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CONCOURS 2005 D'ADMISSION DANS LES ECOLES DU SERVICE DE SANTE DES ARMEES

CATEGORIE BACCALAUREAT

Sections : Médecine - Pharmacie

EPREUVE DE PHYSIQUE

Mardi 03 mai 2005 à 13 heures 30 (heure de Paris)

Durée : 1 heure Coefficient : 2

Avertissements :

- l'utilisation de calculatrices, de règles à calculs, de formulaires et de papier millimétré n'est pas


autorisée.
- il ne sera pas utilisé d’encre rouge.
- il sera tenu compte de la qualité de la présentation des copies et de l’orthographe.
- le candidat respectera les notations du texte et la numérotation des questions.
EXERCICE I : Réactions nucléaires (6 points)

Les trois parties (1., 2. et 3.) sont indépendantes.

1. Dans les étoiles dont la masse est supérieure à 1,5 fois la masse du Soleil, le principal processus de fusion à
l’origine de l’énergie libérée est le cycle CNO :
(1) 12
6C + 11 H → 13
7N (2) 13
7N → 13
ZX + 01 e
(3) 13
ZX + 11 H → 147 N (4) 14
7N + 11 H → 15
8O

(5) 15
8O → AZ''Y + 01 e (6) A'
Z 'Y + 11 H → 12
6C + 42 He

1.1. Déterminer les valeurs de Z, Z’ et A’. Identifier X et Y.


1.2. Nommer les particules 11 H et 01 e .
1.3. Attribuer aux réactions (1) et (2) un type de réaction nucléaire.

2. Énergie de masse

On considère les deux réactions nucléaires (a) et (b) suivantes :

(a) 7
3 Li + 42 He → 10
5B + 01 n (b) 7
3 Li + 42 He → 11
5B

2.1. Montrer qu’une seule de ces réactions libère de l’énergie.


2.2. Définir l’énergie de liaison d’un noyau.
11
2.3. Poser le calcul (sans l’effectuer) permettant d’obtenir, en MeV, l’énergie de liaison du noyau 5B à partir
des données.
2.4. On donne les valeurs des énergies de liaison de deux noyaux :
4 10
2 He : 28,45 MeV; 5 B : 65,12 MeV.
Quel est le noyau le plus stable ? Justifier.
Données :
• masses des noyaux et particules :
mHe4 = 4,0015 u ; mLi7 = 7,0144 u ; mB10 = 10,0102 u ; mB11 = 11,0066 u ;
mneutron = mn = 1,0087 u ; mproton = mp = 1,0073 u.
• 1 u = 1,66054 × 10−27 kg ;
• 1 eV = 1,602 × 10−19 J.

3. Radioactivité artificielle

On bombarde des noyaux d’aluminium 27 par des particules α pour former l’isotope 30 du phosphore.
3.1. Écrire l’équation de la réaction nucléaire de formation du phosphore 30.
3.2. L’aluminium 27 n’est pas radioactif alors que le phosphore 30 est radioactif β+. Écrire l’équation de la
désintégration du phosphore 30.
3.3. On arrête le bombardement des noyaux d’aluminium par des particules α : à cette date, l’échantillon de
phosphore a une activité A0 = 7,2 × 1013 Bq. On attend un peu pour que l’activité de l’échantillon devienne
A1 = 9,0 × 1012 Bq.
Quelle est la durée écoulée depuis la fin du bombardement ?

Données :
demi-vie du phosphore 30 : 156 s ;
11 Na 12 Mg 13 Al 14 Si 15 P 16 S 17 Cl 18 Ar
EXERCICE II : Circuit RC série (7 points) 1 R1
(K) i
On considère le circuit schématisé ci-contre comportant : 2 u1
• un générateur de tension E ; E A
• un condensateur (AB) de capacité C ;
• des conducteurs ohmiques de résistances R1 = R2 = R ; R2 u2 uC C
• un commutateur K à deux positions notées 1 et 2. B
Le candidat respectera les notations et orientations du circuit.
1. Le condensateur étant déchargé, on bascule l’interrupteur (K) sur la position 1 à un instant choisi comme
origine des dates.
1.1. Établir l’équation différentielle à laquelle satisfait la tension uC aux bornes du condensateur pour t ≥ 0 s.
1.2. Quelles sont, au tout début du régime transitoire (instant de date t = 0+), les valeurs littérales de uC(t = 0+),
u1(t = 0+), u2(t = 0+), i(t = 0+) ?
1.3. Exprimer littéralement la constante de temps τ1 du circuit et en déduire la date approximative t1 de la fin du
régime transitoire.
1.4. Quelles sont les valeurs littérales de uC, u1, u2 et i lorsque l’interrupteur est en position 1 depuis très
longtemps (t > t1) ?

