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Master : management stratégie et finance

d’entreprise
Matière : Fiscalité approfondie

Fiscalité approfondie
Applications et corrections

Encadré par :

Mr. NMILI
ANNEE UNIVERSITAIRE 2011/2012

IMPOT SUR LES


SOCIETES
Base Imposable :
Cas n° 1
La société xyz est une SA au capital social de 2.000.000 DH, créé en 1996 et
spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de prêt à porter pour enfants. Elle a
augmenté son capital au cours de l’année 2009, la somme n’est pas entièrement libérée.
L’exercice comptable coïncide avec l’année civile ; la société vous consulte pour la
détermination du résultat fiscal de l’exercice 2010 ; pour cela elle communique les
renseignements suivants :
Résultat avant impôt : 860 000 DH
Le chiffre d’affaire local : 2 000 000 DH (HT)
Chiffre d’affaire à l’export : 3 500 000 DH (HT)
Les exercices 2008,2009 étaient déficitaires respectivement pour 25830 dh et 39 510dh.
L’amortissement différé se rapportant à 2005 s’élève à 268 910 DH
Parmi les produits figurent :
1. Gain de change : 3000 DH
2. Dividendes provenant d’une société cotés à la bourse des valeurs de
Casablanca de
46 000 DHS
3. Dégrèvement d’impôt non déduit après contentieux sur les acomptes
prévisionnels de l’exercice 2008 pour 80 000 DHS
4. Une facture de vente établis le 30/12/2010 pour un montant de 600 000 DHS
payée par chèque et tiré le 3/1/2011 ; la moitié de la marchandise n’a été effectivement
livrée que le 10/1/2011.
5. Vente de marchandise livrée le 30/12/2010 pour un montant de 120 000
DHS, la facture est établi le 9/1/2010.
6. Avance reçues des clients sur des commandes non encore livrées au 31-12-
2010 et comptabilisées autant que vente de marchandises rapportées à l’exercice
2011 : 14850 dh
7. Produits de placement à revenu fixe montant net comptabilisé 220 000 DHS
8. Un véhicule utilitaire totalement amorti à la clôture de l’exercice précédent
vendu en octobre pour 25 000 DHS(Il faut vérifier que la VNA est comptabiliser).
9. Ecart de conversion passif relatif aux augmentations de créances concernant
l’exercice 2009 : 5000 DHS.
10. Bonis de liquidation reçue d’une filiale : 78640 dh.
11. Escomptes reçus des fournisseurs 4258 dh.
12. Rabais obtenus des fournisseurs sur des achats de l’exercice 2010 : 3480 dh.
13. Reprise d’une provision pour perte de change antérieurement déduite pour
2 485 dh.
14. Reprise d’une provision pour pénalité fiscale : 32500dh.

Parmi les charges figurent :


15. Achat de cadeaux à la clientèle : montant de la facture 25 000 TTC, il s’agit
de 500 portefeuilles portant le signe de la société.
16. Achat de fournitures de bureau pour un montant global 28640 dh, une partie
de ces fournitures represente 25% de la somme comptabilisée n’as pas encore été
consommée à la fin de l’exercice.
17. Service après vente guarantissant l’entretien gratuit d’un matériel
informatique pour une période commençant le 01-09-2010 et s’achevant le 31-08-
2011. le montant global de contrat de maintenance est de 6000dh.
18. tenues portant le sigle de la société et dont la valeur unitaire est de 150 DHS
pour une somme total de 7 500 DHS (pour la publicité de l’entreprise).
19. Le 01/07/2010 : Changement du moteur d’une machine de production de
50 000 DHS pour une valeur de 35 000Dhs comptabilisé dans le compte entretien et
réparation
20. Prime d’assurance vie pour se prémunir contre la disparition du directeur
financier, l’assurance est contractée au profit de la société d’un montant annuel de
8000 DHS payé en mars 2010.
21. Ce directeur est décédé le 5/10/2010, la compagnie d’assurance s’engage à
payer une indemnité de 500 000 Dhs, rappelons que les primes sont payées depuis
mars 2006.
22. Contrat d’assurance vie au profit du dirigent d’un montant de 15 000 DHS
23. Salaire du dirigent qui détient 40 % du capital : 150 000 Dhs, dont 25% de
charges sociales
24. Intérêt du compte courant d’associés créditeurs : 200 000 ; rémunéré au taux
de 9% sachant que le taux autorisé est de 5,5 %
25. Acompte provisionnel de l’IS : 25 000 DHS
26. Don de 20 000 DHS aux œuvres sociales de la société payés en espèce.
27. Don de la fondation Mohammed V pour la solidarité de 100 000 DHS par
chèque.
28. Frais de mission alloués au directeur commercial d’un montant de 14 000 HT
29. Jetons de présence de 20 000 DHS
30. Tantièmes ordinaires de 17 000 DHS
31. Tantièmes spéciaux de 9300 DHS
32. L’IR sur salaires de 13 000 DHS enregistré dans les comptes : impôts et
taxes
33. La taxe spéciale sur les véhicules automobiles concernant deux voitures : une
inscrite au bilan de la société 4500 DH, l’autre appartenant au directeur commercial
2200 DH.
34. Les amortissements d’un montant de 284000 DH calculés comme suite :
Biens Cout de revient Taux Dotations
Matériel et outillage 700 000 10% 70 000
Matériel et outillage 700 000 10% 70 000
Aménagements 250 000 10% 25 000
Matériel de transport 150 000 20% 30 000
Voiture du dirigent 370 000 20% 74 000
Terrain à bâtir 150000 10% 15000
Pour le matériel et outillage, il a aussi été tenu compte de la dotation de l’exercice 2009 au
cours duquel il n’a pas été comptabilisé.
Amortissement de terrain à bâtir inscrit au bilan de la société amorti au taux de 10% d’un
montant de 15 000 DHS.
35. Achat de fournitures d’entretien pour un montant de 60 000 DHS,
comptabilisée TTC.
36. Une facture d’hôtel payée en espèce pour un montant de 21 200 DHS (TTC).
37. Amendes et pénalités de retard pour un montant de 17 000 DHS relatif au
règlement de la patente de 2010.
38. Les droits de douanes pour un montant de 35 000 DHS sur l’importation
d’une machine (Il faut penser à l’amortissement en fonction de la durée)
39. Cotisations patronales versées à une caisse de retraite complémentaire d’un
montant de 200 000 DHS
40. Provisions pour risques divers : 75 000 DHS
41. Provisions pour dépréciation de la créance du client litigieux Ahmed, ce
dernier est en difficulté de paiement. La provision a été calculée sur le montant TTC
de la dite créance. Le montant de la provision est de 6000 DH
42. Provisions pour litige judiciaire en cours d’un montant de 60 000 DHS
43. Provision pour risque d’incendie d’un montant de 5 000 DHS
44. Provision pour dépréciation des stocks d’un montant de 80 000 DHS, la
société étant évaluée forfaitairement et sans aucune référence justifiable au marché.
45. Constatation d’une provision pour risque et charge d’un montant de 50 000
DHS concernant un rappel de la CNSS suite au contrôle auquel est soumise la société
actuellement.
46. Le compte de charges de loyer de crédit bail enregistre un montant de 85 000
DHS relatif à l’amortissement d’une voiture de tourisme faisant l’objet d’un contrat de
leasing. Le prix TTC est de 350000 DH et le contrat s’étale sur 5 ans.
47. Timbres fiscaux et droits d enregistrement d’acte divers le montant c’est de
14600.
48. Gratifications versées aux salaries 12 640 dh.
49. Honoraires versées au commissaire aux comptes 82680 dh.

Corrigé :
Eléments Réintégrations Déductions
Résultat avant impôt 860 000
Produits :
1- Gain de change RAS
2-Dividendes : bénéficient d’un abattement de 100% 46000
3-Dégrèvement d’IS : à déduire 80 000
4-Facture du 30/12/2009 comptabilisée mais la moitié de
la marchandise livrée en 2010 alors le montant à déduire 300 000
600 000*50%
5-Le fait générateur de la vente est la livraison et étant
donnée que cette dernière a eu lieu en 2009 ; le produit
est imposable RAS
6-Avance reçues sur commandes non encore livrés en
2010 : Avances constituent des dettes envers les clients et
non des ventes à rattacher à l’exercice (produit non
imposable) 14850
7-Produits de placement à revenu fixe : on réintègre la
retenue à la source au taux de 20% (article 19 du CGI
2009) : (220000/0,8)*0,2 55 000

8-Véhicule utilitaire : RAS (Il faut vérifier que la VNA


est comptabilisé)
9-Ecart de conversion passif : produit financier déductible
RAS
10-Bonis de liquidation : c’est un produit perçu d une
78460
autre société déjà imposé, donc il est à déduire pour éviter
se double imposition
11-Escomptes reçus des fournisseurs : produit financier
imposable RAS
12-RRR obtenus sur achat de l’exercice produit
imposable RAS
13-Reprises sur provision antérieurement déductible :
produit imposable RAS
14-Reprises sur provision pour pénalité fiscale : la
provision à été précédemment imposé donc la reprise est 32500
non imposable
Les charges :
15- les cadeaux comportant le sigle de la
Société : RAS
16-achat de fournitures de bureau :
-fraction consommée en 2010 : charge déductible RAS
-fraction non consommée en 2010 : charge constatée 7160
d’avance pour 2010, à réintégrer (28640*25%)
17-servir d’entretien d’un matériel informatique : la
charge se rattache à la période de garantie :
-fraction relative 2010 : charge déductible
4000
-fraction relative a 2011 : charge constatée d’avance :
6000*8/12 :4000

18- cadeaux publicitaire : le prix unitaire dépasse 7500


100 dh 7500 à réintégrer.
19- il s’agit d’une charge à immobiliser car elle vise 35000
le prolongement de la vie de la machine, la somme est à 1750
réintégrer et l’amortissement à déduire à hauteur de 10%
Donc l’amortissement à déduire c’est de :
35000*6/12*10%=1750
20- c’est une charge non déductible car il ne s’agit
8000
pas d’un actif de l’entreprise mais d’une opération de
placement
21- c’est une indemnité imposable : on la 500000
40 000
réintègre et on déduit le total des primes versées
22- il s’agit d’une charge déductible puisque c’est
un complément de salaire : RAS
23- en matière d’IS, toute rémunération du personnel
est déductible à condition qu’elle corresponde à un travail
effectif : RAS 200 000
24- le capital social n’est pas intégralement libéré : le
montant des intérêts du compte courant d’associés
créditeurs est à réintégrer.
25- les acomptes provisionnels d’IS : ils constituent des 25000
fractions de l’impôt lui-même, exclus du droit a
déduction
26- les dons aux œuvres sociales des institutions qui
sont autorisées à percevoir les dons doivent être dans la
limite de 2 pour mille du CA du donateur :
5 500 000*2%0=11 000
9000
20 000-11 000=9000 à réintégrer
11000*50%=5500 à réintégrer 5500

27- RAS
28- les frais de mission sont déductible TTC on déduit 1400
la TVA : 14 000*10%
29- il s’agit d’une rémunération allouée aux membres
du conseil d’administration et dont le montant global
annuel est fixé par l’assemblé général des actionnaires,
ses rémunérations constituent une charge fiscalement
déductible : RAS
30- il s’agit d’un prélèvement sur le bénéfice de la 17000
société généralement prévu par les statuts et alloué aux
administrateurs, étant fiscalement considéré comme des
distributions de bénéfice, ils ne sont pas déductible
31- il s’agit d’une rémunération accordée à certains
administrateurs pour des missions qui leur sont confiées à
titre spécial et provisoire : cette rémunération est
fiscalement déductible : RAS 13000
32- l’IR sur salaire : n’est pas la charge de la société 2200
33- la taxe spéciale sur les véhicules automobiles :
La taxe relative à la voiture de la société est une charge
d’exploitation déductible ; celle relative à la voiture
personnelle du directeur commercial est à réintégrer
34- dotation de l’exercice 2009 est en double : 70 000
70 000 à réintégrer
Dotation de la voiture du dirigeant limitée a 14000
300 000*20% = 60 000, on réintègre la différence
Soit 74 000-60 000= 14 000 15 000
-Les terrains : non amortissables
35- les fournitures d’entretien, on réintègre la TVA :
10 000
10 000
10 600
36- le montant de la facture d’hôtel en espèce dépasse
10 000 DHS, donc on réintègre 50% du montant
37- Amendes et pénalités sont non déductibles 17 000

38- les droits de douane constituent des charges à 35000


immobiliser : à réintégrer
39- RAS 75000
40- la provision pour risques divers n’est pas précisée 1000
41- la provision en question se calcule sur le montant
HT, à TVA correspondant est à réintégrer
6000/6
42- RAS
43- l’incendie est un risque assurable, la provision est à 5000
réintégrer
44- provision non déductible car elle est évaluée 80 000
forfaitairement 50 000
45- charge non rattachée à l’exercice
46-350 000/5 :70 000

Dotation enregistrée chez la société :


300 000*0.2= 60 000 10 000
Donc la différence à réintégrer : 10 000
47-Timbres fiscaux et droits d’enregistrement : charge
déductible RAS
48-Gratification des salaries : charge déductible RAS

49-Honoraires du commissaire aux comptes : RAS

Le total des réintégrations = 2140960


Le total des déductions=594960
Le résultat fiscal brut =résultat avant impôt+réintégrations –déductions
RF brut =1546000
Déficits fiscal de l’exercice 2008 : 25830
Déficit fiscal de l’exercice 2009 : 39510
Amortissement différé 2005 : 268 910

Résultat fiscal net : 1546000-(25830+39510+268910)=1211750.

Liquidation :

Exercice 1 :
L’entreprise H.N.N (S.A.R.L) spécialisée dans la commercialisation des
denrées alimentaires (la farine, l’huile et autres produits alimentaires). Créée
en juillet 2006 d’un montant de 3.000.000 dhs, l’entreprise n’a commencé son
activité qu’après 2 ans de la date de sa création (après 24 mois de la date de
création).

Les données relatives à l’exercice 2011 sont :

Tableau des Chiffres d’Affaires :

produits C.A (HT) C.A (T.T.C)


Farine 1.800.000 dhs 1.800.0001 dhs
Huile 1.500.000 dhs 1.650.0002 dhs

1
La farine est exonérée sans droit à déduction ;
2
L’huile est taxable au taux réduit de 10% de TVA.
Autres produits alimentaires 2.700.000 dhs 3.240.000 dhs
Totaux 6.000.000 dhs 6.690.000 dhs

Tableau des déficits et des crédits d’impôts :

Exercices Déficits Crédits d’impôt


2008 89.000 dhs -
2009 66.500 dhs -
2010 33.000 dhs -

Les autres données sont :


 RF Brut2011 : 223.500 dhs
 La société a reçu une subvention d’exploitation de 600.000 dhs auprès de
l’Etat au cours de l’exercice, comptabilisée dans la comptabilité de
l’entreprise.
 La société a ainsi encaissée une somme de 162.200 dhs suite à une
participation dans le capital d’une autre société soumise à l’IS.
 Une retenu à la source de 24.000 dhs a été prélevée au cours de l’exercice
2011.

Les données relatives à l’exercice 2012 :

Tableau des Chiffres d’Affaires :

Produits C.A. (H.T) C.A. (T.T.C)


Farine 1.950.000 dhs 1.950.000 dhs
Huile 1.800.000 dhs 1.980.000 dhs
Autres produits 3.000.000 dhs 3.600.000 dhs
Totaux 6.750.000 dhs 7.530.000 dhs

 R.F Brut 2012 : 270.500 dhs.


 La société à encaissée un montant de 260.000 dhs au titre d’un
amortissement du capital d’une société où l’entreprise détient une
participation dans le capital. Cet amortissement s’est fait par
prélèvement sur les réserves.
 Encaissement des intérêts sur un compte bloqué. Le montant de la
retenue à la source est de 31.200 dhs.
 La société a constaté des reprises sur subvention d’investissement
amortis au taux d’amortissement du matériel ainsi subventionnée. Le
montant de la subvention est de 340.000 dhs. Notant que ce matériel est
destiné à l’activité principale seulement et que ce matériel est amorti au
taux de 10%.
 Parmi les produits constatés, une production immobilisée par
l’entreprise d’une somme de 200.000 dhs touchant aux activités portant
sur la farine et l’huile.
T.A.F :

Procéder à la liquidation de l’impôt sur cette société au titre des exercices 2011
et 2012.

Corrigé :

1) L’exercice 2011 :
1)- a La liquidation pour 2011 :

Calcul de l’impôt dû :

Calcul de l’IS :

La SARL est passible de l’IS, elle a réalisée au cours de son exercice un


bénéfice, après les différents retraitements nécessaires pour passer du résultat
comptable au Résultat Fiscal Brut, de 223.500 dhs imposable au taux normal
de l’IS qui est de 30%, après déduction des différents déficits sur exercices
antérieurs en prenant en compte la prescription desdits déficits. Ainsi, l’impôt
sur le bénéfice est de 35.000 dhs.

𝑰𝑺 = 𝑹𝑭𝑵 × 𝒕𝒂𝒖𝒙 𝑰𝑺

𝑅𝐹𝑁 = 𝑅𝐹𝐵 – 𝑑é𝑓𝑖𝑐𝑖𝑡𝑠/𝑒𝑥. 𝑎𝑛𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠


𝑅𝐹𝑁 = 223.500 – (89.000 + 66.500 + 33.000)
𝑅𝐹𝑁 = 35.000 𝑑ℎ𝑠

𝑰𝑺 = 𝟑𝟓. 𝟎𝟎𝟎  𝟑𝟎%


𝑰𝑺 = 𝟏𝟎. 𝟓𝟎𝟎 𝒅𝒉𝒔.
Calcul de la cotisation minimale :

La société a une situation particulière concernant la CM. En effet, elle a deux


types de chiffres d’affaires à travers la commercialisation de la farine et l’huile
qui sont imposables au taux réduit de la CM, à savoir 0,25% et des autres
produits alimentaires qui sont taxable au taux normal de la CM, à savoir 0,5%.

De même, la société a expiré la durée de l’exonération de la CM, qu’est de 36


mois à compter du début d’activité à la limite de 60 mois à défaut du début
d’activité. Cette société avait commencé son exercice qu’après 24 mois de sa
création et donc a exploité 36 mois restants de la durée maximale
d’exonération de 60 mois. L’exonération a cessé vers la fin du mois de juin de
l’année 2011. Ce qui fait, la société est taxable sur la moitié de l’exercice.

Détermination de la base imposable :


 Chiffre d’affaires taxable au taux réduit de 0,25% :

(1.800.000 + 1.500.000)3 + 600.000 = 3.900.000 𝑑ℎ𝑠.


 Chiffre d’affaires taxable au taux normal de 0,5% :
2.700.000.
N.B : La subvention d’exploitation est soumise au taux de la CM de l’activité
principale de l’entreprise, l’activité principale de l’entreprise est la commercialisation
de la farine du fait qu’elle génère plus de C.A4.

Les produits de participation sont déduits proportionnellement sur les deux


parties de la BI. Cependant, puisque les subventions ne sont pas incorporées
dans les chiffres d’affaires, nous n’allons pas les déduire de la base imposable.

𝑪𝑴 = [(𝟑. 𝟗𝟎𝟎. 𝟎𝟎𝟎 × 𝟎, 𝟐𝟓%) + (𝟐. 𝟕𝟎𝟎. 𝟎𝟎𝟎 × 𝟎, 𝟓%)] ∗ 𝟔/𝟏𝟐5


= 𝟐𝟑. 𝟐𝟓𝟎 × 𝟔/𝟏𝟐
= 𝟏𝟏. 𝟔𝟐𝟓 𝒅𝒉𝒔.
Nous avons le montant de la CM de 𝟏𝟏. 𝟔𝟐𝟓 𝒅𝒉𝒔 est supérieur au montant de
l’IS de 10.500 𝑑ℎ𝑠, d’où la société doit payer la CM.

On a: 𝑪𝑴 = 𝟏𝟏. 𝟔𝟐𝟓 > 𝑰𝑺 = 𝟏𝟎. 𝟓𝟎𝟎


𝑰𝑺 𝒅û = 𝟏𝟏. 𝟔𝟐𝟓 𝒅𝒉𝒔

3
C.A. des deux activités taxables au taux réduit de 0.25%, qui sont la commercialisation de la farine et de
l’huile.
4
D’après le tableau l’activité principale est la commercialisation de la farine car sont rapport est de 30%.
5
La société n’a à payer la CM que pour la moitié de l’exercice.
La société doit payer la CM du fait qu’elle est supérieure à l’IS calculée. Par
conséquent, elle à le droit de reporter un crédit d’impôt égale à :
𝐶𝐼 = 11.625 − 10.500 = 1.125 𝑑ℎ𝑠.

Calcul de l’impôt à payer :

L’impôt que l’entreprise à payer égale au montant de l’impôt dû diminuer des


crédits d’impôts et de l’impôt retenu à la source payés au cours de l’exercice.
Puisque l’entreprise était exonérée de la CM, le crédit d’impôt sera égal à zéro.
Concernant la RàS, la société avait payé un impôt de l’ordre de 24.000 dhs.

Impôt à payer = Impôt dû – crédits d’impôt6 – R.à.S


 RàS = 24.000 dhs
Impôt à payer = 0 dhs.

Car, la somme payée par voie de retenu à la source excède l’impôt à payer, de
ce fait, elle a déjà payé l’impôt sur son résultat et le reste de la retenu à la
source (24.000 − 11.625 = 12.375 𝑑ℎ𝑠) sera imputer sur les acomptes
provisionnels de l’exercice 2012.

1)- b La régularisation :

La société doit payer 11.625 dhs pour le compte de l’Etat. De même, elle n’a
pas payé d’acomptes provisionnels au cours de l’exercice. D’où, elle doit
verser un complément d’impôt de la même somme, c.à.d. elle doit, en principe
payer l’impôt à payer moins les différents acomptes provisionnels payer au
cours de l’exercice sur la base de l’impôt dû de l’exercice de référence (exercice
2010). Dans ce cas la société n’a pas payer d’acomptes, d’où le payement de
l’impôt à payer en totalité. Cependant, l’entreprise avait déjà payé une retenu
à la source de 24.000 dhs. En conséquence, la société a acquitter son impôt et
l’excédent de la RàS sera imputer sur les acomptes provisionnels de 2012.

1)- c Calcul des acomptes provisionnels :

L’acompte égale à 25% de l’impôt dû au titre de l’exercice de référence. Nous


avons, d’après l’exercice précédent (2011), l’impôt dû est de 23.250 dhs.

6
Le crédit d’impôt est imputable sur l’excédent de l’IS par rapport à la CM et non plus sur l’impôt dû. Ce qui
veux dire que lorsque la société à payer la CM, le CI ne peut être imputé sur l’impôt dû.
12
𝑖𝑚𝑝ô𝑡 𝑑û2011 = 𝐶𝑀 = 11.625 × = 23.250 𝑑ℎ𝑠
6
𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑣𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙 = 𝑖𝑚𝑝ô𝑡 𝑑û2011 × 25% = 23.250 × 25% = 5.812,50 𝑑ℎ𝑠.
 1𝑒𝑟 𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 = 0 𝑑ℎ𝑠 cet acompte se sert pour l’imputation de
l’excèdent de la retenue à la source par rapport à l’impôt. Le reliquat à
imputer sur les acomptes à venir est : 12.375 − 5.812,50 = 6.562,50 𝑑ℎ𝑠.
 2𝑒𝑚𝑒 𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 = 0 𝑑ℎ𝑠, de même que l’acompte précédent, le reliquat
sera imputer sur le deuxième acompte. Le reliquat devient : 6.562,50 −
5.812,50 = 750 𝑑ℎ𝑠.
 3𝑒𝑚𝑒 𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 = 5.062,50 après avoir déduire le reliquat de 750 dhs
(5.812,50 − 750 = 5.062,50 𝑑ℎ𝑠 ), à verser avant l’expiration du 9eme
mois.
 4𝑒𝑚𝑒 𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 = 5.812,50 𝑑ℎ𝑠 à verser avant le 31/12/2012.

2) Exercice 2012 :

1)- a Liquidation :

Le RFN est identique à celle Brut, du fait que les déficits sont imputés tous sur
le résultat brut de l’exercice précèdent.

RFB = 270.000 / défi. Sur Exe. Antérieurs = 0 dhs


RFN = RFB = 270.000 dhs
Calcul de l’IS :

IS = RFN  30% = 270.000  30% = 81.000 dhs

Base Imposable de la CM :

 Base taxable au taux réduit :


(1.950.000 + 1.800.000) + 200.0007 + 68.0008 + 86.7009 = 4.104.700 𝑑ℎ𝑠

 Base taxable au taux normal :


3.000.000 + 69.300 = 3.069.300 𝑑ℎ𝑠.

7
La production immobilisée concerne uniquement les activités taxables au taux réduit de la CM, d’où leurs
intégration dans la BI sur l’activité de la commercialisation de la farine et de l’huile.
8
Les subventions d’investissement sont accordées par l’Etat aux entreprises à condition de les amortir sur une
durée qui n’excède pas 5 ans. D’où ces subventions doivent être amorties sur 5 ans au lieu de 10 ans. On ajoute
que le taux de 10% dépend de la machine ainsi subventionnée qui est amortissable au taux de 10%.
9 (1.950.000+1.800.000)
156.000 × = 86.700 𝑑ℎ𝑠.
6.750.000
NB : du fait que les intérêts reçus ont supporté la retenu à la source au taux
libératoire de 30%, ils ne sont pas pris en compte dans le calcul de la base
imposable de la CM.

𝑪𝑴 = (𝟒. 𝟏𝟎𝟒. 𝟕𝟎𝟎𝟎. 𝟐𝟓%) + (𝟑. 𝟎𝟔𝟗. 𝟑𝟎𝟎  𝟎. 𝟓%)

= 𝟐𝟓. 𝟔𝟎𝟖, 𝟐𝟓 𝒅𝒉𝒔.

