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ANALYSE D’UN

ESPACE URBAIN
A COMPIEGNE

Le quartier du
Petit Margny:
étude des rues de
Clermont et du Petit
Margny

UV: UR02, A09

Responsables:
M. DEHAN,
Mme MOTTA

Etudiante:
Céline BERNARD, GSU05
SOMMAIRE 2

Page
Présentation de la zone d’étude..........................................................................................................................3

Perception subjective (1) ................................................................................................................................... 4


Perception subjective (2) ................................................................................................................................... 5

Analyse séquentielle ......................................................................................................................................... 6

Coupes schématiques .......................................................................................................................................7

Silhouette ..................................................................................................................................................... 8

Qualités formelles ............................................................................................................................................ 9


10
Plan masse des hauteurs .................................................................................................................................
Plan masse des fonctions ................................................................................................................................. 11
12
Composantes du paysage urbain (1) .................................................................................................................
Composantes du paysage urbain (2) ................................................................................................................. 13
14
Ambiances diurnes ...........................................................................................................................................
Ambiances nocturnes........................................................................................................................................ 15

Temporalité....................................................................................................................................................... 16
Analye qualitative des usages ........................................................................................................................... 17

Fiche parcellaire (1) .......................................................................................................................................... 18


Fiche parcellaire (2) .......................................................................................................................................... 19
Fiche parcellaire (3) .......................................................................................................................................... 20
Fiche parcellaire (4) .......................................................................................................................................... 21

Bilan qualitatif ................................................................................................................................................ 22


Présentation de la zone d’étude 3

Fig. b (ci-dessus): Cadastre lié à la zone d’étude individuelle


Source: cadastre fourni par les communes de Compiègne et de Margny-les-Compiègne,
modifié avec Autocad 2008 et Photoshop CS3

La zone d’étude est située à l’entrée Nord Ouest de la ville de Compiègne. Elle dépasse même la limite
communale entre Compiègne et Margny-lès-Compiègne (ligne rose sur la figure b). En effet, il est apparu
Fig.a (ci-dessus): Secteur étudié par le groupe (violet)
et par moi-même (mauve) intéressant d’inclure la zone d’implantation des garages située à proximité de cette limite et qui est actuel-
Source: photo aérienne de l’ARC, modifiée avec Photoshop CS3 lement le centre de conflits d’intérêts.

«Voies d’accès rapide, concentrations commerciales, coupures urbaines (par rapport au rural). A l’heure où les frontières de villes sont de plus en plus floues, leurs entrées restent des
territoires à la fois porteurs - pour l’afflux d’activités économiques qu’ils génèrent - et décriés - pour le caractère hétérogène de leur développement et leur manque flagrant d’urbanité»
(extrait du dossier «Quelques clés pour les entrées de ville», Traits Urbains n°18 octobre 2007). L’entrée de Compiègne par le Nord Ouest n’échappe pas à cette description comme vous allez
le voir tout au long de cette analyse urbaine.
PErception subjective (1) 4
Un espace...

- dangereux du point de vue de la circulation


(quelque soit les types d’usagers)

* Circulation intense et rapide (souvent, non-respect


de la limite à 50km/h) sur la N60 (rue de Clermont),
* Faible visibilité des passages piétons (Fig a),
* Faible visibilité et étroitesse à la confluence des rues
du Petit Margny et de l’Anthémis (Fig.b).

Fig. a: Rue de Clermont, une piétonne traverse mais la Fig.b: Manque de visibilité au coin des rues du Petit Mar-
voiture en face continue d’avancer gny et de l’Anthémis

- délabré

* Présence de nombreuses habitations ou anciens


commerces en décrépitude voire à l’abandon (Fig c),
* Clôtures peu esthétiques, de nombreux déchets
sur la chaussée (Fig d),
* Quelques équipements publics en mauvais état
(Fig e).

Fig. e: Un fil électrique aérien pend à


Fig. c: Un ancien commerce à l’abandon Fig. d: Des déchets sur l’espace public hauteur d’homme (rue de Clermont)
(rue du Petit Margny) (rue de Clermont)

- un sentiment d’insécurité

* Protections nombreuses et importante des habita-


tions (clôtures, hautes et opaques), (Fig f)
* Protections des commerces (chiens de garde, clôtu-
res surmontées de barbelées Fig g,...),
* Des personnes peu enclines à parler aux inconnus
dans la rue (vécu des visites).
Fig f: Le portail opaque d’une habitation Fig. g: Une clôture surmontée de barbelés entoure la parcelle
(rue de Clermont). d’un vendeur de véhicules d’occasion (rue de Clermont).
PErception subjective (2) 5
Mais aussi un espace...

- incluant une promenade agréable le long des bords de l’Oise


Fig. a et b: Quai
de l’Ecluse
Le quai de l’Ecluse n’est pas uniquement réservé aux piétions. De plus, la proximi-
té de la station de fioul pour les péniches est à l’origine de nuisances olfactives. Ce-
pendant, il est agréable d’habiter au bord de lOise ou de s’y promener (Fig a et b).
a b

- situé à proximité d’équipements et du centre ville


Fig c: A moins de 700m du quartier étu-
Le quartier bénéficie de la proximité de nombreux équipements (la gare, le centre ville, dié on rencontre de nombreux équipe-
les industries, les grands centres commerciaux, l’université,...) qui le rend attractif ments
(Fig c). Source: Cadastre des communes de
Compiègne et de Margny-lès-Compiè-
gne, modifié avec Photoshop CS3

- en pleine évolution

Un projet de construction de logements collectifs à la place des garages de véhicules d’occasion est prévu (fin
2010 env.) lié au projet du nouveau pont reliant les deux rives de l’Oise (début 2010). (Figures d à f)
c

Fig. d: Esquisse en 2D du projet d’un nouveau


quartier sur la rive droite à la place des actuels ga-
rages.

