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Jolly, Léopold (pharmacien à Paris). Note sur l'emploi de l'or dans le traitement des maladies nerveuses... par Ld Jolly,....

(1892).

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^"/ SUR

L'EMPLOI DE L'OR

DANSLK

DES MALADIES NERVEUSES


^jftUTEMENT
Travail présenté à la Société de MédecinePratique
'' de Paris.

Par L* JOLLY
Pharmaciende l" classe,Officierd'Acaie'mic.

Si nous nous en rapportons à la lettre de l'histoire, elle nous


apprend que les alchimistes du moyen âge s'occupaient avec passion
du grand oeuvre, c'est-à-dire de la découverte de la Pierre philoso-
phale, laquelle devait avoir la propriété de changer tous les métaux
en or.
A partir du treizième siècle, on attribue à la pierre philosophale
une nouvelle propriété, celle de guérir les maladies et de prolonger
la durée de l'existence humaine. Aussi, dès cette époque,
constatons-nous, pour ainsi dire, deux classes d'alchimistes. A côté
des Raymond'Lulle, des Nicolas Flamel, etc., uniquement i-réoccupés
de la transmutation des métaux en or, et jouissant plus ou moins
de la faveur des rois dont les caisses sont trop fréquemment vides,
nous trouvons une autre classe d'adeptes travaillant dans le demi-
jour, à l'ombre des premiers. L'objet de leurs travaux est la décou-
verte d'une médecine universelle, d'un breuvage de vie, d'une pàk
nacée à tous les maux. « Guérirpar la Science tous les maux, telesft *
lesecret de l'alchimie », adit un de ces adeptes du seizième siècle.
Nous proposant de faire ici une .étude de l'or spécialement au
pojntdevue de son emploi en médecine/nous ne nous occupe--
rbns que dès travaux de'cettê dernière classe d'adeptes.
/Nicolas Grbsparmy, auteur du fràietez- de la pierre, manuscrit du
dix-septièmo siècle, dit ceci : « Il se trouve uno pierro do grande
vertu (pierre philosophalc), qui est dite pierre et n'est pas pierre;
elle est minérale, végétale et animale, et se trouve en tous temps,
en tous lieux, en toutes personnes. .
« La pierre proprement dite n'est qu'une quinlosecnco très pure
qui abonde plus un l'or qu'en aulro chose. L'or vulgaire est mort
et n'est que terro, dans laquelle pourtant est caché l'or des philo-
sophes, qui est la dite quintescenco, qui est la vie et l'Ame do l'or
vulgaire. »
Telle est, en quelques mots, la légende qui a conduit à l'emploi
do l'or comme médicament, et servi de guide à la préparation de l'or
potable et desélixirsde vie. Il est indubitable qite ce métal a été
fréquemment administré pendant les quinzième et sciziètno siècles.
Ou le trouve classé dans tous les oavrages de thérapeutique jusqu'au
milieu du siècle dernier. Il n'est, pour ainsi dire, pas un livre de
médecine de ce temps qui n'en parle avec une sorte do respect et
d'admiration. Les guerisons opérées sont racontées avec do tels
détails et d'une manière tellement authentique, qu'il est impos-
sible de douter. Ecoutez, par exemple, le comte Pic de la Miran-
dolo:
a II est bien prouvé qu'Antoine, notre chirurgien, il y a quelques
années, a guéri eu peu de jours une dame d'Imola qui se mourait
de la poitrine et l'a rendue à sa première santé seulement avec l'or
potable. »
Il parait aussi qu'à l'époque de la renaissance l'or était considéré
comme un moyen puissant de développer les forces vitales et qu'on
le" donnait même aux enfants. Brantôme en parle en différents
endroits dans la vie des Dames galantes.
Il ressort de la lecture des livres et manuscrits alchimiques que
l'on a employé des préparations d'or fort diverses. Un auteur pres-
crit sonor potable à la dose d'un grain de moutarde; quelques autres
vont jusqu'à un gros, et enfin un médecin permet uno once par
jour, mais en recommandant, pendant ce temps, de boire peu de
vin. A côté, nous voyons un médecin, llerman, qui considère certai-
nes préparations d'or potable comme dangereuses, parce qu'elles
contiennent des nvustrues corrosives; mais il reconnaît l'utilité de
l'qr convenablement préparé et administré à doses prudentes.
