la nouvelle loi organique, le programme est l’unité de spécialité des crédits.
Exemples de programme du Ministère de la santé :
o 71-1 Accès aux services de santé de qualité
Le programme « Accès aux services de santé de qualité » est le programme n°2 de
la mission 71 – Santé du Ministère de la Santé et du Planning familial.
o 71-4 Lutte contre les maladies transmissibles est le programme n°5 de la mis-
sion 71 – santé.

Code programme = Code mission + numéro d’ordre séquentiel (0 à 9) à l’intérieur de


la mission.

Analyses possibles :
Type d’analyse Niveau Conditions
Gestion Global Engagement, Liquidation, ordonnancement et paie-
ment
Efficacité Global Par rapport au réalisation sur terrain (après évaluation)
Efficience Global Par rapport au réalisation sur terrain et les dépenses
Comparaison dans le temps Global S’il n’y a pas de création ou suppression entre les lois
de finances
Comparaison entre programme Global S’il n’y a pas de création ou suppression entre les lois
de finances

Objectif
Un objectif est le résultat final (outcome) à atteindre dans le cadre de ce pro-
gramme.
l’atteinte d’un objectif doit pouvoir être imputée à la mise en œuvre des
crédits budgétaires inscrits au programme.
La formulation d’un objectif de programme reflète la démarche volonta-
riste de l’Etat en vue de l’atteindre.
Les objectifs sont orientés en priorité vers la réalisation des objec-
tifs du DSRP.
Exemple :
« 71-4-0 Eliminer la Lèpre et la Filariose Lymphatique » est le premier objectif du
programme « 71-4 Lutte contre les maladies transmissibles »

Code objectif = code programme + numéro d’ordre séquentiel (0 à 9) à l’intérieur du


programme.

Indicateur d’objectif
Il sert à quantifier les objectifs à atteindre sur trois ans (2005, 2006, 2007 pour
l’année 2005)

Exemple :
Code Libellé Unité 2005 2006 2007
71-4-0-1 Prévalence de la filariose Pourcentage 19,00 9,00 4,50

37
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

« 71-4-0-1 Prévalence de la filariose » est le deuxième indicateur de l’objectif « 71-4-


0 Eliminer la Lèpre et la Filariose Lymphatique ».

Code indicateur d’objectif = code objectif + numéro d’ordre séquentiel (0 à 9) à


l’intérieur du programme.

Résultat
Les résultats (output) sont les produits des activités mises en œuvre par les ges-
tionnaires d’activité .Un ensemble de résultats attendus contribue à la réalisation
d’un objectif.
Un résultat attendu est à exprimer à la forme passive ou sous une forme indiquant
l’opérationnalité d’un résultat.
Exemple :
« 71-4-0-0 Prise en charge des cas améliorée » est le premier résultat de l’objectif
« 71-4-0 Eliminer la Lèpre et la Filariose Lymphatique ».

Code résultat = code objectif + numéro d’ordre séquentiel (0 à 9) à l’intérieur de


l’objectif.

38
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

La ligne budgétaire est composée des éléments ci-après

Compte Structure
Catégorie d’opérations |__|: 1 Opération de la dette, 2 Fonctionnement courant solde, 3 Fonc-
tionnement courant hors solde, 4 Fonctionnement courant hors solde
exceptionnel, 5 Investissement, 6 Fonctionnement courant hors solde
structurel, 7 Opération de financement
Imputation Administra- |__|__|-|__|__|-|__|-|__|__|__| : Elle indique le service gestionnaire
tive d’activité
Code de Différenciation |__| : 0 Service, 1 Projet
de Dépenses (CDD)
Service Opérationnel |__|__|-|__|__|-|__|-|__|__|__|-|__| : Imputation Administrative + ‘-‘
des Activités SOA CDD
Commune |__|__|__|__|__| : unité géographique élémentaire.
Activité |__|__|-|__|-|__|-|__|-|__|: Mission, programme, Objectif, Résultat,
activité
Indicateur d’activité |__|__|.|__|__|.|__|__|.|__|__|.|__|__| : cf. structure ci-après
Compte économique |__|__|__|__|: PCOP
Financement |__|__|-|__|__|__|-|__|__|__|-|__| : Financement, bailleur, agence
d’exécution, contre partie.

Exemple :
3 00-71-0-230-0 00000 71-4-2-1-0 00.09.50.10.DF 2011 30-001-001-L-FNUAP/114-L

Catégorie de dépenses
Budget (il permet d’identifier tous les budgets nationaux, cf. encadré ci après)
Mission – cf. annexe 4.
Niveau
Service ou projet68
Code de différenciation de dépense
Commune de localisation du service ou du projet – cd. Annexe 5.
Activité
Indicateur d’activité
Compte économique (PCOP)
Financement
Bailleur.
Agence d’exécution
Contre partie
Convention de
financement

68
DIR. LUTTE CONTRE LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ( DLIST )

39
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

o Activité
Les activités sont les actions qui doivent être entreprises pour produire les résultats
attendus. Les actions détaillent le contenu des activités en éléments de travail de
plus en plus précis ; ce qui facilite le calcul des coûts.
Une activité est à exprimer à l’infinitif.
Exemple :
« 71-4-0-0-6 Approvisionner les centres en réactifs et consommables de labora-
toire » est la septième activité pour l’atteinte du résultat « 71-4-0-0 Prise en charge
des cas améliorée ».

Code activité = code résultat + numéro d’ordre séquentiel (0 à 9) à l’intérieur du ré-


sultat.

o Indicateur d’activité
L’indicateur d’activités sert à mesurer le niveau d’activités à atteindre par service
opérationnel d’activités. Cet indicateur est conçu par les services centraux en charge
du budget des Ministères et Institutions.

C’est à chaque service opérationnel d’activités que revient la programmation


de leurs activités, avec mesure des niveaux d’activités qu’il pourrait atteindre –
valeurs des indicateurs d’activités - par réalisation cible qui serait adapté au
niveau de son contexte local.

o Les moyens (intrants)


Les moyens sont les ressources utilisées (ressources humaines, biens, services et
transfert) pour effectuer les activités. Le budget est évalué à partir de l’identification
des moyens par ligne budgétaire, les quantités nécessaires et leur prix unitaire :
Le budget en ressource humaine est évalué par catégorie, salaire moyen par
catégorie et unité prévue (poste budgétaire) par service opérationnel
d’activité.
Le budget en achat de bien est évalué par son identification (exemple : papier
A4 – 80 g, son prix unitaire sur le marché et unité prévue par service opéra-
tionnel d’activité, par activité et indicateur d’activité.
Le budget en achat de service est évalué par son identification (exemple :
consultant national, son honoraire homme/mois unitaire sur le marché et unité
prévue par service opérationnel d’activité, par activité et indicateur d’activité).
Le budget en transfert est évalué selon sa nature (exemple : transfert à la
commune est évalué par nombre d’habitant recensé ou évalué multiplié le
taux par habitant).

40
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Autres parties Analytiques Incluent dans le budget pour l’analyse budgétaire

Compte Structure
Imputation Fonc- |__|__|-|__|-|__|: Grande Fonction, Fonction et Sous Fonction. Cf. annexe
tionnelle 6.
Comptable assi- |__|__|__|__|__|.|__|__|__|: Code Commune de Localisation et Numéro
gnataire d’Identification
Comptable dé- |__|__|__|__|__|.|__|__|__|: Code Commune de Localisation et Numéro
légataire d’Identification
Contrôle Finan- |__|__|__|__|__|.|__|__|__|: Code Commune de Localisation et Numéro
cier d’Identification

Imputation fonctionnelle69 : Elle permet de définir la fonction ou l’objectif afin


d’examiner dans le temps les dépenses ou recettes des administrations publiques
relatives à telles ou telles fonctions et de prévoir les dépenses ou recettes futures.
Elle est indépendante de l’imputation administrative qui elle peut varier dans le temps
et donc ne permet pas de faire des analyses adéquates. Elle est divisée en trois
groupes :
Le premier groupe correspond à des objectifs généraux des administrations Pu-
bliques ;
Les deux derniers sous-groupes précisent les moyens d’atteindre ces objectifs
généraux.

Chaque Service Opérationnel d’Activités est rattachée à une seule et unique


Imputation Fonctionnelle. L’analyse par imputation fonctionnelle est la plus
utilisée car elle permet de suivre dans le temps des recettes et les dépenses
malgré les changements des structures gouvernementales.

Tous les acteurs dans l’exécution des recettes et des dépenses sont identifiés
de façon unique pour chaque ligne budgétaire.
o Comptable Assignataire
o Contrôle Financier
o Comptable Mandataire
o Régisseurs de recettes ou de dépenses

L’analyse par acteur permet de déterminer les niveaux de gestion (Déconcen-


tration Budgétaire ou de décentralisation) ou les éventuelles anomalies dans
l’exécution du budget.

69
Imputation Fonctionnelle des Administrations Publiques – FMI 2001

41
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Analyses possibles :
Type d’analyse Niveau Conditions
Gestion Détail Engagement (par ordonnateur et contrôle financier),
Liquidation et ordonnancement (par ordonnateur) et
paiement (par poste comptable)
Efficacité Détail Par rapport au réalisation sur terrain (après évalua-
tion) : par ordonnateur et gestionnaire d’activités
Efficience Détail Par rapport au réalisation sur terrain et les dépenses :
par ordonnateur et gestionnaire d’activités
Comparaison dans le temps et Détail Par imputation fonctionnelle, par commune (district,
dans l’espace région et province), par bailleur et par agence
d’exécution

Identification des budgets nationaux


Budget |__|__| : ce code permet de différencier les différents budgets nationaux. Par conven-
tion on définira la première position du budget comme la suivante :
0 : Budget de l’Etat Central ;
1 : Budget des Provinces Autonomes ;
2 : Budget des Régions ;
3 : Budget des Communes ;
La deuxième position permet de différencier les différentes catégories à l’intérieur d’un bud-
get donné. Par convention on définira
0 : Budget général
1 : Budgets Annexes ;
2 : Comptes Particuliers du Trésor ;
3 : Budget des Etablissements Publics Administratifs rattachés ;
4 : Budget des Etablissements Publics à Caractère Industriel et Commercial rattachés ;
5 : Gestion des Fonds de Contre valeur (propre à l’Etat) ;
Exemples :
00 Budget général de l’Etat Central ;
03 Budget Etablissement Public Administratif rattaché Etat Central ;
10 Budget de la Province Autonome ;
20 Budget de la Région ;
30 Budget de la Commune ;

42
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Evaluation en terme de structure budgétaire et d’évolution temporelle

Compte tenu des réformes des dernières années, les données des Opérations Glo-
bales du Trésor (OGT) sont les seules données officielles d’analyse temporelle et par
poste des prévisions et exécutions des finances publiques à Madagascar. Cette base
de données est très agrégée (Intérêts de la dette, Biens et Services, Transfert et In-
vestissement) car elle est compilée à partir des situations comptables mensuelles
des Trésoreries Principales. Elle présente par contre une ventilation fonctionnelle
(estimée) mais pas très détaillée comme celle du budget.

La structure budgétaire a toujours évolué ces treize (13) dernières années (1992 –
1997 – 1999 – 2004), la Direction du Budget, avec l’aide de la Banque Mondiale,
dispose des données budgétaires, comptables et extracomptables des années 1997
à 2004 pour une analyse détaillée par structure : (i) administrative, (ii) fonctionnelle,
(iii) économique, (iv) Programme70 et (v) géographique du budget de l’Etat (analyse
du budget des moyens).

Les projections et les évaluations dans le DSRP, sur le plan économique, financier et
budgétaire se basaient sur les travaux de la Direction Générale de l’Economie et des
départements en charge de la conception et rédaction du DSRP71. Le Budget de
Programme, comme outils analytique de prévision et de mise en œuvre, n’en est
qu’à sa première année.

Dans le futur, la structure du budget de programme et l’amélioration de la comptabili-


té publique et des comptabilités administratives – par l’informatisation – permettra la
constitution d’une base de données détaillée où toutes les nomenclatures citées ci
haut, seront pertinentes pour l’analyse du budget, Classification : (i) administrative,
(ii) fonctionnelle, (iii) économique, (iv) Programme et (v) géographique,

Néanmoins, malgré l’existence d’une base de données détaillées entre 1997 et 2004
pour l’analyse budgétaire, les nouvelles modifications dans la structure budgétaire,
mentionnées ci haut nécessite un travail de re-classification car les nomenclatures
fonctionnelles utilisées en 2000 pour ces données (Nomenclature Fonctionnelle des
Administrations Publiques du FMI – 1996) diffèrent de celles utilisées pour le budget
2005 (Nomenclature Fonctionnelle des Administrations Publiques du FMI – 2001).
L’annexe 7 jointe montre l’évolution des finances publiques de 1997 à 2004 selon
l’ancienne nomenclature fonctionnelle et les prévisions 2005 à 2007 selon la nouvelle
nomenclature.

70
Essentiellement l’IPPTE (programme 9)
71
Direction Général du Trésor, Direction Général du Plan, le Secrétariat Technique à l’Ajustement, Direction
Générale de l’INSTAT, etc.

43
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Le rapprochement entre réalisation budgétaire et objectifs sectoriels


L’objectif ici c’est d’indiquer les relations directes entre le DSRP, le Budget de Pro-
gramme et, les indicateurs de suivi – évaluation budgétaires et sectoriels, pour pou-
voir mener les analyses des politiques sectorielles et de leurs mises en œuvres.

Conceptuellement, la mise en œuvre du DSRP inclut le Budget de programme72 et la


formulation des programmes doit contribuer directement aux objectifs intermédiaires,
objectifs globaux ou axes stratégiques du DSRP73.

Les objectifs justifient directement les programmes mais peuvent être directement
par rapport aux objectifs intermédiaires, objectifs globaux ou axes stratégiques du
DSRP.

Les indicateurs d’objectifs du budget de programme sont les déclinaisons des princi-
paux indicateurs du DSRP74.

Exemple : l’indicateur d’objectif75 15-1-0-0 Postes de police dans les quartiers des
grandes villes de Madagascar, est en relation direct avec l’indicateur n°21 du
DSRP76 : Nombre d’habitants par police

Ainsi, en matière de suivi évaluation :

Les Indicateurs d’objectifs du Budget de Programme sont à comparer avec les


indicateurs de suivi du DSRP, lors des missions de Suivi Evaluation.
Les indicateurs de résultats, de par leur nature concrète, sont à vérifier sur le
site de réalisation.
Les indicateurs d’activités, indicateurs de moyens et les niveaux de réalisa-
tions budgétaires (crédit ouvert, engagement, liquidation, ordonnancement et
paiement) sont inclus dans les comptabilités administratives et à collecter
dans le système budgétaire (SIGFP)

Après l’analyse (dans le cadre du suivi – évaluation), on revient à l’ajustement des


stratégies à mettre en œuvre dans le DSRP et influe ainsi aux décisions budgétaires.

72
Le cadre du Budget de programme – cas budget de l’Etat, page 10 du présent document
73
Adéquation Budget de Programme et les politiques économiques du DSRP, page 29 du présent document
74
Tableau 20. Madagascar : Les principaux indicateurs de suivi – page 134
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DSRP page 135

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 2 : L’analyse du Budget

Recommandations
Du fait de la multiplication de sources77 d’information en matière d’analyse budgé-
taire, presque la majorité des experts dans ce domaine ont des difficultés pour la
procuration des données.

Ce constat fait, le Gouvernement a déjà engagé toutes les réformes pour contourner
cette carence, notamment la mise en place du Système Intégré de Gestion des Fi-
nances Publiques (SIGFP) et l’Elaboration des manuels des procédures des orga-
nismes des finances publiques, comme annoncées ci haut.

Pour avoir les mêmes données pour des analyses budgétaires (1997-2004), il est
recommandé de se référer à la Direction du Budget78.

Il faut que l’Administration restructure et valide avec ces partenaires les séries 1997-
2004 selon la structure du Budget de programme et Mette en place une organisation
qui coordonnera la collecte (notamment à partir du SIGFP), la mise à jour et la diffu-
sion des données

Le Budget de Programme de 2004 a été sur la base de Loi 63-015 du 15 Juillet 1963
portant dispositions générales sur les finances publiques et un cadre de dépense à
moyen terme fondées sur des projections à moyen terme des agrégats budgétaires

Celui de 2005 a été sur la Loi organique n°2004 – 007 du 26 juillet 2004 sur les lois
de Finances (LOLF) et de type estimations à moyen terme ventilées par service dé-
pensier

Pour un Budget de Programme de type estimations à moyen terme plus intégrées et


plus cohérentes, ventilées par service dépensier, il faut poursuivre les réformes en
matière budgétaire notamment :
o Renforcer les capacités des services sectoriels sur l’élaboration79 budget de
programme
o Elaborer des méthodologies et outils (comptabilités analytiques) qui renforce-
ront les Cadre de Dépenses à Moyen Terme : Gestion des ressources humai-
nes, Comptabilité matière, mercuriale, gestion des contribuables, gestion de la
dette publique, etc.

77
La plupart du temps, les données des Ministères sectoriels son difficilement conciliables avec les données des
bailleurs et des services centraux du Ministères de l’Economie, des Finances et du Budget.
78
La Banque Mondiale se base sur ces données pour l’élaboration du Rapport sur la Revue des Dépenses Publi-
ques à Madagascar – sorti en février 2005.
79
Il faut reconnaître que si la France a préparé la mise en place du Budget de Programme depuis 2001, pour être
effective en 2006, Madagascar a fait l’exercice en 2003 et 2004

45
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 3 : Conclusions et recommandations

Partie 3 : Conclusions et recommanda-


tions

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 3 : Conclusions et recommandations
Harmonisation Etat - Structures décentralisées : Provinces Autonomes, Régions,
Communes - EPA, EPIC
o Le DSRP est un document unique et s’impose à tous les acteurs de dévelop-
pement à Madagascar.
o Le Budget de Programme fait parti du système de mis en œuvre et du sys-
tème de Suivi Evaluation Intégré du DSRP et sa structure analytique permet
d’intégrer les différents budgets nationaux.
Code budget de la structure analytique intègre les différents budgets nationaux (page 38)
00 : Budget Général de l’Etat Utilisé actuellement
01 : Budgets Annexes de l’Etat Utilisé actuellement
02 : Compte Particulier du Trésor Utilisé actuellement
03 : Etablissement public à Caractère Administratif de l’Etat Non utilisé actuellement
04 : Etablissement public à Caractère Commercial de l’Etat Non utilisé actuellement
05 : Budget des Fonds de Contre valeur Utilisé actuellement
10 : Budget des Provinces Autonomes Utilisé actuellement
20 : Budget des Régions Non utilisé actuellement
30 : Budget des Commune Non utilisé actuellement
o Les Structures du Budget de Programme sont prévues pour être stables et
peuvent être améliorées
o Les Cadres juridiques ont prévus l’intégration des Administrations Publiques
(Cf. Loi Organique sur les Lois de Finances et le Règlement Général de la
Comptabilité Publique joints en annexe)
o Des Procédures pérennes sont en cours de finalisation et les financements
pour leurs vulgarisations sont déjà acquis80
o Le Système Intégré de Gestion des Finances Publiques est aussi en cours de
mise en place avec les mêmes financements pour les services de l’Etat

L’intégration des Administrations Publiques citées ci haut est envisageable dans le


cadre de la décentralisation, pour une meilleure maîtrise des activités de dévelop-
pement et des finances publiques.
Pour cela, deux conditions essentielles sont requises :
o Maîtrise totale par l’Administration des concepts de Suivi Evaluation Intégré
du DSRP et du Budget de Programme.
o Mise en place d’une Cellule de Coordination entre le Ministère en Charge de
la Décentralisation et celui en charge des Finances et du Budget. Cette cellule
doit gérer les activités de transfert de compétence en matière de gestion des
finances publiques.

En Allemagne81, la loi sur les principes budgétaires, par exemple, requiert explicitement une
planification financière pluriannuelle à tous le échelons des administrations publiques. Pour
coordonner cette tâche, un Conseil de planification financière, composé du ministre des fi-
nances (président), du ministre de l’économie, des ministres d’État chargés des affaires fi-
nancières et de quatre représentants des municipalités,a été créé en 1968. Source : Manuel
sur la Transparence des Finances Publiques – page 47

80
PDGI, prévu pour 5 ans, à partir de 2004, pour les services de l’Etat
81
Est un des pays qui a réussi l’expériences sur le budget de programme.

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 3 : Conclusions et recommandations
Amélioration du suivi budgétaire des opérations sur financements extérieurs

Ce chapitre mérite d’être consigné dans ce document, car c’est reconnu que le sys-
tème comptable actuel ne permet pas de comptabiliser la majorité des dépenses et
des recettes sur financement extérieur. En effet, si les investissements publics sont
financés en moyenne entre 60 à 70% de ressources extérieures, la comptabilisation
par la comptabilité publique se situe entre 5 à 10% des ressources décaissées par
les bailleurs. Si ce handicap n’est pas résolu, les données récoltées par le système
comptable malgache seront biaisées.
Ci-après un extrait du Manuel sur la transparence des finances Publiques de 2001
pages 61-62, justifie ce constat.

Couverture des opérations financées à l’aide de ressources intérieures ou extérieures


136. Le système comptable doit enregistrer toutes les opérations publiques en temps voulu
et couvrir aussi bien les opérations financées à l’aide de ressources intérieures que celles
qui sont financées par l’étranger. Dans les pays en développement bénéficiaires d’importants
apports d’aide extérieure, il est courant qu’une large part des transactions financées par des
ressources extérieures ne soit pas saisie par le système de comptabilité publique. Cette si-
tuation est parfois directement imputable aux modalités du financement fourni par les dona-
teurs. Par exemple, les dépenses peuvent être inscrites directement au débit des comptes
des organismes donateurs ou des comptes de fiducie, et des systèmes comptables spéciaux
sont parfois établis pour rendre compte des opérations aux donateurs, généralement au dé-
triment de la transparence et de la responsabilisation dans le pays bénéficiaire. Tous les
pays (avec le soutien de pays donateurs, le cas échéant) doivent mettre au point des systè-
mes comptables exhaustifs et intégrés qui couvrent toutes opérations publiques, indépen-
damment de leur source de financement.
Les systèmes de comptabilité de caisse peuvent répondre à cet objectif, la principale condi-
tion étant que des mesures spéciales soient prises en vue d’assurer la comptabilisation en
temps voulu de toutes les opérations.
Aide en nature
137. Une faiblesse très courante, et assimilable à la précédente, des systèmes de comptabi-
lité d’un grand nombre de pays en développement tient à ce que l’aide non pécuniaire est
rarement enregistrée dans son intégralité. Il en découle que les comptes publics ne révèlent
ni le niveau véritable des ressources utilisées, ni leur répartition par secteur, organisation ou
région. Une lacune tout aussi importante tient à ce que les actifs ainsi créés ou acquis ne
sont pas enregistrés d’une manière qui aide à identifier les opérations à long terme et les
besoins de maintenance. Le transfert de ces actifs aux administrations publiques lorsque les
donateurs en ont achevé le financement peut donner lieu à des pressions considérables sur
le budget. Des problèmes se posent aussi quant à l’enregistrement en temps voulu et à
l’évaluation de ce type d’assistance et, dans l’optique d’une plus grande transparence, cer-
taines mesures devraient être prises pour inclure les opérations liées à l’aide en nature. Les
systèmes de comptabilité de caisse n’offrent généralement pas de moyen satisfaisant de
suivre ces opérations, et un système de comptabilité d’exercice à part entière serait néces-
saire au traitement pleinement intégré des actifs non financiers. Il est proposé que tous les
pays enregistrent, au moins parmi les postes pour mémoire, les apports importants d’aide en
nature en indiquant les recettes prévisionnelles dans le budget et les recettes vérifiées dans
les comptes annuels.

Des procédures ont été instauré depuis 2000 pour permettre la comptabilisation des
ces opérations au niveau du budget de l’Etat – Cf. circulaire d’exécution du budget
2000. Toutefois les dispositions sont inopérantes du faite de l’existence de deux
comptabilités distinctes d’une part (i) les agences d’exécution des bailleurs ou même

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 3 : Conclusions et recommandations
des bailleurs de fonds et (ii) les responsables en charge de l’exécution de ces dé-
penses dans le budget de l’Etat.

Les procédures concernant ces dépenses doivent être mise en place et opérationnel-
les avec la collaboration des bailleurs partenaires.

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 3 : Conclusions et recommandations
Proposition de réformes à mettre en place dans le cadre du SEI du DSRP et du
budget de programme
Recentrage du système suite à la mise en place du budget de programme

Si dans le DSRP 2003, le schéma Institutionnel est le suivant, compte tenu de la no-
tion de législation constante en matière de gestion de finances publique :

Avec les réformes budgétaires de 2003 et surtout 2004, les schémas devront être,
logiquement ajustées. En effet, l’esprit d’un budget de programme est de développer
la structure de gestion analytique, comme dans une entreprise privée qui naturelle-
ment a comme souci : l’efficacité et l’efficience.

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
Partie 3 : Conclusions et recommandations
Avec le Budget de Programme, le schéma devra renforcer le processus
d’élaboration, d’exécution et du suivi budgétaire :

Dans ce nouveau cadre, les tâches seront imbriquées et s’auto contrôles :


Direction Générale de l’Economie : Modélise la prévision macroéconomique et en fait
le suivi.
INSTAT : évalue la pauvreté et les objectifs ou impacts (Outcome), les résultats
(Output) programmés et réalisés auprès des bénéficiaires
Direction Générale de la Planification : Conçoit et indique les règles en matière de
planification et de suivi. Elle contribue à la formulation des indicateurs.
Direction Générale en charge du budget - Ministères et Institutions Techniques :
(i) Définissent les indicateurs, (ii) élaborent le budget et (iii) suivent
l’exécution du budget en collaboration de l’ensemble des intervenants.

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

ANNEXES

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Annexe 1 : Loi organique n°2004 – 007 DU 26 juillet 2004 sur les lois de Finan-
ces - LOLF
REPOBLIKAN’i MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana
----------------------
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
LOI ORGANIQUE n°2004 – 007 DU 26 JUILLET 2004 sur les lois de Finances
L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté en leur séance respective du 03 juin
2004 et du 17 juin 2004
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
Vu la Constitution ;
Vu la Décision n° 10 – HCC/D3 du 14 juillet 2004 de la Haute Cour Constitutionnelle ;
Promulgue la loi dont la teneur suit :
PARTIE I
Dispositions générales
Article premier
- Définition
Les lois de finances déterminent, pour un exercice, la nature, le montant et l'affecta-
tion des ressources et des charges de l'Etat ainsi que l'équilibre budgétaire et finan-
cier qui en résulte compte tenu des contraintes d'ordre macro-économique.
Art. 2 - Les catégories de loi de finances
Ont le caractère de loi de finances :
la loi de finances de l'année et les lois rectificatives ;
la loi de règlement ;
les lois prévues aux articles 20, 49 et 50.
La loi de finances de l'année prévoit et autorise, pour chaque année civile, l'ensem-
ble des ressources et des charges de l'Etat.
Seules, les dispositions relatives à l'approbation de conventions financières, aux
avals accordés par l'Etat, à la gestion de la dette publique ainsi que la dette viagère,
aux autorisations d'engagement par anticipation ou aux autorisations d'engagement
peuvent engager l'équilibre financier des années ultérieures.
Les plans à long terme approuvés par le Parlement et les lois de programmes prises
pour leur application ne peuvent engager l’Etat à l’égard des tiers que dans les limi-
tes des autorisations d'engagement contenues dans une loi de finances.
Seules, des lois de finances dites rectificatives peuvent, en cours d’année, modifier
les dispositions de la loi de finances de l’année. Sauf les cas de nécessité ou
d’urgence, les lois de finances rectificatives doivent être déposées au cours du se-
cond semestre de chaque année.
La loi de règlement constate le montant définitif des recettes encaissées et des dé-
penses ordonnancées au cours de la gestion de l'année civile considérée et ap-
prouve les différences entre les résultats et les prévisions de la loi de finances de
l’année, complétée, en tant que de besoin, par les lois rectificatives. Le cas échéant,
elle approuve les dépassements de crédits résultant de circonstances de force ma-
jeure. Elle autorise enfin le transfert du résultat de l'année au compte permanent des
résultats du Trésor.
Art. 3 - Champ d'application de la loi organique
Dans les conditions et sous réserve des dispositions particulières prévues par la
Constitution ou par des textes spécifiques, les Provinces Autonomes, les Régions et
les Communes ainsi que les Etablissements Publics nationaux et locaux élaborent et
gèrent leur budget selon les principes applicables en matière de gestion des finances

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
publiques définis par la présente loi. Des dispositions législatives et réglementaires
seront prises, en tant que de besoin, pour préciser les modalités d'application de ces
principes à leur niveau respectif.
La loi de finances détermine la proportion des recettes publiques devant revenir à
l’Etat et aux Provinces Autonomes.
Art. 4 - Les cadres budgétaires
Les opérations des lois de finances se répartissent dans cinq cadres distincts :
Cadre I : le Budget Général de l'Etat
Cadre II : les Budgets Annexes
Cadre III : les opérations sur Comptes Particuliers du Trésor
Cadre IV : les opérations sur Fonds de Contre-Valeur
Cadre V : les opérations en Capital de la Dette Publique
PARTIE II
Ressources et charges de l'Etat
Art. 5 - Définition
Les ressources et les charges de l'Etat comprennent les opérations budgétaires et
les ressources et les charges de trésorerie.
Les ressources et les charges du Budget Général de l'Etat sont retracées chaque
année, pour une année, dans le Budget Général de l'Etat sous forme de recettes et
de dépenses.
L’autorisation de percevoir les impôts est annuelle : elle ne peut résulter que d’une loi
de finances.
La loi de finances de l’année et les lois rectificatives évaluent les ressources énumé-
rées à l’article 6 et qui sont attendues au cours de l’année civile.
Il est fait recette du montant intégral des produits sans contraction entre les recettes
et les dépenses. L'ensemble des recettes assurant l'exécution de l'ensemble des
dépenses, toutes les recettes et toutes les dépenses sont retracées sur un compte
unique intitulé : Budget Général de l’Etat.
Toutefois, certaines recettes peuvent être directement affectées à certaines dépen-
ses. Ces affectations prennent alors la forme de Budgets Annexes ou de Comptes
Particuliers du Trésor ou de procédures comptables particulières au sein du Budget
Général de l’Etat, des Budgets Annexes ou d'un Compte Particulier du Trésor. Les
conditions d’ouverture des Budgets Annexes et des Comptes Particuliers du Trésor
sont définies respectivement aux articles 28 et 33.
L'affectation totale ou partielle à une autre personne morale de droit public d'une res-
source établie au profit de l'Etat ne peut résulter que d'une disposition de loi de fi-
nances.
TITRE I
Ressources et charges du Budget Général de l'Etat
CHAPITRE I
Ressources du Budget Général de l’Etat
Art. 6 – Nomenclature des ressources du Budget Général de l’Etat :
Les ressources du Budget Général de l'Etat comprennent :
les recettes fiscales et douanières ;
les recettes des ministères ;
les revenus du domaine de l’Etat ;
les produits des exploitations de tous les services de l’Etat ;
les intérêts des prêts et avances ;
les fonds de concours, dons et legs intérieurs ;

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
les recettes en capital provenant des cessions d’immobilisations et transferts en capi-
tal ;
les aides financières directes et non remboursables ;
les subventions extérieures affectées aux investissements ;
les fonds de contre-valeur des dons et aides en nature inscrits au cadre IV ;
les remboursements des prêts et avances ;
les produits des participations financières ainsi que des autres actifs ;
les produits divers et non classés.
Art. 7 - La rémunération des services rendus et autres services assimilés
La rémunération des services rendus et autres services assimilés par ces organis-
mes publics ne peut être établie que si elle a été autorisée par une loi de Finances.
La loi de finances de l'année et les lois rectificatives évaluent les ressources qui sont
attendues au cours de l'année civile de la rémunération des services rendus et au-
tres services assimilés, du produit des amendes et redevances, du revenu du do-
maine des exploitations de tous services de l’Etat, ainsi que des intérêts des prêts et
avances du Trésor et des produits divers.
Le Gouvernement est habilité par décret à fixer les tarifs des rémunérations perçues
par l'Etat pour services rendus.
CHAPITRE II
Charges du Budget Général de l‘Etat
Art. 8 - Enumération des Charges du Budget Général de l’Etat
Les charges budgétaires de l'Etat comprennent :
les intérêts de la dette publique ;
les dépenses courantes de solde ;
les dépenses courantes hors solde ;
les dépenses courantes structurelles ;
les dépenses d'investissement ;
les dépenses courantes exceptionnelles ;
les dépenses d’opérations financières.
CHAPITRE III
Nature et portée des autorisations budgétaires
SECTION I
Ouverture de crédit
Art. 9 - Ouverture de crédit
Les crédits ouverts par les lois de finances pour couvrir chacune des charges du
Budget Général de l'Etat sont regroupés par missions relevant d'un ou plusieurs ser-
vices, d'un ou plusieurs ministères.
Une mission comprend un ensemble de programmes concourant à une politique pu-
blique définie. Seule une disposition de loi de finances d'initiative gouvernementale
peut créer une mission.
Un programme regroupe les crédits destinés à mettre en œuvre une action ou un
ensemble cohérent d'actions relevant d'un même ministère et auquel sont associés
des objectifs précis, définis en fonction de finalités d'intérêt général, ainsi que des
résultats attendus et faisant l'objet d'une évaluation.
Cependant, une mission spécifique regroupe les crédits des Pouvoirs Publics, cha-
cun d’entre eux faisant l’objet d’une ou de plusieurs dotations globales.
De même, une mission regroupe les dotations relatives aux crédits globaux destinés
à faire face à des dépenses éventuelles, à des dépenses accidentelles ou à des dé-
penses dont la répartition par programme ne peut être déterminée au moment du
vote des crédits.

55
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
L’application de ces crédits globaux aux programmes qui les concernent est ensuite
réalisée par transfert par voie de décret pris en Conseil des Ministres ou en Conseil
de Gouvernement ou par arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du
Budget.
Les crédits sont spécialisés par programme ou par dotation groupant les dépenses
selon leur nature ou selon leur destination.
Art. 10 - Présentation des crédits par catégorie
Les crédits d'un programme ou d'une dotation sont présentés selon les catégories
mentionnées à l'article 8. A l'intérieur de chaque catégorie, la répartition des crédits
par chapitre, article et/ou paragraphe est effectuée conformément au Plan Compta-
ble des Opérations Publiques en vigueur.
La présentation des crédits par catégorie est indicative. Toutefois, les crédits ouverts
sur la catégorie des dépenses courantes de solde de chaque programme constituent
le plafond des dépenses de cette nature et ne peuvent de ce fait être dépassés.
Les crédits ouverts sur la catégorie des dépenses courantes de solde sont assortis
de plafonds d'autorisation des emplois rémunérés par l'Etat. Ces plafonds sont spé-
cialisés par ministère.
Art. 11 - Respect de l’autorisation parlementaire
Les crédits ouverts sont mis à la disposition des ordonnateurs des dépenses qui sont
les Chefs d'Institution, les membres du Gouvernement ou toute autre personne
nommément désignée par un texte législatif ou réglementaire.
Ils ne peuvent être modifiés que par une loi de finances ou, à titre exceptionnel, en
application des dispositions prévues aux articles 19, 20, 21 et 22 ci-dessous.
Il en va de même de la modification des emplois autorisés entre les ministères, sauf
à titre exceptionnel dans les conditions prévues à l’article 19 alinéas 2 et 3.
Les crédits ouverts sont constitués d’autorisations d’engagement et de crédits de
paiement.
Les autorisations d’engagement constituent la limite supérieure des dépenses pou-
vant être engagées.
Les crédits de paiement constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être
ordonnancées pendant l’année pour la couverture des engagements contractés dans
le cadre des autorisations d’engagement.
Pour les dépenses de personnel, le montant des autorisations d’engagement ouver-
tes est égal au montant des crédits de paiement ouverts.
Art. 12 - Caractéristiques des crédits d’investissement
Les dépenses d'investissement font l'objet d'autorisations d'engagement et de crédits
de paiement.
L'autorisation de programme est la limite supérieure du crédit qui peut être engagé
pour l'exécution d'un investissement.
Une autorisation de programme couvre une ou plusieurs opérations. Chaque opéra-
tion doit constituer une unité individualisée formant un ensemble cohérent immédia-
tement exploitable.
Art. 13 - Caractères des crédits
Les crédits sont limitatifs, évaluatifs ou provisionnels. Ces trois catégories de crédits
doivent faire l'objet de programmes distincts :
Les crédits sont limitatifs, sous réserve des dispositions prévues aux alinéas ci-
après. Les dépenses ne peuvent être engagées, ni ordonnancées, ni payées que
dans la limite des crédits ouverts.
Les crédits à caractère évaluatif sont des prévisions de dépenses obligatoires, limita-
tivement énumérées ci-dessous et dont le règlement ne saurait souffrir d'insuffisance

56
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
de crédits. Ces dépenses s'imputent, au besoin, au-delà de la dotation inscrite aux
programmes qui les concernent.
Il en est ainsi des dépenses de la dette publique, de la dette viagère, de réparations
civiles, de frais de justice, de remboursements et restitutions de droits indûment per-
çus, de frais financiers, de ristournes et reversements, de contributions payées en
application de conventions internationales, des dépenses d'investissement bénéfi-
ciant d'un financement affecté dès lors qu'elles ont été régulièrement engagées, de
toutes autres dépenses sur une liste contenue dans la loi de finances annuelle.
Sous réserve de l’alinéa 6 de l’article 9 de la présente loi, les Ministres chargés des
Finances et du Budget sont habilités, le cas échéant, à cet égard à ouvrir des crédits
supplémentaires pour acquitter les dépenses à caractère obligatoire se rapportant
aux dépenses susvisées.
Les éventuels paiements en dépassement au titre de ces dépenses impliquent une
régularisation par renflouement des crédits correspondants, au plus tard par la loi de
règlement.
Les crédits provisionnels s'appliquent aux dépenses dont le montant ne peut corres-
pondre exactement à la dotation inscrite dans la loi de finances parce que les dépen-
ses afférentes à ces crédits sont engagées en vertu d'une loi ou d'un texte réglemen-
taire contresigné par les Ministres chargés des Finances et du Budget. La liste des
programmes dont les dotations ont un caractère provisionnel est donnée chaque an-
née par la loi de finances.
Les dépenses sur crédits provisionnels ne peuvent être ordonnancées que dans la
limite des crédits ouverts. S'il est constaté en cours d'année que ces crédits sont in-
suffisants, ils peuvent être complétés, par arrêté des Ministres chargés des Finances
et du Budget, par prélèvement sur le crédit global pour dépenses diverses et impré-
vues. En cas d'urgence, si ces prélèvements sont eux-mêmes insuffisants, des cré-
dits supplémentaires peuvent être ouverts par décrets d'avances pris dans les condi-
tions posées par l'article 20.
SECTION II
Nature des crédits et leur portée
Art. 14 - Dépenses courantes de solde
Les dépenses courantes de solde comprennent : les rémunérations d'activité des
fonctionnaires civils et militaires, composées principalement du traitement, du sup-
plément familial de traitement ainsi que de diverses indemnités liées à la fonction ou
à la solde, les cotisations et contributions sociales, les prestations sociales et alloca-
tions de solde.
Les créations et transformations d'emplois ne peuvent résulter que de dispositions
prévues par une loi de finances. Toutefois, les transformations d'emplois, ainsi que
les avancements et les modifications de rémunérations, qui ne sont pas de nature à
provoquer un dépassement des crédits préalablement ouverts, peuvent être opérés
par décret pris en Conseil des Ministres ou en Conseil de Gouvernement.
Art. 15 - Dépenses courantes hors-solde
Les dépenses courantes hors solde comprennent :
les achats de biens et de services ;
les charges permanentes ;
les impôts, droits et taxes ;
les transferts et subventions ;
les charges financières.
Art. 16 - Dépenses courantes structurelles

57
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Les dépenses courantes structurelles sont les dépenses limitées dans le temps, des-
tinées à la réalisation d'objectifs majeurs de redressement ou d'ajustement structurel.
Les dépenses courantes structurelles comprennent :
les dépenses d'intervention sociales ;
les dépenses d'intervention économiques ;
les dépenses diverses et imprévues ;
les autres dépenses d'intervention.
Art. 17 - Dépenses d'investissement
Les dépenses d'investissement comprennent :
les dépenses pour immobilisations corporelles de l'Etat ;
les dépenses pour immobilisations incorporelles de l'Etat.
Les dépenses d'investissement comprennent les dépenses d'investissement directes
de l'Etat ainsi que celles réalisées avec l'aide de l'Etat.
Art. 18 – Dépenses d’opération financières
Les dépenses d’opération financières comprennent :
les prêts et avances ;
les dépenses de participation financières.
SECTION III
Modifications des répartitions des crédits
Art. 19 – Mouvements de crédit
Des virements peuvent modifier la répartition des crédits entre programmes d'un
même ministère. Le montant cumulé, au cours d'une même année, des crédits ayant
fait l'objet de virements ne peut excéder le taux de 10% des crédits. Ce plafond s'ap-
plique également aux crédits ouverts sur le titre des dépenses de personnel pour
chacun des programmes concernés. Au-delà de ce taux de 10%, toute dotation
complémentaire doit faire l’objet d’une loi de finances rectificative.
Des transferts peuvent modifier la répartition des crédits entre programmes de minis-
tères distincts, dans la mesure où l'emploi des crédits ainsi transférés, pour un objet
déterminé, correspond à des actions du programme d'origine. Ces transferts peuvent
être assortis de modifications dans la répartition des emplois autorisés entre les mi-
nistères concernés.
Sous réserve de l’alinéa 6 de l’article 9 de la présente loi, les virements et transferts
sont effectués par décret pris en Conseil du Gouvernement, sur rapport des Ministres
chargés des Finances et du Budget, après information des commissions de l'Assem-
blée Nationale et du Sénat chargées des finances et des autres commissions
concernées. L'utilisation des crédits virés ou transférés donne lieu à l'établissement
d'un compte-rendu spécial, inséré au rapport établi.
Aucun mouvement de crédit ne peut être effectué entre les catégories des dépenses
de personnel, de transferts et de subventions et des autres catégories de dépenses.
Art. 20 - Ouverture de crédit en cas d'urgence, décret d'avances
En cas d'urgence, des décrets d'avances pris après avis du Bureau Permanent, à
défaut de celui des commissions de l'Assemblée nationale et du Sénat chargées des
finances, peuvent ouvrir des crédits supplémentaires sans affecter l'équilibre budgé-
taire défini par la dernière loi de finances. A cette fin, les décrets d'avances procè-
dent à l'annulation de crédits ou constatent des recettes supplémentaires. Le mon-
tant cumulé des crédits ainsi ouverts ne peut excéder 1% des crédits ouverts par la
loi de finances de l'année.
Le Bureau Permanent ou la commission chargée des finances de chaque assemblée
fait connaître son avis au Premier Ministre, Chef du Gouvernement dans un délai de
sept jours à compter de la notification qui lui a été faite du projet de décret. La signa-

58
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
ture du décret ne peut intervenir qu'après réception des avis de ces commissions ou,
à défaut, après l'expiration du délai sus-mentionné.
La ratification des modifications apportées, sur le fondement des deux alinéas pré-
cédents, aux crédits ouverts par la dernière loi de finances est demandée au Parle-
ment dans le plus prochain projet de loi de finances afférent à l'année concernée.
En cas d’extrême urgence, de calamité nationale ou en cas de nécessité impérieuse
d'intérêt national constaté collégialement par le Gouvernement, des crédits supplé-
mentaires et/ou des recettes correspondantes peuvent être ouverts, après informa-
tion des commissions de l'Assemblée nationale et du Sénat chargées des finances,
par décret d'avances pris en Conseil des Ministres.
Un projet de loi de finances portant ratification de ces crédits est déposé immédiate-
ment ou à l'ouverture de la plus prochaine session du Parlement.
Art. 21 – Blocage ou annulation de crédit
Les Ministres chargés des Finances et du Budget sont habilités, par arrêté ministé-
riel, à geler ou à annuler les crédits qui deviennent sans objet ou pour toute autre
raison après accord du Ministre intéressé. Information en est donnée au Bureau
Permanent et à la commission chargée des finances respectifs de l'Assemblée na-
tionale et du Sénat.
Art. 22 - Reports
Sous réserve des dispositions concernant les autorisations d'engagement, les crédits
ouverts et les plafonds des autorisations d'emplois fixés au titre d'une année ne
créent aucun droit au titre des années suivantes.
Toutefois, les crédits disponibles sur un programme à la fin de l'année peuvent être
reportés sur le même programme ou, à défaut, sur un programme poursuivant les
mêmes objectifs, par arrêté conjoint des Ministres chargés des Finances et du Bud-
get et du Ministre intéressé, majorant à due concurrence les crédits de l'année sui-
vante. Ces reports ne peuvent majorer les crédits inscrits sur la catégorie des dé-
penses courantes de solde.
CHAPITRE IV
Affectations de recettes
Art. 23 - Des atténuations aux principes d'unité et d'universalité budgétaires
Certaines recettes peuvent être directement affectées à certaines dépenses. Ces
affectations prennent la forme de Budgets Annexes, de Comptes Particuliers du Tré-
sor, d'opérations en Fonds de Contre-Valeur et assimilés, des dons et aides, d'opéra-
tions en Capital de la Dette Publique ou de procédures comptables particulières au
sein du Budget Général de l’Etat, d'un Budget Annexe ou d'un Compte Particulier du
Trésor.
SECTION I
Procédures d'affectation
Art. 24 – Procédures particulières
Les procédures particulières permettant d'assurer une affectation au sein du Budget
Général de l’Etat, d'un Budget Annexe ou d'un Compte Particulier du Trésor sont la
procédure de fonds de concours, la procédure d'attribution de produits et la procé-
dure de rétablissement de crédits.
Art. 25 - Fonds de concours
Les fonds de concours sont constitués, d'une part, par des fonds à caractère non
fiscal versés par des personnes morales ou physiques pour concourir à des dépen-
ses d'intérêt public et, d'autre part, par les produits de legs et donations attribués à
l'Etat. Ils sont acceptés par décret pris en Conseil des Ministres ou en Conseil de

59
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Gouvernement sur proposition des Ministres chargés des Finances et du Budget. Ils
seront régularisés par une loi de finances visée dans l’article 2 de la présente loi.
Les fonds de concours sont directement portés en recettes au Budget Général de
l’Etat, au Budget Annexe ou au Compte Particulier du Trésor considéré. Un crédit
supplémentaire de même montant est ouvert par arrêté des Ministres chargés des
Finances et du Budget sur les programmes ou la dotation concernés.
L'emploi des fonds doit être conforme à l'intention de la partie versante. A cette fin, le
décret sus-mentionné en Conseil des Ministres ou en Conseil de Gouvernement dé-
finit également les règles d'utilisation des crédits ouverts par voie de fonds de
concours.
Art. 26 - Attribution de produits
Les recettes tirées de la rémunération de prestations régulièrement fournies par un
service de l'Etat peuvent, par décret pris sur le rapport des Ministres chargés des
Finances et du Budget, faire l'objet d'une procédure d'attribution de produits. Les rè-
gles relatives aux fonds de concours leur sont applicables. Les crédits ouverts dans
le cadre de cette procédure sont affectés au service concerné.
Art. 27 - Rétablissement de crédit
Peuvent donner lieu à rétablissement de crédits dans des conditions fixées par arrêté
des Ministres chargés des Finances et du Budget :
les recettes provenant de la restitution au Trésor de sommes payées indûment ou à
titre provisoire sur crédits budgétaires ;
les recettes provenant de cessions entre services de l'Etat ayant donné lieu à paie-
ment sur crédits budgétaires.
SECTION II
Budgets Annexes
Art. 28 - Définition, création, suppression
Les Budgets Annexes peuvent retracer, dans les conditions prévues par une loi de
finances, les activités des services de l'Etat non dotés de la personnalité morale ré-
sultant de leur activité de production de biens ou de prestation de services donnant
lieu au paiement de prix ou de redevances, lorsqu'elles sont effectuées à titre princi-
pal par lesdits services. La création ou la suppression d'un Budget Annexe et l'affec-
tation d'une recette à un Budget Annexe ne peuvent résulter que d'une disposition
d’une loi de finances.
Un Budget Annexe constitue une mission au sens de l'article 9.
Art. 29 - Les opérations des Budgets Annexes
Les Budgets Annexes comprennent, d'une part, les recettes et les dépenses d'exploi-
tation, d'autre part, les dépenses d'investissement et les ressources spéciales qui
leur sont affectées.
Sauf dispositions spéciales prévues par la loi de finances, les dépenses d'exploita-
tion suivent les mêmes règles que les dépenses de fonctionnement; les dépenses
d'investissement suivent les mêmes règles que les dépenses en capital.
Toutefois, les crédits se rapportant aux dépenses d'exploitation comme aux dépen-
ses d'investissement peuvent être majorés par arrêté des Ministres chargés des Fi-
nances et du Budget s'il est établi que l'équilibre financier du Budget Annexe est ré-
tabli par des recettes supplémentaires. Ces arrêtés devront être ratifiés par la plus
proche loi de finances.
Les services dotés d'un Budget Annexe peuvent gérer des fonds d'approvisionne-
ment, de réserves, d'amortissement, et de provision, sur décret pris en Conseil de
Gouvernement sur proposition des Ministres chargés des Finances et du Budget.

60
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Les fonds d'approvisionnement sont initialement dotés sur les crédits d'investisse-
ment du Budget Général de l’Etat.

SECTION III
Comptes Particuliers du Trésor
Art. 30 - Définition
Les Comptes Particuliers du Trésor sont des comptes ouverts dans les livres du Tré-
sor.
Ils servent à retracer les dépenses et les recettes exécutées en dehors du Budget
Général de l’Etat par des services publics de l’Etat non dotés de la personnalité mo-
rale.
Art. 31 - Catégories
Les Comptes Particuliers du Trésor comprennent les catégories suivantes :
les comptes d’affectation spéciale ;
les comptes de commerce ;
les comptes d’investissements sur ressources extérieures ;
les comptes d’avances ;
les comptes de prêts ;
les comptes de participations.
Art. 32 - Dispositions communes de gestion
La création et la suppression des Comptes Particuliers du Trésor ne peuvent être
décidées que par une loi de finances.
Sous réserve des dispositions particulières, les opérations des Comptes Particuliers
du Trésor sont prévues, autorisées et exécutées dans les mêmes conditions que les
opérations du Budget Général de l’Etat.
Art. 33 - Conditions de création des Comptes Particuliers du Trésor
La création, à l’initiative du Gouvernement, sur proposition des Ministres chargés des
Finances et du Budget, des Comptes Particuliers du Trésor revêt un caractère ex-
ceptionnel et ne peut être autorisée que pour retracer les dépenses et les recettes
relatives à des opérations d’intérêt national dont la réalisation est poursuivie dans le
cadre des priorités définies par l’Etat en matière de développement économique et
social.
Art. 34 - Dispositions particulières à chaque catégorie de Comptes Particuliers du
Trésor
-Les comptes d’affectation spéciale retracent des opérations qui sont financées au
moyen de ressources particulières. Une subvention inscrite au Budget Général de
l’Etat ne peut compléter les ressources d’un compte d’affectation spéciale que si elle
est au plus égale à 20% du total des prévisions de recettes.
Le total des dépenses ordonnancées au titre d’un compte d’affectation spéciale ne
peut excéder le total des recettes du même compte, sauf pendant les trois premiers
mois de la création de celui-ci. Dans ce dernier cas, le découvert ne peut être supé-
rieur au quart des dépenses autorisées pour l’année. Si, en cours d’année, les recet-
tes d’un compte d’affectation spéciale apparaissent supérieures aux évaluations, les
crédits peuvent être majorés par arrêté des Ministres chargés des Finances et du
Budget dans la limite de cet excédent de recettes.
Les comptes de commerce retracent des opérations de caractère industriel ou com-
mercial effectuées à titre accessoire par des services publics de l’Etat non dotés de
la personnalité morale. Les prévisions de dépenses concernant ces comptes ont un
caractère évaluatif. Seul le découvert fixé pour chacun d’entre eux a un caractère
limitatif.

61
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Sauf dérogation expresse prévue par une loi de finances, il est interdit d’exécuter, au
titre de ces comptes, des opérations de prêts ou d’avances, ainsi que des opérations
d’emprunt.
Les comptes d’investissement sur les ressources d’aide extérieure retracent, en dé-
penses, des ordonnancements relatifs à des investissements ayant fait l’objet d’une
convention et, en recettes, d’une part, les provisions constituées par des organismes
dispensateurs de l’aide extérieure, d’autre part, les remboursements des dépenses
effectuées par ces mêmes organismes.
Les dépenses des comptes d’investissements donnent lieu à l’établissement
d’autorisations d'engagement assorties de crédits de paiement.
Les comptes d’avances décrivent les avances que les Ministres chargés des Finan-
ces et du Budget sont autorisés à consentir dans la limite des crédits ouverts à cet
effet. Un compte d’avance distinct doit être ouvert pour chaque débiteur ou catégorie
de débiteurs. Les avances sont productives d’intérêts : le taux en est fixé par arrêté
des Ministres chargés des Finances et du Budget.
Les comptes de prêts retracent les prêts d’une durée supérieure à 2 ans consentis
par l’Etat dans la limite des crédits ouverts à cet effet, soit à titre d’opérations nouvel-
les, soit à titre de consolidation. Le montant de l’amortissement en capital des prêts
de l’Etat est pris en recettes au compte de prêt intéressé.
Les comptes de participations décrivent les participations financières de l’Etat au ca-
pital de sociétés ou d’organismes nationaux ou étrangers. En cas de dissolution
d’une telle société ou d’un tel organisme ou de la cession à un tiers de participation
de l’Etat, le montant en est pris en recette au compte de participation. La différence
éventuelle entre le montant initial de la participation et le produit rétrocédé est portée
au compte de résultat dans les conditions prévues à l’Article 43.
La gestion des Comptes Particuliers du Trésor fera, en tant que de besoin, l’objet de
dispositions particulières par décret pris en Conseil de Gouvernement.
SECTION IV
Opérations sur Fonds de Contre-Valeur
Art. 35 - Définition et principes de gestion
Le compte est ouvert pour retracer les opérations sur Fonds de Contre-Valeur pro-
venant des aides en nature et des aides financières.
Ce compte constitue le cadre IV de la loi de finances et décrit :
en dépenses, les dépenses d’investissement et de fonctionnement financées par les
ressources issues des Fonds de Contre-Valeur ;
en recettes, les Fonds de Contre-Valeur à constituer ;
Le solde du cadre IV correspond à la différence entre les recettes et les dépenses
dudit compte.
SECTION V
Opérations en capital de la Dette Publique
Art. 36 - Définition et principes de gestion
Il est ouvert des comptes d'emprunts, distincts pour chaque emprunt. Ces comptes
sont crédités du montant initial de l'emprunt, débités du montant des amortisse-
ments, à l'exclusion des charges d'intérêts prises en dépenses au Budget Général de
l’Etat.
Les soldes des comptes d'emprunt sont automatiquement reportés d'année en an-
née.
Le cadre V de la loi de finances de l'année comporte en dépenses une provision glo-
bale pour amortissement de la dette publique, dont la justification, emprunt par em-
prunt, fait l'objet d'une annexe détaillée.

62
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Les emprunts sont contractés au nom de l'Etat par les Ministres chargés des Finan-
ces et du Budget. Aucun emprunt nouveau ne peut être contracté s'il n'a été autorisé
par une loi de finances. Au cadre V de cette loi de finances, est porté en recettes le
produit de l'emprunt, à concurrence des déblocages de fonds attendus au cours de la
gestion considérée ; les déblocages complémentaires seront éventuellement, dans
les mêmes conditions, pris en recettes dans les lois de finances ultérieures. Parallè-
lement sont inscrites en dépenses, dans le cadre approprié de la loi de finances se-
lon l'objet de l'emprunt, les autorisations d'engagement correspondant au montant
total de l'emprunt qui doit être débloqué dans l'année.
TITRE II
Ressources et charges de trésorerie
Art. 37 - Enumération et principes de gestion
Les ressources et les charges de trésorerie de l'Etat comprennent les ressources et
les charges de trésorerie correspondant aux mouvements de fonds résultant d'opéra-
tions effectuées par l'Etat pour assurer l'exécution de la loi de finances.
Elles sont constituées :
du mouvement des disponibilités de l'Etat ;
de l'escompte et de l'encaissement des effets de toute nature émis au profit de
l'Etat ;
de la gestion des fonds déposés par les correspondants ;
de l'émission, de la gestion, de la conversion et du remboursement des emprunts et
autres dettes de l'Etat.
Les opérations prévues à l’alinéa ci-dessus sont effectuées dans les conditions
fixées par les dispositions suivantes :
le placement des disponibilités de l'Etat est effectué conformément aux autorisations
annuelles générales ou particulières données par la loi de finances de l'année ;
aucun découvert ne peut être consenti aux correspondants prévus au 3ème tiret de
l’alinéa ci-dessus ;
Les collectivités territoriales et leurs établissements publics sont tenus de déposer
toutes leurs disponibilités auprès du Trésor Public ;
l'émission, la conversion et la gestion des emprunts sont effectuées conformément
aux autorisations annuelles générales ou particulières données par la loi de finances
de l'année. Ces emprunts ne peuvent prévoir d'exonération fiscale.
Les emprunts émis par l'Etat ou toute autre personne morale de droit public ne peu-
vent être utilisés comme moyen de paiement d'une dépense publique courante. Les
remboursements d'emprunts sont exécutés conformément au contrat d'émission.
TITRE III
Comptes de l'Etat
Art. 38 - Les différentes comptabilités et la qualité des comptes.
L'Etat tient une comptabilité des recettes et des dépenses budgétaires et une comp-
tabilité générale de l'ensemble de ses opérations établie suivant le Plan Comptable
des Opérations Publiques en vigueur.
En outre, il met en œuvre une comptabilité analytique destinée à analyser les coûts
des différentes actions engagées dans le cadre des programmes.
Les comptes de l'Etat doivent être réguliers, sincères et donner une image fidèle de
son patrimoine et de sa situation financière.
Art. 39 - Comptabilisation des opérations de trésorerie
Les ressources et les charges de trésorerie sont imputées à des comptes de trésore-
rie par opération. Les recettes et les dépenses de nature budgétaire résultant de

63
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
l'exécution d'opérations de trésorerie sont imputées dans les conditions prévues à
l'article 40.
Un tableau d’équilibre fait apparaître les soldes intermédiaires des opérations du
budget de l’Etat suivant les cinq cadres prévus à l’article 4.
Art. 40 - La comptabilité générale de l’Etat
La comptabilité générale de l'Etat est fondée sur le principe de la constatation des
droits et obligations. Les opérations sont prises en compte au titre de l'exercice au-
quel elles se rattachent, indépendamment de leur date de paiement ou d'encaisse-
ment.
Les règles applicables à la comptabilité générale de l'Etat ne se distinguent de celles
applicables aux entreprises qu'en raison des spécificités de son action.
Elles sont arrêtées après avis d'un comité de personnalités qualifiées publiques et
privées dans les conditions prévues par la loi de finances. Cet avis est communiqué
aux commissions de l'Assemblée nationale et du Sénat chargées des finances et
publié. Le projet sera ensuite transmis au Conseil Supérieur de la Comptabilité
(CSC).
Art. 41 - Les comptables publics
Les comptables publics sont seuls chargés de la tenue et de l'établissement des
comptes de l'Etat ; ils veillent au respect des principes et règles mentionnés aux arti-
cles 38 à 40, ils s'assurent notamment de la sincérité des enregistrements compta-
bles et du respect des procédures.
PARTIE III
Présentation des projets de loi de finances
Art. 42 - Du principe de sincérité
Les lois de finances présentent de façon sincère l'ensemble des ressources et des
charges de l'Etat. Leur sincérité s'apprécie compte tenu des informations disponibles
et des prévisions qui peuvent raisonnablement en découler.
TITRE I
Contenu de la loi de finances
Art. 43 - La partie législative
Le projet de loi de finances de l'année :
autorise la perception des ressources publiques et comporte les voies et moyens qui
en assurent l'équilibre financier,
évalue le rendement des impôts dont le produit est affecté à l'Etat, ainsi que le pro-
duit des amendes, des rémunérations pour services rendus, des revenus du do-
maine et des participations financières, des remboursements des prêts ou avances
et du montant des produits divers de l'Etat,
contient des dispositions relatives aux emprunts contractés et aux avals accordés
par l'Etat ainsi qu'aux conventions financières à passer avec d'autres collectivités,
Etats ou organismes internationaux,
fixe les plafonds des grandes catégories de dépenses et arrête les données généra-
les de l'équilibre financier,
fixe pour le Budget Général de l’Etat le montant global des crédits autorisés par mi-
nistère et par catégorie d'opérations,
autorise les opérations des Budgets Annexes,
autorise, par catégorie de comptes, les opérations des Comptes Particuliers du Tré-
sor, et fixe le cas échéant, le plafond de leur découvert,
regroupe l'ensemble des autorisations d'engagement assorties de leur échéancier,

64
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
énonce les dispositions diverses prévues à l'article 1er de la présente loi en distin-
guant celles de ces dispositions qui ont un caractère annuel de celles qui ont un ca-
ractère permanent,
contient des dispositions législatives :
destinées à organiser l'information et le contrôle du Parlement sur la gestion des fi-
nances publiques,
intéressant les ressources de tous ordres des collectivités territoriales et des établis-
sements publics et la tutelle financière de ces organismes,
autorisant la perception dans un intérêt économique ou social de taxes parafiscales
au profit de personnes morales de droit public ou privé autres que l'Etat, les
collectivités territoriales et leurs établissements publics ; les conditions d'assiette, de
taux et de recouvrement restant du domaine réglementaire.
Le projet de loi de finances rectificative est présenté en partie ou en totalité dans les
mêmes formes que la loi de finances de l'année ;
Le projet annuel de loi de règlement constate le montant définitif des encaissements
de recettes et des ordonnancements de dépenses se rapportant à une même année
; le cas échéant, il ratifie les ouvertures de crédits par décrets d'avances et approuve
les dépassements de crédits résultant de circonstances de force majeures.
Il établit le compte de résultat de l'année qui comprend :
le déficit ou l'excédent résultant de la différence nette entre les recettes et les dé-
penses du Budget Général de l’Etat et des Budgets Annexes ;
les profits et les pertes constatés dans l'exécution des comptes particuliers du Trésor
;
la variation de solde des comptes d'emprunt ;
les profits ou les pertes résultant éventuellement de la gestion des opérations de tré-
sorerie dans des conditions prévues par le règlement général sur la comptabilité pu-
blique ;
Il autorise le transfert du résultat de l'année au compte permanent des résultats du
Trésor.
Il peut enfin comporter toutes dispositions relatives à l'information et au contrôle du
Parlement sur la gestion des finances publiques ainsi qu'à la comptabilité de l'Etat.
Art. 44 - Annexes au projet de loi de finances de l'année et valeur y attachée
Sont joints au projet de loi de finances de l'année :
un rapport définissant les conditions générales de la situation économique et finan-
cière,
une annexe détaillant le projet de budget à soumettre au vote parlementaire par
programme, par type de recettes et par type de dépenses avec indication des mon-
tants, par institution, ministère et par service,
une annexe relative aux effectifs budgétaires,
une annexe sur les dépenses d'investissement,
la liste des Comptes Particuliers du Trésor faisant apparaître le montant des recet-
tes, des dépenses ou des découverts prévus pour ces comptes,
s'il y a lieu, la liste complète des taxes parafiscales,
enfin, des annexes générales prévues par les lois et règlements, destinées à l'infor-
mation et au contrôle du Parlement ;
Sont joints à tout projet de loi de finances rectificative :
un rapport présentant les évolutions de la situation économique et budgétaire justi-
fiant les dispositions qu'il comporte,
une annexe contenant éventuellement les modifications de recettes et de dépenses
concernant l'exercice budgétaire et l'équilibre qui en résulte ;

65
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Sont joints à tout projet de loi de règlement :
un compte général de l’administration des finances,
des annexes explicatives faisant connaître l'origine et les justifications des dépasse-
ments de crédit,
un rapport de la Cour des Comptes et une déclaration générale de conformité entre
les écritures des comptables et celles des ordonnateurs se rapportant à l'exercice
considéré.
Les annexes explicatives ont une valeur informative ; elles lient cependant les autori-
tés gouvernementales qui les ont établies.
TITRE II
Procédure d’élaboration et de vote des lois de finances
Art. 45 - Niveau gouvernemental
Sous l'autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, les Ministres chargés
des Finances et du Budget préparent le projet de loi de finances. Ce dernier est déli-
béré en Conseil des Ministres et déposé en premier lieu sur le bureau de l'Assem-
blée nationale.
Art. 46 - Le projet de loi de finances de l'année, y compris le rapport et les annexes
explicatives prévues à l'article 44, est déposé et distribué au plus tard le 30 octobre
de l'année qui précède l'année d'exécution du budget.
Il est immédiatement renvoyé à l'examen de la commission des finances de l'Assem-
blée nationale.
Le projet de loi de règlement, y compris le rapport et les annexes explicatives, est
déposé en premier lieu sur le bureau de l’Assemblée Nationale et distribué au cours
de la première session de la deuxième année qui suit l’exécution du budget concer-
né.
Art. 47 - Examen par le Parlement
Le Parlement examine le projet de loi de finances au cours de sa seconde session
ordinaire, selon les principes posés par la loi organique organisant le Parlement ainsi
que par les procédures fixées par le règlement intérieur respectif des Assemblées le
constituant.
Les deux Assemblées disposent d'un délai maximum de soixante jours pour l'exami-
ner.
L'Assemblée nationale dispose d'un délai maximum de trente jours à compter du dé-
pôt du projet pour l'examiner en première lecture. Faute de s'être prononcée dans ce
délai, elle est censée l'avoir adopté et le projet est transmis au Sénat.
Le Sénat dispose, pour la première lecture, d'un délai de quinze jours à compter de
la transmission du projet.
Et chaque Assemblée dispose d'un délai de cinq jours pour chacune des lectures
suivantes.
Faute par une Assemblée de s'être prononcée dans le délai imparti, elle est censée
avoir émis un vote favorable sur le texte dont elle a été saisie.
Art. 48 - Vote de la loi de finances
Les évaluations de recettes font l'objet d'un vote d'ensemble pour le Budget Général
de l’Etat, les Budgets Annexes et les Comptes Particuliers du Trésor.
Les évaluations de ressources et de charges de trésorerie font l'objet d'un vote uni-
que.
La discussion des crédits du Budget Général de l’Etat donne lieu à un vote par en-
semble de missions au sein d’un ministère. Les votes portent à la fois sur les autori-
sations d'engagement et sur les crédits de paiement.
Les plafonds des autorisations d'emplois font l'objet d'un vote unique.

66
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Les crédits des Budgets Annexes et les crédits ou les découverts des Comptes Par-
ticuliers du Trésor sont votés par Budget Annexe et par Compte Particulier du Tré-
sor.
Art. 49 - Cas de non-adoption du projet de loi de finances avant la clôture de la ses-
sion
Si le Parlement n'a pas adopté le projet de loi de finances avant la clôture de la se-
conde session, les dispositions du projet peuvent être mises en vigueur par voie
d'ordonnance en y incluant un ou plusieurs des amendements adoptés par les deux
Assemblées.
Tout amendement au projet du budget entraînant un accroissement des dépenses
ou une diminution des ressources publiques doit être accompagné d'une proposition
d'augmentation de recette ou d'économie équivalente.
Art 50 - Cas du retard de dépôt et de non-promulgation à temps de la loi de finances
Si le projet de loi de finances fixant les ressources et les charges d'un exercice n'a
pas été déposé en temps utile pour être promulgué avant le début de cet exercice, le
Gouvernement dépose devant le Parlement, lors de la seconde session, dans les
délais permettant le vote avant la clôture de cette session, un projet de loi spéciale
l'autorisant à continuer de percevoir les impôts jusqu'à la date de promulgation de la
loi de finances de l'année et prend des décrets portant répartition, par programme,
chapitre, article et/ou paragraphe, des crédits.
PARTIE IV
Exécution des lois de finances
Art. 51 - Décret de répartition
Dès la promulgation de la loi de finances de l'année ou d'une loi de finances rectifica-
tive, ou dès la promulgation de l'ordonnance ou de la loi spéciale prévue aux articles
49 et 50 précédents, le Gouvernement prend des décrets portant répartition par pro-
gramme, par chapitre, article et paragraphe des crédits ouverts sur chaque mission,
au titre des dépenses de fonctionnement et d'investissement du Budget Général de
l’Etat, Budget Annexe, Compte Particulier du Trésor et Fonds de Contre-Valeur
conformément au Plan Comptable des Opérations Publiques en vigueur.
Ces répartitions de crédits doivent être effectuées conformément aux projets de ré-
partition contenus dans les annexes explicatives.
Art. 52 – Ouverture de crédits du budget d’exécution
Au vu du décret de répartition, les Ministres chargés des Finances et du Budget
prennent un arrêté portant ouverture des crédits du budget d’exécution et fixant la
répartition fine des crédits par programme aux ordonnateurs de crédit, contrôleurs
financiers et aux comptables assignataires.
Art. 53 - Ordonnateur Principal et Ordonnateur Délégué
Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est ordonnateur principal du Budget
Général de l'Etat. Il délègue ses pouvoirs aux Ministres chargés des Finances et du
Budget et aux autres Ministres pour les dépenses de leurs départements. Il est fait
exception à ces dispositions en ce qui concerne les crédits affectés aux dépenses
des Institutions et des Assemblées Parlementaires, lesquelles sont ordonnancées
par leur Président respectif ou par les personnes ayant reçu délégation à cet effet.
Art. 54 - Prise en compte des recettes
Les recettes sont prises en compte au titre du budget de l'année au cours de laquelle
elles sont encaissées par un comptable public.
Art. 55 - Prise en compte des dépenses
Les dépenses sont prises en compte au titre du budget de l'année au cours de la-
quelle elles sont visées par le comptable assignataire.

