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TD

Psychologie de la migration et de l’exil traumatique

Une question CM et une question TD chacune sur 10 points.


Attendu : Une réflexion sur ce que l’on a appris : porter une réflexion sur la théorie = maitrise de
celle-ci.
Il faut des arguments pour critiquer certains concepts.

Expérience traumatique
Choc culturel
Stratégie d’adaptation
Contexte socio-politique (code culturel différent à travers le temps)
Pratique de soin
Motifs / désiré non désiré
Deuil
Remaniement identitaire
Pas les mêmes enjeux et stratégies d’adaptation pour un touriste et un migrant.
Un touriste essaye de respecter les croyances/cultures temporairement pour faciliter son séjour, il
n’est pas engagé par ces pratiques, il ne se sent pas trahir ses propres croyances/coutumes/valeurs.
Le migrant qui s’installe définitivement dans le pays d’accueil sera bouleversé dans la perception qu’il
a de soi et des autres et devra d’une manière ou d’une autre apprendre à combiner, à choisir, à
composer entre les 2 codes culturels du patrimoine culturel d’origine et du pays d’accueil. Plus les
valeurs sont antagonistes, plus le patient a des difficultés à les combiner.
Il y a souvent un tiraillement interne qui vient bouleverser l’identité du migrant.
Si je suis attiré par… c’est que je dois renoncer à …
Ça vint affecter les liens familiaux, le sentiment d’appartenance.
On a plusieurs réaction face à l’expérience migratoire :
- L’euphorie : phase d’idéalisation/dé-idéalisation
- La dépression (humeur dépressive + ralentissement psychomoteur)
Anhédonie (perte du plaisir) + anorexie + trouble de l’humeur + hyperphagie…
Evaluer la qualité de l’expérience migratoire.

1ère consultation avec l’enfant


Qui accompagne l’enfant ?
L’organisation de la famille = pas la même.
Faire attention à la structure familiale (nucléaire ?)
Questionner la famille sur sa structure. Lien relationnel.
Conflit de loyauté.
Si les parents sont dans un processus de deuil inachevé, ça va transformer la qualité du lien.
Traumatisme = mécanisme de défense = se protéger

Winnicott a parlé de 3 fonctions chez la mère : le Handing, le Holding et l’objet presenting.


Pour lui, la mère doit exercer ces 3 fonctions pour assurer auprès de son enfant une continuité
d’existence. C’est par le biais de ces 3 fonctions que l’enfant devient un être singulier. C’est de ces 3
fonctions que découle le sentiment d’existence chez l’enfant.
Le holding : la manière dont la mère porte psychiquement et physiquement son enfant. C’est par ce
processus que la mère va tenter de calmer les angoisses archaïques de l’enfant (angoisse de
morcellement, d’anéantissement). C’est à travers cette fonction, à travers le visage de la mère que le
moi de l’enfant va se développer, qu’une enveloppe psychique et corporelle va se développer. On
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retrouve une relation fusionnelle, de dépendance absolue entre la mère et l’enfant où il y a un état
symbiotique. Cet état symbiotique est nécessaire dans le développement psycho-affectif de l’enfant.
Le bébé n’a pas conscience de son existence, c’est à travers de la frustration qu’il prend conscience
de son être. Durant cette phase de dépendance absolue, la mère doit être totalement dévouée pour
répondre aux besoins du bébé. (Jusqu’à 5-6 mois). La mère va peu à peu le laisser pleurer
(frustration). C’est à travers le manque qu’il y aura progressivement une distinction moi / non moi.
« Mère suffisamment bonne ».
Le handing : les soins corporels, la manière dont la mère manipule, touche le nourrisson. Ce sont à
travers ces stimulations sensorielles que le nourrisson va avoir progressivement conscience de cette
délimitation corporelle.
L’objet presenting : la manière dont la mère va présenter les objets externes/le monde à l’enfant. La
manière dont elle va présenter le père, dont elle va introduire du tiers.

Article : Comment la culture vient aux femmes à la naissance de leur bébé ?