Il nous a été communiqué une recette d'élixir vital que son pos-
sesseur considère sinon comme identique, du moins comme très
rapprochée de l'élixir de Cagliostro. On sait que ce personnage,
sous les "différents noms de comte de Saint-Germain, d'Acharas, do
Joseph Balsamo, s'était acquis, dans la seconde moitié du siècle
dernier, une réputation extraordinaire dans tous les pays qu'il a
parcourus, par ses cures au moyen de l'élixir qu'il préparait en
secret dans son laboratoire. '..'.-
Il est composé principalement d'or, d'huiles essentielles, d'alcool
et d'un grand excès d'acide phosphoriquo, \
"
La légendo suivante accompagne cette formule :
« La quintessence n'est pas aulro choso quo la vertu de la nature,
extraite de manière à co quo tous ces principes soient réduits en un
mélango tempéré, dans lequel on ne trouve plus rien do contraire,
rien de corruptible.
Cette pure essence est triplo : animale, végétalo et minérale. Dans
les animaux, elle est très subtile et conséquomment volatile, com-
bustible et destructible; dans les végétaux, elle réunit les mêmes
aMributs et elle est, de plus, corruptible; mais dans les minéraux et
surtout dans les métaux parfaits, elle est fixe et incorruptible. »
Puis vient l'oxplication : L'or est le métal le plus parfait; il repré-
sente la perfection vitale dans les minéraux.
Le phosphore, retiré d'abord do l'urino, puis des os, quo tous les
tissus renfermont et surtout le cerveau, constitue l'essence vitale
du règne animal, principalement quand il est combiné avec le feu et
la lumière. (Pour ous, .ujourd'hui, la combinaison du phosphore
avec le feu et la lumière, 'e phosphore brûlé, c'est l'acide phospho-
rique.)
Enfin, l'essence do vie chez les végétaux est représentée par les
parfums, les huiles essentielles, dont le caractère est la volatilité,
Tous ces principes étant réunis, solubilisés par des procédés
longs et minutieux, constituaient la panacée dos alchimistes
du moyen âge. On croyait qu'il se mêlait des sortilèges à
cette préparation, parce que chaquo chef, jaloux du secret do sa
composition et de son modo opératoire, s'enfermait avec lo plus
grand soin pour accomplir son opération, laquelle durait plusieurs
jours.
Il résulte déco qui précède, que,pour les alchimistes,le secret du
grand oeuvre consistait à extraire le principe de vie répandu dans
toute la nature, à l'emprunter aux trois règnes et ensuite à le fixer
en uno seule essence. '
En résumé, les alchimistes cherchaient un moyen de prolonger
la vie en débarrassant l'économie d'une foule de malaises qui aug-
mentent avec les années ; ils appelaient cela la régénération des
vieillards. Or, voici la définition quo donne un adepte de la régéné-
ration des vieillards. (Grasseus — Praxis chimica.)
<tJ'appellerai régénération un nouvel état de l'esprit et du tem-
pérament., i. Cav le corps, qui auparavant était paresseux, lourd,
impur,infirme et impuissant, devient, parla régénération,semblablo
à l'âme et à l'esprit ».
Enfin, si nous voulions condenser le but des alchimistes et l'cxpri-
îùer dansnôtre langage moderne, nousCirions qu'ils se proposaient;
au moyen do l'or potable, do prolonger l'existence, en stimulant
l'organisme et on lo débarrassant do ses tares acquises ou hérédi-
taires,
A la fin du sièclo dernier, l'alchimie disparut pour faire place à
la chimie ; toutes les préparations d'or potable et les élixirs do vie,
lurent en mémo temps abandonnés, à peu près complètement, ou
ne furent plus exploités quo par los charlatans. Mais vers 1810, le
D' Chrestien.de Montpellier, rappela l'attention des médecins sur les
préparations d'or et en vanta l'efficacité contre la syphilis, la scro-
fule elles dartres. LoDr Legrand, d'Amiens, un do ses étèves, publia
un travail considérable sur ce même sujet et confirma les assertions
de son maître. Un certain nombre d'autres médecins de France et
do l'étranger ont répété les mêmes expériences, mais avec des suc-
cès divers.
Dans cetto nouvelle résurrection, les sels d'or ont été préconisés