Calcul de l’impôt dû :

Nous avons : IS = 81.000 > CM = 25.608,25 dhs.

IS dû = 81.000 dhs

Calcul de l’impôt à payer :

𝐼𝑆 à 𝑝𝑎𝑦𝑒𝑟 = 𝐼𝑆 𝑑û – 𝑑é𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑖𝑚𝑝ô𝑡

Déductions sur impôts :

 Crédit d’impôt = 1.125 dhs.


 RàS = 31.200 dhs

NB : Les crédits d’impôts ne sont pas, normalement, des déductions sur impôt,
mais des déductions sur l’excédent de l’IS par rapport à la CM.

𝑰𝒎𝒑ô𝒕 à 𝒑𝒂𝒚𝒆𝒓 = 𝟖𝟏. 𝟏𝟓𝟎 − 𝟑𝟏. 𝟐𝟎𝟎 + 𝟏. 𝟏𝟐𝟓


= 𝟒𝟖. 𝟔𝟕𝟓 𝒅𝒉𝒔.

1)- b La régularisation :

IS à payer >  acomptes

𝑫’𝒐ù 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒍é𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒑𝒂𝒊𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒗𝒆𝒓𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝟒𝟖. 𝟔𝟕𝟓 − 𝟐𝟑. 𝟐𝟓𝟎

= 𝟐𝟓. 𝟒𝟐𝟓 𝒅𝒉𝒔

A verser le complément de versement avant l’expiration du 3eme mois de


l’exercice suivant ; 2013.

1)- c Calcul des acomptes provisionnels :

𝐼𝑆 𝑑û2012 = 81.000.
81.000
𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 = = 20.250 𝑑ℎ𝑠.
4
 1𝑒𝑟 𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 = 20.250 𝑑ℎ𝑠, à verser avant le 31/03/2013 ;
 2𝑒𝑚𝑒 𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 = 20.250 𝑑ℎ𝑠, à verser avant le 30/06/2013 ;
 3𝑒𝑚𝑒 𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 = 20.250𝑑ℎ𝑠 , à verser avant le 30/09/2013 ;
4𝑒𝑚𝑒 𝑎𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒 = 20.250 𝑑ℎ𝑠, à v erser avant le 31/12/2013.

IMPOT SUR LE
REVENU

IR sur Revenus Professionnels :


Application de l’IR professionnel :

Monsieur Adil gère une SNC «ABC» au capital social de 1.000.000Dh entièrement
libéré, divisé en 10.000 parts comme suit :

Monsieur ADIL: 5000 parts;

Monsieur JAWAD directeur commercial : 2000 parts ;

Monsieur NABIL 3000 parts directeur financier.

Il vous est demandé d’analyser le dossier fiscal de la société au titre de l’exercice


2010 :

1- Le résultat net comptable dégage un bénéfice de 280.550 DH

Parmi les charges :

2- Impôt sur les résultats : 35.000dhs


3- Facture d’achat de matériel d ‘emballage datée en janvier 2010 de 60.000dhs.
4- Facture de matières premières datée de 30/06/2009 non comptabilisé d’un
montant de 10.000 HT payé en espèce.
5- Facture de mécanicien daté le 01/09/2010 d’un montant de 25.000 DH pour
rénovation totale d’un moteur d’une voiture totalement amortie; cette charge
a pour nature de prolonger la durée de vie de la voiture ;
6- Facture de 3000 DH pour l’entretien du véhicule de Monsieur ADIL
7- Facture d’honoraire d’avocat pour une affaire judicaire de Monsieur ADIL
13.000 TTC ;
8- Les charges sociales relatives à une assurance maladie au nom de Monsieur
ADIL pour 2550 DH ;
9- Le salaire annuel du frère de Monsieur ADIL qui occupe le poste de technicien
de 65.500 DH ;
10- Charge de CNSS relatives au salaire du frère de Monsieur ADIL 13.500 Dh ;
11- Salaire annuel de Monsieur ADIL 75.600 DH ;
12- Salaire annuel de Monsieur NABIL directeur financier de 60.000 DH ;
13- Salaire de l’épouse de Monsieur ADIL ; secrétaire 50.000DH sachant que
l’épouse de Monsieur ADIL n’a travaillé effectivement qu’a 9 mois;
14- Facture d’hôtel justifiée pour un montant de 18.000 TTC payé en espèce ;
15- Frais de catalogue d’un montant de 20.000 dont 75% seulement a été utilisé
au cours de l’exercice 2010 ;
16- 40 cadeaux à la clientèle de l’entreprise pour un montant de 5000 DH ;
17- 100 cadeaux portant le sigle de l’entreprise pour un montant de 5000 DH ;
18- Frais du téléphone GSM au nom de Monsieur NABIL d’un montant de 15900
DH ; et Monsieur ADIL vous précise que ce téléphone n’est utilisé que pour
les besoins de la société ;
19- Taxe professionnelle de 2009 : 15.000 DH avis d’imposition reçus en 2010 ;
20- Vignette des véhicules immatriculés au nom de l’entreprise 4500 DH ;
21- Vignette privée de la voiture de Monsieur JAWAD 1500 DH ;
22- Pénalité de majoration pour défaut de déclaration de TVA 2000 DH ;
23- Perte sur créance abandonnée par décision du tribunal 5460 TTC DH ;
24- Redevance de leasing de 90.000 DH d’un camion acquis à 500.000 DH pendant
12 mois,
25- Redevance de 80.000 dh pour une voiture acquise à 350000 HT pour une
durée d’utilisation de 12 mois ;
26- Provision pour dépréciation du compte client évaluée forfaitairement à
200.000 DH dont 50.000 DH sur un client attaqué en justice ;
27- Intérêt sur compte courant de Monsieur ADIL 7650 DH ;
28- Intérêt sur compte courant de Monsieur JAWAD de 6500 DH :
Monsieur JAWAD a versé le 01/03/2010 une avance de 120.000 DH et a retiré
une somme de 45.000 DH le 30/08/2010 ; le taux fixé par le ministre de
finance est de 6 ,25%.

Parmi les produits :

29- Un stock évalué au prix de vente HT ; soit un montant de 690.000 DH dont


300.000 DH de marge commerciale
30- Intérêts créditeurs sur prêt accordé a un salarié 2200DH ;
31- Une rentrée sur une créance en 2010 reçue par virement du client le
26/09/2010 pour un montant de 4000 DH ; le comptable avait réintégré au
résultat de l’exercice précédent la perte HT puisque l’abandon de la créance
était décidé par Monsieur ADIL.
32- Reprise sur une provision antérieurement déductible 7500DH.
33- Reprise sur provision constitué forfaitairement l’exercice précédent pour
3550 Dh;
34- Dégrèvement sur la taxe professionnelle pour 1500 DH ;

CORRIGE :

Eléments Réintégrations Déduction


1- Résultat net comptable 280.550

LES CHARGES :

2- Impôt sur les résultats 35.000


3- Facture d’achat d’emballage: à immobiliser 60000 6.000
4- Facture matière 1ère (2009) : non rattaché à 10.000
l’exercice
5- Facture mécanicien : à immobiliser 25.000 1.666,67
6- Facture/entretien véhicule Mer ADIL : charge 3.000
personnelle
7- Facture honoraire avocat : Dépense personnelle 13.000
8- Charges sociales Mer ADIL: Associé principal 2.550
9- Salaire annuel frère Mer ADIL : salarié dans -
l’entreprise donc déductible
10- Charges sociales frère Mer ADIL : complément -
de salaire
11- Salaire Mer ADIL : associé principal 75600
12- Salaire Mer NABIL : salarié -
13- Salaire de l’épouse de Mer ADIL 12.500
14- Facture hôtel : payé en espèce 9.000
15- Frais catalogue : 25% non utilisé 5.000
16- Cadeaux : montant supérieur à 100Dh 5.000
17- Cadeaux -
18- Frais téléphone au nom Mer NABIL 15.900
19- Taxe professionnelle: mise en recouvrement2010 -
20-Vignette au nom de l’entreprise -
21-Vignette privée Mer JAWAD 1.500
22-Pénalité 2.000
23-Perte sur créance : La décision repose sur une 910
décision de justice mais pour son hors taxe.
24- Redevance leasing camion : aucune déduction -
n’est prévue dans le CGI, donc le montant est
entièrement déductible
25- DEA pour voiture : à réintégrer la partie des 10.000
amortissements non déductibles selon la limite de
300.000 HT. (350000-300000)*20%= 10.000
26- Provision pour compte client : déductible pour la 150.000
fraction pour laquelle il ya le recours judiciaire
(200.000-50.000)
27- Intérêt compte courant de Mer ADIL : Non 7.650
déductible puisque c’est l’associé principal
28-intérêt CC de Mer Jawad : 1187.5
(120000*6.25%*6/12)+(75000*6.25%*4/12)=5312.5
65000-5312.5=1187.5

LES PRODUITS :

29- Stock : déduction de la marge car le stock doit 300.000


être évalué au prix de revient
30- Intérêts créditeurs : imposable -
31- Rentrée sur créance : non imposable puisque la 4.000
perte sur créance a été réintégrée donc à déduire.
32- Reprise sur une provision sans objet -
antérieurement déduite : imposable
33- Reprise sur provision constitué forfaitairement : 3.550
non imposable puisque la provision reprise a été déjà
imposée
34- Dégrèvement sur taxe professionnelle: imposable -
puisqu’il provient d’un impôt déductible.

Total 725.347,5 315.216,67

RF= 725347,5-315216,67=410130,83

IR= (410130,83*38%) -244OO =131.449,97

IR sur les Revenus Salariaux :

EXERCICE 1 :
Mr Adil est un fonctionnaire dans un établissement financier ; divorcé ayant 3 enfants
à charge : le premier est un élève, le second a 20ans travaille et dispose d’un salaire
mensuel de 1500DH et l’ainé âgé de 25ans et ne peut subvenir à ses besoins
personnels. La rémunération brute de ce salarié au titre de l’année 2010 est
constituée des éléments suivants :
Traitement de base : 40 000 DH
Prime d’ancienneté : 3000 DH
Frais de déplacements justifiés : 5000 DH
Allocations familiales : 3600 DH
Frais de nourriture ou d’alimentation (15 DH x 282) : 4230 DH
Prime de logement : 7200 DH
Prime de rendement : 11 200 DH
Prime de responsabilité : 500 DH
Eau, électricité et téléphone : 6000 DH
Frais de scolarisation : 1500 DH
Indemnité de représentation : 1000 DH
Assurance groupe : 250 DH
Assurance retraite : 600 DH
Cotisations sociales : 4500 DH

Aussi, il règle une mensualité de 2500 DH (dont 500 d’intérêts) à un organisme


bancaire au titre d’un emprunt contracté pour l’acquisition de son logement principal
acquis il y’a 2 ans à 320 000 DH.

Travail à faire :

Calculer le SNI de Mr Adil et l’IR à payer au titre de l’année 2010

EXERCICE 2 :

CAS 1 : Traitement fiscal de l’indemnité de licenciement


Mr Rayan, un salarié célibataire, a été licencié après 22 ans de service. A ce titre, son
employeur lui a versé une indemnité brute de 200 000 DH.

A noter que ce salarié faisait l’objet d’un prélèvement de l’IR à la source de l’ordre de
3214,50 /an, d’un prélèvement à la CNSS et de la CIMR. La rémunération brute annuelle de
ce salarié est de : 72 000 DH.
Travail à faire :

1) Calculer le montant de l’indemnité imposable.


2) Déterminer le montant de l’IR dû sur cette indemnité.

CAS 2 :

A. Un retraité marié sans enfant à charge bénéficiant d’une pension de 30000


DH par trimestre.

TAF : calculer l’impôt trimestriel à payer.

B. On suppose maintenant que M. Adil le contribuable du premier exercice


fait parallèlement à son travail de financier des prestations artistiques au
sein du groupe théâtral « El Nahda Takafiya » .A titre de l’an 2010 il a
gagné de son métier d’acteur un montant qui s’élève à 57200 DH, et à
titre de rappel son salaire annuel net imposable était de 44170 et sa
retenue à la source annuelle est de 337 DH.

TAF : Calculer l’IR de M .Adil à titre de l’an 2010.


C. Mr Jean Luc est un retraité français, résident au Maroc, divorcé et a à sa charge sa fille
étudiante en seconde à l’université d’Orléan. Il reçoit chaque semestre une pension de
10000€. Le versement sur son compte au Maroc s’élève à 8000€

TAF : Sachant qu’il a présenté sa déclaration jointe d’une attestation de versement et d’une
attestation indiquant le montant en devise, en février, calculer l’impôt semestriel à payer par
Mr Jean Luc.

Corrections :

Exercice 1 :

1. Calcul du salaire brut global :

SBG = la somme de tous les éléments sauf les cotisations


Traitement de base : 40 000 DH
Prime d’ancienneté : 3000 DH
Frais de déplacements justifiés : 5000 DH
Allocations familiales : 3600 DH
Frais de nourriture ou d’alimentation (15 DH x 282) : 4230 DH
Prime de logement : 7200 DH
Prime de rendement : 11 200 DH
Prime de responsabilité : 500 DH
Eau, électricité et téléphone : 6000 DH
Frais de scolarisation : 1500 DH
Indemnité de représentation : 1000 DH
= salaire brut global : 83 230 DH

2. Calcul du salaire brut imposable :

SBI = SBG – Eléments exonérés cités à l’article 57 du CGI

Salaire brut : 83230 DH


- Exonérations :
 Frais de déplacement justifié : - 5000 DH
 Allocations familiales : - 3600 DH
 Frais de nourritures (à la limite 20DH/repas) - 4230 DH
 Frais de scolarisations : -1500 DH
 Frais de représentations : - 1000 DH

= salaire brut imposable : 67 900 DH

3. Calcul du salaire net imposable :

SNI = SBI – Eléments déductibles

Salaire brut imposable : 67 900 DH

- Déductions :
 Frais professionnels : - 12380 DH

Frais professionnels = 20% (SBI – avantages en nature& argent) < 28000 / an

Soit : 20% (67900- 6000) =12380< 28000

 Intérêts / logement : - 6000 DH


On se limite à la déduction des intérêts, étant donné que le logement ne peut être considéré
comme économique (valeur : 320000) donc les intérêts sont déduits à la limite de 10% SBI.
Soit : 500x 12= 6000<10% SBI.

 CNSS : (plafond 6000) - 4500 DH


 Assurance groupe : - 250 DH
 Assurance retraite : - 600 DH
= Salaire net imposable : 44170 DH

4. Calcul de l’IR à payer

Revenus annuel en DH Taux Somme à déduire


[ 0 - 30000[ 0% 0
[30000 – 50000[ 10% 3000
[50000 – 60000[ 20% 8000
[60000 – 80000[ 30% 14000
[80000 – 180000[ 34% 17200
Au-delà de 180000 38% 24400

IR brut = 44170 * 10% - 3000

IR brut = 1417 DH

-Déductions (3 * 360) = - 1080 DH

337 DH

Exercice 2 :

CAS 1 :

1) Montant de l’indemnité imposable

La rémunération brute mensuelle : (72000 / 12) 6000,00 DH

Le nombre d’heures travaillées par mois : (8 x 26) 208,0010 H

La rémunération par heure de travail : (6 000 / 208) 28,84 DH

Calcul de l'indemnité légale de licenciement

Calcul de Indemnité par Indemnité totale Montant de l'indemnité


l'indemnité légale année de travail par tranches en dirhams

10
Il s’agit d’une hypothèse de travail. La fixation de la durée du travail est précisée à l’article 184 du code du
travail.
de licenciement effectif d'années
Tranches d'années
de travail effectif
1 à 5 ans 96 heures/année 480 heures 28,84 x 480 = 13 843,20
6 à 10 ans 144 heures/année 720 heures 28,84 x 720 = 20 764,80
11 à 15 ans 192 heures/année 960 heures 28,84 x 960 = 27 686,40
Au delà de 15 ans 240 heures/année 1680 heures 28,84 x 1680= 48 451,20
soit 7 ans
Total des heures 3 840 heures

L’indemnité totale exonérée = 110745.60 DH

 Indemnité accordée : 200 000,00 DH


 Indemnité légale exonérée : - 110 745,60 DH
 Indemnité taxable : 89 254,40 DH
 Etalement de l’indemnité taxable sur 4 ans11 : (89 254,40 / 4) 22 316,60 DH

2) Montant de l’IR dû sur cette indemnité :

 Revenu brut annuel imposable :

Supposons que le salarié a touché le même revenu pendant les quatre dernières années.

Salaire brut annuel : 72 000,00 DH

Indemnité imposable (1/4 de l’indemnité totale imposable) : + 22 316,60 DH

Total brut : 94 316,60 DH

 Déductions :

Frais professionnels : (94 316,60 x 20 %) 18 863,32 DH

CIMR12 : (94 316.60 x 10%) + 9431,66 DH

CNSS (long terme) : (94 316,60 x 3,96%) 3 735,00 DH

Plafonnées à : (6 000 x12) x 3,96% + 2 851,20 DH

CNSS (court terme) : (94 316,60 x 0,33%) 311,25 DH

Plafonnées à : (6 000 x 12) x 0,33% + 237,60 DH

Total des déductions 31 383,78 DH

11
Pour l’imposition, il est admis de répartir les revenus exceptionnels sur une durée maximum de 4 ans ou sur la
durée effective de services si celle-ci est inférieure à 4 ans.

12
Loi n° 60-03 modifiant la loi n°011-71 du 12 Kaada 1391 (30 Décembre 1971) instituant un régime de
pensions civiles. le taux de 10% est applicable à compter du 1ier Janvier 2006.
 Revenu net imposable : (94 316,60 -31 383,78) 62 932,82 DH
 Calcul de l'I.R. : (62 932,82 x 30 %) – 14000 4879,84 DH
 I.R. retenu à la source : - 3214,50 DH
 I.R. à payer/an : 1665,34 DH

I.R. à payer sur la totalité de l’indemnité imposable : 1665,34 x 4 = 6661,36 DH.

CAS 2 :

A. Cas d’un retraité :

 Calcul de l’impôt :
 Pension brute (article 60) 30 000 DH
 Abattement forfaitaire 40% - 12 000 DH
Revenu net imposable 18 000 DH

(Il faut tenir compte s’il y’a lieu des cotisations versées à un organisme de prévoyance sociale
qui viennent en diminution pour la détermination du revenu net imposable)

 L’impôt trimestriel à retenir :

 18 000 DH x 30% : 5400 DH


 Somme à déduire : (3000 / 4) - 750 DH

IR calculé : 4650 DH

 Déduction : (360 / 4) - 90 DH

L’impôt trimestriel: 4560 DH

B. Cas d’un artiste :

Dans ce cas pour calculer l’IR de M .Adil on procède au calcul de l’IR global, car M.
Fouad génère deux type de revenu ; un revenu salarial et un revenu professionnel. Et cela à
travers la sommation des revenus nets de chaque catégorie puis leur imposition aux taux
indiqués par le CGI :

Le revenu net salarial : 44170

+Le revenu professionnel net (artistique) : 57200

-Abattement de 40% du montant du revenu artistique : (57200*40%) 22880

=Revenu global imposable : 78490

IR brut (78490* 30%-14000) 9547


-retenu à la source 337

= IR à payer 9210
C. Cas d’un retraité étranger résident au Maroc

On doit commencer par convertir le montant versé sur son compte en DH. Le cours de
change est de 11,30.
 Calcul de l’impôt :

 Pension brute [article 60] (10000€ * 11,30DH) 113000 DH


 Abattement forfaitaire 40%13 - 45200 DH
Revenu net imposable 67800 DH

 L’impôt semestriel à retenir :

Rq : Selon l’article 76 du CGI, les retraités étrangers résidents au Maroc bénéficient d’une
réduction de 80% sur l’IR calculé, et ce, s’ils respectent les conditions édictées par l’article
82 du CGI.

 67800 DH x 34% : 23052,00 DH


 Somme à déduire : (17200 / 2) - 8600,00 DH

IR calculé : 14452,00 DH

 Réduction : (14452 * 80%)14 - 11561,60 DH

IR net : 2890,40 DH

 Déductions : (360 / 2) - 180 DH

Impôt semestriel à payer : 2710,40 DH

13
Article 59 du CGI, Alinéa II
14
Article 76 di CGI
IR sur les Revenus et Profits des capitaux
mobiliers :

Exercice 1 :

Cas de Monsieur Alaoui

Partie 1 : Revenus des capitaux mobiliers :

En 2010, Mr Alaoui un marocain qui a son domicile fiscal au Maroc reçoit des
rémunérations sur son portefeuille composé de :

a) 5 billets de trésorerie d’un montant de 18.000 DH chacun rémunéré à 5%.


Frais d’encaissement s’élèvent à 0.3%.
b) 60.000DH de dividendes perçus de la part de la société Maroc Telecom.
c) 20.000DH de dividendes de la part de la société ONA qui lui verse aussi des
tantièmes spéciaux d’une valeur de 3.000dh.
d) Des dividendes de source étrangère de la société PNB PARIBAS qui s’élève a
380 000 DH, inscrits en compte le 02 Avril 2010 (impôt étranger s’élève à
57 000)
e) 6 bons de trésor d’un montant de 80.000 DH, rémunéré à 5% et à échéance 31
décembre 2011. Les frais d’encaissement s’élève à 0.2%.
f) Mr Alaoui détient aussi un compte bloqué d’un montant de 60.000 DH. Taux
d’intérêt 2%, frais de tenue de compte 200 DH, agios prélevés 250 DH.
Calculer l’IR retenu à la source sur les revenus. On considère que Mr Alaoui n’a pas décliné son
identité.

Partie 2 : Profits sur cession des capitaux mobiliers

En 1 janvier 2011, Monsieur Alaoui décide d'acquérir 6 certificats de dépôt d'une


valeur nominale de 100 .000 DH (valeur Globale 600.000 DH)

- La Date d’émission : 1 janvier 2011

- Date d'échéance : le 31 décembre 2011

- Taux d'intérêt : 6,5 %.

Les certificats sont inscrits auprès de la Banque (BMCE) qui a effectué un prélèvement de
commission égale à 0.2%TTC Lors des acquisitions de 0,3% TTC lors des cessions

A la date 30 /06 /2011 Monsieur Alaoui cède les 6 certificats.

Le cours affiché est de 110.000 DH

Travail à faire :

Calculer la retenue à la source au titre de l'IR sur cette cession (identité déclarée ).

EXERCICE 2 :

Cas de Mr. Ahmed :


Mr. Ahmed, particulier n'exerçant aucune activité professionnelle, a acquis en janvier 2009
une quantité de 150 actions à 600 DH chacune, d'une société cotée à la bourse de valeurs
de Casablanca.

Il a aussi acheté, le 1 juillet 2010, 20 obligations à 45.000 DH chacune dont 1.575 DH de


coupon couru, placées au taux d'intérêt de 7 % à date d'échéance du 31 décembre 2013.
Les commissions d'acquisition sont de 7.000 DH pour les 20 titres et les frais de cession
sont de 1 %.

En outre. Il a acquis août 2010, 100 actions d'une SICAV "actions" à 1.350 DH
chacune. Les frais d'acquisition y afférents sont de 2 % TTC.

Le 1 janvier 2011, Mr. Ahmed cède :

- 120 actions à 450 DH chacune

- 10 obligations à 48.000 DH chacune ;

- 100 actions de la SICAV à 1.430 DH chacune.

Les plus values réalisées :

Le 1 janvier 2012, 2550 DH sur cession d’actions cotées,

Le 1 janvier 2013, 3000 DH sur cession d’actions non cotées,

Le 1 janvier 2014, 2150 DH sur cession d’actions SICAV,

Le 1 janvier 2015, 2600 DH sur cession d’actions cotées,

Le 1 janvier 2016, 2000 DH sur cession d’actions non cotées.

Travail à faire :

Calculer pour Mr. Ahmed, la retenue à la source, s’il y a lieu et l'IR à verser lors de la
déclaration annuelle.

Corrigé :

Exercice 1 :
Cas Alaoui :
Partie 1 : Revenus des capitaux mobiliers :
Calcul de L’IR Retenu à la Source sur:

Revenus sur les Produits de Placements à Revenu Fixe

b)- les dividendes reçus de Maroc télécom :

Base imposable = 60.000


(Selon l’Article 73 relative au Taux de l’impôt B page 77 qui stipule : « 10% - pour
les produits énumérés à l’article 66-I-A ci-dessus « article 66 I A stipule « I.- Sont considérés comme
des revenus de capitaux mobiliers : A.- les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés
visés à l’article13 ci-dessus ; » selon l’article 13 « I.- des produits provenant de la distribution de
bénéfices par les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés, tels que :
- les dividendes, intérêts des capitaux et autres produits de participations Similaires ; » »

Impôt dû = 60.000DH x 10% = 6.000 DH

c)- les dividendes et autres produits de participation ONA :

Base imposable = Dividendes + Tantièmes spéciaux

= 20.000 + 3.000

= 23.000 DH

Nb : les Tantièmes Ordinaires sont exonérés de l’IR Retenu à la


source

Selon le même article 73 B précédents


ON A

Impôt dû = 23.000 x 10% = 2.300 DH

d)- les dividendes de la société PNB PARIBAS (source étranger)

Ses revenus n’entre pas dans le calcule de l’IR Retenu a la


source.