67
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Dans des conditions fixées par décret pris en Conseil de Gouvernement, des recet-
tes et des dépenses budgétaires peuvent être comptabilisées au cours d'une période
dite complémentaire à l'année civile, dont la durée ne peut excéder deux mois. Au-
cune dérogation à cette période n'est autorisée ni à l'ordonnateur, ni au comptable.
En outre, lorsqu'une loi de finances rectificative est promulguée au cours du dernier
mois de l'année civile, les opérations de recettes et de dépenses qu'elle prévoit peu-
vent être exécutées au cours de cette période complémentaire.
Art. 56 - Responsabilité des ordonnateurs et des comptables publics
La violation des règles de gestion budgétaire et financière par les personnes qui sont
appelées à exécuter les recettes et les dépenses du budget de l'Etat, des collectivi-
tés publiques ou des établissements publics les rend passibles du Conseil de Disci-
pline Budgétaire et Financière dont la compétence, l'organisation et le fonctionne-
ment sont fixées par la loi.
Pour leur part, les comptables publics sont soumis à un régime de responsabilité pé-
cuniaire et personnelle à raison des irrégularités ou manquements commis dans
l'exercice de leurs fonctions, indépendamment des responsabilités de droit commun,
disciplinaires, civiles et pénales qu'ils encourent en ces occasions.
PARTIE V
Contrôle
TITRE I
Contrôle politique
Art. 57 - Obligation de communication au Parlement
Outre les documents et annexes ou rapport relatifs à la loi de finances qu’il doit pro-
duire au Parlement, le Gouvernement devra donner communication aux commis-
sions des finances du Parlement deux fois par an au cours des sessions ordinaires
des assemblées :
- de la situation des dépenses engagées et ordonnancées ;
- de la liste des mouvements de crédits ;
- des textes pris dans les domaines couvrant le régime de la rémunération du per-
sonnel ou les changements intervenus au niveau de la gestion des emplois ;
- de la situation des arriérés de paiements ;
- de la situation de trésorerie et de la dette publique ;
- de la situation des recettes fiscales et douanières ;
- de la situation du secteur réel ;
- de la situation du commerce extérieur ;
- de la balance générale des comptes ;
- de la situation de la circulation monétaire ;
- de la situation des effectifs.
Les communications prévues au paragraphe ci-dessus porteront sur les dernières
réalisations disponibles tant pour la première session que pour la seconde session
du Parlement.
TITRE II
Contrôle administratif
Art. 58 - Des organes permanents de contrôle des finances publiques
Le Président de la République dispose des organes de contrôle de l'administration.
Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, saisit, en tant que de besoin, les orga-
nes de contrôle de l’Administration, et s'assure du bon fonctionnement des services
publics, de la bonne gestion des finances des collectivités publiques et des organis-
mes publics de l'Etat.

68
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Art. 59 - Pour exercer le pouvoir de contrôle général qu'il tient de la Constitution, le
Président de la République dispose de l'Inspection Générale de l'Etat et du Contrôle
Financier qui lui sont directement rattachés et dont les modalités d'organisation et de
fonctionnement sont fixées par voie législative ou réglementaire. L'exécution de ces
inspections et contrôles ne fait pas obstacle à ceux exercés par ou sur les ordonna-
teurs et les comptables publics et les autres corps ou organismes d'inspection.
Art. 60 - Les rapports établis par les organes de contrôle à la suite des demandes
des Assemblées parlementaires font l'objet d'une restitution à la commission chargée
des finances respectives.
TITRE III
Contrôle juridictionnel
Art. 61 – Missions de contrôle de la Cour des Comptes
La Cour des Comptes est chargée :
de juger les comptes des comptables publics de l’Etat en vérifiant la régularité des
recettes et des dépenses qui y sont décrites ;
de contrôler l’exécution des lois de finances.
Art. 62 – Mission d’assistance de la Cour des Comptes
La Cour des Comptes assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle de
l'exécution des lois de finances conformément à la Constitution et à la loi organique
sur la Cour Suprême.
PARTIE VI
Entrée en vigueur et application de la loi organique
Art. 63 - Entrée en vigueur de la loi organique
La date de mise en vigueur de la présente loi organique est fixée au 1er janvier 2005,
date à laquelle la loi n°63-015 du 15 juillet 1963 ainsi que les textes modificatifs
contraires à la présente seront abrogés.
A cet effet sera joint au projet de loi de Finances pour 2005 un document présentant,
à titre indicatif, les crédits du budget général selon les principes retenus par la pré-
sente loi organique.
Art. 64 – Textes d’application
Des dispositions législatives ou reglementaires selon le cas pourvoiront, en tant que
de besoin, à l'exécution de la présente loi organique.
Art. 65 - La présente loi sera publiée au Journal officiel de la République. Elle sera
exécutée comme loi de l’Etat
Antananarivo le 26 juillet 2004
Marc RAVALOMANANA
Pour ampliation conforme Antananarivo, le 03 Août 2004
LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT
RAKOTONIRINA Daniel

69
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Annexe 2 :décret N° 2005-003 portant règlement général sur la comptabilité de
l’exécution budgétaire des organismes publics
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana - Fahafahana – Fandrosoana
-----
MINISTERE DE L’ECONOMIE
DES FINANCES ET DU BUDGET
------
D E C R E T N° 2005-003
portant règlement général sur la comptabilité de l’exécution budgétaire des
organismes publics.
LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT,
Vu la Constitution ;
Vu la Loi Organique n° 2004-007 du 26 juillet 2004 sur les lois de finances ;
Vu la Loi n° 2004-009 du 26 juillet 2004 portant Code des Marchés Publics ;
Vu le décret n° 68-080 du 13 février 1968 modifié portant règlement général sur la
comptabilité publique ;
Vu le décret n° 92-970 du 11 novembre 1992 portant règlement général sur
l’exécution des dépenses publiques du Budget Général de l’Etat et de la gestion des
crédits de fonctionnement et d’investissement ;
Vu le décret n° 98-559 du 06 août 1998 portant réglementation des marchés publics
modifié par le décret n° 2003-719 du 1er juillet 2003 ;
Vu le décret n° 99-941 du 10 décembre1999 portant approbation du Plan Comptable
des Opérations Publiques ;
Vu le décret n° 2003-007 du 12 janvier 2003 portant nomination du Premier Ministre,
Chef du Gouvernement ;
Vu le décret n° 2003-008 du 16 janvier 2003 modifié par les décrets n° 2004-001 du
05 janvier 2004, n° 2004-680 du 05 juillet 2004 et n° 2004-1076 du 07 décembre
2004 portant nomination des membres du Gouvernement ;
Vu le décret n° 2003-718 du 11 juillet 2003 plaçant le Contrôle des Dépenses Enga-
gées sous la tutelle et le contrôle techniques du Ministère de l’Economie, des Finan-
ces et du Budget ;
Vu le décret n° 2004-282 du 02 mars 2004 fixant la nomenclature des pièces justifi-
catives des dossiers à soumettre au visa du Contrôle des Dépenses Engagées ;
Vu le décret n° 2004-571 du 1er juin 2004 définissant les attributions et la responsa-
bilité de l’Ordonnateur dans les phases d’exécution de la dépense publique ;
Vu le décret n° 2004-573 du 1er juin 2004 portant création, organisation et fonction-
nement de l’Inspection générale des Finances ;
Sur proposition du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget,
En Conseil du Gouvernement,
DECRETE:
Article premier. – Le présent décret réglemente la comptabilité sur l’exécution budgé-
taire qui se subdivise en deux grandes parties :
I – La comptabilité publique
II – La comptabilité administrative

70
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
I – LA COMPTABILITE PUBLIQUE
Article 2. - La comptabilité Publique est applicable :
à l’Etat ;
aux Collectivités Publiques Territoriales ;
aux Etablissements Publics à caractère Administratif ;
aux Etablissements Publics à caractère Industriel et Commercial.
Ces personnes morales sont, dans le présent décret, désignées sous le terme “orga-
nismes publics”.
Article 3. - La réglementation de la comptabilité publique découle de principes fon-
damentaux communs fixés dans la première partie du premier point.
Les règles générales d’application de ces principes à l’Etat, aux collectivités publi-
ques territoriales et aux établissements publics ainsi que, le cas échéant, les déroga-
tions à ces principes sont fixées aux deuxième, troisième et quatrième parties.
PARTIE I
Principes fondamentaux
Article 4. - Les opérations financières et comptables résultant de l’exécution des lois
de finances, des budgets des organismes publics incombent aux ordonnateurs et
aux comptables publics.
Ces opérations concernent les recettes, les dépenses, la trésorerie et éventuelle-
ment le patrimoine.
Elles sont retracées dans des comptabilités établies selon des normes générales et
soumises aux contrôles des autorités qualifiées.
TITRE I
Loi de finances, budget de recettes et de dépenses
Article 5. - La loi de finances, ou le budget, est l’acte par lequel sont prévues et au-
torisées les recettes et les dépenses des organismes publics.
La loi de finances, ou le budget, est préparé, élaboré, adopté et exécuté conformé-
ment aux lois, règlements et instructions en vigueur. Les écritures qui retracent les
comptes budgétaires sont arrêtées, approuvées et vérifiées dans les mêmes condi-
tions.
TITRE II
Ordonnateurs et comptables publics
CHAPITRE I
Ordonnateurs
Article 6. - Les ordonnateurs prescrivent l’exécution des recettes et des dépenses
mentionnées au titre III ci-après. :
A cet effet, d’une part, ils constatent les droits des organismes publics, liquident, or-
donnancent et mettent en recouvrement les recettes, et d’autre part ils engagent,
liquident et ordonnancent les dépenses.
Article 7. - Les ordonnateurs sont principaux ou délégués.
L’ordonnateur principal est celui qui assume la direction administrative et financière
d’un organisme public.
Les ordonnateurs délégués sont les chefs des Institutions et les membres du Gou-
vernement, ceux dont les opérations d’ordonnancement, effectuées sous leur propre
responsabilité dans la limite des crédits qui leur ont été délégués, sont centralisées
par l’ordonnateur principal. La définition des ordonnateurs délégués doit être appli-
cable à l’ensemble des organismes publics mais non seulement à l’Etat étant donné
que la Partie I traite des Principes Fondamentaux.

71
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Les ordonnateurs principaux ou délégués peuvent déléguer leurs pouvoirs à des or-
donnateurs secondaires qui à leur tour peuvent se faire suppléer en cas d’absence
ou d’empêchement.
Les ordonnateurs ainsi que leurs délégués et suppléants doivent être accrédités au-
près des comptables assignataires des recettes et des dépenses dont ils prescrivent
l’exécution.
Article 8. - Les gestionnaires d’activités sont responsables des certifications qu’ils
délivrent.
Article 9. - Lorsque les comptables publics ont, conformément aux dispositions de
l’article 41 ci-après, suspendu le paiement d’une dépense, les ordonnateurs délé-
gués peuvent requérir les comptables de payer.
Article 10. - Les Chefs d’Institutions et les Ministres, ordonnateurs délégués du Bud-
get Général de l’Etat et des Budgets Annexes, encourent en raison de l’exercice de
leurs attributions les responsabilités que prévoit la Constitution.
Les autres ordonnateurs d’organismes publics, ainsi que les fonctionnaires et agents
subdélégués dans les fonctions d’ordonnateurs, encourent une responsabilité qui
peut être disciplinaire, pénale et civile, sans préjudice des sanctions qui peuvent leur
être infligées par le Conseil de Discipline Budgétaire et Financière.
Article 11. - Les ordres donnés par les ordonnateurs sont retracés dans des comp-
tabilités tenues selon les règles générales définies par les Ministres chargés des Fi-
nances et du Budget et, le cas échéant, selon les règles particulières fixées conjoin-
tement par les Ministres chargés des Finances et du Budget et le Ministre intéressé.
CHAPITRE II
Comptables publics
Article 12. - Les comptables publics sont chargés :
de la prise en charge et du recouvrement des ordres de recette qui leur sont remis
par les ordonnateurs, des créances constatées par un contrat, un titre de propriété
ou autre titre dont ils assurent la conservation ainsi que de l’encaissement des droits
au comptant et des recettes de toute nature que les organismes publics sont habili-
tés à recevoir ;
du contrôle et du paiement des dépenses : soit sur ordre émanant des ordonnateurs
accrédités, soit au vu des titres présentés par les créanciers, soit de leur propre ini-
tiative, ainsi que de la suite à donner aux oppositions qui leur sont signifiées ;
de la garde et de la conservation des fonds et valeurs appartenant ou confiés aux
organismes publics ;
du maniement des fonds et des mouvements de comptes de disponibilités ;
de la conservation des pièces justificatives des opérations et des documents de
comptabilité ;
de la tenue de la comptabilité du poste comptable qu’ils dirigent.
Article 13. - Les comptables sont tenus d’exercer :
a – en matière de recettes, le contrôle :
de l’autorisation de percevoir la recette dans les conditions prévues par les lois et
règlements pour chaque catégorie d’organismes publics ;
de la mise en recouvrement des créances de l’organisme public et de la régularité
des réductions et des annulations des ordres de recettes, dans la limite des éléments
dont ils disposent ;
dans le cadre de ces obligations, les comptables sont tenus de vérifier l’exactitude
des calculs de liquidation des créances non fiscales ;
b – en matière de dépenses, le contrôle :
de la qualité de l’ordonnateur ou de son délégué ;

72
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
de l’application des lois et règlements concernant la dépense considérée ;
de la validité de la créance dans les conditions prévues à l’article 15 ci-après ;
le cas échéant, de la disponibilité des fonds ou valeurs ;
de la disponibilité des crédits ;
de l’imputation de la dépense au chapitre qu’elle concerne selon sa nature ou son
objet ;
de la validité de la quittance ;
c – en matière de patrimoine, le contrôle :
de la conservation des droits, privilèges et hypothèques ;
de la conservation des biens dont ils tiennent la comptabilité des matières.
Article 14. - Le comptable est tenu d’avertir les Ministres chargés des Finances et du
Budget des omissions ou négligences qu’il constaterait dans la mise en recouvre-
ment des créances de l’organisme public.
Article 15. - En ce qui concerne la validité de la créance, le contrôle porte sur :
L’existence des certifications de service fait apposées aux pièces justificatives
L’exactitude des calculs de liquidation
la production des pièces justificatives.
Le visa du contrôle financier, lorsque ce visa est requis par les lois et règlement.
En outre, les comptables publics vérifient l’existence du visa des contrôleurs des dé-
penses engagées et/ou des contrôleurs financiers lorsque ce visa est requis en vertu
des lois et règlements en vigueur.
Les comptables vérifient également l’application des règles de prescription et de dé-
chéance.
Article 16. - Les comptables publics sont principaux ou secondaires.
Les comptables principaux sont ceux qui rendent directement leurs comptes au juge
des comptes. Ils sont astreints à la reddition de leurs comptes dans le délai prévu
dans le présent décret par chaque organisme public par catégorie de comptable.
Les comptables secondaires sont ceux dont les opérations sont centralisées par un
comptable principal.
Les comptables publics peuvent déléguer leurs pouvoirs à un ou plusieurs mandatai-
res ayant qualité pour agir en leur nom et sous leur responsabilité.
Article 17. - Les comptables publics assument la direction des postes comptables.
L’organisation de ces postes est déterminée selon les règles propres à chaque caté-
gorie d’organismes publics. Tout poste comptable est confié à un seul comptable
public.
Article 18. - Les Comptables publics sont nommés par arrêté des Ministres chargés
des Finances et du Budget ou par arrêté conjoint des Ministres chargés des Finan-
ces et du Budget et du Ministre intéressé.
L’acte de nomination est publié selon les règles propres à chaque catégorie de
comptables publics.
Article 19. - Les comptables publics sont, avant d’être installés dans le poste comp-
table, astreints à la constitution de garanties et à la prestation d’un serment confor-
mément aux dispositions des lois et règlements en vigueur. Ils sont accrédités au-
près des ordonnateurs et, le cas échéant, des autres comptables publics avec les-
quels ils sont en relation.
Article 20. - Dans les conditions générales fixées par décret, des régisseurs peuvent
être chargés pour le compte des comptables publics d’opérations d’encaissement ou
de paiement.
Article 21. - Dans les conditions fixées par la loi, les comptables publics sont per-
sonnellement et pécuniairement responsables des opérations dont ils sont chargés

73
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
aux termes de l’article 12 ci-dessus, ainsi que de l’exercice régulier des contrôles
prévus aux articles 13 et 15 ci-dessus.
Article 22. - Dans les localités éloignées de la résidence des comptables et où
l’importance des opérations à effectuer ne justifie pas l’installation d’un poste comp-
table du Trésor, le Délégué d’Arrondissement administratif est chargé, en qualité de
comptable auxiliaire, d’effectuer les opérations de recouvrement des recettes fiscales
de toute nature.
Sa comptabilité doit être rattachée à celle du comptable du Trésor territorialement
compétent. En outre, les justifications et la régularisation des opérations réalisées
suivent les mêmes règles que celles des comptables subordonnés (en ce qui
concerne les délais et les pièces à produire).
Le Délégué d’Arrondissement administratif peut être habilité à payer sur sa caisse
certaines menues dépenses limitativement énumérées par un arrêté des Ministres
chargés des Finances et du Budget. Sous le contrôle de l’administration territoriale, il
assure, à raison des opérations de recettes et de dépenses dont il est chargé, la res-
ponsabilité personnelle et pécuniaire du comptable public.
Article 23. - Tout fait de nature à engager la responsabilité d’un comptable public se
traduit par un débet comptable. La mise en débet est prononcée, soit par les Minis-
tres chargés des Finances et du Budget, soit par le juge des comptes. L’apurement
de tout débet comptable incombe à l’Etat qui en poursuit le recouvrement par toutes
voies de droit, sur toute personne publique ou privée responsable. Le cas échéant, le
Trésor avance les fonds nécessaires au rétablissement immédiat de l’équilibre de la
comptabilité.
CHAPITRE III
Incompatibilités
Article 24. - Les fonctions d’ordonnateur et celles de comptable sont incompatibles.
Toutefois, pour les recettes qu’ils sont chargés de recouvrer, les comptables des
administrations financières mentionnées à l’article 72 exercent les activités dévolues
aux ordonnateurs.
Les conjoints des ordonnateurs ne peuvent être comptables des organismes publics
auprès desquels lesdits ordonnateurs exercent leurs fonctions.
Article 25. - Dans les fonctions prévues par les lois électorales, le statut général des
fonctionnaires ou les statuts particuliers, l’exercice de certaines activités est interdit
aux ordonnateurs et aux comptables publics.
TITRE III
Opérations
CHAPITRE I
Opérations de recettes
Article 26. - Les recettes des organismes publics comprennent le produit des impôts,
taxes, droits et tous autres produits autorisés par les lois et règlements en vigueur ou
résultant de décisions de justice ou de conventions.
Article 27. - Il est fait recette du montant intégral des produits sans contraction entre
les recettes et les dépenses.
Dans les conditions prévues pour chacune d’elles, les recettes sont liquidées avant
d’être recouvrées.
La liquidation a pour objet de déterminer le montant de la dette des redevables.
Une créance liquidée fait l’objet selon le cas d’un avis de mise en recouvrement, d’un
titre de perception constitué par un extrait de décision de justice, ou tout autre acte
formant titre, un arrêté de débet ou un ordre de recette émis par l’ordonnateur.

74
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Pour les recettes encaissées sur versements spontanés des redevables, un titre de
perception doit être établi pour régularisation.
Article 28. - Les règlements sont faits par versement d’espèces ayant cours légal à
Madagascar, par remise de chèques ou effets bancaires ou postaux, ou par moyens
électroniques, versement ou virement à l’un des comptes externes de disponibilités
ouverts au nom du comptable public.
Toutefois, dans les cas prévus par les lois et règlements, les redevables peuvent
s’acquitter par remise de valeurs publiques. Ils peuvent également, dans les condi-
tions prévues par les textes régissant les organismes publics ou la catégorie de re-
cettes en cause, s'acquitter par remise d'effets de commerce ou d'obligations cau-
tionnées.
Article 29. - Le recouvrement forcé des créances est poursuivi par toutes les voies
de droit, telles qu’il est prévu par les textes en vigueur, en vertu d’un titre ayant force
exécutoire. Sauf exception tenant,
soit à la nature ou au caractère contentieux de la créance, soit à la nécessité de
prendre sans délai des mesures conservatoires, le recouvrement forcé est précédé
d’une tentative de recouvrement amiable.
Article 30. - Les règles propres à chacun des organismes publics et, le cas échéant,
à chaque catégorie de créances, fixent les conditions dans lesquelles le recouvre-
ment d’une créance peut être suspendu ou abandonné, ou dans lesquelles une re-
mise de dette, une transaction ou une adhésion à concordat peuvent intervenir.
CHAPITRE II
Opérations de dépenses
Article 31. - Les dépenses des organismes publics doivent être autorisées par les
lois et règlements, être prévues à leur budget et correspondre exactement à la voca-
tion de ces organismes.
Article 32. - Avant d’être payées, les dépenses sont engagées, liquidées et, le cas
échéant, ordonnancées.
Article 33. - L’engagement est l’acte par lequel un organisme public crée ou cons-
tate à son encontre une obligation de laquelle résultera une charge.
Il ne peut être pris que par le représentant qualifié de l’organisme public agissant en
vertu de ses pouvoirs.
Sauf dispositions contraires de la loi organique sur les finances publiques,
l’engagement doit rester dans la limite des autorisations budgétaires et demeurer
subordonné aux autorisations, avis ou visas prévus par les lois ou règlements pro-
pres à chaque catégorie d’organismes publics.
Article 34. - La liquidation a pour objet de vérifier la réalité de la dette et d’arrêter le
montant de la dépense. Elle est faite au vu des titres établissant les droits acquis aux
créanciers.
Article 35. - L’ordonnancement ou le mandatement est l’acte administratif donnant,
conformément aux résultats de la liquidation, l’ordre de payer la dette de l’organisme
public.
Les Ministres chargés des Finances et du Budget dressent limitativement par arrêté
la liste des dépenses qui peuvent être payées sans ordonnancement ou qui peuvent
faire l’objet d’ordonnancement de régularisation après paiement.
Les modalités d’émission des titres de paiement sont fixées par instruction des Minis-
tres chargés des Finances et du Budget.
Article 36. - L’ordonnancement des dépenses ou des charges est prescrit, soit par
les ordonnateurs principaux, soit par les ordonnateurs délégués soit par les ordonna-
teurs secondaires.

75
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 37. - Le paiement est l’acte par lequel l’organisme public se libère de sa
dette.
Sous réserve des exceptions prévues par les lois ou règlements, les paiements ne
peuvent intervenir avant, soit l’échéance de la dette, soit l’exécution du service, soit
la décision individuelle d’attribution de subventions ou d’allocations.
Toutefois, selon les règles propres à chaque nature de dépenses et à chaque caté-
gorie d’organismes publics, des acomptes et avances peuvent être consentis au per-
sonnel ainsi qu’aux entrepreneurs ou fournisseurs.
Article 38. - Les règlements des dépenses sont faits par remise d’espèces, de chè-
ques, par moyens électroniques, par mandat postal, par virement bancaire ou postal.
Toutefois, dans les cas expressément prévus par les lois et règlements, certaines
dépenses peuvent être payées par remise de valeurs publiques ou tous autres
moyens de paiement qui seront définis par arrêté des Ministres chargés des Finan-
ces et du Budget, hormis le salaire ou le solde qui doit être réglé en numéraire.
Article 39. - Le règlement d’une dépense est libératoire lorsqu’il intervient selon l’un
des modes de règlement prévus à l’article précédent au profit du créancier réel ou de
son représentant qualifié. Les cas dans lesquels les règlements peuvent être faits
entre les mains de personnes autres que les véritables créanciers sont fixés par arrê-
té des Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 40. - Sauf cas particuliers prévus par les lois et règlements, toutes opposi-
tions ou significations ayant pour objet d’arrêter un paiement doivent être faites entre
les mains du comptable public assignataire de la dépense.
Article 41. - Lorsque des irrégularités sont constatées à l’occasion de l’exercice du
contrôle prévu à l’article 13 alinéa b ci-dessus, les comptables publics suspendent le
paiement et en informent l’ordonnateur délégué concerné.
Ils suspendent également le paiement lorsqu’ils ont pu établir que les certifications
mentionnées à l’article 8 sont inexactes ; ils en réfèrent en ce cas aux ordonnateurs
délégués concernés qui saisissent le cas échéant le Conseil de Discipline Budgétaire
et Financière.
Article 42. - Lorsque le créancier d’un organisme public refuse de recevoir le paie-
ment, la procédure d’offres réelles est exécutée dans les conditions fixées par dé-
cret.
Pour l’exécution des dispositions des articles 336 de la Loi sur la Théorie Générale
des Obligations et 769 du Code de procédure civile, le comptable public remet à
l’officier public :
la décision de l’ordonnateur prescrivant les offres et la consignation ;
un moyen de règlement égal à la somme que l’organisme estime devoir, en principal,
augmenté s’il y a lieu des intérêts dus et des frais lui incombant, sauf à parfaire.
Suivant les conditions de règlement des dépenses imposées à l’organisme débiteur
par les lois et règlements, le moyen de règlement, objet de l’alinéa ci-dessus, est
constitué par un chèque bancaire, un chèque sur un compte de dépôt au Trésor, un
chèque postal, un mandat poste ou, lorsque l’organisme public est expressément
habilité par la loi à opérer les règlements de dépenses par cette voie, par des valeurs
publiques.
Si le créancier refuse de recevoir le moyen de règlement, le montant en est aussitôt
consigné à la caisse du comptable du Trésor territorialement compétent.
Si le créancier s’abstient d’encaisser le moyen de règlement qui lui a été remis, le
montant de la créance peut être déposé à cette caisse après préavis obligatoire au
créancier. Ce dépôt ne sera pas effectué avant l’expiration d’un délai d’un mois écou-

76
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
lé depuis la notification du préavis par lettre recommandée avec accusé de récep-
tion.
La consignation des sommes dues peut être également effectuée lorsqu’un paiement
est suspendu en raison d’un litige portant sur la validité de la quittance. Elle doit être
faite si elle est prescrite par décision de justice
Article 43. - Les conditions dans lesquelles les créances impayées sont définitive-
ment éteintes au profit des organismes publics sont fixées par la loi.
CHAPITRE III
Opérations de trésorerie
Article 44. - Sont définies comme opérations de trésorerie tous les mouvements de
numéraire, de valeurs mobilisables, de comptes de dépôts et de comptes courants
et, sauf exceptions propres à chaque catégorie d’organismes publics, les opérations
intéressant les comptes de créances et de dettes.
Article 45. - Les opérations de trésorerie sont exécutées par les comptables publics,
soit spontanément, soit sur l’ordre des ordonnateurs ou à la demande des tiers quali-
fiés.
Toutes opérations de trésorerie nécessitent la production des pièces justificatives
tant en matière de recettes que de dépenses.
En cas de découverte d’irrégularité, les comptables publics suspendent l’exécution
des opérations et en saisissent l’ordonnateur concerné.
Article 46. - Les opérations de trésorerie sont décrites par nature pour leur totalité et
sans contraction entre elles.
Les charges et produits résultant de l’exécution des opérations de trésorerie sont
imputés aux comptes budgétaires.
Article 47. - Les fonds des organismes publics sont obligatoirement déposés au Tré-
sor Toutefois, ces organismes pourront être autorisés soit par les textes les insti-
tuant, soit en vertu des clauses prévues dans les accords de crédit et/ou de don, soit
par arrêté des Ministres chargés des Finances et du Budget à se faire ouvrir des
comptes courants bancaires ou postaux.
Article 48. - Un poste comptable dispose d’une seule caisse et, sauf autorisation des
Ministres chargés des Finances et du Budget, d’un seul compte courant postal.
CHAPITRE IV
Autres opérations
Article 49. – Les opérations non définies aux chapitres I à III ci-dessus concernent
les biens mobiliers et immobiliers des organismes publics, les valeurs à émettre ainsi
que les objets et valeurs appartenant à des tiers. Les modalités de prise en charge,
d’emploi et de conservation des biens, des objets et des valeurs sont fixées selon les
règles propres à chaque catégorie d’organismes publics.
Article 50. – Les Ministres chargés des Finances et du Budget déterminent, le cas
échéant avec l’accord du Ministre intéressé, les règles de classement et d’évaluation
des divers éléments du patrimoine mobilier et immobilier et des stocks, les limites
dans lesquelles doivent être fixés les taux d’amortissement ou les provisions pour
dépréciation ainsi que les modalités de réévaluation en conformité avec les normes
préconisées par le Plan Comptable Général en vigueur.

CHAPITRE V
Justifications des opérations
Article 51. - Les opérations mentionnées aux chapitres précédents doivent être ap-
puyées des pièces justificatives prévues dans la nomenclature établie par les Minis-

77
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
tres chargés des Finances et du Budget avec, le cas échéant, l’accord du Ministre
intéressé.
Article 52. - Les pièces justificatives des opérations sont produites au juge des
comptes par le comptable public. Elles ne peuvent être détruites, soit avant le juge-
ment des comptes, soit avant l’expiration du délai de prescription applicable à
l’opération, soit avant l’intervention d’une disposition législative prescrivant une dis-
pense de production des pièces au juge des comptes
TITRE IV
Comptabilité
Article 53. - La comptabilité des organismes publics a pour objet la description et le
contrôle des opérations ainsi que l’information des autorités de contrôle et de ges-
tion. A cet effet, elle est organisée en vue de permettre :
la connaissance et le contrôle des opérations budgétaires et des opérations de tréso-
rerie ;
la détermination des résultats annuels.
Elle doit permettre, en outre :
la connaissance de la situation du patrimoine ;
le calcul des prix de revient, du coût et du rendement des services ;
l’intégration des opérations dans la comptabilité économique nationale.
Article 54. - Sous réserve des dispositions prévues aux articles ci-après, la définition
des règles de comptabilité publique incombe aux Ministres chargés des Finances et
du Budget.
Article 55. - La comptabilité comprend une comptabilité selon les besoins et les ca-
ractères propres à chaque organisme public, une comptabilité analytique et une ou
plusieurs comptabilités spéciales des matières, valeurs et titres.
Article 56. La comptabilité générale retrace :
les opérations budgétaires ;
les opérations de trésorerie ;
les opérations faites avec des tiers ;
les mouvements du patrimoine et des valeurs d’exploitation.
Elle dégage la situation ou les résultats de fin d’année. Pour permettre l’appréciation
de la régularité, de la sincérité et de la fidélité, de la comptabilité, de la situation fi-
nancière et du patrimoine de l’organisme public, des annexes doivent être produites
suivant des règles de présentation prescrites par les textes.
La comptabilité générale est tenue selon la méthode de la partie double.
La nomenclature des comptes ouverts en comptabilité générale définit la liste mé-
thodique des comptes entrant dans le champ de cette comptabilité et en fixe les mo-
dalités de fonctionnement.
Cette nomenclature doit être conforme à la classification fixée dans le Plan Compta-
ble des Opérations Publiques.
Article 57. - Dans les cas où la comptabilité générale ne retrace pas les mouve-
ments du patrimoine et des valeurs d’exploitation, des comptabilités spéciales des
matières, valeurs et titres auront pour objet la description des existants et des mou-
vements concernant :
les stocks de marchandises, fournitures, déchets, produits semi-ouvrés ou finis, em-
ballages commerciaux ;
les matériels et objets mobiliers ;
les titres nominatifs, au porteur ou à ordre et les valeurs diverses appartenant ou
confiées aux organismes publics ainsi que les objets qui leur sont remis en dépôt ;
les formules, titres, tickets, timbres et vignettes destinés à l’émission et à la vente ;

78
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
les propriétés immobilières appartenant aux organismes publics.
Cette liste peut ne pas être exhaustive.
Article 58. – La comptabilité des recettes et des dépenses budgétaires a pour objet
de retracer tant en recette qu’en dépense l’exécution des Budgets votés afin de per-
mettre, selon le cas, au Parlement et ou à la Cour des Comptes de s’assurer du res-
pect de l’autorisation budgétaire.
Article 59. - La comptabilité analytique a pour objet de :
faire apparaître les éléments de calcul du coût des services rendus ou du prix de re-
vient des biens et des produits fabriqués ;
permettre le contrôle du rendement des services.
La comptabilité analytique est autonome. Elle se fonde sur les données de la comp-
tabilité générale. Selon la nature des organismes publics, les objectifs assignés à la
comptabilité analytique et les modalités de son organisation sont fixés par arrêté soit
par les Ministres chargés des Finances et du Budget, soit conjointement par les Mi-
nistres chargés des Finances et du Budget et le Ministre intéressé.
Article 60. - La comptabilité est tenue par année budgétaire.
La comptabilité d’une année comprend :
toutes les opérations rattachées au budget de l’année en cause jusqu’à la date de
clôture de ce budget selon les règles propres à chaque organisme public ;
toutes les opérations de trésorerie et les opérations mentionnées à l’article 49 ci-
dessus faites au cours de l’année, ainsi que les opérations de régularisation.
Article 61. - Les comptes des organismes publics sont arrêtés à la fin de la période
d’exécution du budget. Ils sont établis par le comptable en fonction à la date fixée
pour chaque catégorie d’organismes publics.
Les règlements particuliers à chaque catégorie d’organismes publics fixent le rôle
respectif des ordonnateurs, des comptables et des autorités de contrôle ou, le cas
échéant, de tutelle, en matière d’arrêté des écritures, d’établissement des documents
de fin d’année et d’approbation des comptes annuels.
Article 62. - Les comptes des organismes publics sont produits au juge des comptes
dans les délais déterminés pour chaque catégorie d’organismes publics.
En cas de retard, des amendes peuvent être infligées aux comptables par le juge
des comptes. Eventuellement, un commis d’office peut être chargé de la reddition
des comptes
TITRE V
Contrôle
Article 63. - Un contrôle s’exerce sur la gestion des ordonnateurs et sur celle des
comptables publics
Article 64. - Le contrôle de la gestion des ordonnateurs est assuré dans les condi-
tions fixées par les articles 56 à 59 de la loi organique sur les lois de finances, selon
les règles propres à chaque organisme public, par :
le Parlement ou l’organe délibérant qualifié ;
L’Inspection Générale de l’Etat, l’Inspection Générale des Finances et le Contrôle
Financier agissant en vertu du pouvoir général de contrôle dévolu au Président de la
République, dans le cadre des lois et règlements ;
les supérieurs hiérarchiques et les corps de contrôle ou agents habilités à cet effet
par les textes particuliers ;
Article 65. - Le contrôle de la gestion des comptables publics est assuré, selon les
règles propres à chaque catégorie de comptables, par :
l’Inspection Générale de l’Etat agissant en vertu du pouvoir général de contrôle dé-
volu au Président de la République, dans le cadre des lois et règlements,

79
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
l’Inspection Générale des Finances agissant au nom du Ministre chargé des Finan-
ces, les supérieurs hiérarchiques et les corps de contrôle ou agents habilités à cet
effet par les textes particuliers.
Article 66. - La Cour des Comptes et les Tribunaux Financiers exercent leurs attribu-
tions de jugement des comptes des comptables publics et de contrôle de la gestion
des ordonnateurs selon les règles de compétence et de procédure qui leur sont pro-
pres.
PARTIE II
Etat Article 67. - Les règles générales d’application aux services de l’Etat des prin-
cipes fondamentaux de la première partie du présent décret sont fixées ainsi qu’il
suit :

TITRE I
Ordonnateurs et comptables
CHAPITRE I
Ordonnateurs
Définitions
Article 68. – Conformément à l’article 53 de la Loi Organique sur les Lois de Finan-
ces, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est ordonnateur principal du Bud-
get Général de l’Etat.
Il peut déléguer ses pouvoirs aux ordonnateurs délégués qui sont les Ministres, les
Présidents des Institutions et d’une manière générale toute personne nommément
désignée à cet effet par texte législatif et réglementaire. Les ordonnateurs délégués
subdélèguent à leur tour leur pouvoir à des Ordonnateurs dits secondaires.
Article 69 – Les ordonnateurs délégués désignent nominativement les agents char-
gés d’exercer les fonctions d’ordonnateurs secondaires. Ces derniers ont le pouvoir
d’engager, de liquider, d’ordonnancer les dépenses ainsi que constater les droits des
organismes publics et de mettre en recouvrement les recettes.
Ils désignent également les catégories de fonctionnaires qui peuvent suppléer les
ordonnateurs secondaires en cas d’absence ou d’empêchement.
Les ordonnateurs secondaires doivent être des hauts fonctionnaires ou agents du
cadre “A” de la fonction publique. Toutefois, au cas où il n’y aucun agent de ce cadre
dans le service concerné, la proposition de désignation effectuée par l’ordonnateur
délégué doit être soumise aux Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 70. - Les ordonnateurs secondaires émettent les ordres de recettes destinés
à assurer le recouvrement des créances de l’Etat. Ils notifient ces ordres de recettes
appuyés des pièces justificatives nécessaires aux comptables publics chargés du
recouvrement.
Article 71. - Les ordonnateurs secondaires émettent les ordres de dépenses et les
font parvenir, appuyés des pièces justificatives nécessaires, aux comptables assi-
gnataires.
Lorsque les comptables ont, conformément à l’article 41 ci-dessus, suspendu le
paiement des dépenses, les ordonnateurs délégués peuvent, sous les réserves in-
diquées à l’article 108 ci-dessous, requérir par écrit, avec accord des Ministres char-
gés des finances et du Budget et sous leur responsabilité les comptables de payer.
CHAPITRE II
Comptables
Article 72. - Les catégories de comptables publics de l’Etat sont les suivantes :
comptables du Trésor ;
comptables des administrations financières ;

80
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
comptables des Budgets Annexes.
Les attributions de chaque catégorie de comptables sont fixées aux articles 73 à 76
ci-après.
Article 73. - Sous l’autorité des Ministres chargés des Finances et du Budget, les
comptables du Trésor, principaux ou secondaires, exécutent toutes opérations de
recettes ou de dépenses du budget de l’Etat, toutes opérations de trésorerie, des
comptes particuliers du Trésor et, d’une manière générale, toutes opérations finan-
cières dont l’Etat est chargé à l’exception de celles dont l’exécution est expressé-
ment confiée à d’autres comptables publics.
Les comptables principaux du Trésor centralisent les opérations faites pour le
compte du Trésor par les comptables publics secondaires et les comptables auxiliai-
res, les régisseurs et les correspondants locaux du Trésor.
Des comptables du Trésor peuvent être chargés par arrêté des Ministres chargés
des Finances et du Budget d’exécuter des catégories particulières d’opérations de
recettes et de dépenses.
Article 74. - Sous l’autorité des Ministres chargés des Finances et du Budget, les
comptables des administrations financières sont chargés du recouvrement d’impôts,
droits et taxes, redevances, produits et recettes diverses ainsi qu’ amendes et pénali-
tés fiscales et frais de poursuites et de justice y afférents, dans les conditions fixées
par les lois et règlements.
Article 75. - Les comptables des Budgets Annexes procèdent, dans les conditions
fixées par les lois et règlements, à toutes opérations de recettes, de dépenses et de
trésorerie découlant de l’exécution de ces budgets. Ils peuvent également être char-
gés d’opérations pour le compte du Trésor.
Article 76. - L’agent comptable central du Trésor et de la dette publique :
procède aux opérations de recettes et de dépenses assignées sur son poste ;
centralise les résultats des opérations de trésorerie de l’Etat avec la Banque Centrale
de Madagascar, les organismes d’intérêt national et les organismes internationaux ;
constate les écritures de fin d’année permettant de dresser le compte général de
l’Administration des finances après centralisation des opérations du Budget Général,
des Budgets Annexes et de certains comptes particuliers que les comptables princi-
paux ont faites sous leur responsabilité ;
décrit les opérations relatives à la dette publique.
Article 77. - Dans les conditions fixées par le décret prévu à l’article 20 ci-dessus,
des comptables auxiliaires peuvent être chargés d’opérations d’encaissement et de
paiement pour le compte des comptables publics de l’Etat.
TITRE II
Opérations
CHAPITRE I
Opérations de recettes
Impôts et recettes assimilées
Article 78. - Les impôts, droits et taxes et les recettes assimilées sont autorisés, li-
quidés et recouvrés dans les conditions prévues par les lois de finances et les textes
réglementaires pris en application de ces dernières et les autres lois et règlements.
Domaine
Article 79. - Les créances domaniales et recettes assimilées sont liquidées et recou-
vrées dans les conditions prévues par les lois et règlements.
Amendes et autres condamnations pécuniaires
Article 80. - Les condamnations pécuniaires comprennent :
les amendes pénales, civiles et administratives et certaines amendes fiscales ;

81
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
les confiscations, réparations, restitutions, dommages-intérêts, frais ayant le carac-
tère de réparations et intérêts moratoires ;
les frais de justice.
Sont assimilés aux condamnations pécuniaires les droits de timbre et
d’enregistrement correspondants.
Article 81. - Le recouvrement des condamnations pécuniaires est poursuivi contre
les condamnés, les débiteurs solidaires, les personnes civilement responsables et
leurs ayants cause par voie de commandement, saisie et vente.
Article 82. - Le recouvrement donne lieu, avant poursuites, à l’envoi d’un avis de
mise en recouvrement.
S’il y a lieu, il est procédé à l’inscription des hypothèques légales ou judiciaires.
Le recouvrement des sommes dues au titre des condamnations pénales peut, en
outre, être poursuivi par voie de prélèvement sur le pécule des détenus et par voie
de contrainte par corps.
Les conditions dans lesquelles sont présentées les réclamations relatives aux pour-
suites concernant les condamnations pécuniaires sont fixées par décret pris en
Conseil de Gouvernement.
Article 83. - Lorsqu’un débiteur bénéficie d’une mesure d’amnistie ou d’une mesure
de grâce qui n’est pas subordonnée au paiement d’amendes, le recouvrement de
celles-ci est abandonné.
Le recouvrement d’une amende est également abandonné lorsque le débiteur a exé-
cuté les conditions d’une transaction ou lorsqu’il invoque la prescription acquise à
son profit.
Les condamnations pécuniaires qui n’ont pu être recouvrées sont admises en non
valeur sous le contrôle de la juridiction des comptes.
Article 84. - Dans les conditions fixées par les textes réglementaires, les agents ver-
balisateurs peuvent pour certaines amendes, procéder à l’établissement immédiat de
l’avis de mise en recouvrement de la somme due au titre de l’infraction constatée,
avec sommation du contrevenant, de verser cette somme à la caisse d’un comptable
du Trésor ou d’une Recette indiquée dans l’avis.
Toutefois, certaines amendes à caractère forfaitaire peuvent faire l’objet de paiement
immédiat entre les mains des agents verbalisateurs.
Les agents verbalisateurs versent à la caisse d’un comptable du Trésor les sommes
encaissées à ce titre.
Autres créances
Article 85. - La liquidation des créances autres que celles mentionnées aux articles
79 à 84 ci-dessus est opérée selon la nature des créances sur les bases fixées par la
loi, les règlements, les décisions de justice ou les conventions.
Article 86. - Quelle que soit la nature de la créance, sa liquidation donne lieu à
l’émission d’un ordre de recette qui doit indiquer les bases de cette liquidation.
Article 87. - Toute erreur de liquidation au préjudice du débiteur donne lieu à
l’émission d’un ordre d’annulation ou de réduction de recette ; cet ordre indique les
bases de la nouvelle liquidation.
Il ne peut être procédé à aucune révision de liquidation au bénéfice du débiteur lors-
que le décompte a été accepté par la partie ou réglé par des décisions administrati-
ves devenues définitives.
Article 88 - Les ordres de recettes sont notifiés aux redevables conformément aux
règlements en vigueur soit par les ordonnateurs soit par les comptables. Ils sont
exécutoires sauf opposition formulée devant la juridiction compétente.

82
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 89. - Les ordres de recette émis à l’encontre de tout entrepreneur, fournisseur,
soumissionnaire de marché ont la qualité d’arrêtés de débet, et à ce titre, leur exécu-
tion est poursuivie par toutes voies de droit. Les arrêtés de débet sont exécutoires
par provision.
Seule la juridiction administrative est compétente pour délibérer les litiges en la ma-
tière.
Il en est de même des ordres de recettes émis à l’encontre de toute personne tenue
de rendre compte soit de l’emploi d’une avance reçue, soit de recettes destinées à
un organisme public.
Article 90. - Les autres ordres de recette font l’objet, soit d’un recouvrement amiable,
soit d’un précompte sur les sommes dont le redevable serait éventuellement créan-
cier envers l’Etat.
Si la procédure amiable demeure sans effet, les comptables procèdent aux poursui-
tes comme en matière fiscale.
Article 91. - La remise gracieuse des créances de toute nature est prononcée par
arrêté des Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 92. - L’admission en non-valeur des créances irrécouvrables est prononcée
par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Dispositions communes
Article 93. - Les débiteurs peuvent s’acquitter de leur dette par l’un des modes de
règlement prévus à l’article 28 ci-dessus.
Toutefois, le règlement par remise de traites ou d’obligations cautionnées, d’impôts,
de droits indirects, de créances domaniales et assimilées et de redevances sur les
produits des monopoles n’est admis que dans les conditions prévues par les lois et
règlements.
Article 94. - La forme des reçus et les conditions de leur délivrance sont fixées par
arrêté des Ministres chargés des Finances et du Budget. Tout versement en numé-
raire donne lieu à la délivrance d’un reçu qui forme titre envers le Trésor. Toutefois, il
n’est pas délivré de reçu lorsque le redevable reçoit, en échange de son versement,
des timbres, formules et, d’une façon générale, une fourniture dont la possession
justifie à elle seule le paiement des droits, ou s’il est donné quittance sur un docu-
ment restitué ou remis au redevable.
Article 95. - Sous réserve des dispositions spéciales prévues par les lois et règle-
ments, le débiteur de l’Etat est libéré s’il présente un reçu régulier, s’il invoque le bé-
néfice d’une prescription ou s’il apporte la preuve de l’encaissement par un compta-
ble public des effets bancaires ou postaux émis au profit du Trésor.
CHAPITRE II
Opérations de dépenses
Engagement
Article 96. - Les ordonnateurs mentionnés à l’article 68 ci-dessus ont seule qualité
pour engager les dépenses de l'Etat.
Ils peuvent déléguer aux ordonnateurs secondaires, l’autorisation d’engager des dé-
penses.
Article 97. - Les engagements sont limités, soit au montant des crédits ouverts, soit
au montant des autorisations de programme régulièrement autorisées par les lois de
finances et conformément aux propositions de dépenses correspondant aux moyens
dont ils ont besoin les gestionnaires d’activités.
Les engagements d’une année ne peuvent intervenir qu’après la promulgation de la
loi de finances, la publication des décrets de répartition des crédits et la notification
du Budget d’exécution.

83
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 98. - Les engagements sont retracés dans des comptabilités tenues, par les
ordonnateurs secondaires, dans la limite des délégations qui leur ont été consenties
et selon les formes fixées par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Les comptabilités des engagements tenues par les ordonnateurs secondaires de
crédits dans les formes fixées par instruction des Ministres chargés des Finances et
du Budget, doivent être conformes à celles tenues par les Contrôleurs Financiers.
Liquidation
Article 99. - Les dépenses de l’Etat sont liquidées par les ordonnateurs mentionnés à
l’article 68 ci-dessus.
Toutefois, les dépenses payables avant ordonnancement mentionnées à l’article 35
et qui n’ont pas fait l’objet d’une liquidation préalable sont, en tant que de besoin,
liquidées par les comptables du Trésor, chargés du paiement.
Ordonnancement
Article 100. - Les dépenses de l’Etat sont ordonnancées par les ordonnateurs men-
tionnés à l’article 68 ci-dessus au moyen de mandats de paiement. Les dépenses
relatives aux comptes particuliers du Trésor, aux Fonds de contre-valeurs, à la dette
publique peuvent être ordonnancées au moyen d’ordres de paiement émis par les
ordonnateurs ou, dans certains cas, établis par le comptable assignataire.
Article 101. - Les mandats émis par les ordonnateurs secondaires sont imputés sur
les crédits qui leur sont délégués par les ordonnateurs.
Article 102. - Les mandats de paiement sont assignés payables auprès du Trésorier
principal assignataire des crédits gérés par l’ordonnateur secondaire intéressé.
Article 103. - Les dépenses payées avant ordonnancement préalable sont assignées
sur le trésorier principal qui opère ou centralise le paiement.
Article 104. - Une circulaire des Ministres chargés des Finances et du Budget fixe les
dates limites d’émission des mandats de paiement, leur forme et les énonciations qui
doivent y figurer.
Paiement
Article 105. - Les comptables assignataires mentionnés à l’article 102 ci-dessus,
procèdent au paiement des mandats.
Article 106. – Les modalités selon lesquelles les dépenses de l’Etat peuvent être
payées par remise de valeurs publiques, conformément à l’article 38 ci-dessus, sont
fixées par arrêté des Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 107. - Lorsque, par application article 71 ci-dessus, les ordonnateurs délé-
gués ont requis les comptables de payer, ceux-ci défèrent à la réquisition et rendent
compte aux Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 108. - Par dérogation aux dispositions de l’article précédent, les comptables
publics doivent refuser de déférer aux ordres de réquisition lorsque la suspension de
paiement est motivée par :
l’indisponibilité des crédits,
l’absence de justification du service fait,
le caractère non libératoire du règlement,
l’absence de qualité de l’ordonnateur,
l’absence de visa du contrôleur financier.
Article 109. - Dans le cas où ils refusent de déférer à la réquisition, les comptables
en rendent immédiatement compte aux Ministres chargés des Finances et du Bud-
get.
Article 110. - Les comptables de l’Etat ne peuvent procéder à des règlements par
voie de consignation des sommes dues que dans les cas et les conditions prévus par
les lois et règlements, en application de l’article 42 du présent décret, ainsi que, en

84
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
matière d’expropriation pour cause d’utilité publique, s’il existe des obstacles au
paiement et si l’expropriant entend prendre possession des immeubles expropriés.
CHAPITRE III
Opérations de trésorerie
Article 111. - Les opérations de trésorerie comprennent :
l’approvisionnement en fonds de caisses publiques ;
l’escompte et l’encaissement des traites et obligations émises au profit de l’Etat ;
la gestion des fonds déposés par les correspondants et des opérations faites pour
leur compte ;
l’émission, la conversion, la gestion et le remboursement des emprunts et des autres
dettes de l’Etat ;
le placement des fonds auprès de divers organismes spécialisés.
Disponibilités et mouvements des fonds
Article 112. - Seuls les comptables publics de l’Etat sont habilités à manier les fonds
du Trésor.
Article 113. - Sous réserve des dispositions du troisième alinéa de l’article ci-après
et des autorisations prévues par l’article 123 ci-dessous, les fonds du Trésor sont
déposés à la Banque Centrale de Madagascar. A l’Etranger, ils sont déposés auprès
des établissements bancaires.
Article 114. - Les conditions d’ouverture et de fonctionnement des comptes de dis-
ponibilités ouverts au nom des comptables de l’Etat sont fixées par décret pris en
Conseil de Gouvernement.
Les ordonnateurs et autres agents de l’Etat n’ayant pas la qualité de comptable pu-
blic, de régisseur de recettes ou d’avances ou de comptable de fonds de corps de
troupe, unités, services et établissements assimilés ne peuvent se faire ouvrir, ès-
qualités, un compte de disponibilités.
Les règles relatives à la limitation des encaisses des comptables et des régisseurs
des recettes ou d’avances ou à la limitation de l’actif des comptes courants postaux
ouverts à leur nom sont fixées par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 115. - Hormis les mouvements de numéraire nécessités par
l’approvisionnement ou le dégagement des caisses des comptables, tous les règle-
ments entre comptables de l’Etat sont réalisés par virement de compte. Les Ministres
chargés des Finances et du Budget doivent prescrire aux comptables et aux corres-
pondants du Trésor toute procédure susceptible de simplifier les opérations de rè-
glement ou d’en réduire les délais.
Traites et obligations
Article 116. - Les comptables publics procèdent à l’encaissement des traites et obli-
gations qu’ils détiennent ou qui sont confiées à la Banque Centrale de Madagascar.
Ils peuvent les présenter à l’escompte dans les conditions définies par les lois et rè-
glements
Correspondants
Article 117. - Les correspondants du Trésor sont les organismes et particuliers qui,
soit en application des lois et règlements, soit en vertu de conventions, déposent à
titre obligatoire ou facultatif des fonds au trésor ou sont autorisés à procéder à des
opérations de recettes et de dépenses par l’intermédiaire des comptables du trésor.
Sauf autorisation donnée par arrêté des Ministres chargés des Finances et du Bud-
get, il ne peut être ouvert qu’un seul compte au Trésor par correspondant.
Les Ministres chargés des Finances et du Budget fixent par arrêté les conditions
d’ouverture et de fonctionnement des comptes courants au nom des correspondants
ainsi que le taux et le mode de liquidation de l’intérêt qui peut leur être alloué.

85
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 118. - Des opérations de recettes ou de dépenses peuvent être faites pour le
compte des correspondants du Trésor par les comptables de l’Etat dans les condi-
tions fixées par arrêté des Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 119. - Sous réserve des dispositions particulières prévues par les lois et rè-
glements, les comptes ouverts au Trésor au nom des correspondants ne peuvent
pas présenter de découvert.
Article 120. - Les opérations concernant les fonds consignés au Trésor par des par-
ticuliers ou à leur profit, les encaissements et décaissements provisoires, les trans-
ferts pour le compte de particuliers, ou les reliquats, à rembourser à des particuliers
sont constatés à titre d’opérations de trésorerie dans les conditions fixées par arrêté
des Ministres chargés des Finances et du Budget.
Emprunts et engagements
Article 121. - Aucune dette de l’Etat ne peut être contractée sous forme d’émission
de rentes perpétuelles, de titre à long, moyen et court terme, sous forme de prise en
charge d’emprunts émis par des organismes publics ou privés, sous forme
d’engagements payables à terme ou par annuités, aucune opération de conversion
de dette publique ne peut être opérée que conformément aux autorisations données
par les lois de finances.
Article 122. - Un décret pris en Conseil de Gouvernement fixe les conditions dans
lesquelles les titres d’emprunts émis par l’Etat qui ont été détériorés, détruits, perdus
ou volés pouvant être frappés d’opposition, remplacés ou remboursés.
Opérations de placement
Article 123. - Les dépôts des disponibilités du Trésor auprès des divers organismes
spécialisés doivent être autorisés par décret pris en Conseil de Gouvernement.
CHAPITRE IV
Justification des opérations
Article 124. - Les pièces justificatives des recettes concernant le Budget Général de
l’Etat, les Budgets Annexes et les comptes particuliers sont constituées par :
les états récapitulatifs du montant des rôles ou les titres de perception de régularisa-
tion, et les extraits de jugement émis ;
les ordres de recette, les originaux des certificats de réduction ou d’annulation et les
relevés récapitulatifs de ces ordres de recette et de ces certificats visés pour accord
par les ordonnateurs intéressés ;
les états des produits recouvrés et des créances restant à recouvrer.
Article 125. - Les pièces justificatives des dépenses concernant le Budget Général
de l’Etat, les Budgets Annexes et les comptes particuliers sont constituées par :
les ordres de dépenses, les pièces établissant la réalité du service fait et les droits
des créanciers, les relevés récapitulatifs des ordres de dépenses visés pour accord
par les ordonnateurs compétents et, le cas échéant, les ordres de réquisition des
ordonnateurs ;
les documents établissant la qualité des créanciers et leur capacité à donner quit-
tance, l’acquit des créanciers ou les mentions attestant le paiement ;
les titres, valeurs ou coupons remis par les créanciers lors du paiement.
Article 126. - Les pièces justificatives des opérations de trésorerie sont constituées
par :
des certificats d’accord, des états de soldes ou des états de développement des
soldes ;
les chèques, ordres de paiement ou de virement remis par les titulaires des comptes
de dépôt ;

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Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
les titres d’emprunts ou les titres d’engagement appuyés de tous documents attes-
tant la validité du droit du créancier ou du bénéficiaire.
Article 127. - Les pièces justificatives mentionnées aux articles 125, 126 et 127 ci-
dessus font l’objet d’une nomenclature générale établie par les Ministres chargés des
Finances et du Budget. Les justifications des opérations non prévues par la nomen-
clature générale doivent, en tout état de cause, constater la régularité de la dette ou
celle de la créance.
Article 128. - En cas de perte, destruction ou vol des pièces justificatives remises
aux comptables publics, seuls les Ministres chargés des Finances et du Budget peu-
vent autoriser ces derniers à pourvoir à leur remplacement.
Article 129. - Les pièces justificatives sont produites par les comptables secondaires
aux comptables principaux et par les comptables principaux au juge des comptes.
TITRE III
Comptabilités
Article 130. - La comptabilité de l’Etat comprend une comptabilité générale et des
comptabilités spéciales des matières, valeurs et titres. Par décret pris en Conseil de
Gouvernement, il peut, en outre, être organisé dans certains services, une ou plu-
sieurs comptabilités analytiques. Les ordonnateurs secondaires doivent tenir des re-
gistres d’engagement, de liquidation et une comptabilité des ordonnateurs.
CHAPITRE I
Comptabilité des ordonnancements
Article 131. - La comptabilité des ordonnancements retrace les recettes et les dé-
penses budgétaires conformément aux dispositions du Plan Comptable des Opéra-
tions Publiques : classes 1, 2, 6 et 7.
Article 132. – La comptabilité visée à l’article 131 ci-dessus est tenue par chaque
ordonnateur secondaire. Les comptabilités des ordonnancements détaillées au ni-
veau de tous les ordonnateurs secondaires et puis récapitulés au niveau de chaque
Ministère ou Institution doivent être transmises à la Direction du Budget auprès du
Ministère chargé du Budget.
CHAPITRE II
Comptabilité générale
Article 133. - La comptabilité générale de l’Etat est tenue conformément aux disposi-
tions du Plan Comptable des Opérations Publiques. La comptabilité des Budgets
Annexes et des Comptes Particuliers du Trésor peuvent, toutefois, faire l’objet d’un
plan comptable particulier.
Article 134. - Les comptabilités visées à l’article 131 ci-dessus sont tenues par les
comptables publics et sont centralisées sur chiffres par l’agent comptable central du
Trésor et de la dette publique.
CHAPITRE III
Comptabilités spéciales
Article 135. - Les règles des comptabilités spéciales mentionnées à l’article 57 ci-
dessus ainsi que celles relatives aux valeurs et objets appartenant à des tiers et
confiés à l’Etat sont fixées par arrêté des Ministres chargés des Finances et du Bud-
get.
Article 136. - Les comptabilités spéciales dressent l’inventaire et retracent la valeur
des matières, valeurs et titres auxquels elles s’appliquent.
Article 137. - Les comptabilités spéciales mentionnées ci-dessus sont tenues, soit
par les comptables de l’Etat, soit par des comptables auxiliaires.

87
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 138. - Les comptables de l’Etat chargés de la tenue des comptabilités spécia-
les annexent à leur compte de gestion annuel un compte de gestion « matières, va-
leurs et titres » établi dans les conditions fixées par les lois et règlements.
Les Ministres chargés des Finances et du Budget fixent les conditions dans lesquel-
les les comptables auxiliaires établissent un compte de gestion, « matières, valeurs
et titres », et désignent le comptable de l’Etat chargé d’en assurer la présentation au
Juge des Comptes.
CHAPITRE IV
Résultats annuels et comptes de fin d’année
Article 139. - Les comptes de résultats décrivent l’ensemble des profits et des pertes
réalisés par l’Etat au cours de chaque gestion.
Sont en conséquence imputés aux comptes de résultats, le solde des recettes et des
dépenses du Budget Général de l’Etat et les résultats des Budgets Annexes après
déduction, le cas échéant, des affectations aux réserves et des reports à nouveau,
les profits et les pertes constatés dans l’exécution des Comptes Particuliers du Tré-
sor et des opérations de trésorerie et la variation de solde des comptes d’emprunt.
Article 140. - Les conditions dans lesquelles sont exécutées les opérations desti-
nées à permettre la détermination des résultats annuels sont fixées par instruction de
la Direction de la Comptabilité Publique.
L’instruction de la Direction de la Comptabilité Publique fixe les délais impartis en fin
de gestion aux différentes catégories de comptables pour achever le travail
d’imputation des opérations budgétaires de l’année écoulée, arrêter les écritures et
établir leur compte de gestion.
Article 141. - Les comptes de l’Etat sont dressés chaque année par les Ministres
chargés des Finances et du Budget. Le compte général de l’administration des finan-
ces comprend :
la balance générale des comptes telle qu’elle résulte de la synthèse des comptes
des comptables publics ;
le développement des recettes budgétaires ;
le développement des dépenses budgétaires faisant apparaître, pour chaque dépar-
tement ministériel, le montant des dépenses par chapitre, certifié par le Ministre inté-
ressé;
le développement des opérations constatées aux Comptes Particuliers du Trésor ;
le développement des comptes de résultats.
Article 142. - Chaque Ministre certifie annuellement la conformité existant entre ses
propres émissions et le développement des dépenses de son département qui lui est
adressé par les Ministres chargés des Finances et du Budget. Les comptes des
Budgets Annexes sont certifiés par le Ministre chargé de la gestion du Budget An-
nexe.
Article 143. - Les comptes de gestion des comptables de l’Etat sont adressés aux
Ministres chargés des Finances et du Budget qui les mettent en état d’examen et les
font parvenir au juge des comptes avant le 30 Septembre de l’année suivant celle au
titre de laquelle ils sont établis. Le compte général de l’administration des finances
est transmis au juge des comptes.
Article 144. - L’approbation des comptes et le règlement définitif du budget de l’Etat
font l’objet d’une loi de finances. Le projet de loi de règlement est présenté au Par-
lement au cours de la première session de la deuxième année qui suit l’année
d’exécution du budget.
Il est appuyé du compte général de l’administration des finances, d’annexes explica-
tives faisant notamment connaître l’origine des dépassements de crédits et la nature

88
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
des pertes et profits, ainsi que d’un rapport de la Cour des Comptes et de la déclara-
tion générale de conformité entre les comptes individuels des comptables et la comp-
tabilité des ordonnateurs se rapportant à l’exercice considéré.
TITRE IV
Contrôle
CHAPITRE I
Contrôle de la gestion des ordonnateurs
Article 145. – Conformément aux dispositions des articles 56 et 57 de la loi organi-
que sur les finances publiques, le Président de la République et le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement, exercent par l’intermédiaire des corps de contrôle, le
contrôle des ordonnateurs délégués et des ordonnateurs secondaires.
Le Contrôle Financier peut selon les modalités à définir ultérieurement, par voie ré-
glementaire, procéder à des contrôles d’ordonnancement ou de mandatement.
Article 146. - Les comptables publics exercent sur les opérations des ordonnateurs,
les contrôles mentionnés aux articles 13, 14 et 15 ci-dessus.
Article 147. - Les ordonnateurs sont également soumis au contrôle administratif de la
Cour des Comptes selon les règles de compétence et de procédure qui lui sont pro-
pres
CHAPITRE II
Contrôle de la gestion des comptables
Article 148. - Les comptables publics de l’Etat énumérés à l’article 72 ci-dessus sont
soumis chacun en ce qui les concerne au contrôle de leurs supérieurs hiérarchiques
ou des représentants accrédités par ces derniers, à celui des comptables principaux
du Trésor ou de leurs mandataires, ainsi qu’aux vérifications de la Brigade
d’Inspection et de vérification du Trésor, de l’Inspection Générale des Finances et
de l’Inspection Générale de l’Etat.
Article 149. - Les comptes des comptables principaux du Trésor sont jugés par la
Cour des Comptes. Celle-ci peut seule donner auxdits comptables quitus de leur
gestion.
PARTIE III
COLLECTIVITES PUBLIQUES TERRITORIALES
A – PROVINCES AUTONOMES
Article 150. - Les règles générales d’application aux Provinces Autonomes des prin-
cipes fondamentaux objet de la première partie du présent décret et, éventuellement,
les dérogations à ces principes, sont fixées ainsi qu’il suit.

89
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

TITRE I
Ordonnateurs et comptables
CHAPITRE I
Ordonnateurs
Article 151. - Le chef de l’exécutif provincial est l’ordonnateur principal du budget
provincial. Il peut également désigner nominativement les agents chargés d’exercer
les pouvoirs d’ordonnateurs aux ordonnateurs dits secondaires.
Les ordonnateurs secondaires ont pouvoir d’engager, de liquider de mandater les
dépenses, ainsi que de constater les droits des organismes publics, de liquider,
d’ordonnancer et de mettre en recouvrement les recettes. Ils doivent être des fonc-
tionnaires des catégories A.
Le plan comptable des opérations publiques (PCOP) est applicable à la gestion fi-
nancière des Provinces Autonomes aussi bien en recettes qu’en dépenses.
Article 152. - Les ordonnateurs émettent les ordres de recette destinés à assurer le
recouvrement des créances non fiscales de la Province Autonome.
Ils notifient ces ordres de recette aux comptables publics chargés du recouvrement.
Article 153. - Les ordonnateurs émettent les ordres de dépenses et les font parvenir,
appuyés des pièces justificatives nécessaires, aux comptables publics assignataires.
Lorsque les comptables ont, conformément à l’article 41 ci-dessus, suspendu le
paiement des dépenses, l’ordonnateur ou son délégué peut, sous les réserves indi-
quées à l’article 178 ci-dessous, requérir, par écrit, sous sa responsabilité, les comp-
tables de payer.
CHAPITRE II
Comptables
Article 154. - Les fonctions de comptable principal du budget provincial sont assu-
rées par le trésorier principal installé au chef lieu de Province Autonome.
Article 155. - Sous l’autorité des Ministres chargés des Finances et du Budget, le
trésorier principal, comptable principal du budget provincial, exécute directement ou
par l’intermédiaire d’autres comptables publics, toutes opérations de recettes et de
dépenses de ce budget, toutes opérations de trésorerie et, d’une manière générale,
toutes opérations financières dont la Province Autonome est chargée.
Article 156. - Dans les conditions fixées par le décret prévu à l’article 20 ci-dessus,
des régisseurs peuvent être chargés d’opérations d’encaissement ou de paiement
pour le compte des comptables publics de la Province Autonome.
Article 157. - Le trésorier principal, comptable principal, centralise les opérations
faites pour le compte de la Province Autonome par les comptables publics et les
comptables auxiliaires, les régisseurs et les correspondants locaux du trésor.
TITRE II
Opérations
CHAPITRE I
Opérations de recettes
Impôts directs et taxes assimilées
Article 158. - Les impôts directs et taxes assimilées sont liquidés et recouvrés dans
les conditions prévues par les lois et règlements. Les tarifs des impôts et taxes sont
fixés par le Conseil Provincial dans les conditions, limites et modalités prévues par la
loi.
Ces ressources sont celles prévues par l’article 43 de la loi organique n°2000-16 du
29 Août 2000 déterminant le cadre de la gestion des propres affaires des Provinces
Autonomes.

90
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Domaine
Article 159. - Les créances domaniales et recettes assimilées sont liquidées et re-
couvrées dans les conditions prévues par les lois et règlements.
Autres créances
Article 160. - Les créances autres que celles mentionnées aux articles 158 et 159
sont liquidées et recouvrées dans les conditions fixées par les articles 84 à 89 du
présent décret.
Remise gracieuse ou admission en non valeur
Article 161. - La remise gracieuse ou l’admission en non-valeur des créances de
toute nature est prononcée par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Toutefois, en ce qui concerne les créances étrangères au domaine et à l’impôt,
créances non fiscales et au domaine autres que les débets, inférieures à un montant
fixé annuellement par arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Bud-
get, la remise gracieuse ou l’admission en non-valeur peut être prononcée par le
Chef de l’exécutif de la Province Autonome.
Article 162. - La remise gracieuse des débets est prononcée exclusivement par les
Ministres chargés des Finances et du Budget.
Dispositions diverses
Article 163. - Les débiteurs peuvent s’acquitter de leur dette par l’un des modes de
règlement prévus par l’article 28 ci-dessus.
Article 164. - La forme des reçus et les conditions de leur délivrance sont fixées par
arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Budget. Tout versement en
numéraire donne lieu à la délivrance d’un reçu qui forme titre envers le Trésor.
Toutefois, il n’est pas délivré de reçu lorsque le redevable reçoit en échange de son
versement, des timbres, formule et, d’une façon générale, une fourniture dont la pos-
session justifie à elle seule le paiement des droits ou s’il est donné quittance sur un
document restitué ou remis au redevable.
Article 165. - Sous réserve des dispositions spéciales prévues par les lois et règle-
ments, le débiteur de la Province Autonome est libéré s’il présente un reçu régulier,
s’il invoque le bénéfice d’une prescription ou s’il apporte la preuve de l’encaissement
par un comptable public des effets bancaires ou postaux émis en règlement de sa
dette.
CHAPITRE II
Opérations de dépenses
Engagement
Article 166. - L’ordonnateur mentionné à l’article 151 ci-dessus a seul qualité
d’engager les dépenses de la Province Autonome. Il peut déléguer ce pouvoir aux
ordonnateurs secondaires, l’autorisation d’engager des dépenses.
Article 167. - Sous réserve des dispositions spéciales fixées par l’article 178 ci-
dessous, les engagements sont limités, soit au montant des crédits ouverts, soit au
montant des autorisations de programme régulièrement autorisé par les documents
budgétaires. Les engagements d’une année ne peuvent intervenir qu’après approba-
tion du budget sauf dérogations prévues par le Décret n°2001-611 du 06/07/2001
déterminant les attributions provisoires des Provinces Autonomes.
Article 168. - Les engagements sont retracés dans les comptabilités tenues, dans
les formes fixées par les Ministres chargés des Finances et du Budget, par
l’ordonnateur. Aucun engagement ne doit être effectué au-delà des crédits inscrits.
Liquidation
Article 169. - Les dépenses de la Province Autonome sont liquidées par les ordon-
nateurs secondaires mentionnés à l’article 151 ci-dessus.