pour lo traitement d'affections fort différentes do celles auxquelles
les appliquaient les alchimistes. Leur succès no fut qu'éphémère
et diverses causes contribuèrent à leur abandon à peu près com-
plet.
Les composés auriques employés étaient les uns solubles, les au-
tres insolubles. Comme sel soluble, on employa surtout le chlorure
d'or simple ou le chlorure d'or et de sodium ou de potassium. Cha-
cun de ces sels a une réaction franchement acide et exerce une
action caustique. Comme tous les sels d'or ont la propriété d'être
décomposés par les matières organiques, l'oxyde d'or étant ramené
à l'état métallique et par conséquent insoluble, l'emploi sous forme
de sirops ou de pilules était défectueux. Le D'Chrestien fai-
sait mélanger le chlorure d'or à une matière inerte, lycopode, pou-
dre d'iris lavés à l'alcool, ou poudre d'amidon, et chaque jour on
frictionnait la langue ou les gencives avec une quantité correspon-
dant à 2 milligrammes par jour ; on augmentait progressivement
jusqu'à 25 milligr. ; le Dr Niel a même été jusqu'à 5 centigrammes.
Indépendamment de la couleur violet foncé que prenaient la lan-
gue, les gencives et les dents, il se produisait une irritabilité in-
flammatoire souvent accompagnée d'excoriations, qui obligeaient à
suspendre fréquemment le traitement et s'opposaient à ce qu'il fût
suivi assez longtemps dans la plupart des cas.
Parmi les composés insolubles, l'oxyde d'or et le stannate d'or
(pourpre de cassius) étaient le plus souvent employés sous forme
de pilules de 0 milligrammes que l'on donnait progressivement jus-
qu'à 10 par jour: on comprend facilement que ces deux composés,
en raison de leur solubilité difficile, même dans les acides énergi-
ques, ne'pouvàiênt donner que des résultats incertains.
: À côté des inconvénients inhérents à l'emploi des préparations
d'or, il est à peu près certain que le mercure, mieux employé que
par le passé/ fut à cette époque reconnu supérieur à l'or dans le
traitement de la syphilis et contribua pour une large part à son
abandon. Au même temps aussi, l'iode fit son entrée dans la théra-
peutique et remplaça co métal dans lo traitement de la scrofulo et
desdartres.
L'or possède donc en réalité des propriétés thérapeutiques voisi-
nes do celles du mercure et de celles do l'iode. Il nous a paru inté-
ressant de comparer et do dégager avec soin les propriétés de cha-
cun do ces trois corps, afin do bien préciser les cas où chacun d'eux
peut être employé avantageusement.
Le mercure est un antisyphilitique puissant ou mieux l'antimi-
crobien le plus énergique peut-être ; l'or a des propriétés semblables,
mais plus faibles. Le mercure abaisse la vitalité des éléments ana-
tomiques et ralentit la nutrition générale ; l'or, au contraire, excite
la vitalité et augmente considérablement tous les phénomènes nu«
tritifs ; ces effets produits sont le résultat d'une action stimulante
énergique spéciale sur le système nerveux.
D'après les travaux du Dr Miquel, l'iode et lo chlorure d'or sont
antimicrobiens à peu près à la même puissance. Tous deux sont des
excitants, mais l'action do l'or semble plus énergique.
S'il y a similitude sur certains points entre les propriétés théra-
peutiques des trois corps, il n'y a pas identité complète, et, sur d'au-
tres points, il y a divergence. De sorte que, si le mercure et l'iode
ont leurs indications bien nettement établies aujourd'hui par uno
longue expérimentation, nous croyons que l'or peut aussi rendre
de réels services, surtout dans certaines classes d'affections contre
lesquelles notre arsenal thérapeutique est loin d'être riche ; nous
voulons parler dos affections nerveuses graves.
Nous empruntons à The therapeutic Gazette (sept. 1884)l'article
suivant sur l'emploi du chlorure d'or et de sodium : Le professeur
do thérapeutique de l'Université de Pensylvanie, D* Bartholow, a
constaté que co médicament exerce une action remarquable sur la
nutrition des tissus, dont il active les métamorphoses, en même"
temps qu'il agit favorablement sur la constitution du sang. Il si-