Revenus sur les Produits de Placements à Revenu


Variable
a)-Revenus sur billets de trésorerie
(Selon Article 69 relative a Détermination du revenu net imposable p74 qui stipule
« Le revenu net imposable est déterminé en déduisant du montant brut des revenus énumérés aux articles 13 et
14 ci-dessus, les agios et les frais d’encaissement, de tenue de compte ou de garde »)

On a

Base imposable= (5 x 18.000) x 5 % - (5 x 18.000) x 0.3% = 4.230


Selon l’Article 73 relative au Taux de l’impôt G page 79 qui stipule : « 30 % : pour les
produits des placements à revenu fixe énumérés à l’article 66-I-B ci-dessus, en ce qui concerne les
bénéficiaires personnes physiques, à l’exclusion de celles qui sont assujetties audit impôt selon le
régime du résultat net réel ou celui du résultat net simplifié »)

Impôt dû = 4.230 x 30% = 1.269 DH

e)- Revenus des Bons de trésor


(Selon Article 69 relative a Détermination du revenu net imposable p74 qui stipule
« Le revenu net imposable est déterminé en déduisant du montant brut des revenus énumérés aux articles 13 et
14 ci-dessus, les agios et les frais d’encaissement, de tenue de compte ou de garde »)
Base imposable =80.000 x 5% - 0,2% x 80.000 = 2400 DH
Selon l’Article 73 relative au Taux de l’impôt G page 79 qui stipule : « 30 % : pour les
produits des placements à revenu fixe énumérés à l’article 66-I-B ci-dessus, en ce qui concerne les
bénéficiaires personnes physiques, à l’exclusion de celles qui sont assujetties audit impôt selon le
régime du résultat net réel ou celui du résultat net simplifié »)

Impôt dû = 3.840 x30%= 720 DH

f)-Revenus issu du compte bloqué :


(Selon Article 69 relative a Détermination du revenu net imposable p74 qui stipule
« Le revenu net imposable est déterminé en déduisant du montant brut des revenus énumérés aux articles 13 et
14 ci-dessus, les agios et les frais d’encaissement, de tenue de compte ou de garde »)

Base imposable = 60.000 x 2% - (200+250)

=750 DH

Impôt dû = 750 DH x30%= 225 DH

Partie 2 : Profits sur cession des capitaux mobiliers :

(Selon l’Article 70. Qui concerne la Détermination du profit net imposable p75 qui
stipule : « Le profit net de cession visé à l’article 66-II ci-dessus est calculé par référence aux cessions
effectuées sur chaque valeur ou titre. Il est constitué par la différence entre :
- le prix de cession diminué, le cas échéant, des frais supportés à l’occasion de
Cette cession, notamment les frais de courtage et de commission;
- et le prix d’acquisition majoré, le cas échéant, des frais supportés à l’occasion de cette acquisition, notamment
les frais de courtage et de commission. »)
On a :
a. Coût d'acquisition

- Prix d'acquisition = 600.000

- Frais d'acquisition = 600.000 x 0,2% = 1.200

- Coût d'acquisition = 600.000 + 1.200 = 601.200


b. Prix de cession

- Prix de cession = 6 x 110.000 = 660.000

- Frais de cession = 660.000 x 0,3% = 1.980

c. Profit imposable

La particularité de cette opération est qu'elle est réalisée avant la date d'échéance

Convenue.

Pour calculer le profit imposable dans ce cas, on doit calculer tous d’abord :

- l'intérêt couru au jour de la cession (le coupon couru)

- puis le prix de cession hors intérêts courus (valeur pied de coupon).

(Selon l’Article 70. Qui concerne la Détermination du profit net imposable p75 qui
stipule : « En ce qui concerne les obligations et autres titres de créance, les prix de cession
et d’acquisition s’entendent du capital du titre, exclusion faite des intérêts courus et
non encore échus aux dates desdites cession et acquisition. »)

On a

Coupon courus par certificat = 600.000 x 6,5% x 6/I2 = 19.500.

Valeur pied de coupon = 660.000 - 19.500 = 640.500

Les intérêts courus sont retranchés du prix de cession et donc du profit sur cession car ils
sont appréhendés au niveau des revenus fixes des valeurs mobilières.

Profit imposable = (640.500 - 1.980) - 601.200

=37.320

d. Calcul de l'IR retenu à la source

(Selon Article 73 relative au Taux de l’impôt p77 F 1 qui stipule : « pour les produits
énumérés à l’article 66-I-B ci dessus en ce qui concerne
les bénéficiaires personnes morales relevant de l’impôt sur le revenu ainsi que les personnes
physiques autres que celles soumises au taux visé au 3° du G ci-dessous.
Lesdits bénéficiaires doivent décliner lors de l’encaissement des intérêts ou produits
susvisés : - le nom, prénom et adresse et le numéro de la carte d’identité nationale ou de
la carte d’étranger ;
- le numéro d’article d’imposition à l’impôt sur le revenu.
L’impôt prélevé au taux de 20 % prévu ci-dessus est imputable sur la cotisation
de l’impôt sur le revenu avec droit à restitution »)
Profit imposable = 37.320 ici Monsieur Alaoui a décliné son identité donc selon le CGI

Taux de la retenue à la source sera : 20%

IR = 37.320 x 20% = 7.464 DH.

c. IR du :

(Selon Article 68 relative aux Exonérations page 73 qui stipule : «II.- le profit ou la
fraction du profit afférent à la partie de la valeur ou des valeurs
Des cessions de valeurs mobilières et autres titres de capital et de créance, réalisées
au cours d’une année civile, lorsque ces cessions n’excèdent pas le seuil de trente
Mille (30 000) dirhams ; »)

Le droit de restitution de L'IR retenu à la source n'est acquis que si Monsieur Alaoui n'a

Cédé que ces titres au cours de l'exercice 2011. Donc Monsieur Alaoui bénéficie

Lors de la production de sa déclaration annuelle, du droit à restitution afférent au


seuil exonéré de 30.000 DH.

Profit exonéré : 37.320x 30.000 / (106.750x 6)= 1.748

IR du : (37.320 – 1.748) x 20% =7 114,4

EXERCICE 2 :

Cas de Mr Ahmed :

(Conformément aux dispositions de l’article 70 du C.G.I, le profit net de cession est


constitué par la différence entre :
 Le prix de cession diminué, le cas échéant, des frais supportés à l’occasion de cette
cession, notamment les frais de courtage et de commission ;
 Et le prix d’acquisition majoré, le cas échéant, des frais supportés à l’occasion de ladite
cession, tels que les frais de courtage et de commission.)
La liquidation de l'impôt à retenir dépendra de la nature des titres cédés :
1- Actions cotées
Prix de cession : 120 x 450 = 54.000

Prix d'acquisition : 120 x 600 = 72.000

Profit imposable : 54 000 - 72.000 = - 18.000 (moins-value)

2. Obligations

(Selon l’article 70 du C.G.I : En ce qui concerne les obligations et autres titres de créances
détenus par les personnes physiques, les prix de cession et d’acquisition s’entendent du capital du
titre, exclusion faite des intérêts courus et non encore échus aux dates desdites cession ou
acquisition et ce, en vue d’éviter la double imposition du fait que lesdits intérêts seront soumis à
l’IR sur les produits de placement à revenu fixe. )
a. Prix de cession

Prix de cession = 48.000 x 10 = 480.000

Coupon couru = 0

Frais de cession = 480.000 x 1 % =4.800

b. Coût d'acquisition

Prix d'acquisition = (45.000 - 1.575) x 10 = 434.250

Frais d'acquisition =7.000 / 2 = 3.500

Coût d'acquisition = 437.750

c. Profit imposable

Profil imposable = (480.000 - 4.800) - 437.750

= 37.450

d. Calcul de I'lR

IR= 37.450 x 20% = 7.490

3. Actions de SICA V « actions »

a. Prix de cession

Prix de cession = 100 x 1.430 =143.000

b. Coût d'acquisition

Prix d'acquisition = 100 x 1.350 =135.000

Frais d'acquisition =135.000 x 2 % = 2.700

Coût d'acquisition : 135.000 + 2.700 = 137.700


c. Profit imposable

Profit. Imposable = 143.000 - 137.700 = 5.300

d. Calcul de l'IR retenu à la source

IR retenu à la source = 5.300 x 15 % = 795

Sur la catégorie des titres de capital (actions SICAV et actions cotées) le contribuable a réalisé
une moins-value de 18 000 DH et une plus-value de 5 300 DH. Il subsiste donc une moins-value de
12.700 DH qui ne sera pas imputée sur la plus-value réalisée sur les obligations.
Pour régulariser sa situation, le contribuable doit produire sa déclaration prévue à l’article
84-II du C.G.I, valant demande de régularisation, avant le 1er avril de l’année qui suit celle au cours de
laquelle les cessions ont été effectuées et la moins-value qui subsiste peut être imputée sur les plus-
values des titres de même nature des années suivantes jusqu’à l’expiration de la quatrième année
qui suit celle de la réalisation de la moins-value.
Pour les obligations non cotées, au moment de sa déclaration annuelle, le contribuable doit
verser 7 490 DH.

Moins-values imputées sur l’année 2011 = 18 000 – 5 300 = 12 700


Moins-values imputées sur l’année 2012 = 12 700 – 2 550 = 10 150
Moins-values imputées sur l’année 2013 = 10 150 – 3 000 = 7 150
Moins-values imputées sur l’année 2014 = 7 150 – 2 150 = 5 000
Moins-values imputées sur l’année 2015 = 5 000 – 2 600 = 2 400
Après imputation, il subsiste encore une moins value de 2 400 DH qui ne peut être imputée
sur la plus value des titres cédées l’exercice 2016.

4. Calcul du profit exonéré

(Selon Article 68 du C.G.I : le profit ou la fraction du profit afférent à la partie de la valeur


ou des valeurs des cessions de valeurs mobilières et autres titres de capital et de créance, réalisées
au cours d’une année civile, lorsque ces cessions n’excèdent pas le seuil de trente mille (30 000)
dirhams);
Le calcul du profit exonéré se limitera à celui des obligations et des OPCVM actions. Les
actions cédées ont donné lieu à une moins value.
a. Profit exonéré pour les obligations

Profit exonéré = 37.450 x 30.000 / (480.000 +143.000) = 1.803

IR relatif au profit exonéré = 1.803 x 20 % = 360,60 DH.


b. Profit exonéré pour les SICAV actions

Profit exonéré = 5.300 x 30.000 / (143.000 + 480.000) = 255

IR relatif au profit exonéré = 255 x 15 % = 38

Impôt total relatif au profit exonéré = 360,60 + 38 = 398,60 DH.

5. IR à verser lors de la déclaration annuelle

Impôt calculé sur obligations : 7.490

Impôt calculé sur SICAV actions : 795

Total impôt calculé : 8.285

Impôt sur profit exonéré : 398,60

Retenue à la source sur OPCVM actions : 795

Impôt à verser lors de la déclaration = 8.285 - 398,60 - 795 = 7.091,40

IR sur Revenu Global :

Etude de cas n° 1 :

Au titre de l’année 2010, M. MARBOUH, marié et père de 4 enfants de moins


de 25 ans, vous communique les informations suivantes en vue de lui préparer
sa déclaration fiscale.

Le tableau ci-après récapitule les revenus catégoriels perçus par M. MARBOUH


au titre de l’année 2010 :

Revenus Montant

1 Résultat fiscal de son entreprise 120 000

2 Intérêt nets d’un compte à terme (identité 10 500


déclinée)

Revenus de participation dans le capital d’une


3 24 000
société

4 Dividendes des actions cotées à la bourse 12 500

Intérêts nets des bons de trésor (identité non


5 15 700
déclinée)

Salaire net imposable reçu d’une entreprise


6 84 600
(IR=9764 DHS)

Redevance nette d’un Etat avec lequel le


7 Maroc a conclu une convention de non double 81 000
imposition (impôt =10%)

Les dépenses engagées par M. MARBOUH au cours de l’année 2010 sont :

Dépenses Montant

Assurance mensuel de retraite 400

Don à une association d’utilité publique 23 000

Intérêt mensuel d’un emprunt pour l’acquisition de


2 300
son habitation principal
Travail à faire :

 Déterminer l’IR dû par monsieur MARBOUH au titre de l’année 2010.


Etude de cas n° 2 :
Les informations relatives à la situation fiscale de M.AYOUB (marié et père de 7
enfants de moins de 25 ans), au titre de l’exercice 2010, se présente ainsi :

Revenu Montant

Principal associé d’une SNC qui dégage les


éléments suivant :
- Résultat avant impôt 36 700
1 - Charges non déductibles
24 500
- Produits non imposables
13 200
- Déficit fiscal de l’exercice 2009
65 000

Propriétaire d’un compte bloqué chez la banque


2
- intérêt brut (identité déclinée) 25 000

Cession des titres de participation d’une SA non


cotée en bourse ;
- nombre de titre cédés 100
3 - prix cession/titre
160
- prix d’acquisition /titre
120
- commission d’acquisition et de cession
1% TTC

Revenu de vacation dans un établissement


d’enseignement ;

4 - salaire horaire brut 105


- heures mensuelles
30 Heures
- période de vacation
8 MOIS
Revenu provenant d’une activité occasionnelle ;
- salaire horaire brut
5 - heures mensuelles 120
- période de vacation 20 Heurs
5 MOIS

Propriétaire d’un immeuble donnée en location à


l’état nu : 14
- nombre d’appartement 2500
6 - loyer unitaire mensuel
- dépenses supportées par les locataires à la 12650
charge de M. AYOUB
- dépenses supportées par M. AYOUB à la
charge des locataires 8640

Cession d’un appartement :


- prix d’acquisition 200000
- frais d’acquisition
35000
- prix de cession
7 450000
- frais de cession
30000
- coefficient de réévaluation
1,43

M.AYOUB a déclaré également les dépenses suivantes relatives à l’année 2010 :

Dépense Montant

Cotisation à une assurance retraite complémentaire 2 400

Remboursement d’un emprunt pour l’acquisition d’un 1 500


logement d’une superficie de 120m² (dont 850 d’intérêt)
Travail à faire :

 Calculer l’IR global dû par M. AYOUB au titre de l’exercice 2010.

Eléments de réponse Exercice 1 :

 Le calcul du RBGI.

RBGI = Somme des revenus nets catégoriels perçu par le contribuable.

Article 25.- Détermination du revenu global imposable

Le revenu global imposable est constitué par le ou les revenus nets d'une ou
plusieurs des catégories prévues à l'article 22 ci-dessus, à l’exclusion des
revenus et profits soumis à l’impôt selon un taux libératoire….

Catégorie du revenu Calcul Montant

Revenu professionnel : - 120 000

Revenus des capitaux mobiliers :


- intérêt bruts 10 500/0 ,8 13 125
- dividendes (exonéré)
- intérêt des bons de trésor (exonéré) - -
- -

Revenu salarial :
- salaire - 84600
- redevance
81000/0,9 90000

RBGI - 307725
 calcul du RNGI

RNGI = RBGI – Déduction/revenu

Eléments Calcul Montant Plafond

RBGI - 307 725 -

Assurance mensuelle de retraite 12×400 4 800 18 463,515

Don - 23 000 -

Intérêts 2 300×12 27 600 30 772,516


RNGI - 252 325 -

 Calcul de l’IR dû :

IR brut = RNGI × taux – la somme à déduire

IR brut= 252 325 × 38 % - 24 400

IR brut = 71 483,50 Dhs

 Calcul de l’IR net

IR net = IR brut – déductions / impôt

Eléments Calcul Montant

IR brut _ 71 483,5

Charges de famille17 _ _

Crédit d’impôt
- IR salarial _ 9 764
- Impôt/redevance

15
Dans la limite de 6% du RBGI
16
Dans la limite de 10% du RBGI

17
La déduction pour famille à charge (30DH/mois) a dû être effectuée lors de la détermination de l’IR salarial
- Taxe/intérêts 90 000×10 % 9 000
13 125×20 % 2 625

IR net _ 50 094,5

Elément de réponse Exercice 2 :


 Le calcul du RBGI.

RBGI = la somme des revenus nets catégoriels perçus durant la période

o Revenu professionnel
Résultat fiscal = RAI + R – D – DR
36 700 +24 500 – 13 200 – 65 000 = - 17 000 DH
o Revenu des capitaux mobiliers :
 intérêt brut imposable (20 % retenu à la source est considéré comme
crédit d’impôt.
 Profit de cession des titres :

Profit net= (100×160) × 0,99 - (100×120) × 1,01 = 3 720 DH

Ce profit est le résultat de la cession des titres non cotés, donc il est soumis à
un taux d’imposition libératoire de l’IR équivalent à 20%, alors M.AYOUB est
dispensé de toute déclaration.

o Revenus salariaux :
 Le salaire provenant de l’activité de l’enseignant a subi une retenu à la
source de 17% libératoire de l’IR, donc M.AYOUB est dispensé de toute
déclaration.
 Le salaire provenant de l’activité occasionnelle a subit une retenu à la
source de 30% non libératoire de l’IR. M. AYOUB doit déclarer le salaire
brut et l’impôt retenu à la source constitue un crédit d’impôt.
o Profit foncier

Le profit foncier est passible à un taux libératoire de 20% de l’IR, M.AYOUB est
dispensé de toute déclaration. Et le montant de l’impôt ne peut être inférieur à
3% du prix de cession.

 Détermination du coût d’acquisition actualisé

Elément Montant

Prix d’acquisition 200000

Frais d’acquisition18 30000

Coût d’acquisition 235000

Coefficient de réévaluation 1,43

Coût d’acquisition actualisé 336050

 Détermination du profit net imposable :

Profit net imposable = 450000-30000-336050= 83950

 Calcul de l’impôt dû
IR= 83950*20%=16790
CM=prix de cession * 3%= 450000* 3%=13500
L’impôt dû= 16790
Catégories de revenu Calcul Montant

Revenu professionnel (36 700 + 24 500) -13 200 – 0

18
Dans la limite de 15% du prix d’acquisition
65000 = - 17000

Revenu des capitaux mobiliers


- Intérêt brut - 25 000
- Profit net de cession des
titres (20% libératoire) (100×160) × 0,99 -(100×120) × -
1,1=3 720

Revenu salarial
- Activité d’enseignement 105×30×8 -
(17% libératoire)
- Activité occasionnelle
(30% non libératoire) 120×20×5 12 000

Revenu foncier
- Loyer annuel 2500*14*12=420000
- Loyer brut 420000+12650-8640=424010
- Loyer net 424010*60% 254406

Profit foncier (20% libératoire) - -

RBGI - 291406

 Calcul du RNGI :
Elément Montant Plafond

RBGI 291406 -

Cotisation à une assurance de 2 220 2 22019


retraite

Intérêt/emprunt 850 3 70020

RNGI 288336 -

19
Dans la limite de 6% du RBGI
20
Dans la limite de 10% du RBGI
 Calcul de l’IR brut :

R brut = RNGI × taux – la somme à déduire

IR brut= (288336 × 38%) -24400 = 85167,68 DH

 Calcul de l’IR net

IR net= IR brut – déduction/impôt

Elément Calcul Montant

IR brut - 85167

 Charges de famille 6× 360 2 160


Crédit d’impôt
- Taxe/intérêt 25 000×20 % 5 000
- IR / revenu de vacation
12 000×30 % 3 600

IR net - 74407,68
TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

TVA due :

Exercice 1 :
Cas « SAMOBOIS »

TVA :

 Régime d’imposition
 Déduction avec prorata

La société « SAMOBOIS » est une SARL au capital de 300.000 DH, spécialisée


dans la fabrication et la commercialisation des meubles et travaux de menuiserie. Les
éléments du CA (HT) pour l’année 2010 se présentent, comme suit (en Dhs) :

- CA local : 1.230.580 DH
- CA à l’export : 481.200 DH
- Location d’un immeuble nu : 600.000 DH
- Redevances sur brevet concédé à une entreprise marocaine : 360.000 DH
- Produits de cession des immobilisations : 50.000 DH

Au cours des mois de janvier et février 2011, « SAMOBOIS » a réalisé les opérations
suivantes :
Opérations en Dhs (HT) Janvier Février
1. Ventes de meubles au Maroc 115.300 131.800
2. Ventes de meubles à l’export 43.200 51.800
3. Redevances sur brevet à une société Marocaine 20.000 20.000
4. Loyer de l’immeuble nu 64.300 77.800
5. Achat de matières premières 26.400 31.500
6. Frais généraux globaux 32.700 38.400
7. Fournitures diverses (*) 25.600 24.300

(*) Les fournitures diverses sont affectées à l’entretien de l’immeuble loué au


cours du mois de janvier.

Autres opérations (Jan et Fév.):


8. 05/Jan : Achat d’une machine dont la facture se présente comme suit :
- Prix catalogue : 155.000 Dhs
- Remise : 5000 Dhs
- Transport-Assurance : 10.800 Dhs
- Frais d’installation : 10.000 Dhs
- Intérêts financiers pour règlement à terme : 9.000 Dhs
- Reprise d’une machine usagée : 50.000 Dhs

La société a versé 60.000 Dhs lors de l’établissement de la commande en décembre


2010, et a accepté pour le solde, deux traites d’un montant égal et à échéances respectives
de 30 et 60 jours. La machine sera exclusivement affectée à l’activité ouvrant droit à la
déduction.

9. 20/Jan : Règlement par chèque d’une facture relative aux trois dernières
mensualités de crédit bail concernant une voiture de tourisme acquise l’année précédente
pour les déplacements du gérant.
10. 26/Jan : Paiement des frais de publicité pour le lancement d’un nouveau produit
exclusivement commercialisé au Maroc : 12.500 Dhs (TTC).
11. 27/Jan : Avance de 1000 Dhs sur commande non encore facturée.
12. 28/Jan : Intérêt de retard versé à un fournisseur de matière première pour
renouvellement d’une traite : 960 (TTC).
13. 08/Fév : Achat d’une camionnette de livraison 232.000 Dhs (HT).
14. 22/Fév : La société a livré à elle-même des meubles pour ses bureaux au prix de
revient de 54.300 Dhs (HT).

Informations complémentaires :

 L’entreprise accorde à ses clients marocains un crédit d’un mois sur 50% du CA
relatif aux ventes de meubles.
 Ses fournisseurs de matières premières lui accordent un crédit d’un mois sur 75%
des achats.
 Toutes les autres opérations, et sauf indication contraire, sont réalisées au comptant
par chèques barrés non endossables.
 La TVA déductible sur les achats de biens et services du mois de décembre 2010
s’est élevée à 5.600 Dhs.

TAF :

1- Calculer le prorata applicable en 2011

2- Trouver le montant de la TVA due au titre des mois de janvier et février 2011 ?

 Selon le régime de droit commun.


 Selon le rédime des débits.

Exercice 2 :
L'entreprise CMCT fabrique et commercialise deux produits :

- Le papier de photocopie : produit imposable au taux de 20% ;

- Le cahier scolaire (100 pages spiralés) : produit imposable au taux de 7%.

Le prix de vente unitaire hors taxes de la ramette de papier est de 50 DH.

Le prix de vente unitaire hors taxes du cahier est de 40 DH.

Monsieur KADIRI gérant de l'entreprise accorde au magasin de détail appartenant à sa deuxième


épouse au même titre que les autres clients une réduction de 10% sur le prix de ventes des deux
produits.

En 2010, les ventes en quantité ont été les suivants :

Nature du client Papier de photocopie Cahier scolaire


- Magasin de vente de détail 5 000 5 000
- Autres clients 80 000 1 000
Total 85 000 6 000

Questions :
1. Analyser les opérations ci-dessus et préciser si elles contiennent un cas de dépendance.

2. En vous basant sur la circulaire des impôts, déterminer si le trésor est lésé en ce qui concerne les deux pro

3. Sachant que toutes les opérations sont effectuées au comptant, déterminer la base imposable et la TVA
par l'entreprise CMCT.

Exercice 3 :
Mini cas N° 1: Entreprise qui fabrique des voitures économiques :

- Le chiffre d’affaires réalisé au titre de la vente de la voiture économique pour l’année N-


1 est égal à 70.000.000 DH ;

- Le chiffre d’affaires réalisé au titre de la voiture économique pour l’année N est égal à
82.000.000 DH ;

- Les achats effectués au cours de l’année N :

* Importations : 50 000 000 DH HT

* Achats locaux : 15 000 000 DH HT

* Prestations de montage : 25 000 000 DH HT

Total des achats : 90 000 000 DH HT

Mini Cas N° 2: Paiement hors délai

L’entreprise "Y" souscrit auprès du percepteur compétent sa déclaration de chiffre


d’affaires afférente au mois de janvier 2010 en date du 30 mai 2010 comme suit

- Chiffre d’affaires déclaré hors taxe 300.000 DH


- T.V.A. correspondante à 20 % 60.000 DH
- Déductions pratiquées 40.000 DH
- Taxe due 20.000 DH

Le dépôt de la déclaration et le paiement de la taxe correspondante étant effectués hors


délai, à quoi donne lieu ces infractions ?
Mini Cas N° 3 : rectification fiscale
L’entreprise "A" a fait l’objet d’un contrôle fiscal en 2010 au titre de l’année 2009.
* Situation de l’entreprise avant rectification des déclarations de chiffre d’affaires de
l’année 2009 :
- Chiffre d’affaires déclaré hors taxe 300.000 DH
- T.V.A. exigible 60.000 DH
- Déductions pratiquées 70.000 DH
- Crédit reportable, au 31/12/2009 - 10.000 DH
* Situation après rectification de l’année 2009 :
- Réintégrations suite à minoration de chiffre d’affaires 10.000 DH
- Réintégrations opérées au titre de déductions abusives 10.000 DH
- Total des réintégrations 20.000 DH
- Crédit reportable au 31/12/2009 - 10.000 DH
- T.V.A. due 10.000 DH

Corrigé

Exercice 1 :

1- Prorata applicable en 2011 :

L’article 104-I du CGI 2011, prévoit la détermination du prorata annuel de


déduction comme suit :

CA imposable TTC + CA exonéré avec droit à deduction TTC (art 92) + CA en suspension de la taxe TTC (art 94)
𝑃=
Numérateur + CA exonéré sans droit à déduction (art 91) + CA hors champs de TVA

(1230580 + 360000 + 481200) ∗ 1,20


𝑃= = 80,56%
[(1230580 + 360000 + 481200) ∗ 1,20] + 600000
NB: Les éléments ayant un caractère exceptionnel ne figurent pas au prorata annuel de
déduction. Il s’agit par exemple du prix de cession des éléments de l’actif, des subventions
d’investissement reçues, des indemnités perçues suite à un sinistre.