Fig e: Modélisation du futur quartier (et du nouveau


pont) vu de la rive gauche.

Fig f: Modélisation du quai de l’Ecluse après les tra-


vaux.

Sources:
e Etudes de l’ARC rapport final (Figure X)
Arc Info N°3 Novembre 2005 (Figures X et X)
f
d
Analyse sequentielle 6

La zone étudiée inclut trois rues: 1. La rue (de Clermont) est 5. La nouvelle rue
de Clermont, du Petit Margny et de l’Anthémis. large et le regard porte loin. (rue du Petit Margny)
Elle peut-être divisée en 8 séquences qui s’éche- C’est pourquoi les voitures est plus étroite que la
lonnent tout au long du parcours choisi. Elles se ont tendance à accélérer! précédente.
distinguent toutes car elles correspondent chacu-
ne à des évenement urbains importants (rétrecis-
sement de voies, ouverture du champ de vision,
ambiance urbaine distincte,...).
NB: le quai de l’Ecluse n’est pas inclu dans cette
analyse car il impliquerait un retour en arrière sur
le parcours.

6. Manque de visibilité
2. La rue s’élargit: une nou- flagrant au croisement
velle voie de circulation est des rues du Petit Margny
créée. et de la rue de l’Anthémis

7. La rue est étroite, le


3. Le regard se perd dans le regard porte assez loin
vide créé soudain par les bâ- mais on se sent oppressé
tis plus légers de commerce. entre la voie de train et
les murs des bâtisses.

4. Une nouvelle rue apparaît


à gauche (elle est peu visible).
b 8. A droite, un escalier
mène à la rocade si-
Figures de haut en bas: tuée au-dessus de nous
a) Emplacement des séquences repérées et champ de vision des
photos présentées;
Source: cadastre fourni par les communes de Compiègne et de
Margny-les-Compiègne, modifiée avec Autocad 2008 et Photoshop
CS3
b) Serial vision du parcours, d’après la méthode de Kevin Lynch
(The view from the road)
Logiciel: Autocad 2008
CoUPES SCHEMATIQUES 7

3
6

Ces coupes schématiques en travers correspondent aux découpages de l’espace public en fonction des 6 principales séquences définies à la
planche précédente (suite à l’analyse séquentielle selon Gordon Cullen). Les dimensions qui sont portées sur les côtes sont en mètres.
Silhouette 8

La silhouette de l’espace, montée à partir de photographies numériques, permet d’avoir une vision globale des rues étudiées. Cet outil d’analyse urbaine facilite l’appréhension des pro-
blématiques telles que la hauteur des bâtis, la colorimétrie des façades...

Dans notre cas, la silhouette s’étend de l’entrée dans Compiègne (à la deuxième moitié de la rue de Clermont, l’autre motié de cette rue étant assez symétrique urbainement parlant) à la
partie de la rue de l’Anthémis précédant le tunnel créé par le passage de la rocade au dessus de la rue. Elle souligne bien le fait que le quartier est assez hétérogène: la hauteur du bâti,
la volumétrie ou encore la colorimétrie varie de façon importante tout au long de la zone étudiée. Cela nous permet d’insister sur le manque d’identité du quartier. Mais c’est aussi un
témoignage concret du fait que «la composition urbaine est (...) un art utilisant le temps» (extrait de l’Image de la Cité, de Kevin Lynch, p 1).
qUALITE FORMELLES 9

- dissymétrie importante
Fig a: Exemple de faça-
des en vis à vis souli-
Le site étudié se compose de nombreuses fonctions, typologies de bâtis,... Il retrace gnant la dissymétrie
l’évolution urbaine temporelle qui s’est effectuée ici par à coups. Il en résulte une (rue de Clermont)
importante disparité qui se traduit aussi par une dissymétrie importante (Fig a).

- la volumétrie caractéristique importante et changeante

Le site étudié inclut autant des commerces que des logements. Mais ces deux
fonctions n’envisagent pas de la même manière l’occupation du sol de leur
parcelle.
Conséquence sur la volumétrie (Fig b):
- impression de volumétrie faible dans le cas d’enseignes commerciales aux
structures légères et compactes,
- impression d’oppression aux abords des bâtis liés à l’habitat (diminué en cas
de vitrages importants).

Fig. b: Extrait de la silhouette des rues étudiées (extrait de la partie sud de la rue de Clermont) soulignant bien
l’évolution de la volumétrie.

- différents types de perspectives:

La sensation est totalement différente suivant que l’on se trouve rue de Clermont ou dans les rues du Petit Margny et de l’Anthémis:

- rue de Clermont: le regard peut porter loin mais à tendance à s’égarer avant dans la rue large (Fig c),
- rue du Petit Margny: le regard est stoppé par la rue en cul de sac (Fig d),
- rue de l’Anthémis: on se sent oppressé par les batîs et les grillages de protection de la voie de chemin de fer, finalement on aperçoit une échappatoire: au-delà de la rocade le regarde
porte loin jusqu’à la gare (Fig e),

De gauche à droite. Analyse


des perspective rue de:

- Clermont (Fig c)

- Petit Margny (Fig d)

- L’Anthémis (Fig e)

c
d e
Plan Masse DES HAUTEURS 10

Le plan ci-contre appuie l’idée que le quartier est hétéroclite. En effet, on y rencontre une grande
diversité de hauteurs bâties éparpillées sur tout le secteur.

Figure: plan des hauteurs


Source: cadastres des communes de Margny-lès-Compiègne et de Compiègne,
modifié avec Autocad 2008
Plan Masse DES FONCTIONS 11
Le quartier est principalement constitué de deux entités: l’habitat et le petit commerce/service lié à
l’automobile (garage, station essence, station de lavage). On y rencontre aussi d’autres types de petits
commerces (pizzeria, kebab,...), bureaux (banque, agence immobilière, agence d’assurance,...) ainsi
que quelques grand commerces (Picard, Monceau Fleurs) construits récemment (il y a 5 ans env.).