gnale notamment ses bons effets dans les scléroses rénale et hépa-
tique, et spécialement dans la sclérose des cordons postérieurs de
la moelle. Employé avec assez de persistance au début de l'ataxielo-
comotrice, il a paru arrêter la marche de cette affection. Dans cette
forme d'hypocondrie qui coïncide avec un début do processus dé-
génératif des vaisseaux cérébraux, l'auteur a observé d'excellents
résultats. De même,dans la débilité sexuelle, dans la dysménorrhée
par menstruation insuffisante, dans la métrite chronique accompa-
gnée de ces derniers symptômes, l'administration de ce médica-
ment suffisamment prolongée a été suivie de très bons effets. L'au-
teur conclut que l'emploi des sels d'or mérite d'être étudié à nou-
veau et mieux que par le passé.
Il y a 7 bu 8 ans, }e;D' P. Bouland, notre ancien collègue à cette
Société, aujourd'hui membre honoraire, nous avait communiqué la
formula do l'élixir aurico-phosphoriquo dont nous avons parlé
précédemment, désirant on étudier sérieusement les propriétés thé-
rapeutiques, disait-il. Le possesseur do celte recette, son client, âgé
do "5 ans à cctto époque, jouissait à cet àgo d'une santé plus floris-
sante qu'à 00 ans, parco quo, depuis 15 années, il prenait chaquo
malin 10 gouttes do sou élixir vital, lesquelles devaient contenir
environ un milligramme d'or.
Nous avons étudié séparément l'action do l'acido phosphoriquo
seul ou plutôt de l'acido phosphoviniquo, composé éthéro acide, et
celle des sels d'or. On pourrait retrouver dans les bulletins de la
Société uno communication du Dr Bouland, avec présentation du
malado, signalant la guérison d'une nécrose du pied par l'usago do
l'acide phosphoviniquo après une année do traitement régulier.
Les sels d'or ont égalemcntdonné de bons résultats ; maisjcommo
il arrive souvent, les malades disparaissent dès qu'ils se sentent
améliorés, et on n'a pas la possibilité do compléter les obser-
vations.
Un malado, présentant les premiers symptômes île l'alaxio loco-
motrice, lut traité par lo phosphovinate d'or ; au bout do quelques
mois, on n'en entendit plus parler. Seulement, de temps à autre, on
nous demandait, par l'intermédiaire d'un droguiste, un flacon do
solution do phosphovinate d'or. L'été dernier, co malado revint à
Paris et nous avons pu constater de oisu qu'il no restait plus trace
d'ataxie ; il avait suivi lo traitement pendant 5 années consécutives.
Il nous a annoncé en même temps que son frère avait été atteint do
la même maladie et quo, par le même traitement, il se trouvait
aujourd'hui à peu près complètement guéri.
Il résulte do nos expériences que chacun dos composants miné-
raux de la solution aurico-phosphorique nous ont donné séparé-
ment des résultats thérapeutiques très marqués ; mais leur asso-
ciation a notablement accru les effets do chacun des composants et
fait disparaître les symptômes de fatigue et d'énervement que pro-
duisent souvent les autres sels d'or.
Nos recherches sur la constitution minérale; phosphatée du sys-
tème nerveux nous permettent de donner l'explication de ces résul-
tats.
L'or exerce primitivement sur tout le système nerveux une action
stimulante des plus puissantes. Cette action se traduit secondaire-
ment par l'exaltation des fonctions intellectuelles ; tous les phéno-
mènes de la nutrition reçoivent une impulsion très vivo ; les orga-
nes génitaux sont également surexcités. Or, cette stimulation ner-
veuse généralisée occasionne une dépense importante d'acide phos-
phorique, laquelle produit souvent la fatigue, ainsi qu'on lo cons-
./ tàté quand on emploie lo chlorure d'or et de sodium. Mais lorsque'
les deux éléments,'or et acide phosphorique, sont associés dans des
proportions telles quo l'apport phosphoriquo est au moins égal à Ja
dépenso supplémentaire, aï<*rsla fatiguo ctl'éuervcment constatés
ne se produisent plus.
La liqueur éthéro-alcoolique de phosphovinate d'or titrée, quia
servi à nos expériences, renferme par chaquo gramme, correspon-