2- TVA due au titre des mois de janvier et Février 2011 :

a. Selon le régime des encaissements :


Au titre du mois de janvier :
 TVA collectée (janvier) :
- Ventes au Maroc : 115300 * 0,5 21 * 0,2 = 11.530
Dhs
- Ventes de meubles à l’export : Les exportations sont exonérées de la TVA.
- Redevances sur brevets : 20000 * 0,2 = 4.000 Dhs
- Loyer de l’immeuble nu : Hors champs d’application de la TVA.
Total : 15.530 Dhs

NB :

La location nue est une opération réputée civile et donc située hors champs
d’application de TVA.

 TVA déductible sur immobilisations (janvier) :

La TVA est déductible le même mois de son paiement car il s’agit d’une
immobilisation. Déterminons la base imposable à la TVA :

Prix catalogue : 155.000 Dhs


- Remise : - 5000 Dhs
= Net commercial : 150.000 Dhs
+ Transport-Assurance : 10.800 Dhs
+ Frais d’installation : 10.000 Dhs
+ Intérêts financiers pour règlement à terme : 9.000 Dhs
= Prix de revient : 179.800 Dhs
La base de calcul de la TVA est le prix de revient.

TVA (20%) : 179.800 * 0,20 = 35.960 Dhs


Prix de l’immobilisation (TTC) : 179.800 + 35.960 = 215.760 Dhs
- Avance (Déc. 2010) - 60.000 Dhs
- Reprise (à la réception de la nouvelle machine): - 50.000 Dhs

21
L’entreprise accorde à ses clients marocains un crédit d’un mois sur 50% du CA.
= Reste à payer (TTC) : 105.760 Dhs

La reprise est supposée être réalisée en même temps que la livraison. La fraction du
prix correspondant au montant de la reprise fait aussi l’objet de déclaration de la TVA qui
doit être calculée et déclaré au titre du mois de janvier. La réception de la machine
d’occasion est interprétée ici comme un encaissement de la reprise.

Donc la TVA déductible sur achat d’immobilisation à déclarer au titre de Janvier


2011 : (50.000/1.2)*0,2 = 8333,34 Dhs

Le reste à payer, qui a fait l’objet de l’acceptation de deux traites d’un montant égal
et à échéances respectives de 30 et 60 jours, sera déductible au titre des mois du paiement
effectif des sommes restantes.

NB :

- L’entreprise bénéficie d’une réduction commerciale de 5.000 Dhs sur le prix


catalogue. Au net commercial s’ajoute l’ensemble des frais liés à l’opération d’acquisition
de la machine.
- Le port et l’installation sont supposés être effectués par le fournisseur lui-même,
avec ses propres moyens, il les considérera comme éléments de la facture imposables dans
les mêmes conditions que la marchandise (l’accessoire suit le principal).
- Les intérêts de paiement à terme sont des produits financiers facturés au client pour
le délai de règlement qui lui est accordée. Ils sont donc imposables au même taux que la
marchandise vendue.
- Suite à la détermination du montant TTC de la machine, le montant de l’avance
touché par le fournisseur lors de la commande faite en décembre 2010 est défalqué du prix
TTC au même titre que le montant de la reprise auquel est évaluée l’ancienne machine
remise par le client.
- Le montant de l’avance versé en Décembre 2010, comprend une TVA incluse
déclarée au titre du même mois, soit : (60000/1.2)*0,2. En faite, les encaissements font
l’objet de déclaration de TVA même si la facture n’a pas été encore établie.
- La TVA sur l’acquisition de l’immobilisation doit être déduite à 100% (sans y
appliquer le prorata de 2011), vu que la machine sera exclusivement affectée à l’activité
ouvrant droit à la déduction.
 TVA déductible sur les achats de biens et services (décembre 2010) :
5.600 * 80,56% = 4511,36 Dhs.22

D’où la TVA due au titre de Janvier 2011 :

22La déduction de TVA sur les achats de biens et services (décembre 2010) se fait lors de la déclaration de
janvier 2011, donc on y applique le prorata de déduction provisoire de 2011.
15530 - 8333,34 – 4511,36 Dhs= 2635,3 Dhs.

Au titre du mois de Février :

 TVA collectée (Févier) :


- Ventes de meubles au Maroc :
Ventes de janvier encaissé en Février : 115300 * 0,5 * 0,2 = 11.530 Dhs
Ventes de Février : 131800 * 0,5 * 0,2 = 13.180 Dhs
- Redevances : 20000 * 0,2 = 4.000 Dhs
- Livraison à soi même de meubles : 54300 * 0,2 = 10.860 Dhs
Total : 39.570 Dhs
 TVA déductible sur immobilisations (Février) :
105760
- Règlement de la traite sur la machine : * 0,2 * 0,5 = 8.813,34 Dhs
1,2
- Sur camionnette : 232000 * 0,2 *80,56% = 37379,84 Dhs
- Livraison à soi même de meubles: 54300 * 0,2 * 80,56 % = 8748,82 Dhs

Total : 54.942 Dhs

NB : Est imposable au titre de leur livraison à soi-même, le fabricant de meubles qui


prélève sur les articles fabriqués par lui ceux qu'il destine à son usage personnel ou
professionnel23 .

La TVA sur les meubles du bureau livrés à soi même est récupérée en appliquant le
prorata provisoire pour 2011, car ils sont utilisés par les services de l’administration censée
gérer l’ensemble des activités de l’entreprise.

 TVA déductible sur biens et services (Janvier 2010) :


- Achat de matières premières : 26.400 * 0,25 * 0,2 * 80,56 % = 1063,4 Dhs
- Frais généraux globaux : 32.700 * 0,2 * 80,56 % = 5.268 Dhs
- Fournitures diverses ( ) :
24
TVA non récupérable
- Redevances de crédit bail sur la voiture de tourisme 25 : TVA non
récupérable
- Frais de publicité : (12500 / 1,2) * 0,2 = 2.083 Dhs
- Avance sur commande non encore facturée26 : TVA non
récupérable

23 Note circulaire n° 717 relative au code général des impôts, TITRE III, Chapitre II, Section II, Sous section
I. III.
24 Affectées à l’entretien de l’immeuble loué, qui génère un revenu hors champs d’application de la TVA.

25 L’accessoire suit le principal.

26 La facturation de la TVA est une condition de déduction.


- Intérêt de retard versé : (960 / 1,2) * 0,2 = 160 Dhs

D’où la TVA due au titre de Février 2011 :

39.570 – 54.942 – 8574,4 = - 23946,4 Dhs.

Il s’agit donc d’un crédit de TVA à déduire de la déclaration du mois suivant.

b. Selon le régime de débit :

Au titre du mois de janvier :

 TVA facturée (Janvier) :


- Ventes au Maroc : 115300 * 0,2 = 23.060 Dhs
- Redevances sur brevets : 20000 * 0,2 = 4.000 Dhs
Total : 27.600 Dhs.
 TVA déductible sur immobilisations (Janvier) :

En plus de la TVA déduite sur le montant de la reprise, le reste à payer peut faire
l’objet d’une déduction de la TVA car le reliquat non payé est constaté par des traites.
Soit :

8333,34 + [(105.760/1,2) * 0,2] = 25960 Dhs.

 TVA déductible sur biens et services (Décembre 2010) : 4511,36 Dhs.

D’où la TVA due au titre de Janvier 2011 :

27.600 - 25.960 - 5600 = -2871,36Dhs. (un crédit d’impôt)

Au titre du mois de Février :

 TVA facturée (Févier) :


- Ventes de meubles au Maroc (Février) : 131800 * 0,2 = 26.360 Dhs
- Redevances : 20000 * 0,2 = 4.000 Dhs
- Livraison à soi même de meubles : 54300 * 0,2 = 10.860 Dhs
Total : 41.220 Dhs.
 TVA déductible sur immobilisations (Février) :

- Sur camionnette : 232000 * 0,2 = 46.400 Dhs


- Livraison à soi même de meubles : 54300 * 0,2 * 80,56 % = 8748,82 Dhs

Total : 46128,66 Dhs.

 TVA déductible sur biens et services (Janvier 2010) : 13.439 Dhs.

D’où la TVA due au titre de Février 2011 :

41.220 – 55.148,82 – 13.439 = - 18347,66. (un crédit de TVA)

Exercice 2 :
Corrigé 2 :

1 - Il y a dépendance lorsque le vendeur assujetti accorde un avantage à une entreprise


dépendante hors champs ou exonérée et reverse ainsi une TVA moins importante au fisc.
Conditions de dépendance :
- Dépendance juridique : c'est le cas car
conjoint
- Entreprise assujettie vendeuse et entreprise acheteuse hors champs ou exonérée : acheteur
exonéré sans DD car vente détail
- L'avantage accordé à l'entreprise acheteuse n'est pas
généralisé.
2 - Pour que soient préservés les intérêts du trésor il faut que la proportion vendue aux
tiers à prix réduit soit supérieure ou égale au taux d'imposition du produit.
Qté vendue à prix réduit à des tiers / Qté totale vendue à prix réduit :
Ramettes : 80 000/ 85 000 = 94% > 20%
Le trésor n'est donc pas lésé
Cahiers : 1 000 / 6000 = 16,67 % > 7%
Le trésor n'est donc pas lésé

Nature du client Papier Prix unit Base imp TVA facturée


- Magasin de vente de
détail 5 000 45 225 000 45 000
- Autres clients 80 000 45 3 600 000 720 000
TOTAL 85 000 3 825 000 765 000

Nature du client Cahier Prix unit Base imp TVA facturée


- Magasin de vente de
détail 5 000 36 180 000 12 600
- Autres clients 1 000 36 36 000 2 520
TOTAL 6 000 216 000 15 120

Exercice 3 :
Corrigé Mini Cas 1 :
A compter du 1er Janvier 2005, les fabricants de la voiture économique peuvent
bénéficier du taux réduit de 7 % les achats de produits et matières et les prestations de
montage entrant dans la fabrication de la voiture économique au cours d’une année N
dans la limite du chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année (N-1) soit 70 000 000 DH1.

A compter du 1er Janvier 2005, les fabricants de la voiture économique peuvent


recevoir, à l’instar des produits et matières premières, les prestations de montage au taux
réduit de 7 % entrant dans sa fabrication.

Reprenons l’exemple précité avec l’application du taux de 7 % sur les prestations de


montage.

Montant de la taxe au taux de 7 %, au titre des achats effectués :


Importations : 50 000 000 x 7 % = 3 500 000 DH
Achats locaux : 15 000 000 x 7 % = 1 050 000 DH
Prestations de montage : 25 000 000 x 7 % = 1 750 000 DH
6 300 000 DH

Corrigé Mini Cas 2 :


- La majoration de 15 % calculée comme suit : 20.000 x 15 % = 3.000 DH
- La pénalité de 10 %: 20.000 x 10 % = 2.000 DH
- Les majorations de retard de 5 % et de 0,50% calculées :
Pour le premier mois de retard (mars): 20 000 x 5 % = 1 000 DH
Pour les mois de retard (avril et mai) : 20 000 x (0,50 x 2) = 200 DH

Total des droits dus :


20.000 + 3.000 + 2.000 + 1 200 = 26.200 DH

Remarque : Il convient de préciser que la majoration de 15 % et la pénalité de 10 % sont


applicables, quelle que soit la période de retard.
Corrigé Mini Cas 3 :
La date d’exigibilité dudit état de produit est arrêtée au 31/12/2010.
Soit :
- T.V.A. due 10.000 DH
- Majoration de 15% 1.500 DH
- Pénalité de 10% 1.000 DH

- Majorations de retard arrêtées au 31/12/2010 (Soit 11 mois de retard) :


- Majoration de 5% pour le mois de Février 500 DH
- Majoration de 0,50% pour 10 mois 500 DH

Total des droits dus = 13.500 DH

En cas de paiement de l’état de produit postérieurement au 31/12/2010, date d’exigibilité


de l’état de produit, le comptable chargé de recouvrement appliquera la majoration de
0,50% pour chaque mois ou fraction de mois supplémentaire écoulé entre la date
d’émission et celle du paiement.

TVA : Régularisation :

Application 1:
I- Le cas d'une livraison de construction à soi-même pour
personne physique :

Cas d'application :
Une personne acquiert le 25 janvier 2006 un terrain au prix de 560 000 dh;
les frais engendrés à l’occasion de l’acquisition du terrain sont de l’ordre de 45
000 DH. Sur ce terrain, il est édifié une construction dont la superficie couverte
est de 240 m² (date d'obtention ou de délivrance du permis d'habiter : 1er juin
2009). Le montant des taxes figurant sur les factures produites est de 50 000 DH
sachons que les trois quarts sont admises en déduction.

Procéder aux régularisations nécessaires de TVA sous les différentes


hypothèses:

1ere Hypothèse : La construction est destinée à l'habitation principale

2ème Hypothèse: Vente de la construction le 20 mars 2011, pour un


montant de 1 920 000 DHS.

3ème Hypothèse : Vente partielle d'une partie de la construction (150m²)


le 25 Novembre 2010 moyennant un prix de 840 000,00 DH.

4ème Hypothèse : Location en août 2010 de la totalité de la construction.


Le prix du m² déterminé par le barème est de 2 600 DH.

5ème Hypothèse : Location en janvier 2011d'une partie seulement de la


construction (160 m²).

6ème Hypothèse : Extension de la construction dans le délai de 4 ans.

NB : Le coefficient d'actualisation prévu à l’article 65-II du CGI est de


1,056 à la date de cession.

Le cas de la régularisation sur variation de prorata et de


cession:

Application 2 :

Le chiffre d'affaires hors taxes 2009 de l'entreprise SCHADY,


partiellement assujetti à la TVA, se présente comme suit (taux de TVA = 20%):

Ventilation des ventes Montant HT


Ventes soumises à la TVA 1 000 000 DH

Ventes exonérées avec droit de déduction 600 000 DH

Ventes en suspension des taxes 450 000 DH

Ventes exonérées sans droit de déduction 400 000 DH

Ventes hors champ de TVA 250 000 DH

Au cours de mois de Février 2010, l'entreprise SCHADY a réalisé les opérations


suivantes:

 Achat de matière première d’un montant de 200 000 dh (HT) (taux de


TVA = 20%)

 Frais de transport: 40000 dh (HT)

 Acquisition d'emballage identifiable et récupérable: 30 000 dh (HT)


(TVA=20%)

 Achat de marchandises dont la tva ayant grevée cet achat est de


40000dh

Au cours de mois de Mars 2010, l'entreprise SCHADY a acquit (et payé) un


matériel de transport (camion) pour une valeur de 360 000 dh TTC.

Questions:
1- Calculons la TVA déductible au titre du mois de Mars 2010 ?

2- Procéder aux régularisations nécessaires dans les cas suivants :

Cas n° 1: variation du prorata définitif à la fin de l'année 2010, selon les


hypothèses suivantes:

Hyp n° 1: le prorata de l'année 2010 = 75%

Hyp n°2: le prorata de l'année 2010 = 86%

Hyp n°3 : le prorata de l'année 2010 = 59%


Cas n°2 : sortie du matériel de transport acquis en Mars 2010, selon les
hypothèses suivantes :

Hyp n° 1 : la société SCHADY cède le 15/02/2012, le matériel à une autre société


moyennant le prix de 80 000 dh ;

Hyp n° 2 : l'entreprise SCHADY cède le 29 / 03 /2011 le camion à une autre


société HAYAR pour un montant hors TVA de 90 000 dh, la société SCHADY délivre à
la société HAYAR une attestation mentionnant le montant total de la taxe sur la
valeur ajoutée ayant grevé l'acquisition du camion susceptible d'être déduite,
atténuée d'un cinquième par année ou fraction d'année écoulée depuis la date de
cette acquisition.

Hyp n°3 : Après un an et demi de l’acquisition, le matériel est complètement


détruit à la suite d’un accident constaté par un procès verbal ;

Hyp n°4 : au 10/06/2011, la société SCHADY réalise une opération de fusion


absorption avec la société « HAYAR » (absorbante) et parmi les apports le matériel de
transport faisant l’objet d’acquisition en Mars 2010.le 02/12/2011 la société
« HAYAR » a cédé le matériel contre 60 000 DH.

Cas n° 3 : l’établissement d’une facture d’avoir par le fournisseur :

La société reçoit le 18/04/2010 une facture d’avoir correspond à une remise de


6% du montant sur les achats de Février.

Cas n°4 : Une créance de 14 400 dh est totalement irrécouvrable :

Hyp n°1 : l’insolvabilité est autorisée par une décision de justice ;

Hyp n°2 : la créance est abandonnée sans poursuite judiciaire du client.


Solution application I :

1ere Hypothèse: La construction est destinée à l'habitation principale. Cette


opération remplit les conditions prévues par les dispositions de l'article 91-III-1-a) du
CGI et se trouve donc exonérée.

L’article 91-III-1-a

III.- Les opérations et prestations portant sur :

1°- a) les livraisons à soi-même de construction dont la superficie couverte


n'excède pas 300 m2, effectuées par toute personne physique, à condition que ladite
construction porte sur une unité de logement indivisible ayant fait l’objet de
délivrance d’une autorisation de construire et doit être affectée à l'habitation principale
de l'intéressé pendant une durée de quatre ans courant à compter de la date du permis
d'habiter ou de tout autre document en tenant lieu.

2ème Hypothèse: Vente de la construction le 20 mars 2011, soit avant


l'expiration du délai légal d'occupation pendant une période de 4 années, pour un
montant de 1 920 000 DHS.

La régularisation doit être opérée comme suit :

Prix d'achat du terrain : 560 000 DH

Frais d'acquisition : 45 000 DH

 Coût d’acquisition de terrain : 605 000 DH

 Coût d’acquisition de terrain actualisé 605 000 x 1,056 = 638880

 Prix de cession de la construction : 1 920 000 DH

 Base d'application de la T.V.A. 1 920 000 /1,2 – 638 880 = 961 120
DH

 T.V.A. exigible : 961 120 x 20 % = 192 224 DH

 T.V.A admise en déduction =50 000 x ¾ = 37500


NB: le taux de la TVA sur les opérations d'entreprise de travaux immobilier
s'est changé de 14% à 20 % à l'année 2008. Donc le taux appliqué à l'an 2011 est
de 20 %.

Taxe due : 192 224 – 37 500 = 154 724 DH

3ème Hypothèse: le 25 novembre 2010, vente partielle d'une partie de la


construction (150m²) moyennant un prix de 950 000,00 DH avant l'expiration du délai
de 4 années.

La régularisation doit être opérée comme suit :

Prix d'achat du terrain : 560 000 DH

Frais d'acquisition : 45 000 DH

 Coût d’acquisition de terrain : 605 000 DH

 Coût d’acquisition de terrain actualisé 605 000 x 1,056 = 638880

 Prorata du cout du terrain correspondant à la partie vendue :

150
----- x 638880 = 399 300DH
240

 Prix de cession de la construction : 840 000 DH

 Base d'application de la T.V.A. 840 000 /1,2 – 399 300 = 300 700 DH

 T.V.A. exigible : 300 700 x 20 % = 60 140 DH

 Déductions admises (au prorata) :

150
------ X 37 500 = 23 437.5 DH

240

TVA due : 60 140 – 23 437.5 = 36 702.5 DH

4ème Hypothèse : Location en août 2010 de la totalité de la construction. Le


prix du m² déterminé par le barème est de 2 600 DH.

Pour défaut de présentation de comptabilité et pour la taxation du coût de la


Construction, le prix du m² déterminé par le barème est de 2 600 DH.
Régularisation :

 Coût de revient de la construction : 240 x 2 600 = 624 000 DH

 Taxe exigible à 20 % : 624 000 x 20 % = 124 800 DH

 Déductions admises : 37 500 DH

TVA due : 124 800 – 37 500 = 87 300 DH

5ème Hypothèse : Location d'une partie seulement de la construction (160 m²)


avant l'expiration des 4 années.

Régularisation :

 Coût de revient de la construction : 240 x 2 600 = 624 000 DH

 Coût de revient de la partie louée :

160
----- x 624 000 = 416 000 DH
240

 Taxe exigible : 416 000 x 20 % = 83 200 DH

160
 Déductions admises (au prorata) : 37 500 x ------ = 25 000 DH
240

TVA due 83 200 - 25 000 = 58 200 DH.

6ème Hypothèse : Extension de la construction dans le délai de 4 ans.


130 m² ont été construits en plus et sont destinés à l'habitation personnelle.

Dans ce cas, l'intéressé est passible de la TVA dès lors que la superficie couverte
dépasse 300 m² (240 + 130). Le fait générateur prend naissance à partir de la date du
permis d'habiter de l'extension de la construction, avec taxation de l'ensemble de la
construction.

 Coût de la construction initiale : (240*2500) = 600 000 DH


 Coût de l'extension (comptabilité) = 200 000

 Coût total taxable = 800 000

 Taxe exigible à 20 % : 800 000 x 20 % = 160 000 DH

 Déductions admises : 37 500 + 15 000DH = 52500

TVA due : 160 000 – 52 500 = 107 500 DH.

Solution application II :

II- Le cas de la régularisation sur variation de prorata et de


cession:

Solution:
1- TVA déductible du mois de Mars 2010:

 Calcul du prorata:

On a Pp(2010) = Pd(2009)

CA taxable TTC+ CA exonérée avec droit de déduction TTC+ CA en suspension de taxe TTC

Pp(2010)=

Numérateur + CA exonérée sans droit de déduction+ CA hors champ de TVA

A cet exemple, le prorata est de :

(1 000 000 + 600 000 + 450 000) ∗ 1,2


𝑃=
2 460 000 + 400 000 + 250 000

P = 79,1% ≈ 79%

Donc le calcul du montant de la TVA déductible au titre du mois de Mars se fait


comme suit :
 Pour le matériel de transport:

Montant TTC : 360 000 dh

TVA sur facture : 360 000 /6 = 60 000 dh

TVA déductible : 60 000 * 79 % = 47 400dh

 Pour l'achat de matière première:

Montant HT: 200 000 dh

TVA sur facture : 40 000 dh

TVA déductible : 40 000 * 79 % = 31 600 dh

 Pour les frais de transport :

Montant HT: 40 000 dh

TVA sur facture : 5600 dh

TVA déductible : 5600 * 79 % = 4424 dh

 Achat de marchandise :

La tva y afférente est déductible totalement sans application du prorata de déduction


car cette dernière s’applique pour les biens et services ainsi qu’aux immobilisations
communes a des activités donnant droit à déduction et celles ne donnant pas droit à
déduction

Tva déductible fiscalement :40000

L'emballage identifiable et récupérable, constitue une immobilisation


corporelle, alors la TVA ayant grevée l’acquisition de cette immobilisation est
déductible dans la déclaration de Tva du même moi à savoir celui de Février 2010.

De la, le total de la TVA déductible au titre du mois de Mars 2010 est de:

47 400 + 31 600 + 4 424 + 40000= 83 424 dh.

NB : dans le cas où l'entreprise justifie qu'une opération en totalité, est imputée


à une activité taxable, exonérée avec droit de déduction ou en suspension de la taxe,
la TVA relative à cette opération sera déduite totalement.

2- les régularisations :
Cas n° 1:

Généralement le prorata provisoire de déduction est différent de celui définitif


d’où l’intérêt de procéder à la régularisation de la tva suite à la variation d’un tel
prorata induite par la variation de l’importance des activités donnant droit à
déduction et celles ne donnant pas droit à déduction.

En ce qui concerne les biens inscrits dans un compte d’immobilisation visés à


l’article 102 du CGI, lorsque au cours de la période de cinq années suivant la date
d’acquisition desdits biens, le prorata de déduction pour l’une de ces cinq années, se
révèle supérieur de plus de cinq centièmes au prorata initial, les entreprises peuvent
opérer une déduction complémentaire. Celle-ci est égale au cinquième de la
différence entre la déduction calculée sur la base du prorata dégagé à la fin de
l’année considérée et le montant de la déduction opérée lors de l'acquisition.

Mais si au cours de la même période, le prorata dégagé à la fin d’une année se


révèle, inférieur de plus de cinq centièmes au prorata initial, les entreprises doivent
opérer un reversement de taxe. Ce reversement est égal au cinquième de la
différence entre la déduction initiale et la déduction calculée sur la base du prorata
dégagé à la fin de l’année considérée.

NB: les charges divers et les achats de biens et les prestations de services ne
peuvent pas être sujet de régularisation car elles sont destinées à être consommée au
cours de l’exercice en question.

Et cette régulation suivant la variation du prorata se fait dans les 5 ans qui
suivent l'opération de l'acquisition du bien amortissable.

1ère hypothèse:

P = 75%

La différence entre le prorata initial et le prorata définitif est de 4 centièmes,


donc il n'y aura pas de régularisation tant que la différence présente moins de 5
centièmes.

2ème hypothèse:

P = 86%
Puisque la différence entre les deux prorata (86% - 79% = 7%) représente 9
centièmes, donc c'est plus que 5 centièmes. L'entreprise SCHADY a le droit d'une
déduction complémentaire.

Cette régularisation concerne notamment l'emballage et le matériel de


transport:

On a le Pd(2010) =86% > Pp(2010)= 79% avec ∆prorata = 7 centièmes

Donc on procède à une déduction complémentaire :

TVA sur facture :

 Sur le matériel de transport : 60 000 dh

 Sur l'emballage : 6000 dh

Tva relative aux deux immobilisations=66 000

Déduction complémentaire : [Pd(2010) - Pp(2010)] * TVA sur facture/5

= [86%-79%]* 66000 / 5= 924

Cette somme sera imputée dans la 1ère déclaration de la TVA en 2011 en tant
que crédit d’impôt.