Figure: plan des fonctions


Source: cadastres des communes de Margny-lès-Compiègne et de Compiègne,
modifié avec Autocad 2008
Composantes du paysage urbain (1) 12

BATI:

- Alignements et retraits:

L’alignement des bâtis n’est pas homogène (cf. Fig a). Les
blocs de bâtis anciens mitoyens sont alignés par rapport
à la route. Tandis que les bâtiments plus récents sont en
retrait le plus souvent pour permettre le stationnement des
véhicules devant le bâtiment notamment dans le cas de
bâtiments ayant une fonction commerciale en rez de chaus-
sé.
Fig a: Schéma soulignant la non-homogénéité des alignements de bâtis au
sein de l’ilôt étudié
Source: cadastres des communes de Margny les Compiègne et de Compiè-
gne modifié avec Autocad 2008 et Photoshop CS3

- Styles/formes:

Quatre types de bâtis sont recensés au sein de l’ilôt étudié:

1) Des bâtisses anciennes (années 1900-1930 env.) (Fig


b), en front de rue, hautes (R+2 / R+3) et imposantes. Elles
sont en briques avec parfois des ornements. C’est une typo-
logie d’habitat bourgeois que l’on retrouve régulièrement
dans les autres quartiers de Compiègne et même dans les
communes limitrophes. Elles sont construites en hauteur Fig c: Exemple de maison indi-
par rapport au sol et incluent un entresol, rappelant le fait viduelle (années 80-90)
que cette partie de Compiègne était par le passé maréca-
geuse et surtout souvent inondée par les crues de l’Oise.

2) des maisons individuelles (années 60-70) (Fig c), moyen-


nement hautes (R+1), en front de rue. Ce type d’habitat cor- Fig b: Exemple de bâtisse ancienne
respond à une catégorie sociale moins aisée (ouvriers, fonc-
tionnaires). Ceci est souligné par l’aspect simple du bâti
(ex: l’absence d’ornement sur les façades). Elles correspon-
dent à la période de développement industriel et commer-
cial (permit grâce à la gare) à Compiègne. Elles accueillent
parfois des commerces au rez-de-chaussée

3) Des logements collectifs (années 90-2000) (Fig d) ac-


cueillant souvent au rez de chaussé des activités commer-
ciales (pizzeria,...) ou des bureaux (agence immobilière, ban-
que, radio,...). Ils sont hauts (R+3/R+4), larges (plusieurs
dizaines de mètres) et implantés au centre de la parcelle.

4) Les bâtis légers liés aux activitées commerciales (Fig


e) sont traditionnellement de niveau R et s’implantent au Fig e: Exemples de bâtis légers à vocation commerciale (à gauche: un garage, à droite:
centre de la parcelle en incluant des espaces importants de Fig d: Exemple de logements collectifs (avec un enseigne de vente de fleurs).
stationnement pour les clients. bureaux et commerces au rez-de-chaussée)
Composantes du paysage urbain (2) 13

MOBILIER URBAIN

* Mobilier urbain sommaire: il se limite aux problé-


matiques de l’éclairage (Fig a), de la circulation (Fig
c)et l’orientation (Fig b) et il a une caractéristique
plus routière que urbaine ( il sera modifié par le
nouveau projet),
* Fils électriques encore en aérien (aujourd’hui ma-
Fig X:
joritairement disparus dans les autres sites de la Eclairages rue de
ville) (Fig a), Clermont (à gauche) et De haut en bas:
* De nombreux panneaux à caractère publicitaire rue du Petit Margny (à
De gauche à droite: Mobilier urbain liés à la cir-
sont visibles (Fig b), droite) culation piétonne et routière
Des panneaux d’orientation ou de publicité au carrefour des rues de
Clermont et de Noyon;
NB: comme dans tout quartier, on note la présence
de bornes incendies, bouches d’égout, compteurs
gaz/électricité,... non recensés précisément. Fig a (à gauche): Végétation de l’es-
pace public (exemple: au carrefour des
rues de Noyon et de Clermont).
VEGETATION
Fig b (à droite): Espace végétalisé à
* Espace public peu pourvu en végétation: présence l’abandon (entre les deux voies de che-
de végétation au carrefour des rues de Clermont et de min de fer),
Noyon ainsi que sur les bords de l’Oise (quai de l’Eclu-
se) (Fig a),
* Les plantations appartenant aux propriétaires des
parcelles permettent aussi d’avoir de la verdure dans
cet espace urbain somme toute assez austère: c’est Fig c (à gauche): Exemple de végé-
une «bouffée d’oxygène» pour le quartier (Fig c et d), tation que l’on retrouve au sein des
* Présence d’une zone en friche en limite du périmè- propriétés privées.
tre d’étude (coincée entre les deux voies de chemin de
fer) (Fig b). Elle devrait être réaménagée avec le projet Fig d (à droite): Végétation implantée
en cours mais pour le moment elle demeure un lieu à au bas d’un immeuble collectif
l’abandon utilisé parfois par des jeunes pour boire ou
s’amuser au soft ball.