91
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Toutefois, les dépenses payables sans ordonnancement mentionnées à l’article 35
ci-dessus et qui n’ont pas fait l’objet d’une liquidation préalable sont, en cas de be-
soin, liquidées par les comptables du Trésor, chargés du paiement.
Ordonnancement
Article 170. - Les dépenses de la Province Autonome sont mandatées par
l’ordonnateur secondaire au moyen des mandats de paiement.
Article 171. - Les mandats émis par les ordonnateurs secondaires sont imputés sur
les crédits qui leur ont été délégués par l’ordonnateur.
Article 172. - Les mandats de paiement sont assignés sur le trésorier principal de la
circonscription administrative de l’ordonnateur secondaire qui les a émis.
Article 173. - Les dépenses payées sans ordonnancement préalable sont assignées
sur le trésorier principal qui opère ou centralise le paiement.
Article 174. - Le Chef de l’exécutif fixe les dates limites d’émission des mandats de
paiement sans toutefois aller au-delà des dates limites fixées par les Ministres char-
gés des Finances et du Budget.
La forme des mandats de paiement et les énonciations qui doivent y figurer sont
fixées par arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Budget dans les
conditions prévues par l’article 104-ci-dessus.
Dispositions diverses
Article 175. - La réglementation des marchés publics est applicable aux Provinces
Autonomes.
Paiement
Article 176. - Les comptables assignataires sont responsables du paiement des dé-
penses de la Province Autonome
Article 177. - Lorsque l’ordonnateur principal a requis les comptables publics de la
Province Autonome de payer, et que ceux-ci déférent à la réquisition, ils rendent
compte aux Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 178. - Les comptables de la Province Autonome doivent refuser de déférer
aux ordres de réquisition lorsque la suspension de paiement est motivée par :
l’indisponibilité ou l’insuffisance des crédits ;
l’absence de justification du service fait ;
le caractère non libératoire du règlement ;
l’absence de qualité d’ordonnateur ;
l’absence de fonds disponibles ;
l’absence de visa du Contrôleur Financier.
Article 179. - Dans le cas où ils refusent de déférer à la réquisition, les comptables
de la Province Autonome rendent immédiatement compte aux Ministres chargés des
Finances et du Budget.
CHAPITRE III
Opérations de trésorerie
Article 180. - Les fonds de la Province Autonome sont déposés au Trésor sauf dis-
positions contraires des clauses prévues dans les accords de crédit et/ou de don.
Ces dépôts ne sont pas productifs d’intérêt.
Article 181. - Les conditions dans lesquelles la Province Autonome peut souscrire
des emprunts ou contracter des avances sont fixées par les lois ou les règlements.
Les projets d’emprunts et d’avances à contracter sont soumis au visa préalable des
Ministres chargés des Finances et du Budget et approuvés par une loi provinciale.

92
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

CHAPITRE IV
Justification des opérations
Article 182. - Les pièces justificatives des recettes concernant le budget de la Pro-
vince Autonome sont constituées par :
les ordres de recette, les originaux des certificats de modification ou d’annulation, les
relevés récapitulatifs de ces ordres de recette et de ces certificats visés pour accord
par l’ordonnateur ;
les états des produits recouvrés et des créances restant à recouvrer.
Article 183. - Les pièces justificatives des dépenses concernant le budget de la Pro-
vince Autonome sont les mêmes que celles prévues pour le Budget Général.
Article 184. - Les pièces justificatives mentionnées aux précédents articles font
l’objet de la nomenclature générale établie par les Ministres chargés des Finances et
du Budget en vertu de l’article 127 ci-dessus.
Les pièces justificatives des opérations non prévues par la nomenclature générale
doivent, en tout état de cause, constater la régularité de la dette ou celle de la
créance.
Article 185. - En cas de perte, destruction ou vol des pièces justificatives remises
aux comptables publics, les Ministres chargés des Finances et du Budget peuvent
seuls autoriser ces derniers à pourvoir à leur remplacement.
TITRE III
Comptabilités
Article 186. - La comptabilité de la Province Autonome comprend une comptabilité
des recettes et des dépenses budgétaires, une comptabilité générale et des compta-
bilités spéciales des matières, valeurs et titres.
CHAPITRE I
Comptabilité des recettes et des dépenses budgétaires
Article 187. - La comptabilité des recettes et des dépenses budgétaires de la Pro-
vince Autonome est tenue conformément aux dispositions du Plan Comptable des
Opérations Publiques : classes 1, 2, 6 et 7.
CHAPITRE II
Comptabilité générale
Article 188. - La comptabilité générale de la Province Autonome est tenue confor-
mément aux dispositions du Plan Comptable des Opérations Publiques est tenue par
le trésorier principal en résidence au chef-lieu de Province Autonome. .
CHAPITRE III
Comptabilités spéciales
Article 189. - Les règles des comptabilités spéciales s’appliquant, soit aux états des-
criptifs du patrimoine, de la Province Autonome soit aux comptes de titres et valeurs,
sont fixées par arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 190. - Ces comptabilités spéciales sont tenues, soit par les comptables pu-
blics, soit par des comptables auxiliaires préposés à cet effet.
Article 191. - Le trésorier principal annexe à son compte de gestion annuel le
compte “matières, valeurs et titres ”, établi dans les conditions fixées par les lois et
règlements en vigueur.
CHAPITRE IV
Comptes de fin d’année
Article 192. - Les comptables principaux des budgets des Provinces Autonomes
sont tenus de produire avant le 30 Septembre suivant l’année d’exécution du budget
un compte de gestion, présentant notamment le développement des recettes et des

93
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
dépenses budgétaires récapitulé par chapitre, qui sera soumis au juge des comptes
par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
TITRE IV
Contrôle
CHAPITRE I
Contrôle de la gestion des ordonnateurs
Article 193. - Le Président de la République, Chef de l’Etat et le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement, exercent par l’intermédiaire des corps de contrôle, le
contrôle des opérations des ordonnateurs de la Province Autonome.
Article 194. - Les comptables publics de la Province Autonome exercent, sur les
opérations des ordonnateurs, les contrôles mentionnés aux articles 13, 14 et 15 ci-
dessus.
Article 195. - Les ordonnateurs sont également soumis au contrôle administratif de
la Cour des Comptes selon les règles de compétence et de procédure qui lui sont
propres.
CHAPITRE II
Contrôle de la gestion des comptables
Article 196. - Les comptables publics de la Province Autonome sont soumis au
contrôle de leurs supérieurs hiérarchiques ou des représentants accrédités par ces
derniers, à celui des comptables supérieurs du Trésor ou de leurs mandataires ainsi
qu’aux vérifications de l’Inspection Générale de l’Etat et de l’Inspection Générale des
Finances.
Article 197. - Les comptes des comptables publics de la Province Autonome sont
jugés par la Cour des Comptes. Celle-ci peut seule donner aux comptables quitus
de leur gestion.
B – REGIONS
Article 198. - Les règles générales d’application aux régions des principes fonda-
mentaux objet de la première partie du présent décret et, éventuellement, les
dérogations à ces principes, sont fixées ainsi qu’il suit.
TITRE I
Ordonnateurs et comptables
CHAPITRE I
Ordonnateurs
Article 199. - Le chef de Région est l’ordonnateur principal du budget régional. Il
peut également désigner nominativement les agents chargés d’exercer les pouvoirs
d’ordonnateurs aux ordonnateurs dits secondaires.
Les ordonnateurs secondaires ont pouvoir d’engager, de liquider de mandater les
dépenses, ainsi que de constater les droits des organismes publics, de liquider,
d’ordonnancer et de mettre en recouvrement les recettes. Ils doivent être des fonc-
tionnaires des catégories A.
Le plan comptable des opérations publiques (PCOP) est applicable à la gestion fi-
nancière des Régions aussi bien en recettes qu’en dépenses.
Article 200. - Les ordonnateurs émettent les ordres de recette destinés à assurer le
recouvrement des créances non fiscales de la Région.
Ils notifient ces ordres de recette aux comptables publics chargés du recouvrement.
Article 201. - Les ordonnateurs émettent les ordres de dépenses et les font parvenir,
appuyés des pièces justificatives nécessaires, aux comptables publics assignataires.
Lorsque les comptables ont, conformément à l’article 41 ci-dessus, suspendu le
paiement des dépenses, l’ordonnateur délégué peut, sous les réserves indiquées à

94
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
l’article 226 ci-dessous, requérir, par écrit, sous sa responsabilité, les comptables de
payer.
CHAPITRE II
Comptables
Article 202. - Les fonctions de comptable principal du budget régional sont assurées
par le Trésorier principal installé au chef lieu de Région.
Article 203. - Sous l’autorité des Ministres chargés des Finances et du Budget, le
trésorier principal, comptable principal du budget régional, exécute directement ou
par l’intermédiaire d’autres comptables publics, toutes opérations de recettes et de
dépenses de ce budget, toutes opérations de trésorerie et, d’une manière générale,
toutes opérations financières dont la Région est chargée.
Article 204. - Dans les conditions fixées par le décret prévu à l’article 20 ci-dessus,
des régisseurs peuvent être chargés d’opérations d’encaissement ou de paiement
pour le compte des comptables publics de la Région.
Article 205. - Le trésorier principal, comptable principal, centralise les opérations
faites pour le compte de la Région par les comptables publics et les comptables auxi-
liaires, les régisseurs et les correspondants locaux du trésor.
TITRE II
Opérations
CHAPITRE I
Opérations de recettes
Impôts directs et taxes assimilées
Article 206. - Les impôts directs et taxes assimilées sont liquidés et recouvrés dans
les conditions prévues par les lois et règlements. Les tarifs des impôts et taxes sont
fixés par le Conseil Régional dans les conditions, limites et modalités prévues par la
loi.
Ces ressources sont celles prévues par l’article 43 de la loi organique n°2000-16 du
29 Août 2000 déterminant le cadre de la gestion des propres affaires des Régions.
Domaine
Article 207. - Les créances domaniales et recettes assimilées sont liquidées et re-
couvrées dans les conditions prévues par les lois et règlements.
Autres créances
Article 208. - Les créances autres que celles mentionnées aux articles 158 et 159
sont liquidées et recouvrées dans les conditions fixées par les articles 84 à 89 du
présent décret.
Remise gracieuse ou admission en non valeur
Article 209. - La remise gracieuse ou l’admission en non-valeur des créances de
toute nature est prononcée par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Toutefois, en ce qui concerne les créances étrangères au domaine et à l’impôt,
créances non fiscales et au domaine autres que les débets, inférieures à un montant
fixé annuellement par arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Bud-
get, la remise gracieuse ou l’admission en non-valeur peut être prononcée par le
Chef de la Région.
Article 210. - La remise gracieuse des débets est prononcée exclusivement par les
Ministres chargés des Finances et du Budget.
Dispositions diverses
Article 211. - Les débiteurs peuvent s’acquitter de leur dette par l’un des modes de
règlement prévus par l’article 28 ci-dessus.

95
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 212. - La forme des reçus et les conditions de leur délivrance sont fixées par
arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Budget. Tout versement en
numéraire donne lieu à la délivrance d’un reçu qui forme titre envers le Trésor.
Toutefois, il n’est pas délivré de reçu lorsque le redevable reçoit en échange de son
versement, des timbres, formule et, d’une façon générale, une fourniture dont la pos-
session justifie à elle seule le paiement des droits ou s’il est donné quittance sur un
document restitué ou remis au redevable.
Article 213. - Sous réserve des dispositions spéciales prévues par les lois et règle-
ments, le débiteur de la Région est libéré s’il présente un reçu régulier, s’il invoque le
bénéfice d’une prescription ou s’il apporte la preuve de l’encaissement par un comp-
table public des effets bancaires ou postaux émis en règlement de sa dette.
CHAPITRE II
Opérations de dépenses
Engagement
Article 214. - L’ordonnateur mentionné à l’article 199 ci-dessus a seul qualité
d’engager les dépenses de la Région. Il peut déléguer ce pouvoir aux ordonnateurs
secondaires, l’autorisation d’engager des dépenses.
Article 215. - Sous réserve des dispositions spéciales fixées par le dernier alinéa de
l’article 226 ci-dessous, les engagements sont limités, soit au montant des crédits
ouverts, soit au montant des autorisations de programme régulièrement autorisé par
les documents budgétaires. Les engagements d’une année ne peuvent intervenir
qu’après approbation du budget sauf dérogations prévues les textes législatifs et ré-
glementaires déterminant les attributions des Régions.
Article 216. - Les engagements sont retracés dans les comptabilités tenues, dans
les formes fixées par les Ministres chargés des Finances et du Budget, par
l’ordonnateur. Aucun engagement ne doit être effectué au-delà des crédits.
Liquidation
Article 217. - Les dépenses de la Région sont liquidées par l’ordonnateur mentionné
à l’article 214 ci-dessus.
Toutefois, les dépenses payables sans ordonnancement mentionnées à l’article 35
ci-dessus et qui n’ont pas fait l’objet d’une liquidation préalable sont, en cas de be-
soin, liquidées par les comptables du Trésor, chargés du paiement.
Ordonnancement
Article 218. - Les dépenses de la Région sont mandatées par l’ordonnateur se-
condaire au moyen des mandats de paiement.
Article 219. - Les mandats émis par les ordonnateurs secondaires sont imputés sur
les crédits qui leur ont été délégués par l’ordonnateur.
Article 220. - Les mandats de paiement sont assignés sur le trésorier principal de la
circonscription administrative de l’ordonnateur secondaire qui les a émis.
Article 221. - Les dépenses payées sans ordonnancement préalable sont assignées
sur le trésorier principal qui opère ou centralise le paiement.
Article 222. - Le Chef de l’exécutif de la Région fixe les dates limites d’émission des
mandats de paiement sans toutefois aller au-delà des dates limites fixées par les Mi-
nistres chargés des Finances et du Budget.
La forme des mandats de paiement et les énonciations qui doivent y figurer sont
fixées par arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Budget dans les
conditions prévues par l’article 104-ci-dessus.
Dispositions diverses
Article 223. - La réglementation des marchés publics est applicable aux Régions.
Paiement

96
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 224. - Les comptables assignataires sont responsables du paiement des dé-
penses de la Région.
Article 225. - Lorsque l’ordonnateur principal a requis les comptables publics de la
Région de payer, et que ceux-ci déférent à la réquisition ils rendent compte aux Mi-
nistres chargés des Finances et du Budget.
Article 226. - les comptables de la Région doivent refuser de déférer aux ordres de
réquisition lorsque la suspension de paiement est motivée par :
l’indisponibilité ou l’insuffisance des crédits ;
l’absence de justification du service fait ;
le caractère non libératoire du règlement ;
l’absence de qualité d’ordonnateur ;
l’absence de fonds disponibles ;
l’absence de visa du Contrôleur Financier.
Article 227. - Dans le cas où ils refusent de déférer à la réquisition, les comptables
de la Région rendent immédiatement compte aux Ministres chargés des Finances et
du Budget.
CHAPITRE III
Opérations de trésorerie
Article 228. - Les fonds de la Région sont déposés au Trésor sauf dispositions
contraires des clauses prévues dans les accords de crédit et/ou de don. Ces dépôts
ne sont pas productifs d’intérêt.
Article 229. - Les conditions dans lesquelles la Région peut souscrire des emprunts
ou contracter des avances sont fixées par les lois ou les règlements.
Les projets d’emprunts et d’avances à contracter sont soumis au visa préalable des
Ministres chargés des Finances et du Budget et approuvés par une loi Régionale.
CHAPITRE IV
Justification des opérations
Article 230. - Les pièces justificatives des recettes concernant le budget de la Ré-
gion sont constituées par :
les ordres de recette, les originaux des certificats de modification ou d’annulation, les
relevés récapitulatifs de ces ordres de recette et de ces certificats visés pour accord
par l’ordonnateur ;
les états des produits recouvrés et des créances restant à recouvrer.
Article 231. - Les pièces justificatives des dépenses concernant le budget de la Ré-
gion sont les mêmes que celles prévues pour le Budget Général.
Article 232. - Les pièces justificatives mentionnées aux précédents articles font
l’objet de la nomenclature générale établie par les Ministres chargés des Finances et
du Budget en vertu de l’article 127 ci-dessus.
Les pièces justificatives des opérations non prévues par la nomenclature générale
doivent, en tout état de cause, constater la régularité de la dette ou celle de la
créance.
Article 233. - En cas de perte, destruction ou vol des pièces justificatives remises
aux comptables publics, les Ministres chargés des Finances et du Budget peuvent
seuls autoriser ces derniers à pourvoir à leur remplacement.
TITRE III
Comptabilités
Article 234. - La comptabilité de la Région comprend une comptabilité des recettes et
des dépenses budgétaires, une comptabilité générale et des comptabilités spéciales
des matières, valeurs et titres.

97
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

CHAPITRE I
Comptabilité des recettes et des dépenses budgétaires
Article 235. - La comptabilité des recettes et des dépenses budgétaires de la Région
est tenue conformément aux dispositions du Plan Comptable des Opérations Publi-
ques : classes 1, 2, 6 et 7.
CHAPITRE II
Comptabilité générale
Article 236. - La comptabilité générale de la Région est tenue conformément aux dis-
positions du Plan Comptable des Opérations Publiques est tenue par le trésorier
principal en résidence au chef-lieu de Région. .
CHAPITRE III
Comptabilités spéciales
Article 237. - Les règles des comptabilités spéciales s’appliquant, soit aux états des-
criptifs du patrimoine de la Région soit aux comptes de titres et valeurs, sont fixées
par arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 238. - Ces comptabilités spéciales sont tenues, soit par les comptables pu-
blics, soit par des comptables auxiliaires préposés à cet effet.
Article 239. - Le trésorier principal annexe à son compte de gestion annuel le
compte “matières, valeurs et titres ”, établi dans les conditions fixées par les lois et
règlements en vigueur.
CHAPITRE IV
Comptes de fin d’année
Article 240. - Les comptables principaux des budgets des Régions sont tenus de
produire avant le 30 Septembre suivant l’année d’exécution du budget un compte de
gestion, présentant notamment le développement des recettes et des dépenses
budgétaires récapitulé par chapitre, qui sera soumis au juge des comptes par les Mi-
nistres chargés des Finances et du Budget.
TITRE IV
Contrôle
CHAPITRE I
Contrôle de la gestion des ordonnateurs
Article 241. - Le Président de la République, Chef de l’Etat et le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement exercent par l’intermédiaire des corps de contrôle, le contrôle
des opérations des ordonnateurs de la Région
Article 242. - Les comptables publics de la Région exercent, sur les opérations des
ordonnateurs, les contrôles mentionnés aux articles 13, 14 et 15 ci-dessus.
Article 243. - Les ordonnateurs sont également soumis au contrôle administratif de
la Cour des Comptes selon les règles de compétence et de procédure qui lui sont
propres.
CHAPITRE II
Contrôle de la gestion des comptables
Article 244. - Les comptables publics de la Région sont soumis au contrôle de leurs
supérieurs hiérarchiques ou des représentants accrédités par ces derniers, à celui
des comptables supérieurs du trésor ou de leurs mandataires ainsi qu’aux vérifica-
tions de l’Inspection Générale de l’Etat et de l’Inspection Générale des Finances.
Article 245. - Les comptes des comptables publics de la Région sont jugés par la
Cour des Comptes. Celle-ci peut seule donner aux comptables quitus de leur ges-
tion.

98
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
C - COMMUNES
Article 246. - Les règles générales d’application aux communes des principes fon-
damentaux, objet de la première partie du présent décret et, éventuellement les dé-
rogations à ces principes, sont fixées ainsi qu’il suit.
COMMUNES URBAINES
TITRE I
Ordonnateurs et comptables
CHAPITRE I
Ordonnateurs
Article 247. - Le Maire est l’ordonnateur principal du budget municipal. Il peut, sous
sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté tout ou partie de cette attri-
bution à l’un de ses adjoints. Il peut également désigner nominativement les agents
chargés d’exercer les pouvoirs d’ordonnateurs secondaires.
Ces derniers ont pouvoir d’engager, de liquider, de mandater les dépenses ainsi que
de constater les droits des organismes publics, d’ordonnancer et de mettre en re-
couvrement les recettes.
Le Plan Comptable des Opérations Publiques est applicable à la gestion financière
de la commune aussi bien en recettes qu’en dépenses.
Article 248. - Les ordonnateurs émettent les ordres de dépenses et les font parvenir,
appuyés des pièces justificatives nécessaires, au receveur municipal. Lorsque les
comptables ont, conformément à l’article 41 ci-dessus, suspendu le paiement des
dépenses, l’ordonnateur peut, sous les réserves indiquées à l’article 253 ci-dessous,
requérir par écrit, sous sa responsabilité, les comptables de payer.
Article 249. - L’ordonnateur émet les ordres de dépenses et les fait parvenir, appuyés
des justifications nécessaires, au receveur municipal.
CHAPITRE II
Comptables
Article 250. - Le receveur municipal a qualité de comptable principal.
Article 251. - Les fonctions de receveur municipal sont de droit remplies par le
comptable du Trésor qui réside dans la commune.
Article 252. - Dans le cadre des obligations qui lui incombent en vertu des articles
12, 13, 14 et 15 ci-dessus, le receveur municipal est chargé, seul et sous sa respon-
sabilité, de poursuivre la rentrée de toutes les créances de la commune qui lui se-
raient dues, ainsi que d’acquitter les dépenses ordonnancées jusqu’à concurrence
des crédits régulièrement accordés.
Article 253. - Lorsque, par application de l’article 248 ci-dessus, l’ordonnateur a re-
quis le receveur municipal de payer, celui-ci défère à la réquisition et rend compte
aux Ministres chargés des Finances et du Budget.
Par dérogation à ces dispositions, le receveur doit refuser de déférer à l’ordre de ré-
quisition lorsque la suspension de paiement est motivée par :
l’indisponibilité ou insuffisance des crédits ;
l’absence de justification du service fait ;
le caractère non libératoire du règlement ;
le manque de fonds disponibles ;
l’absence du visa du contrôleur financier
Dans le cas où il refuse de déférer à la réquisition, le receveur en rend immédiate-
ment compte aux Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 254. - Dans les conditions fixées par le décret prévu à l’article 20 ci-dessus,
les comptables auxiliaires peuvent être chargés d’opérations d’encaissement ou de
paiement pour le compte du receveur municipal.

99
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
TITRE II
Opérations
CHAPITRE I
Opérations de recettes
Article 255. - Les impôts et les recettes assimilées sont liquidés et recouvrés, sur la
base des délibérations du Conseil municipal, dans les conditions, limites et modalités
fixées par les lois organiques sur les Finances Publiques et loi de finances annuelles,
textes réglementaires pris en application de ces lois.
Article 256. - La liquidation des créances autres que celles mentionnées à l’article
précédent est opérée, selon la nature des créances, sur les bases fixées par la loi,
les règlements, les décisions de justice et les conventions. Les conventions telles
que les contrats de location, les concessions et les affermages sont passées par
l’ordonnateur avec, dans les cas déterminés par la loi, l’autorisation préalable du
Conseil municipal.
Article 257. - Dans les conditions prévues par les articles 85 et 86 ci-dessus, les or-
dres de recette établis par l’ordonnateur et accompagnés des pièces justificatives,
sont pris en charge par le receveur municipal qui en assure le recouvrement.
Tous les droits acquis au cours d’une année budgétaire doivent être constatés par le
moyen d’un ordre de recette émis avant la fin de l’année, sans que le débiteur soit
pour autant soustrait aux règles générales sur la prescription des créances de la col-
lectivité.
Article 258. - Les créances pour lesquelles les lois et règlements n’ont pas prescrit
un mode spécial de recouvrement et qui n’ont pu être recouvrées à l’amiable font
l’objet, à la diligence du receveur municipal, d’états qui sont exécutoires après qu’ils
ont été visés par le Maire. Le recouvrement est poursuivi jusqu’à opposition devant la
juridiction compétente.
Article 259. - La remise gracieuse ou l’admission en non-valeur est prononcée par :
les Ministres chargés des Finances et du Budget en ce qui concerne les créances
fiscales et domaniales ;
le maire, sur avis conforme du Conseil municipal pour les créances étrangères à
l’impôt et au domaine autres que les débets.
Article 260. - La remise gracieuse des débets est prononcée exclusivement par les
Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 261. - Les débiteurs peuvent s’acquitter de leur dette par l’un des modes de
règlement prévus à l’article 28 ci-dessus.
Article 262. - La forme des reçus et les conditions de leur délivrance sont fixées par
arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Budget. Tout versement en
numéraire donne lieu à la délivrance d’un reçu qui forme titre envers la commune.
Toutefois, il n’est pas délivré de reçu lorsque le redevable reçoit en échange de son
versement, des timbres, formules et, d’une façon générale une fourniture dont la
possession justifie, à elle seule, le paiement des droits.
Article 263. - Sous réserve des dispositions spéciales prévues par la loi, les règle-
ments, le débiteur de la commune est libéré s’il présente un reçu régulier, s’il invoque
le bénéfice d’une prescription ou s’il apporte la preuve de l’encaissement par le rece-
veur municipal des effets bancaires ou postaux émis en règlement de sa dette.
Article 264. - La gestion budgétaire est annuelle ; elle est ouverte au 1er janvier et
close au 31 décembre

100
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
CHAPITRE II
Opérations de dépenses
Article 265. - Sous réserve des pouvoirs dévolus au Conseil municipal, l’ordonnateur
et ses délégués ont seuls qualité de procéder à l’engagement des dépenses de la
commune. Les engagements de dépenses sont limités au montant des crédits dis-
ponibles.
Article 266. - Les opérations communales sont soumises au visa du Contrôle Finan-
cier. Les communes qui figurent sur une liste fixée par le Président de la République,
Chef de l’Etat sont, en outre, soumises au contrôle de leurs engagements de dépen-
ses.
Article 267. - Toutes les dépenses doivent être liquidées et ordonnancées par
l’ordonnateur au cours de l’année budgétaire à laquelle elles se rattachent. Toutefois,
au début de chaque exercice l’ordonnateur dispose d’un délai de vingt jours pour
émettre les ordres de dépenses correspondant aux services faits au cours de
l’exercice précédent. Le receveur municipal dispose d’un délai s’étendant jusqu’au
31 janvier pour effectuer les paiement correspondants aux titres rattachés à
l’exercice précédent.
Article 268. - Les mandats établis par l’ordonnateur dans les conditions prévues à
l’article 35 ci-dessus sont transmis, accompagnés des pièces justificatives, au rece-
veur municipal qui les prend en charge et procède à leur règlement.
Article 269. - La réglementation générale des marchés publics est applicable aux
communes urbaines. Le receveur municipal assiste à tous les dépouillements
d’adjudications ou d’appels d’offres.
CHAPITRE III
Opérations de trésorerie
Article 270. - Le receveur municipal est seul habilité à manier les fonds de la com-
mune. Toutefois, des comptables auxiliaires peuvent être nommés dans les condi-
tions prévues à l’article 254 ci-dessus.
Article 271. - Les fonds de la commune sont déposés au Trésor. Ils ne sont pas pro-
ductifs d’intérêt.
Article 272. - Les délibérations du Conseil municipal relatives à la souscription
d’emprunts et les conventions subséquentes doivent être approuvées par arrêté des
Ministres chargés des Finances et du Budget ou par décret pris en Conseil de Gou-
vernement sur le rapport des Ministres chargés des Finances et du Budget suivant le
plafond fixé par la loi. Les délibérations du Conseil municipal et les conventions sub-
séquentes relatives à la garantie donnée à des emprunts doivent être approuvées
dans les mêmes conditions.
CHAPITRE IV
Justifications des opérations
Article 273. - Les pièces justificatives des recettes communales sont constituées
notamment par :
les états récapitulatifs du montant des rôles émis ;
les ordres de recette, les originaux des certificats de modification et d’annulation et
les relevés récapitulatifs de ces ordres de recette et de ces certificats visés pour ac-
cord par l’ordonnateur ;
les états des produits recouvrés et des créances restant à recouvrer.
Article 274. - Les pièces justificatives des dépenses communales sont les mêmes
que celles prévues aux articles 125,126 et 127 du présent décret.

101
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 275. - Les pièces justificatives mentionnées aux précédents articles font
l’objet de la nomenclature générale établie par les Ministres chargés des Finances et
du Budget en vertu de l’article 127 ci-dessus.
Les pièces justificatives des opérations non prévues par la nomenclature générale
doivent, en tout état de cause, constater la régularité de la dette ou celle de la
créance.
Article 276. - En cas de perte, destruction ou vol des pièces justificatives remises au
receveur municipal, les Ministres chargés des Finances et du Budget peuvent seuls
autoriser ce dernier à pourvoir à leur remplacement.
Article 277. - Les pièces justificatives sont produites par le receveur municipal au
juge des comptes à l’appui du compte de gestion visé à l’article 283 ci-dessous.
TITRE III
Comptabilités
CHAPITRE I
Règles générales
Article 278. - La comptabilité de la commune, comprend une comptabilité des recet-
tes et des dépenses budgétaires et comptabilité générale et des comptabilités spé-
ciales des matières, valeurs et titres.
La comptabilité des recettes et des dépenses budgétaires est tenue par le Maire
conformément aux dispositions du Plan Comptable des Opérations Publiques : clas-
ses 1, 2, 6 et 7.
Article 279. - Le receveur municipal tient la comptabilité générale de la commune,
selon les dispositions du Plan Comptable des Opérations Publiques.
Article 280. - Les règles des comptabilités spéciales s’appliquant, soit aux états des-
criptifs du patrimoine municipal, soit aux comptes de titres et valeurs, sont fixées par
arrêté pris par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 281. - Les comptabilités des matières sont tenues, conformément à la régle-
mentation, par un agent municipal désigné par l’ordonnateur.
CHAPITRE II
Comptes de fin d’année
Article 282. - Le compte administratif constate les résultats financiers de chaque
exercice.
Dès la clôture de l’exercice, il est préparé par le maire et soumis par ses soins à la
délibération du Conseil municipal qui constate la concordance des résultats accusés
par le compte administratif du maire avec ceux du compte de gestion du receveur
municipal. Après délibération, une copie est adressée dans un délai de 30 jours au
Chef de l’Exécutif Provincial en même temps que le budget additionnel, accompagné
de la délibération du Conseil municipal et des pièces annexes.
Article 283. - Le compte de gestion, visé pour contrôle par le supérieur hiérarchique
du receveur municipal, accompagné des documents généraux et des pièces justifica-
tives de recettes et de dépenses, est adressé, au plus tard le 1er juillet de l’année
suivant la clôture de l’année budgétaire, à la Direction de la Comptabilité Publique
qui le met en état d’examen.
Le Directeur de la Comptabilité Publique arrête le compte dans les conditions pré-
vues par la réglementation ou le transmet au juge des comptes. Faute de présenta-
tion dans le délai prescrit, le Directeur de la Comptabilité Publique peut désigner
d’office un agent chargé de la reddition des comptes.

102
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

TITRE IV
Contrôle
CHAPITRE I
Contrôle de la gestion de l’ordonnateur
Article 284. - Le Président de la République, Chef de l’Etat et le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement, exercent par l’intermédiaire des corps de contrôle, le
contrôle des opérations des ordonnateurs de la Commune.
Article 285. - Le receveur municipal exerce sur les opérations de l’ordonnateur les
contrôles mentionnés aux articles 13, 14 et 15 du présent décret.
Article 286. - L’ordonnateur est également soumis au contrôle administratif du tribu-
nal Financier de la Cour des Comptes selon les règles de compétence et de procé-
dure qui lui sont propres.
CHAPITRE II
Contrôle de la gestion du receveur municipal
Article 287. - Le contrôle de la gestion du receveur municipal est assuré par le tréso-
rier principal de rattachement.
Article 288. - Le receveur municipal est en outre soumis aux vérifications de
l’Inspection Générale d’Etat et éventuellement des corps de contrôle compétents.
COMMUNES RURALES
TITRE I
Ordonnateurs et comptables
CHAPITRE I
Ordonnateurs
Article 289. - Le maire est l’ordonnateur principal du budget communal. Il peut, sous
sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté tout ou partie de cette attri-
bution à l’un de ses agents désigné nominativement dénommé dans ce cas ordonna-
teur secondaire. Il a pouvoir d’engager, de liquider, d’ordonnancer les dépenses ainsi
que de constater les droits des organismes publics, de liquider, d’ordonnancer et de
mettre en recouvrement les recettes.
Article 290. - L’ordonnateur émet les ordres de recettes et les notifie au receveur
communal chargé de leur recouvrement.
Article 291. - L’ordonnateur émet les ordres de dépenses et les fait parvenir, ap-
puyés des justifications nécessaires, au receveur communal.
Lorsque le receveur communal a, conformément à l’article 41 ci-dessus, suspendu le
paiement des dépenses, l’ordonnateur peut, sous les réserves indiquées à l’article
296 ci-dessous, requérir par écrit et sous sa responsabilité, le receveur communal de
payer.
CHAPITRE II
Comptables
Article 292. - Le receveur communal a qualité de comptable principal.
Article 293. - Dans les communes rurales où réside un comptable du Trésor, les
fonctions de receveur communal sont de droit remplies par celui-ci.
Dans les autres communes rurales, ces fonctions sont dévolues à un trésorier com-
munal, nommé par le maire, avec l’approbation du Chef de Région. Le trésorier
communal peut être directement licencié par le Chef de Région.
Article 294. - Dans le cadre des obligations qui lui incombent en vertu des articles
12, 13, 14 et 15 ci-dessus, le receveur communal est chargé, seul et sous sa res-
ponsabilité, de poursuivre la rentrée de tous les revenus de la commune et de toutes

103
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
les sommes qui lui seraient dues, ainsi que d’acquitter les dépenses ordonnancées
jusqu’à concurrence des crédits régulièrement accordés.
Article 295. - Le trésorier communal est responsable de la garde et du maniement
des deniers publics communaux ainsi que de la régularité des opérations qu’il effec-
tue. Il est tenu de refuser de payer une dépense non prévue au budget régulièrement
approuvé, ou non régulièrement liquidée et ordonnancée par le maire. Tout paiement
irrégulier engage sa responsabilité sur ces deniers personnels.
Article 296. - Lorsque, par application de l’article 291 ci-dessus, l’ordonnateur a re-
quis le receveur communal de payer, celui-ci défère à la réquisition et rend compte
aux Ministres chargés des Finances et du Budget, s’il s’agit d’un comptable du Tré-
sor, ou au chef de région, s’il s’agit d’un trésorier communal. Par dérogation aux dis-
positions du premier alinéa ci-dessus, le receveur communal doit refuser de déférer
à l’ordre de réquisition lorsque la suspension du paiement est motivée par :
l’indisponibilité ou l’insuffisance des crédits ;
l’absence de justification du service fait ;
le caractère non libératoire du règlement ;
le manque de fonds disponibles ;
l’absence de visa du contrôleur financier.
Dans le cas où il refuse de déférer à la réquisition, le receveur communal en rend
immédiatement compte aux Ministres chargés des Finances et du Budget, s’il s’agit
d’un comptable du Trésor, au chef de région, s’il s’agit d’un trésorier communal.
Article 297. - Dans les conditions fixées par le décret prévu à l’article 20 ci-dessus,
des régisseurs peuvent être chargés d’opérations d’encaissement ou de paiement
pour le compte du receveur communal.
TITRE II
Opérations
CHAPITRE I
Opérations de recettes
Article 298. - Les impôts et les recettes assimilées sont liquidés et recouvrés, sur la
base des délibérations du conseil communal approuvées par l’autorité de tutelle,
dans les conditions, limites et modalités fixées par les lois et règlements.
Article 299. - La liquidation des créances, autres que celles mentionnées à l’article
précédent, est opérée, selon la nature des créances sur les bases fixées par les lois,
les règlements, les décisions de justice et les conventions.
Les conventions sont passées par l’ordonnateur avec, dans les cas déterminés par la
loi, l’autorisation préalable du conseil communal, éventuellement approuvée par l'au-
torité de tutelle.
Article 300. - Dans les conditions prévues par les articles 85 et 86 ci-dessus, les or-
dres de recettes établis par l’ordonnateur et accompagnés des pièces justificatives
sont pris en charge par le receveur communal qui en assure le recouvrement.
Tous les droits acquis au cours d’une année budgétaire doivent être constatés par le
moyen d’un ordre de recette émis avant la fin d’année, sans que le débiteur soit pour
autant soustrait aux règles générales sur la prescription des créances de la collectivi-
té.
Article 301. - Les créances pour lesquelles les lois et règlements n’ont pas prescrit
un mode spécial de recouvrement et qui n’ont pu être recouvrées à l’amiable, font
l’objet, à la diligence du receveur communal, d’états qui sont exécutoires après qu’ils
ont été visés par l’Autorité de tutelle. Le recouvrement est poursuivi jusqu’à opposi-
tion devant la juridiction compétente.
Article 302. - La remise gracieuse ou l’admission en non-valeur est prononcée par :

104
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
les Ministres chargés des Finances et du Budget en ce qui concerne les créances
fiscales et domaniales ;
le maire, sur avis conforme du conseil communal et sous réserve de l’approbation de
l’autorité de tutelle, pour les créances étrangères à l’impôt et au domaine autres que
les débets.
Article 303. - La remise gracieuse des débets est prononcée par les seuls Ministres
chargés des Finances et du Budget.
Article 304. - Les débiteurs peuvent s’acquitter de leur dette par l’un des modes de
règlement prévus à l’article 28 ci-dessus.
Article 305. - La forme des reçus et les conditions de leur délivrance sont fixées par
les Ministres chargés des Finances et du Budget. Tout versement en numéraire
donne lieu à la délivrance d’un reçu qui forme titre envers la commune.
Toutefois, il n’est pas délivré de reçu lorsque le redevable reçoit, en échange de son
versement, des timbres, formules et, d’une façon générale une fourniture dont la
possession justifie, à elle seule, le paiement des droits.
Article 306. - Sous réserve des dispositions spéciales prévues par les lois, les rè-
glements, le débiteur de la commune est libéré s’il présente un reçu régulier, s’il in-
voque le bénéfice d’une prescription ou s’il apporte la preuve de l’encaissement par
le receveur communal des effets bancaires ou postaux émis en règlement de sa
dette.
CHAPITRE II
Opérations de dépenses
Article 307. - Sous réserve des pouvoirs dévolus au conseil communal et à l’autorité
de tutelle, l’ordonnateur et ses délégués ont seuls qualité pour procéder à
l’engagement des dépenses de la commune.
Article 308. - Les engagements sont limités au montant des crédits disponibles.
Article 309. - Toutes les dépenses doivent être liquidées et ordonnancées par
l’ordonnateur au cours de l’année budgétaire à laquelle elles se rattachent.
Article 310. - Les titres de paiement établis par l’ordonnateur dont les conditions
prévues à l’article 35 ci-dessus sont transmis, accompagnés des pièces justificatives,
au receveur communal qui les prend en charge et procède à leur règlement.
Lorsque l’ordonnateur refuse d’émettre un titre de paiement, le créancier peut se
pourvoir devant l’autorité de tutelle. Celui-ci procède, s’il y a lieu, au mandatement
d’office dans la limite des crédits ouverts.
Article 311. - La réglementation générale des marchés administratifs est applicable
aux communes rurales. Le receveur communal est appelé à tous les dépouillements
d’adjudications ou d’appels d’offres.
CHAPITRE III
Opérations de trésorerie
Article 312. - Le receveur communal est seul habilité à manier les fonds de la com-
mune. Toutefois, des régisseurs peuvent être nommés dans les conditions prévues à
l’article 297 ci-dessus.
Article 313. - Les fonds de la commune sont déposés au Trésor. Ils ne sont pas pro-
ductifs d’intérêt. Dans le cas où le receveur communal est un trésorier communal, les
fonds peuvent également être confiés en dépôt à un compte de chèques postaux
ouvert au nom de la commune. Le trésorier communal peut cependant conserver par
devers lui une encaisse en numéraire d’un montant maximum de 20 000 Ariary pour
faire face aux menues dépenses courantes de la commune rurale.
Article 314. - Les délibérations du conseil communal relatives à la souscription
d’emprunts et les conventions subséquentes doivent être approuvées par arrêté du

105
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Chef de Région; par arrêté des Ministres chargés des Finances et du Budget ou par
décret pris en Conseil des Ministres et/ou Conseil de Gouvernement sur le rapport
des Ministres chargés des Finances et du Budget suivant le plafond fixé par la loi.
Les délibérations du conseil communal et les conventions subséquentes relatives à
la garantie donnée à des emprunts doivent être approuvées dans les mêmes condi-
tions.
CHAPITRE IV
Justifications des opérations
Article 315. - Les pièces justificatives des recettes communales sont constituées
notamment par :
les états récapitulatifs du montant des rôles émis ;
les ordres de recette, les originaux des certificats de modification et d’annulation et
les relevés récapitulatifs de ces ordres de recette et de ces certificats ;
les états des produits recouvrés et des créances à recouvrer.
Article 316. - Les pièces justificatives des dépenses communales sont les mêmes
que celles prévues à l’article 125 du présent décret.
Article 317. - Les pièces justificatives mentionnées aux précédents articles font
l’objet de la nomenclature générale établie par les Ministres chargés des Finances et
du Budget en vertu de l’article 127 ci-dessus.
Les pièces justificatives des opérations non prévues par la nomenclature générale
doivent, en tout état de cause, constater la régularité de la dette ou celle de la
créance.
Article 318. - En cas de perte, destruction ou vol des pièces justificatives remises au
receveur communal, les Ministres chargés des Finances et du Budget peuvent seuls
autoriser ce dernier à pourvoir à leur remplacement. Toutefois, dans le cas où le re-
ceveur communal est un trésorier communal, il appartient au Chef de Région de
donner l’autorisation nécessaire.
Article 319. - Dans le cas où les fonctions de receveur communal sont exercées par
un comptable du Trésor, les pièces justificatives de recettes et de dépenses sont
produites à l’appui du compte de gestion visé à l’article 325 ci-dessous.
Dans le cas où le receveur communal est un trésorier communal, les pièces justifica-
tives sont produites à l’appui du compte de la commune prévue à l’article 324 ci-
dessous.
TITRE III
Comptabilités
CHAPITRE I
Règles générales
Article 320. - La comptabilité de la commune, comprend une comptabilité générale
et des comptabilités spéciales des matières, valeurs et titres.
Article 321. - Le receveur communal tient la comptabilité générale de la commune,
selon les dispositions du Plan Comptable des Opérations Publiques.
Article 322. - Les règles des comptabilités spéciales s’appliquant, soit aux états des-
criptifs du patrimoine municipal, soit aux comptes de titres et valeurs, sont fixées par
les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 323. - Les comptabilités des matières sont tenues conformément à la régle-
mentation par le receveur ou par un agent communal désigné par l’ordonnateur.
CHAPITRE II
Comptes de fin d’année
Article 324. - Le compte de la commune constate les résultats financiers de chaque
exercice.

106
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Dès la clôture de l’exercice, il est préparé par le maire et soumis par ses soins à la
délibération du conseil communal.
Il est adressé au Chef de Région accompagné de la délibération du conseil commu-
nal et des pièces annexes avant le 28 février de l’année suivante celle à laquelle il se
rapporte. Il est approuvé par le Chef de Région après avis du délégué du Contrôle
Financier.
TITRE IV
Contrôle
CHAPITRE I
Contrôle de la gestion de l’ordonnateur
Article 325. - Dans le cas où les fonctions de receveur communal sont exercées par
un comptable du Trésor, celui-ci produit un compte de gestion distinct du compte
prévu à l’article précédent. Ce compte, appuyé de toutes les pièces justificatives est,
après visa par le contrôle du supérieur hiérarchique du receveur communal, transmis
avant l’expiration du troisième mois suivant la clôture de l’année budgétaire, au Chef
de Région qui le soumet au Directeur Général du Trésor, lequel le met en état
d’examen.
Le Directeur Général du trésor arrête le compte dans les conditions prévues par la
réglementation, ou le transmet au juge des comptes. Faute de présentation dans le
délai prescrit, le Directeur du Trésor peut désigner d’office un agent chargé de la
reddition des comptes.
Article 326. - Le Président de la République, Chef de l’Etat, et le Premier Ministre,
Chef du Gouvernement, exercent, par l’intermédiaire de l’administration territoriale et
des corps de contrôle, le contrôle des ordonnateurs.
Article 327. - Le receveur communal exerce sur les opérations de l’ordonnateur le
contrôle mentionné aux articles 13, 14 et 15 du présent décret.
Article 328. - L’ordonnateur est également soumis au contrôle administratif de la
Cour des Comptes selon les règles de compétence et de procédure qui lui sont pro-
pres.
CHAPITRE II
Contrôle de la gestion du receveur communal
Article 329. - Le contrôle de la gestion du receveur communal, lorsque les fonctions
en sont confiées à un comptable du Trésor, est assuré par les trésoriers principaux.
Dans les cas contraires, il est assuré par le Chef de Région.
Article 330. - Le receveur communal est en outre soumis aux vérifications de
l’Inspection Générale d’Etat et éventuellement des corps de contrôle compétents.
Toutes dispositions supra sont applicables aux seules communes rurales do-
tées de comptable du Trésor en l’occurrence des percepteurs principaux.
La gestion financière et comptable des autres communes rurales n’est pas soumise
à ces dispositions mais par d’autres dispositions qui sont fixées par arrêté des Minis-
tres chargés des Finances et du Budget
PARTIE IV
ETABLISSEMENTS PUBLICS
Article 331. - Les dispositions ci-après s’appliquent tant aux établissements publics
nationaux qu’à ceux relevant des Collectivités Territoriales Décentralisées.
Article 332. - Selon la nature de leur activité, les établissements publics sont dits «
à caractère administratif », ou « à caractère industriel et commercial ».
Article 333. - Lorsqu’ils relèvent de l’Etat, les établissements publics sont placés
sous la tutelle technique d’un ou plusieurs Ministres et sous la tutelle financière des
Ministres chargés des Finances et du Budget.

107
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Lorsqu’ils relèvent d’une collectivité territoriale, ils sont placés sous la tutelle techni-
que de cette collectivité et sous la tutelle financière des Responsables chargés des
Finances et du Budget de cette collectivité.
Ils sont administrés, dans les conditions définies par le texte qui les a crées, par des
conseils, comités ou commissions uniformément désignés dans le présent décret
sous le terme de “Conseil d’Administration”. Ils sont gérés par la personne ayant reçu
qualité à cet effet et dénommée “directeur” dans le présent décret.
Les modalités particulières au fonctionnement financier et comptable des établisse-
ments publics sont fixées par l’acte constitutif de l’établissement.
Article 334. - Les opérations financières et comptables des établissements publics
sont réalisées, dans les conditions fixées par le présent décret et dans le décret
n°99-335 du 5 Mai 1999 définissant le statut-type des établissements publics natio-
naux, par un ordonnateur et un comptable public.
Quel que soit le titre qui lui est conféré par le texte organisant l’établissement, le
comptable public est désigné dans le présent décret sous le terme « d’agent comp-
table ».
Article 335. - Le budget préparé par l’ordonnateur est communiqué pour avis au
Contrôle Financier, puis présenté au Conseil d’Administration. Il est ensuite visé
dans sa forme définitive, par le Contrôle Financier, puis approuvé par la tutelle tech-
nique et financière. Le budget approuvé est notifié par l’ordonnateur à l’agent comp-
table et au Contrôle Financier.
A - ETABLISSEMENTS PUBLICS A CARACTERE ADMINISTRATIF
TITRE I
Ordonnateurs et comptables
Article 336. - Sauf dispositions contraires, le directeur de l’établissement est
l’ordonnateur principal.
Article 337. - Lorsque l’agent comptable a, conformément à l’article 41 ci-dessus,
suspendu le paiement des dépenses, l’ordonnateur peut par écrit et sous sa respon-
sabilité, requérir l’agent comptable de payer.
Article 338. - Il existe, par établissement public, un comptable public principal. Celui-
ci, dans la réalisation de sa tâche peut être assisté par des comptables auxiliaires
(des régisseurs de recettes ou de caisses d’avance) ou des agents administratifs qui
sont des agents permanents du Service comptabilité.
Article 339. - L’agent comptable est nommé par arrêté des Ministres chargés des
Finances et du Budget.
Article 340. - Les mandataires de l’agent doivent être agréés par les Ministres char-
gés des Finances et du Budget.
Article 341. - L’agent comptable assiste avec voix consultative aux séances du
Conseil d’Administration.
Article 342. - Dans le cadre des obligations qui lui incombent en vertu des articles
12, 13, 14 et 15 ci-dessus, l’agent comptable est tenu notamment de faire diligence
pour assurer la rentrée de toutes les ressources de l’établissement, d’avertir
l’ordonnateur de l’expiration des baux, d’empêcher les prescriptions et de requérir
l’inscription hypothécaire des titres susceptibles d’être soumis à cette formalité.
Article 343. - Lorsque, par application de l’article 337 ci-dessus, l’ordonnateur a re-
quis l’agent comptable de payer, celui-ci défère à la réquisition et en rend compte
aux Ministres chargés des Finances et du Budget.
Toutefois, l’agent comptable doit refuser de déférer à l’ordre de réquisition lorsque la
suspension de paiement est motivée par :
l’indisponibilité ou de l’insuffisance des crédits ;

108
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
l’absence de justification du service fait ;
le caractère non libératoire du règlement ;
l’absence de qualité d’ordonnateur ;
le manque de fonds disponibles ;
l’absence de visa du contrôleur financier.
Seul le règlement des soldes et salaires des employés peut faire l’objet d’ordre de
réquisition.
Dans le cas où il refuse de déférer à la réquisition, l’agent comptable en rend immé-
diatement compte aux Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 344. - Dans les conditions fixées par le décret prévu à l’article 20 ci-dessus,
des comptables auxiliaires peuvent être chargés d’opérations d’encaissement ou de
paiement pour le compte de l’agent comptable.
TITRE II
Opérations
CHAPITRE I
Opérations de recettes
Article 345. - Sous réserve de l’application des dispositions législatives relatives au
domaine de l’Etat, les recettes de l’établissement sont liquidées par l’ordonnateur sur
les bases fixées par la loi, les règlements, les délibérations du Conseil
d’Administration régulièrement approuvées, les décisions de justice et les conven-
tions.
Le Conseil d’Administration est consulté sur les conditions générales de vente des
produits et services.
Les conventions sont passées par l’ordonnateur avec, dans les cas énumérés aux
articles 346 et 347 ci-dessous, l’autorisation préalable du Conseil d’Administration et,
éventuellement, des autorités de tutelle technique et financière.
Article 346. - L’autorisation préalable du Conseil d’Administration est nécessaire en
matière :
de baux et locations d’immeubles, lorsque la durée du contrat excède neuf années
ou lorsque son montant annuel dépasse le maximum fixé pour les achats sur simple
facture effectués par l’Etat ;
d’aliénation des biens immobiliers appartenant à l’établissement ;
de ventes d’objets mobiliers, lorsque la valeur des objets excède le montant maxi-
mum fixé pour les achats sur simple facture effectués par l’Etat ;
d’acceptation ou de refus de dons et legs faits à l’établissement sans charges, condi-
tions et affectations immobilières.
Article 347. - L’autorisation préalable des autorités de tutelle technique et financière,
formulée par arrêté conjoint, est, de plus, nécessaire en matière :
d’acceptation ou de refus de dons et legs faits à l’établissement avec charges, condi-
tions et affectations immobilières ;
d’acceptation de dons et legs donnant lieu à réclamation des familles. Dans ce cas
l’arrêté d’acceptation doit également être consigné par le Ministre de la Justice.
Les délibérations du Conseil d’Administration et les conventions correspondantes
relatives aux emprunts ne sont exécutoires qu’après approbation des autorités de
tutelle technique et financière.
Article 348. - Les produits attribués à l’établissement avec une destination détermi-
née, les subventions des organismes publics et privés, les dons et legs doivent
conserver leur affectation.

109
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Toutefois, la réduction ou la modification de l’affectation des charges résultant des
dons et legs peuvent être prononcées dans les conditions prévues par la législation
relative au domaine de l’Etat, et les autres lois et les règlements.
Dans les mêmes conditions, peuvent être autorisées la modification de la périodicité
des attributions prévues par le disposant ou le groupement en une seule attribution
des revenus provenant des libéralités assorties de charges analogues.
Article 349. - Dans les conditions prévues par l’article 85 et 86 ci-dessus, les ordres
de recettes établis par l’ordonnateur et accompagnés des pièces justificatives, sont
pris en charge par l’agent comptable, qui les notifie aux redevables et en assure le
recouvrement.
Tous les droits acquis au cours d’un exercice doivent faire l’objet, au titre de cet
exercice, d’un ordre de recette, sans que le débiteur soit pour autant soustrait aux
règles générales sur la prescription des créances de l’établissement.
Article 350. - Lorsque les créances n’ont pu être recouvrées à l’amiable, l’agent
comptable en rend compte à l’ordonnateur, qui doit prendre toutes les dispositions
pour que force exécutoire soit donnée au titre de perception par le Ministre chargé
des Finances.
Le recouvrement des états exécutoires est poursuivi par l’agent comptable jusqu’à
opposition devant la juridiction compétente.
Les poursuites ne peuvent être suspendues que sur ordre écrit de l’ordonnateur
après avis du Conseil d’Administration au-delà d’un seuil fixé par les textes ou actes
constitutifs de l’Etablissement, si la créance fait l’objet d’un litige, ou si, après propo-
sition de l’agent comptable, l’ordonnateur conclut que la créance est irrécouvrable ou
que l’octroi d’un délai est conforme à l’intérêt de l’établissement.
L’agent comptable rend compte aux Ministres chargés des Finances et du Budget
des suspensions de poursuites décidées par l’ordonnateur.
Au début de chaque année, l’ordonnateur dispose d’un délai de vingt jours pour pro-
céder, au titre de l’exercice précédent, à l’émission des ordres de recettes corres-
pondant aux droits acquis au cours de cet exercice.
L’agent comptable dispose d’un délai d’un mois pour rattacher au dernier jour de la
gestion les opérations qui s’y rapportent.
Article 351. - Les créances irrécouvrables font l’objet d’un état annuel dressé par
l’agent comptable qui en demande l’admission en non-valeur.
Au vu des pièces jointes, l’ordonnateur prononce, après avis conforme avis conforme
du Conseil d’Administration et l’avis favorable du Contrôle Financier, l’admission en
non-valeur ou le rejet motivé.
Les remises gracieuses relatives aux arrêtés de débet comptable sont prononcées
par les seuls Ministres chargés des Finances et du Budget.
CHAPITRE II
Opérations de dépenses
Article 352. - Sous réserve des pouvoirs dévolus au Conseil d’Administration,
l’ordonnateur de l’établissement et ses délégués ont seuls qualité pour procéder à
l’engagement des dépenses de l’établissement.
Toutefois l’autorisation préalable du Conseil d’Administration et l’évaluation par un
expert sont exigées en matière d’acquisitions immobilières et de locations de biens
pris à loyer.
Article 353. - Les engagements de dépenses sont limités, soit au montant des cré-
dits, soit au montant des autorisations de programme inscrits au budget.
Article 354. - Toutes les dépenses doivent être liquidées et ordonnancées au cours
de l’exercice auquel elles se rattachent. Toutefois, au début de chaque exercice,

110
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
l’ordonnateur dispose d’un délai de vingt jours pour émettre, au titre de l’exercice
précédent, les ordres de dépenses correspondant aux services faits au cours de cet
exercice.
L’agent comptable dispose d’un délai s’étendant jusqu’au 31 Janvier pour effectuer
les paiements correspondant aux ordres rattachés à l’exercice précédent.
Article 355. - Les ordres de dépenses, établis par l’ordonnateur dans les conditions
prévues à l’article 35 ci-dessus, sont transmis, accompagnés des pièces justificati-
ves, à l’agent comptable qui les contrôle, les prend en charge et procède à leur rè-
glement, sous réserve de la disponibilité des crédits et de l’existence de fonds libre.
Article 356. - L’agent comptable peut payer avant ordonnancement, certaines caté-
gories de dépenses déterminées par les Ministres chargés des Finances et du Bud-
get, sous réserve de la disponibilité de crédits et l’existence de fonds libre.
Article 357. - La réglementation générale des marchés administratifs est applicable
aux établissements publics. L’agent comptable est appelé à tous les dépouillements
d’adjudications ou d’appels d’offres.
CHAPITRE III
Opérations de trésorerie
Article 358. - Les fonds de l’établissement doivent être déposés au Trésor. Toute-
fois, ces organismes pourront être autorisés soit par les textes les instituant, soit en
vertu des clauses prévues dans les accords de crédit et/ou de don, soit par arrêté
des Ministres chargés des Finances et du Budget à se faire ouvrir des comptes cou-
rants postaux ou bancaires.
Article 359. - Les fonds provenant d’excédents des exercices antérieurs, de libérali-
tés ou du produit de l’aliénation d’un élément du patrimoine de l’établissement doi-
vent être versés à un fonds de réserve et peuvent être placés en valeurs d’Etat ou en
valeurs garanties par l’Etat.
CHAPITRE IV
Autres opérations
Article 360. - Le texte constitutif de l’établissement peut prévoir la comptabilité du
patrimoine mobilier et immobilier, des biens affectés et des valeurs d’exploitation de
l’établissement.
Dans cette éventualité, il fixera les modalités de prise en charge, d’emploi et de
conservation des biens, objets et valeurs.
Article 361. - Lorsque l’établissement est tenu à une comptabilité patrimoniale, les
éléments du patrimoine mobilier et immobilier et des biens affectés sont évalués lors
de leur prise en charge, selon le cas, soit au prix d’achat, soit aux prix de revient,
soit, exceptionnellement, à la valeur vénale.
Lorsque ces biens se déprécient avec le temps, ils font l’objet d’amortissements an-
nuels ou, exceptionnellement, de provisions pour dépréciation, conformément aux
normes préconisées par le Plan Comptable Général 2005.
Des instructions des Ministres chargés des Finances et du Budget déterminent les
critères de classement des divers éléments du patrimoine, les limites dans lesquelles
doivent être fixés les taux d’amortissement ou de dépréciation et les modalités de
réévaluation.
Les taux d’amortissement et de dépréciation sont fixés par le Conseil
d’Administration qui détermine également les modalités de tenue des inventaires sui-
vant les dispositions des textes en vigueur..
Dans les conditions fixées par les Ministres chargés des Finances et du Budget ou le
plan comptable particulier de l’établissement, les approvisionnements sont évalués
au cours du jour de l’inventaire, les produits finis sont évalués au prix de revient.

111
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
CHAPITRE V
Justifications des opérations
Article 362. - Tout mandat de paiement doit être appuyé des pièces justificatives
exigées pour le paiement des dépenses de l’Etat.
Toutefois, le Conseil d’Administration ou l’ordonnateur peuvent, pour certaines opé-
rations non prévues par la nomenclature générale, établir une nomenclature particu-
lière soumise à l’approbation des Ministres chargés des Finances et du Budget après
avis du contrôle financier.
En cas de perte, destruction ou vol des justifications remises à l’agent comptable, le
Ministre chargé des Finances et du Budget peut seul autoriser ce dernier à pourvoir
à leur remplacement.
TITRE III
Comptabilités
CHAPITRE I
Plan comptable
Article 363. - La comptabilité générale est tenue conformément à un Plan comptable
établi par les Ministres chargés des Finances et du Budget. Il s’agit d’un plan adapté
en fonction des besoins et de l’importance de l’établissement.
La liste des comptes et le fonctionnement de chacun d’eux sont approuvés par la
Direction de la Comptabilité Publique après avis du Conseil Supérieur de la Compta-
bilité.
Article 364. - L’agent comptable tient la comptabilité générale ainsi que, le cas
échéant, la comptabilité analytique d’exploitation. Il est également chargé de la tenue
de la comptabilité matières.
Dans le cas où il ne peut tenir lui-même cette comptabilité, il doit en exercer le
contrôle en procédant à l’inventaire annuel des stocks.
Article 365. - En ce qui concerne, la comptabilité analytique. Les codes analytiques
sont arrêtés sur proposition du Conseil d’Administration.
CHAPITRE II
Compte financier
Article 366. - A la fin de la période d’exécution du budget, l’agent comptable prépare
le compte
financier de l’établissement.
Article 367. - Le compte financier comprend :
la balance définitive des comptes ;
le développement , par ligne budgétaire, des dépenses et des recettes budgétaires ;
le développement des résultats de l’exercice ;
le bilan ;
la balance des comptes des valeurs inactives.
Article 368. - Le compte est visé par l’ordonnateur qui certifie que le montant des
ordres de dépenses et des recettes est conforme à ses écritures.
Il est soumis par l’ordonnateur au Conseil d’Administration dans les quatre mois qui
suivent la clôture de l’exercice, accompagné d’un rapport contenant tous dévelop-
pements et explications utiles sur la gestion financière de l’établissement.
Le Conseil d’Administration arrête le compte après avoir entendu l’agent comptable.
Article 369. - Le compte financier, accompagné éventuellement des observations du
Conseil d’Administration, est soumis à l’approbation du Ministre de tutelle technique
et des Ministres chargés des Finances et du Budget.
Article 370. - Le compte financier, accompagné des documents généraux et des
pièces justificatives, est adressé par l’agent comptable avant l’expiration du sixième

112
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
mois suivant la clôture de l’exercice au Directeur de la Comptabilité Publique qui le
met en état d’examen. Le Directeur de la Comptabilité Publique arrête le compte
dans les conditions prévues par la réglementation et le transmet au juge des comp-
tes.
En cas de mutation de comptable, seront annexées au compte financier pour leur
envoi au juge des comptes, les pièces énoncées à l’article 114 du décret n°61-305
du 21 Juin 1961 fixant les règles de gestion financière et d’organisation comptable
applicable aux établissements publics à caractère administratif.
Article 371. - Faute de présentation dans le délai prescrit, le Directeur de la Comp-
tabilité Publique peut désigner d’office un agent chargé de la reddition des comptes.
TITRE IV
Contrôle
Article 372. - Le Directeur Général du Contrôle Financier ou ses Délégués exercent
le contrôle financier des établissements publics nationaux à caractère administratif.
Le contrôle s’étend à toutes les opérations ou mesures susceptibles d’avoir une inci-
dence directe ou indirecte sur les finances de l’établissement ou de l’Etat.
Ce contrôle est exercé a posteriori, un contrôle a priori étant cependant maintenu sur
certaines natures de dépenses et pour les dépenses supérieures à un certain seuil.
La définition des dépenses soumises au contrôle a priori et les seuils applicables au
contrôle a priori et font l’objet de décision de la Direction Générale du Contrôle Fi-
nancier.
En outre, le Directeur Général du Contrôle Financier peut, à titre de sanction, sou-
mettre l’ensemble des engagements de l’ordonnateur au contrôle a priori pour une
période déterminée. Cette procédure est mise en œuvre sur proposition du Délégué
du Contrôle Financier affecté à l’établissement, dès lors qu’il constate des irrégulari-
tés dans les engagements de l’ordonnateur.
Article 373. - L’ordonnateur est soumis aux vérifications de l’Inspection Générale
d’Etat.
L’ordonnateur est, en outre, soumis au contrôle administratif de la Cour Suprême,
selon les règles de compétence et de procédure qui lui sont propres.
Article 374. - Le contrôle de la gestion des comptables est assuré par les trésoriers
principaux pour les établissements ayant siège dans leur circonscription financière.
Les agents comptables sont, en outre, soumis aux vérifications de l’Inspection Géné-
rale d’Etat et éventuellement des corps de contrôle compétents.
B - ETABLISSEMENTS PUBLICS A CARACTERE
INDUSTRIEL ET COMMERCIAL
Article 375. - Les établissements publics à caractère industriel et commercial sont
soumis aux dispositions ci-après.
Article 376. - Le Budget des recettes et des dépenses de ces établissements est
approuvé conjointement par les Ministres chargés des Finances et du Budget et le
Ministre de tutelle technique. Cette décision d’approbation fixe, en outre, les chapi-
tres dont les crédits ont un caractère limitatif.

113
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

TITRE I
Ordonnateurs et comptables
CHAPITRE I
Ordonnateurs
Article 377. - Sauf dispositions organiques contraires, le directeur de l’établissement
est ordonnateur principal. Des ordonnateurs secondaires peuvent être désignés se-
lon les modalités prévues par les textes organisant l’établissement.
Les ordonnateurs secondaires doivent être agréés par le Conseil d’Administration.
Article 378. - Lorsque l’agent comptable a, conformément à l’article 41 du présent
décret, suspendu le paiement des dépenses, l’ordonnateur peut, par écrit et sous sa
responsabilité, requérir l’agent comptable de payer.
CHAPITRE II
Comptables
Article 379. - Il existe, par établissement public, un comptable public principal. Celui-
ci, dans la réalisation de sa tâche peut être assisté par des comptables auxiliaires
(des régisseurs de recettes ou de caisses d’avance) ou des agents administratifs qui
sont des agents permanents du Service comptabilité.
Article 380. - L’agent comptable est nommé par arrêté des Ministres chargés des
Finances et du Budget après avis du Conseil d’Administration. Des comptables su-
bordonnés peuvent être nommés dans les mêmes conditions.
Article 381. - Les mandataires de l’agent comptable doivent être agréés par les Mi-
nistres chargés des Finances et du Budget.
Article 382. - L’agent comptable assiste avec voix consultative aux séances du
Conseil d’Administration lorsque celui-ci statue sur l’état des prévisions de recettes et
de dépenses, le compte financier, l’affectation des résultats, les règles générales
d’emploi des disponibilités et des réserves.
Article 383. - Dans le cadre des obligations qui lui incombent en vertu des articles
12, 13, 14 et 15 du présent décret, l’agent comptable est tenu notamment de faire
diligence pour assurer la rentrée de toutes les ressources de l’établissement,
d’avertir l’ordonnateur de l’expiration des baux, d’empêcher les prescriptions et de
requérir l’inscription hypothécaire des titres susceptibles d’être soumis à cette forma-
lité.
Article 384. - Lorsque, par application de l’article 378 ci-dessus, l’ordonnateur a re-
quis l’agent comptable de payer, celui-ci défère à la réquisition et en rend compte
aux Ministres chargés des Finances et du Budget par l’intermédiaire du Commissaire
du Gouvernement.
Toutefois, l’agent comptable, doit refuser de déférer l’ordre de réquisition lorsque la
suspension de paiement est motivée par :
l’indisponibilité ou insuffisance des crédits de caractère limitatif ;
l’absence de justification du service fait ;
le caractère non libératoire du règlement ;
le manque de fonds disponibles ;
l’absence de visa du Commissaire du Gouvernement.
Dans le cas où il refuse de déférer à la réquisition, l’agent comptable en rend compte
immédiatement aux Ministres chargés des Finances et du Budget par l’intermédiaire
du Commissaire du Gouvernement.
Article 385. - Dans les conditions fixées par le décret prévu à l’article 20 ci-dessus,
des régisseurs peuvent être chargés d’opérations d’encaissement ou de paiement
pour le compte de l’agent comptable.