3ème hypothèse:

P = 59%

On a le Pd(2010) = 59% < Pp(2010) = 79% avec ∆prorata = 20 centièmes > 5


centièmes

Donc on procède à un reversement de TVA :

TVA sur facture :

 Sur le matériel de transport : 60 000 dh

 Sur l'emballage : 6000 dh

Tva relative aux deux immobilisations=66 000

Reversement de TVA : [Pp(2010) - Pd(2010)] * TVA sur facture/5 =

= [79%-59%]* 66000 / 5= 2640


Cette somme sera payée dans la 1ère déclaration de la TVA en 2011.quelle soit
mensuelle ou trimestrielle en tous état de cause c’est dans les 20 jours qui suivent
la période en questions.

Cas n ° 2 : sortie du matériel de transport :

Hyp n°1 : la société cède le matériel de transport avant la fin de la période de 5


années,

La régularisation sera faite comme suite :

 déduction initiale = 60000 * 79 % = 47 400 DH

 nombre d’années ou fraction d’années écoulées = 3

 le nombre d’années restant à courir sur la période de 5 ans = 2

La régularisation va consister en un reversement de TVA en fonction de nombre


d’années restant à courir :

TVA à reverser= 47 400 * 2/5 = 18 960 DH.

NB1: le même cas de régularisation se présente quand:

- le montant de TVA est déduit à 100%.

- Quand l'entreprise acquit une immobilisation en suspension de TVA.

Hyp n° 2:

 Pour la société SCHADY:

La régularisation sera faite comme suite :

 déduction initiale = 60000 * 79 % = 47 400 DH

 nombre d’années ou fraction d’années écoulées = 2

 le nombre d’années restant à courir sur la période de 5 ans = 3

La régularisation consiste en un reversement de TVA en fonction de nombre


d’années restant à courir :

TVA à reverser= 47 400 * 3/5 = 28 440 DH.


Si l'entreprise SCHADY veut transférer cette somme de TVA, elle doit délivrer à
l'entreprise HAYAR une attestation comportant un montant de taxe calculé comme
suit :

- Montant de la taxe déductible ayant grevé le camion......... 60.000 DH

- Atténuation : 60.000 DH x 2/5 =........ ..................................24 000 DH.

 Pour la société HAYAR :

Dans l'attestation, la somme à déduire représente la différence entre montant


de la taxe déductible ayant grevé le camion et l'atténuation: 60 000 – 24 000 = 36 000
dh

Hyp n°3 : la régularisation n’intervient pas dans le cas de destruction


accidentelle justifiée, donc la société n’est pas obligée de reverser les 3/5 du montant
de TVA initialement déductible.

Hyp n° 4: dans le cas de fusion, la société SCHADY transfert le droit de déduction


à la société absorbante.

Donc suite à la cession, la société « HAYAR » doit reverser le montant de TVA


correspond au nombre d’années ou fraction d’années restant à courir pour atteint 5
années.

La régularisation sera faite comme suite :

 nombre d’années restant à courir = 3 ans

Le montant à reverser par la société « HAYAR » = 47 400 * 3/5 =


28 440 DH.

Cas n ° 3 : l’établissement d’une facture d’avoir :

Lorsque la société reçoit une facture d’avoir, elle doit procéder à une
régularisation de la déduction initiale à concurrence de la TVA figurant sur la dite
facture.

 La TVA initialement déduite = 200 000 * 20 % * 79 % = 31 600 DH

 La TVA figurant sur la facture d’avoir = 200 000 * 6 % * 20 % = 2 400 DH.

 La TVA déductible suivant prorata r = 2 400 * 79 % = 1896 DH.


Donc la TVA à déduire sur l’opération d’achat est de : 31 600 – 1896 = 29
704 DH

Cas n° 4 : une créance de 14 400 DH est totalement irrécouvrable ;

Hyp n° 1 : l’insolvabilité est autorisée par une décision de justice.

La TVA comprise dans le montant de la créance est perdue par l’Etat, elle n’est
pas exigible au trésor, l’entreprise annule la créance litigieuse en constatant sa perte
pour le montant (HT),

Soit : 14 4000 / 1.2 = 12 000 DH

Et annule la dette de la TVA facturée relative au montant de la TVA comprise


dans cette créance,

Soit : 12 000 * 20 % = 2 400 DH. Ce montant ne sera payé au trésor public sauf si
le client revient à meilleure fortune et règle sa créance.

Hyp n° 2 : la créance est abandonnée sans poursuite judiciaire du client :

Dans ce cas l’insolvabilité est fortuite, et ne repose sur aucune justification


probante, dans ce cas la TVA est exigible à l’Etat.

Soit : 12 000 * 20 % = 2 400 DH.


Procédure Fiscale

Procédure Fiscale (contentieux) :

plan
Introduction

I. Cas de contentieux d’imposition

1. La phase administrative.
A. La taxation d’office
B. La réclamation
2. Organisation judicaire du contentieux d’imposition
A. Les voies du recours
a. Le tribunal administratif
b. Les tribunaux d'appel administratif
c. La cour suprême (entité d'appel)

II. Rectification

1. Phase administrative
2. Phase parajudiciaire

A. Définition

B. Cas de contentieux para judiciaire

C. La description de la procédure de recours para judiciaire


a. Les destinataires
b. La forme et contenu de la requête
3. Phase judiciaire

Conclusion

Introduction
Le contentieux fiscal désigne, au sens large du mot, l’ensemble des procédures suivies
pour régler un litige entre le contribuable et l’Administration qu’il soit né au moment de la
détermination de l’impôt, de sa liquidation ou de son recouvrement.

Cette définition met en lumière deux types de contentieux fiscal à savoir, le


contentieux de recouvrement et le contentieux d’imposition.

Il a un double intérêt :

 le contentieux fiscal se présente comme une garantie pour l’administration contre toute
action négative de la part des contribuables malhonnêtes.
 et un intérêt pour le contribuable qui cherche à se prémunir contre toute erreur ou abus
de la part de l’administration fiscale.

Dans notre cas on va se focaliser sur le contentieux d’imposition tout en essayant de


présenter les étapes de la procédure fiscale en matière de la taxation d’office en premier lieu,
et en matière de la rectification en deuxième lieu.

I. Cas de contentieux d’imposition :

Il met essentiellement en cause la régularité et le bien fondé de l’imposition. Dans ce


cadre là, il critiquera soit la procédure d’imposition, soit la détermination de la base
d’imposition, soit les calculs relatifs à la liquidation de l’impôt.

Le contentieux d’imposition s’articule en trois principales étapes selon le stade de


l’accord ou le désaccord entre l’administration fiscale et le contribuable.

Il s’agit de :

 la phase administrative.
 La phase parajudiciaire caractérisée par le recours aux instances d’arbitrage.
 La phase judiciaire.
1. La phase administrative.
Le contentieux pendant cette étape est appelé contentieux administratif pour faire
référence au désaccord survenu entre l’administration fiscale et le contribuable suite à
différentes situations.

A. La taxation d’office :
La taxation d’office est un concept qui donne à l’administration fiscale le droit de
déterminer unilatéralement les bases d’imposition en limitant, par conséquence, l’une des
principales bases du système déclaratif à savoir la spontanéité de l’acte fiscal.

La taxation d’office est considérée comme une phase qui peut donner naissance à un
contentieux d’imposition.

Les articles 228 et 229 ont énumérés les cas où l’administration peut être amenée à
l’imposition d’office. Il s’agit :

Le contribuable a fait l’objet d’une taxation d’office suite à un défaut de


déclaration, à une déclaration incomplète ou à non versement des retenues à la
source

Préalablement à la taxation d'office, l’administration fiscale est tenue d'inviter le


contribuable, par lettre notifiée à déposer ou à compléter sa déclaration ou son acte ou à verser
les retenues effectuées ou qui auraient dû être retenues dans un délai de 30 jours suivant la
date de réception de ladite lettre.

Si le contribuable ne régularise pas sa situation dans ce délai, l’administration fiscale


l'informe, dans les mêmes formes, des bases qu'elle a évaluées et sur lesquelles le contribuable
sera imposé d'office s’il ne dépose pas sa déclaration avant l'expiration d'un deuxième délai de
30 jours suivant la date de réception de cette deuxième lettre d'information.

A défaut de déclaration souscrite ou de paiement dans ce deuxième délai, le


contribuable est taxé d'office sur les bases évaluées par l'administration fiscale avec les
majorations, amendes et pénalités y afférentes émis par voie de rôle, état de produits ou ordre
de recettes.

Le contribuable a fait l’objet d’une taxation d’office suite à refus ou défaut de


présentation des documents ou refus de se soumettre à un contrôle fiscal

Lorsqu’un contribuable ne présente pas les documents comptables ou refuse de se


soumettre au contrôle fiscal, l’administration fiscale est tenu de l'inviter, par lettre notifiée à
se conformer aux obligations légales dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date
de réception de ladite lettre.

Si le contribuable n’a pas présenté les documents dans ce délai, l’administration


fiscale l'informe, dans les mêmes formes, de l’application d’une amende de deux mille
dirhams et lui accorde un délai supplémentaire de quinze (15) jours à compter de la date de
réception de ladite lettre, pour s'exécuter ou pour justifier l'absence de comptabilité.
A défaut de présentation des documents comptables ou si le défaut de présentation n'a
pas été justifié dans ce deuxième délai (15 jours), le contribuable est imposé d'office, sans
notification préalable avec l’application de l’astreinte journalière (100 Dirhams dans la limite
de 1.000 Dirhams).

La base retenue pour la taxation d'office, dans ces deux premiers cas, est évaluée
unilatéralement par l'administration fiscale. Et une fois son montant notifié au contribuable, il
ne peut être contesté que par contentieux administratif à l’initiative du contribuable.

Il est à signaler que le code général des impôts, ne prévoie pas les critères que doit
retenir l’administration fiscale pour établir les règles de la taxation d’office .mais d’après
l’administration fiscale, il s’agit, selon le cas, de recourir :

 au contrôle quantitatif
 au contrôle matière
 à l’utilisation des constantes et de paramètres de fabrication.

Le choix de la méthode utilisée reste tributaire des éléments en possession de


l’administration ou puisés dans les données de la comptabilité présentée.

B. La réclamation :
Elle permet au contribuable de demander à l’administration fiscale la révision des
impôts, droits et taxes mis à sa charge s’il estime que ceux-ci sont irréguliers ou excessifs.

 L’objet de la réclamation : La procédure de réclamation vise généralement l'un des


cas suivants :
 la réparation d'erreurs dans la liquidation de l'impôt ou son assiette ;
 la remise en cause des impôts, droits ou taxes émis par l’administration à la suite
d’une taxation d’office, d’une décision de la CLT ou à la suit d’un désaccord ;
 la restitution des droits ayant fait l'objet de versement indu ;
 le bénéfice d'une exonération, d’une réduction ou de tout autre avantage prévu par la
loi.
 Les conditions de recevabilité :

Pour être recevable, cette demande doit remplir un certain nombre de conditions à
savoir les délais, les conditions de forme et de fond.

Les délais de réclamation diffèrent selon le mode de paiement de l’impôt ; en effet :

 En cas de paiement spontané de l’impôt : la déclaration doit être adressée dans les 6
mois qui suivent l’expiration des délais prescrits.
 En cas d’imposition par voie de rôle, états de produits ou ordre de recettes, la
déclaration doit être adressée dans les 6 mois suivant la date de leurs mis en
recouvrement.

Les conditions de forme et du fond :


La réclamation doit être écrite et signée par le contribuable ou par la personne
déléguée par lui à cet effet et dûment habilitée à l’engager. Elle doit permettre l’identification
du réclamant et de l’imposition mise en cause. Elle doit contenir un exposé des arguments
invoqués par le contribuable, appuyés des pièces justificatives nécessaires.

 Instruction de la réclamation : C’est l’administration fiscale qui a la faculté


d’examiner la forme et le fond de la réclamation.

Au niveau de la forme : l’administration fiscale cherche à s’assurer que la réclamation est


présentée dans le délai prévu par la loi et qu’elle contient tous les renseignements et éléments
permettant son instruction.

Au niveau du fond : l’administration doit, d’une part vérifier l’exactitude des faits exposés
dans la réclamation et d’autre part, examiner le bien-fondé des motifs de droit invoqués par le
réclamant.

 La décision de l’administration : Apres instruction par le service compétent, il est


statué sur la réclamation du contribuable par le ministère chargé des finances ou la
personne déléguée par lui, à cet effet, dans un délai de 6 mois suivant la date de sa
réception.

Dans ce contexte, la décision de l’administration, en cas de rejet total ou partiel de la


demande, doit indiquer les motifs justifiant ce rejet.

Si le contribuable n’accepte pas la décision rendue par l’administration ou, à défaut de


réponse de celle-ci dans le délai de six (6) mois suivant la date de la réclamation, il peut saisir
le tribunal compétent dans un délai de trente (30) jours suivant la date de la notification de la
décision de l’administration ou suivant la date d’expiration dudit délai de réponse de six (6)
mois.

La taxation d’office exclue tout débat contradictoire entre l’administration fiscale et le


contribuable (à l’inverse de la procédure de la rectification) et prive ce dernier de solliciter
l’avis d’un organisme d’arbitrage car il n’a pas le droit de saisir les commissions.

2. Organisation judicaire du contentieux d’imposition :


En cas de réclamation formulée par le contribuable, et s’il n'accepte pas la décision
rendue par l’administration suite à l’instruction de sa réclamation ou à défaut de réponse de
l'administration dans le délai de six (6) mois suivant la date de la réclamation, il peut saisir le
tribunal compétent dans le délai de trente (30) jours suivant la date de la notification de la
décision.

A. Les voies du recours :


a. Le tribunal administratif:

Le Tribunal Administratif est une juridiction collégiale: les audiences sont tenues et
les arrêts sont rendus par trois magistrats ce qui constitue une garantie pour les deux parties
du litige.
 Les caractéristiques de la procédure judiciaire:

 Ecrite: L’introduction se fait par une requête sommaire accompagnée par un mémoire
dans lequel le requérant développe son argumentation. La partie défenderesse
(l’administration fiscale ou le contribuable selon les cas), réplique par un mémoire de
défense.
 Inquisitoire: Le juge rapporteur ne se limite pas à l'examen de l’échange des
mémoires entre les parties et de l’émission du jugement,
 Contradictoire: La procédure est dite contradictoire ; il y a un échange de mémoire
entre les deux parties qui s’informent ainsi des arguments de l’adversaire et de ses
preuves.
 Déroulement de la procédure judiciaire:

Les étapes de la procédure suivent un cheminement logique qui part de l’introduction


en l’instance jusqu’à la décision.

L'instance:
L’introduction de l’instance dépend de la requête introductive d’instance. Cette
requête doit être écrite et signée par un avocat inscrit au tableau de l’un des barreaux du
Maroc.

De plus cette requête comporte toutes les informations qui concernent le requérant à
savoir:

 Les informations personnelles


 l'avocat doit préciser que le requérant doit avoir la capacité d’agir en justice
 l'objet de recours
 des pièces justifiant le recours par les phases précédentes.
Une fois la requête entre les mains du juge rapporteur, le procès évolue normalement:
instruction, audience et enfin jugement.

Instruction:
Lors de l’instruction, le rôle principal est attribué au juge rapporteur. Les parties lui
présentent leurs arguments à travers des mémoires dans les délais fixés par lui.

L'audience:
Dans les instances, le tribunal procède à l’audition du rapporteur, du commissaire
royal, des avocats et des représentants de l’administration fiscale.

Après lecture du rapport du rapporteur, celui du commissaire royal, et après audition


des représentants des deux parties, le juge peut soit prononcer un jugement immédiat soit
renvoyer à une audience ultérieure pour mûrir sa décision.

Le jugement
Rendu en première ou à l’issue de plusieurs audiences, le jugement est rédigé en
langue arabe et doit comporter un certain nombre d’énonciations:

- Il est rendu au nom de sa majesté le Roi -Royaume du Maroc.


- Il comporte les noms des trois juges qui l’ont rendu.
- Il rappelle les indications relatives aux parties.
- Il comporte les mentions des diverses auditions: les représentants des parties, le rapporteur et
le commissaire royal au nom du Ministère public.
- Il rappelle les conclusions des parties, l’analyse sommaire de leurs moyens, les pièces
produites et les textes appliqués.
- Il est daté et signé par le président et le greffier.
- Il est enfin notifié aux parties en mentionnant la possibilité et le délai de l’appel (30jours).
- Il ne devient exécutoire qu’après appel ou à l’expiration du délai d’appel. On dit qu’il passe
en force de chose jugée.
- Enfin, l’exécution du jugement est assurée par le greffe du tribunal.
b. Les tribunaux d'appel administratif

Ainsi les jugements rendus en matière fiscale, sont devenus susceptibles d’appel
devant la cour administrative d’appel,

Au niveau de la cour d'appel administratif on parle surtout:

L’appel
Ainsi donc, les jugements es tribunaux administratifs sont portés en appel devant les
cours administratifs d’appel aussi bien par le contribuable que par l’administration fiscale,
dans un délai de 30 jours, à compter de la notification de la décision du tribunal administratif.
Ce délai est triplé pour les parties non domiciliées au Maroc.

L’opposition
C’est une voie de recours ordinaires ouverte à une partie défaillante qui peut demander
à la juridiction de première instance (tribunal administratif) qui a rendu un jugement non
contradictoire en l’absence du défendeur ou son mandataire. Ainsi l’article 130 du C.P.C
(code de procédure civile) stipule que l’opposition doit être exercée dans les dix (10) jours qui
suivent la notification du jugement.

c. La cour suprême (entité d'appel)

La cour suprême est aussi une juridiction collégiale: les audiences sont tenues et les
arrêts sont rendus par cinq magistrats. La cour suprême statue dans les appels contre les
décisions des tribunaux administratifs comme juridiction du second degré.

Le déroulement de la procédure contentieuse devant la cour d’appel suit les mêmes


étapes seuls les acteurs sont différents.

L’instance
La requête est déposée au greffe du tribunal administratif contre récépissé par la partie
appelante. La requête et pièces jointes sont transmises sans frais au greffe de la cour suprême
où elles sont enregistrées.
L’instruction
Le premier président de la cour suprême désigne un conseiller rapporteur auquel le
dossier est transmis dans 24 heures. Ce dernier, chargé de l’instruction, notifie la requête à la
partie adverse et fixe l’affaire à l’une des prochaines audiences.

L’échange de mémoires continue jusqu’à décision d’arrêt par le conseiller rapporteur.


IL donne alors ordonnance de dessaisissement.

L’audience
Elle se passe comme pour le tribunal administratif avec en plus l’audience du
ministère public qui communique ses conclusions oralement et par écrit.

Le jugement
Les audiences et les arrêts de la cour d’appel sont tenus et rendus par cinq magistrats,
président compris. L’arrêt contient les mêmes énonciations que le jugement du tribunal
administratif.

II. Rectification :
1. Phase administrative :
La phase administrative consiste en une procédure contradictoire comprenant cinq
étapes :

 première notification ;

La lettre de notification adressée au contribuable doit faire connaître :

- en matière d’I.S., d’I.R. et de T.V.A., les motifs, la nature et le montant détaillé des
redressements envisagés par période d’imposition ;
- en matière de droits d’enregistrement, la nouvelle base devant servir d’assiette à la
liquidation des droits ainsi que le montant des droits complémentaires résultant de cette
base.
Il y a lieu de préciser que pour les cas de remise en cause de la valeur probante de la
comptabilité, tels que commentés ci- dessus, la notification doit contenir, en plus des éléments
cités ci-dessus, les motifs de cette remise en cause. En cas d’insuffisance des chiffres déclarés,
telle que commentée au B du VI du même chapitre I, la notification doit comporter les
moyens et méthodes utilisés par l'administration pour la reconstitution du chiffre d’affaires.
La lettre de notification doit en outre comporter l'assignation au contribuable d'un délai de
réponse de trente (30) jours suivant la date de réception de ladite lettre pour faire parvenir à
l’inspecteur son acceptation ou ses observations détaillées et motivées par nature de
redressement et par période d’imposition.

 réponse du contribuable à la première notification ;

 Acceptation de la totalité des redressements notifiés


Lorsque le contribuable accepte expressément et sans conditions la totalité des
redressements notifiés, la procédure de rectification est terminée. La base imposable acceptée
donne lieu à l’établissement de l'imposition correspondante qui ne peut plus être
ultérieurement contestée par le contribuable.

 Contestation totale ou partielle des redressements notifiés

Le contribuable qui conteste totalement ou partiellement les propositions de


rectification qui lui ont été notifiées, doit adresser à l’inspecteur des impôts ses observations
dans le délai légal de trente (30) jours prévu à l'article 220- I du C.G.I. Ces observations
détaillées par nature de redressement et par période d’imposition doivent être présentées par
écrit et comporter la signature du contribuable ou de son représentant légal. L'inspecteur
examine les observations produites par le contribuable. Cet examen peut aboutir :

- soit à l'abandon total des redressements notifiés ;


- soit au maintien total des redressements notifiés ;
- soit au maintien partiel des redressements notifiés.

 Abandon total des redressements notifiés

Lorsque les observations du contribuable sur la totalité des redressements sont


retenues par l’inspecteur, la base déclarée par le contribuable ou initialement retenue d’office
devient définitive et la procédure contradictoire aboutit à son terme. A cet effet, il importe de
préciser que, quels que soient les éléments nouveaux dont elle disposerait ultérieurement,
l'administration fiscale ne peut en aucun cas engager une nouvelle vérification pour la période
concernée, au titre des impôts, droits ou taxes objet de ce premier contrôle.

 Maintien total des rectifications proposées

Lorsque les observations du contribuable sur la totalité des redressements notifiés sont
considérées par l’inspecteur comme non fondées, celui-ci procède à la deuxième notification
dans le délai de soixante (60) jours prévu par l’article 220 - II du C.G.I.

 Maintien partiel des redressements notifiés

Lorsque après examen des observations du contribuable, l’inspecteur retient en partie


les redressements notifiés : - il établit l’imposition correspondant aux redressements pour
lesquels le contribuable aurait donné expressément son accord. Pour les redressements
n’ayant pas fait l’objet d’observation de la part du contribuable, se conférer au commentaire
prévu ci-après, au 3- b- 2ème alinéa). - et procède à la notification des redressements dont les
observations sont estimées non fondées.

A défaut de réponse dans le délai prescrit ou en cas de réponse hors délai, les
impositions ainsi que les droits complémentaires sont émis par voie de rôle, état de produits
ou ordre de recettes, sans préjudice de l’application des sanctions prévues aux articles 186 et
208 du C.G.I. Ces impositions ne peuvent être contestées que dans le cadre du recours
préalable devant l’administration et dans les conditions prévues à l’article 235 du C.G.I.

 deuxième notification ;

L'inspecteur doit faire connaître au contribuable les motifs de son rejet partiel ou total
ainsi que la base d'imposition qui lui paraît devoir être retenue et l’informer que cette base
peut être contestée devant la C.L.T., prévue à l'article 225 du C.G.I. dans un délai de trente
(30) jours suivant la date de réception de cette deuxième lettre de notification. Par ailleurs,
concernant les redressements sur lesquels le contribuable n'a pas émis d'observations dans sa
réponse à la première notification, l'inspecteur lui rappelle que ceux-ci seront considérés
comme ayant été acceptés par lui et donneront lieu à une taxation immédiate, s’ils ne font pas
l’objet d’observations dans sa réponse à la deuxième lettre de notification. L'inspecteur doit
analyser chacune des observations ou contre propositions du contribuable, motiver leur rejet
et démontrer avec des éléments chiffrés le bien-fondé des réintégrations qu'il se propose de
maintenir. Lorsque le contribuable, en réponse à la première notification, a rejeté globalement
les propositions de l'administration, sans fournir de précisions, l'inspecteur reprend dans la
deuxième notification les termes de la première notification tout en lui rappelant que les bases
notifiées et, le cas échéant, le montant des droits et taxes seront définitifs, s’il ne se pourvoit
pas devant la C.L.T.

 réponse du contribuable à la deuxième notification

 Absence de réponse à la deuxième notification dans le délai de trente (30) jours


ou réponse hors délai

Dans ce cas, la base notifiée devient définitive et l'inspecteur établit l'imposition qui ne
peut être contestée que dans les conditions prévues par les dispositions de l'article 235 du
C.G.I.

 Acceptation expresse de la totalité des propositions

Lorsque le contribuable donne son acceptation expresse aux propositions de


l’administration dans le délai prévu par la loi, la base devient définitive. Les règles
applicables en cas d'accord suite à la deuxième lettre de notification sont identiques à celles
déjà définies ci-dessus pour la première notification.

 Acceptation partielle des redressements

Les redressements notifiés pour lesquels le contribuable donne son accord express,
ainsi que ceux n’ayant pas fait l’objet d’observations de sa part donnent lieu à une imposition
immédiate.

2. Phase parajudiciaire :
A. Définition :

La procédure de rectification prévue par les articles 11 et 12 du L.P.F. vise dans un


premier temps à organiser un débat contradictoire entre l’administration fiscale et le
contribuable afin que ces parties parviennent facilement à un accord et donc éviter le
contentieux. Le débat permet plusieurs échanges de vues entre les deux parties.

Si le désaccord persiste, la loi a prévu dans un second temps l’intervention de


commissions destinées à prendre, dans certaines conditions, des décisions sur les points de
désaccord. Ces commissions sont la C.L.T. et la C.N.R.F. Pour distinguer ce recours du
contentieux administratif, nous avons décidé d’appeler cette phase le recours para judiciaire.

B. Cas de contentieux para judiciaire :


 La C.L.T.