SOLS:

* Chaussées recouvertes de bitume, trottoirs égalements Fig e (à gauche): Zoom sur le sol de la
goudronnés: l’ensemble de l’espace au sol de la rue est rue du Petit Margny: les réfections du
donc de la même couleur grise. recouvrement sont visibles,

* Un recouvrement en mauvais état et assez ancien: la Fig f (à droite): Zoom sur le chemin
présence de teintes différentes de gris souligne les répa- semi-piétonnier menant au terrain
rations ponctuelles et successives de certaines parties vague.
du bitum qui induit une impression de «rafistolage» (Fig
e).
* Seule exception: le chemin gravilloné menant au ter-
rain vague (Fig f)
Ambiances diurnes 14

Les sons:

* Les rues étudiées sont bruyantes à cause du flux régulier de voitures (Fig a) et des passages Fig a: Un flux régulier de voitures
ponctuels des wagons (transport de personnes et marchandises). Ce bruit ambiant est atténué avec parfois des embouteillages.
légèrement sur le quai de l’Ecluse où les façades des hauts bâtiments font obstacle aux bruits pro-
venant de la N60 (rue de Clermont).
* Les sons liés à la nature (ex:chants d’oiseaux) sont en revanche, que ce soit dans les rues ou
sur les quais, inaudibles. On entend tout de même quand c’est l’heure le son des cloches de l’Eglise
Saint-Nicolas sur le quai en face.

Le rythme et la circulation:
De gauche à droite:
* Circulation automobile est importante tout au long de la journée avec des pics liés aux migra-
tions pendulaires. Les rues du Petit Margny et de l’Anthémis ne font pas exception car elles consti- Fig b: Un piéton et
tuent un raccourci évitant aux conducteurs l’attente aux feux du carrefour des rues de Clermont et un cycliste rue de
Clermont (les seuls en
de Noyon ainsi qu’un circuit d’essai pour le magasin de moto situé rue de l’Anthémis.
3h!)
*Il est rare de croiser des piétons et cyclistes (Fig b et c) (plus nombreux sur les bords de l’Oise).
Ceux-ci se rendent alors aux différents commerces du secteur, au centre ville, à la gare ou à l’UTC Fig c: Des piétons se
ou bien se promènent. promenant sur les

Les odeurs: Lumière/contrastes:



* Forte odeur de carburant persistante dans le quartier due à la circula- *Un panel de jeu de lumières et de couleurs compose le quartier. La disparité des coloris des
tion automobile et aux activités commerciales qui lui sont liées (Fig e) . Celle- façades (variant de la brique plutôt foncée à un revêtement en crépi couleur crème) s’opposent aux
ci est aussi présente sur le quai de l’Ecluse à proximité de la station de fioul couleurs «flashies» des enseignes commerciales ou des affiches publicitaires.
aménagée pour les péniches (Fig d). *Affichage publicitaire qui encombre d’ailleurs fortement le paysage urbain et en diminue la
*A cela s’ajoute les déchets ménagers (Fig f) ou liés aux activités de com- «lisibilité» par l’absence (ou la «trop» présence) de points de repères (notions chères à K. Lynch)
merces. *Au niveau des contrastes, ceux-ci dépendent de la position du soleil. L’orientation est-ouest
*En revanche, on ne perçoit pas les fragances liées aux commerces (ex: de nombreuses façades leur garanti un degré d’ensoleillement correct. Sur l’espace public cepen-
pizzeria, vendeur de fleurs...) ou bien à la végétation. dant, de nombreux recoins sombres sont relevés en journée (notamment rue de L’Anthémis).

De gauche à droite:
Fig d: La station de fioul quai de l’Ecluse
Fig e: La station d’essence rue de Clermont Fig g: exemples de façades montrant les contrastes ayant cours dans le quartier étudié.
Fig f: Des déchets sur les bords de l’Oise
Ambiances nocturnes 15
Les sons: Ombre/lumière:

* Rue de Clermont: Le profil lumineux des différentes rues est très varié. Le site étudié présente donc de nombreux contrastes.
- fond sonore du au flux régulier de voitures,
- aboiements des chiens gardant les véhicules en vente stoc- 1) la rue de Clermont est très éclairée au niveau de la limite entre Margny-lès-Compiègne et Compiègne (lieu d’implanta-
kés sur les parkings à la limite entre Compiègne et Margny- tion des garages de vente d’occasion) (photos a,b).
lès-Compiègne.
2) la rue de Clermont est aussi éclairé ponctuellement par les enseignes de bureaux ou de commerces (photo c) notam-
* Rue du Petit Margny et début de la rue de l’Anthémis: ment ceux, comme les stations de lavage ou d’essence ouvertes 24h/24h (photo d) ou encore par les entrées d’habitations
- quasiment aucune voiture n’y circule, souvent souvent munies d’éclairage avec détecteur de présence (cf. photo e).
- proximité des voies de trains : nuisances sonores impor-
tantes mais irrégulières, 3) la rue du Petit Margny, tout comme la rue de l’Anthémis, est éclairée uniquement d’un côté et par des candélabres
très espacés: cela accentue l’impression de confinement (photo f et g). Encore plus que dans la rue de Clermont, on re-
cense de nombreux recoins sombres qui augmente le sentiment d’insécurité (photo h).
* Quai de l’Ecluse:
- les bruits provenant de la circulation sur la N60 sont for- 4) Les bords de l’Oise sont relativement bien éclairés. Des éclairages plus puissant sont instaurés dans les entrées des
tement atténués pour les logements donnant sur l’Oise, bâtiments (photos i et,j)
- l’endroit est assez silencieux quoique troublés par quel-
ques passants, les animations de l’autre bord de l’Oise.
Rythmes et circulation:
NB: de même, les bâtisses coté ouest de la rue de Clermont Les odeurs:
font office de barrière phonique pour les quartiers plus Le trafic routier reste assez présent. En revanche, il y a peu
éloignés de Margny (exemple: celui étudié par Clément De même que dans la journée, c’est l’odeur de fioul de piétons et encore moins de cyclistes dans ce quartier la
VAUDOUER) . qui prédomine. nuit cela est aussi du au fait que les activités de nuit ne
se sont pas développées à proximité: les habitants restent
chez eux puisqu’ils n’ont pas de raison pour sortir.