114
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

TITRE II
Opérations
CHAPITRE I
Opérations de recettes
Article 386. - Sous réserve de l’application des dispositions législatives relatives au
domaine de l’Etat, les recettes de l’établissement sont liquidées par l’ordonnateur sur
les bases fixées par la loi, les règlements, les décisions de justice, les délibérations
du Conseil d’Administration régulièrement approuvées et les conventions.
Le Conseil d’Administration est consulté sur les conditions générales de vente des
produits et services.
Les conventions sont passées par l’ordonnateur avec, dans les cas énumérés aux
articles 387 et 388 ci-dessous, l’autorisation préalable du Conseil d’Administration et,
éventuellement, des autorités de tutelle technique et financière.
Article 387. - L’autorisation préalable du Conseil d’Administration est nécessaire en
matière :
de baux et locations d’immeubles, lorsque la durée du contrat excède neuf années
ou lorsque son montant annuel dépasse le maximum fixé pour les achats sur simple
facture effectués par l’Etat ;
d’aliénation de biens immobiliers appartenant à l’établissement ;
de ventes d’objets mobiliers lorsque la valeur des objets excède le montant maxi-
mum fixé pour les achats sur simple facture effectués par l’Etat ;
d’acceptation ou de refus de dons et legs faits à l’établissement sans charges, condi-
tions ni affectations immobilières.
Article 388. - L’autorisation préalable des autorités de tutelle technique et financière,
formulée par arrêté conjoint, est, de plus, nécessaire en matière :
d’acceptation ou de refus de dons et legs faits à l’établissement sans charges, condi-
tions ou affectations immobilières ;
d’acceptation de dons et legs donnant lieu à réclamation des familles. Dans ce cas
l’arrêté d’acceptation doit également être contresigné par le Ministre de la Justice ;
les délibérations du Conseil d’Administration et les conventions correspondantes re-
latives aux emprunts ne sont exécutoires qu’après approbation des autorités de tu-
telle technique et financière.
Article 389. - Les produits attribués à l’établissement avec une destination détermi-
née, les subventions des organismes publics et privés, les dons et legs, doivent
conserver leur affectation.
Toutefois, la réduction ou la modification de l’affectation des charges résultant des
dons ou des legs peuvent être prononcées dans les conditions prévues par la législa-
tion relative au domaine de l’Etat, les autres lois et les règlements.
Dans les mêmes conditions, peuvent être autorisés la modification de la périodicité
des attributions prévues par le disposant ou le groupement en une seule attribution
des revenus provenant des libéralités assorties de charges analogues.
Article 390. - Les recettes sont recouvrées par l’agent comptable, soit spontané-
ment, soit en exécution des instructions de l’ordonnateur.
L’agent comptable adresse aux débiteurs les factures correspondantes et reçoit leurs
règlements.
Un effet de commerce ne peut être accepté en règlement qu’avec l’accord de
l’ordonnateur.
Tous les droits acquis au cours de l’exercice doivent être pris en compte au titre de
cet exercice et au plus tard dans un délai d’un mois suivant sa clôture.

115
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 391. - Lorsque les créances de l’établissement n’ont pu être recouvrées à
l’amiable, les poursuites sont conduites conformément aux usages de commerce.
Les poursuites peuvent également être conduites selon la procédure de l’état exécu-
toire, dans les conditions prévues par les deux premiers alinéas de l’article 350 ci-
dessus.
Article 392. - L’agent comptable procède aux poursuites. Celles-ci ne peuvent être
suspendues que sur ordre écrit de l’ordonnateur après avis du Conseil
d’Administration au-delà d’un seuil fixé par les textes ou actes constitutifs de
l’Etablissement, si la créance est l’objet d’un litige ou s’il se révèle que les résultats
attendus des poursuites risquent d’être préjudiciables aux intérêts de l’établissement.
Article 393. - Les créances irrécouvrables font l’objet d’états dressés par l’agent
comptable qui en demande périodiquement l’admission en non-valeur.
Au vu des pièces jointes, l’ordonnateur prononce, après avis favorable du Conseil
d’Administration et l’avis conforme du commissaire du Gouvernement, l’admission en
non-valeur ou le rejet.
Les remises gracieuses relatives aux arrêtés de débet comptable sont prononcées
par les seuls Ministres chargés des Finances et du Budget.
CHAPITRE II
Opérations de dépenses
Article 394. - Sous réserve des pouvoirs dévolus au Conseil d’Administration,
l’ordonnateur et ses délégués ont seuls qualité pour procéder à l’engagement des
dépenses de l’établissement.
Toutefois, l’autorisation préalable du Conseil d’Administration et l’évaluation d’un ex-
pert sont exigées en matière d’acquisition immobilière et des locations de biens pris
à loyer.
Article 395. - Les engagements de dépenses sont limités, soit au montant des cré-
dits, soit au montant des autorisations de programme inscrits à l’état de prévisions.
Ils peuvent intervenir dès l’approbation de ce dernier.
Article 396. - Dans les conditions définies par le statut de l’établissement, il est tenu
une comptabilité des engagements de dépenses.
Article 397. - Toutes les dépenses doivent être liquidées et ordonnancées au cours
de l’exercice auquel elles se rattachent. Toutefois, au début de chaque exercice,
l’ordonnateur dispose d’un délai de vingt jours pour émettre, au titre de l’exercice
précédent, les ordres de dépenses correspondant aux services faits au cours de cet
exercice.
L’agent comptable dispose d’un délai s’étendant jusqu’au 31 janvier pour effectuer
les paiements correspondants aux ordres rattachés à l’exercice précédent.
Les dépenses de l’établissement sont réglées par l’agent comptable sur l’ordre don-
né par l’ordonnateur appuyées des pièces justificatives nécessaires et notamment
des factures, mémoires, marchés, baux et conventions.
Article 398. - L’agent comptable peut payer avant ordonnancement préalable certai-
nes catégories de dépenses déterminées par les Ministres chargés des Finances et
du Budget, sous réserve de la disponibilité des crédits lorsqu’il s’agit de ligne de ca-
ractère limitatif.
Article 399. - L’ordonnateur peut, après avis du commissaire du Gouvernement, au-
toriser l’agent comptable à régler certaines dépenses au moyen d’effets de com-
merce à échéance différée soumis aux dispositions des articles 110 et suivants du
Code de Commerce.
Article 400. - La réglementation générale des marchés administratifs est applicable
aux Etablissements Publics à caractère Industriel et Commercial.

116
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
L’agent comptable est appelé à assister à tous les dépouillements d’adjudications ou
d’appels d’offres.
CHAPITRE III
Opérations de trésorerie
Article 401. - Les fonds de l’établissement sont déposés au Trésor et éventuelle-
ment au service des chèques postaux.
Ils ne sont pas productifs d’intérêt sauf placement en valeurs d’Etat ou en valeurs
garanties par l’Etat.
CHAPITRE IV
Autres opérations
Article 402. - Les comptes de l’établissement retracent les opérations relatives à
l’ensemble du patrimoine mobilier et immobilier, aux biens affectés et aux valeurs
d’exploitation.
Article 403. - Lors de leur prise en charge dans la comptabilité, les éléments du pa-
trimoine mobilier et immobilier et les biens affectés sont évalués, selon le cas, au prix
d’achat, soit au prix de revient, soit exceptionnellement, à la valeur vénale.
Lorsque ces biens se déprécient avec le temps, ils font l’objet d’amortissements an-
nuels ou, exceptionnellement, de provisions pour dépréciation.
Les règles applicables en matière de consistance et de valeur des immobilisations et
de calcul des amortissements peuvent être fixées, par établissement ou catégorie
d’établissements, par les Ministres chargés des Finances et du Budget.
Sous réserve des dispositions prévues à l’alinéa précédent, les taux d’amortissement
et de dépréciation sont fixés par le Conseil d’Administration qui détermine égale-
ment, dans le cadre du plan comptable particulier à l’établissement, les modalités de
tenue des inventaires.
CHAPITRE V
Justifications des opérations
Article 404. - La nomenclature des pièces justificatives de recettes et de dépenses
est préparée par l’agent comptable et proposée par l’ordonnateur à l’agrément des
Ministres chargés des Finances et du Budget après avis du contrôle financier.
En cas de perte, destruction ou vol de justifications remises à l’agent comptable,
seuls les Ministres chargés des Finances et du Budget peuvent autoriser ce dernier à
pourvoir à leur remplacement.
Les pièces justificatives sont conservées dans les archives de l’agent comptable
pendant dix ans au moins à partir de la date de clôture de l’exercice auquel elles se
rapportent.
Lorsque, aux termes du texte constitutif de l’établissement, la Cour des Comptes
juge le compte de l’agent comptable, les pièces justificatives doivent être tenues à la
disposition de cette haute juridiction.
TITRE III
Comptabilités
CHAPITRE I
Plan comptable
Article 405. - L’agent comptable tient la comptabilité générale conformément à un
plan comptable établi par les Ministres chargés des Finances et du Budget. Il s’agit
d’un plan comptable adapté en fonction des besoins et de l’importance de
l’établissement qui après avis respectif du Conseil Supérieur de la Comptabilité et de
la Cour des Comptes, la liste des comptes et le fonctionnement de chacun d’eux sont
approuvés par la Direction de la Comptabilité Publique.

117
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 406. - L’agent comptable tient la comptabilité matières. Dans le cas où il ne
peut tenir lui-même cette comptabilité, il doit en exerce le contrôle en procédant à
l’inventaire des stocks suivant les dispositions des textes en vigueur.
Article 407. - L’ordonnateur peut, avec l’avis de l’agent comptable, apporter à la liste
des comptes, les modifications exigées par les besoins de l’exploitation, sous ré-
serve de respecter la structure et les principes directeurs du plan comptable de
l’établissement et de prendre les dispositions nécessaires en vue de permettre toutes
comparaisons utiles entre exercices successifs et, notamment, celles des prix de re-
vient.
L’ordonnateur fait connaître aux Ministres chargés des Finances et du Budget les
modifications ainsi apportées. Le Ministre dispose d’un délai d’un mois pour s’y op-
poser; il peut dans le même délai, n’admettre leur application qu’à titre provisoire
jusqu’à ce que la Chambre des Comptes de la Cour Suprême ait formulé son avis.
CHAPITRE II
Compte financier
Article 408. - Le compte financier de l’établissement est préparé par l’agent compta-
ble, suivant les dispositions du plan comptable de l’établissement et conformément
aux directives de l’ordonnateur.
Le compte financier comporte notamment :
la balance générale des comptes à la clôture de l’exercice ;
le bilan ;
les comptes de résultats ;
le flux de trésorerie
les annexes.
Article 409. - Le compte financier est soumis par l’ordonnateur au Conseil
d’Administration qui entend l’agent comptable.
Le compte financier est arrêté par le Conseil d’Administration.
Si les observations de l’agent comptable n’ont pas été retenues par le Conseil
d’Administration, l’agent comptable peut demander qu’elles soient annexées au
compte financier.
Article 410. - Dans les quatre mois qui suivent la clôture de l’exercice, le président
du Conseil d’Administration soumet le compte financier à l’approbation du Ministre de
tutelle technique et des Ministres chargés des Finances et du Budget. Le compte
financier, avec ses états de développement, est accompagné des documents sui-
vants :
Le rapport de gestion du Conseil d’Administration pour l’exercice considéré.
Les délibérations du Conseil d’Administration relatives à l’état des prévisions, aux
modifications qui auraient pu y être apportées au cours de l’année et au compte fi-
nancier.
Le rapport du commissaire du Gouvernement sur la marche de l’établissement.
Eventuellement, la copie des différentes communications mentionnées à l’article 343
ci-dessus et le document annexé prévu au dernier alinéa de l’article 370 ci-dessus.
Tous autres documents demandés par les Ministres de tutelle.
Article 411. - Les délibérations du Conseil d’Administration relatives au compte fi-
nancier ne sont exécutoires qu’après approbation du compte financier par les Minis-
tres de tutelle.
Article 412. - Le compte financier et les documents visés à l’article 370 ci-dessus
sont, après approbation par les Ministres chargés des Finances et du Budget, trans-
mis par celui-ci à la chambre des comptes de la Cour Suprême.

118
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Lorsque le texte constitutif de l’établissement le prévoit, la chambre des comptes sta-
tue dans les formes juridictionnelles sur la situation de l’agent comptable.
TITRE IV
Contrôle
Article 413. - Les établissements publics à caractère industriel et commercial sont
soumis aux vérifications de l’Inspection Générale d’Etat, de l’Inspection Générale des
Finances et, éventuellement, des corps de contrôle compétents.
Article 414. - Le Directeur Général du Contrôle Financier ou ses délégués ayant le
rôle du commissaire du Gouvernement est placé auprès de l’établissement pour en
assurer notamment le Contrôle Financier. A cet effet, il signifie à l’agent comptable
de l’établissement des actes et décisions qu’il entend voir soumis à son visa.
Il assiste de droit aux réunions du Conseil d’Administration, il peut présenter des ob-
servations et s’opposer aux décisions du conseil, à charge pour lui d’en rendre
compte aux Ministres chargés des Finances et du Budget et au Ministre de tutelle
technique, lesquels se concertent sur la suite à donner. Il présente à ces derniers un
rapport annuel.
I I – LA COMPTABILITE ADMINISTRATIVE
Article 415. - Outre les modalités de l’exécution des dépenses publiques du Budget
général, des Comptes Particuliers, des Budgets Annexes et des Etablissements Pu-
blics Nationaux et locaux, ainsi que le règlement sur la gestion des crédits de solde,
de fonctionnement et d’investissement dans le cadre du Budget de Programmes, la
partie comptabilité administrative traite aussi les modalités de gestion des activités
du Budget de Programmes avec leurs divers responsables.
TITRE I – Gestion d’activités
Gestionnaire d’activités
Article 416. – Chaque activité est gérée par un gestionnaire d’activités qui coor-
donne les activités dont les Services Opérationnels d’Activité se chargent de la réali-
sation de ces activités.
Le gestionnaire d’activités a rang de Directeur à l’échelon central, et de Directeur
et/ou Chef de service au niveau des Faritany, régions, communes. Il est placé au-
près de l’ordonnateur secondaire.
Le gestionnaire d’activités est nommé par arrêté du chef d’Institution ou du Ministre
ordonnateur délégué.
Article 417. – Chaque gestionnaire d’activités dispose d’un dépositaire comptable
qui assure la réception des fournitures et des matériels objets de sa commande au-
près de l’ordonnateur secondaire dont il relève.
Article 418. – Il se charge de la certification des services faits ou des fournitures re-
çus.
Article 419 – Au début de chaque exercice, la répartition de ses besoins mensuels,
trimestriels et semestriels doit être transmise à l’ordonnateur secondaire pour lui
permettre de programmer les commandes auprès des fournisseurs.
Article 420. – La détermination du niveau de réalisation des activités selon les indi-
cateurs choisis préalablement lors de l’élaboration du budget de programmes est
attribuée au gestionnaire d’activités.
Article 421. - Le gestionnaire d’activités a l’obligation de fournir et transmettre pério-
diquement, au responsable de programme, le niveau de chaque indicateur de ses
activités.
Responsable de programme

119
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 422. – Toutes les activités dans un programme sont coordonnées par un
Responsable de programme. Il se charge du suivi et de l’évaluation du programme. Il
lui revient toutes les décisions de modification des crédits gérés par les ordonnateurs
secondaires qui relèvent du programme dont il coordonne.
Le Responsable de Programme est nommé par arrêté du chef d’Institution ou du Mi-
nistre ordonnateur délégué.
Article 423. - Le responsable de programme, outre la coordination des activités de
son programme, doit collecter les informations relatives aux activités et les situations
des ordonnancements fournies par les ordonnateurs secondaires, et ensuite de les
transmettre au Coordonnateur des Programmes regroupés dans une mission.
Article 424 - Au niveau de chaque Province, il est représenté par le Responsable
Provincial des Programmes qui est nommé par arrêté du chef d’Institution ou du Mi-
nistre ordonnateur délégué. Les fonctions mentionnées à l’article 422 et 423 ci-
dessus, au niveau provincial lui sont attribuées. Il se charge de la transmission, sui-
vant le délai mentionné par le texte en vigueur, des réalisations relatives aux activités
et crédits au responsable du programme au niveau central.
Coordonnateur des programmes
Article 425 – Pour chaque mission, un coordonnateur appelé Coordonnateur des
Programmes se charge de la coordination de tous les programmes qui composent
cette mission.
Le Coordonnateur des Programmes est nommé par arrêté du chef d’Institution ou du
Ministre ordonnateur délégué.
Article 426. – Le Coordonnateur des Programmes doit se fournir des informations
relatives à tous les indicateurs et aux ordonnancements auprès de tous les respon-
sables de programmes qui lui relèvent.
Article 427. – Au cas où le Ministère ou le chef d’Institution ne prévoit qu’une seule
mission et un seul programme dans son budget de programme, le Responsable du
Programme joue à cet effet le rôle de Coordonnateur de programme.
Article 428. – Superviseur de tous les programmes du Ministère ou de l’Institution, le
Coordonnateur des Programmes devient l’interlocuteur de l’entité auprès de la Direc-
tion du Budget lors de l’élaboration du Budget et du suivi évaluation du budget de
programme.
Section budgétaire
Article 429. - La section budgétaire est le service en charge de l’exécution
d’activité(s). Elle est une imputation purement fonctionnelle. Elle peut désigner une
Direction, un Service et un Projet d’Investissement.
TITRE II
Gestion des crédits
Article 430. - Il relève de la responsabilité de l’ordonnateur secondaire d’assurer tou-
tes les procédures de gestion des crédits allant de la passation des marchés publics
jusqu’à l’ordonnancement des dépenses. Ainsi, doté de moyen personnel et matériel
le service de l’ordonnancement se charge entièrement de la préparation matérielle
des marchés publics, de l’engagement, de la liquidation et de l’ordonnancement des
dépenses.
Le règlement des litiges sur la non conformité des matériels ou des prestations de
service mentionnée à l’article 419 ci-dessus relève du ressort de l’ordonnateur se-
condaire, représentant l’Administration lors de l’élaboration du contrat.

120
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

CHAPITRE I :
De l’ouverture des crédits
Article 431. - Les dépenses de l'Etat ne peuvent être engagées, liquidées et payées
que lorsqu'elles ont fait l'objet d'une ouverture de crédits.
Article 432. - Les crédits sont autorisés par la loi de Finances. Ils sont spécialisés
par programme ou par dotation. Les crédits sont répartis et ouverts par catégorie,
classe, chapitre, article et paragraphe au profit de chaque ordonnateur contribuant à
la réalisation d’un programme découlant d’une mission par Institution et Ministère
dans le cadre du Budget d’exécution. La gestion du programme relève de
l’ordonnateur délégué ou secondaire pour la partie Financière et budgétaire.
Classification des dépenses
Article 433. – Les dépenses sont classifiées suivant :
- La catégorie qui représente les principaux types de dépenses,
- La classe qui détermine la grande nature de crédits.
- Le chapitre qui détermine la nature des moyens alloués.
- L’article et le paragraphe qui sont les subdivisions fines du chapitre
Modification de crédit
Article 434. - Ces crédits votés peuvent être modifiés par :
- Une loi de finances rectificative ;
- Un décret d'avance qui sera ratifié ultérieurement par le plus prochain projet de loi
de finances et au plus tard par la loi de règlement; les décrets d’avance procèdent à
l’annulation de crédits ou constatent des recettes supplémentaires. Les crédits ainsi
ouverts ne peuvent excéder 1% des crédits de la loi de finances de l’année.
- Un décret de virement de crédits entre programmes d’un même ministère. Le Dé-
cret de virements de crédits est pris en conseil de gouvernement sur rapport des Mi-
nistres chargés des Finances et du Budget, après information des commissions de
l’Assemblée Nationale et du Sénat chargées des Finances et des autres commis-
sions concernées. L’utilisation des crédits transférés donne lieu à l’établissement
d’un compte-rendu spécial, inséré au rapport établi.
Le décret peut modifier la répartition des crédits entre programmes d’un même minis-
tère. Le montant cumulé, au cours d’une année, des crédits ayant fait l’objet de vire-
ments ne peut excéder le taux de 10% des crédits. Ce plafond s’applique également
aux crédits ouverts sur le titre des dépenses de personnel pour chacun des pro-
grammes concernés. Au- delà de ce taux de 10% toute dotation complémentaire doit
faire l’objet d’une loi de finances rectificative
- Un décret de transfert de crédits pris en Conseil de Gouvernement sur rapport des
Ministres chargés des Finances et du Budget, après information des Commissions
de l’Assemblée Nationale et du Sénat chargées des Finances et des autres Com-
missions concernées. L’utilisation des crédits transférés donne lieu à l’établissement
d’un compte- rendu spécial, inséré au rapport établi.
Le transfert peut modifier la répartition des crédits entre programmes de ministères
distincts, dans la mesure où l’emploi des crédits transférés, pour un objet déterminé,
correspond à des actions du programme d’origine. Les transferts peuvent être assor-
tis de modifications dans la répartition des emplois autorisés entre les ministères
concernés. Le transfert change la désignation du programme et non la catégorie et la
nature de la dépense.
Article 435. - Les crédits sont ouverts aux Ordonnateurs par arrêté du Ministre char-
gé du Budget, sous forme du Budget d'Exécution, conformément aux autorisations
définies par la Loi de Finances.

121
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 436. - Les crédits ainsi ouverts sont spécialisés au niveau du Programme.
Les articles, à l'intérieur d'un même chapitre, ne sont que des ventilations précisant
la nature des dépenses à des fins de contrôle de gestion lors de l'engagement de la
dépense.
Les paragraphes sont des subdivisions permettant une meilleure analyse des opéra-
tions lors de l'exécution du Budget.
Toute modification des crédits du Budget d'Exécution est autorisée par arrêté de l'or-
donnateur, après visa du Contrôle Financier et de la Direction du Budget et dans la
mesure où les autorisations mentionnées dans le Budget Voté restent inchangées.
Article 437. - Les crédits ouverts sont à caractère soit évaluatif, soit limitatif.
Article 438. - Les crédits à caractère évaluatif sont des prévisions de dépenses obli-
gatoires, limitativement énumérées ci-dessous et dont le règlement ne saurait souffrir
d'insuffisance de crédit. Il en est ainsi les dépenses :
de la dette publique,
de la dette viagère,
de réparations civiles,
de frais de justice,
de remboursements et restitutions de droits indûment perçus,
de frais financiers,
de ristournes et reversements,
de contributions payées en application de conventions internationales,
dépenses d'investissement bénéficiant d'un financement affecté dès lors qu'elles ont
été régulièrement engagées,
de toutes autres dépenses sur une liste contenue dans la loi de finances annuelle.
Article 439. - Les éventuels paiements en dépassement au titre de ces dépenses
impliquent une régularisation par renflouement des crédits correspondants, au plus
tard par la loi de Règlement.
Article 440. - Les crédits à caractère limitatif sont des plafonds au-delà desquels au-
cun engagement et aucun paiement ne saurait s'effectuer. Il s'agit de tous crédits
autres que ceux énumérés ci-dessus.
Article 441. - Lorsque le contrôle budgétaire sur les engagements de dépenses
porte sur une autre donnée que le crédit budgétaire, le crédit est alors considéré
comme évaluatif.
Article 442. - La mise à disposition des crédits aux ordonnateurs secondaires se fait
par l'ouverture des crédits dans le cadre du Budget d'Exécution. Celle-ci peut être
partielle ou globale avec indication d'un rythme de consommation.
CHAPITRE II
De l'engagement
Article 443. - L'engagement est l'acte par lequel l'Etat crée, contracte ou constate à
son encontre une obligation de laquelle résultera une charge. Il est limitatif et ne peut
faire l'objet d'une dépense pour un montant supérieur sans nouvel engagement.
La procédure décrite est applicable à l'ensemble des dépenses publiques y compris
la solde et à l’exclusion de toute autre dépense soumise à une procédure particulière
Article 444. - Les dépenses à charge de l'Etat ne peuvent être engagées que par
l'ordonnateur et après ouverture des crédits correspondants.
Ces dépenses doivent avoir reçu le visa du Contrôleur Financier. Ce dernier est tenu
de faire appliquer la réglementation sur les engagements de dépenses et de faire
respecter les directives du Ministre chargé du Budget, notamment concernant la ré-
gulation de l'exécution des dépenses.

122
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 445. - Le Contrôleur Financier est placé auprès des ministères ordonnateurs
et se doit d'être leur conseiller dans le domaine de la gestion financière.
Au niveau de la circonscription financière où le contrôle financier n’est pas encore
implanté, la représentation de la Direction Générale ou de la Direction du Budget
auprès du Ministère chargé du Budget est chargée d’effectuer les opérations dévo-
lues au contrôle financier.
Article 446. - L’ordonnateur délégué ou secondaire transmet une demande d'enga-
gement au Contrôle Financier. Cette demande d'engagement doit comporter toutes
les pièces nécessaires à la détermination de l'engagement financier de l'Etat.
Cette demande ne peut venir en dépassement des crédits ouverts.
Article 447. - Le Contrôleur Financier effectue les contrôles de sa compétence et
établit le Titre d'Engagement Financier, numéroté dans une série séquentielle et pré-
senté sous forme de liasse en 3 exemplaires. Il le vise et renvoie le dossier d'enga-
gement à l’ordonnateur secondaire. Celui-ci signe le titre d'engagement et adresse
au titulaire la commande et l'exemplaire du titre d'engagement qui lui est destiné.
Article 448. - Le Titre d'Engagement doit mentionner les informations complémentai-
res suivantes lorsqu'elles sont utiles :
- Indication du financement affecté lorsque la dépense a un financement spécifique.
Dans ce cas l'engagement ne peut avoir lieu que lorsque le financement est disponi-
ble. Toutes les pièces émises relatives à ce type de dépense devront en spécifier le
financement.
- Indication de la programmation de décaissement annuelle de la dépense dont la
réalisation doit s'étaler sur plusieurs exercices budgétaires.
Article 449. - L'engagement financier de l'Etat se traduit obligatoirement par :
- soit un titre d'engagement
- soit un bon de commande visé pour crédit par un comptable public;
- soit un paiement au comptant dans le cadre d'une procédure de caisse d'avance.
Tout engagement contraire à ces dispositions est nul et non avenu.
CHAPITRE III:
De la liquidation
Article 450. - La liquidation a pour objet de vérifier la réalité de la dette et d'arrêter le
montant de la dépense.
Article 451. - Les dépenses à charge de l'Etat ne peuvent être liquidées que par
l'ordonnateur délégué, ou l’ordonnateur secondaire auquel il a délégué son pouvoir,
et après engagement régulier.
Lorsque le montant de la liquidation dépasse l'engagement correspondant, par suite
d'une omission, d'une erreur dans les prévisions ou de clauses contractuelles pou-
vant modifier le montant de l'engagement, il doit être procédé à un engagement
complémentaire.
Hormis les cas d'avances expressément autorisées par les règlements, les liquida-
tions ne peuvent être effectuées qu'après service fait.
Article 452. - Lorsqu'il s'agit d'acquisition de biens et services, le créancier envoie à
l’ordonnateur délégué ou secondaire, factures, mémoires ou décomptes.
L’ordonnateur secondaire transmet le dossier auprès du gestionnaire d’activités aux
fins d’attestation du service fait au vu de la réception effectuée par le dépositaire
comptable et en fait retour à l’ordonnateur pour la préparation du dossier de manda-
tement. Celui-ci aura à veiller au respect de la réglementation en vigueur, notamment
au niveau des marchés publics pour lesquels la réglementation peut définir stricte-
ment les modalités de liquidation et de certification du service fait.

123
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Au cas où le Contrôleur Financier aura émis des réserves sur le titre d'engagement
afin de vérifier la réalité du service fait, l’ordonnateur devra obtenir un visa de valida-
tion auprès de celui-ci.
Article 453. - Tous les différents créanciers de l'Etat ont le droit de se faire délivrer
par l'ordonnateur un Certificat administratif, bulletin énonçant les éléments de la dé-
pense et son niveau d'exécution : engagement de la dépense, montants liquidés et
mandatés, dettes en instance de mandatement. Ce certificat n'est pas négociable.
CHAPITRE IV :
De l'ordonnancement
Article 454. - L'ordonnancement ou mandatement est l'acte par lequel l'ordonnateur
donne ordre au comptable de payer une dette.
Article 455. - Les dépenses à charge de l'Etat ne peuvent être mandatées que par
l'ordonnateur délégué ou l’ordonnateur secondaire auquel il a subdélégué son pou-
voir.
L'acte d'ordonnancement se traduit par l'émission d'un mandat de paiement. Celui-ci
fait référence à l'engagement qui l'a généré et indique toutes les informations néces-
saires à l'exécution du paiement, dont les modalités de règlement.
Le mandat de paiement est émis à l'initiative de l’ordonnateur délégué ou se-
condaire, en un seul exemplaire selon le modèle annexé.
Article 456. - L'année budgétaire mentionnée sur le mandat de paiement est celle en
cours à la date de son émission, quelle que soit la date de l'opération qu'il concerne.
Les mandats émis durant la période complémentaire seront datés du 31 décembre
de l'exercice concerné, sauf modification de la fin de la date d’émission présentée
par la circulaire de, clôture de gestion.
Article 457. - L'ordonnateur fait parvenir au comptable assignataire les mandats de
paiement, numérotés dans une série continue et récapitulés sur un bordereau de
mandat établi en quatre exemplaires. Ces mandats sont accompagnés des pièces
justificatives de dépense.
Article 458. - Le comptable assignataire procède à la vérification des titres de paie-
ment et des pièces qui l'accompagnent. Il appose son visa sur le mandat de paie-
ment. En cas de rejet, il rectifie le bordereau d'émission et en notifie l'ordonnateur.
Un exemplaire du bordereau d'émission des mandats est renvoyé à l'ordonnateur
accompagné des dossiers rejetés; un autre est destiné au contrôleur Financier
Article 459. - Sauf dispositions contraires du Ministre chargé du Budget, les crédits
de paiement sont strictement limitatifs et le comptable est tenu de rejeter tout mandat
venant en dépassement de crédit.
CHAPITRE V :
De la gestion des crédits dans les localités excentriques
Article 460. - Pour les services opérationnels d’activités éloignés des centres
d’ordonnancement, il est institué une procédure de délégation de crédits. A ce titre
les dépenses peuvent s'exécuter directement, auprès de tout comptable public non
comptable assignataire, selon la procédure de délégation de crédits.
Article 461. - L'ordonnateur secondaire délègue des crédits à un utilisateur de cré-
dits délégués. Cette délégation de crédit se traduit par l’émission des titres
d’engagement correspondants au profit du comptable principal auprès duquel est
situé l’utilisateur de crédits délégués. Des mandats sont alors émis au profit de ce
comptable principal, sur la caisse du comptable assignataire, accompagnés des ti-
tres de délégation de crédits.
Article 462. - Lorsque l’utilisateur de crédits délégués est situé auprès du comptable
principal, ce dernier notifie l’utilisateur des crédits délégués, les crédits ouverts sur

124
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
sa caisse. L’utilisateur de crédits engage les dépenses, à concurrence des crédits
délégués, après avoir fait viser par le comptable principal les bons de commande. Le
comptable joue le rôle de contrôleur financier en vérifiant la situation de crédits
L’utilisateur de crédits les liquide en certifiant l'exécution du service fait et fait payer
les factures directement et sur simple acquit du bénéficiaire auprès de la caisse du
Comptable Principal.
Les pièces de dépenses ainsi acquittées sont validées comme dépenses définitives
en justification du crédit délégué au niveau du comptable principal.
Toutefois avant le décaissement, le comptable peut procéder à la vérification de la
réalité du service fait
Article 463. - Lorsque l’utilisateur de crédits est situé auprès d'un Percepteur Princi-
pal, le Comptable Principal transmet les titres de délégation de crédits au Percepteur
Principal qui en notifie l’utilisateur de crédits.
L’utilisateur de crédits engage les dépenses à concurrence des crédits délégués,
après avoir fait viser par le Percepteur Principal les bons de commande. Il les liquide
en certifiant l'exécution du service fait et fait payer les factures directement et sur
simple acquit du bénéficiaire auprès de la caisse du Percepteur Principal.
Les pièces de dépenses ainsi acquittées sont admises comme dépenses définitives
au niveau du Comptable Supérieur de rattachement.
Des précisions seront apportées sur la procédure de délégation de crédits dans les
instruction et circulaire d’exécution du Budget.
Article 464. - La Juridiction des Comptes vérifie l'exécution des délégations de cré-
dits chez les comptables principaux.
S’agissant de maniement de fonds publics, l’Inspection Générale des Finances peut
procéder à tout moment à un contrôle.
CHAPITRE VI:
Des caisses d'avance
Article 465. - Des caisses d'avance peuvent être instituées par arrêté conjoint du
ministre de l’Economie, des Finances et du Budget et du ministre ordonnateur délé-
gué.
Les régisseurs sont des comptables publics, agissant pour le compte des compta-
bles assignataires de rattachement.
En aucun cas le régisseur ne peut être l’ordonnateur.
Article 466. - L'avance accordée est engagée, par paragraphe, selon la procédure
du titre d'engagement financier. Les titres sont visés par le Contrôleur Financier,
puis le dossier transmis par l’ordonnateur au comptable assignataire.
Les avances sont consenties au régisseur selon la réglementation en vigueur.
Article 467. - Le régisseur transmet périodiquement, dans les délais impartis par la
réglementation en vigueur, les pièces justificatives à l’ordonnateur. Ce dernier pré-
pare le dossier de régularisation.
Si un renouvellement de la caisse est demandé, celui-ci nécessite l'établissement
d'un titre d'engagement complémentaire, d'un montant au plus égal au montant régu-
larisé.
L’ordonnateur procède au mandatement du dossier de régularisation, incluant la de-
mande de renouvellement.
A la fin de l'exercice budgétaire, l'ensemble des caisses d'avance doit être régularisé.

125
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

CHAPITRE VII:
De la centralisation comptable
Article 468. - Selon une périodicité fixée par le Ministre chargé des Finances et du
Budget, au maximum égale à 4 mois, le Contrôleur Financier et les comptables as-
signataires sont tenus d'envoyer à la Direction du Budget auprès du Ministère chargé
du Budget un état d'exécution des dépenses de la période concernée, ventilé par
ligne budgétaire du Budget d'Exécution, dans un délai de 8 jours maximum après la
fin de la période :
- chaque Contrôleur Financier indique par imputation le montant des crédits ouverts,
le cumul des engagements et le solde disponible sur engagement;
- chaque Comptable Assignataire indique par imputation le montant des crédits ou-
verts, le cumul des mandatements et le solde disponible sur ces crédits.
Article 469. - La Direction du Budget auprès du Ministère chargé du Budget centra-
lise et comptabilise l'ensemble de ces documents, et émet une situation de l'exécu-
tion du Budget d'Exécution, par ligne, selon la périodicité fixée ci-dessus.
Cette situation est renvoyée aux différents intervenants dans l'exécution du budget,
au plus tard un mois après la fin de la période.
CHAPITRE VIII :
Du contrôle a posteriori sur les ordonnateurs
Article 470. - Le Contrôle Financier peut vérifier périodiquement la réalité du service
fait. Au cas où une irrégularité serait constatée, il fait une opposition de paiement
auprès du comptable.
Le cas échéant, il saisit l' Inspection Générale d' Etat ainsi que l’Inspection Générale
des Finances, de même que le Conseil de Discipline Financière et Budgétaire de
l'irrégularité.
Article 471. - L'Inspection Générale d'Etat et l’Inspection Générale des Finances
sont habilitées à instruire administrativement les plaintes envers l'ordonnateur délé-
gué ou toute personne à laquelle il a subdélégué son pouvoir. Elles peuvent être
saisies par :
- le Président de la République
- le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, ordonnateur principal
- les Ministres chargés des Finances et du Budget,
- les Ministres ordonnateurs délégués
- le Contrôleur Financier
Elles peuvent se saisir elles-mêmes en cas de constatation d'irrégularités flagrantes.
CHAPITRE IX :
Du contrôle a posteriori sur les comptables par la juridiction des comptes
Article 472. - A chaque fin des quatre premiers trimestres de l'année civile, à la clô-
ture de l’exercice budgétaire, chaque comptable principal produit à la Juridiction des
Comptes un état d'exécution des dépenses du Budget de l'Etat, appuyé des pièces
justificatives correspondantes.
Un exemplaire de l'état est à adresser à chacun des services énumérés ci-après :
- à la Direction de la Comptabilité Publique
- à l'Agence Comptable Centrale du Trésor
- à la Direction du Budget
- à la Direction du Contrôle Financier.
En fin d'exercice, chaque comptable principal est tenu de présenter à la Juridiction
des Comptes une consolidation des toutes les opérations de l'exercice, conformé-
ment aux dispositions réglementaires en vigueur.

126
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Article 473. - La Juridiction des Comptes vérifie les états et pièces présentés par
chaque comptable assignataire au fur et à mesure de leur production. Elle est tenue
d'en mentionner les observations dans son rapport final sur l'exécution du Budget,
accompagnant la loi de règlement.
CHAPITRE X :
Des obligations et sanctions
Article 474. - Les ordonnateurs, le Contrôleur Financier et les comptables doivent
tenir les comptabilités des opérations dont ils ont la charge conformément aux dispo-
sitions réglementaires en vigueur concernant la comptabilité publique.
Article 475. - Toute exécution de commande effectuée par un fournisseur en dehors
des modalités définies par le présent décret ne constitue pas une créance sur l'Etat,
quelle que soit l'autorité ayant engagé la dépense. Ces dispositions concernent no-
tamment les marchés publics qui n'ont pas fait l'objet d'un engagement financier.
Article 476. - Toute autorité administrative, tout agent de l'Etat, civil ou militaire, qui
aura engagé une dépense sans avoir obtenu de Titre d'Engagement, dûment signé
et visé par les autorités compétentes dans les conditions prescrites dans le présent
décret ou qui aura occasionné des dépassements de crédits sera passible des sanc-
tions prévues par la législation en vigueur.
Article 477. - Toute falsification des pièces de dépense, toute fausse certification
constitue un faux en écritures publiques dont les auteurs sont passibles des peines
prévues par le Code Pénal, indépendamment des sanctions administratives et finan-
cières qu'ils encourent.
DISPOSITIONS FINALES
Article 478. - Les dispositions financières et comptables relatives à l’application du
présent décret feront l’objet d’instructions des Ministres chargés des Finances et du
Budget éventuellement contresignées par le Ministre intéressé.
Article 479. - Les dispositions des première, deuxième et quatrième parties du pré-
sent décret sont applicables aux opérations des organismes publics effectuées à
l’étranger.
En tant que de besoin, les modalités d’application de ces dispositions feront l’objet
de décrets pris en Conseil de Gouvernement.
Article 480. - Sont et demeurent abrogées les dispositions contraires au présent dé-
cret, notamment celles du décret n° 68-080 du 13 février 1968 modifié portant règle-
ment général sur la comptabilité publique et du décret n° 92-970 du 11 novembre
1992 portant règlement général sur l’exécution des dépenses publiques du Budget
Général de l’Etat.
Article 481. - Le Vice-Premier Ministre chargé des Programmes Economiques, Mi-
nistres des Transports, des Travaux Publics et de l’Aménagement du territoire, Le
Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Le Garde des Sceaux, Ministre
de la Justice et le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui se-
ra publié au Journal Officiel de la République.
Fait à Antananarivo, le 04 janvier 2005

127
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES

Par le Premier Ministre,


Chef du Gouvernement Jacques SYLLA

Le Vice-Premier Ministre chargé des Pro- Le Ministre de l’Economie,


grammes Economiques, Ministres des Trans- des Finances et du Budget
ports, des Travaux Publics et de
l’Aménagement du territoire,
.

Zaza Manintranja RAMANDIMBIARISON Benjamin Andriamparany RADAVIDSON

Le Garde des Sceaux, Le Ministre de la Fonction Publique,


Ministre de la Justice du Travail et des Lois Sociales

Lala Henriette Razafindrabodo RATSIHA- Jean Théodore RANJIVASON


ROVALA

128
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Annexe 3 : décret 2004-571 du 1er juin 2004 définissant les attributions et la respon-
sabilité de l’ordonnateur dans les phases de l’exécution de la dépense
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana
-----
GOUVERNEMENT
-------
DÉCRET N° 2004- 571 définissant les attributions et la responsabilité de
l’Ordonnateur dans les phases d’exécution de la dépense publique.
LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT,
Vu la Constitution ;
Vu la Loi organique sur les Lois de Finances ;
Vu la Loi portant refonte du Conseil de Discipline Budgétaire et Financière ;
Vu la Loi portant Code des Marchés Publics;
Vu le décret n°68-080 du 13 février 1968 modifié portant règlement général sur la
comptabilité publique ;
Vu le décret n°92-970 du 11 novembre 1992 portant règlement général sur
l’exécution des dépenses publiques du Budget général de l’Etat et la gestion des
crédits de fonctionnement ;
Vu le décret n°2003-007 du 12 janvier 2003 portant nomination du Premier Ministre,
Chef du Gouvernement ;
Vu le décret n°2004-001 du 5 janvier 2004 portant remaniement de la composition
des Membres du Gouvernement.
Sur proposition du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget ;
En conseil de Gouvernement ;
DECRETE :
TITRE PRÉLIMINAIRE
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article premier – Les dépenses de l’État ne peuvent être engagées, liquidées, or-
donnancées et payées que lorsqu’elles ont fait l’objet d’une ouverture de crédits.
Art. 2 – Les crédits sont ouverts aux ordonnateurs délégués par arrêtés du Ministre
chargé des Finances et/ou du Budget, sous forme de budget d’exécution ventilé en
budget de programmes, conformément aux autorisations de la Loi de Finances.
TITRE I
DES ORDONNATEURS
CHAPITRE PREMIER
DE L'ORDONNATEUR PRINCIPAL ET DE L'ORDONNATEUR DELEGUE
Art. 3 – Définitions
Conformément à l'article 53 de la Loi Organique sur les Lois de Finances, le Premier
Ministre, Chef du Gouvernement est l'Ordonnateur principal du Budget Général de
l'État.
Les Ordonnateurs délégués sont les Ministres, les Présidents des Institutions et
d’une manière générale toute personne nommément désignée à cet effet par texte
législatif et réglementaire. Ils sont seuls habilités à engager, liquider et ordonnancer
(ou mandater) les dépenses.
Les Ordonnateurs délégués subdélèguent à leur tour leurs pouvoirs à des Ordonna-
teurs dits secondaires
CHAPITRE II
DE L’ORDONNATEUR SECONDAIRE
Art. 4 – Attributions.

129
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Les ordonnateurs délégués peuvent déléguer leurs attributions de l’engagement à
l’ordonnancement (ou mandatement) à des ordonnateurs secondaires.
Les ordonnateurs secondaires sont les responsables budgétaires et financiers du ou
des services au titre duquel le crédit est ouvert ou toute autre personne désignée à
cet effet par arrêté de l’Ordonnateur cité à l’article 3 ci-dessus.
Les ordonnateurs secondaires relèvent de l’Institution ou du Ministère auxquels ils
appartiennent. Ils sont à charge de procéder à l’engagement financier de la dépense
et d’arrêter, et d’effectuer la liquidation au vu des certifications établies par le ges-
tionnaire d’activités et d’ordonnancer les dépenses en signant à cet effet, les ordres
de paiement.
Les ordonnateurs secondaires sont les seuls interlocuteurs, mandatés par
l’Ordonnateur délégué reconnus du comptable assignataire de la dépense.
Art. 5 – Responsabilité des ordonnateurs délégués et des ordonnateurs secondaires.
Sous réserve des dispositions de l’article premier de la Loi portant refonte du Conseil
de Discipline Budgétaire et Financière, les ordonnateurs délégués et les ordonna-
teurs secondaires sont personnellement responsables :
de la gestion budgétaire et financière des crédits qui leur sont alloués et des règles
d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement ( ou de mandatement) des dé-
penses publiques ;
du respect de la législation et de la réglementation relative aux marchés publics ;
du respect de la législation et de la réglementation relative à la gestion du person-
nel ;
des ordres de réquisitions dont ils ont fait usage en matière de paiement des dépen-
ses ;
du respect des règles relatives à la constatation, à la liquidation et à
l’ordonnancement des créances publiques ;
du recouvrement des créances publiques dont ils ont éventuellement la charge en
vertu des lois et règlements.
CHAPITRE III
DU GESTIONNAIRE D’ACTIVITÉS
Art. 6 – Fonctions du gestionnaire d’activité.
Les gestionnaires d’activités sont d’une manière générale les services ou les respon-
sables des services placés auprès de l’ordonnateur secondaire et qui ont qualité à
présenter à ce dernier des propositions de dépenses pour assurer la réalisation du
programme auquel ils contribuent.
Les gestionnaires d’activités en charge de l’exécution des activités sont nommés par
arrêté de l’Ordonnateur délégué.
Art. 7 – Responsabilité des gestionnaires d’activités.
Les gestionnaires d’activités sont responsables des informations sur l’exécution des
activités transmises à l’ordonnateur secondaires. Ils sont notamment responsables
de la certification faits ou des activités réalisées.
TITRE II
DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES
Art. 8 – Pour l’application du présent décret, des arrêtés, instructions, circulaires se-
ront pris en tant que de besoin, par le Ministre chargé des Finances et / ou du Bud-
get.
Art. 9 – Sont et demeurent abrogées toutes dispositions contraires au présent dé-
cret, notamment celles contraires du Décret N° 68-080 du 13 février 1968 modifié
portant règlement général sur la comptabilité publique et du Décret N°92-970 du 11

130
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
novembre 1992 portant règlement général sur l’exécution des dépenses publiques
du Budget général de l’État et la gestion des crédits de fonctionnement.
Lors de la réforme du Règlement Général de la Comptabilité Publique en respect des
règles nouvelles posées par la Loi Organique sur les Lois de Finances, il sera procé-
dé à la mise en cohérence des présentes dispositions avec les dispositions concer-
nant les collectivités territoriales décentralisées, les établissements publics nationaux
et locaux.
Art. 10 – Le Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, ainsi que tous les
autres membres du Gouvernement seront chargés de l’exécution du présent décret
qui sera publié au Journal Officiel de la République de Madagascar.
Fait à Antananarivo, le 1er juin 2004

Par le Premier Ministre,


Chef du Gouvernement

Jacques Sylla

LE VICE PREMIER MINISTRE CHARGÉ DES PROGRAMMES ÉCONOMIQUES,


DES TRANSPORTS, DES TRAVAUX PUBLICS ET DE L’AMÉNAGEMENT DU
TERRITOIRE

Zaza Manitranja RAMANDIMBIARISON

LE MINISTRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES ET DU BUDGET

Benjamin Andriamparany RADAVIDSON

LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES p.i.

Lala Henriette RATSIHAROVALA

LE MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DES LOIS SOCIA-


LES

Jean Théodore RANJIVASON

LE MINISTRE DE LA DÉFENSE NATIONALE

Général de Division Petera BEHAJAINA

LE MINISTRE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS, DES POSTES ET DE LA COMMU-


NICATION

Clermont Gervais MAHAZAKA

LE MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE SCIENTI-


FIQUE

Haja Nirina RAZAFINJATOVO

131
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
LE MINISTRE DE L’INDUSTRIALISATION, DU COMMERCE ET DU DÉVELOP-
PEMENT DU SECTEUR PRIVÉ,

Mejamirado RAZAFIMIHARY

LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS

Henri François Victor RANDRIANJATOVO

LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE, DE L’ÉLEVAGE ET DE LA PÊCHE

Harison Edmond RANDRIARIMANANA


LE MINISTRE DE LA CULTURE ET DU TOURISME

Jean Jacques RABENIRINA

LE MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT, DES EAUX ET FORÊTS

Général de Division Charles Sylvain RABOTOARISON

LE MINISTRE DE LA JUSTICE

Lala Henriette RATSIHAROVALA

LE MINISTRE DE L’ÉNERGIE ET DES MINES

Jacquis H.RABARISON

LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA RÉFORME ADMINISTRATIVE

Général de Division SOJA

LE MINISTRE DE LA SANTÉ ET DU PLANNING FAMILIAL

Andry RASAMINDRAKOTROKA

LE MINISTRE DE LA POPULATION, DE LA PROTECTION SOCIALE ET DES


LOISIRS

ZAFILAZA

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT A LA SECURITÉ PUBLIQUE

Lucien Victor RAZAKANIRINA

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT CHARGÉ DE LA DÉCENTRALISATION, DU DÉVE-


LOPPEMENT RÉGIONAL ET DES COMMUNES
ENIAVISOA

132
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Annexe 4 : Les missions selon la structure du Gouvernement actuel
Code Nom de l’institution Code Libellé mission
adminis- mission
tratif
01 Présidence 01 Présidence de la
république
02 Senat 02 Sénat
03 Assemblée nationale 03 Assemblée natio-
nale
04 Haute cour constitutionnelle 04 Haute cour constitu-
tionnel
05 Primature 05 Primature
11 Ministère des affaires étrangères 11 Affaires étrangères
12 Ministère de la défense nationale 12 Sécurité nationale
13 Sécurité intérieure
14 Ministère de l'intérieur et de la réforme administrative 14 Administration du
territoire et réforme
administrative
15 Secrétariat d'état a la sécurité publique 15 Sécurité publique
16 Ministère de la justice 16 Justice
17 Secrétariat d'état a la décentralisation, du dévelop- 17 Décentralisation
pement régional et des communes
18 Régions
19 Communes
21 Ministère de l'économie, des finances et du budget 25 Economie
21 Finances
23 Budget
32 Ministère de la fonction publique, du travail et des 31 Travail et lois socia-
lois sociales les
32 Fonction publique
33 Emploi
34 Ministère de l'industrialisation, du commerce et du 28 Secteur privé
développement du secteur prive
34 Industrie
36 Commerce
41 Ministère de l'agriculture, de l'élevage et de la pèche 41 Agriculture
42 Elevage
43 Pêches
44 Ministère de l'environnement et des eaux et forets 44 Environnement
45 Eaux
46 Forêts
51 Ministère de l'énergie et des mines 51 Energie
52 Eaux et assainisse-
ment
53 Mines
61 Vice-primature, ministère des transports, des travaux 61 Travaux publics
publics et de l'aménagement du territoire

133
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Code Nom de l’institution Code Libellé mission
adminis- mission
tratif
62 Aménagement du
territoire
63 Transports
66 Ministère des télécommunications, des posteset de 37 Communications
la communication
66 Télécommunications
67 Postes
71 Ministère de la santé et du planning familial 71 Santé
72 Planning familiale
76 Ministère de la population, de la protection sociale et 76 Population
des loisirs
77 Protection social
79 Loisirs
78 Ministère de la jeunesse des sports 75 Jeunesse
78 Sports
81 Ministère de l’éducation nationale et des recherches 81 Education primaire
scientifiques
82 Secondaire générale
83 Secondaire techni-
que
84 Supérieure
85 Recherche scientifi-
que
86 Ministère de la culture et du tourisme 35 Tourisme
86 Culture

134
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Annexe 5 : Liste des communes à Madagascar
Provinces - Régions - Districts - Communes
0 CENTRAL
00 CENTRAL
000 CENTRAL
00000 CENTRAL
1 ANTANANARIVO
11 ANALAMANGA
101 ANTANANARIVO RENIVOHITRA
10101 ANTANANARIVO RENIVOHITRA C.U
102 ANTANANARIVO ATSIMONDRANO
10201 AMBALAVAO
10202 AMBATOFAHAVALO
10203 AMBOHIDRAPETO
10204 AMBOHIJANAKA
10205 AMPITATAFIKA
10206 ANDOHARANOFOTSY
10207 ANDRANONAHOATRA
10208 ANDROHIBE
10209 ANKARAOBATO
10210 ANTANETIKELY
10211 BEMASOANDRO
10212 BONGATSARA
10213 FENOARIVO
10214 ITAOSY
10215 SOALANDY
10216 TANJOMBATO-ANDAFIATSIMO
10217 TSIAFAHY
10218 ALATSINAINY AMBAZAHA
10219 AMPAHITROSY
10220 AMPANEFY
10221 ANKADIMANGA
10222 FIOMBONANA
10223 AMBAVAHADITOKANA
10224 ANOSIZATO-ANDREFANA
10225 SOAVINA
10226 ALAKAMISY - FENOARIVO
103 ANTANANARIVO AVARADRANO
10301 ALASORA
10302 AMBOHIMALAZA- MIRAY
10303 AMBOHIMANAMBOLA
10304 AMBOHIMANGA- ROVA
10305 AMBOHIMANGAKELY
10306 ANJEVA GARA
10307 ANKADIKELY
10308 ANKADINANDRIANA
10309 FIEFERANA
10310 MASINDRAY
10311 SABOTSY- NAMEHANA
10312 TALATA- VOLONONDRY

135
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
105 AMBOHIDRATRIMO
10501 AMBATO
10502 AMBATOLAMPY
10503 AMBOHIDRATRIMO
10504 AMBOHIMANJAKA
10505 AMBOHIPIHAONANA
10506 AMBOHITRIMANJAKA
10507 AMPANGABE
10508 AMPANOTOKANA
10509 ANJANADORIA
10510 ANOSIALA

136
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
10511 ANTANETIBE
10512 ANTEHIROKA
10513 ANTSAHAFILO
10514 AVARATSENA
10515 FIADANANA
10516 IARINARIVO
10517 IMERIMANDROSO
10518 IVATO AEROPORT
10519 IVATO FIRAISANA
10520 MAHABO
10521 MAHEREZA
10522 MAHITSY
10523 MANANJARA
10524 MANJAKAVARADRANO
10525 TALATAMATY
106 ANDRAMASINA
10601 ALAROBIA-VATOSOLA
10602 ALATSINAINY-BAKARO
10603 AMBOHIMIADANA
10604 ANDOHARIANA
10605 ANDRAMASINA
10606 ANOSIBE-TSIMILOHARANO
10607 FITSINJOVANA- BAKARO
10608 MANDROSOA
10609 SABOTSY
10610 SABOTSY-MANJAKAVAHOAKA
10611 TANKAFATRA
10612 ANTOTOHAZO
107 ANJOZOROBE
10701 ALAKAMISY
10702 AMBATOMANOINA
10703 AMBOASARY
10704 AMBOHIBARY
10705 AMBONGAMARINA
10706 ANALAROA
10707 ANJOZOROBE
10708 ANTANETIBE
10709 BERONONO
10710 BETATAO
10711 MANGAMILA
10712 MAROTSIPOY
10713 TSARASAOTRA -ANDONA
10714 AMPARATANJONA
10715 AMBOHIMANARINA MAROVAZAHA
10716 ANDROVAKELY
10717 BELANITRA
10718 AMBOHIMIRARY
108 ANKAZOBE
10801 AMBOHITROMBY

137
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
10802 AMBOLOTARAKELY
10803 ANKAZOBE
10804 ANTAKAVANA
10805 ANTOTOHAZO
10806 FIADANANA
10807 FIHAONANA
10808 KIANGARA
10809 MAHAVELONA
10810 MIANTSO
10811 TALATA-ANGAVO
10812 TSARAMANDROSO

138
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
10813 MARONDRY
10814 ANDRANOMIADY
116 MANJAKANDRIANA
11601 ALAROBIA
11602 AMBANITSENA
11603 AMBATOLAONA
11604 AMBATOMANGA
11605 AMBATOMENA
11606 AMBOHIBARY
11607 AMBOHITRANDRIAMANITRA
11608 AMBOHITROLOMAHITSY
11609 AMBOHITRONY
11610 AMBOHITSEHENO
11611 ANJEPY
11612 ANKAZONDANDY
11613 ANTSAHALALINA
11614 BETOHO
11615 MANJAKANDRIANA
11616 MANTASOA
11617 MERIKANJAKA
11618 MIADANANDRIANA
11619 NANDIHIZANA
11620 RANOVAO
11621 SADABE
11622 SAMBAINA
11623 SOAVINANDRIANA
11624 AMPANEVA
11625 AMBOHIBAO NORD
11626 AVARATSENA
12 BONGOLAVA
115 FENOARIVO AFOVOANY
11501 AMBATOMAINTY-SUD
11502 AMBOHITROMBY
11503 FENOARIVO-AFOVOANY
11504 FIRAVAHANA
11505 KIRANOMENA
11506 MORARANO- MAROTAMPONA
11507 TSINJOARIVO
119 TSIROANOMANDIDY
11901 AMBALANIRANA
11902 AMBARARATABE (BEMAMAHATAZANA-SOANAFINDRA
11903 AMBATOLAMPY
11904 ANDROTRA-ANOSY
11905 ANKADINONDRY SAKAY
11906 ANKERANA AVARATRA
11907 BELOBAKA
11908 BEMAHATAZANA
11909 BEVATO
11910 FIERENANA

139
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
11911 MAHASOLO
11912 MAHASOLO-MAROHARONA
11913 MIANDRARIVO
11914 SOANIERANA
11915 TSINJOARIVO
11916 TSIROA/MANDIDY-FIHAONANA
11917 TSIROA/MANDIDY-RENIVOHITRA
11918 MAROTAMPONA
13 ITASY
112 ARIVONIMAMO

140
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
11201 ALAKAMISY AMBOHIDEHIBE
11202 AMBATOMANGA MAHATSINJO
11203 AMBATOMIRAHAVAVY
11204 AMBOANANA
11205 AMBOASARY ANTAMBOLO
11206 AMBOHIMANDRY
11207 AMBOHIMASINA
11208 AMBOHIPANDRANO
11209 AMBOHITRAMBO
11210 AMPAHIMANGA
11211 ANTENIMBE
11212 ARIVONIMAMO I
11213 ARIVONIMAMO II
11214 IMERINTSIATOSIKA
11215 MAHATSINJO EST
11216 MANALALONDO
11217 MAROFANGADY
11218 MIANTSOARIVO
11219 MORAFENO
11220 MORARANO
11221 RAMBOLAMASOANDRO AND.
11222 MIANDRANDRA
117 MIARINARIVO
11701 AMBATOMANJAKA
11702 ANALAVORY
11703 ANDOLOFOTSY
11704 ANOSIBE-IFANJA
11705 MANAZARY
11706 MANDIAVATO
11707 MIARINARIVO I
11708 MIARINARIVO II
11709 SAROBARATRA-IFANJA
11710 SOAMAHAMANINA
11711 SOAVIMBAZAHA
11712 ZOMA-BEALOKA
11713 ALATSINAINIKELY
11714 ANTOBY-EST
118 SOAVINANDRIANA
11801 AMBATOASANA-AFOVOANY
11802 AMBEROMANGA
11803 AMBOHIBAHOAKA-ANKISABE
11804 AMPARAKY-SARODRIVOTRA
11805 AMPARY
11806 AMPEFY
11807 ANKARANANA-TIAFANDROSOANA
11808 ANTANETIBE
11809 DONDONA
11810 MAHAVELONA
11811 MANANASY-TSITAKONDAZA

141
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
11812 MANDIAVATO-MASINDRAY
11813 SOAVINANDRINA
11814 TAMPONALA
11815 AMPARIBOHITRA
14 VAKINANKARATRA
104 AMBATOLAMPY
10401 ALAROBIA-ANTANAMALAZA
10402 AMBATOLAMPY
10403 AMBATONDRAKALAVAO
10404 AMBODIFARIHY-FENOMANANA

142
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
10405 AMBOHIPIHAONANA
10406 ANDRANOVELONA
10407 ANDRAVOLA/VOHIPENO/AMBOLOTARA
10408 ANDRIAMBILANY
10409 ANTAKASINA
10410 ANTANIMASAKA
10411 ANTSAMPANDRANO
10412 BEHENJY AFOVOANY
10413 BELAMBO-FIRAISANA
10414 MANJAKATOMPO FIRAISANA
10415 MORARANO
10416 SABOTSY-NAMATOANA
10417 TSIAFAJAVONA/ANKARATRA
10418 TSINJOARIVO
109 ANTANIFOTSY
10901 AMBATOLAHY
10902 AMBATOMIADY
10903 AMBATOTSIPIHINA
10904 AMBODIRIANA
10905 AMBOHIMANDROSO
10906 AMBOHITOMPOINA
10907 AMPITATAFIKA
10908 ANDRANOFITO-A/HIMIARAMBE
10909 ANTANIFOTSY
10910 ANTSAHALAVA
10911 ANTSAMPANDRANO
110 ANTSIRABE I
11001 ANTSIRABE I C.U
111 ANTSIRABE II
11101 ALAKAMISY
11102 ALATSINAINY IBITY
11103 AMBANO
11104 AMBATOMENA
11105 AMBOHIBARY
11106 AMBOHIDRANANDRIANA
11107 AMBOHIMIARIVO
11108 AMBOHITSIMANOVA
11109 ANDRANOMANELATRA
11110 ANTANAMBAO
11111 ANTANIMANDRY
11112 ANTSAOTANY
11113 BELAZAO
11114 MANANDONA
11115 MANDROSOHASINA
11116 MANGARANO
11117 SAHANIVOTRY-MANANDONA
11118 SOANINDRARINY
11119 TSARAHONENANA-SAHANIVOTRY
11120 VINANINKARENA

143
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
113 BETAFO
11301 ALAKAMISY ANATIVATO
11302 ALAROBIA BEMAHA
11303 AMBATONIKOLAHY
11304 AMBOHIMANAMBOLA
11305 AMBOHIMASINA
11306 ANDREMBESOA
11307 ANJOMA RAMARTINE
11308 ANKAZOMIRIOTRA
11309 ANTSOSO
11310 BETAFO

144
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
11311 FIDIRANA
11312 INANANTONANA
11313 MAHAIZA
11314 MANDOTO
11315 MANDRITSARA-AMBOHIJATO
11316 SOAVINA
11317 TRITRIVA
11318 VASIANA
11319 ANDRANOMAFANA
11320 MANOHISOA
11321 ALAKAMISY MAROSOSONA
11322 ANOSIARIVO-MANAPA
11323 ANTOHOBE
11324 VINANY
11325 BETSOHANA
11326 ANTANAMBAO-AMBARY
114 FARATSIHO
11401 AMBOHIBORONA
11402 ANDRANOMIADY
11403 ANTSAMPANIMAHAZO
11404 FARATSIHO
11405 MIANDRARIVO
11406 RAMAINADRO
11407 VALABETOKANA
11408 VINANINONY-NORD
11409 VINANINONY-SUD
2 ANTSIRANANA
21 DIANA
201 ANTSIRANANA I
20101 DIEGO-SUAREZ
202 ANTSIRANANA II
20201 ANDRAFIABE
20202 ANDRANOFANJAVA
20203 ANDRANOVONDRONINA
20204 ANIVORANO AVARATRA
20205 ANKARONGANA
20206 ANKETRABE
20207 ANTSAHAMPANO
20208 ANTSALAKA
20209 BOBASAKOA
20210 JOFFRE-VILLE
20211 MAHALINA
20212 MAHAVANONA
20213 MANGAOKA
20214 MOSOROLAVA
20215 RAMENA
20216 SADJOAVATO
20217 SAKARAMY
20218 ANTANAMITARINA

145
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
20219 AMBONDRONA
20220 BOBAKILANDY
20221 ANTSOHA
203 AMBANJA
20301 AMBALAHONKO
20302 AMBANJA
20303 AMBODIMANGA RAMENA
20304 AMBOHIMARINA
20305 ANKATAFA
20306 ANKINGAMELOKA

146
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
20307 ANOROTSANGANA
20308 ANTAFIAMBOTRY
20309 ANTRANOKARANY
20310 ANTSAKOAMANONDRO
20311 ANTSATSAKA
20312 ANTSIRABE
20313 BEMANEVIKY HAUT SAMBIRANO
20314 BEMANIVIKY OUEST
20315 DJANGOA
20316 MAHERIVARATRA
20317 MAROTOLANA
20318 MAROVATO
20319 AMBOHIMENA
20320 AMBALIHA
20321 BENAVONY
20322 AMBOHITRANDRIANA
20323 MAEVATANANA
204 AMBILOBE
20401 AMBAKIRANO
20402 AMBARAKARAKA
20403 AMBATOBEN'ANJAVY
20404 AMBILOBE
20405 AMBODIBONARA
20406 AMPONDRALAVA
20407 ANABORANO IFASY
20408 ANJIABE-HAUT
20409 ANTSARAVIBE
20410 ANTSOHIMBONDRONA
20411 BERAMANJA
20412 BETSIAKA
20413 MANAMBATO
20414 MANTALY
20415 TANAMBAO MARIVORAHONA
207 NOSY BE
20705 CU NOSY BE
22 SAVA
205 ANDAPA
20501 AMBALAMANASY II
20502 AMBODIANGEZOKA
20503 AMBODIMANGA I
20504 ANDAPA
20505 ANDRAKATA
20506 ANDRANOMENA
20507 ANJIALAVABE
20508 ANKIABE NORD
20509 ANOVIARA
20510 ANTSAHAMENA
20511 BEALAMPONA
20512 BELAOKA-MAROVATO

147
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
20513 BETSAKOTSAKO
20514 DOANY
20515 MAROVATO
20516 MATSOHELY
20517 TANANDAVA
20518 BELAOKA LOKOHO
206 ANTALAHA
20601 AMBALABE
20602 AMBINANIFAHO
20603 AMBOHITRALANANA

148
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
20604 AMPAHANA
20605 AMPOHIBE
20606 ANTALAHA
20607 ANTANANAMBO
20608 ANTOMBANA
20609 ANTSAHANORO
20610 ANTSAMBALAHY
20611 LANJARIVO
20612 MAROFINARITRA
20613 VINANIVAO
20614 SARAHANDRANO
20615 ANDAMPY
20616 AMPANAVOANA
208 SAMBAVA
20801 AMBATOAFO (FIR. BEANATSINDRA)
20802 AMBOANGIBE
20803 AMBODIAMPANA
20804 AMBODIVOARA
20805 AMBOHIMALAZA
20806 AMBOHIMITSINJO
20807 ANAMALAHO
20808 ANDRAHANJO
20809 ANDRATAMARINA(FIR. ANTSIRADRANO)
20810 ANJANGOVERATRA
20811 ANJIALAVA
20812 ANJINJAOMBY
20813 ANTINDRA
20814 ANTSAHAVARIBE
20815 ANTSAMBAHARO (FIR. ANDASIBE)
20816 BEMANEVIKA
20817 BEVONOTRA
20818 FARAHALANA
20819 MAROAMBIHY
20820 MAROGAONA
20821 MAROJALA
20822 MORAFENO
20823 NOSIHARINA
20824 SAMBAVA
20825 TANAMBAO-DAOUD
209 VOHIMARINA
20901 AMBALASATRANA
20902 AMBINANIN'ANDRAVORY
20903 AMBORIALA
20904 AMPANEFENA
20905 AMPISIKINANA
20906 AMPONDRA
20907 ANDRAFENKONA
20908 ANDRAVORY
20909 ANTSAHAVARIBE

149
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
20910 ANTSIRABE NORD
20911 BELAMBO
20912 BOBAKINDRO
20913 DARAINA
20914 FANAMBANA
20915 MAROMOKOTRA-LOKY
20916 MILANOA
20917 NOSIBE
20918 TSARABARIA
20919 VOHEMAR-CENTRE

150
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
3 FIANARANTSOA
31 HAUTE MATSIATRA
301 FIANARANTSOA I
30101 C.U. FIANARANTSOA I
302 FIANARANTSOA II
30201 ALAKAMISY-AMBOHIMAHA
30202 ALAKAMISY-ITENINA
30203 ALATSINAINY-IALAMARINA
30204 AMBALAKELY
30205 AMBALAMAHASOA
30206 AMBALAMIDERA-II
30207 AMBONDRONA
30208 ANDOHARANOMAITSO
30209 ANDRAINJATO
30210 ANDRANOMIDITRA
30211 ANDRANOVORIVATO
30212 ANDROY
30213 ANJOMA-ITSARA
30214 ANKARINARIVO-MANIRISOA
30215 FANDRANDAVA
30216 FANJAKANA
30217 IAVONOMBY-VOHIBOLA
30218 ISORANA
30219 IVOAMBA
30220 MAHADITRA
30221 MAHASOABE
30222 MAHAZOARIVO
30223 MANEVA
30224 NASANDRATRONY
30225 RANOROAHINA
30226 SAHAMBAVY
30227 SOAINDRANA
30228 SOATANANA
30229 TAINDAMBO
30230 TALATA-AMPANO
30231 VINANITELO
30232 VOHIMARINA
30233 VOHITRAFENO
30234 VOHIBATO-ANDREFANA
30235 ANKAROMALAZA-MIFANASOA
30236 MAHASOABE
30237 IHAZOARA
30238 ANDRAINJATO-EST
30239 ANDRIAMIZAHA
30240 ALATSINAINY-ILALAMARINA
303 AMBALAVAO
30301 AMBALAVAO
30302 AMBINANINDOVOKA
30303 AMBINANIROA

151
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
30304 AMBOHIMAHAMASINA
30305 AMBOHIMANDROSO
30306 ANDRAINJATO
30307 ANJOMA
30308 ANKARAMENA
30309 BESOA
30310 FENOARIVO
30311 IARINTSENA
30312 KIRANO-SOAMIFANARAKA
30313 MAHAZONY

152
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
30314 MANAMISOA
30315 MIARINARIVO
30316 SENDRISOA
30317 VOHITSAOKA
305 AMBOHIMAHASOA
30501 AMBALAKINDRESY
30502 AMBATOSOA
30503 AMBOHIMAHASOA
30504 AMBOHINAMBOARINA
30505 AMPITANA
30506 ANKAFINA
30507 ANKERANA
30508 BEFETA
30509 CAMP ROBIN
30510 FIADANANA
30511 ISAKA
30512 KALALAO
30513 MANANDROY
30514 MORAFENO
30515 SAHAVE
30516 TAMBOHARIVO-SAHATONA
30517 VOHIPOSA
30518 VOHITRARIVO
314 IKALAMAVONY
31401 AMBATOMAINTY
31402 FITAMPITO
31403 IKALAMAVONY
31404 MANGIDY
31405 SAKAY
31406 SOLILA
31407 TANAMARINA
31408 TSITONDROINA
32 ATSIMO-ATSINANANA
307 BEFOTAKA
30701 ANTANINARENINA
30702 ANTONDABE
30703 BEFOTAKA
30704 BEHARENA
30705 MAROVITSIKA
30706 RANOTSARA-ATSIMO
30707 BEKOFAFA - ATSIMO
309 FARAFANGANA
30901 AMBALATANY
30902 AMBALAVATO
30903 AMBOHIGOGO
30904 AMBOHIMANDROSO
30905 AMPOROFORO
30906 ANKARANA-MIRAIHINA
30907 ANOSIVELO