Il existe un seul cas de saisine de la C.L.T. : Le contribuable rejetant totalement ou


partiellement les motifs évoqués par l’administration fiscale dans la deuxième notification,
saisit la C.L.T. L’intervention de cette dernière n’est possible que si le contribuable en fait la
demande dans le délai de 30 jours à partir de la date de sa réception de ladite notification.

Exceptionnellement, et pour pouvoir introduire le recours à la C.N.R.F., nous sommes


obligés de parler, à ce stade, de l’aboutissement du recours devant la C.L.T.

Après sa saisine par le contribuable, la C.L.T. dispose de 24 mois pour prendre une
décision.

Entre temps, les deux parties peuvent arriver à un accord. Ce dernier déterminera les
bases d’imposition quelle que soit la décision de la C.L.T. A l’expiration de ce délai, trois cas
peuvent se présenter :

La C.L.T. prend une décision et l’une des deux parties n’est pas d’accord

Le contribuable est notifié de la décision de la C.L.T. par l’inspecteur vérificateur. S’il


n’est pas d’accord, il a un délai de 60 jours pour saisir la C.N.R.F. De même pour
l’administration fiscale.

La C.L.T. prend une décision et aucune partie ne saisit la C.N.R.F.

Le contribuable et l’administration fiscale ne saisissent pas la C.N.R.F. soit par


adhésion à la décision de la C.L.T. soit par négligence : les impositions sont émises
immédiatement.

Ici, il faut signaler une grande nouveauté du L.P.F. à savoir la possibilité pour le
contribuable de faire un recours judiciaire directement après la décision de la C.L.T.

Article 225- Les commissions locales de taxation, concernant ce point, stipule :


« Les impositions émises suite aux décisions des commissions locales de taxation
devenues définitives, y compris celles portant sur les questions pour lesquelles lesdites
commissions se sont déclarées incompétentes, peuvent être contestées par le
contribuable, par voie judiciaire ».

A la lecture de l’article, nous avons conclu que ce recours est possible dans deux cas :

 Le contribuable est imposé car il n’a pas fait de recours auprès de la C.N.R.F.

 Il est imposé suite à la décision de la C.L.T. qui s’est déclarée incompétente sur ces
questions.

La C.L.T. peut ne pas prendre de décisions dans les 24 mois qui lui sont impartis
pour certaines raisons :

 Si le dossier n’a pas été remis à la C.L.T. par l’administration fiscale ;

 S’il s’agit d’une question de droit et la C.L.T. se déclare donc incompétente.

 Si la C.L.T. se déclare incompétente territorialement.

 La C.L.T. peut aussi ne pas prendre de décisions sans justification.

Dans ces cas, le contribuable dispose de soixante (60) jours pour introduire le recours
devant la C.N.R.F. Ce délai commence à courir à partir de la notification du contribuable par
l’inspecteur l’informant du non prise de décision par la C.L.T. et de son droit de saisir la
C.N.R.F. Si le contribuable ne saisit pas la C.N.R.F. dans le délai, il est imposé d’après les
bases de la deuxième notification et ne peut contester cette imposition que par recours
administratif.

Si la composition de la C.L.T. ne comprend pas le représentant des contribuables pour


non désignation de nouveaux et si le mandat des représentants sortants n’a pu être prorogé. Le
contribuable est informé de la possibilité de comparaître devant la C.L.T. en l’absence de
représentant des contribuables dans les trente (30) jours suivant la date de réception de la
lettre d’information de l’administration fiscale. Le contribuable a deux possibilités. Soit, il
accepte de comparaître et dans ce cas la procédure continue normalement (attente de la
décision de la C.L.T.). Soit, il refuse de comparaître : dans ce cas, la C.L.T. ne peut pas
prendre de décisions. L’administration fiscale soumet le litige directement à la C.N.R.F. et en
informe le contribuable dans un délai maximum de dix (10) jours à partir de l’expiration du
délai de 30 jours.

 La C.N.R.F.

Le délai qui doit s’écouler entre la date d’introduction du recours devant la C.N.R.F. et
celle de sa décision est fixé à douze (12) mois. Entre-temps, les deux parties peuvent arriver à
un accord. Ce dernier déterminera les bases d’imposition quelle que soit la décision de la
C.N.R.F.A l’expiration du délai, cinq cas peuvent se présenter :
La C.N.R.F. prend une décision à caractère exécutoire.

Si cette décision donne lieu à paiement, les impositions sont immédiatement émises.
La partie qui s’estime lésée peut saisir le tribunal compétent. La procédure s’arrête à ce stade
si les deux intéressés renoncent à ce droit.

La C.N.R.F. ne prend pas de décisions pour incompétence.

La partie qui avait fait le recours devant la C.N.R.F. peut saisir le tribunal. Sinon, c’est
la dernière décision valable qui devient exécutoire (celle de la C.L.T. ou les propositions de la
deuxième notification de l’administration fiscale).

La C.N.R.F. ne prend pas de décisions du fait que sa saisine a été faite hors délai.

C’est la dernière décision valable qui devient exécutoire (celle de la C.L.T. ou les
propositions de la deuxième notification de l’administration fiscale).

La C.N.R.F. ne prend pas de décisions car elle n’a pas reçu le dossier de la part
de l’administration fiscale.

Si le contribuable avait fait recours dans les délais, l’imposition se fait selon sa
déclaration ou selon l’accord conclu avec l’administration fiscale. Sinon, si le contribuable
n’avait pas respecté les délais, c’est la décision de la C.L.T. qui reste exécutoire.

Le délai a expiré sans que la C.N.R.F. ait pris de décisions.

Aucune rectification ne peut être apportée à la déclaration du contribuable ou à la base


d’imposition retenue par l’administration fiscale en cas de taxation d’office ou, s’il y a lieu,
des bases de l’accord conclu entre le contribuable et l’inspecteur.

C. La description de la procédure de recours para judiciaire


a. Les destinataires :

 Le destinataire de la requête (La C.L.T.) :

C’est toujours le contribuable qui saisit la C.L.T. Dans sa réponse à la deuxième


notification de l’administration fiscale, il doit en mentionner clairement l’intention. La
demande est donc déposée auprès de l’inspecteur des impôts qui se charge de préparer le
rapport à transmettre à la C.L.T.

 Le destinataire de la requête (La C.N.R.F.) :

Le recours de la C.N.R.F. peut se faire à l’initiative de la partie qui s’estime lésée. Le


contribuable ou l’administration fiscale va donc saisir directement la C.N.R.F.
Exceptionnellement, l’administration fiscale peut la saisir pour le compte du
contribuable et l’en informer : c’est le cas où la C.L.T. n’a pas statué car le contribuable n’a
pas voulu comparaître devant elle en l’absence du représentant des contribuables.

Dans tous les cas, le recours est adressé au président de la C.N.R.F. Il revient à cette
dernière, dans un délai de 30 jours de:

𝟏𝒆𝒓𝒆 : Notifier l’administration fiscale ou le contribuable, l’informant de sa saisine par l’autre


partie en y joignant une copie de la requête de cette dernière. Cette première démarche permet
à la partie notifiée de préparer sa défense.

𝟐𝒆𝒎𝒆 : Demandé une copie du dossier, objet du litige, auprès de l’administration fiscale.

Cette deuxième démarche revêt une grande importance. En effet, la non transmission
dudit dossier par l’administration fiscale fait totalement basculer la décision en faveur du
contribuable (comme nous le verrons dans le point traitant de l’aboutissement du recours).

b. La forme et contenu de la requête :

 La C.L.T.

Le contribuable qui saisit la C.L.T. dépose sa requête auprès de l’inspecteur des


impôts. La requête doit être écrite par le contribuable, sous forme d'une simple lettre sur
papier libre. Quant au contenu, il ne diffère pas beaucoup de celui de toute. Il doit en
principe :

 Permettre d'identifier le réclamant.

 Mentionner l'imposition contestée avec le numéro de rôle ou le cas échéant, la


quittance de paiement ou de retenue.

 Etre accompagnée de l'avis d'imposition ou de mise en recouvrement.

 Les motifs de rejet des impositions et les preuves.

Avec en plus :

 La précision de saisir la C.L.T.

A noter toutefois qu’aucune précision sur le contenu de cette requête n’est mentionnée dans le
CGI.

 La C.N.R.F.

La forme du recours devant la C.N.R.F. diffère selon la partie qui fait la saisine. Elle
est présentée sous forme de requête adressée par :
 Lettre recommandée avec accusé de réception par le contribuable.

 Notification (selon les formes prévues à l’article 10du L.P.F.) par l’administration
fiscale et plus précisément par le Directeur des impôts (ou la personne déléguée).

Quant au contenu, article 11 précis que la requête doit :

 Définir l’objet du désaccord.

 Contenir toute argumentation de nature à permettre la démonstration de sa thèse et la


réalité des bases d’imposition qui doivent être retenues.

3. Phase judiciaire :
Les décisions définitives des commissions locales de taxation ou de la commission
nationale de recours fiscal et celles portant reconnaissance lesdites commissions de leur
incompétence, peuvent être contestées par le contribuable, par voie judiciaire, dans le délai de
soixante (60) jours suivant la date de notification des décisions desdites commissions.

L'administration peut également contester par voie judiciaire, dans le même délai, les
décisions de la C.N.R.F., que celles-ci portent sur des questions de fait ou de droit. Le recours
judiciaire se fait dans les formes et conditions commentées ci-dessous.

Conclusion

Le contentieux fiscal tel qu’il est organisé et appliqué vise à réaliser deux objectifs
fondamentaux :

1 – assurer le contrôle de l’activité du fisc ;

2 – assurer la défense des droits du contribuable.

Cependant entre ces deux objectifs règne un déséquilibre total. Déséquilibre qui trouve
sa légitime explication dans la nature propre du droit fiscal : l’impôt est l’une des expressions
par excellence de souveraineté.

C’est finalement vers ce contrôle que se concentrent les préoccupations du fisc. Le législateur
s’attelle à la recherche des différentes sources d’imposition et à la préhension d’une matière
qui se diversifie, mais tend à s’éclipser
Procédure Fiscale(Verification) :

Introduction
I. Les droits et les obligations de l’administration fiscale

1. Le droit du contrôle fiscal


2. Le droit de la constatation fiscale
3. Types de contrôle fiscal

II. Le déroulement des travaux de la vérification

1. L’avis de la vérification
2. Le lieu de la vérification
3. La durée de la vérification
4. La conservation des documents comptables et des pièces justificatives
a. Les documents comptables
b. Les pièces justificatives
c. Délai de conservation
5. La vérification de la comptabilité
6. La clôture de la vérification
7. Le résultat de la vérification

III. Les procédures de la rectification de la base d’imposition


A. La notification
1. Les règles de la notification
2. Les modalités de la remise

B. Les procédures de la rectification de la base d’imposition


1. La procédure normale
a. La phase administrative
b. La phase judiciaire
2. La procédure accélérée
3. L’accord a l’amiable de la procédure
C. Le recours devant les commissions administratives.
1. Le recours devant la commission locale de taxation
2. Le recours devant la commission nationale de recours fiscal
3. Le recours judicaire

Conclusion
Introduction
La fiscalité revêt une importance particulière dans un pays ne disposant pas assez de
ressources naturelles tel le cas du Maroc où les charges de l’Etat sont financées quasi
exclusivement par l’Impôt. Ce dernier est défini comme un prélèvement pécuniaire
obligatoire effectué par voie d’autorité à titre définitif sans contrepartie déterminée en vue de
financer les charges de l’Etat, des établissements publics et des collectivités locales. On voit
dans ce sens que la fiscalité est un important outil d’orientation car :

 Elle permet à l’Etat de se procurer des ressources financières.


 Elle constitue un instrument privilégié de politique économique et
sociale pour l’orientation de l’activité selon les objectifs du pouvoir public.

De ce qui précède, c'est-à-dire la définition de l’impôt et l’importance de la fiscalité


dans un pays, nous déduisons que le contrôle des contribuables s’avère plus que nécessaire
surtout quand il y a irrégularité dans les déclarations. Afin que l’administration chargée de
collecte des impôts puisse mener à mieux son investigation, un certain nombre des principes
sont à respecter conformément au code général des impôts ainsi qu’aux arrêtés
gouvernementaux.

Pour ce faire, cet exposé pointe essentiellement sur les principaux droits et obligations
des contribuables par le code général des impôts (C.G.I) durant la procédure de la vérification
fiscale.

I. Rappel sur les droits de l’administration fiscale


1. Le droit du contrôle

Le contrôle fiscal peut être définit comme le pouvoir dévolu, en vertu de la loi, à
l'administration fiscale pour procéder au contrôle des déclarations auxquelles la loi soumet les
contribuables. Dans ce cadre il intervient comme étant la contrepartie logique et nécessaire
du système déclaratif et se concrétise par le pouvoir dévolu à l'administration de réparer les
éventuelles omissions, insuffisances ou erreurs commises par les contribuables.
Pour l administration fiscal le premier objectif du contrôle fiscal est de détecter et
corriger l’erreur, L’inexactitude et l’omission commises de bonne fois sans intention
frauduleuse de la part du contribuable.

La rectification des ces erreurs s’intègre dans le cadre d’une procédure de redressement
pouvant aboutir à un complément d’imposition assorti des pénalités et majorations de retard.
Toutefois ces rectifications de peuvent être mise en œuvre préalable d’une procédure légale
spécifique.

Pour le contribuable, le contrôle fiscal est à la fois attendu et redouté. Il est attendu
parce que le système fiscal marocain est principalement un système déclaratif ; le contribuable
déclare et l’administration contrôle les déclarations déposés dans la forme et dans le fond. Et
il aussi redouté parce que les opérations matérielles du contrôle sont lourdes (formalisme
considérable) contraignantes (du point du vue de l’emploi du temps) et conflictuelles
(vérification menée par une personne extérieure a l’entreprise).

Donc d’une manière générale L’administration fiscale contrôle les déclarations et les
actes utilisés pour l’établissement des impôts, droits et taxes. A cette fin, les contribuables,
personnes physiques ou morales, sont tenus de fournir toutes justifications nécessaires et
présenter tous documents comptables aux agents assermentés de l’administration fiscale ayant
au moins le grade d'inspecteur adjoint et qui sont commissionnés pour procéder au contrôle
fiscal.

2. Le droit de la constatation

L’administration fiscale dispose également d’un droit de constatation en vertu duquel


elle peut demander aux contribuables précités, de se faire présenter les factures, ainsi que les
livres, les registres et les documents professionnels se rapportant à des opérations ayant donné
ou devant donner lieu à facturation et procéder à la constatation matérielle des éléments
physiques de l’exploitation pour rechercher les manquements aux obligations prévues par la
législation et la réglementation en vigueur.

Le droit de constatation s’exerce immédiatement après remise d’un avis de constatation


par les agents assermentés et commissionnés précités.
L’avis de constatation doit comporter les nom et prénoms des agents de l’administration
fiscale chargés d’effectuer la constatation et informer le contribuable de l’exercice de ce droit.

L’avis de constatation est remis contre récépissé à l’une des personnes suivantes :

o en ce qui concerne les personnes physiques :


 soit à personne ;
 soit aux employés ;
 ou à toute autre personne travaillant avec le contribuable.
o en ce qui concerne les sociétés et les groupements visés à l'article 26 ci-dessus :
 soit à l'associé principal ;
 soit au représentant légal ;
 soit aux employés ;
 ou à toute autre personne travaillant avec le contribuable.

Lorsque celui qui reçoit l’avis de constatation ne veut pas accuser réception dudit avis,
mention en est faite sur le récépissé susvisé par l’agent qui assure la remise.

Le Lieu de constatation

Le droit de constatation s’exerce dans tous les locaux des contribuables concernées
utilisés à titre professionnel aux heures légales et durant les heures d’activité professionnelle.

En cas d’opposition au droit de constatation, les contribuables s’exposent aux sanctions


prévues à l’article 191-I ci-dessus.

La Durée de constatation

La durée de constatation sur place est fixée au maximum à huit (8) jours ouvrables, à
compter de la date de remise de l’avis de constatation. A la fin de l’opération de constatation,
les agents de l’administration fiscale établissent un avis de clôture de ladite opération, signé
par les deux parties dont un exemplaire est remis au contribuable.

Les manquements relevés sur place donnent lieu à l’établissement d’un procès-verbal,
dans les trente (30) jours suivant l’expiration du délai précité dont copie est remise au
contribuable qui dispose d’un délai de huit (8) jours suivant la date de réception du procès-
verbal pour faire part de ses observations.
Les constatations du procès-verbal peuvent être opposées au contribuable dans le cadre
d’un contrôle fiscal.

3. Types du contrôle
Aux termes de l'article 210 du CGI c'est le droit dévolu à l'administration fiscale de
contrôler les déclarations et les actes utilisés pour l'établissement de l'impôt, droits et taxes.

Ce contrôle ne peut être assuré que par :

un examen approfondi de la comptabilité du contribuable; en


rapprochant les déclarations souscrites aux données comptables du contribuable et
éventuellement aux renseignements externes en possession de l'administration ;
un examen de l'ensemble de la situation fiscale des contribuables, qui
consiste à vérifier la cohérence entre les revenus déclarés par le contribuable à
situation patrimoniale, de trésorerie et son train de vie.

Le contrôle de l'administration fiscale prend généralement deux formes essentielles : un


contrôle exercé sur pièces et un contrôle sur place. Bien que ces deux types de contrôles se
différencient au niveau des procédures qui les régissent et aussi au niveau leurs finalités, mais
se complètent en dernier ressort.

a. Contrôle sur pièces

En principe, ce contrôle effectué par l'administration à partir du bureau, ne doit pas être
confondu avec le contrôle fiscal proprement dit qui suppose un examen critique des
déclarations du contribuable et débouche éventuellement sur des redressements, et ce à l'issu
d'une procédure dont le strict respect est formel.

Le contrôle sur pièce est une série d'opérations exercées par l'inspecteur chargé de la
gestion du dossier du contribuable au niveau des services de l'assiette. Il est appelé, dans le
cadre de ses taches ordinaires de gestion de s'assurer :

que toutes les obligations déclaratives ont été remplies par les
contribuables, dans les formes et les délais prévues par la loi ;
que les déclarations souscrites ne comportent pas d'erreurs et
incohérences.
Ce contrôle doit être systématique et exhaustif. Doit être mené au fur et à mesure de la
réception des déclarations et au moment de leurs classements aux dossiers appropriés.

Bien que, souvent ces opérations de contrôle aient été qualifiées de « formel », mais
sont d'une importance capitale. C'est à ce niveau d'examen des dossiers et des documents y
sont rattachés que le risque fiscal est bien appréhendé (nature et ampleur des irrégularités
constatées) ; aussi le degré de moralité et du civisme fiscal du contribuable est mesuré (niveau
de réactivité et de coopération du contribuable aux relances de régularisations des anomalies
adressées par l'administration).

b. Contrôle sur place

C'est le contrôle fiscal proprement dit, il constitue le prolongement du contrôle sur


pièces par la recherche des éléments externes. Il est exercé par des brigades spécialisées et en
dehors des bureaux de l'administration fiscale. Il consiste en la vérification de comptabilité
des entreprises et en l'examen de l'ensemble de la situation fiscale des contribuables.
Généralement est définit, comme étant un ensemble d'opérations, effectuées dans les locaux
professionnels de l'entreprise, qui ont pour but d'examiner la comptabilité et la confronter à
certaines données de fait ou matérielles, en vue de s'assurer de l'exactitude des déclarations
souscrites et de l'existence matérielle des éléments de l'actif et des stocks.

Le législateur fiscal, a encadré l'exercice de ce contrôle par des dispositions précises,


stipulées dans l'article 212 du CGI, et portent principalement sur l'obligation de l'information
du contribuable du début de l'exercice du contrôle, son lieu et sa durée et les formes et
procédures a respecter en cas de rectification des bases d'impositions déclarées par le
contribuable.

II. Le déroulement des travaux de la vérification


1. L’avis de vérification
L'administration doit notifier au contribuable du début de la procédure de la vérification
par un avis de vérification, dans les formes prévues à l’article 219 du C.G.I., quinze (15)
jours au moins avant la date fixée pour la vérification. Cet avis doit comporter :
 Le nom et le grade de l'agent vérificateur ;
 La période concernée par la vérification ;
 La nature des impôts à vérifier ;
 La date du début de l’opération de vérification qui commence à partir du 16ème
jour suivant la date de notification dudit avis.
De même les contribuables ont le droit d’être informé de leurs droits et leurs
obligations en matière de contrôle fiscal. Donc l’administration doit obligatoirement
accompagner l’avis de vérification d’une copie de la charte du contribuable.
Dans le cas de défaut d’envoi aux intéressés de l’avis de vérification dans le délai
précité, la procédure de rectification est frappée de nullité.

2. Lieu de vérification
En vertu des dispositions de l’article 212 du C.G.I., le lieu de vérification est :
 Pour les personnes morales, le siège social ou le principal établissement ;

 Pour les personnes physiques, le domicile fiscal ou le principal établissement et


pour les contribuables non résidents au Maroc,

3. Durée de la vérification
Conformément aux dispositions de l’article 212 du C.G.I., les opérations de vérification
de comptabilité d'une entreprise ne peuvent durer :

o plus de six mois pour les entreprises dont le chiffre d’affaires, hors T.V.A.,
déclaré au compte de produits et charges, au titre des exercices soumis au
contrôle, est inférieur ou égal à cinquante millions de dirhams ;

o plus de douze mois pour les entreprises dont le chiffre d’affaires, hors T.V.A.,
déclaré au compte de produits et charges, au titre de l’un des exercices soumis
au contrôle, est supérieur à cinquante millions de dirhams.

Le délai de six ou douze mois précité court à compter du 16éme jour suivant la date de
notification de l’avis de vérification.

4. La conservation des documents comptables

En application des dispositions de l'article 211 du C.G.I., les contribuables sont


obligatoirement tenus de conserver pendant dix ans, au lieu où ils sont imposés, les
documents comptables et les pièces justificatives ayant servi à la détermination de la base
imposable et du chiffre d’affaires.

a. Les documents comptables

En application des dispositions de l'article 211 du C.G.I., les contribuables sont


obligatoirement tenus de conserver pendant dix (10) ans, et de mettre les documents
comptables nécessaires au contrôle tel que :
 Le livre journal;
 Les journaux et livres auxiliaires ou divisionnaires ;
 Le grand livre ;
 Le livre d'inventaire ;
 Les inventaires détaillés (des stocks et des produits en cours, etc.) lorsqu'ils ne
sont pas recopiés intégralement sur le livre d'inventaire ;
 Les fiches des clients et fournisseurs (grands livres auxiliaires clients et
fournisseurs) ;
 Les balances du début et de fin d’exercice.

Ainsi que tout autre document prévu par la législation ou la réglementation en


vigueur notamment :

 Les rapports des commissaires aux comptes ;


 Le registre et les procès-verbaux des assemblées générales (ordinaires ou
extraordinaires) ;
 Les rapports des vérifications externes d’audit effectués dans l’entreprise par
des experts spécialistes;
 Le livre et les fiches de paie sur support papier ou support informatique

Les documents comptables sont présentés dans les locaux, selon le cas, aux agents de
l’administration fiscale qui vérifient la sincérité des écritures comptables et des déclarations
souscrites par les contribuables et s’assurent, sur place, de l’existence matérielle des biens
figurant dans l’actif.

b. Les pièces justificatives


L'article l’article 211 du C.G.I. prévoit que les pièces justificatives dont la conservation
est obligatoire sont les doubles de factures de vente ou de tickets de caisse et les pièces
justificatives des dépenses et des investissements.

Les pièces justificatives de dépenses sont constituées par des originaux et doivent être
tirées d’une série numérotée et porter la référence de leur comptabilisation, de manière à
permettre de retrouver l'écriture à partir de la pièce et inversement.

c. Délai de la conservation :
Les documents et pièces prévus à l’article 211 du C.G.I doivent être conservés pendant
une période de dix ans à compter de :

o La date de clôture de l'exercice ou l’année de leur rattachement pour les


contribuables assujettis à l’I.S, à l’I.R et à la T.V.A ;

o La date de clôture de l’exercice ou l’année du versement au Trésor pour les


personnes physiques ou morales chargées d’opérer la retenue à la source.

d. Lieu de conservation
Ces documents comptables et les pièces justificatives précités doivent être conservés au
lieu où sont imposés les contribuables ainsi que les personnes physiques ou morales chargés
d’opérer l’impôt retenu à la source.

Il y a lieu de rappeler que le lieu d’imposition s’entend :


o Du siège social ou du principal établissement pour les personnes morales
soumises à l’I.S et/ou à la T.V.A., tel qu’il ressort des dispositions des articles
18 et 109 du C.G.I. ;

o Du domicile fiscal ou du principal établissement pour les personnes physiques


ou morales soumises à l’I.R et/ou à la T.V.A. ou le domicile fiscal élu par le
contribuable n’ayant au Maroc ni domicile fiscal, ni principal établissement,
conformément aux dispositions des articles 72 et 109 du C.G.I.

e. La perte ou le défaut de présentation des documents comptables et


des pièces justificatifs:
1) En cas de perte

En cas de perte des documents comptables, les contribuables doivent obligatoirement


en informer l’inspecteur des impôts, selon le cas, de leur domicile fiscal, du lieu de leur siège
social ou de leur principal établissement, par lettre recommandée avec accusé de réception,
dans les quinze (15) jours suivant la date à laquelle ils ont constaté ladite perte.

2) A défaut de présentation

A défaut de présentation d’une partie des documents comptables et pièces justificatives


prévus par la législation et la réglementation en vigueur au cours de la vérification d’un
exercice donné, le contribuable est invité dans les formes prévues à l’article 219 ci-dessous, à
produire ces documents et pièces dans un délai de trente (30) jours à compter de la date de
réception de la demande de communication desdits documents et pièces. Ce délai peut être
prorogé jusqu’à la fin de la période de contrôle.