Objectif de l’article : l’impact de l’expérience migratoire sur le lien mère-enfant.
Utilisation d’un dispositif transculturel.
La situation sociale va étayer le devenir mère. L’accès à la maternité entraine une réactualisation des
conflits Œdipien, des angoisses, des fantasmes qu’elles ont eu à l’égard de leurs propres parents et
qui se réactualise à leurs liens à l’enfant.
Devenir mère dans un autre pays signifie qu’il va y avoir un ancrage dans le présent. Un parent qui
n’a pas fait le deuil de son pays précédent va avoir du mal à porter psychiquement le bébé. Ils font
partir « d’ici » maintenant, ils doivent totalement renoncer à cet ailleurs. C’est dans ce registre qu’on
rencontre la disparentalité = le fait de ne pas être en capacité d’être parent, de faire en tant que
parent.
Ils se sentent seuls en étant parent ici = maillage culturel.
Quand on vient d’une société où la responsabilité de l’enfant est partagée par le groupe sociale
(enfant pas fait pour la famille nucléaire). L’organisation de la famille dépend de la culture du pays.
Famille Nucléaire : Durkheim = père-mère-enfant.
Dans notre culture, la responsabilité des parents ne comprend que les parents alors que dans d’autre
culture l’enfant est fait pour le corps social (la grande famille) où chaque membre est impliqué dans
le devenir de l’enfant.
Dans un certain nombre de société, l’enfant n’est pas conçu pour soi mais aussi pour son groupe
d’appartenance.
Se sentir seul pour élever un enfant sans ces liens d’appartenance a une contrepartie très
insécurisante. Ce qui fait la disparentalité c’est les actes concrets de la parentalité (holding,
handling…). Ce sont ces actes concrets dysfonctionnant qui ont une influence sur les interactions
précoces mère-enfant.
La maternité renforce aussi les liens d’appartenance, c’est inscrire/instituer l’enfant dans une classe
sociale.
Le propre de la migration est de contraindre les parents à effectuer une transmission disjointe de son
cadre de référence. Ils ont à transmettre des éléments de nature diverses. Dans une culture ont dit
qu’il faut faire de cette manière, dans une autre que c’est d’une autre manière. = différence que des
individus ont dans leurs représentations par rapport à telle et telle pratique dans le maternage.
L’objectif de cet article est de mettre en valeur le dispositif transculturel composé de diverses
femmes de culture différentes où ils échangent sur leurs diverses expériences subjectif (ce que je vis,
ce que je vais…). Ce dispositif transculturel a pour but de faire un travail de liaison entre les
représentations culturelles de la culture d’origine et les nouveaux codes culturels du pays d’accueil
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par le biais de processus d’enculturation (qui permet d’acquisition de nouveau