153
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
30908 ANOSY
30909 ANTSERANAMBE
30910 BERETRA-BEVOAY
30911 EFATSY-ANANDROZA
30912 ETROTROKA
30913 EVATO
30914 FARAFANGANA
30915 FENOARIVO
30916 IABOHAZO
30917 IHOROMBE

154
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
30918 IVANDRIKA
30919 MAHABO-MANANIVO
30920 MAHAFASA-AFOVOANY
30921 MAHAVELO
30922 MAHERIRATY
30923 MANAMBOTRA-ATSIMO
30924 MAROVANDRIKA
30925 SAHAMADIO
30926 TANGAINONY
30927 TOVONA
30928 VOHILENGO
30929 VOHIMASY
30930 VOHITROMBY
30931 FENOARIVO
30932 AMBALAVATO-ANTEVATO
30933 NAMOHORA-IABORANO
318 MIDONGY-ATSIMO
31801 ANDRANOLALINA
31802 ANKAZOVELO
31803 IVONDRO (EX. LAVARATY)
31804 MALIORANO
31805 MIDONGY-ATSIMO
31806 SOAKIBANY (EX. LAVARATY)
320 VANGAINDRANO
32001 AMBATOLAVA
32002 AMBONGO
32003 AMPARIHY-ATSINANANA
32004 AMPASIMALEMY
32005 AMPATAKA
32006 ANILOBE
32007 BEKARAOKY
32008 BEVATA
32009 FENOAMBANY
32010 IARA
32011 ISAHARA
32012 KARIMBARY
32013 LOHAFARY
32014 LOPARY
32015 MANAMBONDRO
32016 MAROKIBO
32017 MASIANAKA
32018 MATANGA
32019 RANOMENA
32020 SANDRAVINANY
32021 SOAMANOVA
32022 TSIANOFA
32023 TSIATELY
32024 VANGAINDRANO
32025 VATANATO

155
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
32026 VOHIMALAZA
32027 VOHIPAHO
32028 VOHITRAMBO
32029 BEMA
322 VONDROZO
32201 AMBOHIMANA
32202 ANANDRAVY
32203 ANDAKANA
32204 ANTOKONALA
32205 IAMONTA
32206 IVATO

156
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
32207 KARIANGA
32208 MAHATSINJO
32209 MAHAVELO
32210 MAHAZOARIVO
32211 MANAMBIDALA
32212 MANATO
32213 MOROTEZA
32214 VOHIBOREKA
32215 VOHIMARY
32216 VONDROZO
33 AMORON'I MANIA
304 AMBATOFINANDRAHANA
30401 AMBATOFINANDRAHANA
30402 AMBATOMIFANONGOA
30403 AMBONDROMISOTRA
30404 AMBOROMPOTSY
30405 FENOARIVO
30406 ITREMO
30407 MANDROSONORO
30408 MANGATABOAHANGY
30409 SOAVINA
306 AMBOSITRA
30601 ALAKAMISY-AMBOHIJATO
30602 AMBALAMANAKANA
30603 AMBATOFITORAHANA
30604 AMBINANINDRANO
30605 AMBOHIMITOMBO
30606 AMBOSITRA
30607 AMBOSITRA-II
30608 ANDINA-FIRAISANA
30609 ANKAZOAMBO
30610 ANTOETRA
30611 FAHIZAY-AMBATOLAHIMASINA
30612 IHADILANANA-AMBOHINAMBOARINA
30613 ILAKA-AFOVOANY
30614 IMERINA-IMADY
30615 IVATO
30616 IVONY-MIARAMIASA
30617 KIANJANDRAKEFINA
30618 MAHAZINA-AMBOHIPIERENANA
30619 MAROSOA
30620 SAHATSIHO-AMBOHIMANJAKA
30621 TSARASAOTRA
30622 AMBOHIMITOMBO II
30623 VOHIDAHY
308 FANDRIANA
30801 ALAKAMISY-AMBOHIMAHAZO
30802 ANKARINORO
30803 BETSIMISOTRA

157
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
30804 FANDRIANA
30805 FIADANANA
30806 IMITO
30807 MAHAZOARIVO
30808 MIARINAVARATRA
30809 MILAMAINA
30810 SAHAMADIO-FISAKANA
30811 SANDRANDAHY
30812 TATAMALAZA
30813 TSARAZAZA

158
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
323 MANANDRIANA
32301 AMBATOMARINA
32302 AMBOHIMAHAZO
32303 AMBOHIMILANJA
32304 AMBOHIPO
32305 AMBOVOMBE-AFOVOANY
32306 ANJOMA-NANDIHIZANA
32307 ANJOMAN'ANKONA
32308 ANKADITANY
32309 TALATA-VOHIMENA
32310 VINANY-ANDAKATANIKELY
32311 VINANY
34 IHOROMBE
311 IAKORA
31101 BEGOGO
31102 IAKORA
31103 RANOTSARA-AVARATRA
313 IHOSY
31301 AMBATOLAHY
31302 AMBIA
31303 ANALALIRY
31304 ANALAVOKA
31305 ANDIOLAVA
31306 ANKILY
31307 IHOSY
31308 ILAKAKA
31309 IRINA
31310 MAHASOA
31311 MENAMATY-ILOTO
31312 RANOHIRA
31313 SAHAMBANO
31314 SAKALALINA
31315 SATROKALA
31316 SOAMATASY
31317 ZAZAFOTSY
31318 TOLOHOMIADY
31319 ANTSOHA
315 IVOHIBE
31501 ANTAMBOHOBE
31502 IVOHIBE
31503 IVONGO
31504 MAROPAIKA
35 VATOVAVY-FITOVINANY
310 IKONGO
31001 AMBATOFOTSY
31002 AMBOHIMISAFY
31003 AMBOLOMADINIKA
31004 ANKARIMBELO
31005 BELEMOKA

159
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
31006 IFANIREA
31007 IKONGO
31008 KALAFOTSY
31009 MANAPATRANA
31010 MAROMIANDRA
31011 SAHALANONANA
31012 TANAKAMBANA
31013 TOLONGOINA
31014 ANTODINGA
31015 AMBINANITROMBY

160
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
312 IFANADIANA
31201 AMBOHIMANGA-ATSIMO
31202 AMBOHIMIERA
31203 ANALAMPASINA
31204 ANDRORANGAVOLA
31205 ANTARETRA
31206 ANTSINDRA
31207 FASINTSARA
31208 IFANADIANA
31209 KELILALINA
31210 MAROHARATRA
31211 MAROTOKO
31212 RANOMAFANA
31213 TSARATANANA
31214 MAHATSINJO
31215 ANDIOLAVA
31216 AMBIA
316 MANAKARA
31601 AMBAHATRAZO
31602 AMBAHIVE
31603 AMBALAROKA
31604 AMBALAVERO
31605 AMBILA
31606 AMBOANJO-IFAHO
31607 AMBOHITSARA-M
31608 AMBORONDRA
31609 AMBOTAKA
31610 AMPASIMANJEVA
31611 AMPASIMBOROKA
31612 AMPASIMPOTSY
31613 ANALAVORY
31614 ANOROMBATO
31615 ANOSIALA
31616 ANTEZA
31617 BEKATRA
31618 FENOMBY
31619 IONILAHY
31620 LOKOMBY
31621 MAHABAKO
31622 MAHAMAIBE
31623 MANAKARA-TANAMBE
31624 MANGATSIOTRA
31625 MAROFARIHY
31626 MAVORANO
31627 MITANTY
31628 MIZILO-GARA
31629 NIHAONANA
31630 SAHANAMBOHITRA
31631 SAHAREFO

161
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
31632 SAHASINAKA
31633 SAKOANA
31634 SOROMBO
31635 TATAHO
31636 VATANA
31637 VINANITELO
31638 VOHILAVA (EX-SAHASONDRY)
31639 VOHIMANITRA
31640 VOHIMASINA-NORD
31641 VOHIMASINA-SUD
31642 VOHIMASY

162
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
31643 BETAMPONA
31644 KIANJANAOMBY
31645 AMBANDRIKA
317 MANANJARY
31701 AMBALAHOSY-AVARATRA
31702 AMBODINONOKA
31703 AMBOHIMIARINA-II
31704 AMBOHINIHAONANA
31705 ANDONABE
31706 ANDRANAMBOLAVA
31707 ANOSIMPARIHY
31708 ANTSENAVOLO
31709 KIANJAVATO
31710 MAHATSARA-ATSIMO
31711 MAHATSARA-ILEFAKA
31712 MAHAVOKY-AVARATRA
31713 MAHELA
31714 MANAKANA-AVARATRA
31715 MANANJARY
31716 MAROFOTOTRA
31717 MAROKARIMA
31718 MAROSANGY
31719 MORAFENO
31720 NAMORONA
31721 SANDROHY
31722 TSARAVARY
31723 TSIATOSIKA
31724 VATOHANDRINA
31725 VOHILAVA
31726 ANKATAFANA
31727 ANDRANOMAVO
31728 AMBOHITSARA-EST
31729 ANTARETRA
319 NOSY-VARIKA
31901 AMBAHY
31902 AMBODILAFA
31903 AMPASINAMBO
31904 ANDRORANGAVOLA
31905 BEFODY
31906 FIADANANA
31907 NOSY-VARIKA
31908 SAHAVATO
31909 SOAVINA
31910 VOHIDROA
31911 VOHILAVA
31912 VOHITRANDRIANA
31913 AMBAKOBE
31914 ANGONDONGODONA
31915 AMBODIARA

163
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
31916 ANTANAMBAO
31917 AMBODIRIAN'I SAHAFARY
31918 ANDARA
321 VOHIPENO
32101 ANDEMAKA
32102 ANKARIMBARY
32103 IFATSY
32104 ILAKATRA
32105 IVATO
32106 LANIVO
32107 MAHABO

164
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
32108 MAHASOABE
32109 MAHAZOARIVO
32110 NATO
32111 ONJATSY
32112 SAHALAVA
32113 SAVANA
32114 VOHINDAVA
32115 VOHIPENO
32116 VOHITRINDRY
32117 VOHILANY
32118 ANTANANABO
4 MAHAJANGA
41 BOENI
401 MAHAJANGA I
40101 CU MAHAJANGA
402 MAHAJANGA II
40201 AMBALABE/BEFANJAVA
40202 AMBALAKIDA
40203 ANDRANOBOKA
40204 BEKOBAY
40205 BELOBAKA
40206 BETSAKO
40207 BOANAMARY
40208 MAHAJAMBA/USINE
40209 MARIARANO
403 AMBATO-BOENI
40301 AMBATO-BOENI
40302 AMBONDROMAMY
40303 ANDRANOFASIKA
40304 ANDRANOMAMY
40305 ANJIAJIA
40306 ANKIJABE
40307 ANKIRIHITRA
40308 MADIROVALO
40309 MANERINERINA
40310 SITAMPIKY
40311 TSARAMANDROSO
416 MAROVOAY
41601 AMBOLOMOTY
41602 ANKAZOMBORONA
41603 ANOSINALAINOLONA
41604 ANTANAMBAO-ANDRANOLAVA
41605 ANTANIMASAKA
41606 BEMAHARIVO
41607 MANARATSANDRY
41608 MAROSAKOA
41609 MAROVOAY BANLIEU
41610 MAROVOAY VILLE
41611 TSARARANO

165
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
417 MITSINJO
41701 AMBARIMANINGA
41702 ANTOGOMENA/BEVARY
41703 ANTSEZA
41704 BEKIPAY
41705 KATSEPY
41706 MATSAKABANJA
41707 MITSINJO
41708 ANKORAOBATO
41709 ANKAZOMBORONA

166
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
41710 AMBOLOMOTY
41711 MAROSAKOA
41712 TSARARANO
420 SOALALA
42001 AMBOHIPAKY
42002 ANDRANOMAVO
42003 SOALALA
42 BETSIBOKA
411 KANDREHO
41101 ANDASIBE
41102 ANTANIMBARIBE
41103 BETAIMBOAY
41104 KANDREHO
41105 AMBALIHA
41106 BEHAZOMATY
412 MAEVATANANA
41201 AMBALAJIA
41202 AMBALANJANAKOMBY
41203 ANDRANOMANGATSIAKA
41204 ANDRIBA
41205 ANTANIMBARY
41206 ANTSIAFABOSITRA
41207 BEMOKOTRA
41208 BERATSIMANINA
41209 MADIROMIRAFY
41210 MAEVATANANA II
41211 MAHATSINJO
41212 MAHAZOMA
41213 MANGABE
41214 MARIA
41215 MORAFENO
41216 TSARARANO
41217 MAROKORO
421 TSARATANANA
42101 AMBAKIRENY
42102 AMPANDRANA
42103 ANDRIAMENA
42104 BEKAPAIKA
42105 BETRANDRAKA
42106 BRIEVILLE
42107 KELILOHA
42108 MANAKANA
42109 SAKOAMADINIKA
42110 SAROBARATRA
42111 TSARAROVA
42112 TSARATANANA
43 MELAKY
404 AMBATOMAINTY
40401 AMBATOMAINTY

167
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
40402 BEMARIVO
40403 MAROTSIALEHA
40404 SARODRANO
406 ANTSALOVA
40601 ANTSALOVA
40602 BEKOPAKA
40603 MASOARIVO
40604 SOAHANY
40605 TRANGAHY
410 BESALAMPY

168
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
41001 AMBOLODIA-SUD
41002 ANKASAKASA
41003 BEKODOKA
41004 BESALAMPY
41005 MAHABE
41006 MAROVOAY-SUD
41007 SOANENGA
41008 AMPAKO
413 MAINTIRANO
41301 ANDABOTOKA/ANTSAKOALAMOTY
41302 ANDRANOVAO
41303 ANDREA
41304 ANKISATRA
41305 ANTSAIDOHA-BEBAO
41306 ANTSONDRODAVA
41307 BEBABOKY SUD
41308 BELITSAKA
41309 BEREVO-RANOBE
41310 BETANATANANA
41311 MAFAIJIJO
41312 MAINTIRANO
41313 MAROHAZO
41314 TAMBOHORANO
41315 VEROMANGA
41316 ANDRANOVAO
41317 BEMOKOTRA-SUD
418 MORAFENOBE
41801 ANDRAMY
41802 BERAVINA
41803 MORAFENOBE
44 SOFIA
405 ANALALAVA
40501 AMBALIHA
40502 AMBARIJEBY SUD
40503 AMBOLOBOZO
40504 ANALALAVA
40505 ANDRIABAVONTSONA
40506 ANKARAMY
40507 ANTONIBE
40508 BEFOTAKA NORD
40509 MAROMANDIA
40510 MAROVANTAZA
40511 MAROVATOLENA
40512 MAHADRODROKA
40513 ANGOAKA-SUD
407 ANTSOHIHY
40701 AMBODIMADIRO
40702 AMBODIMANARY
40703 AMBODIMANDRESY

169
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
40704 AMPANDRIANKILANDY
40705 ANAHIDRANO
40706 ANDREBA
40707 ANJALAZALA
40708 ANJIAMANGIRANA
40709 ANKERIKA
40710 ANTSAHABE
40711 C.U ANTSOHIHY
40712 MAROALA
408 BEALANANA

170
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
40801 AMBALAROMBA
40802 AMBATORIHA
40803 AMBATOSIA
40804 AMBODIADABO
40805 AMBODISIKIDY
40806 AMBOVONOMBY
40807 ANALILA
40808 ANTANANIVO HAUT
40809 ANTSAMAKA
40810 BEALANANA
40811 BEANDRAREZONA
40812 MANGINDRANO
40813 MAROTOLANA
40814 AMBARARATABE-NORD
40815 AMBARARATA SOFIA
40816 AMBODIHAMPANA
40817 ANKAZOTOKANA
40818 ANJOZORO-MADOSY
409 BEFANDRIANA-NORD
40901 AMBARARATA
40902 AMBODIMOTSO SUD
40903 AMBOLIDIBE EST
40904 ANKARONGANA
40905 ANTSAKABARY
40906 ANTSAKANALABE
40907 C.U. BEFANDRIANA NORD
40908 MAROAMALONA
40909 MATSONDAKANA
40910 MORAFENO
40911 TSARAHONENANA
40912 TSIAMALAO
414 MAMPIKONY
41401 AMBOHITOAKA
41402 AMPASIMATERA
41403 BEKORATSAKA
41404 KOMAJIA
41405 MAMPIKONY I
41406 MAMPIKONY II
41407 AMBODIHAZOAMBO
41408 MALAKIALINA
41409 BETARAMAHAMAY
41410 ANKIRIRIKY
415 MANDRITSARA
41501 AMBALAKIRAJY
41502 AMBARIKORANO
41503 AMBARIPAIKA
41504 AMBIDIADABO
41505 AMBILOMBE
41506 AMBOABOA

171
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
41507 AMBOHISOA
41508 AMBORONDOLO
41509 AMPATAKAMARORENY
41510 ANDOHAJANGO
41511 ANJIABE
41512 ANKIABE-SALOHY
41513 ANTANAMBAON'AMBERINA
41514 ANTANANDAVA
41515 ANTSATRAMIDOLA
41516 ANTSIRABE-CENTRE
41517 ANTSOHA

172
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
41518 C.U MANDRITSARA
41519 KALANDY
41520 MANAMPANEVA
41521 MAROTANDRANO
41522 TSARATANANA
41523 ANDRATAMARINA
41524 ANKARANY
41525 TSARAJOMOKA
41526 ANKIAKABE-FONOKA
41527 AMBODIAMONTANA-KIANGA
41528 ANTSIATSIAKA
41529 PONT-SOFIA
419 BORIZINY
41901 AMBANJABE
41902 AMBODIMAHABIBO
41903 AMBODISAKOANA
41904 AMBODIVONGO
41905 AMPARIHY
41906 ANDRANOMEVA
41907 LEANJA
41908 MAEVARANOHELY
41909 MAROVATO
41910 PORT-BERGER I
41911 PORT-BERGER II
41912 TSARAHASINA
41913 TSARATANANA I
41914 TSININGIA
41915 TSINJOMITONDRAKA
5 TOAMASINA
51 ATSINANANA
501 TOAMASINA I
50101 C.U. TOAMASINA-I
502 TOAMASINA II
50202 AMBODILAZANA
50203 AMBODIRIANA
50204 AMBODITANDROROHO
50205 AMPASIMADINIKA-MANAMBOLO
50206 AMPASIMBE
50207 ANDONDABE
50208 ANDRANOBOLAHA
50209 ANTENINA
50210 ANTETEZAMBARO
50211 FANANDRANA
50212 FITO
50213 MAHAVELONA-(FOULPOINTE)
50214 MANGABE
50215 SAHAMBALA
50216 TOAMASINA-AMBANIVOHITRA
50217 AMPOROFORO

173
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
50218 AMPISOKIANA
507 ANTANAMBAO MANAMPOTSY
50701 ANTANAMBAO-MANAMPOTSY
50702 ANTANANDEHIBE
50703 MAHELA
50704 MANAKANA
50705 SAIVAZA
508 VOHIBINANY
50801 AMBALARONDRA
50802 AMBINANINONY

174
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
50803 AMBOHIMANANA
50804 AMPASIMBE
50805 ANDEKALEKA
50806 ANDEVORANTO
50807 ANIVORANO-ATSINANANA
50808 ANJAHAMANA
50809 FANASANA
50810 FETRAOMBY
50811 LOHARIANDAVA
50812 MAHATSARA
50813 MAROSERANANA
50814 RANOMAFANA
50815 VOHIBINANY-(BRICKAVILLE)
50816 VOHIPENO-RAZANAKA
50817 VOHITRANIVONA
50818 NIAROVANA I
510 MAHANORO
51001 AMBINANIDILANA
51002 AMBINANINDRANO
51003 AMBODIBONARA
51004 AMBODIHARINA
51005 ANKAZOTSIFANTATRA
51006 BEFOTAKA
51007 BETSIZARAINA
51008 MAHANORO
51009 MANJAKANDRIANA
51010 MASOMELOKA
51011 TSARAVINANY
513 MAROLAMBO
51301 AMBALAPAISO-II
51302 AMBATOFISAKA-II
51303 AMBOASARY
51304 AMBODINONOKA
51305 AMBOHIMILANJA
51306 ANDONABE-ATSIMO
51307 ANDRORANGAVOLA
51308 ANOSIARIVO
51309 BETAMPONA
51310 LOHAVANANA
51311 MAROLAMBO
51312 SAHAKEVO
51313 AMBODIVOAHANGY (CHEF LIEU)
51314 TANAMBAO RABEMANANA
517 VATOMANDRY
51701 AMBALABE
51702 AMBALAVOLO
51703 AMBODITAVOLO
51704 AMBODIVOANANTO
51705 AMPASIMADINIKA

175
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
51706 AMPASIMAZAVA
51707 ANTANAMBAO-MAHATSARA
51708 IFASINA-I
51709 IFASINA-II
51710 ILAKA-ATSINANANA
51711 MAINTINANDRY
51712 NIERENANA
51713 SAHAMATEVINA
51714 TSIVANGIANA
51715 VAHATRAKAKA
51716 VATOMANDRY

176
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
51717 IAMBORANO
51718 NIAROVANA CAROLINE
51719 TSARASAMBO
52 ANALANJIROFO
509 FENOARIVO ATSINANANA
50901 AMBODIMANGA-IIFENOARIVO-ATSINANANA
50902 AMPASIMBE-MANANTSATRANA
50903 AMPASINA-MANINGORY
50904 ANTSIATSIAKA
50905 FENOARIVO-ATSINANANA-AMBONIVOHITRA
50906 MAHAMBO
50907 MIORIMIVALANA
50908 SARANAMBANA
50909 TSARATAMPONA-I-AMBATOHARANANA
50910 VOHILENGO
50911 VOHIPENO
50912 MAHANORO ( CHEF LIEU )
511 MANANARA AVARATRA
51101 AMBATOHARANANA
51102 AMBODIAMPANA
51103 AMBODIVOANIO
51104 ANTANAMBAOBE
51105 ANTANAMBE
51106 MANAMBOLOSY
51107 MANANARA-AVARATRA
51108 SANDRAKATSY
51109 SAROMAONA
51110 TANIBE
51111 VANONA
512 MAROANTSETRA
51201 AMBINANITELO
51202 ANDRANOFOTSY
51203 ANJAHANA
51204 ANKADIMBAZAHA-ANJANAZANA
51205 ANKOFA
51206 MAROANTSETRA
51207 RANTABE
51208 VOLOINA
51209 ANTSIRABE SAHATANY
51210 ANTAKOTAKO
51211 MANAMBOLO
51212 ANDRODRONA
51213 AMBATOSOA
51214 AMBODIMANGA RATABE
51215 MORAFENO
51216 ANANDRIVOLA
51217 ANKOFABE
515 NOSY BORAHA
51501 NOSY BORAHA

177
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
516 SOANIERANA IVONGO
51602 AMBAHOABE
51603 AMBODIAMPANA-I
51604 ANDAPAFITO
51605 ANTANIFOTSY
51606 ANTENINA
51607 FOTSIALANANA
51608 MANOMPANA
51609 SOANIERANA-IVONGO
518 VAVATENINA

178
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
51801 AMBATOHARANANA
51802 AMBODIMANGAVALO
51803 AMBOHIBE
51804 AMPASIMAZAVA
51805 ANDASIBE
51806 ANJAHAMBE
51807 MAROMITETY
51808 MIARINARIVO
51809 SAHATAVY
51810 VAVATENINA
53 ALAOTRA-MANGORO
503 AMBATONDRAZAKA
50301 AMBANDRIKA
50302 AMBATONDRAZAKA
50303 AMBATONDRAZAKA SUBURBAINE
50304 AMBATOSORATRA
50305 AMBOHITSILAOZANA
50306 AMPARIHINTSOKATRA
50307 AMPITATSIMO
50308 ANDILANATOBY
50309 ANDROMBA
50310 ANTANANDAVA
50311 ANTSANGASANGA
50312 BEJOFO
50313 DIDY
50314 FERAMANGA-AVARATRA
50315 ILAFY
50316 IMERIMANDROSO
50317 MANAKAMBAHINY-ANDREFANA
50318 MANAKAMBAHINY-ANTSINANANA
50319 SOALAZAINA
50320 TANAMBAO BESAKAY
504 AMPARAFARAVOLA
50401 AMBATOMAINTY
50402 AMBOAVORY
50403 AMBOHIJANAHARY
50404 AMBOHITRARIVO
50405 AMPARAFARAVOLA
50406 ANDREBAKELY
50407 BEANANA
50408 BEDIDY
50409 MORARANO-CHROME
50410 RANOMAINTY
50411 TANAMBE
50412 VOHIMENA
50413 VOHITSARA
50414 ANDILANA NORD
50415 AMBODIMANGA
50416 AMPASIKELY

179
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
50417 ANDREBAKELY II
50418 SAHAMAMY
50419 AMBOHIMANDROSO
505 ANDILAMENA
50501 ANDILAMENA
50502 ANTANIMENABAKA
50503 BEMAITSO
50504 MAITSOKELY
50505 MAROADABO
50506 MAROVATO

180
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
50507 MIARINARIVO
50508 TANANANIFOLOLAHY
506 ANOSIBE AN'ALA
50601 AMBALANOMBY
50602 AMBATOHARANANA
50603 AMPANDROANTRAKA
50604 AMPASIMANEVA
50605 ANOSIBE-AN'ALA
50606 ANTANDROKOMBY
50607 LONGOZABE
50608 NIAROVANA
50609 TRATRAMARINA
50610 TSARAVINANY ( CHEF LIEU )
514 MORAMANGA
51401 AMBATOVOLA
51402 AMBOASARY
51403 AMBOHIBARY (MORAMANGA SUBURBAINE)
51404 AMBOHIDRONONO
51405 AMPASIMPOTSY
51406 ANDAINGO
51407 ANDASIBE
51408 ANOSIBE-IFODY
51409 ANTANANDAVA
51410 ANTANIDITRA
51411 BEFORONA
51412 BELAVABARY
51413 BEPARASY
51414 FIERENANA
51415 LAKATO
51416 MANDIALAZA
51417 MORAMANGA
51418 MORARANO-GARA
51419 SABOTSY-ANJIRO
51420 VODIRIANA
51421 AMPASIMPOTSY GARA
6 TOLIARY
61 ATSIMO-ANDREFANA
601 TOLIARY I
60101 C.U. TOLIARY-I
602 TOLIARY II
60201 AMBOHIMAHAVELONA
60202 AMBOLOFOTY
60203 ANALAMISAMPY
60204 ANDRANOVORY
60205 ANKILILOAKA
60206 ANKILIMALINIKA
60207 ANKORAOBATO-MILENAKE
60208 ANTANIMENA
60209 BEHELOKE

181
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
60210 BELALANDA
60211 IANANTSONY-(SAINT-AUGUSTIN)
60212 MANOMBO-ATSIMO
60213 MANOROFIFY
60214 MAROFOTY
60215 MAROMIANDRA
60216 MIARY-BEHOMPY
60217 SOALARA
60218 TSIANISIHA
60219 MIARY

182
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
60220 ANDRANOHINALY
60221 MITSINJO BETANIMENA
60222 BETSINJAKA
60223 ANAKAO
605 AMPANIHY
60501 AMBOROMPOTSY
60502 AMPANIHY-ANDREFANA
60503 ANDROKA
60504 ANKILIMIVORY
60505 ANKILIZATO
60506 ANOSA
60507 ANTALY
60508 BELAFIKE-AMBONY
60509 BEROY-ATSIMO
60510 EJEDA
60511 FOTADREVO
60512 GOGOGOGO
60513 ITAMPOLO
60514 MANIRY
60515 VOHITANY
606 ANKAZOABO
60601 ANDRANOMAFANA
60602 ANKAZOABO-ATSIMO
60603 BERENTY
60604 TANDRANO
610 BENENITRA
61001 BENENITRA
61002 EHARA
61003 IANAPERA
61004 AMBALAVATO
611 BEROROHA
61101 BEHISATSY
61102 BEROROHA
61103 FANJAKANA
61104 MANDRONARIVO
61105 MARERANO
61106 BEMAVO
61107 SAKENA
61108 TANAMARY
612 BETIOKY
61201 ANDRANOMANGATSIAKA
61202 ANTOHABATO
61203 BEANTAKE
61204 BELAMOTY
61205 BETIOKY-ATSIMO
61206 BEZAHA
61207 FENOANDALA
61208 LAZARIVO
61209 MANALOBE

183
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
61210 MASIABOAY
61211 MORAFENO
61212 SALOBE
61213 SOAMANONGA
61214 SOASERANA
61215 TAMEANTSOA
61216 TANAMBAO-AMBONY
61217 TONGOBORY
61218 VATOLATSAKA
61219 BEHAVOA

184
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
61220 ANALAMARY
61221 ANKAZOMANGA OUEST
61222 SAKAMASAY
61223 MAROARIVO ANKAZOMANGA
61224 ANKILIVALO
61225 AMBATRY MITSINJO
61226 BESELY
61227 ANTSAVOA
61228 MAROSAVOA
61229 ANKAZOMBALALA
618 MOROMBE
61801 AMBAHIKILY
61802 ANTANIMIEVA
61803 ANTONGO-VAOVAO
61804 BASIBASY
61805 BEFANDRIANA-ATSIMO
61806 MOROMBE-I
61807 MOROMBE-II
61808 NOSY-AMBOSITRA
620 SAKARAHA
62001 AMBINANY
62002 AMBORONABO
62003 ANDAMASINY-VINETA
62004 ANDRANOLAVA
62005 BEREKETA
62006 MAHABOBOKA
62007 MIARY-LAMATIHY
62008 MIHAVATSE
62009 MIKOBOKA
62010 SAKARAHA
62011 MIARY TAHEZA
62012 MITSINJO ( CHEF- LIEU )
62 ANDROY
604 AMBOVOMBE
60401 AMBANISARIKA
60402 AMBAZOA
60403 AMBOHIMALAZA
60404 AMBONAIVO
60405 AMBONDRO
60406 AMBOVOMBE
60407 AMPAMATA
60408 ANDALATANOSY
60409 ANJEKE-ANKILIKIRA
60410 ANTANIMORA-ATSIMO
60411 ERADA
60412 IMANOMBO
60413 JAFARO
60414 MAROALIMAINTE
60415 MAROALOPOTY

185
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
60416 MAROVATO-BEFENO
60417 SIHANAMARO
60418 IMANOMBO
60419 TSIMANANADA
60420 ANALAMARY
607 BEKILY
60701 AMBAHITA
60702 AMBATOSOLA
60703 ANIVORANO-MITSINJO
60704 ANJA-AVARATRA

186
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
60705 ANKARANABO-AVARATRA
60706 ANTSAKOAMARO
60707 BEKITRO
60708 BELINDO-MAHASOA
60709 BERAKETA
60710 BETEZA
60711 BEVITIKY
60712 MANAKOMPY
60713 MAROVIRO
60714 MORAFENO-BEKILY
60715 TANANDAVA
60716 TSIKOLAKY
60717 TSIRADRANY
60718 VOHIMANGA
60719 BESAKOA
609 BELOHA
60901 BELOHA
60902 KOPOKY
60903 MAROLINTA
60904 TRANOROA
60905 TRANOVAHO
60906 BEHABOBO
621 TSIHOMBE
62101 ANTARITARIKA
62102 BETANTY
62103 IMONGY
62104 MAROVATO
62105 TSIHOMBE
62106 ANJAPALY
63 MENABE
608 BELO - TSIRIBIHINA
60801 AMBIKY
60802 AMBOALIMENA
60803 ANDIMAKY-MANAMBOLO
60804 ANKALALOBE
60805 ANKOROROKY
60806 ANTSOHA
60807 BELON'I-TSIRIBIHINA
60808 BEMARIVO-ANKIRONDRO
60809 BEREVO
60810 BEROBOKA NORD
60811 SERINAM-MASOARIVO
60812 SOASERANA-BELINTA
60813 TSARAOTANA
60814 TSIMAFANA
615 MAHABO
61501 AMBIA
61502 AMPANIHY
61503 ANKILIVALO

187
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
61504 ANKILIZATO
61505 BEFOTAKA
61506 BERONONO
61507 MAHABO
61508 MALAIMBANDY
61509 MANDABE
61510 TANANDAVA-II
61511 TSIMAZAVA
61512 BEAHITSE
616 MANJA

188
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
61601 ANDRANOPASY
61602 ANKILIABO
61603 ANONTSIBE-SAKALAVA
61604 BEHARONA
61605 MANJA
61606 SOASERANA
617 MIANDRIVAZO
61701 AMBATOLAHY
61702 AMPANIHY
61703 ANKAVANDRA
61704 ANKONDROMENA
61705 ANKOTROFOTSY
61706 ANOSIMENA
61707 BEMAHATAZANA
61708 BETSIPOLITRA
61709 ISALO
61710 ITONDY
61711 MANAMBINA
61712 MANANDAZA
61713 MIANDRIVAZO
61714 SOALOKA
619 MORONDAVA
61901 ANALAIVA
61902 BEFASY
61903 BELO-MARINY-RANOMASINA
61904 BEMANONGA
61905 MORONDAVA
64 ANOSY
603 AMBOASARY
60301 AMBOASARY-ATSIMO
60302 BEHARA
60303 EBELO
60304 ELONTY
60305 ESIRA
60306 IFOTAKA
60307 MAHALY
60308 MANEVY
60309 MAROMBY
60310 MAROTSIRAKA
60311 SAMPONA
60312 TANANDAVA-ATSIMO
60313 TRANOMARO
60314 TSIVORY
60315 RANOBE
60316 TOMBOARIVO
613 BETROKA
61301 AMBALASOA
61302 AMBATOMIVARY
61303 ANDRIANDAMPY

189
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
61304 BEAMPOMBO-I
61305 BEAPOMBO II
61306 BEKOROBO
61307 BENATO-TOBY
61308 BETROKA
61309 IABOROTRA
61310 IANABINDA
61311 IANAKAFY
61312 ISOANALA
61313 IVAHONA

190
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Provinces - Régions - Districts - Communes
61314 JANGANY
61315 MAHABO
61316 MAHASOA-ATSINANANA
61317 MANARENA
61318 NANINORA
61319 TSARAITSO
61320 SAKAMAHILY
614 TAOLANARO
61401 AMBATOABO
61402 AMPASIMENA
61403 AMPASY-NAHAMPOANA
61404 ANALAMARY
61405 ANALAMPATSY
61406 ANDRANOBORY
61407 ANKARAMENA
61408 BEVOAY
61409 ENAKARA
61410 ENANILIHA
61411 FENOEVO
61412 IABOAKOHO-RIANDAVA
61413 IFARANTSA
61414 ISAKA-IVONDRO
61415 MAHATALAKY
61416 MANAMBARO
61417 MANANTENINA
61418 MANDISO
61419 MANDROMODROMOTRA
61420 RANOMAFANA
61421 RANOPISO
61422 SARISAMBO
61423 SOANIERANA
61424 TAOLANARO
61425 ANKARENA
61426 EMANGOBO
61427 SOAVARY

191
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Annexe 6 : Nomenclature Fonctionnelle
Nomenclature fonctionnelle 2005
(Source Manuel des Statistiques de Finances Publiques - FMI 2001)
01 SERVICES GÉNÉRAUX DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES
011 FONCTIONNEMENT DES ORGANES EXÉCUTIFS ET LÉGISLATIFS, AFFAI-
RES FINANCIÈRES ET FISCALES, AFFAIRES ÉTRANGÈRES
0111 Fonctionnement des organes exécutifs et législatifs (SC82)
- Administration, fonctionnement des organes exécutifs et des organes législatifs ou
appui à ces organes.
Sont inclus : cabinet des chefs de l’exécutif à tous les niveaux de l’administration
(cabinet ou bureau du monarque, du gouverneur général, du président, du premier
ministre, du gouverneur, du maire, etc.). Organes législatifs à tous les niveaux (par-
lement, chambre des députés, sénat, assemblées, conseils municipaux, etc.). Per-
sonnel consultatif, administratif et politique relevant de ces cabinets ou bureaux des
chefs de l’exécutif et des corps législatifs. Bibliothèques et autres services de docu-
mentation desservant essentiellement les corps exécutifs et législatifs. Éléments de
confort matériel fournis aux chefs de l’exécutif, aux corps législatifs et à leurs collabo-
rateurs. Commissions permanentes ou spéciales, et comités créés par un chef de
l’exécutif ou un corps législatif, ou agissant en leur nom.
Sont exclus : bureaux ministériels, bureaux des chefs de départements des adminis-
trations locales, comités inter-services, etc., ne s’occupant que d’une seule fonction
(à classer selon cette fonction).
0112 Affaires financières et fiscales (SC)
- Administration des affaires et des services financiers et fiscaux; gestion des deniers
publics et de la dette publique; fonctionnement des régimes fiscaux.
- Fonctionnement du trésor public ou du ministère des finances, du bureau du bud-
get, des services fiscaux, des services des douanes, des services de comptabilité et
de contrôle interne..
- Mise au point et diffusion d’informations générales, de documentation technique et
de statistiques sur les affaires financières et fiscales.
Sont inclus : affaires et services financiers et fiscaux à tous les échelons des admi-
nistrations publiques.
Sont exclus : intérêts versés et frais de garantie ou d’émission d’emprunts publics
(0170); contrôle du secteur bancaire (0411).
0113 Affaires étrangères (SC)
- Administration des affaires étrangères et services associés.
- Fonctionnement du ministère des affaires étrangères et des missions diplomatiques
ou consulaires à l’étranger ou auprès des secrétariats d’organisations internationa-
les; fonctionnement des services d’information et des services culturels, pour la diffu-
sion d’informations à l’étranger; fonctionnement ou soutien de bibliothèques, salles
de lecture et services de documentation situés à l’étranger, ou appui à ces services.
- Contributions ordinaires et exceptionnelles destinées à financer les dépenses géné-
rales de fonctionnement d’organisations internationales.
- Sont exclus : aide économique aux pays en développement ou en transition (0121);
missions d’aide économique accréditées auprès de gouvernements étrangers
(0121); contributions aux programmes d’aide administrés par des organisations in-
ternationales ou régionales (0122); unités militaires stationnées à l’étranger (0210);
aide militaire à des pays étrangers (0230); affaires économiques et commerciales
générales à l’étranger (0411); affaires et services du tourisme (0473).
82
Service Commun

192
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
012 AIDE ÉCONOMIQUE EXTÉRIEURE
0121 Aide économique aux pays en développement ou en transition (SC)
- Administration de la coopération économique avec les pays en développement ou
les pays en transition.
- Gestion des missions d’aide économique accréditées auprès de gouvernements
étrangers, gestion de programmes d’assistance technique, de formation et de bour-
ses, ou appui à ces programmes.
- Aide économique sous forme de dons (en espèces ou en nature) ou de prêts (quel
que soit le taux d’intérêt).
Sont exclues : contributions aux fonds de développement économique administrés
par des organisations internationales ou régionales ou d’autres organisations multi-
nationales (0122); aide militaire à des pays étrangers (0230).
0122 Aide économique par l’intermédiaire d’organisations internationales (SC)
- Administration de l’aide économique passant par l’intermédiaire d’organisations in-
ternationales.
- Contributions en espèces ou en nature aux fonds de développement économique
administrés par des organisations internationales ou régionales ou d’autres organisa-
tions multinationales.
- Est exclue : aide aux opérations internationales de maintien de la paix (0230).
013 SERVICES GÉNÉRAUX
Ce groupe comprend des services qui ne se rattachent pas à une fonction détermi-
née, généralement assurés par des bureaux centraux aux divers échelons des admi-
nistrations publiques. Il comprend aussi les services qui, bien que rattachés à une
fonction déterminée, sont néanmoins assurés par ces bureaux centraux. C’est le cas,
par exemple, pour le calcul des statistiques des branches d’activité, de
l’environnement, de la santé ou de l’enseignement, effectué par un bureau central de
statistique, et qui est bien inclus ici.
0131 Services généraux de personnel (SC)
- Administration et fonctionnement de services généraux de personnel, y compris la
définition et l’application des principes et procédures généraux de personnel (sélec-
tion, promotion, notation, description, évaluation et classement des emplois, adminis-
tration de la réglementation de la fonction publique et autres fonctions analogues).
Sont exclus : administration du personnel et services rattachés à une fonction déter-
minée (classés selon ladite fonction).
0132 Services généraux de planification et de statistique (SC)
- Administration et fonctionnement des services de planification économique et so-
ciale globale et des services centraux de statistique, y compris la formulation, la
coordination et le suivi des plans et programmes économiques et sociaux globaux et
des plans et programmes centraux de statistique.
Sont exclus : services de planification économique et sociale et services statistiques
rattachés à une fonction déterminée (classés selon ladite fonction).
0133 Autres services généraux (SC)
- Administration et fonction d’autres services généraux tels que services centralisés
d’approvisionnement et d’achat, tenue et stockage de dossiers et archives des admi-
nistrations publiques, exploitation d’immeubles dont des administrations publiques
sont propriétaires ou occupants, parcs centraux de véhicules, imprimeries exploitées
par des administrations publiques, services centraux de calcul et d’informatique, etc.
Sont exclus : autres services généraux rattachés à une fonction déterminée (classés
selon ladite fonction).

193
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
014 RECHERCHE FONDAMENTALE
La recherche fondamentale est l’ensemble des travaux expérimentaux ou théoriques
réalisés dans le but essentiel d’obtenir des connaissances nouvelles sur les fonde-
ments des phénomènes et faits observables, sans viser une application ou une utili-
sation particulière.
0140 Recherche fondamentale (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics s’occupant de recherche
fondamentale.
- Bourses, prêts et subventions destinés à soutenir la recherche fondamentale me-
née par des organismes ne relevant pas des administrations publiques (instituts de
recherche et universités, etc.).
- Sont exclus : recherche appliquée et développement expérimental (classés selon la
fonction).
015 R–D83 CONCERNANT DES SERVICES GÉNÉRAUX DES ADMINISTRATIONS
PUBLIQUES
La recherche appliquée est une étude originale visant l’acquisition de connaissances
nouvelles, le but essentiel étant de poursuivre un objectif pratique déterminé.
Le développement expérimental est un travail systématique reposant sur des
connaissances acquises par la recherche et l’expérience pratique, visant à produire
des matières, des produits ou des appareils nouveaux, à mettre en place des procé-
dés, des systèmes ou des services nouveaux ou à améliorer notablement ceux qui
sont déjà fabriqués ou utilisés.
0150 R–D concernant les services généraux des administrations publiques (SC)
- Administration et fonctionnement d’organismes publics s’occupant de recherche
appliquée et de développement expérimental concernant les services généraux des
administrations publiques.
- Bourses, prêts et subventions destinés à soutenir la recherche appliquée et le
développement expérimental concernant les services généraux des administrations
publiques, menés par des organismes ne relevant pas des administrations publiques
(instituts de recherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
016 SERVICES GÉNÉRAUX DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES N.C.A.84
0160 Services généraux des administrations publiques n.c.a. (SC)
- Administration, fonctionnement de services généraux des administrations publi-
ques, tels que l’inscription des électeurs sur les listes électorales, l’organisation
d’élections et de référendums, l’administration de territoires non autonomes et de
territoires sous tutelle, etc. ou soutien à ces services.
Sont inclus : services généraux des administrations publiques qui ne peuvent être
rattachés à (011), (012), (013), (014) ou (015).
- Sont exclus : opérations concernant la dette publique (017); transferts de caractère
général entre administrations publiques (018).
017 OPÉRATIONS CONCERNANT LA DETTE PUBLIQUE
0170 Opérations concernant la dette publique (SC)
- Intérêts versés et dépenses correspondant aux frais de garantie ou d’émission
d’emprunts publics.
Sont exclus : frais administratifs correspondant à la gestion de la dette publique
(0112).

83
Recherche et Développement
84
Non Classé Ailleurs

194
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
018 TRANSFERTS DE CARACTÈRE GÉNÉRAL ENTRE ADMINISTRATIONS PU-
BLIQUES
0180 Transferts de caractère général entre administrations publiques (SC)
- Transferts entre administrations publiques qui sont de caractère général, sans être
rattachés à une fonction déterminée.
02 DÉFENSE
021 DÉFENSE MILITAIRE
0210 Défense militaire (SC)
- Administration des affaires et services de la défense militaire.
- Fonctionnement des forces de défense terrestres, navales, aériennes et spatiales;
génie, transports, transmissions, renseignement, personnel et forces diverses non
combattantes; fonctionnement ou soutien des forces de réserve et des forces auxi-
liaires de la défense nationale.
Sont inclus : bureaux des attachés militaires stationnés à l’étranger; hôpitaux de
campagne.
Sont exclus : missions d’aide militaire (0230); hôpitaux des bases militaires (073);
prytanées et écoles militaires dont les programmes d’enseignement sont analogues
à ceux des établissements civils correspondants, même si seuls sont admis à en sui-
vre les cours les militaires et les membres de leur famille (091), (092), (093) ou (094);
régimes de retraite des militaires (102).
022 DÉFENSE CIVILE
0220 Défense civile (SC)
- Administration des affaires et services de la défense civile; définition de plans
d’urgence, organisation d’exercices faisant appel à la participation d’institutions civi-
les et des populations.
- Fonctionnement ou soutien des forces de défense civile.
Sont exclus : services de protection civile (0320); achat et entreposage de vivres, de
matériel et d’autres fournitures d’urgence à utiliser en cas de catastrophe en temps
de paix (1090).
023 AIDE MILITAIRE À DES PAYS ÉTRANGERS
0230 Aide militaire à des pays étrangers (SC)
- Administration de l’aide militaire et fonctionnement des missions d’aide militaire ac-
créditées auprès de gouvernements étrangers ou détachées auprès d’organisations
ou d’alliances militaires internationales.
- Aide militaire sous forme de dons (en espèces ou en nature), de prêt (quel que soit
le taux d’intérêt) ou de prêt de matériel; contributions aux opérations internationales
de maintien de la paix, y compris détachement de personnel.
024 R–D CONCERNANT LA DÉFENSE
La recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimen-
tal sont définis dans les catégories (014) et (015).
0240 R–D concernant la défense (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics qui s’occupent de recher-
che appliquée et de développement expérimental pour la défense.
- Bourses, prêts et subventions destinés à soutenir la recherche appliquée et le
développement expérimental concernant la défense, menés par des organismes ne
relevant pas des administrations publiques (instituts de recherche et universités,
etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
025 DÉFENSE N.C.A.
0250 Défense n.c.a. (SC)

195
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Administration, fonctionnement d’activités telles que la définition, l’administration, la
coordination et le suivi de politiques, plans, programmes et budgets d’ensemble
concernant la défense, ou appui à ces activités; formulation et application de la légi-
slation concernant la défense; mise au point et diffusion d’informations générales, de
documentation technique et de statistiques sur la défense, etc.
Sont inclus : affaires et services de défense ne pouvant être rattachés à (021), (022),
(023) ou (024).
Est exclue : administration des affaires relatives aux anciens combattants (102).
03 ORDRE ET SÉCURITÉ PUBLICS
031 SERVICES DE POLICE
0310 Services de police (SC)
- Administration des affaires et des services de police, y compris immatriculation des
étrangers, délivrance des permis de travail et de voyage aux immigrants, tenue des
fichiers d’arrestations et des statistiques concernant le travail de la police, réglemen-
tation et régulation de la circulation routière, lutte contre la contrebande et surveil-
lance de la pêche côtière et hauturière.
- Fonctionnement des forces de police régulières et auxiliaires, de la police des ports
et des frontières et des garde-côtes, et des autres forces spéciales de police insti-
tuées par les pouvoirs publics; fonctionnement des laboratoires de police; fonction-
nement ou soutien des programmes de formation de policiers.
Sont incluses : unités spéciales chargées de la circulation.
Sont exclues : écoles de police offrant un enseignement général en sus de la forma-
tion spécialisée de police (091), (09), (093) ou (094).
032 SERVICES DE PROTECTION CIVILE
0320 Services de protection civile (SC)
- Administration des affaires et services de protection et de lutte contre l’incendie.
- Fonctionnement des brigades régulières et auxiliaires de sapeurs-pompiers insti-
tuées par les pouvoirs publics; fonctionnement ou soutien de programmes de
prévention de l’incendie et de formation
à la lutte contre l’incendie.
Sont inclus : services de protection civile tels que secours en montagne, surveillance
des plages, évacuation des zones inondées, etc.
Sont exclues : défense civile (0220); forces spécialement formées et équipées pour
la lutte contre les incendies de forêts ou la prévention de ces incendies (0422).
033 TRIBUNAUX
0330 Tribunaux (SC)
- Administration, fonctionnement ou soutien des tribunaux civils et pénaux et du sys-
tème judiciaire, y compris mise à exécution des amendes et des obligations impo-
sées par les tribunaux, et suivi des programmes de mise en liberté conditionnelle et
de mise à l’épreuve.
- Représentation et assistance judiciaires, au nom des pouvoirs publics ou d’autres
entités, fournies par les pouvoirs publics (en espèces ou en nature).
Sont inclus : tribunaux administratifs, médiateurs et services analogues.
Est exclue : administration pénitentiaire (0340).
034 ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE
0340 Administration pénitentiaire (SC)
- Administration, fonctionnement ou soutien des prisons et autres lieux de détention
ou de redressement des délinquants (exploitations agricoles et ateliers pénitentiaires,
maisons de redressement, asiles pour délinquants aliénés, etc.).
035 R–D CONCERNANT L’ORDRE ET LA SÉCURITÉ PUBLICS

196
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
La recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimen-
tal sont définis dans les catégories (014) et (015).
0350 R–D concernant l’ordre et la sécurité publics (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics s’occupant de recherche
appliquée et de développement expérimental concernant l’ordre et la sécurité pu-
blics.
- Bourses, prêts et subventions destinés à soutenir la recherche appliquée et le
développement expérimental concernant l’ordre et la sécurité publics menés par des
organismes ne relevant pas des administrations publiques (instituts de recherche et
universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
036 ORDRE ET SÉCURITÉ PUBLICS N.C.A.
0360 Ordre et sécurité publics n.c.a. (SC)
- Administration, fonctionnement d’activités telles que la définition, l’administration, la
coordination et le suivi de politiques, plans, programmes et budgets d’ensemble
concernant l’ordre et la sécurité publics, ou appui à ces activités; formulation et ap-
plication de la législation concernant l’ordre et la sécurité publics; mise au point et
diffusion d’informations générales, de documentation technique et de statistiques sur
l’ordre et la sécurité publics, etc.
Sont inclus : affaires et services d’ordre et de sécurité publics ne pouvant être ratta-
chés à (031),
(032), (033), (034) ou (035).
04 AFFAIRES ÉCONOMIQUES
041 TUTELLE DE L’ÉCONOMIE GÉNÉRALE, DES ÉCHANGES ET DE L’EMPLOI
0411 Tutelle de l’économie générale et des échanges (SC)
- Administration des affaires et services généraux concernant l’économie générale et
les échanges, y compris commerce extérieur; définition et application des politiques
économiques et commerciales globales; liaison entre différents services gouverne-
mentaux et entre administrations publiques et entreprises.
- Réglementation des activités économiques générales et des échanges, tels que
commerce extérieur, bourses de produits et de valeurs, dispositions générales de
contrôle des revenus, promotion générale du commerce, réglementation générale
des monopoles et autres restrictions aux échanges et à l’entrée sur les marchés,
etc.; contrôle du secteur bancaire.
- Tutelle d’institutions s’occupant de brevets, marques de fabrique, droits d’auteur,
enregistrement des sociétés, météorologie, levés hydrologiques et géodésiques, etc.,
ou soutien à ces institutions.
- Dons, prêts et subventions pour la promotion des politiques et programmes géné-
raux concernant l’économie et le commerce.
Sont incluses : protection et information du consommateur.
Sont exclues : affaires économiques et commerciales concernant une branche
d’activité particulière (à classer dans 042 à 047).
0412 Affaires générales concernant l’emploi (SC)
- Administration des affaires et services généraux concernant l’emploi; définition et
application des politiques générales visant le travail; contrôle et réglementation des
conditions de travail (horaires, rémunération, sûreté, etc.); liaison entre différents
services gouvernementaux et entre administrations publiques et organisations géné-
rales de branches, d’entreprises et de travailleurs.
- Mise en oeuvre de programmes ou plans généraux visant à faciliter la mobilité des
travailleurs, à réduire la discrimination fondée sur le sexe, la race ou l’âge, à faire

197
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
baisser le chômage dans les régions sinistrées ou sous-développées, à promouvoir
l’emploi de groupes défavorisés ou d’autres groupes connaissant un taux de chô-
mage élevé, etc. ou soutien à ces activités; fonctionnement des bourses du travail;
fonctionnement de services d’arbitrage ou de médiation ou soutien à ces services.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires concernant le travail ou l’emploi.
- Dons, prêts et subventions pour la promotion des politiques et programmes géné-
raux concernant l’emploi.
Sont exclues : affaires concernant l’emploi dans une branche d’activité déterminée (à
classer dans 042 à 047); protection sociale sous forme de prestations en espèces et
en nature assurée à des chômeurs (1050).
042 AGRICULTURE, SYLVICULTURE, PÊCHE ET CHASSE
0421 Agriculture (SC)
- Administration des affaires et des services agricoles : protection, remise en état ou
expansion des terres arables; réforme agraire et colonisation rurale; contrôle et ré-
glementation du secteur agricole.
- Construction ou fonctionnement de systèmes de maîtrise des eaux, d’irrigation et
de drainage, y compris les dons, prêts et subventions destinés à ces travaux.
- Mise en oeuvre de programmes ou plans de stabilisation ou d’amélioration des prix
agricoles et du revenu des exploitants ou soutien à ces activités; fonctionnement de
services agronomique ou vétérinaire, de services de lutte phytosanitaire, d’inspection
et de classement des produits agricoles ou soutien à ces services.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires agricoles.
- Indemnités, dons, prêts ou subventions aux exploitants concernant des activités
agricoles, y compris paiements visant à restreindre ou encourager la production
d’une culture particulière, ou la mise en jachère de certaines terres.
Sont exclues : affaires concernant des projets de développement polyvalents (0474).
0422 Sylviculture (SC)
- Administration des affaires et services sylvicoles : protection, développement et ex-
ploitation rationnelle des réserves forestières; contrôle et réglementation des opéra-
tions sylvicoles et délivrance de permis d’abattage.
- Tutelle des activités de reboisement, de lutte phytosanitaire, de lutte contre les in-
cendies de forêts et de prévention de ces incendies ou soutien à ces activités, et
services de formation des exploitants.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires sylvicoles.
- Dons, prêts ou subventions de soutien aux activités commerciales de sylviculture.
Est incluse : sylviculture visant d’autres produits que le bois.
Annexe au chapitre 6.0423 Pêche et chasse (SC)
Cette classe concerne la pêche et la chasse commerciales et sportives. Les affaires
et services énumérés
ci-après concernent les activités menées en dehors des parcs et réserves naturels.
- Administration des affaires et des services de la pêche et de la chasse; protection,
propagation et exploitation rationnelle des stocks de poisson et de gibier; contrôle et
réglementation de la pêche en eau douce, de la pêche côtière et marine, de la pisci-
culture et de la chasse, et délivrance des permis de pêche et de chasse.
- Tutelle des écloseries, services de formation, de repeuplement ou d’élimination,
etc., ou soutien à ces activités.

198
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires de la chasse et de la pêche.
- Dons, prêts ou subventions de soutien aux activités commerciales de pêche et de
chasse, y compris construction ou fonctionnement d’écloseries.
Sont exclus : contrôle de la pêche hauturière et marine (0310); administration, fonc-
tionnement ou soutien de parcs et réserves naturels (0540).
043 COMBUSTIBLES ET ÉNERGIE
0431 Charbon et autres combustibles minéraux solides (SC)
Cette classe concerne le charbon de tout type, le lignite, et la tourbe quelle que soit
la méthode d’extraction ou de traitement, ainsi que la transformation de ces combus-
tibles, en coke et en gaz par exemple.
- Administration des affaires et des services concernant les combustibles minéraux
solides; protection, exploration, mise en valeur et exploitation rationnelle des res-
sources en combustibles minéraux solides; contrôle et réglementation de l’extraction,
du traitement, de la distribution et de l’utilisation de ces combustibles.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires concernant les combustibles minéraux solides.
- Dons, prêts ou subventions de soutien aux industries des combustibles minéraux
solides, du coke, des briquettes et du gaz manufacturé.
Sont exclues : affaires concernant le transport des combustibles minéraux solides (à
enregistrer dans la classe voulue du groupe 045).
0432 Pétrole et gaz naturel (SC)
Cette classe concerne le gaz naturel, les gaz de pétrole liquéfiés et les gaz de raffi-
nerie, le pétrole provenant de puits ou d’autres sources (schistes et sables bitumi-
neux par exemple), et la distribution du gaz de ville quelle qu’en soit la composition.
- Administration des affaires et des services concernant le pétrole et le gaz naturel;
protection, exploration, mise en valeur et exploitation rationnelle des ressources en
pétrole et en gaz naturel; contrôle et réglementation de l’extraction, du traitement, de
la distribution et de l’utilisation du pétrole et du gaz naturel.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires concernant le pétrole et le gaz naturel.
- Dons, prêts ou subventions de soutien aux industries d’extraction du pétrole, de
raffinage de pétrole brut et des produits liquides et gazeux connexes.
Sont exclues : affaires concernant le transport du pétrole ou du gaz (à enregistrer
dans la classe voulue du groupe 045).
0433 Combustible nucléaire (SC)
- Administration des affaires et des services concernant le combustible nucléaire;
protection, exploration, mise en valeur et exploitation rationnelle des ressources en
matières nucléaires; contrôle et réglementation de l’extraction et du traitement des
matières nucléaires, ainsi que de la fabrication, de la distribution et de l’utilisation des
éléments de combustible nucléaire.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires concernant le combustible nucléaire.
- Dons, prêts ou subventions de soutien aux industries d’extraction des matières nu-
cléaires et aux industries de traitement de ces matières.
Sont exclues : affaires concernant le transport du combustible nucléaire (à enregis-
trer dans la classe voulue du groupe 045); évacuation des déchets radioactifs (0510).
0434 Autres combustibles (SC)

199
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Administration des affaires et des services concernant les combustibles tels que
l’alcool, le bois et les déchets de bois, la bagasse et autres combustibles non com-
merciaux.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur ces combustibles (disponibilités, production, utilisation).
- Dons, prêts ou subventions destinés à promouvoir l’utilisation de ces combustibles
pour la production d’énergie.
Sont exclues : foresterie (0422); énergie calorique éolienne et solaire (0435 ou
0436); ressources géothermiques (0436).
0435 Électricité (SC)
Cette classe concerne les sources d’électricité classiques (centrales thermiques ou
hydroélectriques) et les sources nouvelles (énergie calorique éolienne ou solaire).
- Administration des affaires et des services concernant l’électricité; protection, mise
en valeur et exploitation rationnelle des sources d’électricité; contrôle et réglementa-
tion de la production, de la transmission et de la distribution d’électricité.
- Construction ou fonctionnement de systèmes de production d’électricité relevant
directement des administrations publiques.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires concernant l’électricité.
- Dons, prêts ou subventions de soutien aux industries fournissant de l’électricité,
notamment pour la construction de barrages et autres ouvrages ayant pour but es-
sentiel la production d’électricité.
Est exclue : énergie non électrique obtenue à partir de l’énergie calorique éolienne
ou solaire (0436).
0436 Énergie non électrique (SC)
- Administration des affaires et des services concernant l’énergie non électrique, vi-
sant principalement la production, la distribution et l’utilisation de chaleur (vapeur,
eau chaude ou air chaud).
- Construction ou fonctionnement de systèmes de fourniture d’énergie non électrique
relevant directement des administrations publiques.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur l’énergie non électrique (disponibilités, production, utilisation).
- Dons, prêts ou subventions destinés à promouvoir l’utilisation de l’énergie non élec-
trique.
Sont incluses : ressources géothermiques; énergie non électrique obtenue à partir de
l’énergie calorique éolienne ou solaire.
044 INDUSTRIES EXTRACTIVES ET MANUFACTURIÈRES, CONSTRUCTION
0441 Extraction de ressources minérales autres que les combustibles minéraux (SC)
Cette classe concerne les minéraux métalliques, le sable, l’argile, la pierre, les miné-
raux utilisés dans l’industrie chimique et l’industrie des engrais, le sel, les pierres
précieuses, l’amiante, le gypse, etc.
- Administration des affaires et des services concernant les industries extractives et
les ressources minérales; protection, exploration, mise en valeur et exploitation ra-
tionnelle de ces ressources; contrôle et réglementation de la prospection, de
l’extraction, de la commercialisation et d’autres aspects de la production de miné-
raux.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires concernant les industries extractives et les ressources
minérales.
- Dons, prêts ou subventions de soutien aux activités commerciales d’extraction.

200
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Sont incluses : délivrance de licences et de baux, réglementation des rythmes de
production, inspection de la conformité des mines aux règlements de sécurité, etc.
Sont exclus : charbon et autres combustibles solides (0431), pétrole et gaz naturel
(0432) et combustible nucléaire (0433).
0442 Industries manufacturières (SC)
- Administration des affaires et des services concernant les industries manufacturiè-
res; mise en valeur, développement ou amélioration de ces industries; contrôle et
réglementation de la création et du fonctionnement des usines de transformation;
liaison avec les associations de fabricants et les autres organisations s’intéressant
aux affaires et services des industries manufacturières.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les industries manufacturières et leurs produits.
- Dons, prêts ou subventions de soutien aux entreprises des industries manufacturiè-
res.
Sont incluses : inspection de la conformité des usines aux règlements de sécurité,
protection du consommateur contre les produits dangereux, etc.
Sont exclus : affaires et services concernant les industries de traitement du charbon
(0431), le raffinage du pétrole (0432) et l’industrie du combustible nucléaire (0443).
0443 Construction (SC)
- Administration des affaires et des services concernant le bâtiment et les travaux
publics; contrôle de l’industrie de la construction; mise au point et application des
normes de construction.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires de construction.
Sont incluses : délivrance de permis d’occupation, inspection de la conformité des
chantiers de construction aux règlements de sécurité, etc.
Sont exclus : dons, prêts et subventions destinés à la construction de logements, de
bâtiments indus-triels, de voirie, de réseaux collectifs de distribution (eau, gaz, élec-
tricité, chauffage, etc.), d’équipements culturels, etc. (à classer selon leur fonction);
élaboration et application des normes applicables aux logements (0610).
045 TRANSPORTS
0451 Transports routiers (SC)
- Administration des affaires et des services concernant l’exploitation, l’utilisation, la
construction et l’entretien des réseaux routiers et des ouvrages connexes (routes,
ponts, tunnels, parcs de stationnement, gares routières, etc.).
- Contrôle et réglementation de l’utilisation des routes (immatriculation des véhicules,
permis de conduire, inspection de sûreté des véhicules, spécifications visant la taille
et la charge des moyens de transport de passagers et de fret par la route, réglemen-
tation des horaires de travail des conducteurs d’autobus, d’autocars et de camions,
etc.), de l’exploitation des systèmes de transport routier (délivrance de licences, ap-
probation des tarifs de transport du fret et des passagers, des horaires et de la fré-
quence des passages, etc.), ainsi que de la construction et de l’entretien des routes.
- Construction ou exploitation de réseaux et d’équipements de transport routier rele-
vant directement des administrations publiques.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur l’exploitation des réseaux routiers et la construction de routes.
- Dons, prêts ou subventions de soutien à l’exploitation, à la construction, à
l’entretien ou à la modernisation de réseaux et équipements routiers.
Sont inclus : affaires relatives aux routes et autoroutes, voirie urbaine, couloirs pour
vélos et sentiers pédestres.

201
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Sont exclus : contrôle de la circulation routière (0310); dons, prêts et subventions aux
constructeurs
de véhicules routiers (0442); nettoyage de la voirie (0510); construction de murs,
haies et autres ouvrages antibruit, y compris la pose de revêtements spéciaux anti-
bruit en zone urbaine (0530); éclairage des voies (0640).
0452 Transports par voie d’eau (SC)
- Administration des affaires et des services concernant l’exploitation, l’utilisation, la
construction et l’entretien de réseaux et d’équipements de transports par voie d’eau
(transports maritimes, côtiers et fluviaux) : ports, bassins, aides à la navigation et
ouvrages connexes, canaux, ponts, tunnels, chenaux, jetées, appontements, termi-
naux, etc.
- Contrôle et réglementation des utilisateurs de transports par voie d’eau (immatricu-
lation, délivrance de permis et inspection des bateaux et des équipages, réglementa-
tion visant la sûreté des passagers et la sécurité du fret, etc.), de l’exploitation des
réseaux de transports par voie d’eau (délivrance de licences, approbation des tarifs
de transport du fret et des passagers, des horaires et de la fréquence des passages,
etc.), ainsi que de la construction et de l’entretien des équipements de transports par
voie d’eau.
- Construction ou exploitation de systèmes et d’équipements de transports par voie
d’eau relevant directement des administrations publiques (transbordeurs par exem-
ple).
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur l’exploitation des systèmes de transports par voie d’eau et la cons-
truction d’équipements connexes.
- Dons, prêts ou subventions de soutien à l’exploitation, à la construction, à
l’entretien ou à la modernisation de systèmes et équipements de transports par voie
d’eau.
Sont inclus : aides à la navigation par radio et par satellite; services de secours
d’urgence et de remorquage.
Sont exclus : dons, prêts et subventions à la construction navale (0442).
0453 Transports par voie ferrée (SC)
- Administration des affaires et des services concernant l’exploitation, l’utilisation, la
construction ou l’entretien des réseaux et équipements de transports par voie ferrée
(superstructure, terminaux, tunnels, ponts, talus, déblais).
- Contrôle et réglementation des utilisateurs des voies ferrées (état du matériel rou-
lant, stabilité des superstructures, sûreté des passagers, sécurité du fret, etc.), de
l’exploitation des réseaux de transports par voie ferrée (délivrance de licences, ap-
probation des tarifs de transport du fret et des passagers, des horaires et de la fré-
quence des passages, etc.), ainsi que de la construction et de l’entretien de voies
ferrées.
- Exploitation de systèmes et d’équipements de transports par voie ferrée relevant
directement des administrations publiques.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur l’exploitation des systèmes de transports par chemin de fer et la
construction de voies ferrées.
- Dons, prêts ou subventions de soutien à l’exploitation, à la construction, à
l’entretien ou à la modernisation de réseaux et équipements de transports par voie
ferrée.

202
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Sont inclus : affaires relatives aux chemins de fer grandes lignes et interurbains,
transports urbains rapides par le rail et réseaux ferrés urbains; acquisition et entre-
tien du matériel roulant.
Sont exclus : dons, prêts et subventions aux constructeurs de matériel roulant
(0442); construction de murs, haies et autres ouvrages antibruit, y compris la pose
de revêtements spéciaux antibruit sur les voies ferrées (0530).
0454 Transports aériens (SC)
- Administration des affaires et des services concernant l’exploitation, l’utilisation, la
construction ou l’entretien des réseaux et équipements de transports aériens (aéro-
ports, pistes, terminaux, hangars, aides à la navigation et matériel connexe, installa-
tions de contrôle aérien, etc.).
- Contrôle et réglementation des utilisateurs des transports aériens (immatriculation,
délivrance de permis et inspection visant les aéronefs, les pilotes, les équipages, les
équipages au sol, réglementation de la sûreté des passagers, enquêtes sur les acci-
dents aériens, etc.), de l’exploitation des transports aériens (attribution des routes
aériennes, approbation des tarifs de transport du fret et des passagers, des horaires
et de la fréquence des passages et du niveau des services, etc.), ainsi que de la
construction et de l’entretien d’équipements de transports aériens.
- Construction ou exploitation de services et d’installations de transports aériens re-
levant directement des administrations publiques.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur l’exploitation des systèmes de transports aériens et la construction
d’installations connexes.
- Dons, prêts ou subventions de soutien à l’exploitation, à la construction, à
l’entretien ou à la modernisation de systèmes et installations de transports aériens.
Sont inclus : aides à la navigation par radio et par satellite; services de secours
d’urgence; services réguliers et non réguliers de transport aérien de fret et de passa-
gers; réglementation et contrôle des vols de particuliers.
Sont exclus : dons, prêts et subventions aux constructeurs aéronautiques (0442).
0455 Pipelines et systèmes de transport divers (SC)
- Administration des affaires et des services concernant l’exploitation, l’utilisation, la
construction et l’entretien des pipelines et de divers systèmes de transport (funiculai-
res, téléphériques, télésièges, etc.).
- Contrôle et réglementation des utilisateurs de pipelines et de transports divers (im-
matriculation, permis, inspection du matériel, des compétences et de la formation
des agents; normes de sûreté, etc.), des pipelines et des systèmes de transport di-
vers (délivrance de licences, fixation des tarifs, fréquence et niveau des services,
etc.), ainsi que de la construction et de l’entretien des pipelines et de systèmes de
transport divers.
- Construction ou exploitation de pipelines et de systèmes de transport divers rele-
vant directement des administrations publiques.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur l’exploitation et la construction des pipelines et des systèmes de
transport divers.
- Dons, prêts ou subventions de soutien à l’exploitation, à la construction, à
l’entretien ou à la modernisation de pipelines et de systèmes de transport divers.