5. La vérification de la comptabilité

L'administration peut procéder à la vérification des bases d’imposition résultant d’une


déclaration souscrite par le contribuable ou d’une taxation d’office, ainsi que des écritures
comptables et s'assure sur place de l'existence matérielle des biens figurant à l'actif, en
application des dispositions de l'article 212 du C.G.I.

Lorsque la comptabilité est tenue par des moyens informatiques ou si les documents
sont conservés sous formes de microfiches, le contrôle porte sur l’ensemble des informations,
données et traitements informatiques qui concourent directement à la formation des résultats
comptables fiscaux et à l’élaboration des déclarations fiscales, ainsi que sur la documentation
relative à l’analyse, à la programmation et à l’exécution des traitements, conformément aux
dispositions l’article 212 (I- 3e alinéa) du C.G.I.

L’administration dispose d’un pouvoir d’appréciation pour remettre en cause les bases
d’imposition déclarées par les contribuables, conformément aux dispositions de l’article 213-
I du C.G.I. Ainsi, lorsque les écritures d’un exercice comptable ou d’une période d’imposition
présentent des irrégularités graves de nature à mettre en cause la valeur probante de la
comptabilité, l’administration peut déterminer la base d’imposition d’après les éléments dont
elle dispose.

Si la comptabilité présentée ne comporte aucune des irrégularités graves énoncées ci-


dessous, l'administration ne peut remettre en cause ladite comptabilité et reconstituer le
chiffre d'affaires que si elle apporte la preuve de l'insuffisance des chiffres déclarés. Dans le
cadre d’une opération de vérification, l’inspecteur vérificateur peut être amené à procéder à
des rectifications dans les deux situations suivantes :

Comptabilité présentant des irrégularités graves ;


Comptabilité présentant des insuffisances au niveau des chiffres déclarés.

a. comptabilité présentant des irrégularités graves

En vertu des dispositions de l’article 213- I du C.G.I., sont considérés comme


irrégularités graves :

 Le défaut de présentation d'une comptabilité, tenue conformément aux


dispositions de l’article 145 du C.G.I. ;
 l'absence des inventaires prévus par le même article ;
 la dissimulation d'achats ou de ventes dont la preuve est établie par
l'administration ;
 les erreurs, omissions ou inexactitudes graves et répétées, constatées dans la
comptabilisation des opérations ;
 l’absence de pièces justificatives privant la comptabilité de toute valeur
probante ;
 le non comptabilisation d'opérations effectuées par le contribuable ;
 la comptabilisation d'opérations fictives.

Lorsque les écritures comptables présentent des irrégularités graves de nature à mettre
en cause la valeur probante de la comptabilité, l’administration peut déterminer les bases
d’imposition d’après les éléments dont elle dispose. En conséquence, lorsque la remise en
cause de la comptabilité est dûment justifiée par l’administration, la charge de la preuve
incombe au contribuable.

b. comptabilité présentant des insuffisances des chiffres déclarés


En cas d’insuffisance des chiffres déclarés, même en l’absence d’irrégularités graves au
niveau de la comptabilité du contribuable, l’administration peut remettre en cause la
comptabilité et procéder à la reconstitution du chiffre d’affaires, en application des
dispositions de l’article 213 (I- 3e alinéa) du C.G.I.

En effet, une comptabilité peut être tenue en conformité avec les règles générales
comptables et révéler néanmoins des minorations des chiffres déclarés, telles que les ventes.
En conséquence, l’administration peut procéder à la reconstitution du chiffre d’affaires
déclaré, auquel cas la charge de la preuve de l’insuffisance des chiffres lui incombe.

Au terme des travaux de vérification, trois situations peuvent se présenter :

la comptabilité présentée n’est entachée d’aucune irrégularité grave. Dans ce


cas, la charge de la preuve incombe à l’administration pour la reconstitution du
chiffre d’affaires;

La comptabilité présente des irrégularités graves. Dans ce cas, la charge de la


preuve incombe au contribuable ;

la comptabilité est inexistante ou n’a pas été mise à la disposition de


l’administration. Dans ce cas, la charge de la preuve incombe également au
contribuable.

6. Clôture de la vérification

Selon les dispositions de l'article 212 du CGI, l'inspecteur est tenu d'informer le
contribuable de la date de clôture de la vérification. Il ressort de cette disposition que le
législateur tiens au respect de la limitation de la durée de la vérification sur place. Toutefois,
son observation souffre des lacunes de textes, qui se rapportent au jour du début et la date de
notification de la lettre d'information de clôture.

En pratique, les vérificateurs établissent conjointement avec le contribuable ou son


représentant légal deux procès verbaux : le premier à la date du début de vérification, le
deuxième à la date de sa clôture. Ainsi, les dates consignées dans les deux PV, établis en
doubles exemplaires dont une copie est remise au contribuable, s'apposent aux deux parties
(l'administration et le contribuable), et servent de références pour la lettre d'information de la
clôture de vérification rendue obligatoire par la loi.

7. Résultat de la vérification

À l’issue du contrôle fiscal sur place, l'administration doit :


 En cas de rectification des bases d'imposition, engagé, selon le cas, la procédure
prévue à l’article 220 ou 221 du C.G.I.

 Au cas contraire où la vérification n’aboutit à aucun redressement, en aviser le


contribuable dans les formes prévues à l’article 219 du C.G.I.

III. Les procédures de la rectification de la base d’imposition


A. La notion de la notification

Il s'agit là de l'engagement d'un débat écrit entre l'administration et le contribuable


vérifié, un échange d'arguments et de justifications des positions de chacun, et de clarification
des points de désaccords.

Les modalités de notification visent à assurer plus d’efficacité à la procédure de


notification à travers la diversification des voies de remise des plis adressés par
l’administration fiscale tout en sauvegardant les garanties du contribuable.

a. Règles de la notification

Les règles édictées par les dispositions de l’article 219 du C.G.I. s’appliquent à toutes
les procédures de notification prévues par ledit code.
La procédure de notification peut s’effectuer :
 soit par lettre recommandée avec accusé de réception ;

 soit par la remise en main propre par l’intermédiaire des agents assermentés de
l’administration fiscale, des agents du greffe, des huissiers de justice ou par voie
administrative (autorité locale, …).
La notification est effectuée, quelle que soit la forme choisie, à l'adresse indiquée par le
contribuable dans ses déclarations, actes ou correspondances communiqués à l’inspecteur des
impôts de son lieu d’imposition.

b. Modalités de la remise

En raison du caractère confidentiel des correspondances, le document à notifier doit être


présenté au contribuable sous pli fermé. La remise en main propre est constatée par un
certificat de remise servi sur un imprimé modèle fourni par l'administration, en double
exemplaire et doit comporter les indications suivantes :
 Le nom et la qualité de l'agent notificateur ;
 La date de la notification ;
 L’identité de la personne ayant reçu le document et sa signature et, le cas
échéant, le numéro de sa carte d’identité nationale.

Après avoir été servi et signé par la personne habilitée à notifier, un exemplaire dudit
certificat est remis au contribuable ou à son représentant, joint au pli de notification. L’autre
exemplaire est retourné à l’inspecteur des impôts concerné.
Lorsque la personne à qui le document à notifier ne peut pas signer ou refuse de signer,
mention en est faite par l'agent notificateur qui consigne sur le certificat de remise l'ensemble
des renseignements requis, notamment :
 Le nom et la qualité de cette personne ;
 La date de la remise ;
 Le motif pour lequel le certificat n'a pas été signé par la personne concernée.

Si la remise n’a pu être effectuée, le contribuable n’ayant pas été rencontré, ni personne
pour lui, l’agent notificateur doit en faire mention sur le certificat de remise et le retourner,
dûment signé, à l’inspecteur des impôts concerné et la procédure de notification est poursuivie
selon les dispositions de l’article 219- 2° du C.G.I. commentées au D ci-dessous.

B. Les procédures de la rectification de la base d’imposition


1. La procédure normale
La procédure normale s’applique pour la rectification des bases d’imposition initiales
résultant soit d’une déclaration, soit d’une taxation d’office au titre des impôts, des droits et
taxes et qui doivent êtres effectuées dans le cadre de la procédure contradictoire selon les
formes et les règles prévues à l’article 220 du CGI.

En vertu des dispositions de l’article 220 du C.G.I., l’inspecteur des impôts peut être
amené à apporter des rectifications :
 Aux bases d'imposition ;
 Aux montants des retenues en matière de revenus salariaux ;
 Aux prix ou déclarations estimatives, exprimés dans les actes et conventions.

Il s’agit d’une procédure contradictoire écrite qui comporte deux phases : Une phase
administrative et l’autre est dite judicaire.

a. la phase administrative

Cette phase Consiste à une procédure contradictoire qui comprend 5 étapes :

1) La première lettre de notification

La première lettre de notification adressée par l'administration, constitue le


premier acte de la procédure contradictoire, elle est envoyée au contribuable sous pli
fermé par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par remise en main
propre au moyen d'un certificat de remise établi en double exemplaires dont une copie
dûment signée est remise au contribuable.
 Le contenu de la lettre :

Quand au fond, la notification doit être établie dans une logique qui permettra au
contribuable d'en bien saisir la teneur.

Le vérificateur expose dans une première partie les résultats de la vérification,


notamment son évaluation de la comptabilité et des déclarations examinées. Il doit se
prononcer clairement sur la probité de la comptabilité examinée et la sincérité des résultats
déclarés.

En une seconde partie, il expose par années et par nature d'impôts et taxes, les chefs de
redressements notifiés. Ils doivent être détaillés, motivés et justifiés par les dispositions
réglementaires (fiscales et comptables). Une récapitulation totale des redressements est établie
sous forme de tableaux établis par années, en annexes.

Enfin, dans une dernière partie, le vérificateur rappel au contribuable ses droits et ses
obligations et il l'invite à formuler, dans un délai de trente jours (30), ses observations sur les
éléments notifiés.

 L’effet du la lettre :

La première lettre de notification engendre deux effets ; Le premier d'ordre juridique ;


elle interrompe la prescription. Le second, de nature procédurale : l'administration met un
terme a son pouvoir de rectification. Elle ne pourra en aucun cas, par la suite, changer la
méthode de reconstitution adoptée, ajouter des chefs de redressements ou augmenter ceux
notifiés.

En somme, elle est tenue des bases et justifications notifiées tout au long de la
procédure qui s'ouvre.

2) La réponse du contribuable à la première lettre de notification

Le contribuable dispose d’un délai de trente (30) jours suivant la date de réception de la
lettre de notification pour donner son accord, présenter ses observations ou ses propositions
sur la base qui lui a été notifiée. Dans ce cadre il peut :

ne pas répondre ou bien le faire hors le délai légal, l'imposition sera


établie sur la base des éléments notifiés et ne peut être contestée que par voie de
contentieux administratif.
répondre dans les délais et accepte les redressements notifiés, la
procédure sera alors close, et l'imposition sera établie sur les bases notifiées et ne peut
en aucun cas être contestée.
répondre dans les délais, mais conteste en partie ou en totalité les
rectifications proposées, il doit le faire par impôt et période vérifiée.

3) la deuxième lettre de notification


A réception de la réponse du contribuable, l'administration dispose d'un délai de
soixante (60) jours pour examiner les éléments qu'elle contienne et en donner suite.

Si les observations et les contestations du contribuable sont fondées, le vérificateur doit


en tenir compte et rectifier ou abandonner les bases notifiées, sinon, va maintenir sa position
initiale. Dans les deux cas, il devra formuler son avis, en invitant le contribuable à donner son
accord partiel ou total sur les éléments maintenus par l'administration et lui rappeler son droit
de porter le litige, sur les points de désaccords, devant la Commission Locale de Taxation
(CLT).

En outre, la deuxième lettre de notification doit rappeler au contribuable, au sujet des


chefs de redressement sur lesquels il n'a pas exprimé d'observations, que cette situation est
considérée comme accord tacite des dits redressements.

4) la réponse a la deuxième lettre de notification

A la réception de la 2ème lettre de notification ; le contribuable peut soit :

répondre dans le délai légal de trente (30) jours, trois cas de figures sont
à envisager :

 Il exprime expressément son accord sur les éléments notifiés, ainsi


l'administration procède à la taxation sur la base des éléments notifiés ;
 il exprime son désaccord sur une partie ou la totalité des propositions de
redressements notifiés sans demander le pourvoi devant la CLT, la
procédure est alors close à ce niveau et l'imposition sera établie ;
 Il fait part de son désaccord avec demande de pourvoi devant la CLT,
Dans ce cas, la procédure est poursuivie devant la C.L.T. pour les
redressements contestés, conformément aux dispositions de l’article
225- I du C.G.I.

Ne pas répondre ou le faire hors délai, la procédure est ainsi close et


l'administration constate l'émission des impôts et taxes sur la base des éléments
notifiés.
5) le pouvoir devant la CNRF

Les dispositions de l'article 220- IV du C.G.I. prévoient que les décisions de la C.L.T.
peuvent faire l'objet d'un recours devant la C.N.R.F. soit par le contribuable, soit par
l'administration. Le recours doit être exercé dans un délai maximum de soixante (60) jours
suivant la date de la notification de la décision de la C.L.T.

b. la phase judicaire

En application des dispositions de l’article 220- VII du C.G.I., les décisions devenues
définitives des C.L.T. et celles de la C.N.R.F. sont susceptibles de recours devant le tribunal
compétent, conformément aux dispositions de l’article 242 dudit code.

Les décisions définitives des commissions locales de taxation ou de la commission


nationale de recours fiscal et celles portant reconnaissance lesdites commissions de leur
incompétence, peuvent être contestées par le contribuable, par voie judiciaire, dans le délai de
soixante (60) jours suivant la date de notification des décisions desdites commissions.

L'administration peut également contester par voie judiciaire, dans le même délai, les
décisions de la C.N.R.F., que celles-ci portent sur des questions de fait ou de droit. Le recours
judiciaire se fait dans les formes et conditions commentées ci-dessous.

c. L’accord a l’amiable

Le contribuable ou son représentant légal peut, au cours de la procédure, conclure un


accord à l’amiable avec l’administration sur les redressements notifiés. Cet accord doit être
concrétisé par un écrit, signé par les deux parties et comportant :

 La date de la signature de l’accord ;


 Le nom et la qualité des signataires ;
 Le montant des bases et des droits qui résultent de l’accord.

L’accord écrit doit être établi en double exemplaire dont l’un doit être remis au
contribuable contre décharge ou lui être adressé, éventuellement, par courrier recommandé.
Chaque accord doit être accompagné de la lettre de désistement de la part de l’intéressé par
laquelle il renonce expressément à tout recours actuel ou éventuel devant les commissions
(C.L.T., C.L.C. et C.N.R.F.), l’administration ou le tribunal compétent, ainsi qu’à toute
demande en restitution concernant les chefs de redressement.

2. La procédure accélérée

La procédure accélérée est engagée pour la rectification des impositions en matière


d’I.S., d’I.R. et de T.V.A. conformément aux dispositions de l’article 221 du C.G.I. dans les
cas suivants :

 Cession, cessation totale, redressement ou liquidation judiciaire ou


transformation de la forme juridique d’une entreprise.
 Départ des contribuables qui cessent d’avoir au Maroc une résidence
habituelle, un établissement principal ou domicile fiscal.
 Cession des valeurs mobilières et autres titres de capital et de créance ;
 Réalisation de profits résultants de cession d immeubles ou de droits
réels immobiliers.

Les règles de notification (contenu, délai, effet, …) et de recours régissant cette


procédure sont identiques à celles prévues pour la procédure normale prévue à l’article 220 du
C.G.I., à la seule différence que l’imposition, éventuellement établie, est émise sur les bases
adressées au contribuable dans la deuxième lettre de notification.

a. La Première lettre de notification


Les règles applicables à cette première lettre de notification sont identiques à celles
applicables à la première lettre de notification de la procédure normale.

b. Réponse du contribuable à la première notification

Absence de réponse ou réponse en dehors du délai légal A défaut de réponse ou en cas


de réponse en dehors du délai légal de trente (30) jours suivant la date de réception de
la lettre de notification, les bases notifiées sont retenues d'office et ne peuvent être
contestées que dans le cadre des dispositions prévues à l'article 235 du C.G.I.
répondre dans les délais et accepte les redressements notifiés, 3 cas sont envisagés
ici :
 Acceptation expresse de la totalité des rectifications proposées par
l'administration

Dans ce cas, la procédure aboutit à son terme et les impositions afférentes aux
redressements proposés par l'inspecteur des impôts et acceptés expressément par le
contribuable sont immédiatement établies.
 Contestation de la totalité des rectifications proposées

L'examen des observations du contribuable peut aboutir :


 soit à l'abandon total des redressements notifiés. Dans ce cas les bases déclarées
ou initialement retenues deviennent définitives et la procédure est clôturée ;

 soit au maintien total ou partiel des redressements contestés par le contribuable


et dans ce cas, la procédure se poursuit comme prévu à l'article 221 -II du C.G.I.

 Acceptation d’une partie des redressements et contestation de l'autre


partie

Les redressements acceptés sont immédiatement taxés. Pour les rectifications


contestées, la procédure se poursuit dans les conditions prévues à l'article 221 –II du C.G.I., à
savoir l’envoi par l’inspecteur d’une deuxième lettre de notification.

c. Deuxième lettre de notification


Suite à la réponse du contribuable à la première lettre de notification, lorsque
l’inspecteur estime non fondées en tout ou en partie les observations de celui-ci, il notifie à
l’intéressé, dans les formes prévues à l’article 219 du C.G.I. et dans un délai de soixante (60)
jours suivant la date de réception de la réponse du contribuable :
o Les motifs de son rejet partiel ou total ;
o Les bases d’imposition retenues ;

o la possibilité de recours devant la C.L.T. prévue à l’article 225 du C.G.I. dans un


délai de trente (30) jours suivant la date de réception de la deuxième lettre de
notification.
L’inspecteur établit les impositions sur les bases notifiées au contribuable dans la
deuxième lettre de notification précitée, en application de l’article 221du C.G.I. A défaut de
pourvoi devant la C.L.T., l’imposition émise ne peut être contestée que dans les conditions
prévues à l’article 235 du C.G.I. relatif au droit de réclamation.

d. Réponse du contribuable à la deuxième notification et recours


devant les commissions

Le contribuable dispose d'un délai de trente (30) jours suivant la date de réception de la
2eme lettre de notification,
La réponse du contribuable rejetant totalement ou partiellement les motifs évoqués par
l’administration dans la 2ième lettre notification en réponse à l’observation formulée dans la
première réponse.
En effet, dans la 2ième notification de l’administration fiscale, l’inspecteur invite le
contribuable, en cas de désaccord, a se pourvois devant les commissions administratives.
Le recours devant la commission consiste en requête a adresser a l’administration
fiscale qui se chargera de la transmettre a ladite commission et dans laquelle le contribuable
développe ses arguments et ses observations sur les redressements et demande à la
commission de statuer sur ces derniers.
Sur le plan de la forme le contribuable doit préciser dans sa réponse et d’une maniére
expresse qu’il demande son pourvoi devant la C.L.T. Il convient de préciser que le recours
devant la C.L.T. et la C.N.R.F. et, le cas échéant, devant le tribunal compétent s’exerce dans
les conditions fixées par les dispositions de l’article 220 (III, IV, V et VII. A défaut, les
impositions sont émises immédiatement et ne peuvent contestées que par voie contentieuse.

3. L’accord à l’amiable en cours de procédure


Les règles précédemment énoncées pour la procédure normale sont également
applicables en cas d’accord à l’amiable au cours de la procédure accélérée.
C. Le recours devant les commissions administratives.
L’intervention de la commission locale de taxation (CLT) et de la commission nationale
de recours fiscal (CNRF) n’est pas systématique. En effet :
- La CLT ne se réunit pour donner son avis que sur demande de la
contribuable après la réception de la 2ème notification
- La CNRF n’intervient que suite à la demande soit du contribuable soit
d l’administration fiscale.
La saisine de ces commissions s’inscrit parmi les voies administratives de
règlement du différend. Elle permet une tentative d’arbitrages du désaccord subsistant
entre le contribuable et l’administration.

1. Le recours devant la commission local de taxation (CLT)


Le recours à la CLT est présenté par le contribuable sous forme d’une requête dans
laquelle il présente ses réclamations et ses observations et sur les redressements de
l’administration fiscale avec les pièces justificatives en sa possession. Cette requête est
adressée à l’administration fiscale qui la transmettra à la commission accompagnés du dossier
complet de la vérification. A noter que le contribuable doit indiquer dans sa lettre à
l’administration fiscale qu’il demande le pourvoi devant la CLT. Cette indication est très
importante puisque le défaut de précision est considéré par l’administration comme une
acceptation tacite suivie systématiquement par l’émission du rôle.

Compétence de la CLT
Conformément aux dispositions de l’article 225- I précité, les C.L.T. statuent sur les
litiges qui leur sont soumis et doivent se déclarer incompétentes sur les questions qu’elles
estiment porter sur l’interprétation des dispositions législatives ou réglementaires.
Ces commissions connaissent des réclamations formulées par le contribuable sous
forme de requêtes. Il s'ensuit que la continuité de la procédure contradictoire, après la
deuxième lettre de notification, est subordonnée à la condition que le contribuable ait exprimé
d'une manière expresse, dans sa deuxième réponse, sa décision de porter le litige devant la
commission locale de son lieu d’imposition. Les compétences dévolues à ces commissions
sont des compétences territoriales et d’attribution.
 Compétence territoriale
Le siège et le ressort des C.L.T. sont fixés par l’administration, conformément aux
dispositions de l’article 225- I du C.G.I. A cet effet, la C.L.T compétente à statuer sur le litige
qui lui est soumis par le contribuable est celle du lieu de son imposition. Il est à rappeler que
le lieu d'imposition s’entend :
Toutefois, en matière d’I.R. sur les profits fonciers et des droits d’enregistrement, la
commission locale compétente est celle du lieu de situation des immeubles, des fonds de
commerce ou des biens objet du contrôle.

 Compétence d'attribution
Les commissions locales connaissent de tous les litiges relatifs à la détermination des
bases des impôts, droits et taxes et doivent se déclarer incompétentes sur les questions que ces
commissions estiment porter sur l’interprétation des dispositions légales ou réglementaires.
Elles sont donc appelées :
 À confirmer ou infirmer que les motifs invoqués par les parties portent sur
l'interprétation des dispositions légales ou réglementaires (article 225 (I- 3e
alinéa) du C.G.I.) ;
 À statuer valablement sur les questions de fait.

En revanche, les commissions locales n'ont pas à statuer :


o sur les redressements ayant fait l’objet d’un accord en cours de procédure;
o Lorsque le contribuable, du fait de sa propre défaillance, a fait l'objet d'une
taxation pour défaut de réponse dans le délai légal à la première ou à la
deuxième notification ;
o Lorsque le contribuable répond, dans le délai, à la deuxième lettre de
notification, mais ne demande pas expressément le pourvoi devant la C.L.T.

Les décisions de la C.L.T. doivent être détaillées et motivées afin de permettre, à la fois
au contribuable et à l’administration fiscale, de connaître les fondements sur lesquels la
commission s’est basée pour rendre sa décision et de mieux juger de l’opportunité d’un
recours devant la C.N.R.F.
La décision notifiée aux parties doit également faire ressortir distinctement les bases, les
droits et les taxes arrêtés par la commission locale et le cas échéant, les rectifications sur
lesquelles elle s'est déclarée incompétente.
Les décisions de la commission locale ainsi que les litiges pour lesquels le contribuable
n’a pas formulé sa demande de comparaître devant la commission locale dans sa composition
restreinte dans le délai de trente (30) jours comme prévu à l’article 225 (II- C) du C.G.I. sont
susceptibles de recours devant la C.N.R.F. Ce recours peut être exercé par chacune des deux
parties dans les conditions de forme et de délai prévues aux articles 220, 221, 224 et 225 du
C.G.I.

2. Le recours devant la commission nationale du recours fiscal (CNRF)

La CNRF dont le siège est à Rabat est placée sous l’autorité directe du premier
ministre. La commission statue sur les litiges qui lui sont soumis et ne doit pas se prononcer
sur la question des dispositions légales ou réglementaire.
Le recours auprès de la CNRF doit être présenté sous forme de requête écrite
envoyé par la lettre recommandé avec accusé de réception dans un délai d 60 jours
suivant la date de notification de la décision de la CLT ou de la lettre d’information au
cas ou cette dernière n’a pas pu statuer.
Le recours devant la CNRF peut être présenté aussi bien par l’administration
fiscale que par le contribuable. Dans le cas ou la commission serait saisie par l’une des
parties. Elle doit en informer l’autre partie en lui communiquant une copie de la requête
dans un délai de 30 jours suivant la date de la réception.

Compétence de la C.N.R.F
La commission Nationale de Recours Fiscale (C.N.R.F.) couvre :
 Les recours contre les décisions de la C.L.T. ;

 les litiges pour lesquels le contribuable n’a pas formulé de demande de


comparaître devant la C.L.T. dans sa composition restreinte comme prévu par les
dispositions de l’article 225 (II- C) du C.G.I.;

 Les recours en cas d’absence de décisions de la C.L.T. dans le délai légal de 24


mois ;

 Les recours contre les décisions des commissions locales communales prévues à
l’article 227 du C.G.I.
Elle doit, toutefois, se déclarer incompétente sur les questions qu'elle estime
portant sur l'interprétation des dispositions légales ou réglementaires sans être tenue par
les appréciations émises par les commissions locales. En effet, une rectification jugée
par la C.L.T. comme étant une question de droit peut être considérée par la C.N.R.F.
comme étant une question de fait relevant de sa compétence et au sujet de laquelle elle
peut statuer, sous réserve du recours de l'une ou de l'autre des deux parties devant les
juridictions compétentes.