a b c d e

f g h i j
TEMPORALITE 16
Midi: Cas particulier: le week-end
12h-14h: Nouveau pic de circulation: de nom- Le week-end, la circulation automobile reste liée aux migrations pendulaires le samedi
breux gens rentrent chez eux pour le déjeuner. mais avec des pics moins forts (moins de gens travaillent). Cependant, les déplace-
De plus, les personnes travaillant en centre ville ments automobiles sont davantages liés aux commerces (marché ou centre commercial)
empruntent la rue de Clermont pour se rendre et aux divertissements: il est en cela plus imprévisible.
dans le centre commercial Carrefour un peu plus à
l’ouest. Les gens retournent travailler un peu avant On rencontre davantage de piétons et de cyclistes le week-end, notamment le samedi
14h,générant un nouveau trafic. et sur les bords de l’Oise qui constituent une balade dominicale que l’on effectue en
famille. Un peu moins prisée néanmoins que celle de la rive gauche.

Matin:
Après-midi:
6h30-9h: Pic de circulation du aux départs pour
le travail/l’école des habitants du quartier. De
De 14h à 16h30: circulation automobile régulière
plus, les personnes se rendant à leur travail par
mais plus faible qu’à midi, quelques piétons/cyclis-
le gare vienent stationner leur voiture sur le sec-
tes réinvestissent l’espace urbain.
teur. Enfin, les personnes des communes alen-
tour travaillant à Compiègne arrivent par la N60.
Vers16h30/17h: les gens commencent à rentrer
chez eux (ou a récupérer leur voiture stationnée
9h-11h30: La rue est plus calme même si un flux
dans le quartier). Là, les retours sont plus répartis
régulier de voitures persiste (personnes se ren-
qu’à midi. De même, un flux régulier de voiture ve-
dant notamment au centre commercial via la rue
nant du quartier ou de centre ville se rend dans le
de Clermont ou en centre ville). Les personnes
centre commercial situé plus à l’ouest via la rue de
agées/retraités prennent un peu plus possession
Clermont. Ce pic de circulation est observable jus-
du quartier et vont faire leurs courses ou prome-
que vers 20h.
ner leur chien, elles restent néanmoins peu nom-
Les commerces du quartier connaissent eux aussi
breuses.On croise aussi parfois de étudiants/ly-
un pic d’activité.
céens.

Soirée/nuit: Figure: Flux de circulation au sein de la zone


étudiée
Comme dans les moments creux de la journée, la circula- Source: cadastres de Compiègne et de Margy-
tion est plus calme mais ne disparait pas totalement. La lès-Compiègne
rue de Clermont notamment demeure une rue de passage. modifié avec Autocad 2008 et Photoshop CS3
Les gens qui l’empruntent se rendent sans doute soit de
leur commune vers des lieux de divertissement en centre
de Compiègne (ouest-est) ou bien du centre ville/quartier
étudié vers le centre commercial et ses activités (cinéma, La circulation:
bowling,...) (est-ouest).
Le flux de circulation est régulier tant de jour que de nuit avec des pics liés aux
migrations pendulaires à l’origine de bouchons fréquents aux feux du carrefour
de la rue de Clermont avec la rue de Noyon (fig a page suivante).
Le stationnement: De plus, un centre de vente de motos est implanté rue de l’Anthémis (fig b page
Le stationnement est une problématique importante des études urbaines mais elle l’est encore plus ici suivante). Il n’est donc pas rare de croiser des motos, roulant parfois vite, dans
au vu de la prépondérance de l’automobile. les rues du secteur.

Le stationnement du secteur lié aux différentes fonctions est en général prévu au sein des parcelles:
- pour l’habitat: la plupart des habitants du quartier possèdent une à deux voitures par foyer, heureu- Piétons et cyclistes:
sement, ils possèdent en général un garage au sein de leur parcelle limitant le stationnement en zone
publique à celui de leurs amis,... Les piétons sont peu nombreux dans ce quartier. Hormis ceux se rendant à la
- pour les activités commerciales: en général le stationnement est prévu au sein des parcelles commer- gare ou à l’UTC, on rencontre davantage les piétons et cyclistes:
ciales. - sur les bords de l’Oise à se promener (fig e page suivante),
En réalité, le stationnement public, qui prend une part importante de l’espace public, est surtout lié à - et les samedis et dimanches jours de marché en centre ville respectivement de
la proximité de la gare: de nombreuses personnes viennent stationner leur voiture dans les rues du site Compiègne et de Margny-lès-Compiègne, ou bien en journée (retraités principa-
avant de se rendre à la gare (elles n’ont ainsi pas à payer un stationnement comme c’est le cas sur le lement, ou personnes avec des enfants le mercredi).
parking de la gare et sont plus rassurées de savoir leur voiture stationnée dans un lieu passager).
ANALYSE QUALITATIVE DES USAGES 17
Fig a: Un bouchon créé par le feu du carrefour rue de Clermont/rue de Noyon,
Des rues pour la voiture: Fig b: Un bus urbain (TIC) passant rue de Noyon,
Fig c: Un commerce de vente de motos avec son parking spacieux privé,
La voiture est omniprésente dans ce secteur. Ceci est significatif au travers: Fig d: Embouteillage rue du Petit Margny à cause d’un Poid Lourd,
Fig e: les bords de l’Oise spacieux, calmes,
- des activités liées à la voiture implantées au sein du quartier (stations d’essence ou de lavage, garages,...),
Fig f: Des piétons se promènent quai de l’Ecluse,
- des nombreux stationnements prévus au sein du site étudié, Fig g: Un vélo accroché à un candélabre car il n’y a pas d’autre endroit pour l’acrrocher,
- de la prépondérance des voies de circulation automobile sur les autres types d’usages (piétons, cycliste, Fig h: Des cyclistes roulent sur le trottoir.
motocycliste).