203
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
046 COMMUNICATIONS
0460 Communications (SC)
- Administration des affaires et des services concernant la construction, le dévelop-
pement, la modernisation, l’exploitation et l’entretien de systèmes de communica-
tions (postes, téléphone, télégraphe, communications par radio et par satellite).
- Réglementation de l’exploitation des systèmes de communications (délivrance de
licences; attribution de fréquences, définition des marchés à desservir et des rede-
vances à percevoir, etc.).
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires de communications.
- Dons, prêts ou subventions de soutien à la construction, à l’exploitation, à
l’entretien ou à la modernisation de systèmes de communications.
Sont exclus : aides à la navigation par radio ou satellite pour les transports par voie
d’eau (0452) et les transports aériens (0454); systèmes de radiodiffusion et de télé-
diffusion (0830).
047 AUTRES BRANCHES D’ACTIVITÉ
0471 Distribution, entrepôts et magasins (SC)
- Administration des affaires et services concernant la distribution, les entrepôts et
les magasins.
- Contrôle et réglementation du commerce de gros et de détail (permis, pratiques de
vente, étiquetage des produits alimentaires conditionnés et autres articles de
consommation domestique, inspection des balances et autres appareils de pesage,
etc.), ainsi que des entrepôts et magasins (permis, contrôle des entrepôts sous
douane, etc.).
- Administration des régimes de contrôle des prix et de rationnement appliqués par
l’intermédiaire du commerce de détail ou de gros, quels que soient le type d’articles
en cause ou les consommateurs visés; administration et distribution au public de vi-
vres et autres subsides.
- Élaboration et diffusion aux commerçants et au public d’informations sur les prix,
sur la disponibilité de produits et sur d’autres aspects de la distribution, des entrepôts
et des magasins; établissement et publication de statistiques sur ce secteur.
- Dons, prêts ou subventions de soutien à la distribution, aux entrepôts et aux maga-
sins.
Sont exclus : administration des prix et autres contrôles appliqués aux producteurs (à
classer selon la fonction); vivres et autres subsides analogues accordés à des grou-
pes de population ou des personnes particuliers (10).
0472 Hôtellerie et restauration (SC)
- Administration des affaires et des services concernant la construction, le dévelop-
pement, la modernisation, l’exploitation et l’entretien des hôtels et restaurants.
- Contrôle et réglementation du fonctionnement des hôtels et restaurants (réglemen-
tation visant les prix, l’hygiène et les pratiques de vente, les licences à délivrer aux
hôtels et restaurants, etc.).
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires de l’hôtellerie et de la restauration.
- Dons, prêts ou subventions de soutien à la construction, à l’exploitation, à
l’entretien ou à la modernisation d’hôtels et de restaurants.
0473 Tourisme (SC)
- Administration des affaires et des services du tourisme; promotion et développe-
ment du tourisme; liaison avec les transporteurs, l’hôtellerie et la restauration, ainsi
qu’avec les autres branches d’activité tirant avantage de la présence de touristes.

204
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Fonctionnement d’offices du tourisme dans le pays et à l’étranger, etc.; organisation
de campagnes publicitaires, y compris l’élaboration et la diffusion de prospectus et
autres moyens publicitaires.
- Établissement et diffusion de statistiques du tourisme.
0474 Projets de développement polyvalents (SC)
Les projets de développement polyvalents correspondent généralement à des équi-
pements intégrés servant par exemple à la production d’électricité, à la maîtrise des
eaux, à l’irrigation, à la navigation et aux loisirs.
- Administration des affaires et des services concernant la construction, le dévelop-
pement, la modernisation, le fonctionnement et l’entretien de projets polyvalents.
- Élaboration et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires concernant les projets polyvalents.
- Dons, prêts ou subventions de soutien à la construction, à l’exploitation, à
l’entretien ou à la modernisation de projets polyvalents.
Sont exclues : affaires concernant des projets servant une fonction principale et
d’autres fonctions secondaires (à classer selon la fonction principale).
048 R–D CONCERNANT LES AFFAIRES ÉCONOMIQUES
La recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimen-
tal sont définis dans les classes 014 et 015.
0481 R–D concernant la tutelle de l’économie générale, des échanges et de l’emploi
(SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics s’occupant de recherche
appliquée et de développement expérimental concernant la tutelle de l’économie gé-
nérale, des échanges et de l’emploi.
- Bourses, prêts et subventions de soutien à la recherche appliquée et au dévelop-
pement expérimental visant la tutelle de l’économie générale, des échanges et de
l’emploi, réalisés par des organismes ne relevant pas des administrations publiques
(instituts de recherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
0482 R–D concernant l’agriculture, la sylviculture, la pêche et la chasse (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics s’occupant de recherche
appliquée et de développement expérimental concernant l’agriculture, la sylviculture,
la pêche et la chasse.
- Bourses, prêts et subventions de soutien à la recherche appliquée et au dévelop-
pement expérimental visant l’agriculture, la sylviculture, la pêche et la chasse, réali-
sés par des organismes ne relevant pas des administrations publiques (instituts de
recherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
0483 R–D concernant les combustibles et l’énergie (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics s’occupant de recherche
appliquée et de développement expérimental concernant les combustibles et
l’énergie.
- Bourses, prêts et subventions de soutien à la recherche appliquée et au dévelop-
pement expérimental visant les combustibles et l’énergie réalisés par des organis-
mes ne relevant pas des administrations publiques (instituts de recherche et universi-
tés, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).

205
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
0484 R–D concernant les industries extractives et manufacturières et la construction
(SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics s’occupant de recherche
appliquée et de développement expérimental concernant les industries extractives et
manufacturières, la construction.
- Bourses, prêts et subventions de soutien à la recherche appliquée et au dévelop-
pement expérimental visant les industries extractives et manufacturières, la construc-
tion, réalisés par des organismes ne relevant pas des administrations publiques (ins-
tituts de recherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
0485 R–D concernant les transports (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics s’occupant de recherche
appliquée et de développement expérimental concernant les transports.
- Bourses, prêts et subventions de soutien à la recherche appliquée et au dévelop-
pement expérimental visant les transports, réalisés par des organismes ne relevant
pas des administrations publiques (instituts de recherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
0486 R–D concernant les communications (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics s’occupant de recherche
appliquée et de développement expérimental concernant les communications.
- Bourses, prêts et subventions de soutien à la recherche appliquée et au dévelop-
pement expérimental visant les communications, réalisés par des organismes ne re-
levant pas des administrations publiques (instituts de recherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
0487 R–D concernant d’autres branches d’activité (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics s’occupant de recherche
appliquée et de développement expérimental concernant d’autres branches
d’activité.
- Bourses, prêts et subventions de soutien à la recherche appliquée et au dévelop-
pement expérimental dans d’autres secteurs, réalisés par des organismes ne rele-
vant pas des administrations publiques (instituts de recherche et universités, etc.).
Sont inclus : distribution, entrepôts et magasins; hôtellerie et restauration; tourisme;
projets polyvalents.
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
049 AFFAIRES ÉCONOMIQUES N.C.A.
0490 Affaires économiques n.c.a. (SC)
- Administration, fonctionnement ou activités d’appui concernant les affaires écono-
miques générales et sectorielles qui ne peuvent être rattachées aux classes 041,
042, 043, 044, 045, 046, 047 ou 048.
05 PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
La protection de l’environnement est organisée en référence à la Classification des
activités de protection de l’environnement élaborée dans le cadre du Système euro-
péen pour le rassemblement d’informations économiques sur l’environnement (SE-
RIEE) de l’Office statistique des Communautés européennes (EUROSTAT).
051 GESTION DES DÉCHETS
Ce groupe concerne la collecte, le traitement et l’élimination des déchets. La collecte
des déchets comprend le balayage des voies, places, marchés, jardins publics,
parcs, etc.; la collecte de tous les types de déchets, sélective ou indifférenciée, et le
transport des déchets jusqu’au lieu de traitement ou de décharge.

206
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Le traitement des déchets recouvre les méthodes et procédés, quels qu’ils soient, qui
visent à modifier les caractéristiques ou la composition physique, chimique ou biolo-
gique des déchets en vue de les neutraliser, de les rendre inoffensifs, de rendre leur
transport plus sûr, de permettre leur récupération ou leur stockage ou de réduire leur
volume.
L’élimination des déchets comprend le dépôt définitif des déchets pour lesquels on
n’envisage aucune nouvelle utilisation (mise en décharge, confinement, enfouisse-
ment, immersion en mer et toute autre méthode d’évacuation appropriée).
0510 Gestion des déchets (SC)
- Administration, supervision, inspection, exploitation des systèmes de collecte, de
traitement et d’élimination des déchets et appui à ces systèmes.
- Dons, prêts et subventions destinés à financer l’exploitation, la construction,
l’entretien ou la modernisation de ces systèmes.
Sont inclus : collecte, traitement et évacuation des déchets nucléaires.
052 GESTION DES EAUX USÉES
Ce groupe concerne l’exploitation des réseaux d’évacuation des eaux usées et le
traitement des eaux usées.
L’exploitation des réseaux d’évacuation des eaux usées comprend la gestion et la
construction des collecteurs, conduites et pompes destinés à évacuer les eaux usées
(eaux pluviales, eaux usées ménagères et autres) du lieu de collecte jusqu’à une
station d’épuration ou jusqu’au lieu de rejet dans une eau de surface.
Le traitement des eaux usées recouvre tout procédé mécanique ou biologique et tout
procédé perfectionné permettant de traiter les eaux usées pour les rendre conformes
aux normes en matière de protection de l’environnement ou à d’autres normes quali-
tatives.
0520 Gestion des eaux usées (SC)
- Administration, supervision, inspection, exploitation des réseaux de traitement et
d’évacuation des eaux usées et appui à ces réseaux.
- Dons, prêts et subventions destinés à financer l’exploitation, la construction,
l’entretien ou la modernisation de ces réseaux.
053 LUTTE CONTRE LA POLLUTION
Ce groupe concerne les activités relatives à la lutte contre la pollution atmosphérique
et les changements climatiques, à la protection des sols et des eaux souterraines, à
la lutte contre le bruit et les vibrations et à la radioprotection.
Ces activités comprennent la construction, l’entretien et l’exploitation des réseaux et
des stations de surveillance (autres que les stations météorologiques); la construc-
tion de remblais, murs et autres installations antibruit, y compris l’installation de revê-
tements antibruit sur les grandes artères urbaines ou les voies ferrées; les mesures
destinées à dépolluer les nappes d’eau; les mesures visant à réduire ou à prévenir
les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre; la construction,
l’entretien et l’exploitation d’installations de décontamination des sols et de stockage
de produits polluants; le transport de produits polluants.
0530 Lutte contre la pollution (SC)
- Administration, supervision, inspection et réalisation d’activités de lutte contre la
pollution et appui à ces activités.
- Dons, prêts et subventions destinés à soutenir les activités de lutte contre la pollu-
tion.

207
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
054 PRÉSERVATION DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE ET PROTECTION DE LA
NATURE
Ce groupe concerne les activités liées à la protection de la faune et de la flore (y
compris la réintroduction d’espèces disparues et la reconstitution de peuplements
d’espèces menacées d’extinction), la protection des habitats (y compris la gestion
des parcs et réserves naturels) et la protection des sites (y compris la restauration
des sites endommagés en vue d’en rétablir la valeur esthétique et le réaménagement
de carrières et de sites miniers abandonnés).
0540 Préservation de la diversité biologique et protection de la nature (SC)
- Administration, supervision, inspection et réalisation d’activités liées à la préserva-
tion de la diversité biologique et à la protection de la nature et appui à ces activités.
- Dons, prêts et subventions destinés à soutenir des activités liées à la préservation
de la diversité biologique et à la protection de la nature.
055 R–D DANS LE DOMAINE DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
La recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimen-
tal sont définis sous (014) et (015).
0550 R–D dans le domaine de la protection de l’environnement (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics de recherche appliquée et
de développement expérimental dans le domaine de la protection de
l’environnement.
- Bourses, prêts et subventions destinés à soutenir les travaux de recherche appli-
quée et de développe-ment expérimental menés dans le domaine de la protection de
l’environnement par des organismes ne relevant pas des administrations publiques
(instituts de recherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
056 PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT N.C.A.
0560 Protection de l’environnement n.c.a. (SC)
- Administration, gestion, réglementation, supervision et réalisation d’activités telles
que l’élaboration, l’administration, la coordination et le contrôle de politiques, plans,
programmes et budgets généraux de promotion de la protection de l’environnement
et appui à ces activités; élaboration et mise en application de dispositions législatives
et de normes relatives à la fourniture de services de protection de l’environnement;
production et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur la protection de l’environnement.
Sont inclus : affaires et services relatifs à la protection de l’environnement qui ne
peuvent être classés sous (051), (052), (053), (054) ni (055).
06 LOGEMENT ET ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS
061 LOGEMENT
0610 Logement (SC)
- Administration des affaires et services relatifs à la construction de logements, pro-
motion, contrôle et évaluation des activités de construction de logements, qu’elles
soient placées ou non sous les auspices des autorités publiques; élaboration de
normes relatives aux logements et réglementation.
- Démolition des bidonvilles en vue de la construction de logements; acquisition de
terrains en vue de la construction de logements; construction ou achat et aménage-
ment d’unités d’habitation à l’intention du public ou de personnes ayant des besoins
particuliers.
- Production et diffusion d’informations à l’intention du public, de documents techni-
ques et de statistiques relatifs aux logements.

208
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Dons, prêts et subventions destinés à financer l’expansion, l’amélioration et
l’entretien du parc immobilier.
Sont exclues : élaboration de normes de construction et réglementation (0443); pres-
tations en espèces ou en nature destinées à aider les ménages à faire face aux dé-
penses de logement (1060).
062 ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS
0620 Équipements collectifs (SC)
- Administration des affaires et services relatifs aux équipements collectifs; adminis-
tration de l’aménagement du territoire et réglementation relative à l’occupation des
sols et à l’urbanisme.
- Aménagement urbain; planification de l’amélioration et de la construction
d’équipements destinés au public tels que logements, bâtiments industriels; services
d’utilité publique, établissements d’enseignement, équipements sanitaires, culturels,
récréatifs, etc.; élaboration de plans de financement des équipements.
- Production et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires relatives aux équipements collectifs.
Sont exclues : exécution des plans, à savoir la construction proprement dite de lo-
gements, de bâtiments industriels, de voies, d’équipements d’utilité publique,
d’installations culturelles, etc. (classés d’après la fonction); réforme agraire et réins-
tallation (0421); administration des normes de construction (0433) et des normes re-
latives aux logements (0610).
063 ALIMENTATION EN EAU
0630 Alimentation en eau (SC)
- Administration de la distribution d’eau; évaluation des besoins futurs et détermina-
tion des capa-cités; supervision et réglementation de tous les aspects de
l’alimentation en eau potable, y compris contrôle de la pureté de l’eau, contrôle des
prix et contrôles quantitatifs.
- Construction et exploitation de réseaux de distribution d’eau relevant directement
des administrations publiques.
- Production et diffusion d’informations générales, de documentation technique et de
statistiques sur les affaires et services relatifs à l’alimentation en eau.
- Dons, prêts et subventions destinés à financer le fonctionnement, la construction,
l’entretien et la modernisation de réseaux de distribution d’eau.
Sont exclus : réseaux d’irrigation (0421); projets polyvalents (0474); collecte et trai-
tement des eaux usées (0520).
064 ÉCLAIRAGE PUBLIC
0640 Éclairage public (SC)
- Administration de l’éclairage public; élaboration de normes relatives à l’éclairage
public et réglementation.
- Installation, exploitation, entretien, modernisation, etc. de l’éclairage public.
Sont exclus : affaires et services relatifs à l’éclairage public liés à la construction et à
l’exploitation des routes (0451).
065 R–D DANS LE DOMAINE DU LOGEMENT ET DES ÉQUIPEMENTS COLLEC-
TIFS
La recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimen-
tal sont définis sous (014) et (015).
0650 R–D dans le domaine du logement et des équipements collectifs (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics de recherche appliquée et
de développement expérimental dans les domaines du logement et des équipements
collectifs.

209
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Bourses, prêts et subventions destinés à soutenir les travaux de recherche appli-
quée et de développement expérimental menés dans les domaines du logement et
des équipements collectifs par des organismes ne relevant pas des administrations
publiques (instituts de recherche et universités, etc.).
Sont exclus : recherche fondamentale (0140); recherche appliquée et développe-
ment expérimental dans le domaine des méthodes et des matériaux de construction
(0484).
066 LOGEMENT ET ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS N.C.A.
0660 Logement et équipements collectifs n.c.a. (SC)
- Administration et réalisation d’activités telles que l’élaboration, l’administration, la
coordination et le contrôle des politiques, plans, programmes et budgets généraux
relatifs au logement et aux équipements collectifs, et appui à ces activités; élabora-
tion et mise en application de dispositions législatives et de normes relatives au lo-
gement et aux équipements collectifs; production et diffusion d’informations généra-
les, de documentation technique et de statistiques sur le logement et les équipe-
ments collectifs.
Sont inclus : administration et réalisation d’activités relatives au logement et aux
équipements collectifs qui ne peuvent être classées sous (061), (062), (063), (064) ni
(065) et appui à ces activités.
07 SANTÉ
Les dépenses publiques de santé comprennent les dépenses consacrées aux servi-
ces fournis à des particuliers (services individuels) et les dépenses consacrées aux
services fournis à titre collectif (services collectifs). Les dépenses afférentes aux ser-
vices individuels sont classées dans les groupes
(071) à (074); les dépenses consacrées aux services collectifs sont classées dans
les groupes (075) et (076).
Les services de santé collectifs couvrent les questions telles que l’élaboration et
l’administration des politiques publiques; l’élaboration et la mise en application des
normes applicables au personnel médical et paramédical et aux hôpitaux, centres de
consultation, dispensaires, etc.; la réglementation applicable aux praticiens et la déli-
vrance des autorisations d’exercer; la recherche appliquée et le développement ex-
périmental dans les domaines de la santé et de la médecine. Toutefois, les frais gé-
néraux liés à l’administration et au fonctionnement d’un groupe d’hôpitaux, de cen-
tres de consultation, de dispensaires, etc., sont considérés comme des dépenses
individuelles et classés dans les groupes (071) à (074), selon ce qui convient.
071 PRODUITS, APPAREILS ET MATÉRIELS MÉDICAUX
Ce groupe concerne les médicaments, prothèses, matériels et appareils médicaux et
autres produits en rapport avec la santé obtenus par des particuliers ou des ména-
ges, sur ou sans ordonnance, généralement auprès de pharmaciens ou de fournis-
seurs de matériel médical. Ces articles sont destinés à être consommés ou utilisés
en dehors des établissements de santé. Lorsqu’ils sont fournis directement à des
patients non hospitalisés par des médecins, des dentistes ou du personnel paramé-
dical ou à des patients hospitalisés par des hôpitaux, etc., ces produits sont classés,
selon le cas, dans les services ambulatoires (072) ou dans les services hospitaliers
(073).
0711 Produits pharmaceutiques (SI85)
- Fourniture de produits pharmaceutiques tels que préparations pharmaceutiques,
médicaments, spécialités pharmaceutiques, sérums et vaccins, vitamines et oligo-
éléments, huile de foie de morue et de flétan, contraceptifs oraux.
85
Service Indicviduel

210
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Fourniture de produits pharmaceutiques, administration et appui.
0712 Produits médicaux divers (SI)
- Fourniture de produits médicaux tels que thermomètres médicaux, pansements ad-
hésifs et non adhésifs, seringues hypodermiques, trousses de premier secours,
bouillottes et poches de glace, bonneterie médicale (bas à varice, genouillères, etc.),
tests de grossesse, préservatifs et autres contraceptifs mécaniques.
- Fourniture d’autres produits médicaux prescrits, administration et appui.
0713 Appareils et matériel thérapeutiques (SI)
- Fourniture de matériel et d’appareils thérapeutiques, tels que lunettes de vue et
lentilles de contact, aides auditives, oeil de verre, membres artificiels et autres pro-
thèses, appareils, chaussures et ceintures orthopédiques, bandages herniaires, mi-
nerves, matériel de massage médical et lampes à usage thérapeutique, fauteuils rou-
lants et voitures d’invalide, motorisés ou non, lits spéciaux, béquilles, appareils élec-
troniques et autres servant à surveiller la tension artérielle, etc.
- Fourniture de matériel et appareils thérapeutiques prescrits, administration et appui.
Sont inclus : prothèses dentaires mais non les frais de pose; réparation des appareils
et du matériel thérapeutiques.
Est exclue : location de matériel thérapeutique (0724).
072 SERVICES AMBULATOIRES
Ce groupe concerne les services médicaux, dentaires et paramédicaux assurés aux
patients non hospitalisés par les médecins, les dentistes, le personnel paramédical et
les auxiliaires médicaux. Ces services peuvent être assurés à domicile, chez le mé-
decin, dans un cabinet médical, dans un dispensaire ou dans les services de consul-
tation externe des hôpitaux et autres établissements de santé.
Les services ambulatoires comprennent des médicaments, prothèses, appareils et
matériels médicaux liés à la santé fournis directement aux patients non hospitalisés
par les médecins, les dentistes, les auxiliaires médicaux et membres des professions
paramédicales.
Les services médicaux, dentaires et paramédicaux fournis par les hôpitaux et autres
établissements de soins à des malades hospitalisés sont classés dans les services
hospitaliers (073).
0721 Services de médecine générale (SI)
Cette classe concerne les services fournis par les centres de consultation de méde-
cine générale et par les médecins généralistes.
Les centres de consultation de médecine générale s’entendent d’établissements qui
assurent essentiellement des services ambulatoires non limités à une spécialité mé-
dicale particulière et dispensés essentiellement par des médecins. Les médecins
généralistes n’ont pas de spécialité médicale particulière.
- Consultations de médecine générale.
- Administration, inspection et prestation de services de médecine générale assurés
par des centres de consultation de médecine générale et des médecins généralistes,
et appui à ces services.
Sont exclus : services de laboratoires d’analyses médicales et de centres de radiolo-
gie (0724).
0722 Services de médecine spécialisée (SI)
Cette classe concerne les services fournis par les centres de consultation spécialisés
et par les médecins spécialistes.
Les centres de consultation spécialisés et les médecins spécialistes se distinguent
des centres de consultation de médecine générale et des médecins généralistes en

211
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
ce que leurs services sont limités au traitement de maladies ou d’états particuliers et
à des procédures médicales ou à des types de patients particuliers.
- Consultations de médecine spécialisée.
- Administration, inspection et prestation de services de médecine spécialisée assu-
rés par des centres de consultation spécialisés ou par des médecins spécialistes, et
appui à ces services.
Sont inclus : services d’orthodontistes.
Sont exclus : services de centres de soins dentaires et dentistes (0723); services des
laboratoires d’analyses médicales et des centres de radiologie (0724).
0723 Services dentaires (SI)
Cette classe concerne les services des centres de soins dentaires et des dentistes
généralistes ou spécialisés, des spécialistes de l’hygiène buccale et d’autres auxiliai-
res dentaires.
Les centres de soins dentaires fournissent des services ambulatoires. Ils n’emploient
pas forcément de dentistes et ne sont pas nécessairement supervisés par des den-
tistes. Ils peuvent employer des spécialistes de l’hygiène buccale ou des auxiliaires
dentaires ou être supervisés par ces spécialistes ou auxiliaires.
- Fourniture de services dentaires ambulatoires.
- Administration, inspection et prestation de services dentaires dispensés par des
centres de soins dentaires ou par des dentistes généralistes ou spécialisés ou par
des spécialistes de l’hygiène buccale ou autres auxiliaires dentaires.
Sont inclus : frais de pose des prothèses dentaires.
Sont exclus : prothèses dentaires (013); services d’orthodontistes (0722); services
des laboratoires d’analyses médicales et des centres de radiologie (0724).
0724 Services paramédicaux (SI)
- Fourniture de services paramédicaux ambulatoires.
- Administration, inspection et prestation de services de santé dispensés par des
centres de consultation sous la supervision d’infirmiers, de sages-femmes, de phy-
siothérapeutes, d’ergothérapeutes, d’orthophonistes ou autres membres des profes-
sions paramédicales, et de services de santé dispensés par des infirmiers, des sa-
ges-femmes et du personnel paramédical, à domicile, dans des locaux autres que
des salles de consultation et autres établissements non médicaux et appui à ces ser-
vices.
Sont inclus : services des acupuncteurs, podologues, chiropracteurs, optométristes,
praticiens de la médecine traditionnelle, etc.; services des laboratoires d’analyses
médicales et centres de radiologie; location de matériel thérapeutique; séances de
kinésithérapie prescrites par un médecin; cures thermales et thalassothérapie ambu-
latoires; services d’ambulance (autres que ceux fournis par des hôpitaux).
Sont exclus : laboratoires de santé publique (0740); laboratoires spécialisés dans la
recherche de la cause des maladies (0750).
073 SERVICES HOSPITALIERS
L’hospitalisation s’entend du séjour d’un patient dans un hôpital pour la durée de son
traitement. Le terme recouvre aussi les services des hôpitaux de jour,
l’hospitalisation à domicile et les établissements d’accueil pour malades incurables.
Ce groupe concerne les services des centres hospitaliers et des hôpitaux spéciali-
sés, des centres de soins médicaux et des maternités, les services des maisons de
santé, de repos et de convalescence qui assurent essentiellement des soins en ré-
gime hospitalier, des hôpitaux militaires, et des établissements pour personnes
âgées dans lesquels le suivi médical constitue un élément essentiel, et des centres

212
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
de rééducation qui accueillent des patients en régime hospitalier et dont l’objectif est
de dispenser un traitement plutôt que d’assurer séjour et assistance.
Les hôpitaux s’entendent d’établissements où séjournent des patients qui sont soi-
gnés sous la supervision directe de médecins. Les centres de soins médicaux, les
maternités, les maisons de repos et les maisons de santé traitent également des pa-
tients qui séjournent dans l’établissement, mais les soins y sont supervisés et sou-
vent dispensés par du personnel moins qualifié que les médecins.
Ce groupe ne concerne pas les établissements tels que les hôpitaux militaires de
campagne (021), les cabinets, centres de consultation et dispensaires qui assurent
uniquement des services ambulatoires (072), les établissements pour personnes
handicapées et les centres de rééducation qui assurent essentiellement séjour et
assistance (1012), les maisons de retraite (1020). Il ne comprend pas non plus les
versements effectués aux patients au titre d’une perte de revenu due à
l’hospitalisation (1011).
Les services hospitaliers incluent les médicaments, prothèses, matériels et appareils
médicaux et autres produits de santé fournis aux malades hospitalisés. Ils compren-
nent aussi les dépenses non médicales des hôpitaux (administration, personnel non
médical, restauration, hébergement, etc.).
0731 Services hospitaliers généraux (SI)
- Fourniture de services hospitaliers généraux.
- Administration, inspection et fonctionnement des hôpitaux dont les services ne sont
pas limités à une spécialité médicale particulière, et appui à ces hôpitaux.
Sont exclus : services des centres de soins médicaux qui ne sont pas placés sous la
supervision directe d’un médecin (0733).
0732 Services hospitaliers spécialisés (SI)
Les hôpitaux spécialisés diffèrent des centres hospitaliers en ce que leurs services
sont limités au traitement de maladies, d’états ou de catégories de patients particu-
liers (maladies de poitrine et tuberculose, lèpre, cancer, oto-rhino-laryngologie, psy-
chiatrie, obstétrique, pédiatrie, etc.).
- Fourniture de services hospitaliers spécialisés.
- Administration, inspection et fonctionnement d’hôpitaux qui limitent leurs services à
une spécialité médicale et appui à ces hôpitaux.
Sont exclus : services des maternités qui ne sont pas directement supervisées par
un médecin (0733).
0733 Services des dispensaires et des maternités (SI)
- Fourniture de services par les dispensaires et les maternités.
- Administration, inspection et fonctionnement des dispensaires et des maternités et
appui à ces établissements.
0734 Services des maisons de repos et des maisons de santé (SI)
Les maisons de santé, de repos et de convalescence fournissent des services à des
patients qui ont subi une opération ou qui souffrent d’une maladie ou d’un état débili-
tant et à qui il faut essentiellement prescrire du repos, administrer des médicaments
ou encore assurer un suivi, une physiothérapie ou une rééducation pour leur permet-
tre de compenser un trouble fonctionnel.
- Fourniture de services de maisons de repos, de santé et de convalescence.
- Administration, inspection, exploitation de maisons de santé, de repos et de conva-
lescence et appui à ces établissements.
Sont inclus : services des établissements d’accueil de personnes âgées dans les-
quels le suivi médical constitue un élément essentiel; services des centres de réédu-

213
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
cation où séjournent des patients et dont le but est de traiter les patients et non
d’assurer séjour et assistance.
074 SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
0740 Services de santé publique (SI)
- Fourniture de services de santé publique.
- Administration, inspection et prestation de services de santé publique tels que ban-
ques du sang (collecte du sang, transformation, conservation, distribution), dépistage
(cancer, tuberculose, maladies vénériennes), prévention (immunisation, inoculation),
surveillance (nutrition infantile, santé de l’enfant), collecte de données épidémiologi-
ques, services de planification de la famille, etc., et appui à ces services.
- Élaboration et diffusion d’informations sur les questions ayant trait à la santé publi-
que.
Sont inclus : services de santé publique assurés par des équipes spéciales à des
groupes d’usagers, dont la plupart sont en bonne santé, sur le lieu de travail, dans
les écoles et dans d’autres établissements non médicaux; services de santé publique
non dépendant d’un hôpital, d’un centre de consultation ou d’un médecin; services
de santé publique non assurés par des médecins; services des laboratoires de santé
publique.
Sont exclus : services des laboratoires d’analyses médicales (0724), et des laboratoi-
res spécialisés dans la recherche des causes des maladies (0750).
075 R–D DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ
La recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimen-
tal sont définis dans les catégories (014) et (015).
0750 R–D dans le domaine de la santé (SC)
- Administration et fonctionnement d’organismes publics de recherche appliquée et
de recherche expérimentale dans le domaine de la santé.
- Bourses, prêts et subventions destinés à soutenir des travaux de recherche appli-
quée et de développement expérimental menés dans le domaine de la santé par des
organismes ne relevant pas des administrations publiques (instituts de recherche et
universités, etc.).
Sont inclus : services des laboratoires spécialisés dans la recherche des causes des
maladies.
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
076 SANTÉ N.C.A.
0760 Santé n.c.a. (SC)
- Administration et réalisation d’activités telles que l’élaboration, l’administration, la
coordination et le contrôle de politiques, plans, programmes et budgets généraux
dans le domaine de la santé et appui à ces activités; élaboration et mise en applica-
tion de dispositions législatives et de normes relatives à la fourniture de services de
santé, y compris la délivrance d’autorisations aux établissements médicaux et au
personnel médical et paramédical; production et diffusion d’informations générales,
de documentation technique et de statistiques sur la santé.
Sont inclus : affaires et services relatifs à la santé qui ne peuvent être classés sous
(071), (072), (073), (074) ni (075).
08 LOISIRS, CULTURE ET CULTE
Les dépenses publiques dans le domaine des loisirs, de la culture et du culte com-
prennent les dépenses consacrées aux services fournis aux particuliers et aux mé-
nages (services individuels) et les dépenses consacrées à des services fournis à titre
collectif (services collectifs). Les dépenses afférentes aux services individuels sont

214
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
classées dans les groupes (081) et (082); les dépenses afférentes aux services col-
lectifs sont classées dans les groupes (083) à (086).
Les services collectifs sont fournis à la collectivité dans son ensemble. Ils compren-
nent des activités telles que l’élaboration et l’administration des politiques publiques;
l’élaboration et la mise en application des dispositions législatives et des normes re-
latives à la fourniture de services récréatifs et culturels; la recherche appliquée et le
développement expérimental dans le domaine des affaires et des services relatifs
aux loisirs, à la culture et au culte.
081 SERVICES RÉCRÉATIFS ET SPORTIFS
0810 Services récréatifs et sportifs (SI)
- Fourniture de services récréatifs et sportifs; administration des affaires récréatives
et sportives; supervision des installations sportives et réglementation.
- Fonctionnement d’installations destinées à la pratique du sport ou à la tenue de
manifestations sportives (terrains de sport, courts de tennis et de squash, pistes de
course, terrains de golf, rings de boxe, patinoires, gymnases, etc.) et appui à ces ins-
tallations; fonctionnement d’installations destinées à la pratique de jeux (installations
spécialement équipées pour les jeux de carte, les jeux de table, etc.) et à des
concours dans ces spécialités et appui à ces installations; fonctionnement
d’installations de loisirs (parcs, plages, terrains de camping et gîtes sans but lucratif,
piscines, bains publics, etc.).
- Bourses, prêts et subventions destinés à financer des joueurs, des sportifs ou des
équipes sportives.
Sont inclus : accueil du public; frais de représentation des équipes aux manifesta-
tions sportives nationales, régionales ou locales.
Sont exclus : services des jardins zoologiques et botaniques, aquariums, arboretums
et installations analogues (0820); fonctionnement des installations récréatives et
sportives associées à des établissements d’enseignement (enregistrées dans la
classe correspondante de la division 09).
082 SERVICES CULTURELS
0820 Services culturels (SI)
- Fourniture de services culturels; administration des affaires culturelles; supervision
des installations culturelles et réglementation.
- Fonctionnement d’installations destinées à des activités culturelles (bibliothèques,
musées, salles d’exposition, théâtres, monuments, bâtiments et sites historiques,
jardins zoologiques et botaniques, aquariums, arboretums, etc.) et appui à ces instal-
lations; production et organisation de manifestations culturelles (films, concerts,
spectacles, expositions, etc.) et appui à ces manifestations.
- Bourses, prêts et subventions destinés à financer des créateurs, des artistes, des
compositeurs, des écrivains, etc., ou des organisations de soutien aux activités cultu-
relles.
Est inclus : soutien aux manifestations nationales, régionales ou locales dont la voca-
tion principale n’est pas de nature touristique.
Est exclu : soutien aux manifestations culturelles destinées à être présentées en de-
hors des frontières nationales (0113), aux manifestations nationales, régionales ou
locales à vocation essentiellement touristique (0473), à la production d’émissions
culturelles pour la radio et la télé-vision (0830).
083 SERVICES DE RADIODIFFUSION, DE TÉLÉVISION ET D’ÉDITION
0830 Services de radiodiffusion, de télévision et d’édition (SC)
- Administration des affaires relatives à la radiodiffusion et à la télévision; supervision
des services de radiodiffusion, de télévision et d’édition et réglementation.

215
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Fonctionnement des services de radiodiffusion, de télévision et appui à ces servi-
ces.
- Dons, prêts et subventions destinés à financer la construction ou l’acquisition
d’installations de radio-diffusion et de télévision; la construction ou l’acquisition
d’installations ou de matériel de publication de journaux, périodiques ou livres; la
production et la présentation d’émissions radiophoniques et télévisées; la collecte
des nouvelles et autres informations; la diffusion des publications.
Sont exclus : services des bureaux et ateliers d’impression des administrations pu-
bliques (0133); fourniture de services d’enseignement par radio ou télédiffusion (09).
084 CULTE ET AUTRES SERVICES COMMUNAUTAIRES
0840 Culte et autres services communautaires (SC)
- Administration des affaires relatives au culte et autres services communautaires.
- Fourniture d’installations pour le culte et autres services communautaires, y com-
pris appui à leur fonctionnement, à leur entretien et à leur réparation.
- Paiement du clergé et d’autres membres d’institutions religieuses; appui à la célé-
bration des offices religieux; dons, prêts et subventions destinés à soutenir des orga-
nismes philanthropiques, civils et sociaux, des organisations de jeunes, des syndi-
cats et des partis politiques.
085 R–D DANS LE DOMAINE DES LOISIRS, DE LA CULTURE ET DU CULTE
La recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimen-
tal sont définis dans les catégories (014) et (015).
0850 R–D dans le domaine des loisirs, de la culture et du culte (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics de recherche appliquée et
de développement expérimental dans le domaine des loisirs, de la culture et du culte.
- Bourses, prêts et subventions destinés à soutenir des travaux de recherche appli-
quée et de développement expérimental menés dans le domaine des loisirs, de la
culture et du culte par des organismes ne relevant pas des administrations publiques
(instituts de recherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
086 LOISIRS, CULTURE ET CULTE N.C.A.
0860 Loisirs, culture et culte n.c.a. (SC)
- Administration et réalisation d’activités telles que l’élaboration, l’administration, la
coordination et le contrôle de politiques, plans, programmes et budgets généraux de
promotion du sport, des loisirs, de la culture et du culte et appui à ces activités; éla-
boration et mise en application de dis-positions législatives et de normes relatives à
la fourniture de services récréatifs et culturels; production et diffusion d’informations
générales, de documentation technique et de statistiques sur les loisirs, la culture et
le culte.
Sont inclus : affaires et services relatifs aux loisirs, à la culture et au culte qui ne
peuvent être classés sous (081), (082), (083), (084) ni (085).
09 ENSEIGNEMENT
Les dépenses publiques d’enseignement comprennent les dépenses consacrées aux
services fournis aux élèves et étudiants à titre individuel (services individuels) et les
dépenses consacrées aux services fournis à titre collectif (services collectifs). Les
dépenses afférentes aux services individuels sont classées dans les groupes (091) à
(096); les dépenses afférentes aux services collectifs sont classées dans les groupes
(097) et (098).
Les services collectifs d’enseignement ont trait à des questions telles que
l’élaboration et l’administration des politiques publiques; l’élaboration et la mise en
application de normes; la supervision des établissements d’enseignement, la régle-

216
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
mentation applicable et la délivrance d’autorisations; la recherche appliquée et le
développement expérimental dans le domaine de l’enseignement. Toutefois, les frais
généraux liés à l’administration ou au fonctionnement d’un groupe d’établissements
d’enseignement sont considérés comme des dépenses individuelles et classés dans
les groupes (091) à (096), selon ce qui convient.
Les services d’enseignement sont organisés selon les catégories définies dans la
Classification inter-nationale type de l’éducation établie en 1997 (CITE-97Cf. encadré
ci-après) par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la
culture (UNESCO).
Cette division comprend les écoles militaires dans lesquelles le programme
d’enseignement s’apparente à celui des établissements civils d’enseignement, les
écoles de police assurant un enseignement général en sus de la formation de police
spécialisée et l’enseignement par radio et télédiffusion. Les dépenses correspondan-
tes sont classées dans les groupes (091) à (095), selon ce qui convient.

Description de la Classification internationale type de l’éducation (CITE-97)


(à partir d’extraits de la Nomenclature des systèmes d’éducation, Guide d’utilisation
de la CITE-97 dans les pays de l’OCDE, Édition 1999).
En 1997, l’UNESCO1 a adopté une nouvelle version de la Classification internatio-
nale type de l’éducation (CITE-97), laquelle a été établie et révisée dans le but
d’effectuer des statistiques comparatives sur l’éducation dans les pays membres de
l’OCDE2. Cette classification est utilisée pour les collectes internationales de don-
nées statistiques sur l’éducation menées conjointement par l'UNESCO, l’OCDE et
EUROSTAT3.
La mise au point du mode de rattachement des programmes d’enseignement natio-
naux à la CITE-97 dans la zone de l’OCDE est le fruit d’une collaboration des 29
pays de l’OCDE avec le Groupe technique de l’OCDE-INES4, lequel a pour fonction
la constitution des statistiques et des indicateurs de l’enseignement.
La nouvelle classification joue un rôle important dans l’établissement de la politique
de l’éducation dans les pays de l’OCDE, car elle constitue la base essentielle à partir
de laquelle sont recueillies les données dont l’OCDE se sert pour composer des sé-
ries d’indicateurs de l’enseignement axés sur l’action des gouvernements.
La CITE-97 consiste dans la mise en place d’un cadre de classification multidimen-
sionnel, qui permet de mettre en concordance le contenu d’enseignement des pro-
grammes des pays de l’OCDE en utilisant des critères de classification multiples.
Parmi ces critères, on peut citer les suivants :
- Le type d’études ou de situations professionnelles sur lequel le programme débou-
che;
- L’orientation du programme (enseignement général ou enseignement pré-
professionnel ou professionnel);
- La durée du programme (critères s’appliquant aux niveaux 3, 4 et 5 de la CITE où il
existe des programmes de durées très variables);
- La position dans la structure de délivrance de diplômes et de titres.
Dans la CITE-97, le niveau 4 a été conçu pour regrouper les programmes qui d’un
point de vue international se situent à la limite entre le deuxième cycle de
l’enseignement secondaire et l’enseignement tertiaire. Dans la CITE-76, ces pro-
grammes étaient classés soit au niveau 3, soit au niveau 5.
L’enseignement tertiaire (supérieur) ne comprend à présent que les niveaux 5 et 6 au
lieu des trois niveaux 5, 6 et 7 de l’ancienne classification.

217
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Le niveau 5 regroupe les programmes qui ne conduisent pas directement à
l’obtention d’un diplôme de recherche de haut niveau, alors que le niveau 6 est ré-
servé aux programmes qui aboutissent à la délivrance d’un diplôme de ce genre. Le
niveau 5 est divisé en deux catégories, soit 5A et 5B.
Alors que le niveau 5A englobe les programmes basés sur un enseignement plus
théorique et donnant accès à des diplômes de chercheur de niveau supérieur ou à
des professions exigeant un haut niveau de qualifications, le niveau 5B regroupe les
programmes qui ont une orientation plus pratique ou une finalité professionnelle pré-
cise et qui permettent d’obtenir des qualifications utiles sur le marché du travail.
Les diplômes de chercheur de haut niveau sont classés exclusivement au niveau 6.
Dans la CITE-97, il n’existe pas de niveau réservé aux programmes ne pouvant être
rattachés à aucun niveau.
________________
1. UNESCO est le sigle qui désigne l’Organisation des Nations Unies pour
l’éducation, la science et la culture.
2. OCDE est le sigle qui désigne l’Organisation de coopération et de développement
économiques.
3. EUROSTAT est le sigle qui désigne l’Office statistique des communautés euro-
péennes.
4. INES est le sigle qui désigne le projet « Indicateurs des systèmes d’enseignement
» de l’OCDE.
________________
Niveaux de la CITE-97
CITE 0 Pré-primaire L’enseignement pré-primaire (niveau 0 de la CITE) est, par défi-
nition, la première étape de l’instruction organisée. Il vise essentiellement à préparer
les très jeunes enfants à évoluer dans un environnement de type scolaire, c’est-à-
dire à assurer le passage de la maison à l’école.
Fourchette d’âge : Enfants de 3 ans au moins à 6 ans au plus.
CITE 1 Primaire L’enseignement primaire commence à 5, 6 ou 7 ans et dure en gé-
néral de quatre ans (par exemple en Allemagne) à six ans (durée habituelle dans les
pays de l’OCDE). L’accès à l’enseignement primaire n’exige en général aucune pré-
scolarisation, bien qu’il soit de plus en plus courant que les enfants aient suivi au
préalable un programme pré-primaire.
La première année de scolarité obligatoire est utilisée pour déterminer la limite entre
les niveaux 0 et 1 de la CITE.
Dans la plupart des pays, le niveau 1 de la CITE correspond à la définition nationale
de l’enseignement primaire. Dans les pays où l’enseignement de base couvre toute
la période de la scolarité obligatoire (autrement dit, quand il n’y a pas de coupure
dans le système entre l’enseignement primaire et le premier cycle de l’enseignement
secondaire) et où l’enseignement
de base dure plus de six ans, seules les six premières années qui suivent
l’enseignement pré-primaire doivent être comptées dans l’enseignement primaire.
CITE 2 Premier cycle du secondaire
Le premier cycle de l’enseignement secondaire prolonge en général les programmes
de base du primaire, bien qu’il soit habituellement plus centré sur les disciplines en-
seignées et suppose souvent l’intervention d’enseignants plus spécialisés qui don-
nent leurs cours dans leur domaine de spécialisation. Le premier cycle de
l’enseignement secondaire peut être final (c’est-à-dire qu’il prépare les élèves à en-
trer directement dans la vie active) et/ou préparatoire (c’est-à-dire qu’il prépare les
élèves à accéder au deuxième cycle de l’enseignement secondaire). La durée de la

218
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
scolarité à ce niveau peut aller de deux à six ans (elle est habituellement de trois ans
dans les pays de l’OCDE).
Conditions d’admission habituelles : Achèvement du primaire.
Durée du niveau 2 : Environ trois ans après l’achèvement du primaire.
Sous-catégories :
2A : Programmes conçus pour donner accès aux niveaux 3A ou 3B;
2B : Programmes conçus pour un accès direct au niveau 3C;
2C : Programmes conçus pour un accès direct au marché du travail.
Orientation des programmes :
Type 1 : Orientation générale (moins de 25% du contenu de cet enseignement est de
nature professionnelle ou technique);
Type 2 : Orientation pré-professionnelle ou pré-technique (25% au moins du contenu
est de nature professionnelle ou technique);
Type 3 : Orientation professionnelle ou technique (programmes de type 2 permettant
d’obtenir un diplôme professionnel utilisable sur le marché du travail).
CITE 3 Deuxième cycle de l’enseignement secondaire
Le niveau 3 de la CITE correspond à la dernière phase de l’enseignement se-
condaire dans la plupart des pays de l’OCDE. L’enseignement y est souvent plus
organisé par matière qu’au niveau 2 de la CITE et en général les enseignants doi-
vent posséder un diplôme de niveau plus élevé et/ou plus spécialisé qu’au niveau 2.
Le niveau 3 de la CITE peut être « final », c’est-à-dire qu’il prépare les élèves à en-
trer directement dans la vie active, et/ou « préparatoire », c’est-à-dire qu’il prépare
les élèves à accéder à l’enseignement tertiaire.
Âge normal d’admission : 15 ou 16 ans.
Durée habituelle : Varie entre 2 et 5 ans de scolarité.
Conditions ordinaires d’admission : Achèvement du niveau 2.
Sous-catégories :
3A : Programmes conçus pour donner accès directement au niveau 5A;
3B : Programmes conçus pour donner accès directement au niveau 5B;
3C : Programmes conçus pour préparer les élèves à entrer directement dans la vie
active ou leur permettre d’accéder à des programmes de niveau 4, ou encore, à
d’autres programmes de niveau 3.
Orientation des programmes :
Similaires aux types d’orientation des programmes du niveau 2.
CITE 4 Enseignement post-secondaire hors tertiaire
Le niveau 4 a été créé dans la CITE-97 pour couvrir dans une optique internationale
les programmes qui se trouvent à la limite entre le deuxième cycle du secondaire et
le post-secondaire, même si d’un point de vue national ces programmes peuvent être
clairement rattachés soit au deuxième cycle du secondaire, soit au post-secondaire.
Selon la CITE-97 (paragraphe 72), les programmes de niveau 4 ne peuvent, en rai-
son leur contenu, être assimilés à des formations tertiaires. Souvent, ils ne sont pas
d’un niveau beaucoup plus avancé que les programmes classés au niveau 3 de la
CITE-97, mais servent à élargir les connaissances des participants qui ont achevé
une formation à ce niveau.
Durée habituelle : De 6 mois à 2 ans en équivalent plein temps.
Conditions d’admission :
En règle générale, l’accès à un programme de niveau 4 de la CITE-97 est subordon-
né à l’achèvement avec succès d’un programme du niveau 3. (Si l’achèvement d’un
programme de niveau 3A ou 3B est nécessaire pour avoir accès à un programme

219
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
donné, alors, ce dernier programme répond aux conditions minimales pour être clas-
sé au niveau 4 de la CITE-97).
Sous-catégories :
4A : Programmes conçus pour donner accès directement au niveau 5A;
4B : Programmes conçus pour donner accès au niveau 5B;
4C : Programmes conçus pour permettre d’accéder directement au marché du travail
ou à
d’autres programmes de niveau 4.
Orientation des programmes :
Similaires aux types d’orientation des programmes du niveau 2.
CITE 5 Premier niveau de l’enseignement tertiaire
Les programmes classés au niveau 5 de la CITE ont un contenu éducatif plus appro-
fondi que ceux rattachés aux niveaux 3 et 4. Pour y accéder, il faut normalement
avoir achevé avec succès un programme de niveau 3A ou 3B ou acquis une qualifi-
cation comparable à celle obtenue au niveau 4A ou 4B. Les programmes de niveau 5
doivent avoir une durée théorique cumulée de deux ans au moins à partir du début
du niveau 5 et ne conduisent pas directement à l’obtention d’un titre de chercheur de
haut niveau (niveau 6). Au niveau 5, on distingue les programmes de niveau 5A, qui
sont fondés sur un enseignement largement théorique et doivent permettre
d’acquérir des compétences suffisantes pour accéder à des programmes de recher-
che approfondie et à des professions exigeant un haut niveau de qualification, et les
programmes de niveau 5B, qui ont en général des contenus plus pratiques et techni-
ques ou une finalité professionnelle plus précise que les programmes de niveau 5A.
Page 7 Le Système éducatif du Québec et la Classification internationale — No 18,
septembre 2000
Les cursus à ce niveau ont des contenus très largement théoriques, qui concernent
surtout les disciplines littéraires et scientifiques (histoire, mathématiques, etc.) ou
préparent à l’exercice de professions exigeant un haut niveau de compétence (mé-
decine, dentisterie, architecture, etc.).
Sous-catégories :
Les programmes de niveau 5A :
Ont une durée théorique cumulée minimum dans l’enseignement tertiaire de trois ans
en équivalent plein temps, bien qu’ils durent en général quatre ans ou plus. Cette
formation est d’ordinaire précédée de treize années d’études au moins dans le pri-
maire et le secondaire;
Assurent le niveau de formation requis pour accéder à une profession exigeant de
grandes compétences ou à un programme de recherche approfondie;
Exigent en règle générale que les enseignants soient titulaires d’un diplôme de re-
cherche de haut niveau;
Peuvent exiger la réalisation d’un projet de recherche ou la soutenance d’une thèse.
Catégories de durée :
Durée courte : De deux à moins de trois ans.
Dans la mesure où un programme de durée courte ne répond pas au critère de du-
rée minimum pour être classé au niveau 5A de la CITE-97, seuls peuvent être ratta-
chés à cette catégorie les programmes dits « intermédiaires » dans la structure na-
tionale de délivrance des diplômes.
Autrement dit, pour être classés au niveau 5A, les programmes d’une durée infé-
rieure à trois ans constitueront nécessairement une composante ou une étape d’un
programme plus long. Cependant, les étudiants qui achèvent ces programmes inter-
médiaires ne seront pas comptés au nombre des diplômés de niveau 5A.

220
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
Durée moyenne : De trois à moins de cinq ans.
Durée longue : De cinq à six ans.
Durée très longue : Six ans et plus.
Les programmes de niveau 5B :
Sont en général de nature plus pratique et technique et ont une finalité profession-
nelle plus précise que les programmes de niveau 5A;
Requièrent normalement des études moins longues que les programmes de niveau
5A et sont axés sur l’acquisition des compétences propres à un métier donné en vue
d’une insertion professionnelle directe;
Sont d’une durée de deux ans minimum en équivalent plein temps.
Catégories de durée :
Durée très courte : Moins de deux ans.
Durée courte : De deux à moins de trois ans.
Durée moyenne : De trois à moins de cinq ans.
Durée très longue : Plus de six ans.
Page 9 Le Système éducatif du Québec et la Classification internationale — No 18,
septembre 2000
CITE 6 Deuxième niveau de l’enseignement tertiaire
Le niveau 6 de la CITE-97 est réservé aux programmes d’enseignement tertiaire qui
conduisent directement à l’obtention d’un diplôme de recherche de haut niveau. La
durée théorique de ces formations est de trois ans en équivalent plein temps dans la
plupart des pays (soit une durée cumulée totale de sept ans au moins en équivalent
plein temps dans l’enseignement tertiaire), bien que la durée effective de fréquenta-
tion soit en général plus longue. Les programmes sont consacrés à des études ap-
profondies et à des travaux de recherche originaux.
Pour être classé au niveau 6 de la CITE-97, un programme :
Doit être achevé avec succès, ce qui exige de présenter une thèse ou un exposé
publiable qui soit le produit de travaux de recherche originaux et représente une
contribution appréciable à la connaissance;
Ne doit pas reposer uniquement sur le travail effectué en cours;
Doit préparer les étudiants à enseigner dans des établissements proposant des for-
mations de niveau 5A et à faire de la recherche dans le secteur public et l’industrie.

091 ENSEIGNEMENT PRÉÉLÉMENTAIRE ET PRIMAIRE


0911 Enseignement préélémentaire (SI)
- Fourniture d’un enseignement préélémentaire au niveau 0 de la CITE-97.
- Administration, inspection et fonctionnement des écoles et autres établissements
dispensant un enseignement préélémentaire au niveau 0 de la CITE-97 et appui à
ces écoles et établissements.
Sont exclus : services annexes à l’enseignement (0960).
0912 Enseignement primaire (SI)
- Fourniture d’un enseignement primaire au niveau 1 de la CITE-97.
- Administration, inspection et fonctionnement des écoles et autres établissements
dispensant un enseignement primaire au niveau 1 de la CITE-97.
Sont inclus : programmes d’alphabétisation destinés aux élèves trop âgés pour
s’inscrire à l’école primaire.
Sont exclus : services annexes à l’enseignement (0960).

221
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
092 ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
0921 Premier cycle de l’enseignement secondaire (SI)
- Fourniture d’un enseignement secondaire du premier cycle au niveau 2 de la CITE-
97.
- Administration, inspection et fonctionnement des écoles et autres établissements
dispensant un enseignement secondaire du premier cycle au niveau 2 de la CITE-97
et appui à ces écoles et établissements.
- Bourses d’études, dons, prêts et allocations à l’intention d’élèves suivant un ensei-
gnement secondaire du premier cycle au niveau 2 de la CITE-97.
Est inclus : enseignement extrascolaire du premier cycle du secondaire dispensé à
des adultes et à des jeunes.
Sont exclus : services annexes à l’enseignement (0960).
0922 Deuxième cycle de l’enseignement secondaire général (SI)
- Fourniture d’un enseignement secondaire général du deuxième cycle au niveau 3
de la CITE-97.
- Administration, inspection et fonctionnement des écoles et autres établissements
dispensant un enseignement secondaire général du deuxième cycle au niveau 3 de
la CITE-97 et appui à ces écoles et établissements.
- Bourses d’études, dons, prêts et allocations à l’intention d’élèves recevant un en-
seignement secondaire général du deuxième cycle au niveau 3 de la CITE-97.
Est inclus : enseignement extrascolaire du deuxième cycle du secondaire dispensé à
des adultes et à des jeunes.
Sont exclus : services annexes à l’enseignement (0960).
0923 Deuxième cycle de l’enseignement secondaire technique86 (SI)
- Fourniture d’un enseignement secondaire technique du deuxième cycle au niveau 3
de la CITE-97.
- Administration, inspection et fonctionnement des écoles et autres établissements
dispensant un enseignement secondaire technique du deuxième cycle au niveau 3
de la CITE-97 et appui à ces écoles et établissements.
- Bourses d’études, dons, prêts et allocations à l’intention d’élèves recevant un en-
seignement secondaire technique du deuxième cycle au niveau 3 de la CITE-97.
Est inclus : enseignement extrascolaire du deuxième cycle du secondaire technique
dispensé à des adultes et à des jeunes.
Sont exclus : services annexes à l’enseignement (0960).

093 ENSEIGNEMENT POST-SECONDAIRE NON SUPÉRIEUR


0930 Enseignement post-secondaire non supérieur (SI)
- Fourniture d’un enseignement post-secondaire non supérieur au niveau 4 de la
CITE-97.
- Administration, inspection et fonctionnement des établissements dispensant un en-
seignement post-secondaire non supérieur au niveau 4 de la CITE-97 et appui à ces
établissements.
- Bourses d’études, dons, prêts et allocations à l’intention des élèves recevant un
enseignement post-secondaire non supérieur au niveau 4 de la CITE-97.
Est inclus : enseignement extrascolaire post-secondaire non supérieur dispensé à
des adultes et à des jeunes.
Sont exclus : services annexes à l’enseignement (0960).
094 ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
0941 Enseignement supérieur non doctoral (SI)
86
Adapter pour le cas de l’enseignement à Madagascar (Nomenclature créée)

222
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Fourniture d’un enseignement supérieur au niveau 5 de la CITE-97.
- Administration, inspection et fonctionnement d’universités et autres établissements
dispensant un enseignement supérieur au niveau 5 de la CITE-97 et appui à ces uni-
versités et autres établissements.
- Bourses d’études, dons, prêts et allocations à l’intention d’étudiants recevant un
enseignement supérieur au niveau 5 de la CITE-97.
Sont exclus : services annexes à l’enseignement (0960).
0942 Enseignement supérieur doctoral (SI)
- Fourniture d’un enseignement supérieur au niveau 6 de la CITE-97.
- Administration, inspection et fonctionnement des universités et autres établisse-
ments dispensant un enseignement supérieur au niveau 6 de la CITE-97 et appui à
ces universités et autres établissements.
- Bourses d’études, dons, prêts et allocations à l’intention des étudiants recevant un
enseignement supérieur au niveau 6 de la CITE-97.
Sont exclus : services annexes à l’enseignement (0960).
095 ENSEIGNEMENT NON DÉFINI PAR NIVEAU
0950 Enseignement non défini par niveau (SI)
- Fourniture d’un enseignement non défini par niveau (à savoir programmes
d’enseignement, généralement destinés à des adultes, n’exigeant pas des candidats
qu’ils aient suivi un enseignement particulier, notamment programmes de formation
professionnelle et de culture générale).
- Administration, inspection et fonctionnement des établissements dispensant un en-
seignement non défini selon le degré et appui à ces établissements.
- Bourses d’études, dons, prêts et allocations à l’intention des élèves suivant des
programmes d’enseignement non définis par niveau.
096 SERVICES ANNEXES À L’ENSEIGNEMENT
0960 Services annexes à l’enseignement (SI)
- Fourniture de services annexes à l’enseignement.
- Administration, inspection et fonctionnement des services de transport, de restaura-
tion, d’hébergement, de soins médicaux et dentaires et autres services annexes des-
tinés essentiellement aux élèves et aux étudiants, quel que soit le niveau
d’enseignement, et appui à ces services.
Sont exclus : services de surveillance et de prévention sanitaires dans les écoles
(0740); bourses, dons, prêts et allocations en espèces destinés à couvrir le coût des
services annexes (091), (092), (093), (094) et (095).
097 R–D DANS LE DOMAINE DE L’ENSEIGNEMENT
La recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimen-
tal sont définis dans les catégories (014) et (015).
0970 R–D dans le domaine de l’enseignement (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics de recherche appliquée et
de développement expérimental dans le domaine de l’enseignement.
- Bourses, prêts et subventions destinés à soutenir des travaux de recherche appli-
quée et de développement expérimental menés dans le domaine de l’enseignement
par des organismes ne relevant pas des administrations publiques (instituts de re-
cherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
098 ENSEIGNEMENT N.C.A.
0980 Enseignement n.c.a. (SC)
- Administration et réalisation d’activités telles que l’élaboration, l’administration, la
coordination et le contrôle de politiques, plans, programmes et budgets généraux

223
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
relatifs à l’enseignement et appui à ces activités; élaboration et mise en application
de dispositions législatives et de normes relatives à la fourniture de services
d’enseignement, y compris la délivrance d’autorisations aux établissements
d’enseignement; production et diffusion d’informations générales, de documentation
technique et de statistiques sur l’enseignement.
Sont inclus : affaires et services relatifs à l’enseignement qui ne peuvent être classés
sous (091), (092), (093), (094), (095), (096) ni (097).
10 PROTECTION SOCIALE
Les dépenses de protection sociale des administrations publiques comprennent les
dépenses afférentes aux services et transferts dont bénéficient des particuliers et
des ménages à titre individuel et celles afférentes à des services fournis à titre
collectif. Les dépenses liées aux services et transferts à caractère individuel sont
classées dans les groupes 101 à 107; les dépenses liées aux services fournis à titre
collectif sont classées dans les groupes 108 et 109.
Les services de protection sociale de type collectif touchent notamment la définition
et la mise en oeuvre d’une politique publique, la fixation et l’application de normes et
de réglementations applicables à la fourniture de services de protection sociale; la
recherche appliquée et le développement expérimental dans le domaine des affaires
et des services relatifs à la protection sociale.
Les fonctions relatives à la protection sociale et les définitions y afférentes se fondent
sur le Système européen de statistiques intégrées de la protection sociale (SES-
PROS) de l’Office statistique des Communautés européennes (EUROSTAT).
Dans le SESPROS, les soins de santé sont inclus dans la protection sociale. En re-
vanche, dans la présente nomenclature, ils sont classés dans la division 07. Ainsi,
les biens et services médicaux fournis aux personnes qui perçoivent les prestations
en espèces et en nature entrant dans les groupes 101 à 107 sont classés selon le
cas sous 071, 072 ou 073.
101 MALADIE ET INVALIDITÉ
1011 Maladie (SI)
- Protection sociale fournie sous forme de prestations en espèces ou en nature qui
permet de compenser en totalité ou en partie la perte de revenus liée à une inapti-
tude temporaire au travail pour cause de maladie ou par suite d’un accident.
- Administration et fonctionnement des régimes de prestations de maladie et appui à
ces régimes.
- Prestations en espèces, telles que les indemnités de maladie forfaitaires ou propor-
tionnelles aux revenus, les versements divers auxquels peuvent prétendre les per-
sonnes attestant d’une inaptitude temporaire au travail pour cause de maladie ou par
suite d’un accident.
- Prestations en nature, comme l’assistance fournie aux personnes reconnues tem-
porairement inaptes au travail pour cause de maladie ou par suite d’un accident qui
éprouvent des difficultés à accomplir les tâches de la vie quotidienne (aide à domi-
cile, moyens de transport, etc.).
1012 Invalidité (SI)
- Protection sociale fournie sous forme de prestations en espèces ou en nature aux
personnes qui sont totalement ou partiellement incapables d’exercer une activité
économique ou de mener une vie normale en raison d’une infirmité physique ou
mentale soit permanente, soit susceptible de durer au-delà d’un délai réglementaire.
- Administration et fonctionnement des régimes de prestations d’invalidité et appui à
ces régimes.

224
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Prestations en espèces, telles que les pensions d’invalidité versées aux personnes
n’ayant pas atteint l’âge légal de la retraite qui souffrent d’une infirmité les rendant
inaptes au travail, les pensions de retraite anticipée versées aux travailleurs âgés qui
cessent de travailler avant l’âge légal de la retraite en raison d’une capacité de travail
réduite, les allocations pour soins, les allocations
versées aux personnes handicapées effectuant un travail adapté à leur infirmité ou
suivant une formation professionnelle, les autres versements périodiques ou forfaitai-
res au profit de personnes invalides aux fins de la protection sociale.
- Prestations en nature, comme le logement et dans certains cas les repas fournis
aux handicapés dans des institutions adaptées, l’aide apportée aux handicapés pour
leur permettre d’accomplir les tâches de la vie quotidienne (aide à domicile, moyens
de transport), les allocations versées aux personnes qui prennent soin d’un handica-
pé, la formation professionnelle ou autre visant à faciliter la réadaptation profession-
nelle et sociale des handicapés, les services et biens divers fournis aux handicapés
pour leur permettre de prendre part à des activités récréatives et culturelles, de
voyager ou mieux s’intégrer à la vie sociale.
Sont exclues : prestations en espèces et en nature versées aux handicapés qui ont
atteint l’âge légal de la retraite (1020).
102 VIEILLESSE
1020 Vieillesse (SI)
- Protection sociale fournie sous forme de prestations en espèces et en nature contre
les risques liés à la vieillesse (perte de revenus, revenus insuffisants, perte de
l’autonomie dans les tâches de la vie quotidienne, participation réduite à la vie so-
ciale et communautaire).
- Administration et fonctionnement des régimes de prestations vieillesse et appui à
ces régimes.
- Prestations en espèces, comme les pensions de vieillesse versées aux personnes
qui ont atteint l’âge légal de la retraite, les pensions de vieillesse anticipées versées
aux travailleurs âgés qui prennent leur retraite avant l’âge légal, les pensions de re-
traite partielles versées soit avant soit après l’âge légal de la retraite aux travailleurs
âgés qui continuent de travailler mais réduisent leur horaire de travail, les allocations
pour soins, les autres prestations périodiques ou forfaitaires versées aux travailleurs
au moment du départ à la retraite ou aux personnes âgées.
- Prestations en nature, comme le logement ou les repas fournis dans des établis-
sements adaptés aux personnes âgées qui vivent dans des institutions spécialisées
ou qui sont accueillies par des familles, l’aide apportée aux personnes âgées qui
éprouvent des difficultés à accomplir les tâches de la vie quotidienne (aide à domi-
cile, moyens de transport, etc.), les allocations versées aux personnes qui prennent
soin d’une personne âgée, les services et biens divers fournis aux personnes âgées
pour leur permettre de prendre part à des activités récréatives et culturelles, de
voyager ou de mieux s’intégrer à la vie sociale.
Sont inclus : régimes de pension du personnel militaire et des fonctionnaires.
Sont exclues : pensions de retraite anticipée versées aux travailleurs âgés qui pren-
nent leur retraite avant d’avoir atteint l’âge légal en raison d’un handicap (1012) ou
parce qu’ils sont au chômage (1050).
103 SURVIVANTS
1030 Survivants (SI)
- Protection sociale fournie sous forme de prestations en espèces et en nature aux
survivants d’un défunt (tels que le conjoint, l’ex-conjoint, les enfants, les petits-
enfants, les parents ou d’autres membres de la famille).

225
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
- Administration et fonctionnement des régimes de prestations au bénéfice des survi-
vants et appui à ces régimes.
- Prestations en espèces, comme les pensions de réversion, le capital-décès, les
autres prestations périodiques ou forfaitaires versées aux survivants.
- Prestations en nature, comme les allocations pour frais d’obsèques, les services et
biens divers fournis aux survivants pour leur permettre de mieux s’intégrer à la vie
sociale.
104 FAMILLE ET ENFANTS
1040 Famille et enfants (SI)
- Protection sociale fournie sous forme de prestations en espèces et en nature aux
ménages ayant des enfants à charge.
- Administration et fonctionnement des régimes de prestations familiales et appui à
ces régimes.
- Prestations en espèces, comme les allocations de maternité, les primes à la nais-
sance, les prestations de congé parental, les allocations familiales ou les indemnités
pour enfants à charge, les autres prestations périodiques ou forfaitaires visant à ap-
porter un soutien financier aux ménages et à les aider à assumer des dépenses liées
à des situations particulières (par exemple, cas des familles monoparentales ou des
familles ayant des enfants handicapés).
- Prestations en nature, telles que gîte et couvert fournis à des enfants d’âge présco-
laire durant la journée, assistance financière pour aider à couvrir les coûts de garde
d’enfants durant la journée, gîte et couvert fournis à titre permanent à des enfants ou
à des ménages (orphelinats, familles d’accueil, etc.), biens et services fournis à do-
micile à l’intention d’enfants ou de personnes chargées de leur garde, ou biens et
services divers fournis à des ménages, des jeunes ou des enfants (centres de va-
cances ou de loisirs).
Sont exclus : services de planification de la famille (0740).
105 CHÔMAGE
1050 Chômage (SI)
- Protection sociale fournie sous forme de prestations en espèces et de prestations
en nature aux personnes qui sont aptes au travail et qui cherchent un emploi mais
n’en trouvent pas qui leur convienne.
- Administration et fonctionnement des régimes de prestations chômage et appui à
ces régimes.
- Prestations en espèces, comme les indemnités de chômage total ou partiel, les
pensions de retraite anticipée versées aux travailleurs qui cessent leur activité avant
l’âge légal de la retraite parce qu’ils sont au chômage ou ont fait l’objet d’un licen-
ciement économique, les allocations versées à certaines catégories de main-d’œuvre
qui suivent des stages de formation visant à accroître leurs chances de trouver un
emploi, les primes de licenciement, les autres prestations périodiques ou forfaitaires
à l’intention des chômeurs, en particulier des chômeurs de longue durée.
- Prestations en nature, comme les primes de mobilité et de réinstallation, la forma-
tion professionnelle destinée aux personnes sans emploi ou le recyclage offert aux
personnes qui risquent de perdre leur emploi, le logement, l’aide alimentaire ou les
vêtements fournis aux chômeurs et à leurs familles.
Sont exclus : programmes ou régimes généraux visant à accroître la mobilité de la
main-d’œuvre, à réduire le taux de chômage ou à promouvoir l’emploi des groupes
défavorisés ou d’autres groupes se caractérisant par un taux de chômage élevé
(0412); prestations en espèces et en nature versées aux chômeurs qui atteignent
l’âge légal de la retraite (1020).