2. L’interrupteur étant en position 1 depuis très longtemps, on le bascule en position 2 à un instant choisi comme
nouvelle origine des dates.
2.1. Établir l’équation différentielle qui régit les variations de la tension uC aux bornes du condensateur pour
t ≥ 0 s.
2.2. Quelles sont, au tout début du régime transitoire (instant de date t = 0+), les valeurs littérales de uC(t = 0+),
u1(t = 0+), u2(t = 0+), i(t = 0+) ?
t

( avec τ2 = 2RC) est solution de l’équation différentielle établie à la
τ2
2.3. Vérifier que la fonction uC = A e
question 2.1., quelle que soit la valeur de A, puis déterminer l’expression littérale de A.
2.4. Quelles sont les valeurs littérales de uC, u1, u2 et i à l’instant de date τ2 ?
2.5. Quelles sont les valeurs littérales de uC, u1, u2 et i lorsque l’interrupteur est en position 2 depuis très
longtemps ?

EXERCICE III : Mouvement d’un projectile (3 points)


On étudie le mouvement du centre d’inertie G d’une balle, supposée
ponctuelle, lancée d’un point A situé à une hauteur h au dessus du sol. On z
admet que la balle est en chute libre dans le champ de pesanteur uniforme.
L’étude est faite dans le référentiel terrestre, supposé galiléen pendant la A v0
courte durée de l’observation.
α sol
On choisit : k
- le moment où la balle est lancée comme instant origine des dates ;
O y
- le point O comme origine du repère d’espace (O ; j , k ) : voir schéma ci-contre. j

La balle est lancée avec une vitesse initiale oblique, orientée vers le bas (le vecteur-vitesse v 0 fait un angle α avec
l’axe vertical).
1. Établir, dans le repère choisi, les coordonnées du vecteur-accélération a G du point G pendant la chute libre de
la balle.
2. Établir les expressions des coordonnées du vecteur-vitesse v G du point G en fonction du temps.
3. Établir les expressions des coordonnées du vecteur position OG du point G en fonction du temps.
4. Établir l’équation de la trajectoire du point G. Recopier le schéma ci-dessus et tracer l’allure de cette
trajectoire.
EXERCICE IV : Satellites de Jupiter (4 points)

Jupiter possède 16 satellites (4 petits satellites en orbite circulaire équatoriale très proche de la planète, 4 gros
satellites dits galiléens également en orbite circulaire équatoriale et 8 satellites en orbite elliptique).
On considère que Jupiter et ses satellites sont des corps dont la répartition de masse est à symétrie sphérique.

1. Étude générale

On s’intéresse au mouvement du centre d’inertie d’un satellite en orbite circulaire autour de Jupiter.
L’étude est faite dans un référentiel « jupitérocentrique », d’origine le centre de Jupiter et d’axes dirigés vers trois
étoiles fixes.
Notations :
- Jupiter : masse MJ ; centre d’inertie J ;
- satellite : masse mS ; centre d’inertie S ; rayon de la trajectoire rS ; période de révolution TS ;
- constante de gravitation universelle : G
1.1. Dans le cas général, donner les caractéristiques du vecteur-accélération a d’un point en mouvement
circulaire et uniforme. Préciser l’expression littérale de la valeur de a en fonction de la vitesse V du point
et du rayon r de sa trajectoire.
1.2. Donner les caractéristiques de la force d’interaction gravitationnelle exercée par Jupiter sur le satellite.
Faire un schéma.
1.3. En déduire les caractéristiques du vecteur-accélération a S du centre d’inertie S du satellite. Les
interactions entre le satellite et les autres corps (planètes, autres satellites) sont négligées.
1.4. En modélisant le mouvement du centre d’inertie S par un mouvement circulaire uniforme, établir
l’expression de la vitesse VS du point S en fonction de G, MJ et rS.
1.5. En déduire l’expression de la période de révolution TS du satellite en fonction de G, MJ et rS.

2. Les satellites de Jupiter

T2 (s 2)

On a représenté ci-contre, 3,0E+12

pour les huit premiers


satellites de Jupiter, les
variations de la grandeur
T2 en fonction de la 2,0E+12
grandeur r3.

Donnée : 1,0E+12

G = 6,67×10−11N.m2.kg−1.

0,0E+00 r 3 (m 3)
0,0E+00 1,0E+27 2,0E+27 3,0E+27 4,0E+27 5,0E+27 6,0E+27 7,0E+27

2.1. Quelle loi retrouve-t-on ? Justifier.


2.2. Déduire du graphique la valeur approchée de la masse de Jupiter.

FIN DE L’EPREUVE DE PHYSIQUE