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Gustave KLIMT

Peintre majeur de 1862-1918


l’Empire d’Autriche-Hongrie
au tournant du XXe siècle

« Celui qui doit me connaître-en tant qu’artiste- car il


n’ya que lui qui soit digne d’intérêt- doit regarder
attentivement mes œuvres et essayer de découvrir
ce que je suis et ce que je veux… »

Pallas Athene, 1898,


huile sur toile,
75x75cm, Kunst Photo par Moriz Nähr,
historsche Museum, Vers 1912-1914, coll. particulière
Vienne
Un artiste apprécié par quelques mécènes éclairés (banquiers et industriels) :
Karl Wittgenstein, grand mécène de la Sécession viennoise, les Auguste et
Serena Lederer, les Otto et Mäda Primavesi

Mäda Primavesi Gustave Klimt


Otto Primavesi

Joseph Hoffmann

Une fête dans la cave de la Villa Primavesi (banquier et député au Parlement de Vienne),
construite par Joseph Hoffmann à Hietzing, près de Vienne ebtre 1908 et 1918
Portrait de femmes bourgeoises

Une rupture dans l’art du portrait

Seul le visage se détache du fond


clair et de la robe blanche qui se
confond avec lui

Serena Lederer, 1899, huile sur toile, 188x83,


Metropolitan Museum of Art, New York
La fille de Krarl Wittgenstein Margaret
Stonborough-Wittgenstein, 1905, huile
sur toile, 180x90cm, New Pinakothek,
Munich
Klimt incarne cette nouvelle iconographie
qui a remplacé au XIXe siècle celle de la religion :
l’art bourgeois : portrait, figures mythologiques
et historiques, décors somptueux pour ces
nouveaux lieux de culte des arts : musées,
théâtres, opéras, bibliothèques…

Ici coexistent deux espaces bien distincts

Karl Wittgenstein achète des paysages,


aide financièrement klimt dans le rachat
des peintures pour l’Université qui avaient
fait scandale
Un peintre qui a d’abord incarné le renouveau de la peinture
historique adaptée aux goûts de la bourgeoisie
Klimt incarne aussi cette nouvelle iconographie qui a remplacé au XIXe siècle celle de la
religion : l’art bourgeois : portrait, figures mythologiques et historiques, décors somptueux pour
ces nouveaux lieux de culte des arts : musées, théâtres, opéras, bibliothèques… Ici l’escalier du Kunst
Historische Museum (1879) . En 1883 avec son frère Ernst et leur condisciple Franz Matsch, il fonde la Künstlerkompanie
(Compagnie des artistes) qui obtient de nombreuses commandes de travaux de décoration.

http://www.khm.at/arch/frame9.htm
Visite virtuelle
dans un style conforme à l’académisme et à l’historicisme…

• Renaissance italienne, détails de la décoration de l’escalier du


Kunsthistoricher museum de Vienne, huile sur stuc dans les écoinçons,
dimensions de chaque peinture environ 230cmx230cm
Avant de rompre avec les attentes officielles

La frise Beethoven, Forces hostiles, petit mur central, caséine sur stuc, 2,2x6,36m, Vienne oserreiche Galerie

• Cette frise a été réalisée pour une exposition au Pavillon de la Sécession qui
s'est tenue du 15 avril au 27 juin 1902. Le thème de la frise est né de l'écoute de
l'interprétation par Wagner de la IXe symphonie de Beethoven, et plus
particulièrement de « l’Ode à la joie » d’après Schiller
• La frise mesure au total 34,14 mètres de long, et est composée de trois parties :
la partie centrale mesure 6,30 mètres et les deux panneux de gauche et de droite
mesurent 13,92 mètres chacun.
• Elle est conservée au Pavillon de la Sécession, à Vienne.
• La frise Beethoven, Forces hostiles, petit mur central, caséine sur stuc, 2,2x6,36m, Vienne osterreiche Galerie.
• Les personnages : Intempérance Impudicité Volupté
• Le géant Typhée
• Maladie Folie Mort
• 3 gorgones.
C’est certainement l’œuvre majeure de Klimt
Frise de Beethoven, panneau de droite, « Paradis »

L'hymne à la joie,
le choeur des anges du Paradis :
"Joie, belle étincelle des dieux"...