226
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
106 LOGEMENT
1060 Logement (SI)
- Protection sociale fournie sous forme de prestations en nature pour aider les mé-
nages à assumer le coût du logement (prestations soumises à une condition de res-
sources).
- Administration et fonctionnement des régimes de prestations logement et appui à
ces régimes.
- Prestations en nature, comme celles versées temporairement ou à plus long terme
pour aider les locataires à payer leur loyer, les versements visant à alléger les frais
de logement courants des propriétaires occupants (en les aidant à rembourser le prêt
hypothécaire ou les intérêts), la fourniture d’habitations à loyer modéré ou de loge-
ments sociaux.
107 EXCLUSION SOCIALE N.C.A.
1070 Exclusion sociale n.c.a. (SI)
- Protection sociale fournie sous forme de prestations en espèces et en nature aux
exclus ou aux personnes menacées d’exclusion sociale (comme les indigents, les
personnes à faible revenu, les immigrants, les populations allogènes, les réfugiés,
les alcooliques et les toxicomanes, les victimes d’agression, etc.).
- Administration et fonctionnement de ces régimes de protection sociale.
- Prestations en espèces, telles que les garanties de ressources et autres paiements
en espèces versés aux indigents et autres groupes vulnérables pour combattre la
pauvreté ou aider les personnes en difficulté.
- Prestations en nature comme la fourniture d’un hébergement et de repas aux indi-
gents et aux personnes vulnérables à court ou à long terme, la réadaptation des al-
cooliques et des toxicomanes, les services et les biens destinés à venir en aide aux
personnes vulnérables (services d’aide sociale et psychologique, foyers d’accueil de
jour, aide pour les tâches de la vie quotidienne, aide alimentaire, dons de vêtements,
de combustible, etc.).
108 R–D DANS LE DOMAINE DE LA PROTECTION SOCIALE
La recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimen-
tal sont définis dans les classes 014 et 015.
1080 R–D dans le domaine de la protection sociale (SC)
- Administration et fonctionnement des organismes publics qui effectuent des travaux
de recherche appliquée et de développement expérimental dans le domaine de la
protection sociale.
- Bourses, prêts et subventions destinés à financer les travaux de recherche appli-
quée et de développement expérimental menés dans le domaine de la protection
sociale par des organismes ne relevant pas des administrations publiques (instituts
de recherche et universités, etc.).
Est exclue : recherche fondamentale (0140).
109 PROTECTION SOCIALE N.C.A.
1090 Protection sociale n.c.a. (SC)
- Administration et fonctionnement des activités telles que la formulation,
l’administration, la coordination et le contrôle des politiques, plans, programmes et
budgets généraux de protection sociale; l’élaboration et la mise en application de lois
et de normes relatives à la fourniture de services de protection sociale; la production
et la diffusion d’informations générales, de documentation
technique et de statistiques sur la protection sociale, et appui à ces activités.
Sont inclus : services de protection sociale sous forme de prestations en espèces et
de prestations en nature aux victimes d’incendies, d’inondations, de tremblements de

227
Abrégée d’analyse des budgets à Madagascar
ANNEXES
terre et autres catastrophes en temps de paix; achat et stockage de produits alimen-
taires, de vêtements et autres articles de secours d’urgence en cas de catastrophe
en temps de paix; tous les autres services de protection sociale qui ne peuvent être
classés sous 101, 102, 103, 104, 105, 106, 107 ni 108.

228
Cellule de Synthèse Budgétaire 1/10 31/12/2002

NOTE METHODOLOGIQUE DE PREPARATION BUDGETAIRE


Préparation dépenses de solde, fonctionnement et investissement
--------------
Introduction :
A part la conception de la prévision des dépenses de fonctionnement, qui relève de sa
compétence, la Direction du Budget, joue uniquement le rôle de coordinateur dans la confection
du budget. Il appartient à chacun des services concernés de concevoir les parties qui leurs
reviennent (investissement, recettes, etc..).
Traditionnellement, le budget malgache a toujours été confectionné à partir de l’enveloppe de
dépenses que les autorités chargées du cadrage macro-économique communiquent, après la
diffusion de la circulaire de préparation budgétaire, aux directions chargées de la programmation
des ministères et institutions via la Direction du Budget et la Direction des Investissements
Publics.
Généralement, la détermination de cette enveloppe est très tardive si l’on considère le temps
imparti à la confection du budget (mois de juin au plus tôt). En conséquence, les travaux
d’analyse préalables à l’allocation budgétaire se trouvent insuffisants, malgré les informations
contenues dans les fiches de programmations, et amènent aux constats suivants :
• Les crédits budgétaires alloués sont presque toujours de simple reconduction avec une
distribution égalitaire entre tous les ministères et institutions ;
• Les enveloppes sont toujours jugées par les organismes dépensiers comme insuffisantes et mal
reparties pour faire face aux programmes qu’ils entendent mener ;
• L’évaluation des enveloppes des organismes déconcentrés sont presque toujours très en deçà
des réalités régionales et locales, voire même inadéquation des natures de dépenses inscrites
(exemple, des dépenses d’électricité pour des localités qui n’ont même pas de branchement
électrique) ;
• Etc..

Objectifs :
• Inclure la prévision des recettes et des intérêts de la dette dans le contrôle d'ensemble des
éléments du budget. Ainsi la Direction du Budget (DB) pourra évaluer (cadrage) à l'avance les
allocations budgétaires à octroyer aux Organismes Dépensiers (OD - ministères et institutions)
- Mois de Mai de l'année n-1.
• Rendre le processus de programmation plus cohérent en faisant remonter les besoins de crédits
budgétaires des entités de base (gestionnaires) et à partir des directives des autorités centrales.
• Faire intervenir les OD dans la préparation budgétaire de façon à ce que la décision
d'allocation budgétaire soit le fruit d'une concertation suivie et permanente entre :
la Direction de Programmation Centrale (DPC) des OD et leurs gestionnaires.
la Direction du Budget et les DPC.
Cellule de Synthèse Budgétaire 2/10 31/12/2002

les Bailleurs de Fonds et les autorités budgétaires malgaches incluant la DB et les DPC des
OD.
Principes :
• Préparer la programmation du budget de l'année n dès le 1er janvier de l'année n-1, suivant le
calendrier ci-après :
Taches Début Fin Acteurs
Préparation du budget de 01/01/n-1 mi-mars n-1 DB, DPC et gestionnaires
reconduction
Conférences budgétaires de mi-mars n-1 10/04/n-1 DB, DPC et éventuellement les
reconduction gestionnaires
Préparation du projet de loi de 11/04/n-1 mi-juillet n-1 DB, DPC et gestionnaires
finances (PLF)
Conférences d’élaboration du mi-juillet n-1 10/08/n-1 DB, DPC et éventuellement les
budget gestionnaires
Finalisation du PLF avant revue, et 11/08/n-1 10/10/n-1 DB et DPC
préparation de la revue des
dépenses publiques
Revue des dépenses publiques et 11/10/n-1 30/10/n-1 Bailleurs de Fonds et Autorités
conférences finales (Education et malgaches (DB, DPC, etc..)
Santé, etc..)
Dépôt PLF à l’Assemblée 1/11/n-1 Assemblée Nationale et
Nationale Gouvernement
• Prendre les décisions d'allocation de crédits au niveau :
intra-ministériel : entre les gestionnaires et la DPC. Pour cela, les tableaux numérotés
« N2-1 », « N3-1 », « N4-1 », « N5-1 » et « N6-1 » par section budgétaire en annexe à
cette note serviront de base pour leurs programmations internes. Remarquons que la
ventilation par section est la forme du budget voté (par chapitre) et du budget d’exécution
(par chapitre et article).
inter-ministériels : les tableaux d'ensemble numérotés « N2-2 », « N3-2 », « N4-2 »,
« N5-2 » et « N6-2 », accompagnés de toutes les sections budgétaires les composant
serviront de base de discussion entre la DB et les DPC. Les arbitrages se feront au niveau
du premier tableau ou ceux des sections portant des masses significatives qui traduisent les
grands axes des programmes des OD. Dans le cas ou ces dernières ne peuvent pas être pris
en compte de part la disparité des enveloppes (masse déconcentrée), la DPC notifiera la
DB par la suite des augmentations ou diminutions d'enveloppe par section concernée et
décidée entre les deux parties.
Entre les bailleurs et la partie malgache : Un PLF en entier servira de base de discussion
entre ces deux entités, en cas de modification, les Directeurs Centraux défendront avec la
DB des propositions d'économies ou des allocations supplémentaires décidées avec les
bailleurs.
Cellule de Synthèse Budgétaire 3/10 31/12/2002

• Présenter tous les dossiers à soumettre aux conférences budgétaires avec une note de
présentation.
1. PREPARATION DU BUDGET DE RECONDUCTION

1.1. Analyser la consommation des crédits de l'année précédente


Les tableaux d’analyse de consommations de crédits (de l’année n-2 et n-1) se présentent comme
suit :
[Indication de niveau : consolidation au niveau OD ou par section]
Tableau d’analyse de la consommation de crédits par chapitre ou par chapitre et article
Crédits Ouverts Crédits modifiés Engagement Liquidation Ordonnancemen Paiement
t
(CO) (CM) (ENG) (LIQ) (PAY)
(ORD)

1 2 3 4 5

1. (CM)-(CO) : cet indicateur informe sur la tendance de la structure de dépenses qu’il faudra
tenir en compte pour l’évaluation du budget de reconduction de l’année n ;
-+2. (CM)-(ENG) : consommation de crédits, indicateur de performance des
gestionnaires ou Ministère. Dans le cas éventuel d'une consommation très basse, l'analyse
des causes de cette performance doit être réalisée pour décider d’une diminution du crédit
dans le budget de reconduction ou d’un renforcement de la structure de gestion de crédit ;
3. (ENG) - (LIQ) : existence de dossiers à « liquider » au niveau des gestionnaires ;
4. (LIQ) - (ORD) : existence de dossiers à « ordonnancer » au niveau des ordonnateurs ;
5. (ORD) - (PAY) : indicateur du trésor pour les restes à payer.
Dans le cadre légal de l’exécution budgétaire, les dépenses engagées non ordonnancées (3 et 4),
doivent être régularisées avant toute consommation de crédits de l’année en cours. La Direction
Générale du Contrôle des Dépenses Engagées tiendra compte de ces deux indicateurs pendant les
opérations d’engagement.
En collaboration avec les DPC, la DB confectionnera les budgets de reconduction et tiendra
compte des résultats de cette analyse, ministère par ministère.
NB : pour ce faire, la Direction du Budget doit être en possession des fiches de centralisation
comptable de tous les ministères et institutions. Une fiche récapitulative par OD et par chapitre
et article et les fiches de toutes les sections budgétaires ouvertes aussi par chapitre et article.
Chaque gestionnaire et Ministère ont leurs programmes propres qui peuvent être différents de
l'analyse de la Direction du Budget, mais le point qui est indiscutable est la régularisation
immédiate des arriérés dans le budget en cours.
Cellule de Synthèse Budgétaire 4/10 31/12/2002

1.2. Etablir le budget de reconduction


Recette :
La reconduction traduit les prévisions de recettes percevables à assiette inchangée et/ou à
législation fiscale constantes (c’est le cas par exemple, d’un taux applicable à la nature de recette
qui ne varie pas d’un exercice budgétaire à l’autre).
Il importe de noter que reconduction ne signifie pas égalité stricte des recettes d’une année à
l’autre. Ainsi, le montant des recettes provenant de la vente des tickets de parking (dont le taux est
de 1000 FMG par voiture et est resté inchangé) de l’ADEMA à Ivato peut varier à la hausse
comme à la baisse par rapport à la prévision de l’année précédente en fonction de l’évolution du
trafic aérien et donc du nombre de véhicules qui stationnent dans le parking.
Dépense :
Intérêts de la dette – Nature 1 du Budget général :
Les prévisions de dépenses traduisent les échéances de remboursements des intérêts sans
aménagements et après avoir honoré les intérêts échus.
Dépenses de fonctionnement solde – Nature 2 du Budget général :
Ici la reconduction se traduit :
- par le non changement des effectifs budgétaires et/ou l’invariabilité des salaires d’une année à
l’autre.
- par l’extension en année pleine des dépenses de personnel résultant notamment du recrutement
d’agents ou de relèvement des salaires en cours d’année
Dépenses de fonctionnement – hors solde – Nature 3 du Budget général :
Ici la reconduction se traduit par :
- un redéploiement interne des crédits.
- l’extension en année pleine de certaines dépenses. C’est ainsi que si un ministère a loué un
bâtiment à un prix mensuel de 2.000.000 FMG le 1er Mars N-1 et 20.000.000 FMG l’année N-
1. L’année N, la dépense sera 24.000.000FMG. Ainsi le maintien des moyens du service au
niveau de l’année précédente se traduira par une augmentation de la dépense (+ 4.000.000).
Dépenses de fonctionnement exceptionnel – Nature 4 du Budget général :
Pas de reconduction.
Dépenses de fonctionnement structurel – Nature 5 du Budget général :
Reconduction par rapport au plan de restructuration.
Dépenses d’investissement – Nature 6 du Budget général :
La reconduction se traduira par :
- les crédits de paiement nécessaire à la poursuite des opérations d’investissement ayant fait
l’objet d’autorisation de programme dans les budgets antérieurs. Ces crédits de paiement devront
être dans toute la mesure du possible égaux aux montants figurant sur les échéanciers
accompagnant les autorisations de programme adoptée dans les lois de finances antérieures.
- le transfert impératif des dépenses de fonctionnement (entretien, salaire, etc…) imputées de
façon abusive sur les crédits de paiement des projets vers les dépenses de fonctionnement (classe 6
Cellule de Synthèse Budgétaire 5/10 31/12/2002

du PCOP). Il est extrêmement important de distinguer les crédits de fonctionnement liés au projet
qui font partie intégrante des coûts de ce projet, et qui sont gérés par un bureau ou service d’un
ministère.
Les projets pour lesquels la date de clôture est intervenue en cours d’exercice budgétaire suivant
qu’aux conditions suivantes :
- existence d’un avenant à la Convention
- existence d’engagement non liquidé (montant à préciser)
- le cumul des ordonnancements ne doit pas être supérieur à celui des engagements (n’excédant
pas l’Autorisation de programme relative au projet).
Par, ailleurs, pour certains projets :
• leur reconduction devra faire l’objet de discussion entre le Ministère chargé des Finances
et du Budget et le Ministère intéressé.
• Le paiement du reliquat éventuel devra se faire à partir de la Dotation pour provision.

NB :
Un projet ‘d’investissement inscrit dans le PIP est toujours doté d’une autorisation de programme
qui est selon la loi 63.015 « la limite supérieure du crédit qui peut être engagé pour l’exécution
d’un investissement ».

Une autorisation de programme correspond à un crédit d’engagement que l’on distingue du crédit
de paiement qui est selon la loi 63.015 « la limite supérieure de dépenses pouvant être
ordonnancées pendant l’année pour la couverture des engagements contractés dans le cadre des
autorisations de programme correspondantes ».

L’autorisation de programme d’un projet est reparti entre les composantes de ce paragraphe : par
exemple, assistance technique(2013), bâtiments scolaires(2132), etc.. ;

Il est important d’avoir constamment présent à l’esprit qu’un mandatement ne peut se faire sans
l’existence d’un crédit de paiement disponible.

Mesures Nouvelles
Recette :
Les mesures nouvelles traduisent les prévisions de recette issue du changement de « l’assiette » ou
du « taux applicable à la nature de recette ».
Dépense :
Intérêts de la dette – Nature 1 du Budget général :
Les prévisions de dépenses traduisent les échéances de remboursement des intérêts avec
aménagements ou après d’autres conditionnalités non prévues dans les contrats antécédents.
Dépenses de fonctionnement solde – Nature 2 du Budget général :
Les mesures vraiment nouvelles se traduiront par des prévisions de dépenses qui tiennent compte
des modifications des salaires et/ou du nombre de postes budgétaires.
Dépenses de fonctionnement – hors solde – Nature 3 du Budget général :
Cellule de Synthèse Budgétaire 6/10 31/12/2002

Les mesures nouvelles concerneront notamment la prise en compte des coûts récurrents entraînés
par la mise en service de nouveaux investissements.
Pour les autres mesures novelles, les justifications fournies devront être suffisamment précises
pour permettre une appréciation tant des motifs que du montant de la demande.
Dépenses de fonctionnement exceptionnel – Nature 4 du Budget général :
Les justifications fournies devront être suffisamment précises pour permettre une appréciation tant
des motifs que du montant de la demande.
Dépenses de fonctionnement structurel – Nature 5 du Budget général :
Les propositions de mesures nouvelles devront s’inscrire dans le cadre d’un réexamen exhaustif
des dépenses d’interventions qui seront appréciées notamment en fonction de la politique de
désengagement de l’Etat, des nécessités de la rigueur, de l’efficacité des actions soutenues, des
conséquences de l’interruption ou de la réduction des aides et des possibilités de recours à des
solutions alternatives.
Dépenses d’investissement – Nature 6 du Budget général :
- Nouvelle convention de financement
- Décision en Conseil des Ministres pour les projets autonomes.
Les projets à présenter au PIP (ancien ou nouveau) doivent être conformes aux directives
mentionnées dans la « NOTE DE PREPARATION DU PIP ».
- Budgets Annexes et Comptes particuliers du trésor
Les prévisions de recettes pourront se faire en fonction des réalisations des trois dernières années.
Le respect de l’équilibre strict entre les prévisions de recettes et de dépenses est exigé et
éventuellement avec autorisation de découvert pour les comptes de commerce. Lesdites opérations
devront se faire sur la base du nouveau Plan Comptable des Opérations Publiques au même titre
que le budget général.
- Budget des fonds de contre-valeur
La prévision et le suivi des opérations pour le Budget 2002 se fera en collaboration entre la
Direction Générale du Trésor et la Direction Générale de la Programmation Budgétaire et des
Dépenses suite à l’adoption du PCOP.

1.3.1 Budget de fonctionnement (nature 3)

• Cas d’un budget de reconduction en augmentation : il est vérifié si un programme initié en n-1
et antérieures continue en année n ;

• Cas d’un budget de reconduction sans changement : toutes les dépenses traduisent déjà en n-1
et antérieures le minimum de fonctionnement du service concerné. Si ces dépenses sont liées à
un programme de renforcement qui a atteint ses objectifs annoncés, alors les dépenses
afférentes restent dans le budget de reconduction. Exemple : si en année n, le recrutement des
1000 instituteurs, de l’exemple précité pour l’éducation nationale s’arrête, alors
l’augmentation de la masse salariale n’a plus de raison d’être en n ;
Cellule de Synthèse Budgétaire 7/10 31/12/2002

• Cas d’un budget de reconduction en diminution : les dépenses à caractère exceptionnel de


l’année n-1 tombent en année n.
1.3.2. Investissement

Parmi les anciens projets, ceux qui arrivent à leurs termes vont être déduits du budget de l'année
n-1. L'évaluation des Crédits de Paiement (CP) maximum pour les projets en continuation servira
de base du budget de reconduction.

• Cas d’un budget de reconduction en augmentation : il est vérifié si le projet arrive à sa phase
de croisière, c’est-à-dire que les travaux vont effectivement se réaliser en année n (après la
phase étude de l’année n-1).

• Cas d’un budget de reconduction sans changement : ce cas ne doit pas existé normalement si
on suit la courbe normale de la vie d’un projet.

• Cas d’un budget de reconduction en diminution : il est vérifié dans le cas d’un projet qui
entame ou atteint sa phase terminale.

1.3.3. Solde

Les départs à la retraite ou affectation dans une autre section constituent la déduction de la masse
du budget n-1. Comme la programmation est effectuée au niveau de la DGFPE, les ministères et
institutions sont appelés à fournir les informations demandées par cette direction au responsable
du budget solde de la cellule de synthèse budgétaire.

• Cas d’un budget de reconduction en augmentation : il est vérifié si l’effectif du service ou


ministère considéré ne change pas, seules les dépenses générées par le glissement catégoriel
viennent s’y ajouter.

• Cas d’un budget de reconduction sans changement : théoriquement ce cas ne peut pas se
présenter.

• Cas d’un budget de reconduction en diminution : c’est le cas le plus courant du fait des départs
(retraites, affectation, décès, etc..).
Cellule de Synthèse Budgétaire 8/10 31/12/2002

2. PREPARATION DU BUDGET N
Sur la base des budgets de reconduction arrêtés au mois de mars n-1, la DB enverra en mai n-1 la
circulaire de préparation du budget n. Cette circulaire indiquera :

• L'enveloppe budgétaire (toujours en franc constant de l’année n-1) à affecter aux dépenses
d'un Ministère donné sur la base des recettes probables pour l’année n ;

• Le budget de reconduction préparé en mars ;

• La prévision de réalisation du budget n-1 afin de pouvoir réajuster les budgets de reconduction
en fonction de cette prévision (même analyse que pour la réalisation du Budget n-2) ;

• Eventuellement la prévision du taux d’inflation, dont l’utilisation sera précisée dans la


circulaire du mois de mai.

2.1. Programmation des mesures nouvelles

Sur la base des informations contenues dans la circulaire, chaque DPC programmera les mesures
nouvelles avec ses gestionnaires rattachées.

Les mesures nouvelles qui seront financer par le reliquat (enveloppe budgétaire - enveloppe de
reconduction) sont des nouveaux programmes, projets ou recrutements que les OD projettent de
réaliser en année n.

Pour ce faire, les documents programmes des OD serviront de base à la programmation des
mesures nouvelles : Programme de Dépenses Publiques, Rapports d’activités, Plan Directeur, etc..
Dans ce sens, la Direction du budget doit aussi détenir ces documents programmes pour orienter,
pour son compte, la programmation des mesures nouvelles. Une étroite collaboration entre la DB
et DPC est tacitement de rigueur pendant cette phase.

2.2 Les économies

La fixation des chiffres à inscrire dans cette colonne permettra à la DB, la DPC ou les
gestionnaires de débattre sur les niveaux d’économies (ou allocations supplémentaires) à prendre
en compte face aux contraintes ou corrections imposées, soit par l’insuffisance des recettes, soit
par des questions d’ordre technique qui traduisent l’adéquation des dépenses à la politique
générale du Gouvernement.

3. CONFERENCES BUDGETAIRES D'ELABORATION DU BUDGET


Des confrontations de chiffres entre la DB et les DPC, les deux entités arrêteront les enveloppes
définitives pour le budget de l'année n. En cas de désaccord, le procès verbal de la conférence sera
rédigé en ce sens et soumis, pour arbitrage, au niveau du Gouvernement.
C’est dans cette partie que les mesures d’économies proposées par les deux parties serviront pour
arrêter l’enveloppe finale.
Cellule de Synthèse Budgétaire 9/10 31/12/2002

4. REVUE DES DEPENSES PUBLIQUES EDUCATION ET SANTE


Au même titre que les prévisions de recettes et de dépenses du mois de mai de l'année n-1, les
bailleurs de fonds affineront ces prévisions au mois d'octobre avec les techniciens malgaches.
Des revues sectorielles sont organisées en même temps avec les bailleurs (pour voir la situation
d'un secteur donné : exécution financière, exécution physique, diagnostic sur la gestion
budgétaire, la réalité des dépenses effectuées et à programmer, etc..) afin de recentrer les
programmes, projets ou mesures de recrutement (ou affectation) de ressources humaines aux
engagements du gouvernement décrits dans le DCPE.
Des économies ou dotations supplémentaires (chiffre positif dans la colonne économie) pourront
être décidées, en conférence budgétaire entre les bailleurs et la partie malgache (DB et DPC), afin
d'arrêter l'enveloppe finale du projet de loi de finances à présenter à l'Assemblée Nationale.
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


0CENTRAL
00 CENTRAL
000 CENTRAL
00000 CENTRAL
1ANTANANARIVO
11 ANALAMANGA
101 ANTANANARIVO RENIVOHITRA
10101 ANTANANARIVO RENIVOHITRA C.U
102 ANTANANARIVO ATSIMONDRANO
10201 AMBALAVAO
10202 AMBATOFAHAVALO
10203 AMBOHIDRAPETO
10204 AMBOHIJANAKA
10205 AMPITATAFIKA
10206 ANDOHARANOFOTSY
10207 ANDRANONAHOATRA
10208 ANDROHIBE
10209 ANKARAOBATO
10210 ANTANETIKELY
10211 BEMASOANDRO
10212 BONGATSARA
10213 FENOARIVO
10214 ITAOSY
10215 SOALANDY
10216 TANJOMBATO-ANDAFIATSIMO
10217 TSIAFAHY
10218 ALATSINAINY AMBAZAHA
10219 AMPAHITROSY
10220 AMPANEFY
10221 ANKADIMANGA
10222 FIOMBONANA
10223 AMBAVAHADITOKANA
10224 ANOSIZATO-ANDREFANA
10225 SOAVINA
10226 ALAKAMISY - FENOARIVO
103 ANTANANARIVO AVARADRANO
10301 ALASORA
10302 AMBOHIMALAZA- MIRAY
10303 AMBOHIMANAMBOLA
10304 AMBOHIMANGA- ROVA
10305 AMBOHIMANGAKELY
10306 ANJEVA GARA
10307 ANKADIKELY
10308 ANKADINANDRIANA
10309 FIEFERANA
10310 MASINDRAY
10311 SABOTSY- NAMEHANA
10312 TALATA- VOLONONDRY
105 AMBOHIDRATRIMO
10501 AMBATO
10502 AMBATOLAMPY
10503 AMBOHIDRATRIMO
10504 AMBOHIMANJAKA
10505 AMBOHIPIHAONANA
10506 AMBOHITRIMANJAKA
10507 AMPANGABE
10508 AMPANOTOKANA
10509 ANJANADORIA
10510 ANOSIALA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


10511 ANTANETIBE
10512 ANTEHIROKA
10513 ANTSAHAFILO
10514 AVARATSENA
10515 FIADANANA
10516 IARINARIVO
10517 IMERIMANDROSO
10518 IVATO AEROPORT
10519 IVATO FIRAISANA
10520 MAHABO
10521 MAHEREZA
10522 MAHITSY
10523 MANANJARA
10524 MANJAKAVARADRANO
10525 TALATAMATY
106 ANDRAMASINA
10601 ALAROBIA-VATOSOLA
10602 ALATSINAINY-BAKARO
10603 AMBOHIMIADANA
10604 ANDOHARIANA
10605 ANDRAMASINA
10606 ANOSIBE-TSIMILOHARANO
10607 FITSINJOVANA- BAKARO
10608 MANDROSOA
10609 SABOTSY
10610 SABOTSY-MANJAKAVAHOAKA
10611 TANKAFATRA
10612 ANTOTOHAZO
107 ANJOZOROBE
10701 ALAKAMISY
10702 AMBATOMANOINA
10703 AMBOASARY
10704 AMBOHIBARY
10705 AMBONGAMARINA
10706 ANALAROA
10707 ANJOZOROBE
10708 ANTANETIBE
10709 BERONONO
10710 BETATAO
10711 MANGAMILA
10712 MAROTSIPOY
10713 TSARASAOTRA -ANDONA
10714 AMPARATANJONA
10715 AMBOHIMANARINA MAROVAZAHA
10716 ANDROVAKELY
10717 BELANITRA
10718 AMBOHIMIRARY
108 ANKAZOBE
10801 AMBOHITROMBY
10802 AMBOLOTARAKELY
10803 ANKAZOBE
10804 ANTAKAVANA
10805 ANTOTOHAZO
10806 FIADANANA
10807 FIHAONANA
10808 KIANGARA
10809 MAHAVELONA
10810 MIANTSO
10811 TALATA-ANGAVO
10812 TSARAMANDROSO
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


10813 MARONDRY
10814 ANDRANOMIADY
116 MANJAKANDRIANA
11601 ALAROBIA
11602 AMBANITSENA
11603 AMBATOLAONA
11604 AMBATOMANGA
11605 AMBATOMENA
11606 AMBOHIBARY
11607 AMBOHITRANDRIAMANITRA
11608 AMBOHITROLOMAHITSY
11609 AMBOHITRONY
11610 AMBOHITSEHENO
11611 ANJEPY
11612 ANKAZONDANDY
11613 ANTSAHALALINA
11614 BETOHO
11615 MANJAKANDRIANA
11616 MANTASOA
11617 MERIKANJAKA
11618 MIADANANDRIANA
11619 NANDIHIZANA
11620 RANOVAO
11621 SADABE
11622 SAMBAINA
11623 SOAVINANDRIANA
11624 AMPANEVA
11625 AMBOHIBAO NORD
11626 AVARATSENA
12 BONGOLAVA
115 FENOARIVO AFOVOANY
11501 AMBATOMAINTY-SUD
11502 AMBOHITROMBY
11503 FENOARIVO-AFOVOANY
11504 FIRAVAHANA
11505 KIRANOMENA
11506 MORARANO- MAROTAMPONA
11507 TSINJOARIVO
119 TSIROANOMANDIDY
11901 AMBALANIRANA
11902 AMBARARATABE (BEMAMAHATAZANA-SOANAFINDRA
11903 AMBATOLAMPY
11904 ANDROTRA-ANOSY
11905 ANKADINONDRY SAKAY
11906 ANKERANA AVARATRA
11907 BELOBAKA
11908 BEMAHATAZANA
11909 BEVATO
11910 FIERENANA
11911 MAHASOLO
11912 MAHASOLO-MAROHARONA
11913 MIANDRARIVO
11914 SOANIERANA
11915 TSINJOARIVO
11916 TSIROA/MANDIDY-FIHAONANA
11917 TSIROA/MANDIDY-RENIVOHITRA
11918 MAROTAMPONA
13 ITASY
112 ARIVONIMAMO
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


11201 ALAKAMISY AMBOHIDEHIBE
11202 AMBATOMANGA MAHATSINJO
11203 AMBATOMIRAHAVAVY
11204 AMBOANANA
11205 AMBOASARY ANTAMBOLO
11206 AMBOHIMANDRY
11207 AMBOHIMASINA
11208 AMBOHIPANDRANO
11209 AMBOHITRAMBO
11210 AMPAHIMANGA
11211 ANTENIMBE
11212 ARIVONIMAMO I
11213 ARIVONIMAMO II
11214 IMERINTSIATOSIKA
11215 MAHATSINJO EST
11216 MANALALONDO
11217 MAROFANGADY
11218 MIANTSOARIVO
11219 MORAFENO
11220 MORARANO
11221 RAMBOLAMASOANDRO AND.
11222 MIANDRANDRA
117 MIARINARIVO
11701 AMBATOMANJAKA
11702 ANALAVORY
11703 ANDOLOFOTSY
11704 ANOSIBE-IFANJA
11705 MANAZARY
11706 MANDIAVATO
11707 MIARINARIVO I
11708 MIARINARIVO II
11709 SAROBARATRA-IFANJA
11710 SOAMAHAMANINA
11711 SOAVIMBAZAHA
11712 ZOMA-BEALOKA
11713 ALATSINAINIKELY
11714 ANTOBY-EST
118 SOAVINANDRIANA
11801 AMBATOASANA-AFOVOANY
11802 AMBEROMANGA
11803 AMBOHIBAHOAKA-ANKISABE
11804 AMPARAKY-SARODRIVOTRA
11805 AMPARY
11806 AMPEFY
11807 ANKARANANA-TIAFANDROSOANA
11808 ANTANETIBE
11809 DONDONA
11810 MAHAVELONA
11811 MANANASY-TSITAKONDAZA
11812 MANDIAVATO-MASINDRAY
11813 SOAVINANDRINA
11814 TAMPONALA
11815 AMPARIBOHITRA
14 VAKINANKARATRA
104 AMBATOLAMPY
10401 ALAROBIA-ANTANAMALAZA
10402 AMBATOLAMPY
10403 AMBATONDRAKALAVAO
10404 AMBODIFARIHY-FENOMANANA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


10405 AMBOHIPIHAONANA
10406 ANDRANOVELONA
10407 ANDRAVOLA/VOHIPENO/AMBOLOTARA
10408 ANDRIAMBILANY
10409 ANTAKASINA
10410 ANTANIMASAKA
10411 ANTSAMPANDRANO
10412 BEHENJY AFOVOANY
10413 BELAMBO-FIRAISANA
10414 MANJAKATOMPO FIRAISANA
10415 MORARANO
10416 SABOTSY-NAMATOANA
10417 TSIAFAJAVONA/ANKARATRA
10418 TSINJOARIVO
109 ANTANIFOTSY
10901 AMBATOLAHY
10902 AMBATOMIADY
10903 AMBATOTSIPIHINA
10904 AMBODIRIANA
10905 AMBOHIMANDROSO
10906 AMBOHITOMPOINA
10907 AMPITATAFIKA
10908 ANDRANOFITO-A/HIMIARAMBE
10909 ANTANIFOTSY
10910 ANTSAHALAVA
10911 ANTSAMPANDRANO
110 ANTSIRABE I
11001 ANTSIRABE I C.U
111 ANTSIRABE II
11101 ALAKAMISY
11102 ALATSINAINY IBITY
11103 AMBANO
11104 AMBATOMENA
11105 AMBOHIBARY
11106 AMBOHIDRANANDRIANA
11107 AMBOHIMIARIVO
11108 AMBOHITSIMANOVA
11109 ANDRANOMANELATRA
11110 ANTANAMBAO
11111 ANTANIMANDRY
11112 ANTSAOTANY
11113 BELAZAO
11114 MANANDONA
11115 MANDROSOHASINA
11116 MANGARANO
11117 SAHANIVOTRY-MANANDONA
11118 SOANINDRARINY
11119 TSARAHONENANA-SAHANIVOTRY
11120 VINANINKARENA
113 BETAFO
11301 ALAKAMISY ANATIVATO
11302 ALAROBIA BEMAHA
11303 AMBATONIKOLAHY
11304 AMBOHIMANAMBOLA
11305 AMBOHIMASINA
11306 ANDREMBESOA
11307 ANJOMA RAMARTINE
11308 ANKAZOMIRIOTRA
11309 ANTSOSO
11310 BETAFO
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


11311 FIDIRANA
11312 INANANTONANA
11313 MAHAIZA
11314 MANDOTO
11315 MANDRITSARA-AMBOHIJATO
11316 SOAVINA
11317 TRITRIVA
11318 VASIANA
11319 ANDRANOMAFANA
11320 MANOHISOA
11321 ALAKAMISY MAROSOSONA
11322 ANOSIARIVO-MANAPA
11323 ANTOHOBE
11324 VINANY
11325 BETSOHANA
11326 ANTANAMBAO-AMBARY
114 FARATSIHO
11401 AMBOHIBORONA
11402 ANDRANOMIADY
11403 ANTSAMPANIMAHAZO
11404 FARATSIHO
11405 MIANDRARIVO
11406 RAMAINADRO
11407 VALABETOKANA
11408 VINANINONY-NORD
11409 VINANINONY-SUD
2ANTSIRANANA
21 DIANA
201 ANTSIRANANA I
20101 DIEGO-SUAREZ
202 ANTSIRANANA II
20201 ANDRAFIABE
20202 ANDRANOFANJAVA
20203 ANDRANOVONDRONINA
20204 ANIVORANO AVARATRA
20205 ANKARONGANA
20206 ANKETRABE
20207 ANTSAHAMPANO
20208 ANTSALAKA
20209 BOBASAKOA
20210 JOFFRE-VILLE
20211 MAHALINA
20212 MAHAVANONA
20213 MANGAOKA
20214 MOSOROLAVA
20215 RAMENA
20216 SADJOAVATO
20217 SAKARAMY
20218 ANTANAMITARINA
20219 AMBONDRONA
20220 BOBAKILANDY
20221 ANTSOHA
203 AMBANJA
20301 AMBALAHONKO
20302 AMBANJA
20303 AMBODIMANGA RAMENA
20304 AMBOHIMARINA
20305 ANKATAFA
20306 ANKINGAMELOKA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


20307 ANOROTSANGANA
20308 ANTAFIAMBOTRY
20309 ANTRANOKARANY
20310 ANTSAKOAMANONDRO
20311 ANTSATSAKA
20312 ANTSIRABE
20313 BEMANEVIKY HAUT SAMBIRANO
20314 BEMANIVIKY OUEST
20315 DJANGOA
20316 MAHERIVARATRA
20317 MAROTOLANA
20318 MAROVATO
20319 AMBOHIMENA
20320 AMBALIHA
20321 BENAVONY
20322 AMBOHITRANDRIANA
20323 MAEVATANANA
204 AMBILOBE
20401 AMBAKIRANO
20402 AMBARAKARAKA
20403 AMBATOBEN'ANJAVY
20404 AMBILOBE
20405 AMBODIBONARA
20406 AMPONDRALAVA
20407 ANABORANO IFASY
20408 ANJIABE-HAUT
20409 ANTSARAVIBE
20410 ANTSOHIMBONDRONA
20411 BERAMANJA
20412 BETSIAKA
20413 MANAMBATO
20414 MANTALY
20415 TANAMBAO MARIVORAHONA
207 NOSY BE
20705 CU NOSY BE
22 SAVA
205 ANDAPA
20501 AMBALAMANASY II
20502 AMBODIANGEZOKA
20503 AMBODIMANGA I
20504 ANDAPA
20505 ANDRAKATA
20506 ANDRANOMENA
20507 ANJIALAVABE
20508 ANKIABE NORD
20509 ANOVIARA
20510 ANTSAHAMENA
20511 BEALAMPONA
20512 BELAOKA-MAROVATO
20513 BETSAKOTSAKO
20514 DOANY
20515 MAROVATO
20516 MATSOHELY
20517 TANANDAVA
20518 BELAOKA LOKOHO
206 ANTALAHA
20601 AMBALABE
20602 AMBINANIFAHO
20603 AMBOHITRALANANA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


20604 AMPAHANA
20605 AMPOHIBE
20606 ANTALAHA
20607 ANTANANAMBO
20608 ANTOMBANA
20609 ANTSAHANORO
20610 ANTSAMBALAHY
20611 LANJARIVO
20612 MAROFINARITRA
20613 VINANIVAO
20614 SARAHANDRANO
20615 ANDAMPY
20616 AMPANAVOANA
208 SAMBAVA
20801 AMBATOAFO (FIR. BEANATSINDRA)
20802 AMBOANGIBE
20803 AMBODIAMPANA
20804 AMBODIVOARA
20805 AMBOHIMALAZA
20806 AMBOHIMITSINJO
20807 ANAMALAHO
20808 ANDRAHANJO
20809 ANDRATAMARINA(FIR. ANTSIRADRANO)
20810 ANJANGOVERATRA
20811 ANJIALAVA
20812 ANJINJAOMBY
20813 ANTINDRA
20814 ANTSAHAVARIBE
20815 ANTSAMBAHARO (FIR. ANDASIBE)
20816 BEMANEVIKA
20817 BEVONOTRA
20818 FARAHALANA
20819 MAROAMBIHY
20820 MAROGAONA
20821 MAROJALA
20822 MORAFENO
20823 NOSIHARINA
20824 SAMBAVA
20825 TANAMBAO-DAOUD
209 VOHIMARINA
20901 AMBALASATRANA
20902 AMBINANIN'ANDRAVORY
20903 AMBORIALA
20904 AMPANEFENA
20905 AMPISIKINANA
20906 AMPONDRA
20907 ANDRAFENKONA
20908 ANDRAVORY
20909 ANTSAHAVARIBE
20910 ANTSIRABE NORD
20911 BELAMBO
20912 BOBAKINDRO
20913 DARAINA
20914 FANAMBANA
20915 MAROMOKOTRA-LOKY
20916 MILANOA
20917 NOSIBE
20918 TSARABARIA
20919 VOHEMAR-CENTRE
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


3FIANARANTSOA
31 HAUTE MATSIATRA
301 FIANARANTSOA I
30101 C.U. FIANARANTSOA I
302 FIANARANTSOA II
30201 ALAKAMISY-AMBOHIMAHA
30202 ALAKAMISY-ITENINA
30203 ALATSINAINY-IALAMARINA
30204 AMBALAKELY
30205 AMBALAMAHASOA
30206 AMBALAMIDERA-II
30207 AMBONDRONA
30208 ANDOHARANOMAITSO
30209 ANDRAINJATO
30210 ANDRANOMIDITRA
30211 ANDRANOVORIVATO
30212 ANDROY
30213 ANJOMA-ITSARA
30214 ANKARINARIVO-MANIRISOA
30215 FANDRANDAVA
30216 FANJAKANA
30217 IAVONOMBY-VOHIBOLA
30218 ISORANA
30219 IVOAMBA
30220 MAHADITRA
30221 MAHASOABE
30222 MAHAZOARIVO
30223 MANEVA
30224 NASANDRATRONY
30225 RANOROAHINA
30226 SAHAMBAVY
30227 SOAINDRANA
30228 SOATANANA
30229 TAINDAMBO
30230 TALATA-AMPANO
30231 VINANITELO
30232 VOHIMARINA
30233 VOHITRAFENO
30234 VOHIBATO-ANDREFANA
30235 ANKAROMALAZA-MIFANASOA
30236 MAHASOABE
30237 IHAZOARA
30238 ANDRAINJATO-EST
30239 ANDRIAMIZAHA
30240 ALATSINAINY-ILALAMARINA
303 AMBALAVAO
30301 AMBALAVAO
30302 AMBINANINDOVOKA
30303 AMBINANIROA
30304 AMBOHIMAHAMASINA
30305 AMBOHIMANDROSO
30306 ANDRAINJATO
30307 ANJOMA
30308 ANKARAMENA
30309 BESOA
30310 FENOARIVO
30311 IARINTSENA
30312 KIRANO-SOAMIFANARAKA
30313 MAHAZONY
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


30314 MANAMISOA
30315 MIARINARIVO
30316 SENDRISOA
30317 VOHITSAOKA
305 AMBOHIMAHASOA
30501 AMBALAKINDRESY
30502 AMBATOSOA
30503 AMBOHIMAHASOA
30504 AMBOHINAMBOARINA
30505 AMPITANA
30506 ANKAFINA
30507 ANKERANA
30508 BEFETA
30509 CAMP ROBIN
30510 FIADANANA
30511 ISAKA
30512 KALALAO
30513 MANANDROY
30514 MORAFENO
30515 SAHAVE
30516 TAMBOHARIVO-SAHATONA
30517 VOHIPOSA
30518 VOHITRARIVO
314 IKALAMAVONY
31401 AMBATOMAINTY
31402 FITAMPITO
31403 IKALAMAVONY
31404 MANGIDY
31405 SAKAY
31406 SOLILA
31407 TANAMARINA
31408 TSITONDROINA
32 ATSIMO-ATSINANANA
307 BEFOTAKA
30701 ANTANINARENINA
30702 ANTONDABE
30703 BEFOTAKA
30704 BEHARENA
30705 MAROVITSIKA
30706 RANOTSARA-ATSIMO
30707 BEKOFAFA - ATSIMO
309 FARAFANGANA
30901 AMBALATANY
30902 AMBALAVATO
30903 AMBOHIGOGO
30904 AMBOHIMANDROSO
30905 AMPOROFORO
30906 ANKARANA-MIRAIHINA
30907 ANOSIVELO
30908 ANOSY
30909 ANTSERANAMBE
30910 BERETRA-BEVOAY
30911 EFATSY-ANANDROZA
30912 ETROTROKA
30913 EVATO
30914 FARAFANGANA
30915 FENOARIVO
30916 IABOHAZO
30917 IHOROMBE
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


30918 IVANDRIKA
30919 MAHABO-MANANIVO
30920 MAHAFASA-AFOVOANY
30921 MAHAVELO
30922 MAHERIRATY
30923 MANAMBOTRA-ATSIMO
30924 MAROVANDRIKA
30925 SAHAMADIO
30926 TANGAINONY
30927 TOVONA
30928 VOHILENGO
30929 VOHIMASY
30930 VOHITROMBY
30931 FENOARIVO
30932 AMBALAVATO-ANTEVATO
30933 NAMOHORA-IABORANO
318 MIDONGY-ATSIMO
31801 ANDRANOLALINA
31802 ANKAZOVELO
31803 IVONDRO (EX. LAVARATY)
31804 MALIORANO
31805 MIDONGY-ATSIMO
31806 SOAKIBANY (EX. LAVARATY)
320 VANGAINDRANO
32001 AMBATOLAVA
32002 AMBONGO
32003 AMPARIHY-ATSINANANA
32004 AMPASIMALEMY
32005 AMPATAKA
32006 ANILOBE
32007 BEKARAOKY
32008 BEVATA
32009 FENOAMBANY
32010 IARA
32011 ISAHARA
32012 KARIMBARY
32013 LOHAFARY
32014 LOPARY
32015 MANAMBONDRO
32016 MAROKIBO
32017 MASIANAKA
32018 MATANGA
32019 RANOMENA
32020 SANDRAVINANY
32021 SOAMANOVA
32022 TSIANOFA
32023 TSIATELY
32024 VANGAINDRANO
32025 VATANATO
32026 VOHIMALAZA
32027 VOHIPAHO
32028 VOHITRAMBO
32029 BEMA
322 VONDROZO
32201 AMBOHIMANA
32202 ANANDRAVY
32203 ANDAKANA
32204 ANTOKONALA
32205 IAMONTA
32206 IVATO
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


32207 KARIANGA
32208 MAHATSINJO
32209 MAHAVELO
32210 MAHAZOARIVO
32211 MANAMBIDALA
32212 MANATO
32213 MOROTEZA
32214 VOHIBOREKA
32215 VOHIMARY
32216 VONDROZO
33 AMORON'I MANIA
304 AMBATOFINANDRAHANA
30401 AMBATOFINANDRAHANA
30402 AMBATOMIFANONGOA
30403 AMBONDROMISOTRA
30404 AMBOROMPOTSY
30405 FENOARIVO
30406 ITREMO
30407 MANDROSONORO
30408 MANGATABOAHANGY
30409 SOAVINA
306 AMBOSITRA
30601 ALAKAMISY-AMBOHIJATO
30602 AMBALAMANAKANA
30603 AMBATOFITORAHANA
30604 AMBINANINDRANO
30605 AMBOHIMITOMBO
30606 AMBOSITRA
30607 AMBOSITRA-II
30608 ANDINA-FIRAISANA
30609 ANKAZOAMBO
30610 ANTOETRA
30611 FAHIZAY-AMBATOLAHIMASINA
30612 IHADILANANA-AMBOHINAMBOARINA
30613 ILAKA-AFOVOANY
30614 IMERINA-IMADY
30615 IVATO
30616 IVONY-MIARAMIASA
30617 KIANJANDRAKEFINA
30618 MAHAZINA-AMBOHIPIERENANA
30619 MAROSOA
30620 SAHATSIHO-AMBOHIMANJAKA
30621 TSARASAOTRA
30622 AMBOHIMITOMBO II
30623 VOHIDAHY
308 FANDRIANA
30801 ALAKAMISY-AMBOHIMAHAZO
30802 ANKARINORO
30803 BETSIMISOTRA
30804 FANDRIANA
30805 FIADANANA
30806 IMITO
30807 MAHAZOARIVO
30808 MIARINAVARATRA
30809 MILAMAINA
30810 SAHAMADIO-FISAKANA
30811 SANDRANDAHY
30812 TATAMALAZA
30813 TSARAZAZA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


323 MANANDRIANA
32301 AMBATOMARINA
32302 AMBOHIMAHAZO
32303 AMBOHIMILANJA
32304 AMBOHIPO
32305 AMBOVOMBE-AFOVOANY
32306 ANJOMA-NANDIHIZANA
32307 ANJOMAN'ANKONA
32308 ANKADITANY
32309 TALATA-VOHIMENA
32310 VINANY-ANDAKATANIKELY
32311 VINANY
34 IHOROMBE
311 IAKORA
31101 BEGOGO
31102 IAKORA
31103 RANOTSARA-AVARATRA
313 IHOSY
31301 AMBATOLAHY
31302 AMBIA
31303 ANALALIRY
31304 ANALAVOKA
31305 ANDIOLAVA
31306 ANKILY
31307 IHOSY
31308 ILAKAKA
31309 IRINA
31310 MAHASOA
31311 MENAMATY-ILOTO
31312 RANOHIRA
31313 SAHAMBANO
31314 SAKALALINA
31315 SATROKALA
31316 SOAMATASY
31317 ZAZAFOTSY
31318 TOLOHOMIADY
31319 ANTSOHA
315 IVOHIBE
31501 ANTAMBOHOBE
31502 IVOHIBE
31503 IVONGO
31504 MAROPAIKA
35 VATOVAVY-FITOVINANY
310 IKONGO
31001 AMBATOFOTSY
31002 AMBOHIMISAFY
31003 AMBOLOMADINIKA
31004 ANKARIMBELO
31005 BELEMOKA
31006 IFANIREA
31007 IKONGO
31008 KALAFOTSY
31009 MANAPATRANA
31010 MAROMIANDRA
31011 SAHALANONANA
31012 TANAKAMBANA
31013 TOLONGOINA
31014 ANTODINGA
31015 AMBINANITROMBY
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


312 IFANADIANA
31201 AMBOHIMANGA-ATSIMO
31202 AMBOHIMIERA
31203 ANALAMPASINA
31204 ANDRORANGAVOLA
31205 ANTARETRA
31206 ANTSINDRA
31207 FASINTSARA
31208 IFANADIANA
31209 KELILALINA
31210 MAROHARATRA
31211 MAROTOKO
31212 RANOMAFANA
31213 TSARATANANA
31214 MAHATSINJO
31215 ANDIOLAVA
31216 AMBIA
316 MANAKARA
31601 AMBAHATRAZO
31602 AMBAHIVE
31603 AMBALAROKA
31604 AMBALAVERO
31605 AMBILA
31606 AMBOANJO-IFAHO
31607 AMBOHITSARA-M
31608 AMBORONDRA
31609 AMBOTAKA
31610 AMPASIMANJEVA
31611 AMPASIMBOROKA
31612 AMPASIMPOTSY
31613 ANALAVORY
31614 ANOROMBATO
31615 ANOSIALA
31616 ANTEZA
31617 BEKATRA
31618 FENOMBY
31619 IONILAHY
31620 LOKOMBY
31621 MAHABAKO
31622 MAHAMAIBE
31623 MANAKARA-TANAMBE
31624 MANGATSIOTRA
31625 MAROFARIHY
31626 MAVORANO
31627 MITANTY
31628 MIZILO-GARA
31629 NIHAONANA
31630 SAHANAMBOHITRA
31631 SAHAREFO
31632 SAHASINAKA
31633 SAKOANA
31634 SOROMBO
31635 TATAHO
31636 VATANA
31637 VINANITELO
31638 VOHILAVA (EX-SAHASONDRY)
31639 VOHIMANITRA
31640 VOHIMASINA-NORD
31641 VOHIMASINA-SUD
31642 VOHIMASY
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


31643 BETAMPONA
31644 KIANJANAOMBY
31645 AMBANDRIKA
317 MANANJARY
31701 AMBALAHOSY-AVARATRA
31702 AMBODINONOKA
31703 AMBOHIMIARINA-II
31704 AMBOHINIHAONANA
31705 ANDONABE
31706 ANDRANAMBOLAVA
31707 ANOSIMPARIHY
31708 ANTSENAVOLO
31709 KIANJAVATO
31710 MAHATSARA-ATSIMO
31711 MAHATSARA-ILEFAKA
31712 MAHAVOKY-AVARATRA
31713 MAHELA
31714 MANAKANA-AVARATRA
31715 MANANJARY
31716 MAROFOTOTRA
31717 MAROKARIMA
31718 MAROSANGY
31719 MORAFENO
31720 NAMORONA
31721 SANDROHY
31722 TSARAVARY
31723 TSIATOSIKA
31724 VATOHANDRINA
31725 VOHILAVA
31726 ANKATAFANA
31727 ANDRANOMAVO
31728 AMBOHITSARA-EST
31729 ANTARETRA
319 NOSY-VARIKA
31901 AMBAHY
31902 AMBODILAFA
31903 AMPASINAMBO
31904 ANDRORANGAVOLA
31905 BEFODY
31906 FIADANANA
31907 NOSY-VARIKA
31908 SAHAVATO
31909 SOAVINA
31910 VOHIDROA
31911 VOHILAVA
31912 VOHITRANDRIANA
31913 AMBAKOBE
31914 ANGONDONGODONA
31915 AMBODIARA
31916 ANTANAMBAO
31917 AMBODIRIAN'I SAHAFARY
31918 ANDARA
321 VOHIPENO
32101 ANDEMAKA
32102 ANKARIMBARY
32103 IFATSY
32104 ILAKATRA
32105 IVATO
32106 LANIVO
32107 MAHABO
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


32108 MAHASOABE
32109 MAHAZOARIVO
32110 NATO
32111 ONJATSY
32112 SAHALAVA
32113 SAVANA
32114 VOHINDAVA
32115 VOHIPENO
32116 VOHITRINDRY
32117 VOHILANY
32118 ANTANANABO
4MAHAJANGA
41 BOENI
401 MAHAJANGA I
40101 CU MAHAJANGA
402 MAHAJANGA II
40201 AMBALABE/BEFANJAVA
40202 AMBALAKIDA
40203 ANDRANOBOKA
40204 BEKOBAY
40205 BELOBAKA
40206 BETSAKO
40207 BOANAMARY
40208 MAHAJAMBA/USINE
40209 MARIARANO
403 AMBATO-BOENI
40301 AMBATO-BOENI
40302 AMBONDROMAMY
40303 ANDRANOFASIKA
40304 ANDRANOMAMY
40305 ANJIAJIA
40306 ANKIJABE
40307 ANKIRIHITRA
40308 MADIROVALO
40309 MANERINERINA
40310 SITAMPIKY
40311 TSARAMANDROSO
416 MAROVOAY
41601 AMBOLOMOTY
41602 ANKAZOMBORONA
41603 ANOSINALAINOLONA
41604 ANTANAMBAO-ANDRANOLAVA
41605 ANTANIMASAKA
41606 BEMAHARIVO
41607 MANARATSANDRY
41608 MAROSAKOA
41609 MAROVOAY BANLIEU
41610 MAROVOAY VILLE
41611 TSARARANO
417 MITSINJO
41701 AMBARIMANINGA
41702 ANTOGOMENA/BEVARY
41703 ANTSEZA
41704 BEKIPAY
41705 KATSEPY
41706 MATSAKABANJA
41707 MITSINJO
41708 ANKORAOBATO
41709 ANKAZOMBORONA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


41710 AMBOLOMOTY
41711 MAROSAKOA
41712 TSARARANO
420 SOALALA
42001 AMBOHIPAKY
42002 ANDRANOMAVO
42003 SOALALA
42 BETSIBOKA
411 KANDREHO
41101 ANDASIBE
41102 ANTANIMBARIBE
41103 BETAIMBOAY
41104 KANDREHO
41105 AMBALIHA
41106 BEHAZOMATY
412 MAEVATANANA
41201 AMBALAJIA
41202 AMBALANJANAKOMBY
41203 ANDRANOMANGATSIAKA
41204 ANDRIBA
41205 ANTANIMBARY
41206 ANTSIAFABOSITRA
41207 BEMOKOTRA
41208 BERATSIMANINA
41209 MADIROMIRAFY
41210 MAEVATANANA II
41211 MAHATSINJO
41212 MAHAZOMA
41213 MANGABE
41214 MARIA
41215 MORAFENO
41216 TSARARANO
41217 MAROKORO
421 TSARATANANA
42101 AMBAKIRENY
42102 AMPANDRANA
42103 ANDRIAMENA
42104 BEKAPAIKA
42105 BETRANDRAKA
42106 BRIEVILLE
42107 KELILOHA
42108 MANAKANA
42109 SAKOAMADINIKA
42110 SAROBARATRA
42111 TSARAROVA
42112 TSARATANANA
43 MELAKY
404 AMBATOMAINTY
40401 AMBATOMAINTY
40402 BEMARIVO
40403 MAROTSIALEHA
40404 SARODRANO
406 ANTSALOVA
40601 ANTSALOVA
40602 BEKOPAKA
40603 MASOARIVO
40604 SOAHANY
40605 TRANGAHY
410 BESALAMPY
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


41001 AMBOLODIA-SUD
41002 ANKASAKASA
41003 BEKODOKA
41004 BESALAMPY
41005 MAHABE
41006 MAROVOAY-SUD
41007 SOANENGA
41008 AMPAKO
413 MAINTIRANO
41301 ANDABOTOKA/ANTSAKOALAMOTY
41302 ANDRANOVAO
41303 ANDREA
41304 ANKISATRA
41305 ANTSAIDOHA-BEBAO
41306 ANTSONDRODAVA
41307 BEBABOKY SUD
41308 BELITSAKA
41309 BEREVO-RANOBE
41310 BETANATANANA
41311 MAFAIJIJO
41312 MAINTIRANO
41313 MAROHAZO
41314 TAMBOHORANO
41315 VEROMANGA
41316 ANDRANOVAO
41317 BEMOKOTRA-SUD
418 MORAFENOBE
41801 ANDRAMY
41802 BERAVINA
41803 MORAFENOBE
44 SOFIA
405 ANALALAVA
40501 AMBALIHA
40502 AMBARIJEBY SUD
40503 AMBOLOBOZO
40504 ANALALAVA
40505 ANDRIABAVONTSONA
40506 ANKARAMY
40507 ANTONIBE
40508 BEFOTAKA NORD
40509 MAROMANDIA
40510 MAROVANTAZA
40511 MAROVATOLENA
40512 MAHADRODROKA
40513 ANGOAKA-SUD
407 ANTSOHIHY
40701 AMBODIMADIRO
40702 AMBODIMANARY
40703 AMBODIMANDRESY
40704 AMPANDRIANKILANDY
40705 ANAHIDRANO
40706 ANDREBA
40707 ANJALAZALA
40708 ANJIAMANGIRANA
40709 ANKERIKA
40710 ANTSAHABE
40711 C.U ANTSOHIHY
40712 MAROALA
408 BEALANANA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


40801 AMBALAROMBA
40802 AMBATORIHA
40803 AMBATOSIA
40804 AMBODIADABO
40805 AMBODISIKIDY
40806 AMBOVONOMBY
40807 ANALILA
40808 ANTANANIVO HAUT
40809 ANTSAMAKA
40810 BEALANANA
40811 BEANDRAREZONA
40812 MANGINDRANO
40813 MAROTOLANA
40814 AMBARARATABE-NORD
40815 AMBARARATA SOFIA
40816 AMBODIHAMPANA
40817 ANKAZOTOKANA
40818 ANJOZORO-MADOSY
409 BEFANDRIANA-NORD
40901 AMBARARATA
40902 AMBODIMOTSO SUD
40903 AMBOLIDIBE EST
40904 ANKARONGANA
40905 ANTSAKABARY
40906 ANTSAKANALABE
40907 C.U. BEFANDRIANA NORD
40908 MAROAMALONA
40909 MATSONDAKANA
40910 MORAFENO
40911 TSARAHONENANA
40912 TSIAMALAO
414 MAMPIKONY
41401 AMBOHITOAKA
41402 AMPASIMATERA
41403 BEKORATSAKA
41404 KOMAJIA
41405 MAMPIKONY I
41406 MAMPIKONY II
41407 AMBODIHAZOAMBO
41408 MALAKIALINA
41409 BETARAMAHAMAY
41410 ANKIRIRIKY
415 MANDRITSARA
41501 AMBALAKIRAJY
41502 AMBARIKORANO
41503 AMBARIPAIKA
41504 AMBIDIADABO
41505 AMBILOMBE
41506 AMBOABOA
41507 AMBOHISOA
41508 AMBORONDOLO
41509 AMPATAKAMARORENY
41510 ANDOHAJANGO
41511 ANJIABE
41512 ANKIABE-SALOHY
41513 ANTANAMBAON'AMBERINA
41514 ANTANANDAVA
41515 ANTSATRAMIDOLA
41516 ANTSIRABE-CENTRE
41517 ANTSOHA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


41518 C.U MANDRITSARA
41519 KALANDY
41520 MANAMPANEVA
41521 MAROTANDRANO
41522 TSARATANANA
41523 ANDRATAMARINA
41524 ANKARANY
41525 TSARAJOMOKA
41526 ANKIAKABE-FONOKA
41527 AMBODIAMONTANA-KIANGA
41528 ANTSIATSIAKA
41529 PONT-SOFIA
419 BORIZINY
41901 AMBANJABE
41902 AMBODIMAHABIBO
41903 AMBODISAKOANA
41904 AMBODIVONGO
41905 AMPARIHY
41906 ANDRANOMEVA
41907 LEANJA
41908 MAEVARANOHELY
41909 MAROVATO
41910 PORT-BERGER I
41911 PORT-BERGER II
41912 TSARAHASINA
41913 TSARATANANA I
41914 TSININGIA
41915 TSINJOMITONDRAKA
5TOAMASINA
51 ATSINANANA
501 TOAMASINA I
50101 C.U. TOAMASINA-I
502 TOAMASINA II
50202 AMBODILAZANA
50203 AMBODIRIANA
50204 AMBODITANDROROHO
50205 AMPASIMADINIKA-MANAMBOLO
50206 AMPASIMBE
50207 ANDONDABE
50208 ANDRANOBOLAHA
50209 ANTENINA
50210 ANTETEZAMBARO
50211 FANANDRANA
50212 FITO
50213 MAHAVELONA-(FOULPOINTE)
50214 MANGABE
50215 SAHAMBALA
50216 TOAMASINA-AMBANIVOHITRA
50217 AMPOROFORO
50218 AMPISOKIANA
507 ANTANAMBAO MANAMPOTSY
50701 ANTANAMBAO-MANAMPOTSY
50702 ANTANANDEHIBE
50703 MAHELA
50704 MANAKANA
50705 SAIVAZA
508 VOHIBINANY
50801 AMBALARONDRA
50802 AMBINANINONY
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


50803 AMBOHIMANANA
50804 AMPASIMBE
50805 ANDEKALEKA
50806 ANDEVORANTO
50807 ANIVORANO-ATSINANANA
50808 ANJAHAMANA
50809 FANASANA
50810 FETRAOMBY
50811 LOHARIANDAVA
50812 MAHATSARA
50813 MAROSERANANA
50814 RANOMAFANA
50815 VOHIBINANY-(BRICKAVILLE)
50816 VOHIPENO-RAZANAKA
50817 VOHITRANIVONA
50818 NIAROVANA I
510 MAHANORO
51001 AMBINANIDILANA
51002 AMBINANINDRANO
51003 AMBODIBONARA
51004 AMBODIHARINA
51005 ANKAZOTSIFANTATRA
51006 BEFOTAKA
51007 BETSIZARAINA
51008 MAHANORO
51009 MANJAKANDRIANA
51010 MASOMELOKA
51011 TSARAVINANY
513 MAROLAMBO
51301 AMBALAPAISO-II
51302 AMBATOFISAKA-II
51303 AMBOASARY
51304 AMBODINONOKA
51305 AMBOHIMILANJA
51306 ANDONABE-ATSIMO
51307 ANDRORANGAVOLA
51308 ANOSIARIVO
51309 BETAMPONA
51310 LOHAVANANA
51311 MAROLAMBO
51312 SAHAKEVO
51313 AMBODIVOAHANGY (CHEF LIEU)
51314 TANAMBAO RABEMANANA
517 VATOMANDRY
51701 AMBALABE
51702 AMBALAVOLO
51703 AMBODITAVOLO
51704 AMBODIVOANANTO
51705 AMPASIMADINIKA
51706 AMPASIMAZAVA
51707 ANTANAMBAO-MAHATSARA
51708 IFASINA-I
51709 IFASINA-II
51710 ILAKA-ATSINANANA
51711 MAINTINANDRY
51712 NIERENANA
51713 SAHAMATEVINA
51714 TSIVANGIANA
51715 VAHATRAKAKA
51716 VATOMANDRY
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


51717 IAMBORANO
51718 NIAROVANA CAROLINE
51719 TSARASAMBO
52 ANALANJIROFO
509 FENOARIVO ATSINANANA
50901 AMBODIMANGA-IIFENOARIVO-ATSINANANA
50902 AMPASIMBE-MANANTSATRANA
50903 AMPASINA-MANINGORY
50904 ANTSIATSIAKA
50905 FENOARIVO-ATSINANANA-AMBONIVOHITRA
50906 MAHAMBO
50907 MIORIMIVALANA
50908 SARANAMBANA
50909 TSARATAMPONA-I-AMBATOHARANANA
50910 VOHILENGO
50911 VOHIPENO
50912 MAHANORO ( CHEF LIEU )
511 MANANARA AVARATRA
51101 AMBATOHARANANA
51102 AMBODIAMPANA
51103 AMBODIVOANIO
51104 ANTANAMBAOBE
51105 ANTANAMBE
51106 MANAMBOLOSY
51107 MANANARA-AVARATRA
51108 SANDRAKATSY
51109 SAROMAONA
51110 TANIBE
51111 VANONA
512 MAROANTSETRA
51201 AMBINANITELO
51202 ANDRANOFOTSY
51203 ANJAHANA
51204 ANKADIMBAZAHA-ANJANAZANA
51205 ANKOFA
51206 MAROANTSETRA
51207 RANTABE
51208 VOLOINA
51209 ANTSIRABE SAHATANY
51210 ANTAKOTAKO
51211 MANAMBOLO
51212 ANDRODRONA
51213 AMBATOSOA
51214 AMBODIMANGA RATABE
51215 MORAFENO
51216 ANANDRIVOLA
51217 ANKOFABE
515 NOSY BORAHA
51501 NOSY BORAHA
516 SOANIERANA IVONGO
51602 AMBAHOABE
51603 AMBODIAMPANA-I
51604 ANDAPAFITO
51605 ANTANIFOTSY
51606 ANTENINA
51607 FOTSIALANANA
51608 MANOMPANA
51609 SOANIERANA-IVONGO
518 VAVATENINA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


51801 AMBATOHARANANA
51802 AMBODIMANGAVALO
51803 AMBOHIBE
51804 AMPASIMAZAVA
51805 ANDASIBE
51806 ANJAHAMBE
51807 MAROMITETY
51808 MIARINARIVO
51809 SAHATAVY
51810 VAVATENINA
53 ALAOTRA-MANGORO
503 AMBATONDRAZAKA
50301 AMBANDRIKA
50302 AMBATONDRAZAKA
50303 AMBATONDRAZAKA SUBURBAINE
50304 AMBATOSORATRA
50305 AMBOHITSILAOZANA
50306 AMPARIHINTSOKATRA
50307 AMPITATSIMO
50308 ANDILANATOBY
50309 ANDROMBA
50310 ANTANANDAVA
50311 ANTSANGASANGA
50312 BEJOFO
50313 DIDY
50314 FERAMANGA-AVARATRA
50315 ILAFY
50316 IMERIMANDROSO
50317 MANAKAMBAHINY-ANDREFANA
50318 MANAKAMBAHINY-ANTSINANANA
50319 SOALAZAINA
50320 TANAMBAO BESAKAY
504 AMPARAFARAVOLA
50401 AMBATOMAINTY
50402 AMBOAVORY
50403 AMBOHIJANAHARY
50404 AMBOHITRARIVO
50405 AMPARAFARAVOLA
50406 ANDREBAKELY
50407 BEANANA
50408 BEDIDY
50409 MORARANO-CHROME
50410 RANOMAINTY
50411 TANAMBE
50412 VOHIMENA
50413 VOHITSARA
50414 ANDILANA NORD
50415 AMBODIMANGA
50416 AMPASIKELY
50417 ANDREBAKELY II
50418 SAHAMAMY
50419 AMBOHIMANDROSO
505 ANDILAMENA
50501 ANDILAMENA
50502 ANTANIMENABAKA
50503 BEMAITSO
50504 MAITSOKELY
50505 MAROADABO
50506 MAROVATO
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


50507 MIARINARIVO
50508 TANANANIFOLOLAHY
506 ANOSIBE AN'ALA
50601 AMBALANOMBY
50602 AMBATOHARANANA
50603 AMPANDROANTRAKA
50604 AMPASIMANEVA
50605 ANOSIBE-AN'ALA
50606 ANTANDROKOMBY
50607 LONGOZABE
50608 NIAROVANA
50609 TRATRAMARINA
50610 TSARAVINANY ( CHEF LIEU )
514 MORAMANGA
51401 AMBATOVOLA
51402 AMBOASARY
51403 AMBOHIBARY (MORAMANGA SUBURBAINE)
51404 AMBOHIDRONONO
51405 AMPASIMPOTSY
51406 ANDAINGO
51407 ANDASIBE
51408 ANOSIBE-IFODY
51409 ANTANANDAVA
51410 ANTANIDITRA
51411 BEFORONA
51412 BELAVABARY
51413 BEPARASY
51414 FIERENANA
51415 LAKATO
51416 MANDIALAZA
51417 MORAMANGA
51418 MORARANO-GARA
51419 SABOTSY-ANJIRO
51420 VODIRIANA
51421 AMPASIMPOTSY GARA
6TOLIARY
61 ATSIMO-ANDREFANA
601 TOLIARY I
60101 C.U. TOLIARY-I
602 TOLIARY II
60201 AMBOHIMAHAVELONA
60202 AMBOLOFOTY
60203 ANALAMISAMPY
60204 ANDRANOVORY
60205 ANKILILOAKA
60206 ANKILIMALINIKA
60207 ANKORAOBATO-MILENAKE
60208 ANTANIMENA
60209 BEHELOKE
60210 BELALANDA
60211 IANANTSONY-(SAINT-AUGUSTIN)
60212 MANOMBO-ATSIMO
60213 MANOROFIFY
60214 MAROFOTY
60215 MAROMIANDRA
60216 MIARY-BEHOMPY
60217 SOALARA
60218 TSIANISIHA
60219 MIARY
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


60220 ANDRANOHINALY
60221 MITSINJO BETANIMENA
60222 BETSINJAKA
60223 ANAKAO
605 AMPANIHY
60501 AMBOROMPOTSY
60502 AMPANIHY-ANDREFANA
60503 ANDROKA
60504 ANKILIMIVORY
60505 ANKILIZATO
60506 ANOSA
60507 ANTALY
60508 BELAFIKE-AMBONY
60509 BEROY-ATSIMO
60510 EJEDA
60511 FOTADREVO
60512 GOGOGOGO
60513 ITAMPOLO
60514 MANIRY
60515 VOHITANY
606 ANKAZOABO
60601 ANDRANOMAFANA
60602 ANKAZOABO-ATSIMO
60603 BERENTY
60604 TANDRANO
610 BENENITRA
61001 BENENITRA
61002 EHARA
61003 IANAPERA
61004 AMBALAVATO
611 BEROROHA
61101 BEHISATSY
61102 BEROROHA
61103 FANJAKANA
61104 MANDRONARIVO
61105 MARERANO
61106 BEMAVO
61107 SAKENA
61108 TANAMARY
612 BETIOKY
61201 ANDRANOMANGATSIAKA
61202 ANTOHABATO
61203 BEANTAKE
61204 BELAMOTY
61205 BETIOKY-ATSIMO
61206 BEZAHA
61207 FENOANDALA
61208 LAZARIVO
61209 MANALOBE
61210 MASIABOAY
61211 MORAFENO
61212 SALOBE
61213 SOAMANONGA
61214 SOASERANA
61215 TAMEANTSOA
61216 TANAMBAO-AMBONY
61217 TONGOBORY
61218 VATOLATSAKA
61219 BEHAVOA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