Circulation automobile: régulière, rapide, dangereuse pour les autres usagers

La rue de Clermont large est propice à des conduites rapides (en général, il y a non respect de la limitation
à 50km/h). De même, les rues du Petit Margny et de l’Anthémis constituent des raccourcis pour les per-
sonnes souhaitant éviter les feux précedemment cités. Malgré l’étroitesse et la faible visibilité de la rue (fig
c) il n’est pas rare de voir des voitures rouler vite dans ces rues.Ce flux régulier de circulation est source de
nuisances sonores et olfactives ainsi que de dangers pour les piétons et cyclistes. a b
NB: de nombreuses lignes de bus (urbaines et intercommunales) passent par la rue de Clermont et par la
rue de Noyon (jouxtant la zone étudiée) (fig i) mais aucun arrêt n’est recensé dans la zone (il faut aller à la
gare).

Le stationnement:

Le stationnement est assez problématique dans ce quartier. En effet, les voitures, nombreuses dans ce
secteur, empiètent souvent sur le troittoir et donc sur l’espace piéton. Ce stationnement à cheval est légal
(marquage au sol), il ne créé pas moins des difficultés de circulation (fig c) pour les piétons (notamment
dans le cas de personnes avec un poussette ou encore de personnes en fauteuil roulant) voir pour les voi-
tures. Cependant, ce type de stationnement est unilatéral donc au moins un des côté de la rue est adapté c d
aux piétons. De plus, les bâtis plus récents prennent en compte cette question du stationnement par leur
implantation en retrait garantisssant l’espace disponible en front de bâti à la fois pour le stationnement et
pour les piétons. Le stationnement quai de l’Ecluse s’effectue sur la chaussée. Le troittoir est donc dispo-
nible pour les piétons. En revanche, si la rue est assez large, le croisement de deux véhicules dans cette rue
à double sens est parfois complexe.
A noter: La rue de l’Anthémis ne permet pas du tout de stationnement sur la partie étudiée mais la bâtisse
rue de l’Anthémis dispose d’une surface de parking privé important.

Piétons et cyclistes: relégués en arrière plan (dysfonctionnement) e f

Les piétons et cyclistes ont été quasiment ignorés dans l’aménagement de ce quartier. Aucune circulation
douce (piste cyclable, voies partagée,...) ni stationnement vélos n’est prévu (fig f). Les cyclistes sont en
danger sur la route et préfèrent le trottoir (fig g). Les piétons eux éprouvent des difficultés à traverser. Les
piétons sont peu nombreux dans ce quartier. Piétons et cyclistes préfèrent les bords de l’Oise à la rue de
Clermont. En somme, l’espace public est à l’échelle de la voiture et privilégie ce moyen de transport aux
autres types d’usages.
Ceci est en train de changer avec les réaménagements des bords de l’Oise et du nouveau quartier urbain
à l’entrée de Compiègne. On y verra notamment apparaître davantage d’ouvertures bords de l’Oise-rue de
Clermont (à ce jour, uniquement deux voies très proches l’une de l’autre permettent d’accéder aux bords
g h
de l’Oise sur la zone étudiée, la prochaine étant située au niveau de l’Ecluse de Venette).
Fiche parcellaire (1) 18

Données générales:

Adresse de la parcelle : 22 rue de Clermont


N°parcelle d’après cadastre : 16
Surface de la parcelle : 1747 m²
Emprise au sol (CES) : 0.5
Densité (Coefficient d’occupation du sol COS) : 2.0
Hauteurs : R+3
Datation approximative : années 1900
Valeur patrimoniale : environ 200 000 €
Valeur architecturale et urbaine : Architecture recherchée, mise en valeur de
la façade

Situation de la parcelle au sein du cadastre


Description et état du bâti:

Cet habitat individuel est une typologie très répandue dans le quartier. En
brique avec des ornements sur les pourtours des ouvrants, haute (R+ 3 ici) et
imposante, elle est typique de la maison bourgeoise construite avec le dévelop- Fig X: Une bâtisse de typologie bourgeoise
pement industriel et commercial (proximité de Paris, joignable grâce à la gare)
(années 1900).
Cette bâtisse est en très bon état (extérieurement en tout cas): elle a du faire
l’objet de quelques rénovations. Actuellement, elle est divisée en plusieurs lo-
gements (T1-T2) loués à des étudiants de l’UTC.

NB: un immeuble collectif a été construit plus récemment sur cette même par-
celle et appartient vraisemblablement au même propriétaire; cependant, il ne
m’a pas paru intéressant de l’étudier car cette typologie de bâti est présentée
en détail dans la fiche parcellaire 3.

Occupation du sol:
Plan parcellaire
La bâtisse est implantée au centre de la parcelle. Il n’y a pas de garage mais les
voitures des différents usagers peuvent stationner facilement à l’intérieur de la
parcelle délimitée par une clôture haute en fer forgé. La bâtisse est bordée au Fig X: Le stationnement s’effectue à l’intérieur de la
nord par un nouvel immeuble collectif (qu’on aperçoit dans le fond de la photo parcelle
X) qui est implanté sur la même parcelle. La place de la végétation est elle aussi
importante.
De gauche à droite:
Fig X: Arbustes bas, terre
Description des espaces extérieurs: plein en verdure ou en gra-
villons de couleur crème.
Les espaces extérieurs donnent une sensation de «douceur» contrastant avec
la rue bruyante de Clermont. Le mobilier de jardin est naturel (ex:poteaux en
Fig X: Arbre de taille
bois), l’habillage du sol aussi (gravillons de couleur crème). Un tapis de verdure
moyenne (on aperçoit la
est étendu autour de la bâtisse et des clôtures. On retrouve aussi des arbus-
clôture en bas à gauche).
tes bas ainsi qu’un arbre de moyenne taille. La palette végétale est celle cor-
respondant au climat compiègnois (sec et froid l’hiver, tiède et moyennement
ensoleillé l’été).
Fiche parcellaire (2) 19