Panneau de droite
L'hymne à la joie :
"Ce baiser au monde entier"...

http://www.secession.at/beethovenfries/
Ses sources d’inspiration à partir des années 1890

• Mythes, légendes, rêves, mondes intérieurs.


• Nitzsche, Wagner et la renaissance culturelle : chercher dans l’homme la
vérité du monde secret de ses désirs, de son imagination comme la
Musique peut les révéler
• Ernst Mach : la chose (=le monde) et le moi sont indissociables. Le sujet
résulte de l’interrelation complexe entre les sensations : temps, espace,
couleurs, sons, impressions. Une influence majeure sur le mouvement des
poètes du Jung Wien (Schnitzler, Hugo von Hoffmanstahl…)

Idylle,1884, huile sur toile,


49,5x73,6cm, Musée historique de
Vienne
Les instincts de l’homme et la disponibilité
de la femme : éternelle Éve, métaphore
esthétique du désir.

Des instincts qui inspirent des ondulations,


des arabesques osées que le corps souple
de la femme seule ou en couple est
capable de former.

Poissons rouges,1901-1902, huile sur toile, 181x66,5cm, Musée des


Beaux Arts, Soleure, Fondation Dübi-Müller.
Que retenir de l’œuvre de Klimt ?
• Premières œuvres : talent exceptionnel, tradition académique, goût de la peinture monumentale
(Burgtheater et le Kunsthistorisches Museum de Vienne )

• Une lente évolution de son œuvre, des tendances novatrices mais contre toute idée de rupture totale :
Portraits (souvent mélancoliques ou sensuels de femmes de la grande bourgeoisie)
compositions allégoriques, paysage atmosphériques, ensembles décoratifs, panneaux pour l’université de
Vienne d’abord (détruits en 1945), Frise de Beethoven pour le pavillon de la Sécession ensuite,
peintures murales pour le Palais Stoclet à Bruxelles.

• L’art de Klimt se révèle d’autant plus moderne et riche de possibilités qu’il s’est trouvé en concordance
étroite avec l’architecture et les arts décoratifs de son époque marqués de son influence.

• Un artiste controversé mais très populaire, peintre de l’étrange au destin étrange, adulé, critiqué
Peintre du rêve ou peintre de la décadence de l’empire ?
Peintre moderne (Sécession) ou peintre passéiste ?
Peintre pionnier, avant-gardiste du XXe siècle ou peintre du XIXe ?
Dans le journal satyrique de Karl Kraus « Fackel » (le flambeau) on peut lire : « Malgré ses dons brillants d’un 
surraffinement de capacités des plus distingués, Klimt s’est soumis à ce monstre, le goût, et il partage le destin 
de tout ce qui est relatif et commun : disparaître avec le temps ».
Peintre et dessinateur du monde intérieur de la femme ou peintre de la femme objet ?
• Associé aux milieux bourgeois on ne peut pas le classer dans les avant-gardes mais sa peinture
se voulait en rupture avec l’académisme.
• Une œuvre dont la renommée traversa le XXe siècle. Destin emblématique de ce que Walter Benjamin
appelait l’époque de « L’œuvre d’art à l’heure de sa reproductibilité technique »,
http://hypermedia.univ-paris8.fr/Groupe/documents/Benjamin/Essai.html

• Pourquoi les femmes aiment-elles être peintes par Klimt ? Parce qu’elles désirent ardemment
qu’on les arrache au commun des mortelles, telles des princesses ou des madones, elles désirent
une beauté que la vie ne pourra abîmer, ni saccager de ses mains dévorantes » 
Critique Josef Lux.