3. Le Recours judiciaire
En application des dispositions de l’article 226 - V du C.G.I., le recours judiciaire
peut être exercé soit par le contribuable, soit par l’administration dans les conditions et
délais prévus à l’article 242 du C.G.I
a. Recours exercé par le contribuable
Le contribuable peut contester, par voie judiciaire, les impositions émises suite
aux décisions de la C.N.R.F. et celles établies d'office par l'administration, d’après la
base qu’elle a notifiée du fait de la reconnaissance par ladite commission de son
incompétence. Ce recours doit être exercé dans le délai de soixante (60) jours suivant la
date de notification de la décision de la C.N.R.F.
b. Recours exercé par l’administration
L’administration peut également contester, par voie judiciaire dans le même
délai, les décisions de ladite commission, que celles-ci portent sur des questions de droit
ou de fait. Ce recours doit être exercé dans le même délai de soixante (60) jours suivant
la date de notification de la décision de la C.N.R.F.
c. Epuisement de la procédure devant les commissions
L'article 226-VI du C.G.I. précise que le recours ne peut être intenté, à la fois,
devant les tribunaux et les commissions locales de taxation ou la commission nationale
du recours fiscal.
Cette mesure a pour objectif d'amener les contribuables à poursuivre jusqu’à son
terme la procédure engagée devant les commissions locales de taxation et la
commission nationale du recours fiscal avant d'enclencher la procédure judiciaire, afin
d'éviter les problèmes nés des recours intentés, à la fois, devant les tribunaux et les
commissions précitées.
Ces dispositions s’appliquent, en cas d’émission des impositions avec possibilité
pour le contribuable de se pourvoir devant la C.L.T., notamment dans les cas de :

 procédure accélérée de rectification des impositions (art. 221 du C.G.I)

 régularisation de l’impôt retenu à la source (art. 222-A du C.G.I) ;

 rectification en matière de profits fonciers (art. 224 du C.G.I) ;

Dans ces cas, deux situations peuvent se présenter :


 Soit que le contribuable ne se pourvoit pas devant la C.L.T., auquel cas,
l’imposition déjà émise ne peut être contestée que dans le cadre du
recours préalable devant l’administration, en application de l’article 221-
II- troisième alinéa du C.G.I. ;
Si le contribuable n’accepte pas la décision rendue par l’administration, il peut
saisir le tribunal dans le délai de trente (30) jours suivant la date de notification de cette
décision. De même, il peut saisir le tribunal dans le même délai suivant la date de
l’expiration du délai de réponse de six (6) mois suivant la date de la réclamation, en cas
de défaut de réponse de l’administration, en application de l’article 243 du C.G.I.

 Soit que le contribuable se pourvoit devant la C.L.T. et, dans ce cas, il ne


peut intenter en même temps un recours devant le tribunal.

Après décision de la C.L.T., le contribuable peut :


Intenter un recours devant la C.N.R.F. et, dans ce cas, il ne peut saisir le tribunal
qu’après décision de cette commission ;

Ou bien saisir directement le tribunal dans le délai de soixante (60) jours suivant la
date de notification de la décision de la C.L.T, devenue définitive pour défaut de
recours devant la C.N.R.F., en application de l’article 242 du C.G.I.

Les dispositions du paragraphe VI de l’article 226 du C.G.I. s'appliquent aux


recours introduits devant les tribunaux à compter du 1er janvier 2009, conformément
aux dispositions de l’article 7 (VI- 14) de la loi de finances pour l’année budgétaire
2009.
Conclusion

Dans un système économique ou l’Etat doit assurer la quasi-totalité des dépenses, la


perception d’impôts s’avère plus que nécessaire. Ainsi lorsque le service charge de le faire
rencontre une inadéquation dans le calcul de la base imposable qui permet le calcul d’impôt
qu’un contribuable doit payer, l’administration au droit de recourir à des corrections. Ainsi les
processus de correction sont l’ensemble des démarches qui ont fait l’objet de notre exposé.
Ainsi pour que le contribuable ne soit pas lésé quelques recours devant des commissions lui
sont possibles. Si la tache dépasse ces dernières on fait recours au tribunal et c’est là
qu’intervient le contentieux fiscal.

DROITS D’ENREGISTREMENT

DE (Societé) :

Exercices 1 :

La société à responsabilité limitée "THALES" est constituée le 1 octobre N avec


un capital de 600000 DH divisé en 6000 parts sociales de 100DH.

1- Les apports sont réalisés par les associés de la manière suivante:


-Monsieur A apporte:

 Une construction d'une valeur de 160000 DH grevée d'une dette de


160000 DH que la société prendra en charge.
 Des numéraires d'un montant de 200000 DH.

En contrepartie desquels il reçoit 2000 parts sociales.

-2 autres associes (B et C) apportent la situation de leur entreprise:

 Un local: 140000DH
 Matières premières : 80000DH
 Disponibilités : 200000DH
 Clients: 50000DH

Fournisseurs: 70000DH

Et reçoivent 4000 parts sociales.

2- le 1/10/N+1 l'un des associées a cédé à la société un fond de commerce


pour 150000DH.

La cession de ce fond de commerce est accompagnée par la cession de :

 Marchandises en stock : 80000 DH


 Créances sur les clients : 100000 DH
 Effets de commerce: 60000 DH

3- le 30/09/N+4 la société décide d'augmenter son capital par incorporation


de réserves à concurrence de : 100000 DH de réserves facultatives, 25000DH
primes d'émission, et 25000DH primes d'apport (on suppose que les primes
d'émission et d'apport ont supporté les droits d'enregistrement à l'occasion
de leur constitution). L'augmentation se fait par attribution de parts sociales
gratuites.
4- Suite à un désaccord sur la gestion de la société, un associé s'est retiré en
cédant ses parts sociales à une personne non associé que les autres ont
approuvée. La cession des ces parts sociales s'est élevée à 200000 DH.

5- le 15/07/N+6 la société décide de compenser des pertes enregistrées de


250000 DHS par réduction du capital social.

6- la société procède au 15/07/N+8 à une reconstitution du capital de 250000


DH par apport nouveau grevé du passif de 50000.

7- Au 20/11/N+9, dans le cadre d'une opération de fusion, la société "THALES"


absorbe une société "X" dont la situation comptable se présente à la date de
fusion comme suit:

Capital social: 500000 DH


Actif comptable: 1000000 DH
Actif comptable brut réévalué: 3000000 DH
Passif exigible: 1500000 DH

TAF:
Calculer les droits d'enregistrement dus à ces différentes conventions.

Corrigé :

a-Total des apports = 160000+200000+140000+200000+80000+50000

=830000 DH

Total du passif = 160000+70000 = 230000 DH


Actif net correspond à la création de la société:

Actif net = 830000 – 230000 = 600000 DH

b-liquidation des droits:

Droits dus sur l'apport net = 600000* 1 % = 6000 DH

Droits dus sur l'apport à titre onéreux :

Droits dus sur construction = 160000* 6% = 9600 DH

Droits correspond au passif prise en charge par la société:

L'affectation du passif affectant l'apport en société se fait de manière


proportionnelle à la fraction de chaque bien apporté dans l'apport brut.

- fraction du passif imputé sur le local:

Imputation / local = (70000*140000)/4700000 = 20852 DH

DD = 20852 * 3% = 626 DH

- fraction du passif imputé sur matière première:

Imputation / MP = (70000* 80000)/470000 = 11915 DH

DD= 11915 * 1,5% = 179 DH

- fraction du passif imputé sur créances clients:

Imputation/ créances = (70000*50000)/470000= 7447

DD= 7447 * 1,5 % = 112 DH

- fraction du passif imputé sur disponibilités:

Imputation / D = (70000* 200000)/470000 = 29788 DH

La cession des disponibilités étant hors champ d'application des DE, le montant
29788 DH, représentant la fraction du passif imputé sur les disponibilités n'est
pas imposable.

Total des DD= 6000+9600+ 626 +176+112 = 16514 DH


Conformément à l'Article 133(I-D-10) du C.G.I.

2-l'acte de cession du fonds de commerce:

La cession du fonds du commerce est soumise aux DE au taux de 6%, par contre
les éléments accompagnant le FC sont soumis à des taux différents.

D'où: DD/FC = 150000* 6 % = 9000 DH.

DD/ Marchandises = 80000* 1,5% = 1200 DH

DD/ créances = 100000* 1,5 % = 1500 DH

DD/ effets de commerce : 60000 * 1 % = 600DH

Total des Droits dus / acte du FC= 9000+1200+1500+600 = 12300

Conformément à l'article 133 (I-A-1) du C.G.I.

3- l'augmentation du capital

L'augmentation du capital est soumise à la formalité de l'enregistrement au


même titre que la création de la société c.-à-d. un taux unique de 1 % pour les
apports purs et simples et des taux différents pour les apports à titre onéreux.

Pour la prime d'émission et la prime d'apport ne supportent pas des DE car ils
ont été imposées lors de la réalisation de l'apport dont elles résultent.

DD = 100000* 1% = 1000 DH

Conformément à l'article 133 (I-D-10) du CGI.

4- l'acte de cession de parts sociales:

Cette transaction est assujettie aux DE au taux de 3 %

Donc DD = 200000* 3% = 6000 DH

Conformément à l'article 133 (I-B-1) du C.G.I.

5- La réduction du capital:
Il s'agit d'une réduction du capital sans attribution de biens sociaux dans le but
d'absorber des pertes, donc elle est soumise au droit fixe de 200 DH

Conformément à l'article 135-15 du C.G.I.

6-l'augmentation du capital suite à sa réduction

La société a augmenté le capital dans les 3 années de sa réduction, donc


bénéficie de l'exonération en matière des DE sur l'apport à titre onéreux.

DD= 250000 - 50000 = 200000* 1% = 2000 DH.

Conformément à l'article 129 (IV -8 –b) du C.G.I.

7-acte de fusion

Calcul de l'actif net :

Actif brut réévaluée = 3000000 DH

Passif exigible = 1500000 DH

Actif net = 1500000 DH

-liquidation des droits:

Droits dus = 1500000 * 1 % = 15000 DH

Pour le passif exigible prise en charge par la société absorbante est exonéré du
DE normalement dus sur la mutation à titre onéreux des biens sur lesquels est
imputé ce passif.
DE(Investissement) :

Cas N° 1

Mr SCHADY est un promoteur immobilier procède le 01/02/2010 à l’acquisition de


deux terrain auprès de Melle HAYAR enregistré sur le même acte en vue de les exploiter de
la manière suivante :

o le premier terrain d’une superficie de 180 m2 avec un prix de 500 000 dh destiné à la
construction d’un bâtiment de R+3.

o Le deuxième d’une superficie de 260 m2 destiné à la construction d’une villa à


habitation principale de monsieur SCHADY .le prix d’acquisition est de 700 000 dh .il
s’engage à réaliser la construction de la villa dans un délai maximum de sept ans et
fournir au profit de l’Etat une caution bancaire.

- le 29/03/2010 l’acte d’acquisition est soumet à la formalité d’enregistrement.


- le 1/09/2010 correspond à l’achèvement des travaux de construction du bâtiment.
- le mois suivant SCHADY procède à la vente des appartements comme suite :

Un appartement au prix de 450 000 dh à Mr X fonctionnaire d’Etat.


Le deuxième l’a attribué à sa file sans contrepartie à l’occasion de son
mariage.
Le rez –de-chaussée est cédé à une association à but non lucratif s’occupant
des personnes handicapées contre 500 000 dh.

Travail à faire

Calculer les doits d’enregistrement dus sur ces opérations.


Cas N° 2 « Application sur les opérations assimilées à une vente immobilière »:

Une Convention verbale du 10/09/2009, par laquelle SCHADY concède un droit de


bail emphytéotique à HAYAR, pour 24 ans sur son terrain situé à GUERCIF, moyennant une
redevance mensuelle de 9500 dhs .les frais d’aménagement du terrain s’élève à de 45 000,
sont à la charge de HAYAR.

Le 24/09/2009 HAYAR, désirant passer les vacances à CASA procède à la location


d’un appartement au centre ville moyennant une redevance mensuelle de 6000 dh pour une
durée de trois mois.

Travail à faire :

Calculer les droits d’enregistrement dus sur ces opérations.

La même question si on considère que la convention verbale est portée sur un bail à
vie (de Melle HAYAR) au lieu d’un bail emphytéotique.

Cas N°3 :

Mr SCHADY un grand commerçant en gros ,il exerce son activité au sein d’un
immeuble comportant un commerce et deux appartements .le premier réservé à l’
administration de ses activités ,alors qu’il cède le deuxième gratuitement au profit de ses
salariés ,X ,Y ET Z à parts égaux .Le partage de l’appartement entre les trois copropriétaires
est illogique.

Aux termes d’un procès-verbal d’adjudication dressé en vue du règlement de cette


indivision, Mr X colicitant, est déclaré adjudicataire de l’appartement au prix de 600.000 dh.

Travail à faire :
Calculer les droits d’enregistrements de cette licitation.

Calculer les droits d’enregistrements en supposant que Mr W étranger à l’indivision


est déclaré adjudicataire de l’appartement au même montant que Mr X.

Cas N°4 « L’échange des immeubles »:

 Sans soulte

Mme RAZANE mariée mère de deux enfants possède un terrain d’une valeur de 500 000
DH décide de l’échangé avec son collègue Monsieur SCHADY contre une maison de la
même valeur.

TAF :

Calculer les droits d’enregistrement dus sur cet échange.

 Avec soulte

M. SCHADY échange un terrain de d’une valeur de 900 000 dh contre un terrain d’une
valeur de 400 000 dh détenu par Melle HAYAR, ce dernier s’engage en plus de payer une
soulte de 500 000dh.

Cas n°5 « Le partage » :

1-Monsieur KARIM un homme d’affaire s’est décédé et a laissé un héritage que les
membres de sa famille doivent partager comme suit :

 Ses deux filles Karima et Naima sont co-propriétaires dans la proportion de 50 %


dans :
*un appartement estimé à 400 000 dh

* un terrain estimé à 400 000 dh

Et elles se sont mises d’accord sur le fait que la première prend le terrain et la
deuxième prend l’appartement.

 Ses deux fils WALID et SAMIR partage la propriété de :

*un dépôt en banque de 800 000 DH

*Un fond de commerce estimé par un expert à 600 000 dh

* et un passif de 200 000 dh payé par une partie des dépôts en banque.

A concurrence de 50% chacun le premier va prendre le reste du dépôt en banque, par


contre le deuxième s’intéresse au fond de commerce.

2-Mr KARIM et Mr CHAKIR ont hérité un appartement estimé à 450 000 dh et un


terrain pour construction d’une valeur de 300 000 dh, le 1er Mr KARIM a pris l’appartement
et s’engage à verser une soulte au deuxième, Mr CHAKIR qui a pris le terrain.

TAF :

Calculer les droits d’enregistrement dus à chacun des héritiers.


Eléments de réponse :
Cas N°1 :

L’opération d’acquisition des deux terrains est soumise aux droits d’enregistrement
différents même s’ils figurent sur le même acte.

-les droits dus :

500 000 *6% = 30 000

700 000 *3% = 21 000

Totale 51000

Donc le montant des droits dus est de 51000 dh. Sauf on constate que la durée
écoulée entre l’établissement de l’acte d’acquisition et celui de l’enregistrement de l’acte
concernant les deux terrains est supérieur à un mois ce qui engendre une pénalité de retard de
15% du montant du. De même une pénalité de 10% et une majoration de 5 % pour le premier
mois de retard et de 0,50% par mois ou fraction de mois supplémentaire est applicable au
montant :

Droits d’enregistrement = 51000+51000*(15% + 10% +5%)

=66300

Concernant l’opération de vente des appartements, les droits exigibles sont calculés
comme suit :

-l’acte d’acquisition de Mr X est soumit au taux de 3%.

- L’acte de cession gratuit du deuxième appartement au profit de la file de Mr SCHADY


est soumis au taux de 1.5% puisqu’ il s’agit de cession gratuite à un parent.

-l’acte de l’acquisition du rez -de-chaussée par l’association à but non lucratif est
exonéré parce qu’il présente un intérêt social.

Calcul des droits dus :

450 000 * 3% = 13500


450 000 * 1.5% = 6750

Totale 20250

Le total des droits dus = 20250.

Cas N°2 :

- Les baux emphytéotiques sont conclus pour une période allant de 18 à 99 ans
- La base de calcule des droits d’enregistrement du pour les baux emphytéotique et les
baux à rente perpétuelle et les baux à durée illimité égal au capital constitué de 20 fois
le loyer annuel en plus des charges supportées par le preneur ,soit :

9500*12*20 + 45 000 = 2 325 000 dh

Droits dus =1950000*6%

= 139500 dh

La location de l’appartement par Mr SCHADY entre dans le cadre des Baux à durée
limitées .le droit exigible est un droit fixe de 200 dh.

Les baux à vie sont conclus pour la vie de l’une des deux parties -bailleur ou preneur-
ou, parfois d’un tiers, tel que l’héritier de l’une des parties au contrat. la base de calcule des
droits dus pour les baux à vie est égale au capitale constitué de 10 fois le loyer annuel en plus
des charges supportées par le preneur ,soit :

9500*12*10 + 45000 = 1185 000 dh

Droits dus = 1185 000*6%

=71100 dh

Cas N°3 :
La donation est soumis au droit d’enregistrement au taux de 6% par ce qu’il s’agit
d’une cession entre vifs sans contre partie et sans qu’il y a lien de parent entre les parties
contractantes.

On suppose que la valeur de l’appartement est de 600 000 dh

Les droits dus = 600 000*6%

= 36 000 dh

L’adjudication est une vente qui se distingue par sa forme publique et dont le Prix est
fixé par le libre jeu de la concurrence des offres et des demandes.

- Prix de l’adjudication = 600.000 DH

- Part revenant à Mr X dans l’indivision 600.000/3 = 200.000 DH

- Prix des parts acquises = 400.000 DH

Droits dus = 400.000 x 3 % = 12.000 dh

Droits dus par Mr W étranger des copropriétaires.

Droits dus = 600 000*3%

= 18000 dh

Cas N°4 :

Le droit à payer dans la première opération est de :

500 000 * 6%= 30 000 dh


Le droit à payer dans la deuxième opération est de :

900 000 dh *6%=54000 dh

Car c’est la valeur la plus élevée

Cas N°5 :

- Pour les filles : Droit de partage

= (400 000 +400 000)*1.5% =12000 DH

- Pour les fils : le passif n’est pas pris par un co-indivisaire donc aucun droit sur la soulte :
Droit de partage= (800 000 +600 000 -200 000)*1.5%=18 000 dh

- Pour Mr KARIM et CHAKIR :


Total du lot à partager : 750 000 DH (BI)

Soulte= 450 000 -300 000= 150 000 dh

Droit de partage = 600 000 *1.5%=9000 dh

Soulte sur l’appartement= 150 000*3%=4500 dh

Total des droits=13 500 dh


FISCALITE FONCIERE

Exercice n°1 : (cas d’exonération temporaire)


Les investissements réalisés par la société ABC se sont élevés en 2009 à:

Nature des biens Valeur d’acquisition


Terrains affectés à l’exploitation 8.000.000
Bâtiments industriels 12.000.000
Agencements 15.000.000
Matériels et outillages fixes 5.000.000
Matériels et outillages mobiles 3.000.00027
Total 43.000.000

La société ABC, classée à la classe C3, a débuté ses activités en janvier 2010.
En 2012, et dans le but d’améliorer sa capacité productive, la société ABC a acquis une
nouvelle chaîne de production d’une valeur de 3.000.000 DH, Mise en service en 2013.
Travail à faire :

Calculer la taxe professionnelle à payer au titre de 2009, 2010, 2012, 2015 et 2017.
Exercice n°2 : (cas de plafond d’exonération)
La société X, créée en 2009, a réalisé les investissements suivants avant de commencer ses
activités en 2010.

Nature des biens Valeur d’acquisition


Terrains 18.000.000
Constructions 30.000.000
Matériel et outillages fixes 22.000.000
Total 70.000.000

Travail à faire :

Calculer la TP et la TSC au titre de 2010 et 2015 sachant que la société X est classée à la
classe C3.

Exercice n°3 : (cas d’un établissement hôtelier)


L’établissement hôtelier Hygo a été équipé en 2008 et a débuté ses activités en 2009. Le cout
de revient des équipements s’est élevé à 15.800.000 DH réparti comme suit :

27
Dont un tiers correspond à la valeur d’acquisition d’un matériel de transport.
- Terrains : 5.000.000 DH
- Constructions : 6.000.000 DH
- Matériel fixe : 3.000.000 DH
- Matériel de transport : 1.800.000 DH

Travail à faire :

1. Calculer la TP et la TSC au titre de 2010.

Solution de l’exercice n°1 :

 Pour 2009 :
La liquidation de la taxe professionnelle n’aura pas lieu faute du début d’activité.
 Pour 2010 :
Calculons la valeur locative des biens imposables :
Nature des biens Valeur d’acquisition Valeur locative annuelle
Terrains affectés à l’exploitation 8.000.000 240.000
Bâtiments industriels 12.000.000 360.000
Agencements 15.000.000 450.000
Matériels et outillages fixes 5.000.000 150.000
28
Matériels et outillages mobiles 2.000.000 60.000
Total 42.000.000 1.260.000

Valeur locative = 1.260.000


TP = 0 pour raison d’exonération temporaire de 5 ans.
 Pour 2012 :
VL ancienne = 1.260.000
Cette VL est à sa 3ème année d’exonération.
VL nouvelle = 3.000.000 * 3% = 90000
Il s’agit d’un nouvel investissement, la nouvelle VL de 90000 fera l’objet d’une exonération
temporaire de la TP pour une durée de 5 ans à compter de 2012 à 2016.
Total VL = 1.260.000 + 90000 = 1.350.000
TP = 0
 Pour 2015 :
VL ancienne = 1.260.000
Étant donné que la période d’exonération est expirée, alors la VL ancienne est imposable.
VL nouvelle = 90000
Cette VL n’est pas imposable faute d’expiration de la période d’exonération.
Valeur locative imposable = 1.260.000
TP = 1.260.000 * 10% = 126.000
 Pour 2017 :
VL ancienne = 1.260.000 (imposable comme pour l’exercice 2015)

28
On prend en considération que la valeur d’acquisition des matériels et outillages autres que matériels de
transport, car selon l’article 6.I.A.33 de la loi 47-06 : bénéficient de l’exonération totale permanente les
redevables, pour la valeur locative des immobilisations utilisées comme moyen de transport.
VL nouvelle = 90000
Cette nouvelle VL devient imposable pour raison d’expiration de la période d’exonération.
Total VL imposable = 1.350.000
TP = 1.350.000 * 10% = 135.000

Solution de l’exercice n°2 :

Pour le calcul de la valeur locative imposable, on doit tenir compte du plafond du prix de
revient de 50 millions de dirhams :

1. Calcul de la taxe professionnelle :


 TP 2010 :
TP = 0 : Exonération temporaire de 5 ans.
 TP 2015 :
Cette année correspond à la fin de l’exonération temporaire de 5 ans.
Valeur locative annuelle :
Nature des biens imposables Valeur Valeur locative annuelle
d’acquisition TP TSC
Terrains 18.000.000 540.000 540.000
Constructions 30.000.000 900.000 900.000
Matériel et outillages fixes 22.000.000 660.000 660.000
Total 70.000.000 2.100.000 2.100.000

Valeur locative imposable


La VL imposable doit tenir compte du plafond du prix de revient de 50 millions de dirhams :
VL brute = 2.100.000
VL imposable = 2.100.000 * (50.000.000/70.000.000) = 1.500.000 DH
Alors la TP 2015 = 1.500.000 * 10% = 150.000 DH
2. Calcul de la taxe de services communaux :
 TSC 2010 :
VL brute = 2.100.000
VL imposable = 1.500.000 DH
TSC = 1.500.000 * 10,5% = 157.500 DH
Aucune exonération temporaire n’est prévue pour la TSC.
 TSC 2015 :
VL imposable = 1.500.000 DH
TSC = 1.500.000 * 10,5% = 157.500 DH

Solution de l’exercice n°3 :


Le coût de revient des équipements s’est élevé à 15.800.000 DH réparti comme suit :
- Terrain : 5.000.000 DH
- Constructions : 6.000.000 DH
- Matériel fixe : 3.000.000 DH
- Matériel de transport : 1.800.000 DH
- Pour le calcul de la valeur locative servant de base au calcul de la TP et de la TSC
dues par les établissements hôteliers, le barème suivant est applicable :

Prix de revient en DH coefficients


0 à 3.000.000 2%
3.000.001 à 6.000.000 1,5%
6.000.001 à 12.000.000 1,25%
Plus de 12.000.000 1%

Les éléments soumis à la TP sont :


- Terrain : 5.000.000 DH
- Constructions : 6.000.000 DH
- Matériel fixe : 3.000.000 DH
- Matériel de transport : 1.800.000 DH
Le coût de revient des équipements soumis à la TP : 14.000.000 DH (le matériel de transport
n’étant pas pris en considération).
- Détermination de la valeur locative
Les terrains sont exclus de l’application des coefficients.
VL du terrain = 5.000.000 * 3% = 150.000 DH.
VL des autres éléments = 9.000.000 * 1% = 90.000 DH.
VL totale = 150.000 + 90.000 = 240.000 DH.
 Calcul des droits pour l’exercice 2010 :
- TP = 0
Exonération temporaire de 5 ans.
- TSC
VL = 240.000
TSC = 240.000 *10,5% = 25.200 DH.
Total des droits dus = 25.000 DH.
 Calcul des droits pour l’année 2016 :
- TP :
VL = 240.000
Taux de la classe C2 = 20%
TP = 240.000 * 20% = 48.000
- TSC :
VL = 240.000
TSC = 240.000 * 10,5% = 25.200 DH.
Total des droits dus = 48.000 + 25.200 = 73.200 DH.

FIN

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7 TVA : tva due YOUR HARFOUF
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