61220 ANALAMARY
61221 ANKAZOMANGA OUEST
61222 SAKAMASAY
61223 MAROARIVO ANKAZOMANGA
61224 ANKILIVALO
61225 AMBATRY MITSINJO
61226 BESELY
61227 ANTSAVOA
61228 MAROSAVOA
61229 ANKAZOMBALALA
618 MOROMBE
61801 AMBAHIKILY
61802 ANTANIMIEVA
61803 ANTONGO-VAOVAO
61804 BASIBASY
61805 BEFANDRIANA-ATSIMO
61806 MOROMBE-I
61807 MOROMBE-II
61808 NOSY-AMBOSITRA
620 SAKARAHA
62001 AMBINANY
62002 AMBORONABO
62003 ANDAMASINY-VINETA
62004 ANDRANOLAVA
62005 BEREKETA
62006 MAHABOBOKA
62007 MIARY-LAMATIHY
62008 MIHAVATSE
62009 MIKOBOKA
62010 SAKARAHA
62011 MIARY TAHEZA
62012 MITSINJO ( CHEF- LIEU )
62 ANDROY
604 AMBOVOMBE
60401 AMBANISARIKA
60402 AMBAZOA
60403 AMBOHIMALAZA
60404 AMBONAIVO
60405 AMBONDRO
60406 AMBOVOMBE
60407 AMPAMATA
60408 ANDALATANOSY
60409 ANJEKE-ANKILIKIRA
60410 ANTANIMORA-ATSIMO
60411 ERADA
60412 IMANOMBO
60413 JAFARO
60414 MAROALIMAINTE
60415 MAROALOPOTY
60416 MAROVATO-BEFENO
60417 SIHANAMARO
60418 IMANOMBO
60419 TSIMANANADA
60420 ANALAMARY
607 BEKILY
60701 AMBAHITA
60702 AMBATOSOLA
60703 ANIVORANO-MITSINJO
60704 ANJA-AVARATRA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


60705 ANKARANABO-AVARATRA
60706 ANTSAKOAMARO
60707 BEKITRO
60708 BELINDO-MAHASOA
60709 BERAKETA
60710 BETEZA
60711 BEVITIKY
60712 MANAKOMPY
60713 MAROVIRO
60714 MORAFENO-BEKILY
60715 TANANDAVA
60716 TSIKOLAKY
60717 TSIRADRANY
60718 VOHIMANGA
60719 BESAKOA
609 BELOHA
60901 BELOHA
60902 KOPOKY
60903 MAROLINTA
60904 TRANOROA
60905 TRANOVAHO
60906 BEHABOBO
621 TSIHOMBE
62101 ANTARITARIKA
62102 BETANTY
62103 IMONGY
62104 MAROVATO
62105 TSIHOMBE
62106 ANJAPALY
63 MENABE
608 BELO - TSIRIBIHINA
60801 AMBIKY
60802 AMBOALIMENA
60803 ANDIMAKY-MANAMBOLO
60804 ANKALALOBE
60805 ANKOROROKY
60806 ANTSOHA
60807 BELON'I-TSIRIBIHINA
60808 BEMARIVO-ANKIRONDRO
60809 BEREVO
60810 BEROBOKA NORD
60811 SERINAM-MASOARIVO
60812 SOASERANA-BELINTA
60813 TSARAOTANA
60814 TSIMAFANA
615 MAHABO
61501 AMBIA
61502 AMPANIHY
61503 ANKILIVALO
61504 ANKILIZATO
61505 BEFOTAKA
61506 BERONONO
61507 MAHABO
61508 MALAIMBANDY
61509 MANDABE
61510 TANANDAVA-II
61511 TSIMAZAVA
61512 BEAHITSE
616 MANJA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


61601 ANDRANOPASY
61602 ANKILIABO
61603 ANONTSIBE-SAKALAVA
61604 BEHARONA
61605 MANJA
61606 SOASERANA
617 MIANDRIVAZO
61701 AMBATOLAHY
61702 AMPANIHY
61703 ANKAVANDRA
61704 ANKONDROMENA
61705 ANKOTROFOTSY
61706 ANOSIMENA
61707 BEMAHATAZANA
61708 BETSIPOLITRA
61709 ISALO
61710 ITONDY
61711 MANAMBINA
61712 MANANDAZA
61713 MIANDRIVAZO
61714 SOALOKA
619 MORONDAVA
61901 ANALAIVA
61902 BEFASY
61903 BELO-MARINY-RANOMASINA
61904 BEMANONGA
61905 MORONDAVA
64 ANOSY
603 AMBOASARY
60301 AMBOASARY-ATSIMO
60302 BEHARA
60303 EBELO
60304 ELONTY
60305 ESIRA
60306 IFOTAKA
60307 MAHALY
60308 MANEVY
60309 MAROMBY
60310 MAROTSIRAKA
60311 SAMPONA
60312 TANANDAVA-ATSIMO
60313 TRANOMARO
60314 TSIVORY
60315 RANOBE
60316 TOMBOARIVO
613 BETROKA
61301 AMBALASOA
61302 AMBATOMIVARY
61303 ANDRIANDAMPY
61304 BEAMPOMBO-I
61305 BEAPOMBO II
61306 BEKOROBO
61307 BENATO-TOBY
61308 BETROKA
61309 IABOROTRA
61310 IANABINDA
61311 IANAKAFY
61312 ISOANALA
61313 IVAHONA
Liste communes

Provinces - Régions - Districts - Communes


61314 JANGANY
61315 MAHABO
61316 MAHASOA-ATSINANANA
61317 MANARENA
61318 NANINORA
61319 TSARAITSO
61320 SAKAMAHILY
614 TAOLANARO
61401 AMBATOABO
61402 AMPASIMENA
61403 AMPASY-NAHAMPOANA
61404 ANALAMARY
61405 ANALAMPATSY
61406 ANDRANOBORY
61407 ANKARAMENA
61408 BEVOAY
61409 ENAKARA
61410 ENANILIHA
61411 FENOEVO
61412 IABOAKOHO-RIANDAVA
61413 IFARANTSA
61414 ISAKA-IVONDRO
61415 MAHATALAKY
61416 MANAMBARO
61417 MANANTENINA
61418 MANDISO
61419 MANDROMODROMOTRA
61420 RANOMAFANA
61421 RANOPISO
61422 SARISAMBO
61423 SOANIERANA
61424 TAOLANARO
61425 ANKARENA
61426 EMANGOBO
61427 SOAVARY
MINISTERE DE L’ECONOMIE,
DES FINANCES ET DU BUDGET
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CEE 22000055
A
Aooûûtt 22000044

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SOMMAIRE
1. Introduction........................................................................................................... 3
1.1 Contexte ........................................................................................................................................ 3
1.2 Objectifs ........................................................................................................................................ 3
2. Principes d’un budget de programmes-articulation entre la programmation
pluriannuelle des dépenses et le budget de programmes d’une année n. ................ 4
2.1 Tableau comparatif : budget de moyens-budget de programmes ................................................ 4
2.2 Les caractéristiques d’un budget de programmes ........................................................................ 6
2.2.1 les moyens (intrants) ............................................................................................................. 6
2.2.2 les activités ............................................................................................................................ 6
2.2.3 les résultats intermédiaires attendus (output)........................................................................ 6
2.2.4 objectif de programme (outcome).......................................................................................... 6
2.2.5 programme............................................................................................................................. 6
2.2.6 mission................................................................................................................................... 7
2.2.7 les indicateurs ........................................................................................................................ 7
2.3 Détermination des objectifs, des programmes, des missions, des résultats attendus, des
activités, des moyens, des coûts. ....................................................................................................... 8
2.3.1 détermination des objectifs .................................................................................................... 8
2.3.2 détermination des programmes ............................................................................................. 9
2.3.3 détermination des résultats attendus et des activités............................................................ 9
2.3.4 détermination des actions...................................................................................................... 9
2.4 Répartition des ministères et institutions selon les axes stratégiques qui les concernent
(source : DSRP) .................................................................................................................................. 9
2.5 Exemple de détermination des activités, résultats attendus, objectifs et programmes à partir du
DSRP ................................................................................................................................................ 11
2.6 Articulation entre la programmation pluriannuelle des dépenses et le budget de
programmes d’une année N.............................................................................................................. 11
3. Le Budget de programmes – Modalités pratiques ................................................. 12
3.1 Les intervenants.......................................................................................................................... 12
3.2 Terminologies et relations physiques entre les termes utilisés................................................... 12
3.2.1 Les missions : ...................................................................................................................... 12
3.2.2 Les programmes :................................................................................................................ 12
3.2.3 Les Objectifs : ...................................................................................................................... 13
3.2.4 Les résultats attendus :........................................................................................................ 13
3.2.5 Les Activités :....................................................................................................................... 13
3.2.6 Les moyens : ....................................................................................................................... 13
3.3 Préalables à la préparation du budget de programmes.............................................................. 13
3.4 Présentation des règles de gestion du budget de programmes 2005-2007............................... 13
3.4.1 Présentation du budget :...................................................................................................... 13
3.4.2 Règles de gestion du budget de programme 2005 - 2007 .................................................. 14
4 Structure analytique pour l’élaboration du budget de programme ....................... 15
4.1 Fiche 1 : Cadre des Dépenses à Moyens Termes à mettre en œuvre pour la période 2005 -
2007 .................................................................................................................................................. 15
4.1.1 Code mission : ..................................................................................................................... 15
4.1.2 Code Programme : .............................................................................................................. 15
4.1.3 Code Objectif : ..................................................................................................................... 15
4.1.4 Indicateur d’Objectif ............................................................................................................. 15
4.1.5 Code de Résultat : ............................................................................................................... 15
4.1.6 Indicateur de résultat ........................................................................................................... 15
4.1.7 Exemple fiche 1 ................................................................................................................... 15
4.2 Fiche 2 : Programmation du budget 2005 – 2007 par Service – ordonnateur............................ 16
4.2.1 Code activités ...................................................................................................................... 16
4.2.2 Harmonisation des indicateurs analytiques pour la programmation du budget .................. 16
4.2.3 Code Indicateur d’activité .................................................................................................... 16
4.2.4 Code Service ordonnateur :................................................................................................. 16
4.2.5 Code Indicateur de moyens :............................................................................................... 17
4.3 Fiche 1 : Cadre des Dépenses à Moyens Termes des actions à mettre en œuvre pour la
période 2005 - 2007 .......................................................................................................................... 19
4.4 Fiche 2 : Programmation du budget 2005 – 2007 ...................................................................... 20
A N N E X E ................................................................................................................ 26

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1. Introduction
1.1 Contexte

Une nouvelle loi organique relative aux lois de finances (LOLF–n° 2004-007 du
26 juillet 2004) et un nouveau texte sur l’application de la fusion des fonctions de SORDONA
et de Gestionnaire de crédit 1 seront mis en œuvre à partir du 01 janvier 2005.
Cette « nouvelle constitution budgétaire » définit le nouveau cadre juridique support de la
réforme en profondeur et de la modernisation de la gestion publique, au moyen: i) d’une
budgétisation orientée vers les résultats; ii) d’un engagement sur des objectifs et d’une
responsabilisation des gestionnaires. Le nouveau texte juridique permet de remédier aux
insuffisances de l'actuel cadre juridique régulièrement rencontrées et qui en limitent
l’efficacité, notamment :
Le budget s’inscrit dans un cadre annuel et aucune évaluation précise et
exhaustive, sauf exception, ne sera effectuée par suite des conséquences financières
dépassant le cadre du prochain budget;
Le budget tel qu'il se présente actuellement est le résultat du recensement des
moyens à mettre en œuvre par chaque département ministériel, mais non pas
l’indication du coût des actions à entreprendre;
La dépense est considérée comme un objectif final. Sur ce, la pratique est de ma-
jorer d’année en année les crédits inscrits dans les chapitres budgétaires, sans
connaître précisément ses utilités et ses finalités ; on n'arrive même pas à définir de
manière chiffrée les dépenses. Aucun indicateur d’efficacité n’est associé aux
dépenses budgétaires ;
Le cadre budgétaire, calqué sur l’organisation administrative implique des dota-
tions par service et non par objectif ;
Le cadre de gestion est jugé rigide et peu responsabilisant, ce qui oblige les
gestionnaires à dépenser les crédits afin d'éviter leur réduction l’année suivante;
Enfin, corollaire de tout ce qui précède, le contrôle de l’exécution du budget est
purement comptable et juridique. En effet, il se limite sur la vérification du montant
des crédits alloués et sur le respect de la règle de gestion budgétaire car la
réglementation en vigueur ne permet pas de vérifier si les objectifs sont atteints ou
non. Il en est ainsi pour le contrôle du parlement qui reste essentiellement cantonné
dans une approche quantitative du budget, basée uniquement sur le volume des
crédits et sur leur taux d’évolution.

1.2 Objectifs
Le principal instrument utilisé pour mettre en œuvre la LOLF est le budget de
programmes qui a pour objet :
de faciliter l’allocation rationnelle des ressources publiques rares aux différentes
actions gouvernementales considérées comme les plus prioritaires ;
d’assurer une meilleure cohérence entre les données financières et les objectifs
fixés ;
d’éclairer les divers intervenants donc de faciliter la négociation budgétaire,
puisqu’il met en relation les objectifs, les résultats attendus, les activités et les
moyens pour les atteindre tout en donnant un éclairage nouveau aux choix
économiques et sociaux et en fixant l’attention sur les points essentiels ;
de tenir compte du fait que la plupart des effets des actions gouvernementales ne
sont perçues que très tardivement des mois, le plus souvent des années. C’est le cas
1
Décret n° 2004-571 du 01 juin 2004 définissant les attributions et la responsabilité de l’Ordonnateur dans les
phases d’exécution de la dépense publique

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des investissements, des réformes administratives, etc…. La considération de
l’impact de ces actions sur une période d'une année ne permet de mettre en
évidence qu’une partie des coûts et avantages et cela pourrait déformer les évalua-
tions qui sont susceptibles d’éclairer la décision. Ce qui justifie le caractère plurian-
nuel d’un budget de programmes intégrant la décision budgétaire annuelle dans une
perspective à moyen terme ;
d’améliorer le suivi du niveau d’activité des services publics ainsi que leur impact
auprès de la population ;
de rendre efficace la gestion et d’améliorer le contrôle des dépenses publiques
car la technique du budget de programmes est fondée sur le rapprochement des
moyens avec les activités (budgétisation) d’une part, les résultats attendus et les
objectifs poursuivis d’autre part et enfin les divers impacts qu’ils permettent
d’atteindre. Le budget de programme est compatible avec les soucis de gestion et de
contrôle des dépenses publiques ;
d’être un bon instrument d’information du Parlement et plus généralement de la
population.2

2. Principes d’un budget de programmes-articulation entre la programma-


tion pluriannuelle des dépenses et le budget de programmes d’une année n .
2.1 Tableau comparatif : budget de moyens-budget de programmes
Pour une meilleure compréhension d’un budget de programmes, le tableau
ci-dessous montre la présentation très simplifiée d’un budget de moyens (par nature de dé-
penses, conformément à la loi n°63-015) et la présentation très simplifiée d’un budget sui-
vant l’approche par programmes (conformément à la nouvelle loi organique sur la loi de
finances). On a pris pour exemple un ministère de la santé qui a bénéficié d’un crédit de
1000.

Présentation d’un budget de Présentation d’un budget


moyens suivant l’approche par programmes
(par nature de dépenses)
On suppose que le ministère décide
d’affecter ses crédits à :
- la lutte contre le sida (programme 1)
- la lutte contre le paludisme (pro-
gramme 2)

Répartition des crédits affectés au pro-


gramme 1 :
150
Dépenses de fonctionnement Dépenses de fonctionnement :
60.charges de personnel 80
60.charges de personnel 200
61.achat de biens 190
61.achat de biens 150
62.achat de services 420
62.achat de services 250
Total dépenses de fonctionnement du
Total dépenses de fonctionnement 600 programme 1

2
Cf. Liens conceptuels entre le DSRP et le Budget de Programmes en annexe 9

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Présentation d’un budget de Présentation d’un budget
moyens suivant l’approche par programmes
(par nature de dépenses)
Dépenses d’investissement Dépenses d’investissement
100
Projet d’investissement 1 Projet d’investissement 1
100
20.immobilisations incorporelles 100 20.immobilisations incorporelles
200
21.immobilisations corporelles 100 21.immobilisations corporelles
620
Total dépenses d’investissement du
programme 1
Projet d’investissement 2
Coût du programme 1 :
20.immobilisations incorporelles 150

21.immobilisations corporelles 50 Répartition des crédits affectés au pro- 50


gramme 2 :
Total dépenses d’investissement 400 70
Dépenses de fonctionnement :
60
Total général des crédits alloués 1000 60.charges de personnel
au ministère 180
61.achat de biens

62.achat de services

Total dépenses de fonctionnement du


programme 2 150

Dépenses d’investissement : 50

Projet d’investissement 2 200

20.immobilisations incorporelles 380

21.immobilisations corporelles 1000

Total dépenses d’investissement du


programme 2

Coût du programme 2

Total général des crédits alloués au


ministère

Les deux principales conclusions que l’on peut tirer de ce tableau sont :

1. - On connaît avec précision la destination des crédits (par programme,


par chapitre, article, paragraphe) alloués au ministère : 620 sont destinés à la
lutte contre le sida et 380 à la lutte contre le paludisme ; ce qui n’est pas pos-
sible dans une présentation fondée uniquement sur la nature des dépenses
(budget de moyens).

2. - les dépenses de tout programme sont réparties en trois types :


i) dépenses de personnel ; ii) dépenses de fonctionnement hors personnel ;
iii) dépenses d’investissement.

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Il convient cependant de noter que si les dépenses de personnel et les dépenses de
fonctionnement hors personnel existent nécessairement dans tout programme ; les
dépenses d’investissement peuvent ne pas exister pour certaines années.

2.2 Les caractéristiques d’un budget de programmes

Un budget de programmes est caractérisé par : ses moyens, ses activités, ses
résultats intermédiaires attendus, ses objectifs, ses programmes, ses missions.

2.2.1 les moyens (intrants)


Les moyens sont les ressources utilisées (ressources humaines, matérielles,
financières) pour effectuer des actions.

2.2.2 les activités


Les activités sont les actions qui doivent être entreprises pour produire les
résultats intermédiaires attendus. Les actions détaillent le contenu des activités en
éléments de travail de plus en plus précis ; ce qui facilite le calcul des coûts.
Une activité doit être exprimée à l’infinitif.
Exemple : former des agents. Les actions afférentes à cette activité sont : recruter des
formateurs, envoyer les convocations, acheter les fournitures de bureau, etc.

2.2.3 les résultats intermédiaires attendus (output)


Les résultats intermédiaires attendus (output) sont les produits des activités mises
en œuvre par les gestionnaires d’activité. Un ensemble de résultats intermédiaires
attendus contribue à la réalisation d’un objectif de programme.
Un résultat intermédiaire attendu doit être exprimé à la forme passive ou sous une
forme indiquant l’opérationnalité d’un résultat.
Exemples : pont construit, route construite, l’école fonctionne.

2.2.4 objectif de programme (outcome)


Un objectif de programme est le résultat final (outcome) à atteindre dans le cadre
de ce programme.
Exemple : améliorer l’accès des femmes aux soins prénataux et à l’accouchement
assisté.
Il est très important de noter que :
a) l’atteinte d’un objectif doit pouvoir être imputée à la mise en œuvre des
crédits budgétaires inscrits au programme. En effet, ces objectifs sont
présentés à partir du 01 janvier 2005 dans la loi de finances. Ils doivent
donc être liés aux crédits budgétaires soumis à l’approbation parlementaire.
b) la formulation d’un objectif de programme devrait refléter la démarche vo-
lontariste de l’Etat en vue de l’atteindre. A cet effet, il est souhaitable de
l’exprimer de la manière suivante : infinitif + objet + qualifiants (cf. exemple
ci-dessus) ;
c) l’attention des ministères et institutions est attirée sur le fait que leurs
objectifs doivent être orientés en priorité vers la réalisation des
objectifs du DSRP.

2.2.5 programme
Un programme est un regroupement d’activités aussi homogènes que
possible pour transformer une combinaison cohérente de moyens (humains, matériels
et financiers) en résultats attendus en vue d’atteindre un certain nombre d’objectifs
précis définis en fonction de finalités d’intérêt général.
Dans la nouvelle loi organique, le programme est l’unité de spécialité des crédits.
Exemple de programme : augmentation des recettes fiscales.

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2.2.6 mission
Une mission est la principale raison d’être d’une organisation. Au sein du secteur
public, la mission correspond à une politique publique, c’est elle qui donne lieu à
l’expression de choix politiques.
Une mission regroupe un ensemble de programmes.
Dans la nouvelle loi organique, la mission est l’unité de vote du parlement.
Exemple de missions pour le ministère de la santé : santé, planning familial

2.2.7 les indicateurs


Les indicateurs sont des variables qui servent à mesurer :
• les moyens (ressources humaines, matérielles, financières) mis en œuvre
(indicateurs de moyens)
• le niveau d’activité des services (indicateurs d’activité)
• le niveau des réalisations créées (indicateurs de résultat attendu)
• les changements intervenus dans une situation donnée (indicateurs d’objectif ou
d’impact) résultant de la mise en œuvre d’un programme. Ces changements
devraient normalement entraîner une amélioration de l’environnement
économique, sanitaire, culturel, social, écologique dans lequel vit la population.

Un indicateur doit, dans toute la mesure du possible :


• être clair c’est-à-dire être simple, formulé dans le langage courant
• être précis, c’est-à-dire être bien défini afin de pouvoir être identifié sans
ambiguïté
• être pertinent, c’est-à-dire :
avoir un lien logique très fort avec l’objectif
o permettre de formuler un jugement sur la façon dont l’objectif est atteint
o être suffisamment représentatif de l’objectif ; c’est ainsi que si l’objectif est
« améliorer les rentrées fiscales » on prendra pour indicateur un impôt qui
représente une part importante du total des recettes et non pas un impôt
marginal.
• être facile à obtenir.

Exemple d’indicateur :
Supposons qu’un ministère M désire renforcer la capacité de ses ordonnateurs de crédit.
Sa chaîne de production pourra se présenter de la façon suivante :
Activité : former les agents en finances publiques
Indicateur d’activité associé : nombre de formations effectuées ;
Evolution de cet indicateur :
2005 3
2006 5
2007 4

Résultat attendu : agents formés en finances publiques


Indicateur de résultat associé : nombre d’agents formés ;
Evolution de cet indicateur :
2005 10
2006 15
2007 20

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Objectif : renforcer la capacité des ordonnateurs de crédit en finances publiques
Indicateur d’objectif associé : taux de rejet (en pourcentage) des dossiers par la
Direction générale du trésor ;
Evolution de cet indicateur :
2005 50
2006 20
2007 5

A partir de cet exemple, on peut formuler deux remarques pratiques importantes :

a) l’activité ayant presque toujours un caractère concret, il est facile de formuler


l’indicateur associé. Il en est de même lorsque le résultat attendu (c’est le cas
dans le présent exemple) ou l’objectif a un caractère concret.
b) Lorsque le résultat ou l’objectif a un caractère abstrait (c’est le cas dans le
présent exemple), la règle générale à suivre est de choisir un indicateur qui est
susceptible de refléter les conséquences résultant de l’atteinte de cet objectif.
C’est ainsi que dans le présent exemple, l’évolution à la baisse du taux de rejet
semble montrer que la capacité des ordonnateurs a bien été renforcée
c) On doit toujours respecter la cohérence entre les moyens, les activités, les
résultats attendus, les objectifs les programmes, les missions conformément à
la configuration ci-dessous :

Moyens ⇒ Activités ⇒ Résultats attendus ⇒ Objectifs ⇒ Programme ⇒ Mission


Cet enchaînement logique, qui montre également les relations entre les
composantes d’un budget de programmes, peut se lire de la façon suivante : avec les
moyens, on effectue les activités ; les activités permettent d’obtenir les résultats
attendus ; les résultats permettent d’atteindre les objectifs ; les objectifs permettent la
réalisation du programme et de la mission ; la réalisation du programme et de la mission
permet notamment d’atteindre les objectifs globaux assignés à un Axe stratégique du
DSRP.

2.3 Détermination des objectifs, des programmes, des missions, des résultats attendus,
des activités, des moyens, des coûts.

2.3.1 détermination des objectifs


On commence par effectuer la collecte des documents existants de cadre
sectoriel.
Par cadre sectoriel, on entend un ensemble d’informations, de documents d’étude et
d’orientations qui constitue la base de la programmation des actions de l’ETAT dans le
secteur dont le ministère a la charge. Un cadre sectoriel bien renseigné, cohérent et
complet est, en effet, une condition nécessaire pour procéder de manière rationnelle à
l’identification, la conception et la mise en place d’actions visant à contribuer efficace-
ment au développement du secteur dans le sens des options fondamentales retenues
par l’ETAT.
Dans le cas de Madagascar, ce cadre sectoriel comprend notamment le DSRP
(Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté) et les documents sur : i) la situa-
tion du secteur qui identifie ses forces et faiblesses, ses contraintes et qui dégage et
priorise ses problèmes majeurs, souligne ses priorités et propose les orientations qui
serviront de base à la politique sectorielle ; ii) les statistiques du secteur ; iii) toutes les
informations et documents d’études et d’orientations concernant son secteur : organi-
gramme, plans de travail, rapports d’activités et d’audit, dossiers sur les politiques natio-
nales de son département, programme de dépenses publiques, etc….

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Dans le cas où le ministère ou institution ne dispose pas de cadre sectoriel, une
méthode possible mais très efficace et relativement facile à mettre en œuvre consiste à :
o analyser la situation du secteur
o détecter et analyser les problèmes prioritaires. L’analyse des problèmes (image
de la réalité actuelle) consiste à établir les relations causes à effets entre des
facteurs négatifs d’une situation existante. Par exemple, dans l’enseignement
supérieur, on a constaté que le taux de redoublement est très important en pre-
mière année (toutes filières confondues). Le ministère de l’éducation nationale qui
considère que ce problème est prioritaire a constaté qu’une des causes est dûe
aux mauvaises conditions de travail des étudiants qui est dûe elle-même à : i) des
bâtiments scolaires en très mauvais état et à : ii) l’inexistence d’un restaurant
universitaire.
Pour formuler les objectifs à atteindre, il suffit de convertir les « états négatifs » des
problèmes en « états positifs atteints » qui reflète la situation future qui prévaudra lorsque
les problèmes auront été résolus. Dans le cas présent « les mauvaises conditions de
travail des étudiants » est convertie en « conditions de travail des étudiants améliorées »
grâce à : i) la construction de bâtiments scolaires et à : ii) la construction d’un restaurant
universitaire.

En définitive, la détermination des objectifs à atteindre est effectuée à partir du cadre


sectoriel lorsqu’il existe ou bien à partir de la méthode préconisée ci-dessus.

2.3.2 détermination des programmes


Les programmes sont obtenus en regroupant les objectifs les plus proches de
façon à avoir, dans toute la mesure du possible, un ensemble cohérent d’actions.

2.3.3 détermination des résultats attendus et des activités


La détermination des résultats attendus et des activités est effectuée avec tout le
personnel technique concerné et en tant que de besoin avec des spécialistes (ingénieurs
des travaux publics, spécialistes en passation de marchés ; etc….).

2.3.4 détermination des actions


C’est à partir des actions qui détaillent les activités que l’on calcule les coûts des
moyens (ressources humaines et matérielles) qui seront utilisés. Ces actions seront
également déterminées avec l’aide de tout le personnel technique concerné et des
spécialistes.

2.4 Répartition des ministères et institutions selon les axes stratégiques qui les concer-
nent (source : DSRP)
Ce tableau a pour objectif de présenter des pistes de réflexion aux ministères et
institutions afin de les aider à déterminer leurs objectifs et/ou programmes.

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AXES STRATEGIQUES DU DSRP INSTITUTIONS ET MINISTERES CONCERNES

AXE STRATEGIQUE 1 : restaurer un Etat de


droit et une société bien gouvernancée
Objectif global 1 : assurer une bonne gouver- Présidence, Sénat, Assemblée Nationale, HCC,
nance et réussir la lutte contre la corruption Primature, MEFB, MINFOPTLS, MININTER,
SESECPUB, MINJUS, MDN
Objectif global 2 : respecter la démocratie Présidence, Sénat, Assemblée Nationale, HCC,
Primature, MININTER
Objectif global 3 : instaurer l’Etat de droit Présidence, Sénat, Assemblée Nationale, HCC,
Primature, MEFB, MINFOPTLS, MININTER,
SESECPUB, MINJUS, MDN
Objectif global 4 : rapprocher le Gouvernement MEFB, SEDRC
des citoyens par le biais de la décentralisation et la
déconcentration
AXE STRATEGIQUE 2 : susciter et promou-
voir une croissance économique à base sociale
très élargie
Objectif global 1 : atteindre un taux de croissance MEFB, MICDSP, MINAGREL, MEM, MENEF,
économique de 8 à 10% VPM, MPTC, MCT, SEDEC
Objectif global 2 : améliorer le taux MEFB, MICDSP, MINAGREL, MEM, ME-
d’investissement NEF,VPM,MPTC ,
pour atteindre 20% MCT,SEDRC,MENRS,MSP
Objectif global 3: dynamiser le secteur privé afin MEFB, MICDSP, VPM
qu’il participe à hauteur de 12 à 14% au taux
d’investissement
Objectif global 4: ouvrir l’économie malgache à MEFB, MICDSP, VPM, MAE
une plus grande concurrence en vue de la réduc-
tion des coûts et de l’amélioration de la qualité
Objectif global 5 : susciter une volonté de partici- Présidence, Sénat, Assemblée Nationale, Prima-
pation de la population ture, SEDRC, MINPOP, MENRS
AXE STRATEGIQUE 3 : susciter et promou-
voir des systèmes de sécurisation humaine et
matérielle et de protection sociale élargie
Objectif global 1 : assurer l’éducation fondamen- MICDSP, MENRS
tale à tous les malgaches « éducation pour tous »,
préparer et valoriser les ressources humaines du
Pays
Objectif global 2 : assurer la qualité de MENRS, MJS
l’enseignement à tous les niveaux
Objectif global 3 : promouvoir la santé de la mère MINPOP, MENRS, MSP
et de l’enfant
Objectif global 4 : intensifier la lutte contre la Présidence, MINPOP, MSP
malnutrition
Objectif global 5 : renforcer la lutte contre les Présidence, MSP
maladies transmissibles
Objectif global 6 : renforcer la lutte contre les MSP
maladies non transmissibles
Objectif global 7 : réduire l’exclusion sociale dans MINPOP, MENRS, MSP
le processus de développement rapide et durable
Objectif global 8: promouvoir la diversité cultu- MINPOP, MJS, MCT
relle

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2.5 Exemple de détermination des activités, résultats attendus, objectifs et programmes à
partir du DSRP
Le tableau ci-dessous a pour objet de montrer comment on peut utiliser le DSRP
pour déterminer les activités, résultats attendus, objectifs et programmes.

Axe stratégique pour lequel le programme contribue à la


FORMULATION DU DSRP BUDGET DE PROGRAMMES réalisation et objectifs globaux (OG) correspondants
1 2 3
Assurer la sécurité alimentaire Programme 1 : Objectif global 1 :
Assurer la sécurité alimentaire atteindre un taux
de croissance
Augmenter la productivité agricole Objectif 1 : économique de 8 à
et la superficie cultivée Augmenter la productivité agricole 10%
et la superficie cultivée

Intensification de la production Résultat attendu 1 :


animale et végétale en : Production animale et végétale
intensifiée

Relançant la production agricole Activité 1 :


Relancer la production agricole

Important des intrants et en Activité 2 :


produisant localement des semences Importer des intrants et produire
certifiées localement des semences certifiées

Optimisant l’utilisation des Activité 3 :


itinéraires techniques de productions Optimiser l’utilisation des itinéraires
agricoles techniques de productions agricoles

Activité 4 :
Multipliant en vitro-plan des plants Multiplier en vitro-plan des plants
régénérés et sains régénérés et sains

Développant diverses filières Activité 5 :


d’élevage comme la filière lait, la Développer diverses filières
filière porcine, l’aviculture d’élevage comme la filière lait, la
moderne, l’élevage à cycle court, filière porcine, l’aviculture
l’élevage des petits moderne, l’élevage à cycle court,
ruminants, l’apiculture, la l’élevage des petits
sériciculture et la filière cunicole ruminants, l’apiculture, la sérici-
culture et la filière cunicole

Le développement des infrastructu- Résultat attendu 2 :


res de production et d’exploitation Infrastructures de production et
qui sera basé sur la réhabilitation des d’exploitation développées
pistes rurales avec les projets en
cours et la construction de couloirs Activité 1 :
de vaccination Réhabiliter les pistes rurales

Activité 2 :
Construire des couloirs de
vaccination

2.6 Articulation entre la programmation pluriannuelle des dépenses et le budget de


programmes d’une année N.

ANNEES Total des dépenses


Programmes
de chaque programme
du ministère N N+1 N+2 sur les 3 années
Programme 1
Programme 2
….
Programme n
Montant des dépenses Montant des crédits Montant des dépenses Montant des dépenses Montant total des crédits
annuelles alloués au budget de estimées pour l’année estimées pour l’année alloués pour l’ensemble
programmes de l’année N N+1 N+2 de la période N; N+1 ;
N+2

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3. Le Budget de programmes – Modalités pratiques
3.1 Les intervenants

Activités de préparation du Budget de programmes Intervenants


A1. Elaboration fiche de Missions, programmes, objectifs et résultats attendus de
chaque Ministère et Institution pour la période 2005 - 2007 conformément au DSRP DGDP et les DAF
– fiche 1 – Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT)3

A2. Club de la Gestion Publique pour la validation de la formulation des (i) CDMT,
(ii) la méthodologie de programmation du budget de programmes 2005 (ii) et la MEFB et les DAF
gestion des budgets de programmes ultérieurs

A3. Validation par le Conseil du Gouvernement des fiches de Missions, programmes,


Gouvernement
objectifs et résultats attendus dans les trois prochaines années - fiche 1 - CDMT

A4. Programmation du budget par service-ordonnateur, mission, programme, objec-


DAF, service-ordonnateur
tif, résultats et activités - part contributive de chaque service-ordonnateur pour la
et Gestionnaires des acti-
réalisation des objectifs globaux du Ministère ou Institution conformément aux
vités
CDMT arrêtés par le Gouvernement – Fiche 2

A5. Contrôle et arbitrage des projets de budget (réalisme des enveloppes par activi-
tés et résultats attendus) de chaque Ministère et Institution – Conférences budgétai- DGDP et les DAF
res en continu

A6. Arbitrage du Gouvernement par rapport aux contraintes budgétaires Gouvernement

DGDP, les DAF et le


A7. Bouclage, finalisation du projet de budget et Dépôt au Parlement
Gouvernement

3.2 Terminologies et relations physiques entre les termes utilisés

Envergures Nationale4 Ministères et/ou Services ordonnateurs Services Gestionnaires


Institutions5 secondaires6 des activités7
Terminologies
Missions : M-N M-M M-O M-G
Programmes : P-N P-M P-O P-G
Objectifs : O-N O-M O-O O-G
Résultats : R-M R-O R-G
Activités : A-O A-G
Moyens : M-O M-G

3.2.1 Les missions8 :


Les Missions des Ministères (M-M) contribuent aux Missions Nationales (M-N), M-M = Missions
Ordonnateurs (M–O) = Missions Gestionnaires d’activités (M-G)

3.2.2 Les programmes :


Les Programmes des Ministères (P-M) contribuent à la réalisation des Programmes Nationaux
(P-N), P-M = Programmes Ordonnateurs (P-O) = Programmes Gestionnaires d’Activités (P– G)

3
Cf. Répartition des Ministères et Institutions dans les axes stratégiques – ci-haut.
4
DSRP
5
CDMT
6
Budget de programmes (prévision, exécution et suivi)
7
Gestion des activités et des ressources (Prévision, exécution et suivi)
8
Cf. les missions selon la structure du gouvernement actuel – Annexe 1.

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3.2.3 Les Objectifs :
Les Objectifs Ministères (O-M) contribuent à la réalisation des Objectifs Nationaux (O-N) ;
Objectif Ministère (O-M) est l’ensemble des Objectifs Ordonnateurs (O-O) ; O-O est l’ensemble
Objectifs Gestionnaires Activités (O-G) ;
3.2.4 Les résultats attendus :
L’ensemble des Résultats des Ministères (R-M) contribue à la réalisation d’un O-M.
L’ensemble des Résultats des Ordonnateurs (R-O) contribue à la réalisation d’un O-O.
L’ensemble des Résultats des Gestionnaires (R-G) contribue à la réalisation d’un O-G.
3.2.5 Les Activités :
Les Activités des Ministères (A-M) sont l’ensemble des Activités Ordonnateurs (AO) ;
A-O est l’ensemble des Activités gestionnaires activités (A-G)
3.2.6 Les moyens :
Les Moyens des Ordonnateurs (M-O) – (budgétaire, financière et technique) sont l’ensemble
des Moyens Gestionnaires Activités (M-G)-(Technique et physique)
3.3 Préalables à la préparation du budget de programmes
• Mise en place des organigrammes pour la gestion budgétaire et financière
(nomination des Ordonnateurs Délégués (O-D) et Ordonnateurs Secondaires (O-S),
les Personnes Ressources pour les Marchés Publiques par O-D) pour chaque
Ministère et ou Institution et par Comptable Assignataire.
• Les Organigrammes actuels sont de nature administrative et technique.
3.4 Présentation des règles de gestion du budget de programmes 2005-2007

3.4.1 Présentation du budget :


PARTIE CONTENU Responsables
Exposé de motifs : rapport économique et financier, perspectives MEFB
Corps de loi • CDMT à mettre en œuvre pour la période 2005 – 2007 par DGDP-DGI-DGD-
le Gouvernement MIN
Textes sur les recettes, dépenses et équilibre
Annexe1 : budget de • budget voté / programme / nature de recettes (PCOP – DGDP–DGI– DGD-
programmes à voter Paragraphe) / Ministère ou Institution - budget général, MIN
comptes particuliers, budgets annexes et FCV avec montant
pour 2005-2007
• budget voté / programme / nature de dépenses (PCOP – DGDP-DIP-DSP-
Paragraphe) / Ministère ou Institution - effectifs DGDP-DGT- MIN
budgétaires, budget général - solde, fonctionnement, inves-
tissement, comptes particuliers, budgets annexes et FCV
avec montant pour 2005-2007

Annexe 2 : Budget de • mission DGDP-MIN


programmes 2005- • programme
2007 par Ministère qui • Indicateur d’Objectif
sera soutenu par cha- • Indicateurs de résultats attendus
que Ministre • Indicateur activités prévisions
• Indicateur prévisions des moyens9pour 2005, 2006, 2007
Annexe 3: acte régle- Actes réglementaires établis pour clôture des projets échus en DGDP
mentaire des projets 2004 avec les réalisations physiques et financières par bail-
s’achevant en 2004 leurs

9
Ressources humaines (nombre par catégorie), biens (nombre par catégorie), services (nombre par catégorie),
transfert (Montant par bénéficiaire)

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3.4.2 Règles de gestion du budget de programme 2005 - 2007
Rationalisation de la gestion des dépenses (diminution des lignes budgétaires et
cohérences de la programmation des activités) :
• Au niveau central :
o Le Ministre ou Chef d’Institution est Ordonnateur Délégué10.
o Les activités seront programmées au niveau de chaque Direction Centrale
des Ministères et Institutions.
o Les crédits seront ouverts au niveau d’un Ordonnateur secondaire nommé
par le Ministre ou Chef d’Institution au niveau de chaque programme.
• Au niveau Provincial (6 provinces) :
o Les activités seront programmées au niveau de chaque Direction ou Service
Provincial des Ministères et Institutions.
o Les crédits seront ouverts au niveau d’un Ordonnateur secondaire nommé
par le Ministre ou Chef d’Institution pour la Circonscription Financière11 et
pour tous les programmes.
• Au niveau Régional (22 régions) et local (Sous-préfecture)12 :
o Les activités seront programmées au niveau de chaque Direction Régionale
et Service Régional des Ministères et Institutions.
o Les crédits seront ouverts au niveau d’un Ordonnateur nommé par le Ministre
ou Chef d’Institution pour la Circonscription Financière et pour tous les
programmes.

Rationalisation de la gestion des recettes (suppression des régularisations budgétaires à


posteriori) :
Si les recettes sont ordonnancées avant leur encaissement alors c’est
l’ordonnateur en charge des dépenses qui sera en charge de l’ordonnancement
des recettes (Cas retenu sur solde, vente de cahiers des charges des marchés,
Projets13, etc...).
Si les recettes sont encaissées dans les régies alors, chaque Chef de Centre est
nommé Ordonnateur secondaire de recette (Régies des Recettes fiscales et non
fiscales – domaines, etc...). Dans ce dernier cas :
• au niveau central :
o Les Prévisions de recettes se feront au niveau de chaque Direction Centrale
de recettes.
o Le Directeur du Centre est nommé Ordonnateur Secondaire de recettes de
son service.
• au niveau provincial (6 provinces) :
o Les Prévisions de recettes se feront au niveau de chaque Service Provincial
de recettes (Centre fiscal, Bureau des Douanes et autres services - Mines,
Forêts, etc...).
o Le Chef du Centre est nommé Ordonnateur Secondaire de recettes de son
service.
• au niveau régional (22 régions) et local (Sous-préfecture) :
o Les Prévisions de recettes se feront au niveau de chaque Service Régional
de recettes (Centre fiscal, Bureau des Douanes et autres services : Mines,
Forêts, etc...).
o Le Chef du Centre est nommé Ordonnateur Secondaire de recettes de son
service.

10
Art. 3 du décret n°2004-571
11
Juridiction d’un TP Assignataire
12
Des ordonnateurs secondaires devront être nommés au niveau des CISCO, SSD et les ambassades extérieurs
13
Les cahiers des charges de ces derniers seront délivrés auprès de l’ordonnateur secondaire

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4 Structure analytique pour l’élaboration du budget de programme
4.1 Fiche 1 : Cadre des Dépenses à Moyens Termes à mettre en œuvre pour la période 2005 - 2007

4.1.1 Code mission :


Code Mission14
Exemple :
23 : Budget
Pour le MEFB (code 21) sa troisième est le Budget (code 23)

4.1.2 Code Programme :


Code Mission + Code Programme [0 à 915]
Exemple :
23.1 : Assurer une bonne gouvernance et réussir la lutte contre la corruption
Pour la mission donnée, le premier programme « Organisation et Administration » code (0) est de faire tourner l’Administration. Son
second programme (1) est d’ « Assurer une bonne gouvernance et réussir la lutte contre la corruption »

4.1.3 Code Objectif :


Code Mission + Code Programme+Code Objectif [0 à 9]
Exemple :
23.1.0 : Lutter contre la corruption, assurer la transparence et améliorer la qualité des services rendus au niveau du Ministère
4.1.4 Indicateur d’Objectif
Code Mission + Code Programme+Code Objectif +Code indicateur d’objectif [0 à 9]
Exemple :
23.1.0 : Nombre de détournements découverts
4.1.5 Code de Résultat :
Code Mission + Code Programme+Code Objectif +Code résultat [0 à 9]
Exemple :
23.1.0.0 : Système Informatisé Intégré de Gestion des Finances Publiques de l’Etat opérationnelle
4.1.6 Indicateur de résultat
Code Mission + Code Programme+Code Objectif +Code résultat + Code Indicateur de résultat [0 à 9]
Exemple :
23.1.0.0.0 : Délai moyen entre la disponibilité des chiffres au niveau des utilisateurs et la fin de la période concernée
Nomenclatures Unités Indicateurs Fiche 1 :
% - Pourcentage
Longueur – M, etc.
Surface - M², etc.
Volume - M3, etc.
Durée ou délai : Heures, etc.
Quantité & autre – Nombre
Poids – Kg, Tonnes, etc..

4.1.7 Exemple fiche 1


MEFB
Direction du Budget
Fiche 1 : Cadre de Dépense à Moyen Terme des actions à mettre en œuvre pour la période 2005 - 2007
_____________________________________________________________________________________________________________________________________
Code Administratif : 21 MEFB
Code mission16 : 23 Budget
Code Programme : 23.1 Assurer une bonne gouvernance et réussir la lutte contre la corruption
Code objectif17 : 23.1.0 Lutter contre la corruption, assurer la transparence et améliorer la qualité des servi-
ces rendus au niveau du Ministère
Indicateur Libellé de l’indicateur Unité 2005 2006 2007
d’Objectif
23.1.0.0 Nombre de détournements découverts Nombre 100 60 10

14
Cf. Annexe 1
15
Le Code 0 au programme « Organisation et Administration », pour le suivi de l’IPPTE on utilisera le code financement « 9 ». Cf.
Nouvelle structure budgétaire et comptables des opérations publiques envisagée à partir du budget 2000 : N2000
16
Cf. définition « Missions » par Institution et Ministère ci-haut
17
Objectif n°1 de l’Axe Stratégique n°1
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Code Résultat : 23.1.0.0 Système Informatisé Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFP) de l’Etat
opérationnelle
Indicateur Libellé Unité 2005 2006 2007
Résultat18
23.1.0.0.0 Délai moyen entre la disponibilité des chiffres au niveau Jour 10 5 1
des utilisateurs et la fin de la période concernée
Code Résultat : 23.1.0.1 Efficacité des procédures budgétaires et comptables renforcée
Indicateur Libellé Unité 2005 2006 2007
Résultat
23.1.0.1.0 Délai moyen de traitement de dossier accéléré dans les Heure 48 48 24
administrations financières (Recettes, Dépenses et Trésor)
23.1.0.1.1 Délai moyen de passation des marchés accéléré Jours 45 30 20

4.2 Fiche 2 : Programmation du budget 2005 – 2007 par Service – ordonnateur


4.2.1 Code activités
Code Mission + Code Programme+Code Objectif +Code résultat+Code activité [0 à 9]
Exemple :
23.1.0.0.0 : mettre en place le Système Informatisé Intégré de Gestion des Finances Publiques de l’Etat

4.2.2 Harmonisation des indicateurs analytiques pour la programmation du budget


A partir de la fiche 1, les Ordonnateurs secondaires et les DAF des Ministères et Institution (Directeur du Bud-
get des Ministères et Institution), auront à utiliser les indicateurs analytiques pour la programmation (Fiche 2)
des Activité et les Moyens à mettre en œuvre : Ressources humaines permanentes, Biens, Services et Transfert.
Principe :
Tous les indicateurs sont codifiés sur 10 (dix) positions séparées de points « . » entre deux chiffres.
Les deux premiers chiffres identifient le type d’indicateur :
‘00’ : Indicateur d’activité, de service ou salaire agent permanent
‘01’ : Indicateur de biens
‘02’ : Indicateurs de Tiers bénéficiaire
4.2.3 Code Indicateur d’activité
0019+Grande fonction + ‘.’+ fonction & sous-fonction20+ ‘.’+ Type service+ ‘.’+ Code séquentiel
Type service ou d’activité :
00 – Etude
01 – Travaux
02 – Contrôle

NB :
• Les activités et les moyens seront programmés trimestriellement à l’intérieur des exercices (Cf. Annexe 3)
• Une mercuriale sera utilisée pour la budgétisation (Calcul des coûts budgétaires après les arbitrages)
• Les coûts récurrents des investissements fonctionnels dans l’année « N » devront être prévus en fonctionnement dans le
programme en année « N » ou dans la prochaine loi de finances rectificative de l’année « N »
• Unités Indicateur d’activité et moyen (Cf. Annexe 4 : Nomenclature analytique des dépenses)

Exemple :

Indicateur Activi- Libellé Unité 2005 2006 2007



00.01.12.00.00 Mettre en place le SIGFP dans toutes les administrations Nb. 67 230 424
financières de l’Etat

4.2.4 Code Service ordonnateur :


121-2122-023-05024 Ordonnateur secondaire MEFB pour la province de Toamasina

18
Objectif intermédiaire de l’Objectif n°1 de l’Axe Stratégique n°1
19
Indicateur d’activité ou de service
20
Cf. Nomenclature Fonctionnelle des Administrations Publiques (Manuel FMI 2001)
21
0 – Ordonnateur délégué, 1 – Ordonnateur Secondaire
22
Code administratif Institution ou Ministère
23
Numéro programme au niveau central, 0 pour les provinces, régions et Sous-préfecture
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4.2.5 Code Indicateur de moyens :
Imputation budgétaire + Identification des ressources humaines, achats de biens – produit, services et du bénéficiaire

4.2.5.1 Ressources humaines permanentes


Identification nombre agent par catégorie : 00+00+Code cadre de la Solde
Exemple :
AXXX : Ingénieur Informaticien
Imputation budgétaire Code Cadre Qualification Unité 2005 2006 2007
2 00-21-1-650 6011..25 00.00.00.AX.XX Ingénieur Informaticien Nb. 1 1 1

4.2.5.2 Achats de biens


Identification des biens : 01+Système Harmonisé (Système douanier)26
Exemple :
Imputation budgétaire Nomenclature Désignation Unité 2005 2006 2007
des produits
27
5 00-21-0-089 2163.. 01.84.71.30.00 - Machines automatiques de traitement de l'information numé- Nb. 1 0 0
riques, portatives, d'un poids n'excédant pas 10 kg, comportant
au moins une unité centrale de traitement, un clavier et un
écran

4.2.5.3 Achat de services :


Nomenclature des services28 : ‘00’ +’.’+Grande fonction +’.’+ fonction & sous-fonction +’.’+ Type service +’.’+ Code séquentiel

NB : La codification des achats de services est la même que celle des activités
Exemple :
Imputation budgétaire Nomenclature Intitulé Services Unité 2005 2006 2007
des services
5 00-21-0-089 2013.. 01.01.12.00.00 Prestataire pour la mise en place réseau et formation en Mois 2 0 0
informatique

4.2.5.4 Transferts
Nomenclature des Transferts : 02 + ‘.’ + Type Bénéficiaire + ‘.’ + code bénéficiaire29
Exemple
Imputation budgétaire Nomenclature Intitulé bénéficiaire Unité 2005 2006 2007
bénéficiaire
02.03.31.01.01 CU Antananarivo Ar
Type bénéficiaire
00 : ETAT (Exemple Remboursement de frais de soin : 02.00.00.00.00)
01 : PROVINCE AUTONOME
02 : RÉGION
03 : COMMUNE
04 : EPN
05 : PARTENAIRE

NB :
Dans le cadre de l’informatisation du SIGFP :
• La GRH utilisera la nomenclature des ressources humaines
• La gestion de la mercuriale utilisera la nomenclature des biens et des services
• La gestion des stocks et des patrimoines utilisera la nomenclature des biens
• La nomenclature des bénéficiaires permettra de rationaliser la gestion des transferts auprès des collectivités
selon les critères socio-économiques (Monographie)

24
000 au niveau central, 010 à 060 au niveau provincial (respectivement Antananarivo, Antsiranana, Fianarantsoa, Mahajanga, Toa-
masina et Toliary), 0xx au niveau régional (xx représente les code région) et code Sous-préfecture au niveau local. Cf. Codification
des localités jointe en annexe 3.
25
Direction du Budget, ligne solde
26
Cf. Note sur la nomenclature des produits- Système Harmonisé
27
PGDI Finances
28
A harmoniser au niveau sectoriel
29
Cf. Nomenclature des bénéficiaires en annexe 8
17 © copyright 2004 MEFB/SG/DGDP/DB
4.2.5.5 Exemple Fiche 2 :
MEFB
Direction du Budget
Fiche 2 : Programmation du budget 2005 – 2007
______________________________________________________________________________________________________________________________________
Code Administratif : 21 MEFB
Code mission : 23 Budget
Code Programme : 23.1 Assurer une bonne gouvernance et réussir la lutte contre la corruption
Code objectif : 23.1.0 Lutter contre la corruption, assurer la transparence et améliorer la qualité des servi-
ces rendus au niveau du Ministère
Indicateur Libellé Unité 2005 2006 2007
d’Objectif
23.1.0.1 Nombre de détournements découverts Nombre 100 60 10

Code Résultat : 21.2.1.0.0 Système Informatisé Intégré de Gestion des Finances Publiques de l’Etat opération-
nelle
Indicateur Libellé Unité 2005 2006 2007
Résultat
23.1.0.0.0 Délai moyen entre la disponibilité des chiffres au niveau Jour 10 5 1
des utilisateurs et la fin de la période concernée

Code Service ordonnateur :


1-21-0-050 Ordonnateur secondaire MEFB pour la province de Toamasina

Code activité :23.1.0.0.0 : Mettre en place le Système Informatisé Intégré de Gestion des Finances Publiques de l’Etat
Indicateur Activi- Libellé Unité 2005 2006 2007

00.01.12.00.00 le Système Informatisé Intégré de Gestion des Finances Nb. 1 0 0
Publiques de l’Etat mis en place

Fiche 2 - Ressources humaines permanentes - Solde


Imputation budgétaire Code Cadre Qualification Unité 2005 2006 2007
2 00-21-1-650 6011.. 00.00.AX.XX Ingénieur Informaticien Nb. 1 1 1

Fiche 2 - Achats de biens


Imputation budgétaire Nomenclature Désignation Unité 2005 2006 2007
des produits
5 00-21-0-089 2163.. 01.84.71.30.00 - Machines automatiques de traitement de l'information numé- Nb. 1 0 0
riques, portatives, d'un poids n'excédant pas 10 kg, comportant
au moins une unité centrale de traitement, un clavier et un
écran

Fiche 2 - Achat de services


Imputation budgétaire Nomenclature Intitulé Services Unité 2005 2006 2007
des services
5 00-21-0-089 2013.. 00.01.12.00.00 Prestataire pour la mise en place réseau et formation Jours 4 0 0
en informatique

18 © copyright 2004 MEFB/SG/DGDP/DB


MEFB
Direction du Budget
4.3 Fiche 1 : Cadre des Dépenses à Moyens Termes des actions à mettre en œuvre pour la période 2005
- 2007
Code Administratif : |__|__| [Nom institution]
Code mission : |__|__| [Libellé mission]
Code Programme : |__|__|-|__| [Nom programme]
Code Objectif : |__|__|-|__|-|__| [Description Objectif]

Code Indica- Description Indicateurs d’objectifs Unité 2005 2006 2007


teurs
d’objectif

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Code Résultat : |__|__|-|__|-|__|-|__| [Description Résultat]

Code Indicateurs Description Indicateurs de résultats Unité 2005 2006 2007


résultats

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|__|__|-|__|-|__|-|__|-|__|

Code Résultat : |__|__|-|__|-|__|-|__| [Description Résultat]

Code Indicateurs Description Indicateurs de résultats Unité 2005 2006 2007


résultats

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19 © copyright 2004 MEFB/SG/DGDP/DB


MEFB
Direction du Budget
4.4 Fiche 2 : Programmation du budget 2005 – 2007

Code Administratif : |__|__| [Nom institution]


Code mission : |__|__| [Libellé mission]
Code Programme : |__|__|-|__| [Nom programme]
Code Objectif : |__|__|-|__|-|__| [Description Objectif]
Code Résultat : |__|__|-|__|-|__| [Description Résultat]
Ordonnateur : |__|-|__|__|-|__|-|__|__|__| [Dénomination]

Code Indicateurs Description Indicateurs de résultats Unité 2005 2006 2007


résultats

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Code Activité : |__|__|-|__|-|__|-|__|-|__| [Description Activité]

Indicateur Activité Libellé Indicateurs d’activités Unité 2005 2006 2007

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20 © copyright 2004 MEFB/SG/DGDP/DB


Fiche 2 - Ressources humaines permanentes - Solde

Ligne budgétaire30 Nomenclature analy- Désignations NB 2005 2006 2007


tique
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30
Cf. N2000
21 © copyright 2004 MEFB/SG/DGDP/DB
Fiche 2 - Achats de biens

Ligne budgétaire Nomenclature analy- Désignations Unité 2005 2006 2007


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22 © copyright 2004 MEFB/SG/DGDP/DB


Fiche 2 - Achats de services

Ligne budgétaire Nomenclature analy- Désignations Unité 2005 2006 2007


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Fiche 2 - Transferts

Ligne budgétaire Nomenclature analy- Désignations Ariary 2005 2006 2007


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Fiche 2 – Prévision recettes

Ligne budgétaire Nomenclature analy- Nomenclature Ariary 2005 2006 2007


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Antananarivo, le
Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget

31
Non utilisé pour la préparation du budget 2005 – le code 02.00.00.00.00 sera utilisé pour 2005
25 © copyright 2004 MEFB/SG/DGDP/DB
ANNEXE

26 © copyright 2004 MEFB/SG/DGDP/DB


Budget d'exécution 2005 : dépenses en Ariary
Ministère Mission Programme Objectif Résultat Gestionnaire Comptable Controle Autorisation Crédit ouvert
Activité Indicateur d'activité d'Activité Financier d'Engagement
71 MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DU PLANNING FAMILIAL 1 146 011 444 793 144 748 019 800
71 Santé 1 143 451 492 815 144 049 984 672
0-71-0- Ordonnateur Délégué 00-71-0-100 10101.100 10101.007 92 026 717 200 37 940 473 800
000
71-0 Organisation et Administration 17 137 518 200 2 564 852 600
71-0-0 Assurer le développement des ressources humaines pour la santé 2 712 915 600 1 095 515 600
Indicateurs d'Objectifs
71-0-0-0 Proportion de structures de santé disposant Pourcentage 30,00 45,00 60,00
d'un effectif en personnel répondant aux
normes établies
71-0-0-1 Proportion des agents ayant fait l'objet Pourcentage 60,00 75,00 90,00
d'envoi de dossiers complets en vue de:
(avancement, titularisation, reclassement,
71-0-0-2 Proportion des agents ayant bénéficié de Pourcentage 30,00 45,00 60,00
leur droit *(avancement, titularisation,
reclassement, intégration…)
71-0-0-1 Formation du Personnel de santé adaptée aux besoins et 2 712 915 600 1 095 515 600
répondant au profil de poste
Indicateurs de Résultats

71-0-0-1-0 Nombre des filières de formation dont le Nombre 4,00 8,00 11,00
programme de formation a été adaptée au
besoin du système
71-0-0-1-1 Proportion d'agents ayant bénéficié d'au Pourcentage 10,00 20,00 30,00
moins deux formations continues dans
71-0-0-1-2 Proportion des formations sanitaires Pourcentage 30,00 45,00 60,00
tenues par des agents qualifiés
5 00-71-0-027-1 00000 APPUI AU RENFORCEMENT INSTITUTIONNEL 2 712 915 600 1 095 515 600
71-0-0-1-0 Adapter la formation initiale desmédecins et des paramédicaux aux besoins du secteur et de la population

00.01.31.10.23 Nombre des nouvelles filières paramédicales montées et Nombre 0,00


fonctionnelles
Libellé réalisation Date début Date Fin

01/01/2005 31/12/2007 2 712 915 600 1 095 515 600


2011 Formation 889 200 000 389 200 000
60-201-201-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 889 200 000 389 200 000
2013 Assistance Technique 491 500 000 381 500 000
60-201-201-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 491 500 000 381 500 000
2017 Frais de pré-exploitation 325 695 000 93 295 000
10-001-001-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 79 095 000 13 695 000
20-001-001-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 27 000 000 8 000 000
30-001-001-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 4 200 000 1 200 000
60-201-201-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 215 400 000 70 400 000
2161 Matériels Techniques 971 915 600 219 915 600
10-001-001-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 128 700 000 18 700 000
20-001-001-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 4 200 000 1 200 000
30-001-001-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 27 000 000 8 000 000
60-201-201-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 812 015 600 192 015 600
2163 Matériels informatiques 34 605 000 11 605 000
10-001-001-B-01 00 64 00 Convention: 01 00 64 00 34 605 000 11 605 000
71-0-3 Rendre performant les sytèmes de planification, de gestion et d'information à tous les niveauxx 14 424 602 600 1 469 337 000
Indicateurs d'Objectifs
71-0-3-0 Taux de réalisations physiques des activités Pourcentage 75,00 80,00 85,00
du Plan d'action gouvernemental du Ministère
71-0-3-1 Programmation des travaux de génie civil Pourcentage 90,00 95,00 98,00
disponible
71-0-3-2 Réseaux d'information pour la gestion des Pourcentage 80,00 90,00 100,00
informations sanitaires fonctionnels à tous
les niveaux
71-0-3-3 Réseaux de surveillance intégrée de la Pourcentage 30,00 50,00 100,00
maladie et la riposte fonctionnels à tous les
71-0-3-4 Proportion des traitements informatisables Pourcentage 15,00 20,00 25,00
informatisés et mis en œuvre
71-0-3-5 Informations/rapport sur les réalisations du Pourcentage 35,00 75,00 100,00
MINSANPF à tous les niveaux mises à
jour et selon les normes

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Budget d'exécution 2005 : dépenses en Ariary
Ministère Mission Programme Objectif Résultat Gestionnaire Comptable Controle Autorisation Crédit ouvert
Activité Indicateur d'activité d'Activité Financier d'Engagement
71-0-3-1 Capacité managériale des cadres du SSD renforcée 11 971 202 600 651 537 000
Indicateurs de Résultats
71-0-3-1-0 Proportion de SSD formés en Pourcentage 83,00 100,00 0,00
management et en gestion de santé
5 00-71-0-027-1 00000 APPUI AU RENFORCEMENT INSTITUTIONNEL 11 971 202 600 651 537 000
71-0-3-1-0 Former les membres de l'EMAD des SSD en management et gestion de santé

00.09.50.10.8E Nbre de SSD formés en management et gestion de santé Nombre 0,00

Libellé réalisation Date début Date Fin

Membres de l'EMAD formés 01/01/2005 31/12/2007 11 971 202 600 651 537 000
2011 Formation 8 590 343 600 388 033 600
10-001-001-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 3 310 000 1 000 000
60-107-107-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 8 587 033 600 387 033 600
2015 Etudes et Recherches 917 113 000 17 113 000
60-107-107-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 917 113 000 17 113 000
2017 Frais de pré-exploitation 1 743 255 600 54 870 400
10-001-001-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 5 428 400 1 640 000
30-001-001-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 4 512 000 1 012 000
60-107-107-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 1 733 315 200 52 218 400
2163 Matériels informatiques 720 490 400 191 520 000
10-001-001-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 34 920 400 10 550 000
20-001-001-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 3 700 000 900 000
30-001-001-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 1 870 000 70 000
60-107-107-A-6024/MAG/8MAG033 Convention: 6024/MAG/8MAG033 680 000 000 180 000 000
71-0-3-2 Le logiciel Gésis installé et fonctionnel au niveau des districts 1 163 400 000 387 800 000
sanitaires et hôpitaux de référence
Indicateurs de Résultats

71-0-3-2-0 Taux de couverture des SSD disposant Pourcentage 90,00 100,00 0,00
d'un Système d'Information pour la
Gestion (SIG) informatisé
71-0-3-2-1 Taux de couverture des Hôpitaux de Pourcentage 100,00 0,00 0,00
référence disposant d'un Système
d'Information pour la Gestion (SIG)
informatisé
71-0-3-2-2 Proportion de supervision réalisée sur Pourcentage 30,00 50,00 100,00
l'utilisation du logiciel Gésis au niveau
Central, intermédiaire et périphérique
5 00-71-0-027-1 00000 APPUI AU RENFORCEMENT INSTITUTIONNEL 1 163 400 000 387 800 000
71-0-3-2-1 Mettre en place le logiciel GESIS pour hôpitaux

00.01.33.60.1E Pourcentage de CHU/CHRP dotés en logiciel Gesis Pourcentage 0,00

Libellé réalisation Date début Date Fin

logiciel GESIS pour hôpitaux mis en place 01/01/2005 31/12/2007 1 163 400 000 387 800 000
2011 Formation 679 860 000 226 620 000
60-116-116-D-OMS/027-1 Convention: OMS/027-1 679 860 000 226 620 000
2013 Assistance Technique 359 400 000 119 800 000
60-116-116-D-OMS/027-1 Convention: OMS/027-1 359 400 000 119 800 000
2017 Frais de pré-exploitation 124 140 000 41 380 000
30-001-001-D-OMS/027-1 Convention: OMS/027-1 2 400 000 800 000
60-116-116-D-OMS/027-1 Convention: OMS/027-1 121 740 000 40 580 000

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Budget d'exécution 2005 : dépenses en Ariary
Ministère Mission Programme Objectif Résultat Gestionnaire Comptable Controle Autorisation Crédit ouvert
Activité Indicateur d'activité d'Activité Financier d'Engagement
71-0-3-3 Surveillance Intégrée de la Maladie et la Riposte fonctionnelle 1 290 000 000 430 000 000
Indicateurs de Résultats
71-0-3-3-0 Taux de disponibilité du guide technique Pourcentage 30,00 50,00 100,00
de la Surveillance Intégrée de la Maladie
et la Riposte (SIMR) au niveau des SSD et
71-0-3-3-1 Taux de disponibilité des modules de Pourcentage 30,00 50,00 100,00
formation sur la Surveillance Intégrée de
la Maladie et la Riposte (SIMR) au niveau
des SSD
71-0-3-3-2 Pourcentage de SSD formés sur la mise Pourcentage 100,00 0,00 0,00
en œuvre de la SIMR
71-0-3-3-3 Proportion de CSB formés sur la mise en Pourcentage 30,00 50,00 100,00
œuvre de la SIMR
71-0-3-3-4 Pourcentage de SSD ayant transmis aux Pourcentage 30,00 50,00 100,00
niveaux provincial et central les fiches
d'alerte et les tendances épidémiologiques
de leur secteur
71-0-3-3-5 Pourcentage de supervision réalisée sur le Pourcentage 30,00 50,00 100,00
réseau de Surveillance Intégrée de la
Maladie et la Riposte (SIMR) au niveau
Central, au niveau des Directions
Provinciales de Santé et des districts
5 00-71-0-027-1 00000 APPUI AU RENFORCEMENT INSTITUTIONNEL 1 290 000 000 430 000 000
71-0-3-3-6 Réalisation des investigations épidémiologiques

00.07.40.90.00 Nombre d'investigations épidémiologiques pour vérifier des Nombre 0,00


alertes réalisées
Libellé réalisation Date début Date Fin

Surveillance épidémiologiques réalisées 01/01/2005 31/12/2007 1 290 000 000 430 000 000
Surveillances épidémiologiques réalisées
2012 Animation et Encadrement 60 000 000 20 000 000
60-114-114-E-FNUAP/027-1 Convention: FNUAP/027-1 60 000 000 20 000 000
2017 Frais de pré-exploitation 606 000 000 202 000 000
30-001-001-E-FNUAP/027-1 Convention: FNUAP/027-1 6 000 000 2 000 000
60-114-114-E-FNUAP/027-1 Convention: FNUAP/027-1 600 000 000 200 000 000
2161 Matériels Techniques 624 000 000 208 000 000
20-001-001-E-FNUAP/027-1 Convention: FNUAP/027-1 24 000 000 8 000 000
60-114-114-E-FNUAP/027-1 Convention: FNUAP/027-1 600 000 000 200 000 000
71-1 Accès aux services de santé de qualité 45 455 506 000 25 590 659 800
71-1-1 Améliorer la couverture sanitaire de la population 44 960 706 000 25 546 659 800
Indicateurs d'Objectifs
71-1-1-0 Taux de couverture sanitaire de la Pourcentage 65,00 68,00 70,00
population
71-1-1-0 Couverture de la population par stratégie fixe augmentée 32 823 834 400 24 113 952 000
Indicateurs de Résultats
71-1-1-0-0 % population habitant à moins de 5km Pourcentage 63,00 65,00 67,00
(ou à une heure de marche) d'une
formation sanitaire
71-1-1-0-1 % des fokontany situés entre 5 et 10 km Pourcentage 10,00 25,00 35,00
d'une FS pourvus en agents de santé
communautaires opérationnels
5 00-71-0-021-1 00000 PROJET DE RENFORCEMENT DU SECTEUR SANTE 20 678 662 800 20 678 662 800
(CRESAN II)
71-1-1-0-0 Effectuer des travaux de génie civil des CSB

00.06.10.60.34 Nouvelles communes dotées de CSB Nombre 0,00

Libellé réalisation Date début Date Fin

01/01/2005 31/12/2006 20 678 662 800 20 678 662 800


2011 Formation 23 187 200 23 187 200
10-001-001-B- Convention: F/MAD/SAN/2/99/38/ 3 000 000 3 000 000
F/MAD/SAN/2/99/38/07 07
60-103-103-C-F/MAD/SAN/2/99/38 Convention: F/MAD/SAN/2/99/38 8 787 200 8 787 200
70-103-001-B-