Données générales:

Adresse de la parcelle : 5 rue de Clermont


N°parcelle d’après cadastre : 32
Surface de la parcelle : 376 m²
Emprise au sol (CES) : 0.8
Densité (Coefficient d’occupation du sol COS) : 1.5
Hauteurs : R+1
Datation approximative : 1960-1970
Valeur patrimoniale : environ 90 000 €
Valeur architecturale et urbaine : Architecture simple assez terne, sans
aucune fioriture

Description et état du bâti: Fig a: Une maison des années 60-70: simple, petite, bordée Situation de la parcelle au sein du cadastre
par une autre maison et pouvant accueillir un commerce en
Cette maison de ville est une typologie plus récente que la première fiche par- rez-de-chaussée.
cellaire. Construite dans les années 60-70, cet habitat est simple: petite taille
(R+1+C et une surface de parcelle égale seulement à 376m²), pas d’ornement.
Elle demeure néanmoins dans un assez bon état. On observe seulement quel-
ques fissures et le mur de clôture est assez sale. (Fig a)
Actuellement, elle se compose de deux parties: au rez-de-chaussée un local
commercial (à louer pour le moment) et d’un étage dédié à l’habitat.

Occupation du sol:

La bâtisse est implantée en front de rue, la parcelle se prologeant derrière à


l’abri de clôtures hautes et opaques (mur de béton). . Il n’y a pas de garage:
les voitures stationnent rue de Clermont ou quai de l’Ecluse. La place de la
végétation consiste en quelques arbres et un tapis de verdure au centre de la
parcelle encerclée par les murs d’enceinte.

Fig b: De la végétation borde l’habitation à l’est.

Description des espaces extérieurs: Plan parcellaire

Tout comme la façade, les espaces extérieurs sont simples. Une caractéristique
importante est que la parcelle est cachée aux regards extérieurs par un mur
d’enceinte imposant. La parcelle est bordée d’arbres de moyenne taille et d’un
petit espace public vert au sud ouest de la parcelle. (Fig b et c).

Fig c: Un mur imposant protège les espaces intérieurs du


regard extérieur.
Fiche parcellaire (3) 20

Données générales:

Adresse de la parcelle : 11 rue de Clermont


N°parcelle d’après cadastre : 34-35
Surface de la parcelle : 2010 m²
Emprise au sol (CES) : 0.5
Densité (Coefficient d’occupation du sol COS) : 2.2
Hauteurs : R+4
Datation approximative : années 2000
Valeur patrimoniale : environ 400 000 €
Valeur architecturale et urbaine : architecture contemporaine avec des ins-
pirations Le Corbusier
Situation de la parcelle au sein du cadastre
Fig a: L’immeuble étudié en entier (vue de la rive gau-
che de l’Oise)
Description et état du bâti:

Cet habitat est un immeuble R+4 avec une cour latérale. Le niveau R est ré-
servé, côté rue de Clermont, à des bureaux (il y a par exemple une chaine de ra-
dio locale contactfm) dont la devanture s’expose discrètement via les surfaces
vitrées (nombreuses sur ce bâti) (Fig a). Les autres niveaux sont des apparte-
ments de taille moyenne.Une entrée collective existe de part et d’autres du bâti
(quai de l’Ecluse et rue de Clermont). De plus, les appartements situés au rez-
de-chaussée du côté des bords de l’Oise disposent d’une entrée particulière.
Le bâti est en bon état (vraisemblablement assez récent environ il y a 5-10 ans)
assez simple (recouvrement de façade en crépi couleur crème) mais imposant.

Occupation du sol:

La façade du bâti est implantée parallèlement à la rue avec un léger retrait (5m Plan parcellaire
environ) pour le stationnement des clients des bureaux et pour faciliter les ma- Fig b: Le stationnement s’effectue en sous-terrain (vue
noeuvres d’entrée et de sortie dans le soutterain (Fig b). Les clôtures délimitant de la rue de Clermont)
la parcelle sont légères. La cour intérieure est composée de verdure, d’arbustes
mi-hauts et de cheminements en pierre (Fig c).

Description des espaces extérieurs:

Les espaces extérieurs sont agréablement agencés même pour le passant (quai
de l’Ecluse) (Fig d). L’importante surface vitrée donne une «bouffée d’air» à cette
imposante bâtisse en diminuant sont opacité. La palette végétale est assez
ordinaire mais l’espace commun en verdure est très bien et régulièrement en-
tretenu. De gauche à droite:
Fig c: Arbustes bas et mi-hauts et terre plein de verdure au coeur de
la parcelle (vue Nord est).
Fig d: Arbuste mi-haut et végétation propre aux logements privés
créant une zone tampon entre la rue et le domaine privé (vue du quai
de l’Ecluse).
Fiche parcellaire (4) 21

Données générales:

Adresse de la parcelle : 1072 rue de Clermont (Margny-lès-Compiègne)


N°parcelle d’après cadastre : 288
Surface de la parcelle : 5425 m²
Emprise au sol (CES) : 0.6
Densité (Coefficient d’occupation du sol COS) : 0.6
Hauteurs : R
Datation approximative : 1980
Fig a: Les bâtis, de type R, sont implantés en bordure de parcelle.
Valeur patrimoniale : non renseigné Ils sont anciens et en mauvais état.
Valeur architecturale et urbaine : Bâti commercial qui s’insère mal dans le
tissu urbain

Description et état du bâti:

La dernière parcelle présentée est une parcelle située en limite de Margny-lès-


Compiègne. Une activité commerciale caractéristique du quartier étudié s’y
est implantée: un garage vendant des voitures d’occasion et assurant aussi la
location (Fig a) Ce n’est qu’un exemple mais le quartier inclut de nombreuses
autres surfaces commerciales.