code/normes/représentation culturels lié aux pratiques de maternage).
C’est le manque de repère culture, le déracinement pour soutenir la parentalisation.
Pour qu’il y ait une construction du lien mère-enfant, il faut passer de la dépendance absolue à
relative. Nous passons d’une mère totalement dévouer à une mère bonne.
La préoccupation maternelle primaire est possible à condition que la mère puisse s’identifier à son
nourrisson. Il y a un investissement total aux besoins de l’enfant. Durant cette préoccupation
maternelle primaire, la mère assure une fonction miroir, c’est le rôle de support qu’à le moi de la
mère auprès du moi de l’enfant. C’est quand le nourrisson regarde le visage maternel, il voit une
sorte de reflet dans le visage maternel. Les bébés ne font pas la distinction entre le soi et l’extérieur,
il reste confondu/indifférencier. La préoccupation maternelle primaire, le holding, le handing et
l’objet presenting, de par l’expérience traumatique, les mères se retrouvent en difficulté dans leurs
interactions à leurs enfants.
C’est cette expérience migratoire qui fait que le sujet ne peut donner du sens à ce qu’il met en
pratique. La réalité transmise par leurs parents ne fait plus sens, ce qui devient traumatique.
Les interactions affectives
Les interactions affectives c’est de s’interroger sur comment la mère perçoit les différents états
affectifs, et comment elle s’y adapte.
Stern (85) : notion d’accordage affectif = c’est de comprendre l’affect de son bébé, le ressentir, mais
aussi du partage des affects entre la mère et le bébé. C’est ce qui aboutit à des échanges
synchronisés entre la mère et le bébé sur le plan de la mimique, des gestes, du tonus et de la
vocalisation (le Mama Nais = la manière dont parle la mère à son bébé pendant les 1ers stades de
développement, joue avec les mots, chantonne pour faire comprendre à son bébé qu’elle le
comprend). Tous ces accordages sont sur le plan explicite, mais il y a aussi un plan implicite. La
dimension implicite renvoi au fantasme, aux représentations, comment la mère pense son enfant,
comment elle se représente son enfant, quelle place à cet enfant dans le fonctionnement psychique
de la mère. Ce niveau renvoi à la dimension fantasmatique du lien mère-enfant.
Est-ce qu’il était désiré ? Est-ce qu’il est né après la mort d’un membre de la fratrie ?
Aliénation = le sujet est pris dans le désir de l’autre, il se retrouve dépossédé de ses désirs propres. Ils
fonctionnent souvent en faux-self, ils vont se comporter et réagir en fonction des attentes des
autres. Ils n’ont pas la capacité à dire non car c’est risquer de perdre l’amour de l’autre.
Ce sont ces fantasmes qui vont être interroger. Les fantasmes sont des productions mentales assez
proches de la rêverie et ils peuvent être conscients ou inconscients. En tant que psychologue, on va
interroger les fantasmes maternels parce qu’ils expriment les représentations maternelles et la
qualité de l’investissement à l’égard du bébé. Y a-t-il un décalage entre l’enfant
imaginaire/fantasmatique et l’enfant réel ?
L’enfant imaginaire va être imaginé par la mère, c’est son futur bébé, il y a le désir maternel de
grossesse, est-ce qu’il va naitre à terme, comment seront nos interactions…
L’enfant fantasmatique c’est l’enfant sur lequel est projeté consciemment ou/et inconsciemment ses
propres désirs, peurs, angoisses, conflit. Chaque parent a des désirs à l’égard de son enfant. Là où il y
a souffrance, c’est quand la dimension fantasmatique prévaut sur le réel et que l’enfant n’est pas
investi pour ce qu’il est, un être en soi, mais qu’il est investi narcissiquement. Ces fantasmes sont liés
au poids de la transmission intergénérationnelle, c’est-à-dire ce qui est transmis consciemment et
inconsciemment par les divers membres de la famille.
La transmission transgénérationnelle = tous les objets psychiques élaboré mais souvent inélaboré qui
sont transmis d’une génération à une autre, lié à une histoire familiale.
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Dès la naissance l’enfant est porteur d’un mandat transgénérationnelle, des désirs parentaux qu’il a à
accomplir. Ce sont ces représentations qui lui préexiste et qui va déterminer la nature du lien parent-
enfant, qui vont déterminer la place qu’il aura dans la famille.
Pour la prise en charge en pédopsychiatrie, 20-25% des demandes émane des parents, pour le reste,
c’est le médecin ou l’école. Les parents sont rarement en demande. Il y a une différence entre des
parents qui sont conscient de la souffrance de leur enfant ou du dysfonctionnement familial, et des
parents qui mettent en place des mécanismes de défense archaïque pour ne pas se rendre compte
de la réalité de l’enfant. Lorsque la demande vient des parents, il est plus facile de questionner
l’histoire familiale, ils auront plus de capacité d’élaboration de l’événement traumatique.
Pour les parents qui ne sont pas à l’origine de la demande, ils ne veulent pas voir, prendre conscience
des difficultés de leur enfant. Les questions donneront des réponses bien nettes et brèves, les
parents se sentent persécuté par les questions (intrusif). Il faut une alliance thérapeutique.
Il faut offrir à l’enfant des supports pour projeter les situations (dessin, marionnette...)
Il faut travailler la demande avec les parents, pour qu’ils soient demandeurs pour pouvoir travailler la
dimension fantasmatique.
Le travail, l’alliance thérapeutique, représente 75% de la prise en charge. Le thérapeute doit mettre
les parents en confiance pour que cette alliance se tisse.
Quand les parents sont à l’aise avec la prise en charge, ils seront plus capables de se confier sur le
contexte familial. Les parents ne doivent plus être aliéné par les idéaux sociaux.
Idéaux sociaux = lié à la parentalité, à être un bon parent. Les parents doivent se dégager des idéaux
sociaux pour parler eux de leurs fonctions parentales singulière, c’est les amenés à exprimer leurs
parentalités vécues, avec toutes leurs difficultés à être parent, à exprimer leurs colères, leurs
désarrois, leurs angoisses.
Il y aura toujours la quête d’un fautif pour expliquer un événement. On est souvent dans une
causalité linéaire (une cause à un effet). Il y a une dimension culturelle à explorer : comment les
parents voient la maladie et l’interprète, ça va changer leurs interactions avec l’enfant.
Il faut faire attention aux mots que le patient emploie, à la structure de la phrase = écoute fine, pour
être au plus proche de la pathologie du patient, pour avoir des informations sur les instances
topiques de Freud.
Dans el contenue implicite, on va porter notre attention sur le contenu des fantasmes qui est lié à
l’histoire familiale et ainsi dès la naissance l’enfant devient porteur d’un mandat transgénérationnel.
C’est ce mandat qui va l’assigner à une certaine place dans la famille, à des fantasmes qui lui
préexiste. Le principal écueil que va rencontrer l’enfant correspond au fait que son individualité soit
négligée. Il n’existe plus pour lui-même, n’est plus investi pour ce qu’il est mais pour ce qu’il
représente.
Dans le cas de figure où l’enfant porte un héritage traumatique et un mandat transgénérationnel à
accomplir, il se doit de le porter à son insu. C’est ce qui entrave sa construction psychique en tant
qu’individu singulier.
L’individualité de l’enfant est négligée, il n’existe plus pour lui-même mais pour un autre dont la mort
n’a pas été élaboré. C’est le « retour » des morts qui signifie un déni de séparation entre les
générations, un déni de la mort qui se répète.
Dans ce cas, l’accès à la parentalité peut représenter non pas une ouverture, un réinvestissement
d’une nouvelle personne, d’une nouvelle période de vie, mais une tentative d’abolition temporelle
où l’enfant accomplira les désirs, souhaits inassouvis. Il y a une attente idéalisée d’une réparation des
souffrances des générations antérieures.