dant h 40 gouttes, 2 milligrammes d'or et un décigramme d'acide
phosphoriquo. La dose maximum employée a été de 2 grammes
par jour. On commence par 10 gouttes chaquo jour et on aug-
mente de 5 gouttes toutes les semaines. Cette liqueur étant forte-
ment acide, elle so trouve contre-indiquéo dans tous les étals inflam-
matoires de l'estomac ; nous devons ajouter d'ailleurs que tous les
sels d'or solubles sont toujours fortement acides aussi ; ils sont
donc contre-indiqués également dans les mêmes cas
L'état de l'estomac, qui se traduit par des aigreurs pendant la
digestion, n'est pas nue contre-indication absolue à l'emploi des
sels d'or. Nous connaissons deux malades, atteints de cette forme
do dyspepsie, qui ont vu leur état s'améliorer et leurs digestions se
rétablir sous l'influence du phosphovinate d'or.
Si nous cherchons à rapprocher l'opfi-3>n des alchimistes du
moyen âge, sur les propriétés thérapeutiques de l'or, de celle des
médecins du commencement de co siècle, nous nous trouvons
presque dans l'impossibilité do tirer une conclusion pratique, puis-
qu'a côté de l'affirmation admirative dos premiers, nous constatons
les réserves presque négatives des seconds, s'appuyant sur îles résul-
tats divers. D'où vient cette divergence aussi considérable ?
Il est certain que les anciens connaissaient les propriétés stimu-
lantes do l'or sur toutes les fonctions de l'organisme, et qu'ils
tiraient de son emploi des effets extrêmement utiles, surtout quand
ilsluiassociaientracidephosphoriquo.il est évident aussi qu'ils
ont connu l'action de l'or sur les scrofules, sur la maladie décrite
par Fracastor, et qu'ils les ont combattues au moyen des prépara-
tions d'or potable. Mais, comme leur but était, avant tout, de pro-
duire la vigueur physique, Je relever les forces, de faire disparaître
une foule do malaises dans l'espoir'de prolonger l'existence, on
faisait usage des élixirs de vie d'une manière continue et pendant
de longues années; c'est pourquoi ils ont obtenu des résultats qui
ont provoqué leur admiration.
Au commencement do ce siècle, l'or n'est plus employé que
comme aiitisyphilitique, mais il est reconnu moins actif quo le
mercure. En outre, le mode d'emploi présentant des inconvénients
sérieux, on est obligé d'en suspendre fréquemment l'usage ; les
résultats sont douteux et il est abandonné.
On peut donc dire quo le but poursuivi par les deux classes d'ex-
périnientàteurs est différent ; la forme pharmaceutique) le mode
d'emploi, la durée du traitement diffèrent également, tout cela
explique donc les résultats opposés et les opinions contraires.
Enfin, dans ces derniers temps, le D[ Bartholow tente un nouvel
emploi des sels d'or pour une classe de maladies, sur lesquelles ils
n'ont pas encore été expérimentés, et les résultats sont favorables.
De notre côté, nous pouvons ajouter, à l'actif de ce nouvel emploi
des sels d'or, deux succès chez des malades dont le traitement a été j
inspiré parle Dr P. Boulan'd, succès qui îlôus sont apportés d'une .?
manière presque inespérée. '.
Tous ces faits ne sont pas suffisants, sans doute, pour affirmer j
d'une manière absolue l'efficacité des sels d'or ; ils sont encoura- ;
géants et autorisent le médecin .à en tenterde nouvelles applications j
dans toutes les formes graves des maladies du système nerveux, \;
surtout en présence du peu de résultat constaté des- autres métho*
des de traitement. Il est évident que le succès sera d'autant mieux
obtenu qu'on agira plus près du début de la maladie et quo le trai-
tement sera suivi plus longtemps.
De toutes les préparations d'or celle qui, à nos yeux, doit avoir la
préférence est le phosphovinate d'or, parce qu'il répond le mieux
aux besoins physiologiques et pathologiques de l'appareil nerveux,
présentant, à côté de l'or stimulant antidiathésique, le support mi-
néral phosphaté qui favorise la régénération nerveuse.

On. peut se procurer le Phosphovin^ôr^fS^d la


pharmacie, 64, faubourg Poissonq{è§e\ Pans.rS

Clermoht (Oise). *- Imprimerie Dalx frères, placé St-André, 3,