Le bâti ainsi étudié est de petite taille (R), assez ancien. Sa struture bâtie
semble assez légère puisqu’elle est en partie en tôle. Et il est en mauvais état Fig b: Une part importante de l’espace au sol est réser-
(fissures nombreuses, impression d’abandon,..). Mais, il est sous le coup d’un vé au stationnement.
permis de démolition (Fig c) rédigé par la mairie qui souhaite implanter dans Situation de la parcelle au sein du cadastre
cette zone un nouveau quartier urbain (Fig d). Il sera donc repoussé plus au
nord de la zone (où il y a actuellement une friche urbaine) ou dans la zone De gauche à droite:
commerciale de Jaux (source: propriétaire du garage situé en face). Fig c: La parcelle est
sous le coup d’un per-
mis de démolition

Occupation du sol: Fig d: Un projet de nou-


veau quartier urbain est
prévu à l’emplacement
L’organisation de la parcelle étudiée, du fait de son activité commerciale, inclut actuel de la parcelle.
de façon prégnante la question du stationnement (Fig b): devant la parcelle
pour les clients, à l’intérieur pour les voitures à vendre ou à louer ainsi que cel-
les des employés. Une superficie de XX est en effet réservée au stationnement.
Une ouverture vers les bords de l’Oise existe (Fig e). La parcelle est entourée
de clôtures légères. Elle est néanmoins protégée la nuit par une alarme et des
chiens de garde. On note enfin, l’absence totale de végétation.

Description des espaces extérieurs:

La volumétrie de cette typologie de bâtiment est faible. La structure est légère


et de petite taille par rapport à la parcelle. Le sol est goudronné afin de faciliter
l’accès des véhicules (clients, employés ou fournisseurs). Et la végétation est
Plan parcellaire
inexistante (cf plan parcellaire)
Fig e: La parcelle vue des bords de l’Oise
Bilan qualitatif 22

Un quartier hétéroclite en pleine évolution

Le quartier étudié est caractérisé principalement par son hétérogénéité: hauteurs bâties, fonctions, colorimétrie, volumétrie, espaces extérieurs,... Si la disparité architecturale implique un
manque d’identité du quartier cependant cela crée une impression agréable comme si le passant se promenait dans le temps (d’autant que les batisses sont en général en bon état). Par contre,
les surfaces commerciales affectés de grands parkings sinistres (garages, station essence, Picard,...) ne sont pas intégrés architecturalement et urbainement dans le paysage. Il sera donc utile
de les regrouper (parkings communs) et de les inclure dans un cadre paysager. D’autre part, une amélioration de la mixité des usages permettrait aux différents usagers de pouvoir profiter
pleinement de ce quartier et donc de lui redonner vie et remédierait les constats actuels. En effet, un peu plus de vie dans le quartier diminuerait la sensation d’insécurité et la prise en compte
des piétons diminuerait les risques liés à la circulation. Le projet du nouveau quartier devrait changer beaucoup le bilan qualitatif de ce quartier.

Figures (ci-dessus) : extraits de silhouette de la rue de Clermont (silhouette nord à gauche et silhouette sud à droite) montrant bien l’hétéroclisme du quartier et la mauvaise insertion des surfaces commerciales

Une amélioration nécessaire:


la prise en compte de la mixité des usages

L’un des points particulier à améliorer est la division de l’espace urbain de façon à
assurer la sécurité de tous les usagers. En effet:
- aucune piste cyclable n’est présente sur l’ensemble du quartier étudié,
- les troittoirs sont par endroits étroits et en mauvais état,
- les voitures roulent vite (régulièrement au-dessus du 50km/h réglementaire) et
aucun dispositif n’est mis en place pour ralentir leur vitesse.

La mise en place d’un rond point à l’entrée de Compiègne avec le projet du nouveau a b c
pont devrait changer la donne au niveau de la rue de Clermont. Il s’agira d’observer
si cela est suffisant et d’intervenir au besoin sur cette rue tout comme sur les rues De gauche à droite:
du Petit Margny et de l’Anthémis lors de futurs réaménagements du quartier. Fig a: Problème de croisement rue de l’Anthémis,
Fig b: Rue de Clermont: la rue est large mais il n’y a pas de piste cyclable, les trottoirs sont parfois étroit notamment à
cause du stationnement
Fig c: Entrée de ville de Compiègne marqué par un encart de la mairie.

La question des entrées de villes: une problématique particulière.

David Mangin , architecte urbaniste renommé, l’exprime bien dans un de ses ouvrage intitulé La ville franchisée formes et structures de la ville contemporaine, le développement automobile
a poussé les commerces à s’implanter aux entrées de ville (avec l’accord des mairies des communes de banlieue qui voyaient là une source de revenus via la taxe professionnelle). C’est donc
un délaissement des centres villes et surtout une nouvelle forme d’urbanisation qui apparaît. Mais cette nouvelle forme d’urbanisation n’a pas été assez prise en compte et analysée. Il en
résulte des quartiers hétéroclites (mi-ville,mi-zone commerciale) à la limite du noyau urbain comme c’est le cas ici.

La problématique d’aujourd’hui (renforcée par l’éventuelle suppression de la taxe professionnelle) est donc d’entamer une réflexion sur la gestion des entrées de ville et l’intégration des
commerces dans le paysage urbain. Cette réflexion s’est mise en place pour l’entrée Nord ouest de Compiègne à travers du projet du nouveau pont et du réaménagement de la zone. Ce
dossier fait donc en quelque sorte figure d’historique, de rappel de «comment était» le quartier nord ouest de Compiègne avant la construction du nouveau pont. Il sera utile d’observer les
changements qui se seront opérés après les travaux.