Article : Exil, transmission et fonction parentale face aux idéaux contemporains


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Qu’est-ce que la culture ?

La culture c’est un ensemble de sciences, croyances, morale, lois et coutumes, qui réfère à des
représentations sociales. Elle est constituée de rites.
C’est un ensemble de pratique et de comportement sociaux qui permet de penser, de voir le monde
et d’agir dessus.
La culture est présente au quotidien, car elle se réfère à un groupe d’appartenance.
Culture est spécifique à chaque individu. Elle est singulière. Chaque personne est porteuse de sa
propre culture. Elle est nécessaire pour un bon développement et est en parti héréditaire.
Plusieurs cultures peuvent fusionner pour en donner une seule propre à l’individu.
C’est une enveloppe sociétale dans lequel baigne l’individu depuis sa naissance.
La culture n’existe qu’en rapport avec celle des autres (définir sa culture par rapport aux autres)
Il faut s’approprier une culture pour pouvoir se construire.
La non affiliation à une culture entraine une sorte d’absence d’identité. La non acception de la
culture singulière par les autres créé un sentiment d’incompréhension et de rejet.
Pour construire sa culture singulière, il faut que l’individu ait accès à une culture, qu’il y ait une
transmission.
La définition de la culture est propre à chacun, puisque qu’une culture est différente selon chaque
individu.
Il faut qu’il y ait une appropriation et une identification d’une culture pour qu’elle soit singulière,
sinon la personne vit à travers la culture d’un autre.
La culture est acquise non pas innée, dynamique et non statique.
Dialectique entre la culture du groupe social et familiale
Il y a l’histoire familiale qui promeut un remaniement de la culture, mais aussi les recherches en
science (facteurs socio-historique sont à prendre en compte).

Correction :
La culture est un ensemble de croyance, de valeurs, de représentations, de traditions, construite et
partagé par l’homme. Elle est acquise et pas innée. Elle est transmise de génération en génération et
partagé par un groupe par enculturation. L’enculturation est favorisée par la socialisation et
l’éducation. Il s’ git également de l’ensemble des connaissances partagé dans un groupe familiale
mais également dans un exo-groupe (tout ce qui n’est pas la famille). La culture correspond
également aux représentation collectives lié aux croyances, aux valeurs, aux normes, aux règles et
aux habitudes. Elle est la résultante d’une dialectique (d’un dialogue, d’une interaction) entre le
groupe familial et les institutions sociales. Elle donne un sens aux conduites individuels et groupales.
Et elle est acquises par la voie de la transmission d’une génération à une autre sur plusieurs
générations. Elle évolue dans le temps, elle est dynamique, soumise à une transformation interne
dans le groupe familial lié aux choix des individus appartenant à cette famille, mais également à une
transformation externe, avec des facteurs socio-historique (recherche en science, révolution
industrielle, grande guerre). Qu’il n’y ait ou pas des modifications, il y aura toujours une cohérence
interne et une unité qui vont être conservé.
La culture va régir la manière dont les individus vont se percevoir, mais aussi vont percevoir l’altérité.
C’est la rencontre de l’altérité qui va faire exister la culture, c’est parce que les autres pensent et
agissent différemment qu’on se rend compte de ce qu’on est (Rôle de l’autre dans l’expérience de
soi, Masud Kahn). C’est la culture qui va renforcer le sentiment d’appartenance à un groupe donner,
et qui va renforcer les identités (identité personnelle, sociale et culturelle).
L’identité personnelle correspond à la perception subjective que la personne a de son individualité.
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L’identité sociale est assignée par autrui, qui regroupe tous les éléments permettant d’identifier
l’identité de l’extérieur (fille de…). L’accent est mis sur les appartenances, puisque c’est ce qui
détermine le statut du sujet.
L’identité culturel rencontre des processus d’appropriation et de partage des éléments culturels par
l’individu de son environnement social.

Qu’est-ce que l’enculturation ?


L’enculturation : c’est l’apprentissage et l’appropriation, par l’individu, de la culture de son groupe de
référence. On peut faire partie d’une même société mais avoir une enculturation différente. C’est
l’appropriation de sa propre culture, on nous la transmet et on se l’approprie.
C’est le processus de construction de sa culture.
Exemple : Lina s’approprie la culture de son pays d’accueil, qui rentre en conflit avec celle de sa
culture d’origine (de ses parents).